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  • il y a 4 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 09 mars 2026.

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00:09Et après dix jours de guerre au Moyen-Orient, la tension s'accentue sur les prix du carburant.
00:15Le baril de Brent a frôlé cette nuit les 120 dollars.
00:20Le président de la République, Emmanuel Macron, n'exclut pas de puiser dans les réserves stratégiques.
00:25C'est ce qu'il a confié tout à l'heure lors de son vol qui le menait à chiffres.
00:30Emmanuel Macron qui est arrivé sur place après s'être retenu par téléphone avec le président iranien,
00:36mais aussi avec le Premier ministre israélien.
00:39Il doit se rendre cet après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle qui est au large de
00:44la crête.
00:45Sur le terrain, les bombardements se poursuivent.
00:48Bombardements contre le sud Liban et notamment le sud de Beyrouth.
00:53Bastion du Hezbollah.
00:54Israël annonce par ailleurs avoir lancé une attaque de grande ampleur.
00:57Ce sont les mots de l'armée israélienne sur Téhéran, Ispahan et sur le sud de l'Iran.
01:04On peut évoquer aussi la question du recrutement en EHPAD.
01:08Vous avez peut-être entendu ce reportage dans le Nord à Bayeul qui a fait appel à ses résidents,
01:13ses pensionnaires pour attirer les candidats.
01:16Est-ce que vous aussi vous avez du mal à recruter ?
01:19Comment vous expliquez que ce soit si compliqué ?
01:22Vous nous appelez au 30 de 10.
01:24La météo avec vous, Louis Baudin.
01:27Une belle journée aujourd'hui pour le Nord-Est.
01:30Partout ailleurs, ça commence à se gâter et demain, ça va se gâter partout.
01:33Un peu partout, oui.
01:34Demain, on va avoir ce qu'on appelle de l'évolution du recrute.
01:36Le matin, il sera relativement calme.
01:38Et puis au fil des heures, on va se dire, tiens, il y a de plus en plus de nuages.
01:40Et puis ça finira par donner une averse en cours d'après-midi.
01:43Alors pas systématique, mais le risque existera quasiment partout.
01:46Parfois accompagné d'un orage.
01:47Ça donnera un peu de neige en montagne sur les Pyrénées et les Alpes à partir de 2000 m.
01:51On aura encore de la douceur pour cette journée de mardi.
01:53Parce que dès mercredi, là, c'est une nouvelle perturbation qui va traverser la France d'Ouest en Est.
01:57Et elle va être accompagnée d'air plus frais.
01:59On reviendra petit à petit, enfin, à des valeurs de saison.
02:02Ça donnera de la neige en montagne.
02:03Jeudi à Calmy.
02:04Vendredi, nouvelle perturbation encore plus active avec de la pluie ou de la neige à basse altitude
02:09dans la nuit de vendredi à samedi.
02:10Parce qu'on pourra parler de fraîcheur, même de froid.
02:13On repassera un peu en dessous des moyennes de saison.
02:15Nouvelle Calmy ensuite.
02:16Et puis ça continue comme ça ces prochains jours.
02:18Et alors les moyennes de saison, justement, c'est quoi en gros ?
02:20En gros, c'est entre 8 et 10, 12 degrés du nord au sud pour cette période, pour le matin.
02:26Et donc on voit qu'on reviendra à ces valeurs-là à partir de mercredi et surtout jeudi.
02:31Bon, on va ressortir les doudous.
02:33Ah oui, on n'est qu'au mois de mars.
02:34Nous n'allons pas trop vite.
02:359 mars seulement.
02:36Merci beaucoup Louis.
02:38Il est 13h03.
02:40Jusqu'à 14h.
02:42Les auditeurs ont la parole.
02:44Amandine Bégaud sur RTL.
02:47Comme tout le monde, je suis perturbé par les augmentations de tarifs de l'essence d'Idanouel.
02:51J'ai trouvé une solution ce matin.
02:52Moi, j'habite à 30 km de la Rochelle.
02:54Et à la place de Roulet à Santy, j'ai roulé à 100.
02:56J'ai descendu en fait de 25% si je suis arrivé avec 2 minutes de retard.
02:59Donc une des solutions, c'est rouler moins vite.
03:01Et en plus, on polluera un peu moins.
03:03Bonne journée à tous.
03:04Rouler moins vite, ralentir pour tenter de limiter sa consommation de carburant.
03:09Le petit truc de cet auditeur au 30 de 10.
03:12Vous aussi, vous continuez à réagir.
03:14Que vous soyez particulier ou professionnel.
03:17Dites-nous si vous avez déjà adapté votre quotidien.
03:21Quelles sont les répercussions pour vous face à cette hausse des prix de l'essence ?
03:25Et on va commencer avec vous, Éric.
03:26Bonjour.
03:27Oui, bonjour.
03:28Vous avez, vous, une grosse entreprise de transport.
03:32450 camions, 700 salariés, c'est ça ?
03:34C'est ça, exactement, oui.
03:36Très concrètement, quelles sont les répercussions de cette hausse des prix du carburant pour une entreprise comme la vôtre ?
03:43Aujourd'hui, on ne peut pas s'en savoir que c'est le deuxième poste de charge qui est concerné
03:48par cette hausse de tarifs.
03:50Donc, au quotidien, nous, c'est à peu près 50 000 litres de carburant qui sont nécessaires pour faire tourner
03:57la flotte.
03:58Et donc, 50 000 litres et la hausse que l'on peut constater qui excède de 30 centimes et qui
04:05continue à évoluer,
04:06c'est de la marge nette qui disparaît d'autant.
04:08Et vous l'avez chiffré à peu près depuis le début ?
04:12Très clairement, aujourd'hui, quand vous êtes à 30 centimes, 32 encore ce matin,
04:18et demain, les prévisions sont presque à 40,
04:22c'est la semaine dernière, c'était 16 000 euros tous les jours en plus.
04:2716 000 euros par jour en plus ?
04:30Par jour en plus.
04:31Donc, 80 000 euros sur la semaine.
04:34Donc, vous voyez ce que ça peut donner sur la trésorerie d'une entreprise comme la nôtre.
04:37J'imagine qu'effectivement, oui, ça va peser, ça c'est sûr.
04:40C'est clair, c'est clair.
04:41C'est clair et tout ça, on l'avance largement.
04:45C'est le coût de la trésorerie, mais on n'est pas non plus dans la capacité de rehausser nos
04:51tarifs à la demande au jour le jour.
04:53Et donc, c'est d'autant de trésorerie qui va être difficile à récupérer dans les mois qui viennent.
04:59Mais parce que vous ne pouvez pas répercuter cette hausse sur vos factures à vos clients ?
05:03Pas immédiatement, pas immédiatement.
05:05Et là-haut, c'est tellement brutal que tous les mécanismes qui peuvent exister, aujourd'hui, ne suffiront pas à
05:12compenser les pertes.
05:13Donc, non, immédiatement, ça, ce n'est pas possible.
05:17Mais en plus de ça, cette difficulté-là va durer dans le temps.
05:22Non, et ça vous inquiète, ça, j'imagine, Eric ?
05:24Bien sûr, parce que la trésorerie, c'est l'oxygène de nos entreprises.
05:29Très clairement, aujourd'hui, c'était aussi une difficulté qu'on avait à manager, les tensions de trésorerie, avec la
05:34baisse d'activité et la hausse des coûts.
05:36Là, aujourd'hui, le deuxième poste de charge qui connaît 30% de hausse, c'est obligatoirement des sociétés de
05:44transport qui vont être en péril cette semaine.
05:47Dès cette semaine, vous pensez qu'il y a des entreprises de transport qui vont être fragilisées ?
05:51Vous avez vu cette brutalité ?
05:52Ah, mais bien sûr, c'est...
05:53Ça a été immédiat, quoi. J'ai fait, entre le vendredi 27 février et le lundi 2 mars, tout de
06:01suite, nous constations, nous, pour réapprovisionner notre cuve, des hausses supérieures à celles constatées dans les stations-services publics.
06:10Et comment vous l'expliquez, ça, Eric, que ça a été si rapide ?
06:16Je ne l'explique pas. Très clairement, aujourd'hui, c'est encore quelque chose d'assez flou pour nous.
06:24Donc, on est effectivement en contact avec notre distributeur pour essayer de comprendre pourquoi nous avons été si rapidement concernés
06:32par cette hausse.
06:34Malgré tout ce qu'on peut entendre, je ne parle pas des stocks stratégiques comme vous le mentionniez juste avant,
06:38mais simplement les réserves liées au fait que je pense que le carburant est acheté bien en amont et en
06:47avance de nos besoins.
06:49Et donc, non, je n'arrive pas à expliquer comment il est possible qu'on puisse prendre des hausses aussi
06:54rapidement.
06:56Pour qu'on comprenne bien, parce qu'on essaye de démêler les fils de toute cette chaîne et effectivement, il
07:02n'y a pas juste les raffineurs et à l'arrivée, les stations-services, pour faire simple.
07:09Vous, vous l'achetez à qui, Eric ? Un distributeur ?
07:12Alors, nous, nous sommes en contact directement avec un distributeur, mais notre fournisseur de carburant, c'est Total.
07:20Oui, donc qui est aussi raffineur.
07:22Mais qui est aussi raffineur. Donc, notre distributeur, lui, ne fait que répercuter les hausses qui sont concernées par sa
07:30maison-mère, qui est Total dans notre cas à nous.
07:34Mais ce que je n'arrive pas vraiment à comprendre, c'est que le carburant que vous utilisez aujourd'hui,
07:40on est d'accord qu'il était sur le sol français avant même le début de ce conflit ?
07:45Je suppose, oui. Je ne connais pas tous les mécanismes. C'est justement de ça qu'on a besoin de
07:52comprendre. J'ai un autre distributeur aujourd'hui, je l'ai encore eu ce matin, de par le degré d
07:57'urgence que cette situation peut représenter pour nous.
08:01Je l'ai encore eu ce matin et je compte bien avoir son retour d'ici la fin de journée,
08:05comme il me l'a promis, pour comprendre pourquoi on a été impacté si rapidement par cette situation.
08:10Vous lui avez demandé et pour l'instant, vous n'avez pas de réponse ?
08:12Non, non, non, pour l'instant, non.
08:14Bon, et je disais tout à l'heure, on était avec la porte-parole de l'UFIP, je lui citais
08:18Michel-Edouard Leclerc qui, lui, s'interrogeait justement sur le rôle des raffineurs.
08:24Vous aussi, ce sont eux a priori, en tout cas, que vous, j'allais dire, pointez du doigt, non pas
08:29forcément, mais vous aimeriez bien l'entendre ?
08:31Tout à fait. J'ai entendu l'intervention de M. Leclerc ce matin. Je serais tenté de dire que j
08:37'ai la même.
08:37J'ai la même. Il faudrait qu'on comprenne pourquoi, aujourd'hui, cela arrive si vite et comment nous pouvons
08:46être accompagnés dans la durée pour compenser cette difficulté.
08:52Mais ça veut dire que vous allez jusqu'à penser que certains s'en mettent plein les poches sur le
08:55dos d'entreprises comme la vôtre ?
08:58Je ne sais pas. Je ne connais pas tous les mécanismes, mais légitimement, quand on voit de la manière dont
09:03on va souffrir, nous, dans l'immédiateté, c'est la première réflexion que l'on a.
09:08C'est naturel. Mais expliquez-nous. Dans ce cas-là, comment se fait-il que l'on ait à supporter
09:17ça immédiatement ? Il faut qu'on nous explique.
09:20Éric, j'avais une dernière question. Pour l'instant, le gouvernement n'envisage pas du tout d'aide sous quelque
09:26forme que ce soit.
09:27Est-ce que vous, en tant que patron d'une entreprise de transport, vous demandez quelque chose au gouvernement ?
09:32Je pense que les fédérations sont toujours en discussion et étroitement liées au pouvoir public dans ce type de soucis
09:44-là.
09:44Et donc, oui, je pense que c'est en cours de discussion. Mais aujourd'hui, nous, à ce stade-là,
09:50on n'est pas à réclamer, nous, entreprise, à réclamer immédiatement une intervention de l'État.
09:56Aujourd'hui, c'est une relation commerciale. C'est notre fournisseur qui doit nous accompagner dans notre relation opérationnelle et
10:05nous, du même coup, dans notre relation commerciale avec nos clients.
10:09Mais vous êtes inquiet, et on l'a bien compris, pour un certain nombre d'entreprises aussi qui pourraient vraiment
10:15être mises en difficulté.
10:17Ah oui, oui, oui. Je vous dis, quand vous constatez une entreprise de transport, alors nous, c'est 450 moteurs,
10:24effectivement.
10:24Mais j'imagine qu'un transporteur qui, aujourd'hui, doit provisionner 10 camions en carburant et qu'il a supporté
10:35tout de suite, payé immédiatement la facture au cul du camion,
10:41avec une trésorerie qu'il ne touchera que dans 60 jours. Oui, j'ai du mal à imaginer comment il
10:46va s'en sortir. Oui, tout à fait.
10:47Merci beaucoup, Éric, pour votre témoignage. Et si l'un d'entre vous qui nous écoute, justement, vous êtes patron
10:54d'une plus petite entreprise de transport,
10:56et que vous êtes littéralement pris à la gorge, inquiet en tout cas, pour votre avenir dès ces prochains jours
11:03ou ces prochaines semaines,
11:04j'attends vos témoignages. Vous nous appelez au 3210. On va continuer à évoquer ces questions. Merci beaucoup, Éric.
11:22Et on continue à évoquer les conséquences de cette guerre au Moyen-Orient sur votre quotidien et sur votre porte
11:31-monnaie,
11:31j'allais le dire, avec la hausse des prix à la pompe, qui commence à se répercuter très, très concrètement.
11:40Bonjour, Victor. Bonjour, Amandine. Bonjour à tous. On a beaucoup de messages sur l'application RTL.
11:44Exactement. Et sur notre page Facebook, Michel nous écrit, compte tenu de l'importance des taxes sur les carburants,
11:50eh bien l'État ne va pas forcément mettre un frein sur cette hausse, car ça lui profite forcément.
11:55Valentin, l'hémorragie se fait au niveau de l'État, 60% de taxes.
11:59Le gouvernement a les moyens de nous aider. Kevin, de son côté, demande justement une aide pour les carburants, pour
12:04les travailleurs.
12:05On n'a pas demandé de guerre, nous. Emmanuel, dans le commerce, les prix, sauf à être réglementés, sont libres.
12:10Et puis Franck, on nous prend nos tâches financièrement. On fait comment pour aller travailler quand on habite en campagne
12:15?
12:15Oui, la baisse des taxes, on l'a évoqué ce matin sur RTL avec la porte-parole du gouvernement, Maud
12:19Bréjon.
12:20Elle rappelait que ça avait coûté 17 milliards, que cela coûterait 17 milliards d'euros à l'État.
12:25Pas raisonnable en cette période de tensions budgétaires. Bonjour Olivier.
12:31Oui, bonjour. Bonjour à tout le monde.
12:33Vous nous appelez du nord de la France, je crois.
12:35De Calais, exactement.
12:36De Calais, précisément. Vous aussi, vous êtes transporteur.
12:39Alors, on entendait le témoignage d'Éric, lui, qui est patron d'une entreprise avec 450 camions.
12:45Vous, vous êtes salarié ?
12:46Oui, tout à fait. Dans une petite entreprise de moins de camions, bien sûr, mais dans un service d'affraitement
12:52de marchandises, bien sûr.
12:54Et ça commence à peser, j'imagine, pour l'entreprise, cette hausse des prix du carburant ?
12:59Bien sûr, ça a été l'affolement total dès la semaine dernière, quand on a suivi les informations, malheureusement.
13:08Et puis, bien, je dirais par discrétion, je ne peux pas dire le nom de mon entreprise, vous comprenez bien.
13:16Mon patron, on est, comme disait votre précédent auditeur, nous sommes, nous, avec Total, nous sommes en...
13:28En discussion ?
13:29En discussion, et donc, c'est un peu difficile.
13:33Et il est en train de faire des pieds et des mains pour garder le même prix au litre, mais
13:39c'est très, très, très difficile.
13:42Voilà.
13:43Et ça vous inquiète, vous, tout ça, en tant que salarié d'une entreprise de transport ?
13:47Bien sûr que ça m'inquiète, parce que, bon, on voit que dès que l'économie, j'allais dire, s
14:00'essouffle à une grippe,
14:01eh bien, tout le monde est malade, quoi, voilà.
14:03Et le pétrole, c'est le nerf de la guerre dans le monde entier.
14:08Donc, bien sûr qu'on est inquiet.
14:09Mais, bon, alors, je ne m'inquiète pas, mais, bon, comme disait votre précédent auditeur,
14:14ce que je ne comprends pas, nous avons trois mois de pétrole, enfin, de...
14:20De stock stratégique.
14:22Voilà.
14:23Et pourquoi, tout de suite, d'un seul coup, on augmente, voilà.
14:26Donc, ça, c'est quelque chose que je n'arrive pas à comprendre.
14:28Mais, ceci dit, je ne suis pas patron, je ne suis qu'un simple collaborateur,
14:34mais ça m'inquiète beaucoup, ça m'inquiète beaucoup, mais j'espère que ça va se gérer très rapidement, je
14:39crois.
14:40Merci beaucoup, Olivier, pour votre témoignage.
14:42Alors, on parle beaucoup des transporteurs, mais ce ne sont pas les seules entreprises touchées.
14:46Bonjour, Manuela.
14:48Bonjour.
14:48Vous êtes-vous aide à domicile ?
14:51Oui.
14:52Bon, dans quelle région ?
14:54Dans l'Allier.
14:55À commenter, dans l'Allier.
14:56Vous avez, j'imagine, besoin de votre voiture tous les jours et tout le temps ?
15:00Eh bien, tous les jours et tout le temps, oui, bien sûr, pour aller voir les bénéficiaires,
15:04puisque c'est les personnes âgées qui ont besoin de nous, donc on ne peut pas se passer de la
15:10voiture.
15:10Bon, votre plein, vous l'avez fait récemment ?
15:13Écoutez, j'ai fait le plein ce matin, enfin le plein, oui, j'ai mis 63 euros et quelques,
15:23et la semaine dernière, j'avais mis 54 euros.
15:27Ah oui, presque 10 euros d'augmentation.
15:30Vous vous rendez compte ?
15:31Ah oui, oui, c'est pas bien.
15:33Oui, ah oui, oui, le budget que ça fait, mais c'est incroyable, je ne sais pas comment on va
15:37faire.
15:38Vous faites un plein par semaine en moyenne, c'est ça ?
15:41Oui, oui.
15:41Bon, si plus 10 euros, à la fin du mois, disons plus 40, 50 euros, ça vous met en difficulté,
15:48ça ?
15:48Ah bah oui, oui, oui, oui, ça me met en difficulté, bien sûr.
15:52Bien sûr, moi j'ai l'impression de travailler pour payer mon essence.
15:57Je travaille pour payer l'essence, pour aller travailler, vous vous rendez compte ?
16:01Ça me fait, ah oui, ça me fait au moins 250 euros, plus de 250 euros par mois.
16:08Vous diriez quoi ? Vous êtes inquiète, en colère ?
16:11Je suis inquiète, en colère, je passe par toutes les phases, puisque comme le disait l'auditeur précédent,
16:21on a des mois de stock, pourquoi augmenter tout de suite, bien sûr ?
16:26Pourquoi augmenter, vous vous rendez compte ? Presque 2 euros le litre ?
16:31Oui, c'est ça, il était à presque 2 euros ce matin quand vous avez fait le plan ?
16:35Oui, oui, oui, oui, 1,98, je crois, un truc comme ça, oui.
16:40Et c'est vrai que ce qui est inquiétant aussi, c'est qu'on le voit augmenter de jour en
16:44jour.
16:45Je me souviens, la semaine dernière, les auditeurs qui avaient fait le relevé jour après jour, et ça augmente ?
16:51Oui, oui, ça augmente tous les jours, c'est jamais le même prix, oui, oui, exactement.
16:56Vous avez envisagé, je ne sais pas, de réduire vos déplacements ?
17:00Eh bien, je ne peux pas réduire, je ne peux pas réduire à part mes déplacements personnels,
17:07mais réduire comment ? Je ne peux pas dire à mes bénéficiaires, écoutez, je ne pourrais pas venir chez vous,
17:13mais sans c'est trop cher.
17:15C'est des personnes âgées qui ont besoin de soins, qui ont besoin d'assistance,
17:20je ne peux pas leur dire, voilà, l'essence est trop cher, je ne pourrais pas venir.
17:27Voilà, mes trajets personnels, oui, mais bon, moi, vous savez, une fois le soir, une fois le soir de chez
17:32moi,
17:34je n'utilise pas la voiture, donc c'est compliqué.
17:40Merci beaucoup Manuela pour votre témoignage et bon courage.
17:44Bonjour Marc.
17:45Bonjour, bonjour Amandine, bonjour à tous.
17:47Vous êtes vous agent immobilier, dans quelle région ?
17:51Dans l'heure.
17:51Dans l'heure, et vous utilisez beaucoup votre voiture pour votre travail ?
17:55Oui, que ma voiture en permanence, effectivement.
17:59Alors, je n'ai pas vraiment de régularité en termes de kilomètres,
18:02c'est ce que j'expliquais à Victor, c'est que moi, depuis de nombreuses années,
18:07je ne fais jamais le plein dans mon véhicule, je marche 50 euros par 50 euros.
18:11D'accord.
18:12Ce qui implique, en fait, comme je n'ai pas une régularité de kilomètres
18:15comme quelqu'un qui va tous les jours au bureau et qui peut facilement,
18:19à la fin de la semaine, se dire, mince, le fait d'avoir mis un carburant plus cher,
18:26ça change tout au niveau de mes kilomètres.
18:28Moi, je n'ai pas cette régularité, ce qui fait que psychologiquement,
18:33je ressens moins la hausse.
18:35Vous l'avez constaté ou pas la hausse, quand même ?
18:37Ah ben, bien sûr que oui.
18:38Le thé au litre.
18:39Ah ben, je suis passé, en trois semaines, je suis passé d'un 52 à prix coûtant.
18:44C'est d'ailleurs ce que je ne m'explique pas sur la hausse des carburants.
18:47Édouard Leclerc, il est capable de faire des week-ends à prix coûtant.
18:50Et il l'a fait.
18:51Il peut donc fixer ses prix lui-même.
18:53Alors moi, je me demande quelle est la raison.
18:55Non, en fonction justement de combien il l'achète.
18:57C'est là tout le problème.
18:58À l'entendre, il l'achète aujourd'hui beaucoup plus cher qu'il ne l'achetait par le passé.
19:01Oui, alors, à l'entendre, je suis désolé, mais moi, je fais déjà plus confiance en mon gouvernement,
19:06mais je ne fais plus confiance non plus dans nos patrons.
19:09Enfin, en tout cas, dans les grandes surfaces, il y a de quoi être quand même extrêmement méfiant.
19:17Passer de 1,52 en trois semaines à 1,97 ou 1,98 aujourd'hui, je veux bien être gentil,
19:22mais bon.
19:22Bon, après, je pense certainement qu'il y a probablement aussi des accords entre les gouvernements,
19:28entre les professionnels des carburants.
19:30Il est vrai qu'il y a plein de taxes qui n'augmentent pas, mais en tout cas, la TVA
19:33l'augmente.
19:33Et ça, ça rapporte malgré tout des sommes non négligeables au gouvernement.
19:38Bon, en tout cas, toujours est-il que moi, j'adapte ma conduite, effectivement.
19:42Sur mes rendez-vous, je suis plus vigilant.
19:44Je ne fais pas des allers-retours inutiles.
19:47Je fais attention.
19:48Je fais attention, bien évidemment.
19:49Vous faites attention.
19:50Marc, vous interrogez justement sur comment il fixait le prix.
19:54On va, dans quelques minutes, être avec Franck, qui a été responsable chez Total.
19:58Alors, il va peut-être pouvoir nous expliquer tout ça.
20:00Restez bien avec nous, Marc, et on l'interrogera ensemble, dans un instant.
20:06Donc, ça, ce sera dans un instant.
20:08Et puis, à 14h, l'heure du crime, comme chaque jour.
20:10Bonjour, Jean-Alphonse Richard.
20:11Bonjour, Amandine.
20:12Et aujourd'hui, vous revenez sur l'affaire Elisa Pilarski,
20:15affaire dont on a beaucoup, beaucoup parlé ces derniers jours,
20:18cette jeune femme enceinte, tuée par le chien Curtis.
20:21Le procès vient de s'achever.
20:22Absolument.
20:23Donc, 7 ans d'enquête, 7 ans d'enquête pour savoir qui a tué Elisa Pilarski.
20:27Elle avait 29 ans.
20:28Elle était enceinte de 6 mois.
20:30C'était donc à l'automne 2019, dans une forêt près de Soissons.
20:33Et tout de suite, on a posé cette question.
20:36Un tueur ou des tueurs ?
20:37Un chien, Curtis, ou bien plusieurs chiens ?
20:40Alors, il va y avoir des dizaines d'expertises, beaucoup de doutes.
20:44Et puis, un compagnon qui va se retrouver devant la justice.
20:47Parce que le procès du chien, en France, évidemment, c'est impossible.
20:50On jugeait les animaux au Moyen-Âge, mais depuis...
20:53Mais ailleurs dans le monde, c'est possible, ce que vous dites en France ?
20:55Je pense que c'est impossible, mais il faudrait vérifier.
20:59En tout cas, c'est le maître qui va être inquiété,
21:02avec un sentiment qu'il va revenir sans arrêt dans cette affaire.
21:05L'affaire Elisa Pilarski n'aurait jamais dû se trouver dans cette forêt,
21:09tenir en laisse Curtis, un chien qui mord et ne lâche jamais sa proie.
21:13On va voir s'il y a toujours des doutes et des mystères dans cette affaire.
21:15C'est l'affaire Elisa Pilarski.
21:17Le tueur est un chien.
21:2014h, à tout à l'heure.
21:21À tout à l'heure, Jean-Alphonse, 14h.
21:23On sera bien sûr là au rendez-vous.
21:25On continue à évoquer ces hausses du prix de l'estance
21:27et surtout les répercussions que ça a sur votre quotidien
21:31et sur votre travail dans un tout petit instant.
21:33À tout de suite.
21:49Il est 13h29 sur RTL.
21:51Avant de revenir à nos échanges autour des prix du carburant,
21:55un rendez-vous puisque demain, c'est Guillaume Musso
21:57qui sera l'invité des auditeurs ont la parole,
21:59le plus gros vendeur de livres en France,
22:01son dernier livre, 23ème roman,
22:03« Le crime du paradis » est sorti la semaine dernière.
22:14Alors si vous aimez Guillaume Musso,
22:16si vous voulez échanger avec lui,
22:17si vous avez des questions à lui poser,
22:19vous pouvez nous appeler au 3210
22:21ou nous laisser un message dès à présent via l'application RTL.
22:25Vous cliquez sur l'onglet « Laissez un message »
22:27et Victor et toute l'équipe du Standard vous rappelleront.
22:30Donc pour intervenir et échanger demain avec Guillaume Musso,
22:33ce sera à partir de 13h30 sur RTL.
22:36Pour l'heure, on revient à nos affaires de carburant.
22:39Marc, qui est agent immobilier, est toujours avec nous.
22:41Et Marc, je vous disais qu'on allait rejoindre Franck.
22:43Bonjour Franck.
22:44Oui, bonjour madame.
22:46Alors moi, j'avais plein de questions à vous poser
22:48parce que vous avez travaillé chez Total, c'est ça ?
22:50Oui, disons dans un grand groupe pétrolier.
22:53Bon.
22:53On va rester discret.
22:55Ça date déjà un peu, c'était au siècle dernier.
22:58Oui.
22:58Si je puis dire.
22:59Dans les années 80, c'est ça ?
23:01À la fin des années 80, début 90, oui, oui.
23:04Et en fait, je me suis permis de réagir
23:06parce que ça fait une semaine que j'entends
23:11que beaucoup d'auditeurs se demandent pourquoi,
23:14alors que les pétroliers, les grossistes,
23:16ont du stock acheté à un prix plus bas,
23:20ils répercutent immédiatement la hausse du prix.
23:24Et en fait, la réponse que je peux fournir,
23:26qui est très simple,
23:27c'est qu'on ne vend jamais le produit,
23:30le gasoil, l'essence, etc.,
23:33au prix où on l'a acheté,
23:34mais au prix de remplacement.
23:35C'est-à-dire au prix où on va devoir le racheter
23:40pour de nouveau reconstituer son stock.
23:43Ah oui, donc ça veut dire...
23:45Donc ça a toujours été comme ça ?
23:47Oui.
23:48Du moins, à l'époque où je m'en occupais,
23:50parce que je m'occupais, entre autres,
23:52au niveau régional des prix,
23:55c'était comme ça.
23:57Et c'est...
23:57La connaissance, c'est toujours pareil.
23:59C'est-à-dire qu'en fait,
24:00on tient compte du prix auquel on va devoir
24:03payer le carburant
24:05pour de nouveau reconstituer son stock.
24:08Et ce prix auquel on va devoir payer le carburant,
24:10il est bien sûr très, très lié
24:13à la hausse des cours du pétrole.
24:16Est-ce qu'il expliquerait pourquoi ça va percuter si vite ?
24:19Mais oui, parce qu'en fait,
24:20on tient compte, c'est même plus que le cours du pétrole,
24:23ce sont les prix des produits raffinés.
24:25Les produits raffinés sont cotés
24:27sur des marchés qui tournent en continu.
24:31Et à chaque instant,
24:32vous avez des fluctuations, certes,
24:35du prix du pétrole.
24:35Alors, il y a 36 qualités de pétrole,
24:37le WTI, le Brent, etc.
24:39Déjà, ça, c'est compliqué.
24:42Mais ce dont on tient compte
24:44quand on est distributeur,
24:45ce n'est pas ça.
24:46C'est le prix du fioul domestique,
24:48tel qu'il est coté.
24:50Et c'est le prix de la gasoline,
24:54ce qu'on appelle la gasoline,
24:55c'est-à-dire, en fait, l'essence,
24:56sans plomb, etc.,
24:58tel qu'il est coté également.
24:59À l'instant T.
25:00Ça, ça varie à chaque minute.
25:03Bien sûr.
25:03Donc, le distributeur ou le raffineur,
25:08ce qui l'intéresse,
25:09ce n'est pas le prix auquel il a payé
25:11son carburant il y a 15 jours.
25:13C'est le prix qu'il va devoir payer
25:15pour reconstituer son stock.
25:17Oui.
25:18Parce que imaginons qu'il y ait un grand choc
25:22dans l'autre sens
25:22et que les prix rebaissent aussi vite.
25:24Ça veut dire qu'il va se retrouver
25:28avec du produit acheté très cher
25:29et qu'il va être,
25:31pour des raisons de concurrence,
25:32obligé de répercuter très vite.
25:34Et ce que je disais à votre collègue,
25:36c'est qu'en réalité,
25:37de façon pratique,
25:38c'est jamais quand il y a
25:39une forte hausse rapide
25:40que le pétrolier ou le distributeur
25:42fait un peu de marge supplémentaire.
25:44c'est quand le produit baisse
25:47et qu'il a la possibilité,
25:49disons,
25:50de retarder,
25:51de temporiser un petit peu
25:53la répercussion.
25:54Oui, parce que la baisse,
25:55elle est souvent moins rapide
25:56que la hausse.
25:56On constate tous à la pompe, ça.
25:58C'est exactement ça.
25:59Et ça s'explique comme ça.
26:01C'est là, en réalité,
26:02que le distributeur
26:04fait un peu de marge
26:04parce qu'il va, certes,
26:07tenir compte du prix
26:09en l'aspect macroéconomique,
26:10c'est-à-dire du prix
26:11du marché international.
26:13Mais, au cas par cas,
26:15sur le plan microéconomique,
26:17il va tenir compte
26:18à chaque point de vente,
26:20à chaque secteur,
26:23de la situation concurrentielle.
26:25Bon, si vous suivez bien, Franck,
26:27il n'y a personne,
26:28à part peut-être quelques abus,
26:29mais sinon,
26:30il n'y a pas un acteur
26:31qui semblait plein les poches.
26:33Non.
26:34Moi, je dirais que c'est
26:36simplement la conséquence
26:38de l'évolution du prix
26:39sur les marchés.
26:40et quand ça monte,
26:42évidemment,
26:43les distributeurs,
26:44toute la chaîne des distributeurs
26:45depuis le pétrolier
26:46jusqu'au distributeur final,
26:48se pressent
26:50de répercuter la hausse
26:51parce qu'il sait
26:51qu'il va devoir
26:52se fournir plus cher.
26:54Et ensuite,
26:55lorsque ça va baisser,
26:56là, je suis entièrement
26:57d'accord avec vous,
26:59on va observer
27:00la situation concurrentielle
27:02de telle manière
27:03à ne pas être celui
27:04qui va baisser en premier.
27:06Marc,
27:07vous êtes toujours avec nous.
27:08vous avez entendu
27:09les explications de Franck
27:10qui sont ultra claires
27:12pour le coup.
27:14Alors,
27:14elles sont ultra claires,
27:15elles sont ultra techniques,
27:16mais je ne mets pas du tout
27:18en doute
27:18les qualités professionnelles
27:20de monsieur,
27:20mais monsieur officier
27:21dans les années 80,
27:22donc peut-être que les choses
27:23ont certainement évolué depuis.
27:24Et puis, maintenant,
27:26j'entends tout ce que monsieur
27:27vient de me dire,
27:28mais ça ne justifie pas
27:29le fait que l'essence,
27:31qui est le carburant
27:31qui était dans les réserves là,
27:34n'est pas le carburant
27:36qui était dans les bateaux
27:38sur le détroit d'Hormuz.
27:39Donc, moi,
27:39je veux bien entendre
27:40tout ce que je veux entendre.
27:42Je veux bien me laisser
27:45influencer dans le sens
27:46où, effectivement,
27:47tous les professionnels
27:48des carburants
27:48sont des oies blanches
27:50et des blanches colombes.
27:50Non, ce n'est pas du tout
27:51ce que dit Marc.
27:52Ce que dit Franck, pardon,
27:53il explique juste le mécanisme.
27:55Moi, sincèrement,
27:56depuis lundi,
27:57j'essaye de m'interroger
27:58sur qui fait payer quoi
28:00et est-ce qu'il y a quelqu'un
28:02qui abuse ou pas
28:03et comment on explique
28:03que les prix soient
28:04si vite indexés.
28:05Là, si, effectivement,
28:07l'habitude,
28:08c'est de ne pas vendre
28:10au prix d'achat
28:10mais au prix de remplacement,
28:13déjà, ça semble
28:14un peu plus logique.
28:15On comprend mieux.
28:15Ce n'est pas pour ça
28:16que l'augmentation
28:16est acceptable.
28:19Mais, en tout cas,
28:20c'est le mécanisme.
28:21Ce n'est pas la première fois
28:23qu'on a une crise des carburants
28:25mais c'est pour moi
28:25la première fois
28:26que je vois
28:27dans une période
28:28aussi rapide
28:29une augmentation
28:30aussi fulgurante
28:31du prix des carburants.
28:32Ce n'est pas la première crise.
28:33Je veux dire des crises,
28:34on en a tous les six mois.
28:35Qu'il y ait des augmentations
28:36de 10, 15 centimes,
28:38c'est arrivé
28:39assez fréquemment.
28:40Mais là,
28:40on ne parle pas
28:41de 10, 15 centimes.
28:42Je vous dis,
28:42je parle chez Leclerc
28:44de 1,60 à 1,62
28:46à 2 euros.
28:48Donc, je veux bien être gentil.
28:49Et pour des réserves
28:50de carburant
28:51qui étaient dans les cuves
28:53bien avant
28:53que le Détroit
28:54ne soit bloqué.
28:55Donc, je veux bien
28:56entendre tout ce que dit monsieur
28:57et je respecte
28:59ses dires.
29:00Il s'y connaît
29:00bien mieux que moi.
29:01Mais ça ne justifie pas
29:03une augmentation
29:04aussi rapide,
29:05aussi fulgurante
29:06et aussi importante.
29:07Merci beaucoup, Marc,
29:08pour votre témoignage.
29:09On va accueillir Olivier.
29:10Bonjour, Olivier.
29:12Oui, bonjour, Amandine.
29:13Bon, vous aussi,
29:14vous l'avez constaté
29:15cette hausse
29:16des prix de l'essence ?
29:18Ben oui,
29:19c'était un peu brutal.
29:20C'est effectivement
29:20depuis lundi matin.
29:22Nous, ici,
29:23dans le secteur,
29:23je suis dans le nord,
29:24c'est une moyenne
29:25de 30, 32 centimes
29:27au litre
29:28pour le gasoil.
29:31Et dès lundi dernier,
29:32vous avez constaté
29:33cette hausse ?
29:34Depuis lundi, oui.
29:35Lundi matin,
29:36ça a commencé
29:38progressivement,
29:38mais ça a été assez vite
29:39à partir du mardi,
29:40mercredi, oui.
29:42Professionnellement,
29:43vous, ça vous inquiète
29:44ou pas ?
29:45Eh ben oui,
29:46parce que moi,
29:47je suis technicien de maintenance,
29:48je suis beaucoup sur la route
29:49toute la journée,
29:50donc forcément
29:50que ça aura un coût
29:53sur les transports
29:54et sur les prestations
29:56proposées aux clients.
29:58Un jour ou l'autre,
29:59ça finira par se répercuter.
30:00Alors, même si j'avais entendu
30:02le premier auditeur
30:02de l'émission,
30:04effectivement,
30:04les entreprises
30:05ne vont pas pouvoir
30:05répercuter immédiatement
30:06sur les factures aux clients,
30:08mais à terme,
30:10forcément,
30:10c'est le consommateur
30:11qui paiera la hausse.
30:13Merci beaucoup,
30:14Olivier,
30:15pour votre témoignage.
30:17Merci à vous,
30:17Franck,
30:18pour ces explications
30:20aussi très concrètes.
30:22On aura l'occasion,
30:23bien sûr,
30:24d'y revenir
30:26dans les prochains jours,
30:28sans aucun doute,
30:28puisque notamment,
30:29on aura les prix ce soir
30:31à l'échelle nationale.
30:32La hausse
30:33et les évolutions de prix
30:34se sera publiée
30:36ce soir
30:37comme chaque lundi soir.
30:39Dans un instant,
30:40on va changer de sujet,
30:40on va parler des EHPAD.
30:41Vous avez peut-être entendu
30:42cet EHPAD du Nord
30:43à Bayeul
30:44qui a fait appel
30:45à ses résidents
30:46pour tenter de séduire
30:47des candidats
30:48pour recruter.
30:49Pourquoi est-ce que
30:50c'est si difficile
30:50de recruter en EHPAD ?
30:52J'attends vos témoignages
30:53au 30 de 10.
30:55Jusqu'à 14h,
30:56RTL midi,
30:57les auditeurs ont la parole.
30:59Avec Amandine Bégaud.
31:01En commun ?
31:02Jusqu'à 14h,
31:05les auditeurs ont la parole.
31:07Amandine Bégaud sur RTL.
31:09Je suis Myriam,
31:11je travaille dans les ambulances.
31:12J'appelais au sujet
31:13des maisons de retraite.
31:14Vous vouliez savoir
31:15pourquoi on ne recrutait pas ?
31:16Tout simplement
31:17parce que les horaires
31:18sont impossibles
31:19et le salaire est bas.
31:20J'ai travaillé 3 ans
31:22en EHPAD en Vendée.
31:24J'en suis parti.
31:25C'était pour cause
31:26de l'emploi du temps
31:27qui était surchargé
31:28de travail.
31:29Pour pallier
31:29aux absentéisme
31:30du personnel,
31:31on était rappelé
31:32sur nos jours de repos.
31:33Sans compter les jours
31:34où on bossait
31:35en mode dégradé
31:36donc avec du personnel en moins.
31:37On a 10 minutes
31:38pour faire une toilette
31:40aux résidents.
31:41Quand on est en unité
31:42Alzheimer,
31:43ce n'est pas terrible.
31:44Les messages de Myriam
31:45et Philippe
31:46au 3210
31:47et on se pose
31:48cette question
31:49pourquoi les EHPAD
31:50ont-ils tant de mal
31:52à recruter ?
31:52Pourquoi on se pose
31:53cette question ?
31:54Parce qu'on était
31:55en le Nord
31:55tout à l'heure
31:56avec Franck Hanson,
31:57notre correspondant
31:57qui est allé à Bayeul
31:59où l'EHPAD
32:00a décidé de mettre
32:01en scène
32:01ces résidents
32:02qui ont joué
32:03le jeu de femmes
32:04qui ont joué
32:05les comédiennes
32:06pour tenter
32:07de séduire
32:08les candidats.
32:09Ça a fonctionné
32:09puisqu'ils ont réussi
32:10grâce à ce clip
32:11à embaucher une infirmière
32:12et vont lancer
32:13d'autres appels
32:14dans les prochains jours
32:15ou les prochaines semaines.
32:17Mais ce qui est clair
32:17et on en parle régulièrement,
32:19c'est que cela reste
32:20une branche
32:21dans laquelle
32:21il est extrêmement difficile
32:22de recruter.
32:24Bonjour Élodie.
32:25Bonjour Normandine.
32:26Vous êtes infirmière libérale ?
32:28Non, moi je suis infirmière
32:29intérimaire en crise en fait.
32:31Je vous en prie,
32:31il n'y a pas de souci.
32:32Il n'y a pas de problème.
32:32Pas de problème.
32:33Et vous avez travaillé
32:34vous en EHPAD ?
32:35Oui, de très bonheur.
32:37J'ai commencé
32:37avant même mon diplôme
32:39d'infirmière.
32:40J'ai travaillé
32:41en tant qu'auxiliaire de vie
32:42dans un EHPAD
32:43qui était proche
32:43de chez mes parents.
32:45Et puis du coup,
32:45j'ai continué
32:46à faire de nombreuses vacations
32:47au sein d'EHPAD
32:48et même encore aujourd'hui,
32:49je suis intérimaire
32:50et je vais régulièrement
32:50dans des établissements
32:51pour personnes âgées.
32:53Comment vous expliquez
32:55que ces EHPAD
32:55aient tant de mal
32:56à recruter ?
32:58Alors,
32:58par rapport aux nouvelles diplômées,
33:00je pense que
33:00quand vous sortez de l'école,
33:02vous avez plutôt,
33:03après trois ans et demi d'études,
33:05je pense que vous avez envie
33:05de pratiquer,
33:06de faire des gestes techniques.
33:08Il faut savoir
33:08que majoritairement
33:10dans des établissements
33:10comme les EHPAD,
33:12dès qu'il y a un problème
33:13ou une urgence
33:13un peu plus relative,
33:14on transfère le résident.
33:16Donc les soins
33:17sont un peu plus simples.
33:18On fait des piluliers,
33:19on fait des pansements simples,
33:21on fait des pertes sous-cutanées.
33:22Donc des soins
33:22qui ne sont pas
33:24très techniques
33:24pour une infirmière
33:25qui débute
33:26et qui veut peut-être
33:27augmenter son capital
33:29et savoir faire
33:29plus de gestes techniques.
33:31Et puis je pense
33:32qu'il y a un problème
33:33effectivement comme disaient
33:34les témoignages
33:35sur votre répondeur
33:36d'un salaire
33:37qui est quand même
33:37relativement bas,
33:39une charge de travail
33:40avec un glissement de tâches,
33:41c'est-à-dire que l'infirmière
33:42est souvent amenée
33:43à travailler
33:43et à faire les tâches
33:45détoignantes
33:45parce qu'il n'y en a pas,
33:46des amplitudes horaires
33:47qui sont très importantes,
33:48c'est un salaire
33:49qui est très bas.
33:51Une infirmière en EHPAD,
33:53elle touche combien
33:53à peu près ?
33:54Vous savez me dire ?
33:56Pas vraiment,
33:57mais ça dépend.
33:59Je ne pourrais pas
34:00vous dire exactement,
34:01mais c'est des fois moins
34:02qu'une infirmière
34:02dans un hôpital public.
34:06Élodie,
34:07restez avec nous,
34:07on va accueillir Myriam.
34:08Bonjour Myriam.
34:10Bonjour.
34:10Et bienvenue sur RTL
34:11parce que c'est votre
34:12premier appel.
34:13Alors je le signale.
34:14Vous nous appelez
34:14d'où Myriam ?
34:16Là, je suis en ce moment
34:17à Châquillon.
34:18Très bien.
34:18Je travaille dans les ambulances
34:19donc là,
34:20je suis arrêtée
34:20sur Châquillon.
34:21On a entendu votre message,
34:24vous travaillez dans les ambulances
34:25et alors vous avez travaillé
34:27par le passé
34:28en maison de retraite ?
34:29Oui, voilà.
34:30Pendant quelques années,
34:31oui, oui.
34:31Parce que j'ai toujours été attirée
34:32par ce genre de métier
34:33et c'est vrai que j'ai vite
34:35déchanté, quoi.
34:36Et pourquoi ?
34:37Le salaire,
34:38mais il n'y a pas que ça.
34:39Même, je ne sais pas,
34:41moi, la personne âgée
34:43n'est pas traitée souvent
34:44comme elle devrait l'être.
34:45Et quand on voit les prix,
34:46c'est voilà.
34:48Le salaire,
34:49donc vous étiez aide-soignante ?
34:51Non, même pas.
34:52J'étais bien spécifiée
34:53sur les buts de paie,
34:54aide-soignante,
34:55non diplômée,
34:56ND.
34:56D'accord.
34:56Mais je faisais office
34:57alors que j'avais été employée
34:59à la base,
34:59mais bon.
35:00Et le salaire,
35:02quel montant ?
35:03C'est un smig,
35:05pour ne pas rêver.
35:06Pour du 8h-20h ?
35:08Oui, on faisait 8h-20h
35:09dans cette maison de retraite
35:10la dernière
35:11et puis un week-end sur deux,
35:12ça y est sur deux.
35:14Et moi, vous voyez,
35:15j'avais même des fois
35:15donné un coup de main
35:16pour habiller les défunts,
35:18pour faire un peu plus.
35:20Ah oui ?
35:21Voilà.
35:21Non, non,
35:22mais c'est un métier
35:23qui est bien,
35:24mais franchement,
35:25ce n'est pas reconnu
35:25par les directeurs
35:27d'EHPAD,
35:28non.
35:29Et puis c'est un métier
35:30difficile au quotidien.
35:31Voilà, difficile
35:32parce que,
35:33je vous dis,
35:34il y a des gens,
35:35malheureusement,
35:36les couches,
35:37elles pèsent 3 tonnes
35:38le matin quand vous arrivez
35:39pour prendre votre service.
35:40La veilleuse de nuit,
35:41si vous voulez,
35:42elle est toute seule.
35:43Donc voilà, quoi.
35:45Donc,
35:46ce n'est pas valorisant,
35:47sincèrement.
35:48Vous préférez
35:49votre métier d'ambulancière
35:51aujourd'hui ?
35:51Ah oui,
35:52puis vous voyez,
35:52pourtant,
35:52je ne fais que des cancers,
35:53mais ça n'a strictement
35:54rien à voir.
35:55Ah oui, oui,
35:56c'est vraiment
35:57de l'aide à l'autre.
35:59On n'est pas dessus,
36:00ça devrait l'être,
36:00mais malheureusement,
36:01on a souvent affaire
36:02à des gens Alzheimer,
36:03tout,
36:03et qui ne peuvent même pas
36:05répéter à leur famille,
36:06en gros.
36:08Si on leur demande
36:09si ça va,
36:09ils disent oui,
36:10oui,
36:10voilà, quoi.
36:12Donc,
36:13il y a un peu,
36:13moi je trouve que c'est
36:13un peu du profit,
36:14mais après,
36:15ça n'engage que moi.
36:16Merci beaucoup,
36:17Myriam,
36:17pour votre témoignage.
36:19Je vous souhaite
36:19une bonne journée.
36:20Bonne journée à vous aussi
36:21et bon courage.
36:23Élodie,
36:24vous comprenez
36:25le témoignage de Myriam ?
36:26Tout à fait.
36:27Tout à fait,
36:28c'est tout à fait ça.
36:28Le bismantage,
36:29le fait qu'il y a
36:30manque de personnel,
36:32le salaire qui est trop bas,
36:33qui n'est pas assez
36:33rémunérateur.
36:34Et puis bon,
36:34c'est vrai que,
36:35bon,
36:36c'est vrai que c'est des unités
36:38qui demandent quand même
36:39un...
36:39Vous savez,
36:40c'est pas comme un hôpital
36:41où vous voyez les patients
36:42comme ponctuellement.
36:43Là,
36:43les résidents sont là
36:44pour terminer leur vie.
36:46Donc,
36:47c'est vrai que c'est quand même
36:48important que le personnel
36:49soit assez régulier,
36:50le même,
36:51etc.
36:52Et puis c'est lourd
36:53psychologiquement,
36:54physiquement.
36:54Vous savez,
36:54quand vous faites une toilette
36:55au lit d'un patient,
36:56voire dix,
36:57ou qu'on vous dit
36:58qu'il faut faire une toilette
36:58en deux minutes,
36:59comme on disait régulièrement,
37:01c'est quand même
37:01une charge de travail
37:02qui est très élevée.
37:03Psychologiquement,
37:04avec une personne âgée,
37:05on ne peut pas faire une toilette
37:05en deux minutes correctement.
37:06Voilà.
37:07Et puis si vous avez des secteurs
37:08ou des unités d'Alzheimer
37:09où c'est très compliqué,
37:11où une toilette n'est pas faite
37:12de la même façon,
37:13il faut prendre son temps,
37:14il faut tisser une relation
37:16de confiance
37:17qui est quand même difficile.
37:18Donc je pense
37:19que c'est quand même
37:19très compliqué
37:20d'avoir un personnel,
37:21malheureusement,
37:22dans ce genre de structure.
37:23Malheureusement.
37:24C'est bien dommage
37:25parce que c'est quand même
37:27des endroits,
37:28des lieux de vie
37:28qui peuvent être juste...
37:30Moi, j'ai vécu
37:30des moments incroyables.
37:33Donc voilà,
37:34c'est des gens
37:35pour qui il y ait
37:36un profond respect,
37:37nos aînés,
37:38et qui nous apprennent
37:39aussi bien,
37:39vous apprenez sur vous
37:41et sur eux quoi.
37:42Et donc c'est magique
37:42pour le temps.
37:43Merci beaucoup Elodie
37:44pour votre témoignage.
37:46On va continuer bien sûr.
37:46Bonne journée à vous.
37:47On va continuer
37:48à évoquer cette question
37:50avec Nicole, Christine
37:51et Marie
37:51dans un tout petit instant.
37:52A tout de suite.
37:53Contactez-nous gratuitement
37:55via l'appli RTL
37:56ou au 30 de 10.
37:5750 centimes la minute.
38:00Amandine Bégaud,
38:02RTL Midi,
38:03les auditeurs ont la parole.
38:05Peut-être faudrait qu'il
38:06se tourner vers
38:07déjà les grilles de salaire
38:08sur le personnel
38:09et également
38:10peut-être réfléchir
38:12à faire des EHPAD
38:13des lieux de vie
38:14et non pas des lieux de mort
38:16parce que bien souvent
38:17on se retrouve confronté
38:19à une espèce
38:20de hiérarchie
38:21et de fonctionnement
38:23qui n'a aucun sens
38:24si ce n'est
38:25manger,
38:26toilettes,
38:27sanitaire,
38:28etc.
38:29Le message de Madeleine
38:30au 30 de 10
38:31pourquoi les EHPAD
38:32ont-ils tant de mal
38:34à recruter ?
38:34C'est la question
38:35qu'on se pose.
38:36On en parle avec vous
38:36Christine, bonjour.
38:38Oui, bonjour.
38:39Donc je suis moi
38:41retraitée,
38:41j'ai toujours travaillé
38:42dans des EHPAD
38:43auprès des personnes âgées,
38:44j'ai travaillé dans les EHPAD
38:45parce que j'aimais
38:46sincèrement
38:46les personnes âgées
38:47et avant les EHPAD
38:49les gens étaient
38:50des patients.
38:51Aujourd'hui
38:52ce sont des clients
38:53et les groupes
38:55qui sont à la tête
38:57de ces EHPAD
38:58veulent faire du chiffre
38:59auprès de personnes âgées
39:01et alors on tire
39:03sur le budget
39:03le budget alimentation
39:05le budget formation
39:07le budget animation
39:11et en fait
39:12plus personne n'a envie
39:13de venir travailler
39:14dans ces endroits
39:15parce qu'il y a
39:16une surcharge
39:17de travail
39:18et puis
39:19on n'est pas du tout
39:20dans la bienveillance
39:21et voilà.
39:23C'est la même chose
39:24dans le public
39:25parce qu'il n'y a pas
39:25que des EHPAD privés ?
39:27Oui, certainement.
39:29C'est la question
39:32que je vous posais.
39:33Vous avez travaillé
39:35dans le public ?
39:37Non, tout le temps
39:38dans le privé.
39:38Les EHPAD dans le privé
39:39mais je pense que
39:40dans le public
39:41c'est peut-être
39:42la même chose.
39:42Je ne peux pas vous répondre
39:43mais c'est vrai
39:44qu'aujourd'hui
39:44la personne
39:45c'est un client
39:49et on calcule
39:50le prix du repas
39:51on calcule
39:51le prix de la protection
39:52on calcule
39:55voilà, tout est calculé
39:57le patient
39:58est un chiffre d'affaires
39:59et quand ce patient
40:00malheureusement décède
40:02parce que les EHPAD
40:03ce sont des endroits
40:04pour terminer sa vie
40:06des femmes de vie
40:07et bien voilà
40:07tout de suite
40:08il est remplacé
40:08on n'est plus du tout
40:10dans l'humain
40:11on est rempli
40:12rempli
40:12rempli
40:12au début
40:13quand ça existait
40:14les maisons de retraite
40:15on appelait ça
40:16leur gris
40:17leur gris
40:18ça veut dire
40:19l'argent qu'on se fait
40:20sur les personnes âgées
40:21qui ont des cheveux gris
40:22au départ c'était ça
40:23mais c'est tout à fait ça
40:24c'est tout à fait ça
40:25on n'est pas dans l'humain
40:26et ils n'arrivent pas
40:27à recruter
40:28parce qu'il y a une sursarge
40:29de travail
40:30parce qu'on n'est pas
40:31dans la bienveillante
40:31parce qu'on ne peut pas
40:33prendre en charge
40:33correctement
40:35le client
40:36et voilà
40:37c'est pour ça
40:38qu'aujourd'hui
40:38on n'arrive pas à recruter
40:39merci beaucoup Christine
40:41bonjour Nicole
40:42oui bonjour
40:43vous aussi
40:44vous avez été aide-soignante
40:45pendant
40:4635 ans
40:4635 ans
40:47en EHPAD
40:48alors pas que
40:49en EHPAD
40:50mais j'ai commencé
40:51ma carrière professionnelle
40:52en EHPAD
40:53et vous avez vu
40:54les choses évoluer
40:55pourquoi c'est plus difficile
40:56aujourd'hui
40:57de recruter
40:58qu'il y a 30 ans
40:59alors moi je pense
41:00écoutez
41:01je vais essayer
41:02je pense que je vais être
41:03objective
41:04et que je le suis
41:05d'ailleurs
41:06écoutez
41:06il n'y a rien qui a évolué
41:08depuis 35 ans
41:08oui
41:10donc je suis tout à fait
41:11d'accord avec
41:12la personne
41:13qui vient de vous donner
41:14le témoignage
41:15y compris je crois
41:17Philippe
41:17oui
41:18comment vous voulez
41:19qu'on se sente
41:20un soignant
41:22digne de ce nom
41:23avec de la conscience
41:25professionnelle
41:25comment vous voulez
41:27qu'on se sente bien
41:28quand on a 10 minutes
41:29pour faire une toilette
41:31mais c'était le cas ça
41:32il y a 30 ans
41:33aussi
41:3312 minutes
41:35voilà
41:35on n'en parlait juste pas
41:36en fait
41:37mais non
41:38bien sûr que non
41:39donc ce que je me permets
41:42de redire à l'antenne
41:44c'est que
41:45les valeurs
41:46qu'on vous inculque
41:47alors on va commencer
41:49par la première
41:50le respect
41:50et vous savez que
41:52tout le temps
41:53on dit
41:54il faut respecter
41:55les personnes âgées
41:57respecter nos aînés
41:58bon
41:59nous dans notre métier
42:01de soignant
42:02mais on est heurté
42:05on est heurté
42:06puisqu'on voit
42:08qu'on ne fait pas
42:09notre travail
42:09correctement
42:10vous avez déjà eu
42:11l'impression
42:11d'être maltraitante
42:12Nicole
42:13sans le vouloir
42:14bien sûr
42:14alors
42:15j'ai essayé de résister
42:17parce que j'étais
42:18jeune
42:19j'avais 27 ans
42:21par contre
42:22ce que j'ai fait
42:23c'est que j'étais en CDD
42:25et plutôt que de devenir
42:27à la longue
42:28maltraitante
42:29parce qu'il faut savoir aussi
42:30que ces soignants là
42:32et bien
42:33mais très vite
42:34ils sont usés
42:35à 2-3 mois de travail
42:37on est usé
42:38et donc
42:38non seulement
42:39on a le risque
42:40de devenir maltraitant
42:42mais pour les personnes
42:43qui sont en CDI
42:45et bien
42:46le burn-out
42:47oui
42:47voilà
42:49et c'est ça
42:50vous voyez
42:50moi j'ai 63 ans
42:52moi je comprends
42:54moi je comprends
42:55alors j'ai entendu parler
42:56de salaire
42:57effectivement
42:57ça rentre aussi
42:59en ligne de compte
43:01mais c'est pas que ça
43:02c'est pas que ça
43:03c'est tout
43:04c'est faire aussi
43:05son métier de soignant
43:06et d'avoir l'impression
43:06de mal à le faire
43:07moi j'ai aimé
43:08et j'aime toujours mon travail
43:09voilà
43:10je suis humaine
43:11j'ai envie
43:12d'aider les gens
43:13bon ça c'est être empathique
43:15mais
43:17honnêtement
43:17à aujourd'hui
43:18un EHPAD
43:19qui effectivement
43:20ne paye pas beaucoup
43:21le personnel
43:22donc à aujourd'hui
43:24c'est peut-être
43:24en privé
43:25je vais dire ça comme ça
43:26c'est peut-être
43:28de l'ordre
43:28de 1500 euros net
43:30à peu près
43:31bon
43:32c'est pas énorme
43:33mais ça vous permet
43:34de vivre
43:35par contre
43:36ce qui vous permet pas
43:38de vivre
43:39en tant qu'humain
43:41c'est d'être confronté
43:42tous les jours
43:43tous les jours
43:44tous les jours
43:46jours fériés compris
43:48nuit
43:48quand on fait les nuits
43:50si on doit en faire
43:51tout au moins
43:51et bien
43:53c'est d'être confronté
43:54effectivement
43:56à la maltraitance
43:58de ces personnes âgées
44:00c'est à dire
44:01c'est très culpabilisant
44:02j'imagine
44:02on fait un change
44:03bon voyez
44:04la personne a été souillée
44:05on fait un change
44:06bon
44:07il faut changer les draps
44:09voilà
44:09il y en a partout
44:09il faut changer les draps
44:10il faut refaire le lit
44:11il faut faire une toilette succincte
44:14refaire
44:15à la personne âgée
44:16bon
44:16
44:18vous savez
44:19si vous êtes seul
44:19parce que c'est ça aussi
44:22et bien
44:22il vous faut quasiment
44:24presque un quart d'heure
44:25si on veut le faire bien
44:26bien sûr
44:27alors
44:28vous comprenez bien
44:29que si vous devez faire ça
44:30un quart d'heure
44:31il faut le prendre
44:32moi je dis
44:33même à aujourd'hui
44:34il faut le prendre
44:36et
44:37ne pas se faire
44:38rabrouer par la direction
44:40parce qu'il y a tout ça
44:41bien sûr
44:42on est des salariés
44:43et voilà
44:44et tout ça
44:45c'est une catastrophe
44:48moi je ne comprends pas
44:49qu'en 35 ans
44:50il n'y a rien qui est changé
44:51merci beaucoup Nicole
44:52pour votre témoignage
44:53précieux
44:55d'ailleurs
44:55je m'excuse auprès de
44:57Frédéric et Marie
44:58que je n'ai pas eu le temps
44:59de prendre
45:00mais c'est un sujet
45:01sans aucun doute
45:01sur lequel on reviendra
45:02pas forcément tout de suite
45:04mais qui hélas
45:05reste d'actualité
45:06je vous rappelle que demain
45:07c'est Guillaume Musso
45:08qui sera avec nous
45:09à partir de 13h30
45:10à l'occasion de la sortie
45:11de son dernier roman
45:1223ème roman
45:13le crime du paradis
45:14il est sorti la semaine dernière
45:15c'est le plus gros vendeur
45:16de livres en France
45:17si vous avez des questions
45:18à lui poser
45:18si vous souhaitez échanger
45:20avec lui
45:21vous appelez 3210
45:22ou vous nous laissez un message
45:23sur l'application RTL
45:25dans un instant
45:26sur l'application RTL
45:26et vous avez des questions
45:26sur l'application RTL
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