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  • il y a 14 heures
En 2025 78 % des entreprises ont adopté l’IA contre 55 % en 2023. Ce sont les chiffres d’un rapport de Consumer Edge. Face au développement du secteur, l’Europe prend du retard. Nos invités nous expliquent dans quelle mesure elle peut encore avoir une carte à jouer pour élaborer une stratégie qui lui permette de construire une souveraineté numérique.

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Transcription
00:00Smart Trends, on parle intelligence artificielle avec cet enjeu autour de la place que la France,
00:09que l'Europe peuvent prendre dans ce match, ce combat mondial autour de l'IA.
00:14Je vous présente mes invités, François Bourrier-Soiffer, bonjour et bienvenue.
00:18Vous êtes directeur général délégué de Safran AI, la division du groupe Safran dédiée à l'intelligence artificielle.
00:23Et Henri Dagrin, bonjour.
00:25Et bienvenue à vous aussi, délégué général du CIGREF, c'est le club informatique des grandes entreprises françaises.
00:32Je ne sais pas si j'ose vous poser la question, mais quand même, on va parler d'IA générative.
00:36On rappelle peut-être en quelques mots très vite de quoi il s'agit.
00:40De quoi il s'agit ? C'est une forme d'intelligence artificielle, parce qu'effectivement, sous ce terme-là,
00:46on a tendance à y mettre en forme de mots-valises avec énormément de choses,
00:50et pas seulement de l'algorithmie comme ça pouvait se faire il y a quelques années.
00:54Et l'IA générative, c'est cet IA qui va être entraîné sur des quantités de données considérables,
01:02ce qui vient d'ailleurs tirer des sujets sur de la puissance de calcul et ce type de choses,
01:06et qui va donner des résultats, ce qu'on va qualifier parfois d'adput,
01:11qui ne sont pas totalement déterminés par rapport à ce que vous auriez pu avoir en données d'entrée.
01:16Et donc, c'est celles avec lesquelles le grand public dialogue le plus souvent.
01:19L'exemple le plus parlant, c'est les technologies qui sont celles de Mistral,
01:23qui sont celles d'OpenEye, qui sont celles qui ont effectivement éveillé l'ensemble du grand public
01:28sur les sujets d'intelligence artificielle, là où précédemment, c'était des sujets un peu plus niches,
01:33soit sur des segments de marché très déterminés, soit pour des fanas informatiques.
01:38C'est ce qui a permis finalement à l'IA de se démocratiser et d'être massivement utilisé
01:44par les citoyens et puis par les entreprises.
01:48Ce chiffre qui nous est donné, 78% des entreprises dans le monde ont adopté l'IA.
01:54C'est une progression fulgurante, c'est loin d'être une mode.
01:58Est-ce que c'est une obligation ?
02:00Est-ce que toutes les entreprises qui utilisent l'IA générative en ont forcément besoin ?
02:03Alors attention, parce qu'effectivement, si on parle d'IA générative,
02:07effectivement, il y a cette grande tendance qui date de novembre 2022,
02:12au moment où OpenEye a rendu en accès libre son produit,
02:18avec je crois plus de 100 millions d'utilisateurs de comptes créés en deux mois.
02:21Enfin quelque chose de...
02:23Vertigineux.
02:24Oui, très très vertigineux.
02:25En revanche, pour les grandes entreprises et au sein de leur système d'information,
02:29ça fait déjà bien longtemps qu'il y avait une diffusion de composants d'IA
02:36sous la forme du machine learning depuis longtemps et pas de l'IA générative.
02:42Et donc, il y a quand même une forme de comptes qui s'en servaient sans savoir qu'ils s'en servaient.
02:46Bien souvent, c'est surtout ça.
02:49Et on n'allait pas expliquer aux gens que dans leur système d'information,
02:52il y avait de l'IA générative, du machine learning.
02:55En revanche, aujourd'hui, effectivement, c'est une dimension tout à fait différente
02:59puisque ça modifie de manière assez substantielle les formes du travail directement
03:05de tous les collaborateurs dans les entreprises,
03:08dès lors qu'on les incite à utiliser des outils d'intelligence artificielle générative.
03:15Sachant par ailleurs que même dans les entreprises qui ne les incitent pas,
03:20il y a tout un sujet autour du shadow AI qui est substantiellement différent du shadow IT
03:25puisque c'est de l'usage par les collaborateurs à leur propre profit
03:30d'outils d'intelligence artificielle générative et bien souvent sur des devices personnels,
03:36ce qui, par ailleurs, pose des questions en termes de sécurité,
03:40de protection de l'information de l'entreprise dès lors qu'il s'agit de données sensibles.
03:44Et c'est un sujet sur lequel je crois qu'il faut travailler.
03:46Évidemment, parce qu'on rappelle que ces IA génératives,
03:48j'imagine un cabinet d'avocats, alors ils ne le font plus, j'espère pour eux,
03:52mais qui donneraient des détails sur une affaire,
03:55ces détails vont être digérés par l'IA générative.
03:58Alors, ce qui nous réunit, l'actualité, c'est ce projet important d'intérêt européen commun,
04:03ce PIEC autour de l'IA, appel à manifestation d'intérêt qui est ouvert jusqu'à la fin du mois.
04:09Vous diriez quoi, François Brouillet-Souffert ?
04:11C'est une opportunité pour les entreprises françaises ?
04:14C'est l'impulsion européenne que vous attendez ?
04:18Comment vous définissez ce moment ?
04:20Oui, effectivement, je pense que c'est une réelle opportunité pour les grandes, les petites, les startups,
04:26pour tous ceux qui opèrent sur ces sujets-là.
04:29Et qui, depuis longtemps, ont un sujet probablement de passage à l'échelle de commandes publiques,
04:33de réussir à faire entrer ces nouvelles technologies dans les UJAS,
04:40et de le faire un peu autrement, effectivement, que le Shadow AI dont vous parliez tout à l'heure,
04:43et qui est effectivement un sujet.
04:46Un sujet comme un AMI, et celui-ci en particulier,
04:49c'est aussi l'occasion de faire foisonner des idées,
04:52je pense que c'est mutuellement bénéfique, à la fois pour ceux qui le lancent,
04:56qui peuvent ne pas avoir pensé à certains sujets sur lesquels l'IA pourrait apporter énormément de valeur,
05:02et puis également du côté de ceux qui portent les idées, qui portent des projets,
05:05pour pouvoir expliquer leur vision,
05:07et de réussir à obtenir, in fine, des financements pour les passer à l'échelle.
05:12Je pense qu'il y a une dimension européenne aussi qui est particulièrement importante sur ces sujets-là,
05:16pour éviter de se retrouver dans soit une sorte de marché captif,
05:20mais les coûts sont tellement forts, si vous voulez faire quelque chose avec une ambition mondiale,
05:26que de réussir à faire passer ce type de sujet à un niveau européen
05:30est aussi une opportunité de ce point de vue-là,
05:33pour à la fois mutualiser les gens qui vont avoir à en connaître,
05:36mais également pour pouvoir être sur des budgets relativement significatifs
05:40qui sont ceux dont on besoin beaucoup de sociétés dans le secteur.
05:42Parce que si l'Europe veut faire le match avec les Etats-Unis, la Chine,
05:46c'est des montants d'investissement qui sont colossaux ?
05:49Oui, ce sont des montants considérables qu'il faut mobiliser,
05:53il n'y a qu'à voir ce que les entreprises, l'industrie américaine de la tech,
06:01du numérique, de l'IA, investit aujourd'hui,
06:03c'est de l'ordre de 250 milliards de dollars par an
06:08qui sont investis directement aux Etats-Unis,
06:11et il faut bien avoir conscience que sur ces sommes considérables
06:15qui sont investies, quasiment 80% c'est des infrastructures.
06:21Infrastructures de calcul, infrastructures de stockage,
06:23infrastructures de réseau, c'est des infrastructures d'énergie,
06:28d'alimentation en eau pour refroidir, de climatisation, de GPU, et ainsi de suite.
06:32C'est donc d'abord les infrastructures, le coup de l'IA.
06:35Et donc nous avons en Europe un très grand retard en matière d'infrastructures.
06:40La deuxième chose, c'est que ce PIEC-IA va permettre en fait de mobiliser des consortiums
06:49qui vont se constituer pour répondre aux exigences de ce PIEC.
06:54Donc plusieurs entreprises, grandes entreprises qui vont se réunir.
06:56Et pas uniquement des entreprises qui fournissent de la technologie,
07:01mais également des utilisateurs de technologie pour qu'ils apportent leurs cas d'usage
07:05les plus intéressants.
07:08Et c'est dans le cadre de ces consortiums que vont se développer les projets
07:13qui sont par ailleurs financés partiellement par le PIEC-IA,
07:17et avec les États qui vont abonder ce financement du PIEC.
07:23L'Allemagne a déjà pris des dispositions dans ce sens.
07:26La France est en train de travailler.
07:28Il y a un duo ou un moteur franco-allemand dans cette affaire ?
07:30Absolument, c'est vraiment l'impulsion franco-allemande.
07:33Et du reste, ça s'inscrit également dans une stratégie
07:38qui, dans la dynamique de GaiaX, où on a créé les espaces de données,
07:44et il y a des consortiums qui se créent autour de ces espaces de données industrielles
07:48qui se sont déjà constitués autour de GaiaX,
07:51pour partager de la donnée de manière sécurisée.
07:53Et ensuite, comment à partir de ces données partagées,
07:56on va créer de la valeur avec des outils d'intelligence artificielle ?
08:00Ce sont ça les principaux cas d'usage qui vont se développer.
08:02Alors, on est en retard, mais est-ce que ce n'est pas trop tard, François Bourrier-Soiffer ?
08:06On peut rattraper, on peut créer cette espèce de géant européen de l'IA ?
08:12Oui, j'en suis absolument convaincu.
08:16J'en suis convaincu aussi, parce qu'on est issu d'une société
08:19qui était une petite start-up, qui a fini par grossir,
08:22à tel point qu'elle a fini par intéresser des grands groupes,
08:24dont le groupe Safran, qui nous a acquis en septembre 2024.
08:29Safran, et je pense qu'au sein du Cigraf, vous avez pas mal d'autres exemples,
08:33c'est un vrai leader mondial sur certains segments de marché.
08:36Et pour en donner quelques exemples, c'est un leader mondial,
08:41alors évidemment, dans les moteurs, ça, ça vient à l'idée de tout le monde,
08:44qui sont quand même des sujets sur lesquels il y a beaucoup d'investissement aussi.
08:48C'est un vrai leader mondial aussi sur des sujets très couche basse,
08:52de position, navigation, temps.
08:54Oui, électronique de défense.
08:56Oui, électronique de défense.
08:56Vous avez des horloges atomiques dans les satellites,
08:59vous avez des centrales inertielles dans les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins.
09:02Donc, pour vous dire sur des choses qui sont très très deep tech,
09:06ça, je pense qu'on l'oublie.
09:07En fait, on a des très grandes sociétés françaises qui sont très très deep tech
09:09et qui peuvent avoir, et on pourrait citer d'autres industrielles,
09:12je connais mieux le secteur de la défense, mais on aurait pu citer Thalès,
09:14on aurait pu en citer d'autres, c'est le cas également chez Airbus,
09:17qui ont des vraies places de leadership mondial.
09:20Donc, je pense que l'IA, pourquoi avoir cette exception-là ?
09:23Alors, certes, elle est très coûteuse,
09:25mais on a aussi de très bons ingénieurs, de très bonnes idées.
09:28Et puis, cette manière de faire de plus en plus européenne,
09:31moi, me laisse à penser qu'il y a quelque chose à jouer,
09:34il y a quelque chose à jouer dans ce monde qui se polarise toujours un peu plus,
09:38et sur lesquels on le sent, nous, sur les marchés internationaux,
09:41une vraie demande pour avoir des solutions
09:43qui répondraient à des exigences d'autonomie stratégique.
09:46Oui. Alors, justement, sur cette question de souveraineté,
09:48parce que si l'Europe se réveille, c'est évidemment pour réduire sa dépendance
09:52aux fournisseurs, aux technologies non européennes en matière d'IA,
09:56si on prend des cas concrets pour des grandes entreprises françaises
09:59qui, aujourd'hui, n'ont pas le choix et doivent travailler
10:02avec des fournisseurs non européens, qu'est-ce que ça changerait ?
10:06Alors, déjà, soyons clairs,
10:10quand on regarde la réalité des dépendances de l'économie européenne
10:14à l'égard de l'industrie américaine du numérique,
10:16c'est pas par anti-américanisme que l'on dit ça, c'est juste factuel,
10:2083% des achats de logiciels et de services cloud,
10:23et l'IA est un service cloud un peu particulier,
10:26mais c'est un service cloud,
10:2783% des achats dans l'économie européenne
10:30se font auprès de l'industrie américaine du numérique.
10:33Ça qui génère, en gros, en 2025,
10:35c'est ce qu'on avait calculé dans un rapport
10:37que nous avons publié récemment,
10:39ça génère, c'est 264 milliards d'euros
10:42d'achats auprès de cette industrie.
10:45Pour ordre de grandeur, les achats de gaz et de pétrole
10:47de l'économie européenne, c'est 350 milliards,
10:49oui, on n'est pas très éloigné.
10:5180% de la valeur ajoutée aux États-Unis,
10:53ce qui entretient 2 millions,
10:54près de 2 millions d'emplois, directs, indirects et induits.
10:57Si on continue comme ça,
10:59eh bien, c'est avec l'intelligence artificielle,
11:02et sans se doter de nos propres capacités,
11:04cette dépendance, elle va s'accroître.
11:06Et le problème de cette dépendance,
11:09c'est qu'à un moment donné,
11:11ça a des effets directs sur la compétitivité
11:13de l'économie européenne.
11:14Bien sûr, mais donc là,
11:15il y a une volonté d'inverser la tendance.
11:18Absolument.
11:18Mais c'est une course contre la montre aussi
11:20dont on est en train de parler,
11:22vu les montants investis dont vous nous parliez tout à l'heure,
11:24la rapidité, la montée en puissance
11:26des modèles développés par les géomaricains
11:29ou aussi par la Chine.
11:31Mais on sait les faire les modèles,
11:32c'est pas tellement ça.
11:32C'est toute la dynamique industrielle
11:35avec une régulation de cette dynamique industrielle
11:38qui doit être repensée
11:39pour faire de la technologie,
11:41non pas avec une stratégie de prix bas
11:46pour le consommateur
11:47et de protection de sa vie privée,
11:49mais le faire comme les États-Unis,
11:50comme avec cette obsession
11:52que ça soit un des piliers de la puissance.
11:56Mais donc ça veut dire quoi ?
11:56C'est la réglementation qui doit changer au niveau européen ?
11:59Il y a plein de choses qu'il faut modifier.
12:02C'est notamment jouer sur les différents leviers
12:04des politiques publiques
12:06qui permettent de développer un tel secteur industriel
12:09et ça accompagner le mouvement des entreprises,
12:13notamment à travers des consortiums
12:15comme ceux qui vont se créer à travers ce PIEC-IA.
12:18Est-ce qu'on peut créer une IA européenne
12:20qui soit la plus éthique possible ?
12:25Parce que c'est aussi un enjeu de l'IA,
12:28de son usage,
12:29de ce qu'on va en faire dans nos sociétés.
12:31Est-ce que ça peut être sa particularité ?
12:35Ça peut être sa particularité.
12:37Il faudra définir ce qu'est une IA européenne.
12:39Mais ça pourrait être effectivement
12:41une des caractéristiques.
12:43Je pense qu'il pourrait y en avoir d'autres.
12:46On pourrait imaginer que
12:47cette façon de faire européenne,
12:49c'est aussi en réponse à
12:51peut-être pas un certain nombre d'impérialistes,
12:54mais en réponse à des interdépendances
12:55ou des dépendances
12:56qui sont peut-être un peu trop fortes aujourd'hui.
12:57Donc c'est probablement une IA
12:59qui autonomise davantage
13:01ses utilisateurs ou ses bénéficiaires.
13:05Et donc je pense qu'il ne faut pas le faire qu'en réaction.
13:09C'est-à-dire qu'on parle de ça parfois
13:12dans le monde des startups,
13:13mais il ne faut pas essayer de faire
13:14une sorte de copycat
13:15de ce que peuvent faire les uns les autres,
13:17mais d'essayer de penser ça
13:18de manière beaucoup plus globale,
13:19beaucoup plus transverse
13:20pour se dire quelle est la proposition de valeur
13:21que l'on fait,
13:22parce qu'à la fin de la journée,
13:23il va falloir que tout ça soit un réel business.
13:25Bien sûr.
13:26Acheter même au-delà des Européens.
13:28Je pense que le marché est peut-être même trop petit.
13:30Il est déjà beaucoup plus vaste que la France,
13:32mais je pense qu'il y a de la place pour une IA européenne.
13:34Déjà, si les grandes entreprises européennes
13:35peuvent se fournir au pas d'une IA européenne,
13:37ce serait mieux quoi.
13:37Mais il y a un monde où l'IA européenne
13:38est aussi le leader mondial.
13:40Je pense qu'on peut aussi l'imaginer.
13:41C'est encore possible, vous y croyez à ça ?
13:43Moi, je pense que les choses sont dynamiques.
13:47Il ne faut pas les regarder statiques aujourd'hui.
13:49Il y a un certain nombre de dépendants.
13:50Je pense qu'il y a des choses qui s'organisent.
13:51Il y a des leviers de puissance.
13:53Et puis, quelle est votre proposition de valeur ?
13:55Si c'est une proposition de valeur
13:56qui entre en résonance
13:57avec l'ensemble des besoins
13:58que vous pourriez avoir à l'international,
14:00pourquoi pas ?
14:01Surtout, il y a un autre phénomène
14:03sur lequel il faut insister
14:04et auquel pourrait répondre
14:06et dont on espère
14:07qu'il sera bien traité par ce pied qu'il y a,
14:10c'est que jusqu'à maintenant,
14:10les modèles d'intelligence artificielle générative
14:13ont été entraînés sur les données du web.
14:16Aujourd'hui, il y a tout un pan de données
14:18considérables et à très forte valeur ajoutée
14:21qui sont les données industrielles
14:23et sur lesquelles n'ont pas encore aujourd'hui
14:26été entraînées de manière massive
14:28des modèles de langage.
14:30C'est pour ça que nous cherchons
14:31à d'abord sécuriser ces données
14:34qui portent beaucoup de propriétés intellectuelles,
14:37qui portent beaucoup d'enjeux économiques
14:39et ensuite, une fois que ces données sont sécurisées,
14:43pouvoir entraîner des modèles,
14:45des modèles, des LLM dessus,
14:48peut-être plus petit,
14:48on parle beaucoup de small model language,
14:51sur des modèles plus petits.
14:52Métier par métier, en quelque sorte,
14:54cœur de métier par domestier.
14:55qui soient très spécialisés
14:58et qui permettent d'être entraînés
15:00sur ces cohortes de données
15:03qui ont une valeur économique considérable
15:05pour ensuite servir les industries européennes.
15:08Je crois que c'est un des enjeux.
15:09Je ne sais pas si vous êtes d'accord.
15:10Est-ce que vous travaillez dans cette direction ?
15:12Si, si, je suis d'accord.
15:14Évidemment que ce sont des choses
15:16qui nous guident,
15:17qui sont des grandes directions,
15:20des axes d'efforts que l'on poursuit.
15:21Je pense que sur la donnée,
15:22il y a effectivement un enjeu.
15:23D'ailleurs, qu'on parle de web,
15:24et vous aurez peut-être davantage que moi
15:26les pourcentages en tête,
15:27mais c'est un pourcentage qui explose
15:31et qui fait peur avec des horizons à 2030
15:33où ça devient complètement fou.
15:34C'est le pourcentage de la donnée du web
15:37qui n'est pas intègre, si vous voulez,
15:39qui est elle-même et de la donnée simulée
15:40qui elle-même peut être donnée.
15:41De la donnée synthétique.
15:41Je crois qu'aujourd'hui,
15:42on en est à 50%.
15:43Et je crois qu'à 2030,
15:45j'avais vu quelque chose...
15:46Pas intègre, ça veut dire...
15:47Non, non, mais qui est de la donnée synthétique.
15:48C'est qui est générée
15:50par de l'intelligence artificielle.
15:52D'accord.
15:53Ça fait partie des sujets
15:55qui peuvent aussi entraîner
15:57un certain nombre de manipulations,
16:00de désinformations.
16:01C'est ce qu'on lit parfois sur les fake news.
16:03C'est tout ce que vous pourriez avoir.
16:04Une IA entraînée là-dessus,
16:06qui est entraînée sur de la donnée elle-même
16:08générée par de l'intelligence artificielle,
16:11il pourrait y avoir un phénomène
16:12un peu, que j'ai déjà dit en interne,
16:14de vache folle.
16:15Ou d'autophagie.
16:16On parle souvent d'autophagie de l'IA.
16:18Où finalement, vous vous nourrissez des bovins
16:20avec des restes animaux.
16:22Et ça, à la fin, ça se termine assez mal
16:24et on l'a eu dans le passé.
16:25Donc, on pourrait assez imaginer...
16:26D'où l'importance de modèles
16:29qui sont centrés sur un cœur de métier.
16:31C'est ça que j'essaie de le dire.
16:32Et ça, je ne sais pas si c'est de l'éthique,
16:34mais c'est probablement une façon de faire
16:36qui pourrait être une façon de faire européenne.
16:38D'accord.
16:38Et ça, je pense qu'effectivement,
16:40ne plus se dire,
16:42la valeur est dans le web,
16:43dans son intégralité,
16:44mais peut-être de choisir de la donnée de qualité.
16:47Et effectivement, en France et en Europe,
16:49vous en avez.
16:49Mais alors, si on essaye d'être concret,
16:51ça voudrait dire quoi ?
16:53Ça veut dire que des entreprises
16:54qui peuvent être concurrentes par ailleurs
16:55sur un même secteur d'activité,
16:58par les consortiums tout à l'heure,
17:00elles travailleraient ensemble
17:00pour avoir une IA...
17:02C'est déjà le cas.
17:03Oui.
17:04C'est déjà le cas.
17:04Il y a des consortiums,
17:06déjà, autour de thèmes...
17:09Autour de l'aéronautique,
17:11qui a été un consortium qui est décadix,
17:15qui a été emmené par Airbus, notamment.
17:19Avec...
17:19Alors, il y a un fort intérêt, bien sûr, d'Airbus,
17:23dont la globale CIO Catherine Gestin
17:26est par ailleurs chairman du board de GAIA-X.
17:30Donc, c'est...
17:30Vous voyez, il y a...
17:32Et on est dans cette dynamique depuis un moment.
17:34Et puis, il y en a d'autres.
17:35Il y a Eona-X, qui réunit tous les acteurs,
17:37enfin, de nombreux acteurs majeurs
17:39du transport, de la mobilité, du tourisme.
17:42Vous voyez, ça va depuis Aéroport de Paris,
17:43SNCF, jusqu'au groupe Accor.
17:45Tout ça pour gérer des données,
17:48les partager,
17:49et puis créer de la valeur
17:50sur ces espaces de données,
17:52sur des cas d'usage bien particuliers,
17:54avec notamment des outils
17:55d'intelligence artificielle.
17:56Donc, ça, c'est une dynamique
17:57qui est bien engagée, déjà.
17:59Et c'est ce à quoi doit répondre,
18:01notamment, ce piège,
18:02pour que ces données,
18:04qui, aujourd'hui, sont...
18:06En tous les cas,
18:07elles ne sont pas exploitées
18:09de manière collective
18:10pour générer de la valeur.
18:11Elles sont, bien sûr,
18:12je ne dis pas que personne
18:13n'exploite de la donnée.
18:14Mais elles ne sont pas exploitées
18:15de manière collective
18:16pour, ensuite, rajouter
18:18cette couche de valeur
18:18qu'elle va apporter
18:19l'intelligence artificielle.
18:20Les solutions que vous proposez
18:21chez Safranhaï,
18:22en quoi elles se différencient
18:24de celles de vos concurrents ?
18:27Alors, notamment,
18:28sur l'aspect très vertical,
18:31l'intégration de l'ensemble
18:32de la chaîne,
18:33de la sélection de la donnée,
18:34de l'annotation,
18:35de l'entraînement des modèles.
18:37Je pense aussi,
18:38chez nous,
18:39on a notre propre outillage
18:40pour les data scientists.
18:41Et puis, il y a une expertise
18:42quand même très importante
18:44dans deux domaines.
18:46Le premier, c'est,
18:48nous, on ne déploie pas
18:49sur du cloud, justement.
18:51Donc, un peu moins
18:51sur ces sujets-là,
18:52dans le secteur de la défense
18:53et du renseignement,
18:55c'est particulièrement sensible.
18:56Donc, on est on-premise,
18:57sur site.
18:57Donc, c'est déployer
18:59un modèle d'intelligence artificielle
19:00et plus largement une solution
19:01sur un réseau classifié,
19:03quel qu'il soit.
19:05Ce n'est pas un sport de masse,
19:06comme le disent
19:06certains de nos interlocuteurs.
19:09Et puis, une autre expertise
19:10qui va être une proximité
19:13très forte avec les utilisateurs.
19:15Donc, c'est d'avoir
19:16une approche solution
19:17pour se dire,
19:18je ne mets pas un modèle
19:19comme je pourrais le comiter
19:21dans une bibliothèque open source.
19:23C'est simplement se dire,
19:24je vais faire une solution
19:25avec de l'intelligence artificielle dedans
19:27et pourquoi pas
19:28de l'IA générative.
19:29Mais c'est où on pourra parler aussi
19:31d'IA argentique et autres.
19:32Mais c'est de se dire,
19:33je prends le besoin utilisateur
19:35et j'y réponds
19:36avec une solution technologique,
19:38mais j'y réponds réellement
19:39pour lui apporter de la valeur.
19:41Et ça, ça entraîne des sujets
19:43sur les interfaces home machine,
19:45sur les garde-fous
19:46que vous pourriez mettre,
19:47sur des concepts d'emploi,
19:48comme on le dit parfois
19:49au ministère des Armées,
19:50mais sur des workflows métiers,
19:52comme on le dit
19:53dans d'autres secteurs d'activité,
19:54pour s'assurer qu'à la fin,
19:57vous ayez la réponse attendue
19:58à la question que vous posez.
20:00Et donc, ça,
20:01on a énormément travaillé
20:02sur ces sujets-là,
20:03plus sur l'intégrité de la donnée.
20:05On a peut-être aussi,
20:06marqué par la vache folle,
20:07moi, c'est ma génération,
20:08c'est une traçabilité de la donnée.
20:11Aujourd'hui,
20:12on prend n'importe quel modèle chez nous,
20:13on est capable de vous dire
20:14exactement quelle donnée
20:16il avait en entraînement.
20:17Alors, il y a un certain nombre
20:18de questions ou de critiques,
20:19appelons ça comme vous le voulez,
20:21autour du développement
20:22de l'IA,
20:24notamment, tiens,
20:24je vais commencer par la consommation
20:26du secteur consommation électrique.
20:28C'est le Shift Project qui nous dit
20:3035 à 55 %,
20:31c'est la part de la consommation
20:33électrique de l'IA
20:33sur l'ensemble de la consommation
20:34des data centers dans le monde.
20:36L'IA prend de plus en plus de place
20:38dans la consommation des data centers.
20:41Ce n'est pas une critique,
20:42c'est factuel.
20:43Oui, mais...
20:44Alors après, on peut critiquer...
20:45Mais c'est une question
20:47autour du développement exponentiel
20:50de l'IA.
20:51Quelles conséquences environnementales,
20:54énergétiques,
20:55et est-ce qu'on les a suffisamment intégrées ?
20:58L'empreinte est considérable.
20:59Je vous disais tout à l'heure
21:00que les investissements
21:00qui sont consentis aux Etats-Unis
21:02sont essentiellement
21:03des investissements
21:04dans les infrastructures.
21:06Quand vous entendez un Salman
21:07qui vous dit
21:08nous on va construire
21:09pour 220 gigawatts
21:11de data centers
21:12d'ici 2030 ou 2032,
21:13je n'ai plus les chiffres
21:14exactement en tête,
21:15pour avoir une petite
21:16ordre de grandeur,
21:18une tranche d'un EPR,
21:21c'est 1,2 gigawatts,
21:24ça veut dire que grosso modo,
21:26il aligne 200,
21:28transnucléaires de type...
21:30Mais ils ont beaucoup de projets
21:31de mini-réacteurs à gaz.
21:34Voilà,
21:34de centrales d'EPR.
21:36Comment ça ?
21:36C'est plus de mini-réacteurs,
21:38mais oui,
21:38voilà,
21:39ce sont des...
21:41la consommation électrique,
21:44sachant qu'aux Etats-Unis
21:44ce ne sera peut-être pas
21:45que des EPR
21:46et de très loin,
21:47ce sera beaucoup
21:47de centrales à gaz.
21:48Mais c'est une critique
21:49parce qu'on a le sentiment
21:53de cette course au gigantisme
21:55sans en avoir forcément
21:57anticipé toutes les conséquences.
21:58Votre avis là-dessus
22:00peut-être commencé,
22:00Henri Dagrin,
22:01si je veux bien entendre.
22:01Juste pour dire que
22:02ce qui nous intéresse,
22:04nous,
22:04sur ce PIEC-IA,
22:06ce sont des fonctionnements
22:08qui sont sensiblement différents,
22:10qui vont bien sûr demander
22:10de la puissance de calcul,
22:12de la puissance du stockage,
22:13de la puissance de réseau,
22:14de l'alimentation électrique,
22:14mais dans des proportions
22:19beaucoup plus faibles
22:20que ce que l'on voit
22:21sur l'IA générative,
22:22notamment grand public,
22:24que des projets
22:26qui sont actuellement
22:27en cours aux Etats-Unis.
22:28Oui,
22:28et qui est utilisé
22:29là où on pourrait
22:30éventuellement s'en passer.
22:32Il y a beaucoup de questions
22:32qu'on peut poser
22:34à un bon vieux moteur de recherche
22:35qui va consommer
22:36dix fois moins
22:36que si on pose la même question
22:37à son IA.
22:38Votre avis sur l'anticipation
22:40des impacts
22:41du développement de l'IA ?
22:43Je pense que
22:44elle n'est pas inexistante.
22:45Je pense à des acteurs
22:47comme Mistral,
22:47justement,
22:48et c'est peut-être là aussi
22:48une autre facette
22:49de ce que serait l'Union Européenne.
22:51C'est d'avoir cette...
22:53Je crois que c'était
22:53les premiers à donner
22:54un peu des indicateurs
22:54d'impact écologique
22:56sur les modèles
22:58qu'ils pouvaient publier.
23:00Il y a cet aspect aussi
23:01sur les petits modèles.
23:02Après, je crois que le sujet
23:03est assez complexe
23:04quand on commence
23:05à le détricoter.
23:06Est-ce qu'en soit
23:07c'est l'électricité le sujet
23:08ou est-ce que c'est
23:09les sources d'alimentation
23:10de cette électricité ?
23:11Et donc là aussi,
23:12il y a un angle sur
23:13si c'est l'électricité
23:14issue de...
23:16Centrale nucléaire,
23:17décarbonée.
23:19Est-ce que c'est le même sujet ?
23:20Ensuite, il y a
23:21des roadmaps technologiques
23:22aussi qui finiront par arriver.
23:23Moi, j'en suis absolument convaincu.
23:24Je pense sur le quantique,
23:25sur d'autres choses,
23:26sur des sujets
23:26sur lesquels d'ailleurs
23:27la France et l'Europe
23:28sont très bien positionnés
23:30avec des performances
23:32dont on comprend aujourd'hui
23:33qui pourraient dépasser
23:34le plus gros cluster
23:35de GPU existant
23:36avec des ressources
23:39bien moindres parfois
23:40que celles que vous évoquez.
23:43Je pense que ce gigantisme,
23:44il est aujourd'hui très américain
23:46et plus largement
23:47au-delà de l'IA.
23:50De ce qu'on avait lu aussi
23:51sur...
23:52Je crois que c'est DeepSync,
23:53le modèle chinois.
23:54Il était déjà bien moins consommateur,
23:56en tout cas,
23:56dans ses chiffres affichés.
23:58Affichés.
23:58Et je sais qu'en France,
24:00on travaille aussi
24:01à faire en sorte
24:02que ça puisse être
24:04une approche différente.
24:07Ça, j'en suis allé.
24:08Allez, deuxième critique
24:08sur les conséquences
24:10en termes d'emploi.
24:13Les métiers qui...
24:14Alors, il y a des métiers
24:15qui vont se transformer,
24:16qui sont déjà en train
24:16de se transformer.
24:17Des métiers qui, sans doute,
24:18vont disparaître.
24:19Là, ce qu'on voit à l'œuvre,
24:20c'est des postes de juniors,
24:22notamment dans tout ce qui est,
24:24par exemple,
24:25cabinet de conseil, etc.,
24:26qui sont remplacés par l'IA.
24:28Oui, il y a ce risque
24:32qui est effectivement
24:33agité régulièrement.
24:36Si on ne recrute plus de juniors
24:37en se disant que les seniors
24:38vont utiliser de l'IA,
24:39ils seront meilleurs
24:40que des juniors pour le faire.
24:42On n'a plus besoin des juniors.
24:43Bientôt, il n'y aura plus de seniors.
24:44Ben non, c'est sûr.
24:45Maintenant...
24:46Oui, mais c'est un peu
24:47ce qui est en train de se passer.
24:48On le voit sur quelques métiers.
24:49Les plans de licenciement
24:52ou de non-recrutement,
24:53c'est d'abord les juniors.
24:55Nous, on ne le voit pas
24:56dans nos entreprises.
24:58Nous, on le voit aux entreprises
24:58en tant qu'utilisatrices
25:00de produits et services numériques.
25:01D'accord.
25:03Pour l'instant,
25:04en tous les cas,
25:05il n'y a pas eu même
25:05un frémissement
25:06dans cette direction.
25:08Il y a effectivement
25:09des adaptations de compétences
25:10et qui sont nécessaires.
25:12Alors là, pour le coup,
25:12partout.
25:13Et il y a une course de vitesse,
25:14effectivement,
25:15parce que les collaborateurs
25:17qui n'auront pas réussi
25:18dans 4, 5 ans
25:20à se former,
25:21là, pour le coup,
25:22ce n'est pas
25:23qu'on n'aura plus besoin d'eux,
25:24c'est que leur employabilité
25:25risque de se dégrader.
25:26Et donc là,
25:28la principale préoccupation
25:30aujourd'hui, je crois,
25:31pour les dirigeants d'entreprise,
25:33c'est d'accompagner
25:35tout ce change management,
25:37toute cette transformation
25:38des compétences
25:39qui est nécessaire
25:40pour adapter.
25:42Et puis,
25:43il y a un deuxième sujet.
25:44Parce que si on voit l'IA
25:45uniquement sous l'angle
25:46de la productivité,
25:47pas de la compétitivité,
25:48alors oui,
25:49on risque de se retrouver
25:50dans cette situation
25:51où je vais remplacer
25:52des personnes
25:55par des IA.
25:56Sauf que depuis le début
25:58de l'histoire de l'informatique,
26:00on a entendu ça régulièrement.
26:01Ah oui,
26:02mais si je vous mets des PC,
26:03vous allez avoir besoin
26:03de moins de personnes.
26:05En fait,
26:05ce n'est pas ce qui s'est passé.
26:07Et ce n'est pas très nouveau,
26:08cette tendance.
26:10On peut dire
26:10qu'à sa sacrée révolution industrielle,
26:13vous avez posé la question.
26:13Il faut peut-être regarder ça.
26:15Mais sans oublier
26:17qu'il y a quand même
26:17un énorme travail de formation
26:19à faire partout.
26:20Votre avis ?
26:21Parce qu'effectivement,
26:22on a vu ça
26:22à chaque révolution industrielle,
26:24sauf que celle-là
26:24est peut-être un peu différente
26:25des précédentes.
26:25Pour vraiment être au quotidien
26:28chez nos utilisateurs
26:29et avoir certains sujets
26:30que je qualifierais
26:32en production opérationnelle
26:33réellement utilisés,
26:35nous,
26:35ce qu'on a pu observer,
26:37c'est non pas
26:38des réductions d'effectifs,
26:40mais plus une transformation
26:41des métiers
26:42et qui généralement
26:43va plutôt permettre
26:44de se libérer
26:44d'un certain nombre
26:45de tâches pénibles,
26:47automatisables,
26:48à jongler comme on veut,
26:49pour précisément
26:51faire en sorte
26:52que des gens
26:52qui sont parfois très formés
26:53puissent travailler
26:54sur le haut du spectre.
26:56Comme disent là aussi
26:57certains de nos clients,
26:58ils ont les tâches nobles.
26:59Et en fait,
26:59ça va plutôt démultiplier
27:01ce que vous pourriez faire
27:02plutôt que de gagner du temps
27:03ou gagner de la productivité.
27:05Je pense qu'effectivement,
27:05cet angle de compétitivité
27:07dans un monde
27:07de plus en plus compétitif
27:09semble être le bon.
27:11C'est du change management,
27:12vous l'avez dit,
27:12c'est de l'acculturation
27:13et c'est éviter justement
27:15de tomber dans un cliché
27:16qui consisterait à dire
27:17l'IA va juste simplement
27:18nous remplacer.
27:19Ça sera certainement le cas
27:20sur certains sujets
27:21mais je crois que c'est
27:22plus accompagner ces personnes-là
27:23pour les mettre
27:24sur d'autres sujets.
27:26Mais ce n'est pas du tout
27:28ce qu'on observe là,
27:29non pas dans l'entreprise
27:30parce que nous,
27:30on n'a jamais autant embauché
27:32que des data scientists.
27:33Mais c'est chez nos utilisateurs
27:35où, pour rien vous cacher,
27:37les premières réunions
27:39qu'on a pu faire
27:39il y a quelques années
27:40sur ces sujets-là,
27:41c'était la crainte
27:42des utilisateurs financiers
27:43et en particulier
27:44des opérateurs
27:45qui n'étaient pas toujours
27:46dans le niveau hiérarchique
27:47de décision
27:48qui se disaient
27:49mais moi je deviens quoi demain ?
27:50Et aujourd'hui,
27:51ce sont des grands promoteurs
27:52de nos solutions
27:52parce que ça leur a permis
27:54de faire des choses
27:54plus intéressantes
27:55qu'une bonne partie
27:56des tâches
27:57qui avaient été pénibles.
27:57Allez, on termine là-dessus.
27:58Merci beaucoup.
27:59Merci à tous les deux
28:00d'avoir participé à cette émission.
28:02Je vous dis à bientôt
28:02sur Be Smart for Change.
28:03Merci de votre fidélité.
28:05À très vite
28:06pour un nouveau Smart Trends.
28:07Salut !
28:08Merci.
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