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  • il y a 9 minutes
Ce jeudi 2 avril, le profil défensif et la forte visibilité de Novartis et d’Iberdrola ainsi que la forte composante d’HSBC en Asie ont été abordés par Alexandre Marquis, gérant de portefeuille sénior chez Kepler Unigestion, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Alexandre Marquis, gérant de portefeuille senior chez Kepler Unigestion.
00:05Bonjour Alexandre, merci d'être en plateau ce matin afin de nous partager trois convictions
00:09Novartis, Iberdrola et HSBC, avec donc Iberdrola et Novartis qui ont un profil défensif.
00:16C'est vrai, on en parlait il y a un instant avec Jean-Louis Cussac, toujours beaucoup de flou,
00:20beaucoup de volatilité, des indices qui se font baloter. Bon c'est vrai que le secteur de la
00:23santé à première vue est assez épargné par ce qui se passe au Moyen-Orient. Oui, on a choisi des
00:28valeurs qui essaient de représenter ce qu'on essaie de construire dans nos portefeuilles,
00:31c'est-à-dire des titres avec beaucoup de visibilité. Novartis, Iberdrola, font partie de secteurs qui
00:37traditionnellement sont plus déconnectés du cycle économique, sont moins sensibles au choc de marché.
00:43Évidemment en ce moment, Monsieur Trump nous apporte beaucoup de new flow qui peut créer ce genre de
00:49tensions. Si je regarde Novartis, effectivement on a une entreprise qui est très mature, qui fait
00:54partie d'un marché suisse mais qui est très international, qui a un portefeuille de brevets de
01:00médicaments, qui est solide, diversifié sur des domaines de niche, la cancérologie, l'immunologie. On a
01:08une belle visibilité sur évidemment les dates de péremption de ces brevets qui généralement peuvent
01:14créer un petit peu de volatilité quand il n'y a pas de renouvellement sur ces marques là, mais c
01:18'est
01:18pas le problème de Novartis. Ils ont annoncé une croissance du chiffre d'affaires assez élevé de
01:24l'ordre de 8% et une perspective à horizon 2030 de 5-6% annualisé. Donc beaucoup de visibilité
01:30sur
01:30la partie fondamentale déconnectée de la crise. D'autant plus que le secteur de la santé a été
01:35boudé. En tout cas l'an dernier, le rôle défensif qui était espéré a été assez déceptif dans le sens
01:42que le secteur de la santé a été balloté avec les droits de douane. Ça a été une forte incertitude
01:46sur une bonne
01:47partie de l'année. Voilà les droits de douane effectivement et au-delà de ça un petit peu le
01:52le pricing des médicaments. On sait que monsieur Trump a ciblé les pharmaceutiques comme étant on va
01:58dire prenant un parti pris en faisant payer très cher les patients américains et beaucoup moins cher
02:03les patients européens par exemple. Il y a eu une tentative de rééquilibrage forcé. Il y a eu un accord
02:08notamment pour Novartis avec la Suisse sur les exports en fin d'année qui a un petit peu soulagé les
02:12marchés. Il y a eu un deuxième effet sur le secteur de la santé évidemment avec ces entreprises qui
02:17sont exposées aux médicaments de perte de poids donc notamment Novo Nordisk qui est un poids
02:24lourd du secteur qui a beaucoup souffert des différents allées venues sur l'optimisme, le
02:30pessimisme, le succès, la capacité des marges. Novartis n'est pas dans ce dans ce jeu là et c'est
02:35pour ça qu'on l'apprécie parce que c'est un îlot de stabilité dans un secteur qui est stable
02:40mais
02:41avec certains éléments qui sont plus disparates. Ce titre qui est proche d'un record historique, c'est vrai que
02:45juste avant la guerre en Iran il y était et il reprend du terrain depuis quelques jours plus 13%
02:50depuis le début de l'année à 123 francs-suisses.
02:53Iberdrola, là on part du côté de l'Espagne dans le secteur de l'énergie, là aussi ça se passe
02:58très bien pour Iberdrola en bourse, forte visibilité et puis aujourd'hui c'est vrai que les énergies vertes, on
03:05le vend en poupe.
03:06Voilà, Iberdrola l'année dernière a beaucoup bénéficié simplement de l'effet Espagne. L'Espagne, bon élève de la classe
03:12européenne en termes de chiffres de croissance et puis là dans le cadre de la crise
03:17iranienne, on assiste vraiment à une dichotomie entre les producteurs d'énergie qui sont sensibles au prix des matières fossiles
03:26et évidemment
03:27la forte hausse du prix du pétrole, du gaz a touché certains acteurs.
03:32Iberdrola a plus de 70% de son mix qui vient des renouvelables donc ça apporte évidemment une très grande
03:40visibilité, une très grande déconnexion
03:43de l'imprévisibilité du président Trump.
03:46Les rendements obligataires progressent, c'est quand même un élément à avoir en tête pour les énergies vertes, on se
03:50souvient qu'en 2022 c'est ce qui a eu provoqué un retournement sur ces business.
03:54C'est quelque chose qu'on doit surveiller, alors après ce sont des marchés qui sont régulés, où le régulateur
04:01a la capacité de contrôler plus ou moins les marges par rapport aussi
04:05au coût de financement de ces entreprises. Donc au final
04:10il peut y avoir des inquiétudes légères à court terme
04:14mais aujourd'hui c'est pas ce qui domine, c'est vraiment plutôt le prix d'énergie qui va piloter
04:18les utilities plutôt que les taux de refinancement.
04:2220 euros pour ce titre Iberdrola, plus 7,8% depuis le début de l'année, un titre qui est
04:27là aussi proche de son record historique
04:29et puis un dernier mot de HSBC, c'est la première banque d'Europe, il ne faut pas l'oublier,
04:33alors elle n'est pas dans la zone euro,
04:34c'est coté à Londres, mais c'est aujourd'hui une banque qui a une taille majeure notamment du côté
04:39de l'Asie.
04:40Voilà, c'est HSBC, le HS, c'est-à-dire Rangseng Bank historiquement, donc il y a une très forte
04:46composante asiatique
04:47ce qui permet aussi de se déconnecter un petit peu des menaces que pourraient faire peser les problématiques sur l
04:54'étroit d'Hormuz
04:55sur l'économie européenne, ça ne veut pas dire que l'Asie ne sera pas touchée, mais plus de diversification
05:00c'est toujours à stabiliser le profil.
05:02C'est un titre qui évidemment est moins défensif que les deux premiers que j'ai cités, mais il faut
05:07aussi pouvoir envisager la sortie de crise
05:09sur le dossier iranien et typiquement les financières, les bancaires ont cette capacité pour un portefeuille
05:15à capturer une bonne partie des rebonds d'optimisme qu'ils pourraient avoir.
05:21HSBC a cette qualité, encore une fois, de pouvoir offrir cette capacité de rebond tout en étant globalement,
05:27globalement, je ne vais pas dire immunisée, mais moins sensible que certains autres acteurs
05:31qui sont très exposés à la banque d'investissement notamment en Europe
05:35ou à des marchés obligataires domestiques comme la France qui pourraient être un peu plus chahutés.
05:41Le titre gagne 40% depuis un an, c'est vrai que l'an dernier le secteur bancaire
05:45c'était l'un des secteurs phares en Europe.
05:48Toutes ces bonnes nouvelles, elles ne sont pas déjà dans les cours,
05:50cette visibilité, le rendement, la croissance, le fait que les taux des banques centrales
05:56soient aujourd'hui plus propices aux banques, ce n'est pas déjà dans les cours tout cela ?
06:00C'est partiellement dans les cours, si on regarde les ratios de valorisation du secteur bancaire,
06:04évidemment il y a eu une revalorisation, le ratio price to book qu'on regarde traditionnellement
06:09pour les banques, c'est grandement revalorisé.
06:11On n'est clairement pas sur les plus hauts historiques pour le secteur bancaire,
06:15on a des métriques où on a été bien plus élevés, notamment avant la crise de 2008,
06:19où on était quasiment 50%, 100% plus chers.
06:22Aujourd'hui on a encore une visite raisonnable sur la pente de la courbe des taux,
06:27qui est vraiment un moteur très important pour le secteur bancaire,
06:31avec des taux longs qui sont significativement plus margés que les taux courts.
06:35Donc pour l'instant, à horizon 6, 12, 18 mois,
06:39on comprend quels sont les moteurs qui vont faire que les bancaires,
06:42et notamment HSBC, vont pouvoir continuer à créer de la croissance,
06:46et le redistribuer aux actionnaires.
06:49HSBC, mais aussi les autres titres que j'ai cités,
06:52ont à la fois un programme de rachat d'actions,
06:54en plus d'un dividende qui est attractif.
06:56Donc encore une fois, ça c'est la visibilité sur le business,
06:59et la visibilité sur la rentabilité pour les investisseurs,
07:01qui est très importante, avec des programmes de rachat d'actions
07:04de taille significative qui ont été annoncés.
07:07Merci beaucoup Alexandre Marquis de nous avoir accompagné ce matin,
07:09gérant portefeuille chez Kepler Unigestion,
07:12et donc trois convictions ce matin,
07:14Novartis, Iberdrola, et enfin HSBC.
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