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Mathieu Bock-Côté propose un décryptage de l’actualité des deux côtés de l’Atlantique dans #FaceABockCote

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, ravi de vous retrouver pour Face à Bocoté, votre rendez-vous du samedi et pour ma compagnie Mathieu Bocoté, bonsoir.
00:07Bonsoir.
00:07Et Arthur Devatrigan, bonsoir.
00:09Bonsoir.
00:09Au sommaire de cette émission, nous allons d'abord parler de la droite.
00:13Nous entendons sans cesse que la France est de plus en plus à droite, que l'Occident suit la même tendance.
00:18Mais finalement, de quelle droite parle-t-on ?
00:20Est-ce que la droite dite classique après de nombreux échecs n'a pas laissé la place à une nouvelle droite ?
00:25Est-ce que les électeurs peuvent être optimistes ? Ce sera l'objet du premier édito.
00:30Nous parlerons également de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
00:33Vous l'avez peut-être suivi cette semaine, même Yael Broun-Pivet, présidente de l'Assemblée, a rappelé son président à l'ordre,
00:39lui demandant de faire preuve de retenue dès sa création des parlementaires.
00:43Des journalistes ont poussé des cris d'orfraie.
00:45Alors pourquoi autant de polémiques ?
00:48Et puis en seconde partie à l'émission, nous recevrons Marie-Estelle Dupont, psychologue avec qui on évoquera notamment la peur en politique.
00:55Voilà pour le programme.
00:56Nous allons prendre, Mathieu, un peu de recul sur l'actualité aujourd'hui.
01:02On dit souvent qu'en ce moment, il y a une vague de droite qui déferle sur l'Occident.
01:07Mais de quelle droite s'agit-il d'abord ?
01:09Qu'est-ce qui est à l'origine de cette vague ?
01:11Et derrière cette alternance électorale, est-ce qu'on assiste à un mouvement plus profond ?
01:14C'est donc le thème de votre premier édito.
01:16Oui, parce que le mot droite est d'abord un mot dans l'histoire des idées, c'est un mot pour faire peur.
01:21C'est-à-dire que la gauche nomme droite tout ce qu'elle n'aime pas.
01:25Donc finalement, tout peut se retrouver à droite un jour, selon les humeurs, selon l'évolution de l'orthodoxie, selon l'évolution du dogme progressiste.
01:33Mais le fait est qu'aujourd'hui, il y a effectivement ce qu'on nomme droite, ce qu'on a pris l'habitude de nommer droite, personne ne veut partout en Occident.
01:40Et je vais donner quelques exemples qui relèvent de l'actualité de la dernière année globalement.
01:44Aux États-Unis, on le sait avec Donald Trump.
01:47En Italie, Mme Mélanie, mais ça c'est que je dis, c'est plus ancien, c'est quelques années déjà, mais elle s'est imposée comme la figure politique centrale de la vie européenne.
01:54En Grande-Bretagne, le Reform UK, qui est le parti de Nigel Farage, qui pourrait, s'il y avait des élections demain, balayer le vieux parti conservateur britannique.
02:02Chega au Portugal, en Argentine, le phénomène Millay.
02:08On a parlé du Chili cette semaine avec, bon, une histoire très particulière au Chili, mais le fait est que c'est une droite sud-américaine qui se montre particulièrement offensive.
02:16Donc, on pourrait dire que cette droite qui perce un peu partout, ce n'est pas exactement la droite dite classique, celle, par exemple, d'une Valérie Pécresse qui a été rejointe cette semaine par cette droite par Shannon Seban, par exemple,
02:27qui a vu là le créneau porteur d'avenir pour une partie de la droite en France.
02:31Donc, ce qui est intéressant avec cela, c'est que c'est une nouvelle droite qui prend forme dans le contexte de ce que j'appelle la crise du cycle de 1989.
02:39Il est nécessaire, je pense, et ça, c'est l'étape qui n'a pas été faite suffisamment dans la pensée politique française, mais occidentale en général,
02:47il est nécessaire de comprendre que nous terminons aujourd'hui un cycle.
02:50C'est-à-dire, un cycle se termine, le cycle de 1989.
02:53Alors, on le sait, c'est la chute du mur de Berlin, c'est la fin du communisme, ça, c'est très bien.
02:57Mais c'est aussi le cycle de 1989, on ne l'avait pas compris comme tel en temps réel alors qu'on aurait dû, c'est un cycle révolutionnaire.
03:04C'est comme si le flambeau de la Révolution passait, au début des années 90, de l'Est à l'Ouest, et cette Révolution, quel visage prenait-elle ?
03:13C'était globalement la volonté de construire une gouvernance globale, de construire un monde unifié, homogène, juridiquement, culturellement, économiquement.
03:24Construire un monde qui serait une forme d'extension perpétuelle de l'Europe ou de l'Occident désincarné.
03:30Donc, on connaît les composantes de tout cela.
03:33Fin des souverainetés nationales, fin de la souveraineté populaire.
03:36Dans la souveraineté nationale, on préfère la gouvernance globale ou l'Europe, qui n'était qu'une étape.
03:39Il ne faut pas oublier à quel point, dans les années 90, on dit, et 2000, la construction européenne n'est qu'une étape sur le chemin de la gouvernance globale.
03:47Donc, ce n'est pas du tout l'Europe puissance, c'est l'Europe laboratoire du mondialisme.
03:51Dans le même esprit, il y a à la fin de la souveraineté populaire, cette idée qu'il faut de moins en moins consulter le peuple.
03:57La démocratie change de sens.
03:58La démocratie, désormais, c'est le déploiement de la révélation diversitaire et progressiste.
04:04Ce n'est plus le peuple.
04:05S'il se prononce mal, on appelle ça du populisme.
04:07C'est aussi, bien évidemment, et là, de ce point de vue, je reprends la formule de la Maison-Blanche, ce sont les migrations globales.
04:15Donc, la migration globale, qui, dans les faits, on le comprend maintenant, on aurait dû le comprendre depuis longtemps, n'était pas un mouvement naturel.
04:22C'était, en fait, une forme d'expérimentation idéologique à grande échelle de brassage des peuples, de brassage des populations, ce que j'appelle l'utopie babélienne.
04:31Donc, il y avait, et on passait de la diversité des peuples au mythe de l'interchangeabilité des populations.
04:38C'est aussi une période, c'est aussi une période qui était marquée par un culte de l'ingénierie sociale.
04:43Nos sociétés, est-ce qu'on comprend à quel point tout ce qui semble aller de soi aujourd'hui sur le plan sociétal, normatif, culturel, aurait été inimaginable au début des années 90 ?
04:53Il y a une révolution qui a eu lieu, dont le point culminant, on en a beaucoup parlé ces dernières années, était la dissolution de référents même à l'identité sexuelle.
05:01Hommes et femmes devenaient des catégories réactionnaires périmiques qu'ils allaient laisser de côté.
05:06Donc, devant ce cycle, je l'ai dit, la droite sébanienne est aujourd'hui, n'est pas la droite qui porte aujourd'hui cette réaction contre ce cycle.
05:16La droite qui prend forme a commencé à prendre forme dès le début des années 90, encore une fois.
05:20Partout, le mondialisme et le régime diversitaire ont engendré, dès le début, des réactions très vives.
05:26Des réactions très vives, mais qui ont été matées.
05:28Le régime qui prenait place, le régime révolutionnaire qui prenait place, nous disait globalement, il y a deux lectures possibles
05:34de ces mouvements populistes, de ces mouvements identitaires, conservateurs, qu'on va très rapidement nommer extrême droite.
05:40L'extrême droite, ça va être la catégorie politique dominante des 30 ou 40 dernières années.
05:45Eh bien, on va nous dire, soit c'est le dernier spasme du monde d'hier, les dernières reliques,
05:49les porteurs de fourches, les malheureux qui n'ont pas compris que le monde évoluait
05:54et qu'il fallait tout simplement balayer le passé.
05:58Ou alors, c'était le retour du fascisme.
06:00Le retour du fascisme, donc là, on se souvient par exemple des slogans dans les années 90
06:04contre le Front National, F comme fasciste, N comme nazi.
06:09Donc là, c'était cette idée que c'est l'éternel retour du fascisme,
06:13la Deuxième Guerre mondiale ne se serait jamais terminée.
06:15Et il y a tout un appareillage intellectuel universitaire qui s'est mis en place pour discréditer les mouvements
06:21qui prenaient forme alors.
06:23Donc par exemple, si vous parliez de l'immigration massive, tout de suite, on tuait le débat
06:27en expliquant que c'était la théorie conspirationniste et raciste du Grand Remplacement,
06:31avec des tridunions avec chacun de ces temps,
06:33pour bien comprendre que dès que vous parlez d'immigration massive,
06:35vous basculez dans le registre du conspirationnisme.
06:39Quand vous inquiétiez du changement démographique des sociétés occidentales,
06:42en rappelant qu'un peuple, ce n'est pas simplement une addition d'individus désincarnés,
06:46mais c'est une continuité historique à laquelle on peut s'assimiler, bien sûr.
06:49Mais on ne s'assimile pas à rien, on ne s'assimile pas seulement à des valeurs,
06:52on s'assimile à un peuple, on vous accusait de suprématie blanche.
06:55Si vous aviez le souci de la défense des frontières,
06:58on vous accusait de fermeture sur le monde.
07:02Et pourtant, cette droite perse aujourd'hui,
07:04pardonnez-moi, cette nouvelle droite,
07:06je ne le prends pas au sens le courant historique français qui s'appelle la nouvelle droite,
07:09mais une nouvelle droite existe partout aujourd'hui dans le monde occidental,
07:13et elle ne perce pas seulement à cause d'innovations doctrinales absolument remarquables,
07:18elle perce parce que le monde issu de la révolution de 1989 est un désastre.
07:23J'en donne quelques exemples, la submersion migratoire, on en a parlé,
07:26l'insécurité généralisée dans nos sociétés.
07:29On sous-estime, on a oublié ce que voulait dire une vie paisible dans nos sociétés.
07:34J'ai souvenir, j'ai 45 ans, tout jeune, à la maison,
07:37je ne sentais pas le besoin de fermer la porte.
07:39Ce n'était pas nécessaire de, on dit barrer la porte, comme on dit de l'Atlantique.
07:43On pouvait aller au parc sans avoir le souci de se faire agresser par qui que ce soit.
07:47Aujourd'hui, rares sont les parents qui disent à leurs enfants,
07:49va te promener librement, il n'y a pas de souci, la vie est belle, la vie est tranquille,
07:52tu ne rencontreras aucun souci.
07:54Confiscation de la démocratie, excès de l'écologisme,
07:57un écologisme qui est devenu dans les faits le lieu d'une religion nouvelle,
08:01qui à travers le concept d'empreinte carbone,
08:03qui cherche dans les faits à dire que l'Europe est non seulement coupable d'avoir colonisé le monde,
08:07mais aussi à cause de son développement industriel, d'avoir tué la planète.
08:10Donc l'extinction industrielle de l'Europe serait la seule rédemption possible.
08:14L'idéologie du genre, je l'ai dit, les névroses psychiques
08:17qui nous connaissons dans nos sociétés.
08:19Donc qu'est-ce qu'on voit ?
08:21Cette nouvelle droite qui prend forme est une droite qui prend forme
08:24contre la révolution des temps présents.
08:26De ce point de vue, on pourrait dire qu'elle est « contre-révolutionnaire »,
08:29mais pas la contre-révolution de Louis de Bonnald.
08:31C'est la contre-révolution par rapport à la dernière révolution connue
08:35avec son délire « wow » qui en était son point culminant.
08:38Cette droite a d'abord été populiste, c'est le moment d'insurrection.
08:41Les insurgés sont toujours, d'abord je reprends mon image,
08:45ce sont normalement des paysans qui portent des fourches sur le mode d'un instant.
08:48C'est la révolte populaire, c'est la jacquerie.
08:51Une mutation doctrinale a néanmoins eu lieu ces dernières années.
08:54Cette droite populiste est devenue nationale conservatrice.
08:56Elle a été capable de trouver des élites, donc des figures charismatiques fortes,
09:00Nigel Farage en Grande-Bretagne, Mélanie, Trump, en France il y en a quelques-unes,
09:06Marine Le Pen, Éric Zemmour, Sarah Knaffo, Marion Maréchal,
09:10des figures comme ça ont émergé et qui portent aujourd'hui,
09:13qui donnent un visage à cette nouvelle génération.
09:16Et par ailleurs, des gens de tous les âges, une nouvelle génération de droite, évidemment.
09:20Et elle est parvenue aussi à construire une élite.
09:23Et c'est probablement la grande question des prochaines années.
09:25Est-ce qu'elle sera capable de générer un personnel politique de telle qualité
09:28qu'elle sera capable de balayer l'ancienne élite et de s'installer vraiment aux affaires ?
09:32De ce point de vue, l'histoire est inachevée.
09:34Alors justement, dans ce nouveau monde, que reste-t-il de la vieille droite classique dont on parlait ?
09:39Alors, il s'agit aujourd'hui d'un...
09:41C'est une droite retag...
09:43Pas une mauvaise, je ne voulais pas faire de jeu de mots.
09:45C'est une droite... C'est un reste, en fait, aujourd'hui.
09:47C'est un reste politique qui appartient au monde d'hier.
09:51C'est une droite qui est en quelque sorte emportée dans...
09:58Qui se laisse aspirer par les derniers restes du système, qui est l'extrême-centre.
10:02Et je pense qu'il faut le dire et le redire, l'extrême-centre, c'est-à-dire la convergence des forces issues de 1989,
10:09donc le centre-gauche, le centre-droit, les sociolibéraux, les libéraux sociaux,
10:14qui se partageaient le pouvoir, donc c'est une forme d'alternance interne, mais avec la même idéologie.
10:19Eh bien, pardonnez-moi, cette droite est aujourd'hui...
10:22Cette part de la droite se perd dans l'extrême-centre et se dit, finalement,
10:27n'a plus comme argument que sa propre compétence revendiquée.
10:30Donc, ils disent, bon, il y a les extrêmes.
10:32Oui, on comprend, parce qu'ils appellent ça extrême.
10:33Tout ce qui n'est pas eu, c'est des extrêmes.
10:35On comprend que les peuples sont inquiets, on comprend que les peuples sont...
10:37Mais faites attention aux extrêmes, alors que nous, nous sommes les vrais compétents.
10:42Alors, premièrement, si je peux me permettre, le résultat des 40 dernières années,
10:45si ce n'est pas des extrêmes, faire rentrer des centaines de milliers de personnes
10:48dans des sociétés qui ne sont plus capables de les accueillir,
10:50si ce n'est pas extrême, qu'est-ce que c'est ?
10:53Considérer que la démocratie, ce n'est plus consulter le peuple,
10:55si ce n'est pas extrême, qu'est-ce que c'est ?
10:56Mais quoi qu'il en soit, la droite d'hier se fédère avec la gauche d'hier
11:01dans ce truc qui s'appelle l'extrême-centre,
11:04et cet extrême-centre est plus autoritaire que jamais.
11:06Cet autoritarisme doit être nommé, parce que devant la poussée populaire,
11:11on a cette tentation forte de dire qu'il faut mater les rebelles,
11:14il faut mater les insurgés.
11:15Donc là, on voit les méthodes un peu partout.
11:17En Roumanie, on annule une élection.
11:19En Allemagne, on cherche à interdire le principal parti d'opposition, la FD.
11:23En France, certains voudraient liquider la possibilité même du référendum.
11:27On ne cesse partout d'étendre le domaine de la censure
11:31pour ne pas haineux des informations, ce qu'on nomme ainsi.
11:34Donc partout, on cherche à mater, et de ce point de vue, je me permets de m'arrêter un instant sur l'Allemagne,
11:38plusieurs détails.
11:39C'est en Allemagne qu'en ce moment, la volonté répressive d'un parti d'opposition va le plus loin.
11:43Alors, il ne s'agit pas un instant d'aimer ou non la FD, ce n'est pas le sujet.
11:48Par ailleurs, je note que tous ceux qui nous disent qu'il s'agit d'un parti néo-nazi,
11:52c'est grotesque.
11:53On peut ne pas apprécier ce parti, on peut se méfier des Allemands lorsqu'ils sont nationalistes,
11:57sans pour autant dire qu'ils sont ouvertement néo-nazis.
11:59La chef Alice Weidel ne cesse de dire qu'elle conspue le Troisième Reich,
12:03elle conspue Hitler, c'est la moindre des choses, évidemment.
12:06Mais elle marque un rejet profond et viscéral de cela,
12:10et puis dans ses rangs, on trouve des gens qui disent
12:13« l'histoire de l'Allemagne ne s'épuise pas dans le Troisième Reich ».
12:16Je ne pense pas que c'est du néo-nazis de dire ça.
12:19C'est cette idée qu'à ce moment atroce,
12:22ce summum de la barbarie qu'a été le Troisième Reich,
12:25avec son entreprise d'extermination,
12:26eh bien, il n'épuise pas l'histoire allemande,
12:28et les Allemands cherchent une manière d'être patriotes aujourd'hui,
12:30au-delà du traumatisme absolu qui était le Troisième Reich.
12:33Ils cherchent à se délivrer de la fiction abermatienne,
12:35du peuple strictement constitutionnel,
12:37sans contenu identitaire.
12:38Eh bien, pour reconstituer une forme de patriotisme culturel allemand,
12:43on les assimile au fascisme et au nazisme.
12:45Ça me semble objectivement faux.
12:46On peut les critiquer sans passer par cette case.
12:49Et en France, parce qu'on peut l'oublier,
12:51mais la France, c'est quand même ce pays
12:52ou la division structurelle des droites
12:54qui est due à la persistance de la mythologie antifasciste
12:57qui permet la fascisation du RN,
13:00ça fait en sorte que la France est probablement
13:02le dernier pays, aujourd'hui,
13:04le pays le plus à la traîne, entre guillemets,
13:05si on croit qu'il y a une tendance lourde vers ses nouvelles droites.
13:07La France cherche à demeurer dans le monde d'hier,
13:11croyant par là qu'il est plus civilisé.
13:12Et alors, pour les gens de droite, justement,
13:14est-ce que la période est à l'optimisme ?
13:16Alors, oui, ils le croient.
13:18Il faut dire que ça se passe bien.
13:19Quand il y a des débats de Grosges-Droites aujourd'hui,
13:20je ne sais pas si vous l'avez vu cette semaine sur une autre chaîne,
13:23le débat entre Marion Maréchal et Marine Tondelier,
13:25c'était gênant pour Mme Tondelier.
13:28C'est-à-dire que Marion Maréchal,
13:29sur des questions assez importantes,
13:31a pas seulement gagné le débat,
13:33elle a triomphé.
13:34Et ce n'est pas complaisant, ce que de dire cela,
13:36c'est qu'il faut nommer les choses quand on les voit.
13:38Ce serait une fausse neutralité que de dire,
13:40« Ah oui, il y a des bons coups chacun. »
13:41Non, non, c'était assez fort.
13:43Donc, cette droite est conquérante,
13:45elle se sait porter par un avantage idéologique,
13:47historique, politique, circonstanciel,
13:49mais je terminerai sur cela.
13:50Oui, elle peut prendre le pouvoir.
13:51Oui, elle pourrait le prendre demain.
13:52Se pose-t-elle la question du régime ?
13:54C'est la vraie question.
13:56Mais devant, j'y reviens,
13:57le changement de civilisation qui est le nôtre,
13:58avec le basculement civilisationnel,
14:00le basculement démographique,
14:01il se pourrait que tous nos débattent,
14:02la gauche, la droite, le centre,
14:04et toutes nos idéologies qu'on aime bien,
14:06mais tout ça se devienne soudainement
14:07complètement secondaire et périphérique
14:09dans un monde où les Occidentaux
14:11et les Européens seraient minoritaires chez eux.
14:12Merci beaucoup pour ce premier édito,
14:15Mathieu-Arthur de Vatrigan,
14:16sur cette droite qui finalement
14:18ressuscite différemment.
14:20La vieille droite est morte,
14:21vive la nouvelle droite.
14:22C'est parce que les peuples ont pris conscience
14:24qu'ils allaient disparaître,
14:26qu'ils s'en remettent à des forces conservatrices.
14:28Et si je dis conservatrices,
14:29c'est par opposition aux forces progressistes.
14:32Alors si on veut rester dans le clivage droite-gauche,
14:36ou trouver des catégories dans ce clivage-là,
14:38ça serait qu'ils s'en remettent à une droite
14:40qui n'a pas comme seule ambition
14:41d'être aimée par la gauche.
14:42Et c'est vrai que c'est quand même
14:43un changement assez radical.
14:44Et justement parce que c'est une histoire de survie,
14:47toutes les maigouilles,
14:48toutes les accusations,
14:49toutes les procédures,
14:51toutes les entourloupes,
14:52comme la dernière de Mme Vorneloyen
14:53qui, sur le Mercosur,
14:55a choisi de décaler le vote
14:57parce qu'elle n'était plus sûre de gagner,
14:59ça n'y changera rien.
15:01Merci Arthur.
15:01On va passer au deuxième édito.
15:03Je vous le disais,
15:03on va parler de cette commission parlementaire
15:05qui s'intéresse aux services publics.
15:06Et donc elle suscite, Mathieu,
15:08un grand malaise dans ses rangs.
15:09Mais comment le comprendre ?
15:11Et est-ce que cette commission,
15:12comme on dit,
15:12va trop loin selon vous ?
15:13Alors à tout le monde,
15:15elle va dans la bonne direction.
15:16Je me ferai plus bref pour celui-là
15:18par ce que j'ai envie d'entendre Arthur
15:20qui est un peu au cœur de cette histoire.
15:23Je noterai simplement une chose
15:24qui me semble fondamentale
15:25dans la présente séquence.
15:26C'est qu'on avait oublié
15:28que les médias n'étaient plus un contre-pouvoir.
15:30Les médias étaient devenus
15:31le pouvoir clérical dans nos sociétés.
15:33Le cléricalisme aujourd'hui
15:35s'appelle le pouvoir médiatique.
15:37Et son Vatican,
15:38c'est la maison de la radio
15:39et France Télé.
15:40Donc de ce point de vue,
15:41nous sommes devant
15:42un pouvoir
15:44qui ne tolère pas
15:45d'être contesté.
15:47Et là,
15:48on assiste depuis quelques jours,
15:50en fait quelques semaines,
15:50à une forme d'inversion des rôles.
15:52Donc désormais,
15:53le journaliste
15:55n'est plus dans la position
15:56du monopole de la question,
15:58dans tous les sens du terme,
15:59où il peut torturer
15:59le politique qu'il interviewe.
16:01Le politique répond.
16:03En disant,
16:03il y a un arrière-fond
16:05dans votre propos,
16:05il y a un biais,
16:06il y a un arrière-fond idéologique,
16:08il y a un a priori
16:08que vous ne nommez pas.
16:09Les catégories
16:10par lesquelles vous m'interviewez
16:11ne sont pas neutres.
16:12Les catégories
16:13par lesquelles vous
16:14abordez le débat public
16:16sont militantes
16:17sans que vous n'en soyez conscient
16:18ou peut-être
16:19en êtes-vous conscient.
16:20Et c'est intéressant
16:20de voir
16:21comment il y a
16:22cette espèce
16:23de renversement de rôle
16:24qui est traité collectivement
16:26comme un scandale.
16:27Mais un scandale absolu
16:29parce qu'il n'est pas légitime
16:30apparemment
16:31que l'arrière-fond idéologique,
16:33le militantisme caché
16:34des journalistes
16:35trop souvent
16:36ne soit nommé.
16:38Alors,
16:39à travers cela,
16:40il faut,
16:40de ce point de vue,
16:40c'est pour ça que je pense,
16:41j'ai toujours le souci
16:42d'appeler ça
16:42l'histoire archaïque du politique.
16:44Donc,
16:44au-delà du nom des pouvoirs,
16:47autant,
16:48aujourd'hui,
16:48on dit que c'est les médias,
16:49mais c'est vraiment le clergé.
16:50C'est vraiment la cléricature.
16:52C'est un cléricalisme
16:53particulièrement agressif
16:54et qui se défend.
16:55Et comment se défend-il
16:56aujourd'hui ?
16:57Eh bien,
16:58en cherchant à détruire
16:59ceux qui nomment la réalité.
17:01Donc,
17:01Charles Aloncle
17:02est présenté
17:03dans les circonstances,
17:03quoi qu'on pense,
17:04on peut être en désaccord
17:05avec lui,
17:05sur le fond des choses.
17:06Mais,
17:07parce qu'il se permet
17:08d'inverser le rapport de pouvoir
17:09et de nommer
17:10la caste médiatique
17:11et de nommer
17:12les médias
17:12comme pouvoir,
17:14eh bien,
17:14on cherche à le détruire
17:15à tout prix,
17:15à détruire sa réputation
17:16avec un seul objectif,
17:18c'est de faire en sorte
17:19que le rapport
17:19qu'il livrera
17:20soit un rapport
17:21discrédité
17:22avant même
17:23d'être publié
17:23parce qu'on nous dit
17:24que le rapporteur
17:25est fondamentalement
17:26illégitime.
17:27C'est une tentative
17:27de diabolisation.
17:29Une autre,
17:29je constate
17:30que ce jeune député,
17:32encore une fois,
17:32quoi qu'on en pense,
17:33ne manque pas de courage
17:33et ose aujourd'hui
17:34confronter directement,
17:36face à face,
17:37un pouvoir
17:38que personne n'osait contester.
17:39C'est un événement intéressant.
17:41Et justement,
17:41est-ce que l'enjeu
17:41de ces médias publics,
17:43de leur dérive aussi,
17:44parfois,
17:44se pose dans d'autres pays ?
17:45Dans tous les pays occidentaux.
17:47Alors,
17:47la question est de savoir
17:47est-ce que les médias publics
17:48sont aussi importants
17:49dans tous les pays ?
17:50Non.
17:50Au Canada,
17:52je me permets
17:52de faire l'exemple
17:53de ce que je connais un peu,
17:54ce que j'appelle
17:54la radio-télévision fédérale,
17:56c'est-à-dire Radio-Canada,
17:57a, dans ses orientations,
17:59la nécessité d'assurer
18:00la promotion
18:01de la cohésion nationale canadienne,
18:03ce qui veut dire concrètement
18:03la promotion
18:04du multiculturalisme,
18:06la lutte contre
18:06le nationalisme québécois.
18:07Donc,
18:08on va donner d'autres exemples,
18:09la lutte contre
18:09le régionalisme albertain.
18:10Pourquoi je donne ça comme idée,
18:11c'est que les médias publics
18:12ne sont jamais neutres.
18:14En Grande-Bretagne,
18:15il suffisait de se souvenir
18:16du traitement du Brexit
18:17par la BBC.
18:18C'était en Grande-Bretagne,
18:19un pays que vous appréciez.
18:21Évidemment.
18:21Moi, je préfère l'Irlande.
18:23On ne va pas débattre,
18:24mais...
18:24Non, non,
18:25j'avais envie de dire du mal
18:26à la couronne anglaise
18:27parce que vous étiez là.
18:28C'est gentil,
18:28je me sens bien accueillie.
18:29Et j'en profite.
18:30Mais non,
18:30sur le fond des choses,
18:31je pense qu'on a se souvié
18:33du traitement de la BBC
18:34par rapport au Brexit.
18:37C'était traité comme
18:37un scandale encore une fois,
18:39mais c'est une structure de pouvoir
18:41qui est liée à l'extrême-centre
18:42dont je parle souvent
18:42et qui participe à la volonté
18:47mouvement populaire
18:47avec cette idée
18:48que si on réussit
18:49à les mater,
18:50ils se décomposeront
18:51et l'ordre reviendra,
18:53l'ordre diversitaire
18:53et mondialiste
18:54dont les médias publics
18:55sont aujourd'hui
18:56un des vecteurs.
18:57Merci beaucoup, Mathieu, Arthur.
19:00Effectivement,
19:00cette commission d'enquête
19:01a fait parler,
19:01d'ailleurs,
19:02dès sa création.
19:02On se rappelle que
19:03dès la conférence de presse,
19:04certains confrères
19:05disaient que c'était scandaleux
19:06qu'on ne pouvait pas
19:07s'en prendre au service public.
19:08Quel est votre avis ?
19:09Ils ne disaient pas ça
19:10quand ça concernait
19:10d'autres chaînes.
19:11Mais ce qui est assez intéressant,
19:12c'est que cette commission
19:14d'enquête parlementaire
19:15révèle qu'en fait
19:15la commission d'enquête
19:16parlementaire devient
19:17un contre-pouvoir,
19:18ce qui est quand même
19:18assez baroque.
19:19Et beaucoup ont découvert
19:21le député et donc
19:22rapporteur Charles Aloncle,
19:23ce qui est assez rassurant,
19:24c'est qu'on se dit
19:24finalement il y en a encore
19:25qui bossent,
19:26ce qui n'est pas plus mal.
19:27Mais moi,
19:27je souhaite revenir en effet
19:28sur cette commission,
19:29surtout sur les auditions
19:30de M. Cohen
19:30et de M. Legrand,
19:31étant donné que j'étais
19:32plusieurs fois mis en cause
19:33et accusé de tout un tas de choses.
19:35Alors, je vous dis ça,
19:36mais ça m'ennuie
19:37parce qu'ils ont presque
19:39fait de la peine
19:39avec leur bégaiement,
19:41leur amnésie soudaine
19:42et leur contradiction.
19:44Alors, je ne vais pas
19:44lister toutes leurs incohérences
19:45et manchons sous serment
19:46parce que sinon,
19:47on serait sous serment
19:48parce que sinon,
19:49on serait encore à Noël.
19:50Alors, je dis ça,
19:51Thomas Legrand,
19:52que non,
19:52je ne suis pas une directrice
19:53de la rédaction.
19:54Je vais mettre ce mégenrage
19:56odieux sur le compte
19:57de la panique.
19:59Oui, de l'émotion.
20:00Voilà.
20:00Et je passe outre également
20:01les remerciements
20:02de M. Legrand
20:03à M. Morel
20:04qui, dans une chronique,
20:04je rappelle,
20:05je cite,
20:06nous avait traité,
20:07je cite,
20:07pardonnez-moi de la grosse certier,
20:09de fils de pute
20:10et d'enculé.
20:11Thomas Legrand a justifié
20:12en expliquant
20:12que c'était le compte
20:13de la délicatesse
20:14et de la finesse
20:15et que c'était une antiphrase.
20:17Alors, une antiphrase,
20:17c'est-à-dire que je suis
20:18un fils de madone,
20:19je n'ai pas tout compris,
20:20donc s'il peut m'expliquer,
20:21je suis preneur.
20:21Mais je reviens
20:22sur trois accusations.
20:23La première,
20:24c'est celle de falsification.
20:25Ce n'est pas rien
20:25comme accusation.
20:27Parce que ça signifie
20:27que nous avons altéré
20:28frauduleusement la vérité.
20:30C'est du pénal.
20:31Alors, il y a deux éléments
20:32que d'ailleurs eux-mêmes
20:33ont volontairement,
20:35involontairement
20:35cessé de mélanger.
20:36C'est évidemment
20:37la vidéo de Rachida Dati
20:38puis la vidéo
20:39de Raphaël Glucksmann.
20:41Sur le fameux passage
20:42de Rachida Dati
20:43avec Patrick
20:44« On fait ce qu'il faut »,
20:45Thomas Legrand affirme
20:46que c'est une phrase
20:46sortie de son contexte.
20:48Alors, je veux bien
20:48qu'il m'explique
20:49en quoi c'est une phrase
20:50sortie de son contexte,
20:51étant donné que la séquence
20:51diffusée met en scène
20:54le contexte,
20:54quoi, même pas en scène
20:55le contexte,
20:55rappelle le contexte.
20:56C'est une discussion
20:56sur les municipales.
20:58Thomas Legrand dit,
20:59je cite,
20:59« Paris, c'est risqué
21:01ou pas pour Dati »
21:02et le député
21:03ou un des députés
21:04ou une des huiles du PS
21:05présents à la table
21:07répond « Le mode de scrutin
21:08va changer, donc oui ».
21:09Et là, Thomas Legrand répond
21:10« Avec Patrick,
21:11on fait ce qu'il faut ».
21:12Donc, il n'y a vraiment
21:13pas de phrase
21:13sortie de son contexte.
21:15Comme dit Patrick Cohen,
21:16défait, défait
21:17et encore défait.
21:18La deuxième séquence,
21:19évidemment,
21:20c'est celle de Raphaël Glucksmann
21:21où ils discutent
21:21de stratégie
21:22pour mettre
21:23Raphaël Glucksmann
21:24sur orbite
21:24comme candidat
21:25d'Union de la gauche.
21:27Et c'est les fameuses,
21:27vous savez,
21:2811 points de montage
21:29dont on a été accusé,
21:30notamment par Patrick Cohen
21:31qui, selon lui,
21:32est une preuve
21:32de falsification.
21:34Encore raté
21:35puisqu'on avait diffusé
21:36le rush intégral
21:37à la suite de ces accusations.
21:39Rush qui était encore pire
21:40que la première version.
21:42Et il le sait
21:44et comme il sait
21:44qu'on a fait également
21:45un constat du huissier,
21:46constat du huissier,
21:47je rappelle,
21:47qui constate
21:48que tout ce qu'on a publié,
21:50diffusé,
21:50rapporté
21:51sont conformes au rush.
21:53Donc, si vous voulez,
21:53ils deviennent
21:54complètement complotistes.
21:55Je veux dire,
21:55dans pas longtemps,
21:56lorsqu'ils font des dîners
21:57chez eux,
21:57ils vont demander
21:57aux invités
21:58de mettre les téléphones
21:59dans le micro-ondes.
22:00Et le problème
22:00avec les complotistes,
22:01c'est justement
22:01les faits,
22:02ils n'en ont cure.
22:02Vous envoyez un platiste
22:04dans l'espace,
22:05il va quand même vous dire
22:06que la Terre n'est pas ronde.
22:07Et là,
22:07on en est là aujourd'hui.
22:08Deuxième accusation,
22:09donc,
22:09ils nous accusent
22:10de ne pas avoir fait
22:11un travail de journaliste.
22:12Eux,
22:12on sait ce que c'est,
22:13nous,
22:13on ne sait pas.
22:14Et donc,
22:14d'avoir choisi à dessein
22:15de diffuser
22:16des passages
22:17uniquement pour leur nuire
22:18et ne pas avoir rappelé
22:19le contexte.
22:20Alors,
22:20tout ce qu'on a fait
22:21prouve le contraire.
22:22Encore une fois,
22:23des faits,
22:23des faits,
22:23rien que des faits.
22:24Au départ,
22:25je rappelle,
22:25il s'agit d'un article.
22:26Je m'en rappelle,
22:27c'est moi qui l'ai écrit.
22:28Bon,
22:28dans lequel je rappelle
22:29le contexte,
22:30la séquence,
22:31vous savez,
22:31de vidéos de Madame Dati,
22:32de Monsieur Cohen,
22:33un clash.
22:34Séquence
22:34que j'avais commentée
22:37sur cette chaîne
22:37et j'avais d'ailleurs
22:38été très critique
22:39à l'endroit de Madame Dati.
22:40Alors,
22:41peut-être que c'est
22:41une première étape
22:42de ma stratégie
22:43de barbouserie
22:43pour Mignot Santé
22:44ensuite.
22:44C'est possible.
22:46Je rappelle également
22:47que dans cet article,
22:47j'ai rappelé l'édito
22:48de Monsieur Legrand
22:49du jour,
22:50l'édito dans l'IB
22:50où il dit
22:52pour l'emporter,
22:52le sujet,
22:53c'est pour l'emporter
22:53la présidentielle de 2027,
22:55on va redessiner
22:56les frontières de la gauche.
22:57Un plan de bataille.
22:58Un plan de bataille
22:59qui discute sur la table
23:00avec des gens du PS.
23:01Donc,
23:01Monsieur Cohen
23:02nous accuse
23:02d'avoir parmi toutes
23:03les vidéos reçues
23:04découpées malottetement
23:05pour lui faire de tort
23:06et certains confrères
23:07disent même
23:07si on diffuse pas les vidéos,
23:09c'est bien la preuve
23:09qu'en fait,
23:10on est complice
23:11ou en tout cas
23:11qu'on veut l'unir.
23:12C'est justement
23:13parce que ça s'appelle
23:13une démarche journalistique,
23:14c'est-à-dire qu'on a
23:15regardé les vidéos,
23:17qu'on a hiérarchisé,
23:18qu'on a trié
23:18pour savoir ce qui est
23:19le relevé de l'intérêt général
23:20de l'utilité publique
23:22et pas de la vie privée
23:23qu'on n'a pas diffusé
23:25toutes les séquences.
23:26Ça serait quand même
23:27un peu,
23:27nous,
23:28c'est quand même baroque
23:28de nous reprocher
23:29de pouvoir diffuser
23:30des conversations
23:31qui relèvent
23:32de la vie privée
23:32et qui pourraient même
23:33les ennuyer
23:34parce que certaines
23:35ne sont pas très agréables
23:36à leur endroit
23:36de certains confrères.
23:37Bref,
23:38je passe.
23:38Enfin,
23:39la dernière accusation,
23:40c'est les méthodes de Barbouze.
23:41Alors ça,
23:42c'est quand même pas mal.
23:43Vous avez deux imminents
23:44journalistes qui font
23:44la leçon en permanence
23:45sur l'éthique,
23:46la déontologie,
23:47les faits,
23:47rien que les faits.
23:48Où sont les faits
23:49de la méthode de Barbouze ?
23:51Où sont les preuves ?
23:52Il n'y a aucun
23:53élément factuel
23:54qui permette
23:55de justifier cette accusation.
23:56Pas une preuve,
23:57pas le début d'un caractère
23:58d'un indice.
23:59Il n'y a ni vol du SMS,
24:00ni d'agenda piraté,
24:02ni homme de main,
24:02ni espionnage,
24:03évidemment.
24:04Mais ces gens vivent
24:05tellement dans la collusion
24:05que pour eux,
24:06un petit média
24:07avec peu de moyens
24:08complètement indépendants,
24:09le fait qu'ils puissent
24:10faire leur boulot proprement
24:11sans justement
24:12volonté de nuire
24:14ou de faire des stratagèmes
24:15et des complots,
24:15ça leur passe au-dessus
24:16de la tête.
24:17C'est encore un truc
24:18très simple,
24:18comme toujours avec la vérité.
24:20La vérité est simple.
24:21C'est une histoire de hasard,
24:22un lecteur de l'incorrect
24:23qui se trouvait par là,
24:25qui malgré lui
24:25a entendu
24:26une conversation
24:27de stratège
24:28un peu nul
24:28et très prétentieux
24:29qui se vantait
24:30d'utiliser la radio publique
24:31à des fins politiques
24:32et personnelles.
24:33Donc l'histoire va se poursuivre
24:34au tribunal
24:35parce que M. Cohen a dit
24:36qu'il avait porté plainte
24:37avec M. Legrand,
24:39que j'ai été auditionné
24:40à ce sujet
24:40et que parmi les trois infractions,
24:42M. Cohen a expliqué
24:44que celle assez étonnante
24:45de diffusion
24:46de fausses informations
24:47de nature
24:48à trouver la paix publique
24:49serait à l'initiative
24:50du parquet.
24:52Étonnante
24:52et surprenante initiative.
24:54Merci beaucoup
24:55Arthur de Vatrigan.
24:56Merci pour ces précisions
24:57très complètes.
24:58On a marqué une pause
24:59et on se retrouve
24:59juste après
25:01notamment avec
25:01Marie-Estelle Dupont
25:02qui nous parlera
25:03de la peur en politique.
25:04Restez avec nous
25:05à tout de suite.
25:06De retour pour la deuxième partie
25:08de Face à Bob Côté.
25:09Votre invitée
25:10Marie-Estelle Dupont.
25:11Mathieu,
25:11pourquoi avoir choisi
25:12de la recevoir ce soir ?
25:14Alors vous noterez
25:14nos vies collectives
25:16aujourd'hui.
25:16Notre vie collective
25:17est fondamentalement anxiogène.
25:18On a l'impression
25:19qu'on passe d'une crise
25:20à l'autre
25:20et nous vivons
25:21sous le signe
25:21de la peur permanente.
25:23Alors il y a des peurs
25:23légitimes en ce monde
25:24mais quelquefois
25:25la peur était instrumentalisée
25:26par le pouvoir
25:27pour se maintenir en place.
25:29Est-ce que la psychologie
25:30pourrait nous dire
25:30quelque chose
25:31par rapport à cela ?
25:32J'en ai une impression.
25:33Marie-Estelle Dupont,
25:34bonsoir.
25:34Bonsoir.
25:35Alors question première
25:36mais presque biographique.
25:38Depuis le mois d'août
25:39vous animez sur Europe 1
25:41l'émission
25:42Et si on en parlait ?
25:43C'est une émission consacrée
25:44à la psychologie.
25:48Normalement dans nos sociétés
25:49la psychologie
25:50a tout de moins
25:50l'impression qu'on peut en avoir.
25:52C'est une discipline
25:53qui relève presque
25:54une forme de prolongement
25:55ou prolongement scientifique
25:56du développement personnel.
25:57Elle est presque devenue ainsi
25:59dans nos traitements
25:59qu'on lui réserve.
26:00Et vous utilisez la psychologie
26:02ici plutôt à la manière
26:03d'une discipline sociale
26:04pour chercher à comprendre
26:05nos sociétés
26:06et leur sous-bassement psychique.
26:08Est-ce que je comprends bien
26:08une partie de votre entreprise ?
26:10Alors c'est-à-dire
26:11que la psychologie
26:11en réalité
26:12c'est une discipline
26:13qui est la sœur
26:14de l'éducation
26:15de l'histoire
26:16de la sociologie.
26:18Bref
26:19ce sont des branches
26:20d'une science
26:22qui est l'anthropologie
26:23qui est la science mère
26:24de ces sciences sociales
26:25et humaines.
26:27Elle a été dévoyée
26:28dans la société moderne
26:29extrêmement individualiste
26:30en un développement personnel
26:32qui de par son nom même
26:34nous dit bien
26:35personnel et non pas relationnel
26:36alors que nous sommes
26:37d'abord des êtres de lien.
26:38Mais en réalité
26:39au départ
26:39la psychologie
26:40c'est tout simplement
26:41l'étude de la psyché humaine.
26:42Ça commence avec
26:43la philosophie antique
26:44avec le connais-toi-toi-même
26:45avec les grandes tragédies grecques
26:47qui sont des outils
26:48pour que les individus
26:50comprennent
26:50les grandes angoisses existentielles
26:51qui concernent
26:52toutes les époques
26:53et toutes les sociétés.
26:54Donc il n'y a pas
26:55de psyché individuel
26:56sans votre tempérament
26:58votre caractère
26:59ma personnalité
27:00sont le fruit
27:02notamment
27:02de la rencontre
27:03entre deux lignées parentales
27:05qui sont elles-mêmes
27:06imbibées de leur époque
27:07et de leur histoire.
27:08Donc on ne peut comprendre
27:09les fonctionnements individuels
27:10que si on comprend
27:11les grands archétypes
27:12et les grands sous-bassements
27:13de la psyché collective.
27:14Alors ça j'entends
27:15mais justement
27:16j'ai l'impression
27:16à tout le moins
27:17c'est probablement
27:17mon biais en sociologie
27:19j'ai l'impression
27:20que depuis 50 ou 60 ans
27:21l'idée d'une psychologie collective
27:23l'idée de la psychologie
27:24des peuples
27:25je n'en parle même pas
27:26mais la psychologie collective
27:27l'arrière-fond psychique
27:28d'une société
27:29ce sont des questions
27:30qui n'existent plus
27:31comme s'il s'agissait
27:32d'un territoire inexploré
27:34d'un continent oublié.
27:36Est-ce qu'il n'y a pas
27:36un peu de ça aujourd'hui
27:36dans la difficulté
27:38qu'on a à lire
27:39les problèmes de nos sociétés
27:40est-ce qu'il n'y a pas
27:41l'oubli de ce continent psychique ?
27:43Alors il y a deux choses
27:44d'abord
27:44nous avons un peu
27:46comme le dit très bien
27:47Roland Gori
27:48qui est psychanalyste
27:49et professeur d'université
27:51délaisser la proie du vivant
27:52pour l'ombre des statistiques
27:54c'est-à-dire que
27:54nous avons des analyses
27:57sur les plateaux de télévision
27:58qui sont en général
27:59des analyses économiques
28:01statistiques
28:02parfois et même souvent
28:03des analyses politiques
28:04ou géopolitiques
28:05mais très rarement
28:07des analyses
28:08effectivement psychologiques
28:09c'est-à-dire que
28:10cette absence
28:12est extrêmement significative
28:13la dimension de l'esprit
28:15est mise de côté
28:16pourquoi ?
28:17parce qu'on revient
28:18à l'anthropologie
28:19la définition que nos sociétés
28:21modernes se sont données
28:22de l'être humain
28:22est selon moi
28:23une définition erronée
28:24c'est une anthropologie
28:25strictement matérialiste
28:26où l'homme est réduit
28:28à son statut
28:28de consommateur
28:29et de contribuable
28:30c'est-à-dire que
28:31le Covid l'a bien montré
28:32il est défini
28:33par ses besoins caloriques
28:34son coût
28:35et sa rentabilité
28:36pour le dire grossièrement
28:37à partir du moment
28:38où on réduit l'homme
28:39à quelque chose
28:39de quantitatif
28:40et de matériel
28:41qui n'aurait
28:41aucune dimension sacrée
28:43et aucune dimension psychique
28:45on évacue
28:46toutes les représentations
28:47tous les grands symboles
28:48toutes les représentations
28:49collectives
28:50donc d'une part
28:51on ne peut pas le comprendre
28:52d'autre part
28:53on ne peut que prendre
28:53des mauvaises décisions
28:54et par conséquent
28:55notre société
28:56génère des pathologies psychiques
28:59dont on s'étonne
29:00et auxquelles
29:00on tente de répondre
29:01coûte que coûte
29:01par des médicaments
29:02mais qui sont aussi
29:04le fruit
29:04d'une anthropologie erronée
29:06Arthur Levatrigan
29:07justement
29:08c'est intéressant
29:09on l'a vu avec la crise Covid
29:10on le voit avec la crise agricole
29:11ce qu'on entend maintenant
29:13c'est le politique
29:13qui a complètement évacué
29:14son rôle politique
29:15c'est-à-dire son rôle
29:16de garant aussi
29:17de l'humain
29:18du collectif
29:19du corps social
29:20pour la science
29:20est-ce que c'est justement
29:22parce que la psychologie
29:23a été complètement enlevée
29:25des discussions
29:26de société
29:26des discussions
29:27d'hommes politiques
29:28alors pas pour la science
29:30pour une sorte
29:32d'illusion
29:32très orgueilleuse
29:33d'hyper rationalité
29:35où l'homme
29:37moderne
29:38compte
29:38mais ne raconte plus
29:39donc il veut
29:40se réduire à des chiffres
29:41or un chiffre
29:42ça n'est rien
29:43un chiffre
29:43on lui fait dire
29:44ce qu'il veut
29:44un chiffre
29:45en fait c'est bête
29:46un chiffre
29:47n'est intelligent
29:48qu'à partir du moment
29:48où on l'analyse
29:49donc oui
29:51bien sûr
29:51qu'on s'est abîmé
29:52dans cette vision
29:53et on le voit
29:54avec la médecine
29:55et la dérive
29:56de la psychiatrie
29:57qui se veut
29:57une psychiatrie
29:58strictement
29:59cognitive
30:00et comportementale
30:01où finalement
30:02l'homme
30:03pourrait être
30:04décrit strictement
30:05par ses conduites
30:06normales
30:06ou déviantes
30:07et à partir
30:08de ce moment-là
30:08vous passez à côté
30:09de la singularité
30:11de la subjectivité
30:12mais donc aussi
30:12des ressources
30:13de chaque individu
30:14pour se tirer
30:15de son malaise
30:15et aussi
30:17de toutes les ressources
30:17créatives
30:18de la société
30:18puisque si l'objectif
30:20est uniquement
30:20de normer
30:21les conduites
30:21vous passez à côté
30:22de leur signification
30:23Jung disait
30:24il ne faut jamais
30:25supprimer un symptôme
30:26tant qu'on n'a pas compris
30:27ce qu'il avait à nous dire
30:28et aujourd'hui
30:29on voit bien
30:29que les grandes pathologies
30:30c'est-à-dire
30:31l'explosion
30:31de la consommation
30:32de psychotropes
30:33parce que
30:34anxiété
30:34parce que addiction
30:35parce que dépression
30:36il est le reflet
30:38d'une société
30:39qui est conduite
30:39par une vision erronée
30:40le problème
30:41c'est qu'on a fait
30:42disparaître
30:43la dimension psychique
30:44des médias
30:45des plateaux de télévision
30:46etc
30:46alors c'est revenu
30:48un peu avec le Covid
30:49parce qu'on ne pouvait pas
30:50nier l'ampleur des dégâts
30:51mais
30:52en l'escamotant
30:55en réalité
30:56ça permet
30:57de dissimuler
30:58justement
30:59que les décisions politiques
31:01sont prises
31:01à partir
31:02d'une anthropologie
31:03qui est une gestion
31:04du troupeau
31:05et non pas
31:06une fédération
31:07vers un bien commun
31:08et donc
31:09en période de crise
31:10si on ne fédère plus
31:12vers un bien commun
31:13comment l'agressivité
31:14va se sublimer
31:15et se canaliser
31:16elle ne peut plus le faire
31:17donc
31:18on va gouverner
31:19autour d'un mal imposé
31:21et donc
31:22on arrive à ce narratif
31:23de crise
31:23depuis 40 ans
31:24ou depuis les années 80
31:26c'est la crise économique
31:27c'est la crise climatique
31:29c'est la crise sanitaire
31:30c'est la crise géopolitique
31:31etc
31:32etc
31:32ce qui permet
31:34puisqu'on n'arrive plus
31:35à fédérer
31:35autour d'un bien commun
31:36où chacun peut trouver
31:37sa place
31:38sans essayer
31:39dans une compétition mortifère
31:41de prendre forcément
31:41celle de l'autre
31:42mais en tout cas
31:43d'avoir une place
31:44à lui
31:44qui a du sens
31:45on bascule
31:46dans une logique
31:47de course folle
31:48très paranoïaque
31:49où il faut d'aller
31:50d'ennemi désigné
31:51en ennemi désigné
31:52et celui qui oserait
31:53poser une question
31:54apparaît comme un délinquant
31:55quand je parlais
31:56des dégâts collatéraux
31:57des décisions
31:58qu'on prenait
31:58pendant le Covid
31:59chez vos confrères
32:00j'étais vue
32:01comme quasiment
32:02une sceptique
32:05une complotiste
32:05parce que j'osais parler
32:06d'un autre aspect
32:07de la santé
32:08qui était la dimension
32:08psychique
32:09et puis 5 ans plus tard
32:10on a déclaré
32:11que la santé mentale
32:12était l'urgence
32:13de santé publique
32:14donc on courra
32:15toujours après le réel
32:16si on ne veut pas
32:17admettre que l'homme
32:18est un tout
32:18qu'il a des racines
32:19et que pour aller bien
32:21pour savoir
32:21où il veut aller
32:22il doit savoir
32:23d'où il vient
32:24et ça on l'escamote partout
32:25on l'escamote à l'école
32:26avec l'histoire
32:27on l'escamote en disant
32:29aux parents
32:29que de toute façon
32:30l'état c'est mieux
32:30que ce qu'il faut faire
32:31dans l'éducation
32:32et donc on crée
32:33un homme moderne
32:34extrêmement fragile
32:35parce que isolé
32:36et interchangeable
32:37si votre famille
32:38n'a pas d'importance
32:39voire est un obstacle
32:40à la raison
32:41que votre culture
32:42est interchangeable
32:43et que vous êtes
32:43réductible à votre coût
32:45et à votre productivité
32:46on aura des êtres humains
32:47qui ne pourront pas
32:48faire fond
32:49sur leurs propres ressources
32:50face à la difficulté
32:52et au malaise
32:53et qui seront
32:53éminemment manipulables
32:55on l'a bien vu
32:56pendant le Covid
32:57puisque la docilité
32:58a été immense
32:59pour accepter des mesures
33:00qui étaient parfois
33:01contre-productives
33:02Alors vous nous y conduisez
33:03justement
33:03donc le point de départ
33:04on pourrait dire
33:05je reprends votre formule
33:06il y a une conception
33:07erronée de l'être humain
33:09dans la modernité
33:10donc on pourrait dire
33:11que la mauvaise gestion
33:12de nos sociétés
33:12naît d'une erreur philosophique
33:14mais de l'autre côté
33:16de l'autre point
33:17de la réflexion
33:18on pourrait dire
33:19que quelquefois
33:19il y a un usage
33:20conscient et délibéré
33:21de la peur
33:22par une partie
33:23de la caste au pouvoir
33:25qui cherche ainsi
33:26à probablement
33:27mater les oppositions
33:28donc vous avez évoqué
33:29plusieurs des crises
33:30qui sont utilisées
33:30de la crise
33:31encore une fois
33:32avec cette idée
33:33qu'on part d'une réalité
33:34la question climatique
33:35est un véritable sujet
33:36mais là
33:36la crise climatique
33:37est transformée
33:38sur le mode
33:39de l'hallucination apocalyptique
33:40la question des finances publiques
33:41est une vraie question
33:42mais ensuite
33:43on nous dit
33:43c'est la peur
33:44du chaos permanent
33:45donc est-ce qu'il y a
33:46ou on pourrait penser
33:46à la question de la Russie
33:48on va multiplier les exemples
33:49est-ce qu'il y a
33:50aujourd'hui
33:51selon vous
33:51un usage conscient
33:52de la peur
33:54pour
33:54je reprends votre formule
33:55mais gérer le troupeau
33:56oui bah c'est ce que je dis
33:57dans mon dernier livre
33:58évidemment
33:59qu'on est dans un management
34:01dans être parent
34:02en temps de crise
34:03le management
34:04par la peur
34:05parce que depuis
34:05les années 90
34:06la politique
34:08a laissé la place
34:09à une communication
34:11managériale
34:12qui repose sur
34:12des lois du management
34:14très claires
34:14où il faut
34:15finalement
34:16évacuer
34:17la disputation démocratique
34:18et le conflit
34:19argumenté
34:20au profit
34:21d'une rhétorique
34:22qui évacue
34:23le débat
34:23c'est à dire
34:24que si vous osez dire
34:25que peut-être
34:25c'est pas parce qu'il y a
34:26le covid
34:27qu'il faut enfermer
34:28des enfants
34:28dans 30 mètres carrés
34:29avec des parents
34:30en télétravail
34:30vous êtes le méchant
34:32si vous osez dire
34:33on va peut-être pas
34:34sauver la planète
34:35avec des éoliennes
34:36qui abîment le paysage
34:37et qui tuent les oiseaux
34:38vous êtes un sceptique
34:39donc il y a un gaz lighting
34:41c'est à dire que
34:41celui qui n'est pas d'accord
34:43est traité
34:44comme un dangereux dissident
34:45et est psychiatrisé
34:47ce sont des méthodes
34:48qui nous rappellent
34:48certaines époques
34:49assez sombres de l'histoire
34:50mais vous disiez
34:51la modernité
34:52pour moi c'est quand même
34:52particulièrement la France
34:53parce que si on regarde
34:54le Japon
34:55si on regarde les pays du Nord
34:56il y a bien des aspects
34:57où ces sociétés
34:58ont tous les outils
34:59de la technologie moderne
35:00sans avoir jeté le bébé
35:02avec l'audit bain
35:03et le bébé en l'occurrence
35:04c'est l'importance du lien
35:05en France
35:06nous sommes des arriérés
35:07je le disais
35:07à l'Assemblée Nationale
35:08sur le plan du congé maternité
35:10dans les pays du Nord
35:11et au Japon
35:11ce sont des gens
35:12qui utilisent
35:13les nouvelles technologies
35:13et qui pourtant
35:14n'ont pas oublié
35:15l'importance en Espagne
35:16les congés maternités
35:18sont les plus longs
35:20on n'a pas oublié
35:20l'importance du lien familial
35:22du lien de la communauté
35:23mais pour revenir
35:25à votre question
35:26oui le management
35:27par la peur
35:27il est essentiel
35:29à partir du moment
35:30où le pouvoir
35:32n'est pas légitime
35:33où le pouvoir
35:34est en échec
35:35patenté sur le régalien
35:36comme ça l'est en France
35:37depuis 40 ans
35:38dans la mesure
35:38où le pouvoir
35:39n'a d'autre fin
35:40que de se maintenir
35:41quand vous n'êtes pas légitime
35:42la meilleure chose à faire
35:44comme dans n'importe quelle
35:45famille dysfonctionnelle
35:46c'est qu'il y ait une crise
35:47que vous allez
35:48avec beaucoup de bénéfices
35:49secondaires
35:50exploiter
35:51et sur laquelle
35:51vous allez surcommuniquer
35:52pour mieux escamoter
35:54un bilan
35:54qui est absolument
35:55désastreux
35:56le bilan en France
35:57est désastreux
35:58sur l'école
35:59désastreux
36:00sur l'hôpital
36:00désastreux
36:01sur la justice
36:02désastreux
36:03sur la sécurité
36:03désastreux
36:04sur les finances publiques
36:05donc
36:06il faut bien
36:07un énorme marronnier
36:08sur lequel
36:09vous allez vous prétendre
36:10être le sauveur
36:11et grâce à Bruxelles
36:12à avoir la seule réponse
36:13uniformisée valable
36:14au nom du bien
36:15de tous
36:16et vous inquiétez pas
36:17bonnes gens
36:17nous savons mieux que vous
36:19ce qui est bon pour vous
36:20donc ce big brother
36:22big nounou
36:22escamote le fait
36:24que le politique
36:25n'est plus du politique
36:26on n'est plus
36:26dans la disputation
36:27démocratique
36:28on a évacué
36:29l'agressivité
36:29des plateaux télé
36:30il y a un cordon
36:31sanitaire
36:31si t'es pas d'accord
36:32t'es un salaud
36:32sartrien
36:33je peux pas te parler
36:34sinon je vais tomber
36:35malade
36:35donc on est dans
36:36une logique paranoïaque
36:37et qu'est-ce qui se passe
36:38quand on refuse
36:39de sublimer l'agressivité
36:40dans la parole
36:41elle se déplace
36:43dans la rue
36:43et ensuite on dit
36:44dans la rue
36:45il y a de l'insécurité
36:46mais nous nous avons
36:47la solution
36:47voilà ce qui se passe
36:49Artur de Matrigan
36:50alors justement
36:50vous parlez de la technologie
36:52la technologie
36:53et les réseaux sociaux
36:54ont pris une place
36:54dingue et dangereuse
36:57dans nos vies
36:57et notamment celle des enfants
36:59et l'outil pivot
36:59c'est le smartphone
37:00sur le smartphone
37:01on voit les dommages
37:02énormes sur les enfants
37:03les ados
37:04harcèlement
37:05pornographie
37:05violence
37:06réalité alternative
37:07et toutes les conséquences
37:08derrière
37:08et en même temps
37:09vous avez dit
37:09l'état remplace
37:10les parents
37:11avec plutôt un bilan
37:12très négatif
37:13je suis d'accord
37:13mais si on prend
37:14le smartphone
37:15le smartphone
37:16la plupart des parents
37:17disent que c'est une bêtise
37:18pour les enfants
37:19mais parce qu'ils ne veulent pas
37:20éclure leurs enfants
37:21du corps social
37:22et par l'acheter
37:23parce qu'il ne veut pas
37:24se disputer avec eux
37:26il leur donne
37:26Emmanuel Macron
37:28a décidé
37:29qu'en 2026
37:30le téléphone portable
37:31serait interdit à l'école
37:32et ils veulent passer une loi
37:34pour interdire les réseaux sociaux
37:35au moins de 15 ans
37:36qu'est-ce que vous en pensez ?
37:37Est-ce que c'est finalement
37:37c'est quand même pas une bonne chose ?
37:39Moi je pense que
37:40le téléphone portable
37:41n'a rien à faire
37:42dans les écoles
37:43je me réjouis
37:46qu'il puisse y avoir
37:46une coopération
37:47entre les familles
37:48et l'école
37:49et qu'il n'y ait pas
37:49de message contradictoire
37:50pour les enfants
37:51il va falloir dans ces cas-là
37:53aussi s'en prendre
37:54à ce qu'on appelle
37:54le collège numérique
37:55parce qu'autrefois
37:56on avait un agenda
37:56papier-crayon
37:57et quand maintenant
37:58le dimanche soir
37:59si vous n'êtes pas connecté
38:00en ligne
38:00vous ne voyez pas
38:01le devoir qui a été rajouté
38:02pour le lendemain
38:02ça pose problème
38:04mais si on va
38:05vers une plus grande cohérence
38:06c'est très bien
38:07de toute façon
38:07j'estime que dans
38:08un établissement scolaire
38:09les téléphones
38:10ils doivent être dans un casier
38:11quand on arrive
38:11on les récupère le soir
38:12mais le problème
38:14c'est que si vous voulez
38:15normalement
38:15ce n'est pas au chef de l'État
38:16de prendre ces décisions
38:17c'est au chef d'établissement
38:19de le faire appliquer
38:20dans leur école
38:20et l'État ne devrait pas
38:22s'occuper de l'intime
38:23il devrait s'occuper
38:24d'abord de ses grandes missions
38:26donc il a tout à fait raison
38:28mais ce n'est pas
38:28parce qu'il a tout à fait raison
38:29qu'il n'y a pas
38:30un déséquilibre systémique
38:31dans notre société
38:32où les places sont confuses
38:33et on l'a bien vu
38:35pendant la crise sanitaire
38:35c'est-à-dire que
38:36les profs se transformaient
38:37en flics
38:38les restaurateurs
38:41donc eux aussi
38:42se transforment en surveillants
38:43et cette confusion des places
38:44elle est forcément pathogène
38:46parce qu'elle est aussi
38:47très infantilisante
38:48alors on a souvent l'impression
38:51je pense que ce n'est pas
38:52un mauvais diagnostic
38:53que dans nos sociétés
38:54il y a une forme
38:55de conditionnement généralisé
38:56donc on a une forme
38:57de pensée réflexe
38:58une pensée pavlovienne
39:00pour aborder
39:00même en société
39:01on sait exactement quoi dire
39:02pour être bien vu
39:03on sait quoi taire
39:04pour ne pas être
39:05en mauvaise situation
39:06mais de temps en temps
39:08il arrive que l'homme
39:08ait l'intuition
39:09de son conditionnement
39:10est-ce que de ce point de vue
39:11la psychologie bien comprise
39:13peut aider l'homme
39:14c'est le projet
39:14vous avez évoqué Socrate
39:15il y a un instant
39:16le connais-toi toi-même
39:18est-ce que la psychologie
39:19telle que vous la comprenez
39:20peut être aussi
39:21je dirais presque
39:22un outil de liberté politique
39:24un outil de déconditionnement
39:26est-ce que le discernement
39:28est un outil de liberté ?
39:30je crois que oui
39:30oui
39:31donc la psychologie
39:32est un outil de liberté
39:33à partir du moment
39:34où vous vous connaissez
39:35vous savez comment vous êtes construit
39:36vous savez ce que vous avez vécu
39:38si par exemple
39:39vous avez fait l'expérience
39:40de la manipulation
39:41et de l'emprise
39:42et que vous avez compris
39:42votre histoire personnelle
39:44vous serez plus à même
39:45de repérer
39:45les situations de manipulation
39:47et d'emprise
39:47dans la sphère privée
39:48comme dans la sphère publique
39:49on est bien d'accord
39:50dans l'intime
39:51comme dans le collectif
39:51donc évidemment
39:53que se connaître
39:54et si vous conduisez
39:56un véhicule
39:56sans savoir comment il fonctionne
39:57vous allez avoir un accident
39:58vous êtes votre seul compagnon
40:01pour toute la vie
40:02donc si vous ne vous connaissez pas
40:03si vous ne savez pas
40:04d'où vous venez
40:05vous ne savez pas
40:06ce que les choses vous font
40:07et vous ne savez pas quoi en penser
40:08mais la psychologie
40:09la psychologie est un outil
40:12si elle est associée
40:12à la connaissance
40:13et donc on a besoin
40:15pour que nos enfants
40:16aient du discernement
40:17qu'ils aient d'abord
40:17des connaissances
40:18et le fait que l'école
40:20soit en chute libre
40:21sur l'instruction
40:22est extrêmement grave
40:23c'est évidemment
40:24la fabrique de gens manipulables
40:25c'est évidemment
40:26la fabrique du crétin
40:27dont Michel Desmurget
40:28et Jean-Paul Bréguéli
40:30parlent dans leurs ouvrages
40:31parce que
40:33sans connaissance de l'histoire
40:34sans connaissance
40:35des grands mouvements historiques
40:38des idées
40:39sans connaissance
40:39de ce qui s'est passé
40:40avec l'idéologie des Lumières
40:42qui pour moi
40:42préfigure ensuite
40:43mai 68
40:44les enfants ne peuvent pas
40:46penser ce qu'on leur fait
40:47ils ne peuvent pas
40:47penser ce qui se passe
40:48et donc on arrive
40:50à ce qu'on voit
40:51et qui est renforcé
40:51par les algorithmes
40:52des réseaux sociaux
40:53c'est-à-dire
40:54un débat
40:55qui n'est plus un débat
40:56qui est une sorte
40:57de scène d'hystérie
40:58où vous êtes
40:59soit pour
41:00soit contre
41:00et moi j'ai toujours
41:01envie de répondre
41:02ni l'un ni l'autre
41:02bien au contraire
41:03comme disait Coluche
41:04c'est-à-dire que
41:05la possibilité de la nuance
41:06la possibilité
41:08d'écouter
41:08ce que dit l'autre
41:09et peut-être
41:10de déplacer un peu
41:11mon propre curseur
41:12à la fin de la discussion
41:12mais quand même
41:13d'opposer des contre-arguments
41:14cette capacité
41:15à construire sa pensée
41:17sur laquelle un auditeur
41:18d'Europe 1
41:18me demandait
41:19d'intervenir l'autre jour
41:20parce qu'il était très inquiet
41:21de voir ses petits-enfants
41:22défendre le wokisme
41:24avec véhémence
41:25mais sans aucun argument solide
41:26c'est quelque chose
41:28qu'on doit offrir
41:28à nos enfants conjointement
41:30et normalement
41:30dans une société saine
41:31les parents font leur part
41:33à la maison
41:34et l'école fait sa part
41:35à travers l'instruction
41:36le problème c'est que
41:37l'idéologie
41:37est très implantée
41:40à l'école
41:41et que beaucoup de parents
41:42sont pris
41:43dans des contraintes
41:45et des difficultés
41:46et une mauvaise image
41:46d'eux-mêmes
41:47c'est-à-dire que maintenant
41:48on leur retire
41:48leur confiance en eux
41:49chez le pédiatre
41:50à l'école
41:51à la télé
41:51on leur dit
41:51il faut penser comme ça
41:52parce que sinon
41:53t'es pas un bon parent
41:53et ça devient difficile
41:55pour un certain nombre
41:56de parents
41:56de faire fond
41:57sur leur courage
41:58mais être chef de famille
42:01ça n'est pas plaire
42:02à son enfant
42:02et même si pour notre enfant
42:04il est difficile
42:05de ne pas être populaire
42:06parce qu'il fait partie
42:07de la minorité
42:08qui n'a pas de smartphone
42:08d'abord il sera jamais
42:09le seul
42:10et ensuite
42:12sa santé mentale
42:13vous dira merci
42:14moi j'ai expliqué
42:14très clairement
42:15à mon ado
42:15qu'il ne toucherait pas
42:16aux réseaux sociaux
42:17avant 17 ans
42:18et un jour il m'a dit
42:19mais merci maman
42:20parce que je vois mes copains
42:22devenir débiles sur TikTok
42:23donc je crois que
42:24prendre des décisions
42:26pour sa famille
42:26ça demande du courage
42:28et ça demande du discernement
42:29et qu'on est tous capables
42:30d'en avoir
42:30quelle que soit
42:31la classe politique
42:32dirigeante au pouvoir
42:33Arthur Levatrigan
42:34vous avez dit une phrase
42:35très intéressante
42:36on en a dit beaucoup
42:37mais celle-là m'a marqué
42:39c'est l'idéologie des lumières
42:40préfigure en mai 68
42:41bon en mai 68
42:42le mythe est un peu tombé
42:44beaucoup reviennent dessus
42:45en expliquant que finalement
42:46c'était pas si génial que ça
42:47en revanche
42:48les lumières
42:48ça reste la référence
42:50l'idéal
42:51et d'elle voir
42:52quand on attaque la France
42:53on dit souvent
42:54on attaque les lumières
42:54en quoi l'idéologie des lumières
42:56justement préfigure
42:57mai 68
42:58c'est quoi le lien ?
43:00elle préfigure la désacralisation
43:01c'est à dire que
43:03à partir du moment
43:05moi ça me dérange pas
43:07qu'on croit pas en Dieu
43:08à titre individuel
43:08mais à partir du moment
43:10où il n'y a plus rien
43:10de sacré dans l'homme
43:11et où en fait
43:13on va tout piquer
43:14aux grandes religions
43:16mais en le vidant
43:17de sa dimension sacrée
43:18parce que la république
43:19a tout piqué
43:19au christianisme
43:21en fait
43:22on rend tout possible
43:24c'est à dire
43:25qu'on crée les conditions
43:27pour le
43:28il est interdit
43:28d'interdire
43:29et donc à partir du moment
43:31où Dieu n'existe pas
43:33l'étape d'après
43:34c'est ce vertige narcissique
43:35de l'homme
43:36qui serait tout puissant
43:37et qui pourrait être
43:38l'aboutissement
43:39étant aujourd'hui
43:40notamment
43:41l'idéologie woke
43:42il pourrait être
43:44son propre créateur
43:45s'auto-engendrer
43:46s'auto-engendrer
43:47dans son sexe
43:50dans son origine
43:51il n'aurait plus
43:51de filiation
43:52or
43:53nous ne sommes pas
43:54des monades
43:55donc si on n'accepte pas
43:56humblement
43:57que l'on a des racines
43:59à la fois humaines
44:00et puis
44:00qu'il y a une transcendance
44:02et qu'il y a quelque chose
44:02de sacré dans l'homme
44:03toutes les lois
44:05les plus folles
44:05seront possibles
44:06on le voit aujourd'hui
44:07il y a un glissement
44:08sémantique majeur
44:09se présente comme progrès
44:11et qui ici
44:12serait contre le progrès
44:14puisque le contraire du progrès
44:15c'est la régression
44:15se présente comme progrès
44:17toute technologie
44:19venant estampiller
44:20la possibilité
44:22d'un contrôle
44:23plus avancé
44:24sur la vie
44:25la naissance
44:26et la mort
44:26c'est un progrès
44:27de faire sauter
44:28tous les guerres
44:28de fois l'euthanasie
44:29c'est un progrès
44:30de constitutionnaliser
44:31l'avortement
44:32c'est à dire que
44:32des choses
44:33qui ne sont pas menacées
44:34qui sont possibles
44:35dans des conditions raisonnables
44:37doivent devenir
44:38l'alpha
44:39et l'oméga
44:39de la société
44:40donc on voit bien
44:41d'abord l'orgueil
44:42l'orgueil qu'il y a
44:43depuis les lumières
44:44à ce que l'homme
44:45se prenne pour Dieu
44:46et puis le vertige
44:48et le danger
44:49extrêmement mortifère
44:50parce qu'à partir du moment
44:51où vous dites
44:52qu'il n'y a pas de transcendance
44:53et qu'il n'y a pas de sacré
44:53l'état d'après
44:54c'est de dire
44:54que le bien et le mal
44:55n'existent pas
44:56donc si le bien
44:57et le mal
44:57n'existent pas
44:58tout est possible
44:59et tout est permis
45:00et particulièrement
45:02faire n'importe quoi
45:03et donc on aboutit
45:04à mai 68
45:05on a horizontalisé
45:06la différence des générations
45:07là on s'attaque
45:09à la différence des sexes
45:10mais on s'attaquait déjà
45:11à la différence des générations
45:12mais à partir du moment
45:13où les adultes
45:14ne sont pas dans une position
45:15verticale
45:16qu'est-ce qu'ils transmettent
45:17aux enfants
45:17comment ils les aident
45:18à grandir
45:18donc on a nié
45:20cette différence
45:20et pour moi
45:21alors il faudrait faire
45:22une très longue émission
45:23sur l'idéologie des lumières
45:24qui a été présentée
45:25de manière très idéalisée
45:26en France
45:26mais en réalité
45:27ça a préfiguré
45:28cette confusion
45:29et cette indifférenciation
45:30notamment du bien
45:31et du mal
45:32il nous reste 2 minutes 20
45:33mais à la limite
45:35je vais prendre
45:35redelle Arthur
45:36sur cette question
45:37au 20ème siècle
45:39au moment de l'URSS
45:40pour résister au communisme
45:42les russes se sont tournés
45:43en partie vers l'orthodoxie
45:44en Pologne
45:45les polonais
45:46se sont tournés
45:46vers le catholicisme
45:47pour tenir compte
45:47au communisme
45:48donc pour résister
45:49au totalitarisme
45:50la spiritualité
45:51prise en charge culturellement
45:53donc la religion
45:53a été
45:54certains l'oublient
45:56un garant de la liberté
45:57est-ce que de ce point de vue
45:59la part de l'homme
46:00qui lui appartient en propre
46:02le spirituel
46:02est-ce que ça peut être
46:03encore aujourd'hui
46:04presque un élément
46:06essentiel à la renaissance
46:07de l'esprit de liberté ?
46:09la philosophie
46:10et la religion
46:11sont des ressources fondamentales
46:13quand quelqu'un est face
46:14à une tragédie intime
46:15un deuil etc
46:16c'est pas sa raison
46:18qui va l'aider
46:18c'est évidemment
46:19sa dimension spirituelle
46:21et sa dimension
46:21et sa dimension philosophique
46:24et notamment
46:24les stoïciens
46:25avec la sagesse
46:26la justice
46:26la tempérance
46:27et le courage
46:27mais face au totalitarisme
46:29la religion
46:30pourquoi ?
46:31parce que en fait
46:31l'être humain
46:32il a besoin
46:33on le sait avec les études
46:34en éthologie
46:34tous les grands mammifères
46:35ont besoin de croire
46:36donc en fait
46:37si vous dites
46:38Dieu n'existe pas
46:39vous ne changez rien
46:40à ce besoin de croire
46:41simplement
46:42vous allez aller le compenser
46:44dans le fait de croire
46:45de croire à la magie
46:46de la technologie
46:47à la toute puissance
46:47de la médecine
46:48à la toute puissance
46:49du pouvoir en place
46:50à la toute puissance
46:51de l'homme providentiel
46:52qui je veux décevoir personne
46:54mais n'arrivera jamais
46:55parce que le dernier
46:56c'était il y a 2000 ans
46:57il a été crucifié
46:58donc on a besoin de croire
47:01la différence
47:02c'est est-ce que je crois
47:03en quelque chose
47:03qui m'élève
47:04ou est-ce que je crois
47:05en quelque chose
47:06qui me rabaisse
47:07le totalitarisme
47:08va vous faire adhérer
47:09de force à des certitudes paranoïaques
47:11la religion et la foi
47:13vont ouvrir vers le doute
47:14ouvrir vers l'humilité
47:15et donc vous permettre
47:16de croire en quelque chose
47:17qui vous transcende
47:18mais le besoin de croire
47:19il existe chez l'homme
47:20le tout petit mammifère
47:21a besoin de croire
47:22qu'il y a une figure
47:23de référence
47:24qui est bonne
47:25parce que sinon
47:25il n'a pas d'espérance
47:26et le narratif de crise
47:28il détruit l'espérance
47:29dans les jeunes générations
47:30c'est pour ça
47:30qu'il est extrêmement pathogène
47:31et que les jeunes ne vont pas bien
47:32Merci beaucoup
47:34Marie-Estelle Dupont
47:35d'avoir été l'invité
47:36de face à Beaucoté
47:37merci Arthur de Vatrigan
47:38merci Mathieu Beaucoté
47:40tout de suite
47:40vous retrouvez
47:41Eliade Deval
47:41et ses invités
47:42pour l'heure des pros 2
47:43bonne soirée sur CNews
47:44merci à tous
47:46merci à tous
47:47merci à tous
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