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  • il y a 11 minutes
Sur un million de produits importés dans l’Union européenne en 2024, seulement 82 ont été contrôlés physiquement. Une situation qui permet de laisser entrer un grand nombre de produits non conformes. Après la mode, c’est maintenant le secteur de la décoration et de l’ameublement qui est fortement concerné par cette concurrence déloyale.

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Transcription
00:06On parle de la fast déco dans ce débat avec Cathy Dufour, bonjour, bienvenue.
00:11Vous êtes la déléguée générale de l'abeublement français et François Calfon, bonjour.
00:15Heureux député du Parti Socialiste.
00:17Alors, je disais fast déco, de quoi on parle tiens ? C'est quoi la fast déco ?
00:21C'est la fast fashion ?
00:23C'est à peu près la même chose mais pour le monde de la décoration et du meuble,
00:26on va le retrouver sur les mêmes plateformes chinoises que sur la fast fashion.
00:32Chine, alors un peu moins depuis le scandale des poupées pédopornographiques,
00:36mais surtout beaucoup plus inquiétant, Temu et puis d'autres plateformes qui sont en train d'arriver
00:40type Joybuy, TikTok, etc.
00:43Mais nous on va se concentrer principalement sur Temu.
00:4617% des Français ont acheté au cours des 12 derniers mois
00:49au moins un produit d'ameublement et de décoration sur cette plateforme
00:53à des prix défiant toute concurrence.
00:55Nous on pense qu'il y a de la vente à perte quand on regarde les prix
00:59avec des pratiques commerciales tout à fait douteuses
01:01et surtout des produits absolument non conformes à la réglementation européenne.
01:05Ça on va y revenir.
01:06Sur le constat, sur cette déferlante, elle est, François Calfon, conjoncturelle ?
01:12Elle est beaucoup plus importante depuis quelques mois ?
01:14Qu'est-ce qu'on peut en dire ?
01:15Écoutez, c'est simple, elle est structurelle pour deux raisons.
01:18Elle n'est pas conjoncturelle, elle est structurelle pour deux raisons.
01:20La première, c'est l'état de l'économie chinoise.
01:23Comme tout le monde sait que la Chine n'est pas une démocratie
01:25et qu'ils ont une masse de travailleurs, dans le temps on disait les travailleurs
01:29de l'intérieur qui viennent vers les côtes, pour maintenir le pacte social,
01:33ça a toujours été le deal en Chine, il n'y a pas la démocratie
01:36mais on vous donne le bien-être économique.
01:38Eh bien, il faut donner du travail à tous ces gens-là.
01:40Et donc, ces plateformes qui n'ont rien de privé, en réalité, sont l'exutoire
01:46du fait qu'il n'y a plus de croissance en Chine et qu'il faut une paix sociale.
01:49Ils avaient parié sur une consommation intérieure qui allait progresser,
01:52elle progresse moins que prévu.
01:53Elle progresse moins que... Elle est même tout à fait déprimée.
01:58Et du coup, la question de la vente à perte est structurante,
02:01parce qu'en réalité, dans toutes les industries, dans l'automobile c'est pareil,
02:05dans toutes les industries, la Chine subventionne ses exportations.
02:09Pour des raisons, d'abord, on pense que c'est pour nous tuer.
02:13C'est pour nous tuer.
02:14Mais d'abord, à court terme, pour maintenir un cadre social
02:18qui permet aux partis communistes chinois de rester sur ses bases.
02:21Et comme c'est l'atelier du monde, ils ont un excès de cash tellement considérable,
02:27les poches tellement profondes, qu'ils peuvent se permettre de subventionner leur économie.
02:32Après, le deuxième aspect, et plus économique,
02:35c'est qu'ils achètent de la part de marché en tuant leurs concurrents.
02:39Alors, c'est dans l'automobile, c'est dans les biens de consommation finaux,
02:42ça c'est les plateformes.
02:45Et ensuite, bien sûr, il y a des monopoles,
02:47et quand ils auront tué tout le monde, les prix remonteront.
02:50Je peux même donner une anecdote, on est en peu de temps,
02:52mais je suis allé voir chez nos amis de Seb Hoover,
02:55la dernière usine d'aspirateurs en France, à Vernon, dans l'Eure, pas loin d'ici.
03:01Et maintenant, c'est même eux qui fournissent les machines,
03:04outils qui permettent, par exemple, la plasturgie au sein.
03:06Mais ça en soi, ils savent le faire, tant mieux.
03:09Encore une fois, ils les fournissent à des prix défiant toute concurrence.
03:13Et vous savez ce qu'ils ont inventé pour nous tuer ?
03:15Même pour la production locale,
03:17ils ont inventé une taxe à l'exportation de ces machines
03:19pour renforcer le coût de la production locale.
03:22Donc, profondeur et un parti communiste.
03:25Et le deuxième aspect, d'une phrase,
03:27parce que ça, il n'y aura pas besoin...
03:30Évidemment, il y a les tarifs de Trump.
03:32C'est-à-dire qu'il n'y a plus de débouchés américains.
03:34Donc, c'est là où on a vu l'explosion de toutes ces plateformes en Europe
03:37comme seuls débouchés.
03:38Et on va voir quelle solution on peut mettre en place.
03:42Mais on a vu, malheureusement, dans l'univers de la mode du prêt-à-porter,
03:48des enseignes françaises qui étaient là depuis très longtemps
03:50disparaître les unes après les autres.
03:51Est-ce qu'on en est là aussi pour les enseignes d'ameublement et de décoration ?
03:55On n'en est pas là pour le monde de l'ameublement, fabrication et distribution,
03:58même si on est dans un climat qui est quand même très morose en Europe.
04:02Sur la fabrication française, en France, on a quand même aujourd'hui
04:06encore 37% de parts de marché de la fabrication française de meubles
04:10sur ce qui est vendu en France.
04:12C'était le double il y a 25 ans.
04:15Donc, ce qui nous inquiète là aujourd'hui, en effet,
04:17c'est cette concurrence déloyale des plateformes chinoises
04:20qui casse les prix, les référents prix du marché,
04:23qui ne payent pas la TVA, qui ne payent pas l'éco-contribution.
04:26Et donc, ce qui est forcément encore plus simple d'être moins cher
04:30quand on ne respecte déjà pas ces deux obligations réglementaires,
04:33qu'on ne respecte pas les conditions de sécurité.
04:36Et il y a un tel phénomène d'accélération
04:37que ce qui nous inquiète, nous,
04:39c'est qu'on est en train de casser des référents prix du marché.
04:41Le consommateur va être de plus en plus perdu
04:43sur ce qui est la vraie valeur des choses.
04:46Et donc, nos 37% de parts de marché aujourd'hui,
04:50nous, on alerte aujourd'hui pour ne pas que ça devienne
04:5315% dans 10 ans, ou peut-être moins.
04:56– Alors, on va voir quel levier est activé, effectivement,
04:58avec ce chiffre qui vient de la Commission européenne.
05:00Je me suis dit, mais ce n'est pas le bon chiffre.
05:01En 2024, sur un million de produits importés dans l'Union européenne,
05:06seulement 82 ont été contrôlés physiquement.
05:09C'est la Commission européenne qui donne ces chiffres.
05:11Ils ne sont pas farfelus.
05:12C'est quand même un fiasco absolu.
05:15Comment ça s'explique ?
05:16– Déjà, les opérations de contrôle, c'est les États membres,
05:19ce n'est pas la Commission européenne.
05:21Quand vous avez, moi j'ai rencontré la douane,
05:23ils ne peuvent pas le dire, moi je peux le dire à leur place,
05:25les agents de Bercy, à chaque fois qu'on fait des réserves de précautions,
05:28on tape dans les agents de la douane.
05:29C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a 16 000 agents de la douane
05:33et la DGCCRF sur la conformité des produits, sécurité.
05:36Vous savez combien il y a d'agents en France pour 70 millions d'habitants ?
05:403 500 agents.
05:41C'est-à-dire qu'ils ne peuvent pas travailler.
05:43Donc il y a quand même des réponses.
05:44– Il y a une incapacité physique à contrôler tous ces produits.
05:47– La réponse c'est bien sûr la data, l'intelligence artificielle, etc.
05:51On a une loi douanière qu'on a anticipée d'ailleurs,
05:54puisqu'on a mis en place deux façons anticipées,
05:57alors que la loi n'est même pas prise,
05:59une taxe à 3 euros, sur laquelle va s'ajouter 2 euros.
06:02Alors attention, ce n'est pas par la commande,
06:04c'est par chaque catégorie de produits que vous commandez.
06:07Et quand on sait que le ticket moyen,
06:10alors ce n'est pas les meubles,
06:10c'est 2,60 euros sur les plateformes,
06:13vous rajoutez quand même 5 euros,
06:14ce n'est pas rien, ça fait 7,50 euros,
06:16ça change totalement la nature.
06:17Et si vous, dans une même commande,
06:21il y a trois catégories de produits, c'est 15 euros.
06:23Donc déjà, ça freine énormément les choses.
06:25– Vous envoyez déjà les effets ?
06:27– Les effets, c'est que la France a anticipé,
06:29par une loi, sur la taxe à 3 euros,
06:31et qu'il n'y a plus d'importation en France,
06:34quasiment plus.
06:35On est passé de ça à ça,
06:37d'importation par les plateformes.
06:39Parce qu'elles sont allées, c'est pour ça qu'il faut une loi européenne,
06:42dans d'autres pays,
06:43et c'est les camions qui ramènent les commandes.
06:45Donc les effets, ils sont,
06:46la taxe à 5 euros, ils sont énormes.
06:49Deuxième chose, parce qu'on peut aller accélérer,
06:51on a 13 minutes, peut-être 5 maintenant,
06:53la stratégie de Chine
06:55est tout simplement d'arrêter
06:57l'histoire du petit colis.
06:58Donc là, on a un problème,
07:00c'est qu'ils sont en train d'ouvrir
07:01des méga-entrepôts en Pologne,
07:05c'est des hectares,
07:06des hectares d'entrepôts,
07:07comme ça, et certes, ils seront soumis
07:10non plus à la taxe au petit colis,
07:11mais à la TVA,
07:12mais il y a une espèce d'autoroute.
07:16Alors, comment on lutte ?
07:17Donc la taxe à 5 euros.
07:18Deuxième chose,
07:19parce qu'on n'aura jamais
07:20les agents du service public
07:21dans tous les pays en nombre suffisant,
07:23eh bien aujourd'hui,
07:24quand vous prenez un conteneur en Roissy,
07:26et que vous prenez un pays
07:27non conforme sur les douanes,
07:28non conforme sur la sécurité,
07:30eh bien c'est le seul produit lui-même
07:33qui est réputé non conforme.
07:35Demain, avec le passeport numérique du produit,
07:37le produit est réputé non conforme,
07:39donc un, je ne sais pas quoi,
07:41un meuble,
07:42les fameux matelas enroulés,
07:43eh bien avec le passeport numérique produit
07:46et les databases européennes,
07:48et je félicite la France,
07:49je me suis battu pour,
07:50et l'autorité douanière européenne,
07:52il y aura des databases européennes.
07:54Le produit est non conforme en France,
07:56contrôlé par la DGCCRF,
07:57il apparaît non conforme.
07:58L'ensemble des douanes et des autorités
08:01de contrôle de la sécurité des produits,
08:03il est réputé non conforme.
08:05Deuxième instrument,
08:05et comme ça on ne sera pas trop technique,
08:07l'inversion de la charge de la preuve
08:09sur la responsabilité.
08:10Aujourd'hui,
08:11Tému, Chine, etc.,
08:12c'est l'histoire des poupées pédopornographiques.
08:15Ah mais ce n'est pas nous,
08:15nous on a vendu un produit,
08:17on retire le vendeur,
08:18c'est une place de marché,
08:19c'est comme si vous étiez placé
08:20dans un marché physique,
08:22il y a une contrefaçon,
08:23le placier dit,
08:23il n'y aura plus commerçant.
08:24Mais la vérité,
08:25c'est qu'en l'été,
08:26il commande.
08:27C'est un peu comme sur Uber,
08:30etc.,
08:30c'est des vrais employeurs.
08:31Et donc,
08:32il y a une inversion de la charge de la preuve
08:33qui est prévue dans la réforme douanière
08:35qui va rentrer en discussion.
08:37Vous êtes réputé responsable
08:40en tant que plateforme des produits défectueux,
08:41ça, ça change tout.
08:42Double question,
08:43Cathy Dufour.
08:44Sur ces nouvelles réglementations,
08:47est-ce qu'elles vous semblent
08:48potentiellement efficaces ?
08:49Et puis sur ces contrefaçons
08:50ou ces produits non-conformes,
08:52de quoi on parle ?
08:53À quel point ça peut être dangereux
08:54pour les consommateurs ?
08:57Tous les produits ne sont pas dangereux
08:58parce qu'il n'y a pas forcément
08:59des enjeux de sécurité
09:00sur tous les produits.
09:01Mais vous prenez les chiffres,
09:02je crois,
09:02qui ont été donnés hier
09:03par le ministre Papin.
09:05700 contrôles de la DGCCRF
09:07l'année dernière,
09:0870% de non-conformité,
09:11dont 45% de dangerosité.
09:13D'accord ?
09:14Sur le meuble,
09:15c'est le cas,
09:16on a testé des lits superposés
09:17pour des enfants,
09:18des tables allongées.
09:19C'est catastrophique.
09:20On a des risques
09:20de strangulation,
09:22on a des risques
09:22de pendaison,
09:23d'étouffement,
09:24et les produits
09:25sont parfaitement non-conformes.
09:27C'est un trafic organisé.
09:28Je pense qu'il faut
09:28qu'on en ait
09:29complètement conscience.
09:30On a des produits
09:31qui contournent
09:32la réglementation,
09:33on a des plateformes
09:33qui contournent
09:34la réglementation
09:34qui ont malheureusement
09:35toujours un coup d'avance.
09:36On met 3 euros en France,
09:38c'est bon,
09:39on atterrit ailleurs
09:39et puis on fait passer
09:40la frontière.
09:41Il y a l'Europe
09:42qui va mettre
09:42la taxe petit colis,
09:44on est en train
09:44de construire des entrepôts
09:45en Pologne
09:46pour pouvoir gérer
09:50vraiment qu'on ait une réponse
09:50je pense très ciblée
09:51sur les plateformes
09:53parce que les vendeurs tiers,
09:55ils apparaissent,
09:55ils disparaissent.
09:57C'est-à-dire que la réponse
09:57technologique
09:58dont vous parlait
09:59François Califont à l'instant,
10:00elle vous semble suffisante ?
10:02C'est une brique du mur
10:04qu'il faut...
10:05C'est une brique du mur,
10:06elle nous semble
10:07absolument nécessaire
10:08et je pense que
10:09le sujet de la coordination aussi,
10:11on le voit
10:11quand on s'aperçoit
10:12que d'un point de vue fiscal,
10:13il y a un problème
10:13sur la TVA.
10:15En général,
10:16nous, les produits
10:16qu'on a testés,
10:17ils étaient frauduleux
10:19frauduleux sur la TVA,
10:20l'éco-contribution,
10:21la sécurité,
10:22l'information produite
10:23aux consommateurs
10:24et les pratiques commerciales,
10:26je n'en ai pas parlé
10:27mais voilà.
10:27Donc il y a un moment...
10:29En l'état,
10:30parce que je dis
10:30l'évolution de la réglementation
10:32mais en l'état
10:32du droit européen,
10:34on peut tout à fait
10:34taper TEMU
10:35parce que par exemple,
10:36il y a tout ce qui est
10:37la pratique
10:38des pratiques addictives
10:40de fausse promotion
10:41et de jeu,
10:42de gaming.
10:43C'est-à-dire que
10:44si vous...
10:45Moi, je me suis inscrit
10:46sur TEMU
10:47juste pour voir
10:47mais vous êtes abreuvés
10:49de réduction,
10:52de jeux...
10:52C'est parce que du harcèlement
10:53en permanence,
10:54on sollicite votre attention
10:55pour vous assurer.
10:55Et la loi qui régule
10:56l'Internet
10:57et toutes ces plateformes,
10:58ils sont déjà sanctionnables.
11:00Simplement,
11:01je vais le dire
11:01avec des mots simples,
11:02la commission faisait dodo.
11:04C'est-à-dire qu'il n'y a pas
11:04une enquête
11:05qui était ouverte.
11:05Votre serviteur
11:06sur l'affaire de Chine,
11:07je suis allé voir
11:08la commissaire en charge,
11:09Mme Verkunen,
11:10pendant la...
11:12finalement,
11:12pendant le scandale
11:13des poupées sexuelles,
11:14il y avait des...
11:15comment dire...
11:16des informations préalables
11:18qui étaient ouvertes,
11:19aucune enquête
11:21contre Chine.
11:21Je lui dis,
11:22est-ce qu'on aura
11:22une enquête
11:23au premier trimestre ?
11:23L'enquête vient de tomber.
11:25Donc, en réalité,
11:26c'est les États membres,
11:27ce n'est pas la commission
11:27qui est dans un État flottant,
11:29c'est les associations
11:31de consommateurs,
11:32ce sont les professionnels
11:33qui peuvent mettre
11:33la pression sur la commission.
11:34Et quand on regarde
11:35le moi profond
11:36de la commission,
11:37parce que M. Thierry Breton
11:39a laissé une boîte à outils
11:40pour taper très violemment
11:41ces plateformes,
11:42pourquoi la commission
11:43ne les utilise pas ?
11:44Parce que derrière,
11:45c'est de la politique.
11:46Mme Van Der Leyen
11:47qui dit,
11:48je n'ai plus le débouché américain,
11:49je veux pouvoir faire
11:50du commerce avec la Chine,
11:53voire un peu
11:53les voitures allemandes
11:54qui sont les machines
11:56outils allemandes,
11:56etc.
11:58Et donc,
11:58on est peu allant
11:59sur, finalement,
12:03sur l'ouverture d'enquête.
12:05On a les règlements,
12:05mais on les utilise
12:07assez peu,
12:08ces lois.
12:08Et on peut le faire.
12:11Après, il y aura aussi
12:12toute une série de choses
12:13sur le contenu local,
12:16l'économie du meuble,
12:17ça peut être aussi
12:18les commandes
12:19par les appels d'offres.
12:20Donc, nous nous battons
12:21pour du made in Europe,
12:22pour du contenu local
12:24dans les appels d'offres.
12:25Un dernier mot sur,
12:26effectivement,
12:26une sorte de préférence européenne
12:28qui pourrait sauver
12:29un secteur comme le vôtre
12:30ou en tout cas
12:31le booster.
12:32Oui, bien sûr.
12:33Nous, on milite beaucoup
12:34pour le coût d'usage.
12:35Je pense que ça,
12:36c'est un point important.
12:36On travaille sur des produits
12:38qui sont durables,
12:39qui ont une valeur d'achat
12:40bien supérieure,
12:41évidemment,
12:41à ce qui arrive de Chine
12:42et qui ne respectent pas
12:43la réglementation.
12:44Mais dans la durée,
12:45pour le consommateur,
12:46ça vaut le coup.
12:47Donc, je pense qu'on a
12:47une vraie réflexion à avoir
12:48sur le coût d'usage
12:50et c'est vrai aussi
12:51dans les marchés publics
12:53avec peut-être une façon
12:54de repenser aussi
12:55les achats publics
12:56qui sont très one-shot
12:58en fonction de subventions
12:59et qui ne regardent
13:00probablement pas
13:01sur notre catégorie de produits
13:02la notion d'entretien
13:04et de durée d'utilisation.
13:07Donc là, on est dans
13:07la dimension française,
13:08achats publics en France,
13:09soit de l'État,
13:10soit des collectivités locales.
13:11L'achat public,
13:13il y a une réforme des marchés publics
13:16puisque c'est une législation européenne
13:17et nous nous battons,
13:19c'est là l'autre aspect,
13:20pour qu'il y ait ce made in Europe
13:21qui aujourd'hui,
13:22on n'a pas le droit
13:22de discriminer
13:23par l'origine du produit.
13:25Et c'est un chemin de croix
13:27en toute laïcité
13:28à opérer en Europe
13:29pour convaincre
13:29nos partenaires européens
13:30qui ne sont pas
13:31sur cette vision-là.
13:31Merci beaucoup,
13:33merci à tous les deux,
13:34à bientôt sur Be Smart for Change.
13:35On passe au grand entretien
13:37de ce Smart Impact
13:38avec Cécile Denormandie,
13:39la déléguée générale
13:40de l'Association française
13:41des entreprises
13:42pour l'environnement.
13:43Sous-titrage Société Radio-Canada
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