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  • il y a 5 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 06 mars 2026.

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00:0412h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:09Et elle a eu ce septième jour de frappant en Iran, mais c'est au Liban, l'heure où on
00:14se parle que la situation est la plus préoccupante,
00:17avec ses frappes toujours en cours, un désastre humanitaire ce profil, dit le Premier ministre libanais.
00:24Alors qu'Israël a encore intensifié ces bombardements sur le sud de Beyrouth, en théorie, et en temps normal.
00:31Ce sont 600 000 à 8 000 personnes qui vivent dans cette zone, des personnes qui fuient donc la région.
00:39Sébastien Lecornu, le Premier ministre, annonce qu'il réunira mercredi les différents partis politiques,
00:46ainsi que les chefs des deux assemblées, pour leur faire le point sur ce conflit.
00:50C'est ce qu'il a annoncé tout à l'heure à Matignon, au conflit qui se déroule dans un
00:53contexte particulier,
00:55qui est celui de la campagne des municipales.
00:57Le premier tour aura lieu dans une semaine, dimanche qui vient, dimanche d'après.
01:04Et on a appris ce matin qu'un des candidats à la mairie de Paris avait été visé par une
01:08opération d'ingérence,
01:10liée à un groupe russe.
01:12Arthur Bélier, ce candidat, c'est Pierre-Yves Bournazel, le candidat de centre droit au municipal.
01:17Oui, hier, Pierre-Yves Bournazel alerte.
01:19Ses équipes ont repéré un faux site, plusieurs tweets et une vidéo
01:22qui affirment que Pierre-Yves Bournazel veut transformer le centre Pompidou en accueil de migrants.
01:28Votait oui pour transformer ce bâtiment emblématique en un foyer pour tous,
01:32Kiev et Bournazel, avec le soutien du président de la République, Emmanuel Macron.
01:36Alors c'est évidemment un faux.
01:38Le gendarme des manipulations de l'information, Viginum, confirme ce matin qu'il s'agit d'une ingérence russe
01:43menée par le réseau Storm 15-16, bien connu de Viginum et accusé d'être derrière de nombreuses opérations de
01:50désinformation en France et en Europe.
01:52Merci beaucoup Arthur Bélier pour toutes ces précisions.
01:55Je vous parlais des Jeux Paralympiques qui débutent ce soir.
01:58Sachez qu'il y a du foot aussi.
02:0025e journée de Ligue 1.
02:02Le PSG reçoit Monaco.
02:03Coup d'envoi, ce sera 20h45.
02:06RTL Foot, c'est dès 20h et jusqu'à 23h.
02:09Alors la météo, et alors là Valérie, intéressons-nous à ce week-end.
02:13C'est le dernier week-end, tiens, des vacances scolaires pour la zone C.
02:18Ça s'annonce pas mal.
02:20Ça bouge pas du tout.
02:21Dans le sud, c'est pas bien.
02:23Voilà, dans le sud et dans l'ouest aussi d'ailleurs.
02:25Demain, ça va être encore bien chargé avec des averses assez ponctuelles.
02:28Mais on attend quand même des pluies soutenues toute la journée de demain dans le Languedoc.
02:31Surtout près des Cévennes.
02:32Plus on va monter, plus ce sera soutenu, plus ce sera fort.
02:34Donc toute la journée.
02:35Et puis dimanche, ça va un tout petit peu se tasser quand même.
02:38Certes, ça restera nuageux avec des averses toujours dans les mêmes régions de l'ouest et du sud.
02:43Les pluies pourront être un tout petit peu plus soutenues en allant vers la Provence dimanche après-midi.
02:47Et pendant ce temps-là, maintenant l'est, dans les régions centrales, ça concerne aussi l'Île-de-France et
02:51les Hauts-de-France.
02:52Et bien là, pour le coup, on va avoir un très très beau week-end ensoleillé.
02:55Alors c'est un soleil toujours un peu voilé parce qu'on a beaucoup de poussière qui passe au-dessus
02:58de nous encore en ce moment.
02:59Ce sera le cas pratiquement tout le week-end, même si ça va se tasser un petit peu dimanche.
03:02Tout ça avec des températures bien printanières.
03:05La fourchette de 12 à 21 degrés demain après-midi, 19 à Paris, à Grenoble, à La Rochelle, à Ajaccio.
03:1017 degrés de moyenne générale dimanche.
03:12Bon, et c'est un peu loin, mais ça va continuer comme ça la semaine prochaine ?
03:15Oui, ça continue comme ça, ça reste relativement doux, mais toujours un petit peu plus instable dans le sud.
03:20C'est vrai que le sud, au début du printemps en général, il garde des températures peut-être un poil
03:23plus fraîches qu'ailleurs.
03:24Et un peu plus de pluie, ça se confirme encore cette année.
03:26Merci beaucoup Valérie, il est 13h05.
03:36Vous avez la parole et Jean-Michel Richard, le président des Restos du Coeur, est resté en studio avec moi
03:42pour évoquer cette collecte qui a débuté ce matin.
03:47et qui aura lieu tout le week-end dans tous vos magasins.
03:50Quand vous faites vos courses, vous risquez de voir des bénévoles des Restos du Coeur pour les aider, pour venir
03:57en aide à l'association.
03:58C'est très simple, pendant que vous faites vos courses, vous mettez dans votre chariot quelques produits pour donner à
04:04l'association.
04:05Jean-Michel Richard, de quoi avez-vous le plus besoin vraiment ?
04:08Très clairement, on a besoin de produits secs, en conditionnement petit, bien évidemment.
04:15On a besoin de protéines, donc des plats cuisinés avec de la viande, des conserves de poisson, des légumineuses.
04:23Voilà, des produits qui peuvent se conserver, mais franchement essentiellement des protéines.
04:27Bon, on va échanger avec les auditeurs. Bonjour Marina.
04:30Bonjour Amandine et bonjour à votre invitée.
04:33Vous nous appelez d'où Marina ?
04:35Près de Macron.
04:36Bon, vous avez l'habitude de donner dans les collectes ?
04:39Alors, oui, j'avais l'habitude de donner dans les collectes et notamment à celles des Restos du Coeur.
04:47Je vous avoue qu'à partir de cette année, parce que j'ai une situation personnelle plus difficile,
04:56eh bien non, malheureusement je ne pourrais pas donner.
04:59Je me rends compte que, comme pour beaucoup, et je ne suis pas en train de me plaindre.
05:03Je ne veux pas, voilà, je ne suis pas une victime ou quoi.
05:07En revanche, moi, je fais extrêmement attention à ce qu'on achète par semaine.
05:11J'ai un budget très strict que je suis obligée de respecter.
05:16Et si ça dépasse, j'enlève le superflu.
05:20Et malheureusement, je ne peux pas être partout, en fait.
05:26Et je crains que, voilà, alors que je culpabilise, en fait.
05:31Oui, il ne faut pas culpabiliser Marina.
05:33Non, non, mais je culpabilise dans le sens.
05:34On donne quand on peut et...
05:36Parce que, encore une fois, je ne me plains pas et il y a bien pire que moi.
05:39Et que, mais à un moment donné, le colibri que je suis, il a un bec de plus en plus
05:45petit.
05:46Si vous voyez la légende du colibri.
05:48Et la goutte d'eau, elle est de plus en plus petite.
05:50Et il y a un moment où je ne peux plus donner.
05:52Parce que, bah, parce qu'on est obligé de se recentrer sur nous, en fait.
05:55Jean-Michel Richard, des témoignages comme celui de Marina, vous en avez de plus en plus ou pas ?
06:01On en a de plus en plus.
06:02C'est vrai que c'est touchant.
06:04Parce que, effectivement, il ne faut pas culpabiliser.
06:07C'est de plus en plus compliqué.
06:08Les arbitrages sont terribles.
06:10L'arbitrage alimentaire, l'arbitrage vestimentaire, le fait de pouvoir se chauffer.
06:16Tout devient plus compliqué.
06:17Toutes les tâches sont de plus en plus difficiles.
06:20Et, effectivement, il ne faut surtout pas culpabiliser.
06:23Eh bien, j'espère que votre situation s'améliorera.
06:26Et que l'an prochain, quand vous pourrez, eh bien, éventuellement, vous redonnerez.
06:30Mais ça traduit bien les difficultés que rencontrent les Français aujourd'hui
06:34par rapport à leur pouvoir d'achat.
06:36L'inflation n'a pas régressé, même si elle est moins forte.
06:39Mais ne serait-ce que l'inflation alimentaire a été terrible depuis 2022.
06:43Et c'est vrai qu'elle a un ralenti, mais elle continue malgré tout.
06:47Et jamais on ne paiera nos courses comme avant la guerre en Ukraine.
06:52Marina, vous êtes inquiète aussi à l'égard du conflit au Moyen-Orient ?
06:57Oui, c'était le terme que je cherchais, c'est des arbitrages.
07:01Voilà, on est obligé de faire des arbitrages.
07:04Et la guerre au Moyen-Orient, alors c'est affreux, on va parler du prix de l'essence.
07:08Je dis que c'est un petit peu dérisoire.
07:11Nous, on ne se prend pas des missiles dessus.
07:14Et vous avez raison, mais c'est une des préoccupations des auditeurs depuis le début de la semaine.
07:18Et on en a beaucoup parlé.
07:20En attendant, on est obligé plus ou moins d'avoir un véhicule.
07:23Dans certaines conditions, on est complètement obligé.
07:26Sinon, on ne peut pas travailler.
07:27Donc, c'est vite vu.
07:28Et ça fait partie de l'arbitrage.
07:30Il faut pouvoir aller travailler.
07:32Il faut mettre du carburant.
07:35Et ce qu'on prend sur le budget pour le carburant,
07:39c'est d'autant moins qu'on aura pour s'alimenter
07:42ou pour des sorties plus légères, des choses un peu plus futiles
07:47ou des dons qui ne sont pas du tout futiles.
07:49Je ne les mets pas dans cette catégorie.
07:51Mais voilà, il va y avoir encore des arbitrages.
07:54Et puis, comme disait votre invité, le chauffage,
07:58tout augmente dans des proportions.
08:00Mais ça devient délirant, en fait.
08:03Non, mais ça pèse effectivement sur les budgets.
08:06Jean-Michel Richard, vous avez une inquiétude à l'égard de cette guerre ?
08:11Effectivement...
08:11Alors, l'inquiétude par rapport à l'accroissement du prix de l'essence, du carburant,
08:17oui, mécaniquement, il faut vraiment se rendre compte
08:19que les personnes qui ont besoin des restos du cœur
08:22basculent pour quelques euros.
08:24Ils sont en capacité, parfois, quand j'étais responsable d'un département,
08:29on me citait des cas de personnes qui pouvaient faire 2 km à pied
08:32parce qu'un litre d'huile était 1 euro moins cher
08:36dans un supermarché par rapport à un autre.
08:39Donc, la bascule peut se faire pour quelques euros.
08:42Et donc, je comprends absolument cette inquiétude par rapport à la guerre.
08:48Et puis, de toute façon, on vit dans une société anxiogène.
08:50Et cette société anxiogène participe à la fragilité de la population.
08:55Et avec moins de solidarité ou pas, du coup ?
08:58Avec toujours autant de solidarité.
09:00Les Français sont au rendez-vous.
09:02Là, on se déploie dans 7500 magasins.
09:04On espère récolter plus de 8000 tonnes.
09:08Et on sait que les Français sont au rendez-vous.
09:11Mais, bien évidemment, on a une inquiétude.
09:13Ce ne sont pas des périodes pendant lesquelles
09:15les gens, naturellement, vont être généreux.
09:18Et c'est pour ça qu'il faut insister.
09:21Pour tous ceux qui le peuvent, en tout cas,
09:23penser, quand vous faites vos courses ce week-end, à donner.
09:26Merci beaucoup, Marina, pour votre témoignage.
09:28Et encore une fois, ne culpabilisez pas, vraiment.
09:32Jean-Michel Richard, vous restez avec nous.
09:34On va continuer à échanger dans un instant.
09:35A tout de suite.
10:04Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
10:05en magasin pour participer à cette collecte ?
10:08Tout à fait.
10:08Nous avons également un dispositif cette année
10:10qui s'appelle ClickCœur
10:12qui vous permet, sur notre site,
10:14de pouvoir, tout simplement, acheter un panier repas
10:17avec des valeurs différentes.
10:19Et donc, ça correspondra à de la nourriture
10:21qu'on pourra acquérir.
10:22Voilà.
10:22Et j'ai fait le test.
10:23Vous écrivez dans la barre de recherche.
10:25Le mieux, c'est d'écrire ClickCœur.
10:26C-L-I-C-K-Cœur.
10:29Et vous allez tomber directement sur la page.
10:30Et effectivement, on peut faire un don de 5, 20, 50 ou plus
10:35qui correspond à des paniers.
10:3720 euros, par exemple.
10:38Ça fait 4 paniers pour 2 personnes.
10:40C'est ce que nous indique le site.
10:42C'est très simple.
10:43Bonjour, Marie-Claude.
10:46Bonjour, Amandine.
10:47Et vous nous appelez d'où, Marie-Claude ?
10:49Plessie Robinson.
10:50Vous avez, vous, eu recours au resto du cœur ?
10:56Oui, en 1980.
10:57Donc, il y a un certain nombre d'années.
10:59Vous étiez dans quelle situation ?
11:02Pourquoi est-ce que vous avez eu ?
11:03J'étais à mi-temps et je travaillais.
11:04J'avais un fort loyer.
11:07Et donc, ça vous a beaucoup aidé, à l'époque ?
11:09Bien sûr, ça m'a beaucoup aidé, oui.
11:11Pourquoi ? Pour vous nourrir ?
11:14Me nourrir, créer du lien aussi.
11:19Et aussi, maintenant, j'aide un peu le secours catholique, maintenant.
11:27Et 40 ans plus tard, vous considérez, je ne sais pas que ça vous a aidé, sauvé, qu'est-ce
11:35que vous diriez ?
11:37Ça m'a sauvée, du fond, parce que bon, je n'avais plus rien à manger.
11:41Je n'avais plus de parents, je n'avais plus rien.
11:45Et donc, ça m'a permis de survivre et de pouvoir, maintenant, aider les autres.
11:52Et vous trouvez que c'est important de donner au collecte aussi ?
11:56Pour moi, c'est important, même si c'est un paquet de pâtes.
11:59C'est très bien.
12:01C'est effectivement des petits bouts, plus des petits bouts qui font une grande chaîne.
12:07Marie-Claude, restez avec nous, on va accueillir Claudine.
12:09Bonjour, Claudine.
12:11Bonjour, Amandine.
12:11Bonjour, M. Richard.
12:13Bonjour.
12:14Vous aussi, vous avez bénéficié des Restos du Coeur.
12:16Vous êtes aujourd'hui bénévole.
12:19Oui.
12:19Cédé, il y a combien de temps que vous étiez bénéficiaire ?
12:22Il y a une dizaine d'années.
12:24Et comme Marie-Claude, vous diriez que ça vous a sauvé ?
12:27Ça m'a aidée, ça m'a sauvée et ça m'a permis de faire aussi de belles rencontres.
12:33Et grâce au resto, eh bien, on est toujours là.
12:37Voilà.
12:37Qu'est-ce qui vous a amené à pousser la porte un jour des restos, Claudine ?
12:42Eh bien, j'étais famille monoparentale avec trois enfants et un seul salaire.
12:48Donc, c'était injouable.
12:49Ah, c'était injouable complètement.
12:52Et aujourd'hui, vous avez fait le choix de devenir bénévole.
12:55Ça veut dire que votre situation personnelle s'est améliorée ?
12:59Oui, parce que les enfants sont partis.
13:03Ce n'est pas gentil pour eux, mais c'est vrai.
13:05Non, mais ça fait trois bouchons moins à nourrir.
13:08C'est aussi simple que cela.
13:10Et vous teniez à rendre ce qu'on vous avait donné, c'est ça ?
13:13Si je pouvais même le rendre au centuple, même plus, je le ferais.
13:19Mais on constate que malheureusement, avec la situation actuelle, les gens donnent moins.
13:25Mais ils sont toujours à l'écoute quand on leur demande.
13:29Même si c'est, comme disait votre auditrice, un paquet de pâtes, une boîte de thon, un paquet de gâteaux,
13:36ça aide énormément.
13:38Et vous sentez que les gens donnent moins quand vous allez faire la collecte, je crois, ce week-end ?
13:43Oui, les gens font ce qu'ils peuvent.
13:49Moi, j'ai une anecdote.
13:50Il y a quelques années, pour la première fois où j'ai fait la collecte, ça m'a choquée.
13:56Parce que j'ai entendu un papa dire à son fils, on ne donne rien parce qu'il garde tout
14:01pour eux.
14:01Et là, je lui ai répondu, j'espère que vous n'en aurez jamais besoin.
14:07Effectivement.
14:10Ça fait combien de temps, Claudine, que vous êtes bénévole au resto ?
14:13C'est ma première année.
14:14C'est votre première année. Il y a quelque chose qui vous a surprise, frappé, choqué ?
14:20Il y a de plus en plus de jeunes, de personnes âgées et de familles monoparentales.
14:26Jean-Michel Richard, ça, les familles monoparentales, ce que dit Claudine, c'est exactement le profil des personnes que vous
14:34aidez.
14:34C'est le cas depuis plusieurs années, mais ça s'attentue à chaque fois.
14:38C'est une absolue réalité, les familles monoparentales.
14:40Les jeunes de moins de 25 ans, 50% des personnes qui viennent au resto.
14:46La première auditrice, le fait d'avoir un travail précaire.
14:51On a de plus en plus de travailleurs précaires.
14:53Et on voit bien, à travers ces deux témoignages, la rupture dans des parcours, des problématiques.
15:00Voilà, comme quoi rien n'est écrit, rien n'est immuable.
15:03Et personne n'est à l'abri d'un parcours un petit peu cabossé ou d'une rupture.
15:07Et donc, ce sont les profils que nous voyons au resto aujourd'hui, absolument.
15:14Et vous le disiez, il y a aussi beaucoup, parce que je pense à ceux qui se disent,
15:19il suffit d'aller travailler et puis on peut s'en sortir.
15:22Il y a parmi les gens que vous aidez, beaucoup de gens qui travaillent.
15:25Bien évidemment, quand on regarde la situation vis-à-vis de l'emploi,
15:2813% des personnes ont un emploi.
15:31Ce sont des travailleurs précaires, qui ont des petits contrats à temps partiel,
15:36rémunérés au SMIC et qui n'arrivent pas en même temps à se loger, par exemple.
15:40Et donc, moi, quand c'est même pas les restos,
15:43quand l'INSEE nous dit que quasiment 10 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté,
15:48chiffre le plus élevé depuis 30 ans que l'indice existe,
15:52on ne peut pas dire qu'il y ait 10 millions de feignés en France.
15:54Ça n'a pas de sens.
15:55Et Claudine le disait, elle était seule avec trois enfants.
15:58Certes, elle travaillait, mais son salaire ne lui suffisait pas.
16:02Merci beaucoup, Claudine, pour votre témoignage.
16:04Bonjour, Thierry.
16:06Oui, bonjour, Amandine.
16:07Vous nous appelez d'où, Thierry ?
16:09De Marlis-le-Roi, dans les Zéblines.
16:11Bon, et alors vous, vous allez participer à cette collecte donnée, en tout cas ?
16:16Oui, c'est ce que je disais au Standard, là, tout à l'heure.
16:20Voilà, moi, j'ai une toute petite retraite aux alentours entre...
16:24Bon, je peux le dire.
16:25Oui, dites-le.
16:26À peu près en dessous de 1 200, 1 350, enfin 1 150, 1 200 à peu près.
16:32Non, c'est une petite retraite.
16:33Voilà, donc...
16:34Et alors, je ne suis pas imposable.
16:36Oui.
16:36Donc, je ne paye pas d'impôts, parce que je ne gagne pas assez.
16:40Et donc, j'ai décidé, quand je peux, parce que bien sûr, bon, je suis propriétaire,
16:46j'ai quand même des charges, il faut que je paye mon alimentaire.
16:49Enfin, j'ai plein de choses à payer par mois.
16:52Voilà, mais je me suis dit, la petite économie, quand même, que je fais en ne payant pas d'impôts,
16:58et bien, je me dis, je la reverse au Resto du Coeur.
17:01Voilà.
17:02Donc, ça représente, ça dépend, bon, je n'ai jamais le chiffre, ça dépend.
17:07Des fois, c'est 30 euros, quand il y a une collecte, des fois, c'est un peu moins,
17:12des fois, c'est entre 20 et 40, quoi.
17:15Voilà.
17:15Mais oui, mais ça compte aussi.
17:17Je me dis que je fais une bonne action, et j'ai toujours donné au Resto du Coeur.
17:21Bon, alors, quand je travaillais, je donnais un petit peu plus,
17:25mais là, depuis que je suis en retraite, avec une petite retraite, je me dis qu'il faut quand même
17:29aider.
17:29Je pense que, voilà, je me dis que je fais une bonne action.
17:33Et Jean-Michel Richard, il n'y a pas de petits dons ?
17:35Ah non, il n'y a pas de petits dons, il n'y a que des grands donateurs, même avec
17:38un euro.
17:39On voit bien que, dans les propos de ce monsieur, il y a presque, et souvent, une excuse.
17:46De dire, mais vous m'excusez, je ne peux pas donner plus.
17:49Mais au contraire, moi, je trouve ça absolument formidable.
17:53Et tout ça participe à la cohésion sociale, à l'empathie, à la solidarité.
17:58Enfin, ça fait du bien dans le monde qu'on connaît actuellement.
18:01Et il y a de nombreux bénéficiaires, comme Claudine, d'ailleurs, qui est toujours avec nous,
18:04qui sont devenus bénévoles par la suite.
18:08Claudine, Jean-Michel Richard nous le disait, il y a aussi besoin de bénévoles.
18:12Qu'est-ce que vous diriez à tous ceux qui nous écoutent et qui se posent la question de devenir
18:16ou pas bénévoles ?
18:18Si vous avez du temps, si vous avez l'énergie, le sourire, il faut venir.
18:23Il y a juste besoin de ça, un peu de temps et le sourire.
18:26Et puis, les personnes qui sont en difficulté, qui n'osent pas, venez pousser la porte, personne n'est jugé.
18:33Merci beaucoup, Claudine, pour ce message.
18:36Un mot, Jean-Michel Richard, encore.
18:38On est à une semaine, je le disais tout à l'heure, des élections municipales.
18:41Et vous vouliez lancer un appel aux maires.
18:43Absolument.
18:45Les municipales, c'est l'occasion pour nous de lancer un appel aux maires.
18:48Parce qu'aujourd'hui, 80% de nos lieux d'activité sont mis à disposition gratuitement par les municipalités.
18:55Or, la précarité s'accroît.
18:57Les maires sont en première ligne pour lutter contre cette précarité, cette pauvreté.
19:01Et donc, nous, nous les aidons au quotidien dans les 1800 communes où nous sommes implantés.
19:06Donc, on a besoin d'eux.
19:07On a besoin d'eux pour maintenir ces lieux d'accueil, pour qu'on accueille correctement.
19:12On a besoin d'eux également pour lutter contre la pauvreté des enfants.
19:16Parce que la reproduction de la pauvreté est un mal endémique.
19:20Et c'est une catastrophe absolue.
19:22On a besoin d'eux également pour le lien social et l'accès aux droits.
19:26On se renferme quand on n'est pas bien.
19:28On se renferme quand on n'a pas de moyens.
19:30Et ça, c'est absolument nécessaire.
19:32Ensuite, et également, on a besoin que les maires nous aident à renforcer ce que l'on appelle l'accueil
19:37inconditionnel.
19:38Il faut que les gens puissent venir sereinement dans nos centres.
19:41Et tout à l'heure, je parlais de cohésion sociale.
19:43Il est important que les maires nous aident à recruter des bénévoles,
19:47à inciter le bénévolat et globalement à faire que l'engagement local soit une priorité.
19:54Parce que le tissu associatif, c'est une source de cohésion pour la France.
19:58Et ça fait vivre aussi de très nombreuses communes, ce tissu associatif.
20:03Merci infiniment, Jean-Michel Richard, d'avoir été avec nous aujourd'hui.
20:08Je vous rappelle la collecte des Restos du Coeur en ce moment même dans vos hyper et supermarchés.
20:14Ça va durer jusqu'à dimanche.
20:15Pas besoin de se rendre en magasin, contrairement à ce que je disais.
20:18Vous pouvez faire un don en ligne, clic cœur.
20:22Ça, c'est pour faire un panier pour des repas.
20:25Il y a toujours les dons, bien sûr, sur le site internet des Restos du Coeur.
20:28Et puis, le CD, le DVD aussi des Enfoirés.
20:31Ça, c'est 17 repas pour un CD ou un DVD acheté.
20:34C'est ça, un CD, un DVD.
20:36La valeur, 17 euros.
20:38Ça correspond à 17 repas.
20:39N'hésitez pas à la balade des Enfoirés.
20:41C'est vraiment une très belle édition cette année.
20:43Merci beaucoup, Jean-Michel.
20:46Richard, dans un instant, on va changer de sujet puisqu'on va parler infertilité, tout autre chose.
20:51Et puis, à 14h, comme chaque jour, c'est Jean-Alphonse Richard.
20:54Bonjour, Jean-Alphonse.
20:54Bonjour, Amandine.
20:55L'heure du crime avec aujourd'hui l'affaire de la tuerie de Luxiol en Franche-Comté.
20:59Oui, 14 morts dans ce village de 128 habitants près de Besançon.
21:04On est en juillet 89.
21:05Il fait très chaud ce jour-là.
21:07La tuerie n'aura duré qu'une demi-heure.
21:09C'est une épouvante.
21:11C'est la plus grande tuerie en France qui est répertoriée à l'époque.
21:14La plus jeune des victimes est une petite fille qui a 5 ans.
21:17Cet homme qui tenait un fusil, c'est Christian Dornier.
21:20C'est un jeune agriculteur.
21:21Il a 31 ans.
21:22Il a tiré sur tout le monde.
21:23Il roulait dans le village au volant de sa voiture.
21:26Il a fait feu sur tout ce qui bougeait.
21:27Les gendarmes l'ont blessé et il a pu être arrêté.
21:30La question qui se pose, c'est un fou ?
21:32C'est un dément ?
21:34A priori, pas tout à fait.
21:36Il avait tout préparé, cet homme.
21:38Je vais vous raconter pourquoi.
21:39Que cache cette tuerie, la fameuse tuerie de Luxiol ?
21:42C'est très étonnant.
21:44On va descendre dans les abîmes psychiques et psychiatriques d'un homme.
21:48Christian Dornier, le bourreau de Luxiol.
21:5014h.
21:50A tout à l'heure.
21:51A tout à l'heure, Jean-Alphonse.
21:52Rendez-vous à 14h.
21:54Dans un instant, on va parler infertilité.
21:56Si vous avez du mal ou avez eu du mal par le passé
21:58à faire des enfants,
22:00appelez-nous au 3210.
22:01J'attends vos témoignages.
22:02A tout de suite.
22:04Jusqu'à 14h.
22:06Amandine Bégaud vous donne la parole sur RTL.
22:1312h30, 14h.
22:15RTL midi, les auditeurs ont la parole.
22:17Avec Amandine Bégaud.
22:19J'avais 32 ans à l'époque.
22:21On essayait de faire un temps.
22:22Depuis deux ans, je suis allée chez mon gynécologue
22:24au planning familial.
22:26J'y suis restée trois ans.
22:27Au bout de trois ans, le médecin me disait
22:28« Oh, vous avez le temps, vous avez le temps. »
22:30J'ai changé de gynécologue.
22:31J'étais en Belgique.
22:32Et en fait, j'avais un problème de prolactémie.
22:33Et je suis tombée enceinte dans les quatre mois.
22:36Si j'avais attendu après le médecin français,
22:38je n'aurais toujours pas mes enfants.
22:40Le message de Marilyn au 3210.
22:43On évoque la question de l'infertilité
22:45en cette journée spéciale santé aujourd'hui sur RTL
22:48autour de cette question dont on parle trop peu
22:50mais qui inquiète.
22:5256% des moins de 35 ans se disent préoccupés.
22:55Et un Français sur 10, 12% a déjà consulté
22:58un professionnel de santé à ce sujet.
23:01On en parle avec vous et d'abord avec Thomas.
23:04Bonjour Thomas.
23:05Bonjour.
23:06Bienvenue sur RTL.
23:07C'est la première fois que vous nous appelez, je crois.
23:09Oui, exactement.
23:10Vous avez quel âge ?
23:12Moi, j'ai 36 ans.
23:14Et vous avez été confronté à ces problèmes de fertilité ?
23:17Oui, pendant plusieurs années, en fait, avec ma femme,
23:20on a essayé d'avoir un enfant avant de partir dans un parcours
23:23de procréation médicalement assistée puisque nous n'y arrivions pas.
23:28Ça a duré plus de deux ans et parce qu'en l'occurrence,
23:31elle a de l'endométriose qui touche quand même une femme sur 10.
23:34Et qui, souvent, empêche, effectivement, d'avoir des enfants.
23:37Oui, qui est source d'infertilité, très souvent.
23:40Pas toujours, je le dis, parce qu'il y a plein de jeunes filles
23:44qui découvrent qu'elles ont de l'endométriose
23:45et elles se disent, oh là là, jamais je ne pourrai avoir d'enfant.
23:48Rassurez-vous, ce n'est pas vrai.
23:51Il y a plein de cas où ça peut marcher.
23:53Oui, dont ma femme, qu'en est la preuve,
23:55puisque ça a fonctionné après deux ans.
23:59Et on va accueillir notre premier enfant en juillet.
24:01Oh, félicitations ! Une petite fille, c'est ça ?
24:04Voilà, une fille, notre première, effectivement.
24:06Donc, ça a une saveur encore plus importante
24:08au vu du délai qu'on a mis pour l'avoir.
24:11Vous diriez quoi ? Que ça a été un parcours du combattant ?
24:15Alors, oui, c'est un parcours du combattant
24:17parce que c'est long.
24:19Il y a des rendez-vous médicaux.
24:21Il y a parfois de l'attente, notamment dans les grandes villes.
24:23Mais, en même temps, les médecins sont quand même de qualité.
24:29On est assez bien encadrés.
24:30Et les employeurs, aussi, parfois, maintenant, font des choses
24:33quand on est dans un parcours comme le nôtre de PMA.
24:38Donc, oui, c'est compliqué.
24:39Mais les choses commencent à se mettre en place en France
24:42de plus en plus là-dessus.
24:43Donc, c'est un message d'espoir que vous vouliez délivrer ?
24:46Oui, oui, parce que je l'ai vécu.
24:49Vous parliez des 56% de Français.
24:51J'en faisais partie parce que pendant des années,
24:53je me suis, on s'est demandé, est-ce qu'on arriverait ?
24:55Bon, ça ne fonctionne pas toujours, bien sûr.
24:58Mais, oui, il y a toujours de l'espoir.
25:00Donc, il faut continuer.
25:01Il faut essayer.
25:02Et vous vouliez aussi évoquer ce réarmement démographique,
25:07appelé de ses voeux par Emmanuel Macron.
25:10Oui, parce que, pour l'anecdote, le jour de ce discours-là,
25:13que j'écoutais en replay, j'étais dans une salle d'attente pour une PMA.
25:16Et je me suis dit que c'était une blague.
25:18Parce que je n'ai rien contre le président, bien sûr.
25:20Mais je pense que les mots comptent beaucoup,
25:23notamment sur un sujet qui est sensible comme ça.
25:26Donc, soit il n'en parlait pas, soit il rajoutait qu'il pensait aussi à tous ceux
25:29qui sont dans un cas d'infertilité ou qui ont des difficultés.
25:32Mais je ne trouvais pas très sérieux et presque culpabilisant
25:35la manière dont ça avait été tourné.
25:37Oui, il ne suffit pas de vouloir faire des enfants, il faut le pouvoir.
25:41Voilà, donc plutôt vigilant, on va dire,
25:43vigilance des politiques sur ce sujet
25:47et des tournures un peu mieux que celle-ci, en tout cas.
25:50Thomas, restez avec nous et merci beaucoup pour votre témoignage.
25:54On va accueillir Marion Vallée.
25:55Bonjour Marion.
25:56Bonjour Armandine.
25:57Vous êtes sage-femme, formatrice en infertilité
26:01et toute jeune maman d'un petit Augustin qui a trois semaines, je crois.
26:04Oui, exactement.
26:06Le parcours qu'évoquait à l'instant, Thomas,
26:09c'est un parcours classique que vous rencontrez souvent, vous, parmi vos patients ?
26:15Oui, tout à fait.
26:16En fait, les couples essayent déjà,
26:19quand ils ont le projet de concevoir, ils vont déjà commencer à essayer à la maison
26:23jusqu'à ce qu'ensuite, si le temps passe et que le bébé ne vient pas,
26:28ils puissent consulter un professionnel de santé
26:30avec les délais qui ont été mentionnés aussi par Thomas,
26:33qui sont déjà des délais qui ont eu lieu en ville.
26:35Pour avoir rendez-vous avec un gynécologue, il faut parfois attendre un certain temps.
26:40C'est différent chez le médecin généraliste et chez la sage-femme que l'on peut consulter également.
26:45Mais il va y avoir donc un certain temps d'attente avant ce tout premier rendez-vous.
26:50Puis ensuite, il y aura des examens qui vont être prescrits.
26:54On va revoir le médecin avec les résultats et ensuite, le médecin va orienter le couple ou non
27:00vers un centre de référence de procréation médicalement assistée.
27:04Parfois, le médecin va déjà accompagner le couple à son niveau
27:08parce que parfois, avec des traitements relativement simples,
27:13je mets ça entre guillemets,
27:15parce que pour le couple, ça peut être très difficile quand même à vivre,
27:19le couple peut démarrer une grossesse sans aller jusqu'au centre hospitalier.
27:23Oui, on n'est pas obligé de recourir à une PMA non plus.
27:27Parfois, dans plein de cas, il y a d'autres moyens.
27:30Oui, tout à fait.
27:32Marion, j'ai été surprise quand même par ce chiffre.
27:3456% des moins de 35 ans préoccupés par la fertilité.
27:39Et Thomas le disait, nous, on s'est effectivement inquiétés, etc.
27:44À partir de quand, vous dites à un couple de consulter,
27:50alors une sage-femme, son médecin généraliste ou un gynéco,
27:54après avoir essayé pendant combien de temps ?
27:57Vite ou pas ?
27:58Alors, le schéma idéal, c'est de consulter dès le début du projet.
28:03Parce qu'en fait, à ce moment-là, quel que soit l'âge du couple,
28:06parce qu'à ce moment-là, le professionnel de santé, par son interrogatoire,
28:09qu'on appelle l'anamnèse, va déjà pouvoir identifier des facteurs, des freins, potentiellement,
28:14et conseiller le couple sur une adaptation du mode de vie
28:18pour lever tous les freins dès le début du projet.
28:21Et c'est ce qui peut permettre à une grande partie des couples de concevoir
28:24sans avoir besoin de revenir voir le professionnel de santé,
28:29toujours dans l'attente d'une grossesse.
28:30Et puis, ça peut permettre peut-être aussi de ne pas passer à côté d'un temps précieux.
28:34Vous évoquiez ce long parcours de...
28:36Quand on va jusqu'à la PMA qui est long, la première ne marche pas forcément, etc.
28:40Et plus ça passe, j'imagine, moins on a de chances.
28:44Exactement. Et c'est aussi, dans cette première consultation,
28:48le professionnel de santé va aussi donner des éléments de compréhension de la physiologie
28:53de la fertilité de la femme, qui sont très différentes,
28:56mais qu'il est important de connaître pour pouvoir viser, entre guillemets,
29:00la fenêtre fertile, plutôt que de s'épuiser avec peut-être des rapports tous les deux jours,
29:07ce qui ne serait pas forcément un gage de réussite,
29:10parce que dans le cycle de la femme, il n'y a que quelques jours qui sont fertiles.
29:14Et donc, ça veut dire que le couple, dans un cycle, n'est fertile que quelques jours.
29:17Donc, le schéma idéal, c'est un premier rendez-vous dès le début du projet,
29:20à la fois pour agir sur les leviers ou lever les obstacles
29:24et avoir une connaissance renforcée sur la physiologie.
29:28Et ensuite, si jamais, dans le délai qui va commencer à courir des essais,
29:34la femme ou l'homme, le couple, identifie des problématiques,
29:39analyse que quelque chose ne va pas, ils vont pouvoir reconsulter sans délai.
29:42Et par contre, s'ils n'ont rien constaté de particulier,
29:45et que le couple a moins de 35 ans, on va leur laisser une année
29:50avant de se dire, ça y est, maintenant, on va se revoir
29:53et on va pousser les examens pour approfondir la compréhension de la situation.
29:59C'est 35 ans, la date limite, enfin, pas limite, mais qui est fixée pour...
30:06Oui, en fait, c'est un peu théorique, parce qu'en fait, on n'est à la fois pas pressé
30:12et en même temps pressé.
30:15Parfois, ça fonctionne au premier cycle et parfois, c'est plus long.
30:18Ce que l'on sait, c'est qu'à partir de 35 ans, cette date théorique,
30:22la fertilité, quand même, plus en déclin.
30:25Et si on a besoin d'une médicalisation forte,
30:28notamment avec l'assistance médicale et la procréation,
30:30on court un peu après le temps.
30:32Et donc, dans ces cas-là, au bout de 6 mois,
30:35si la femme a plus de 35 ans, on va leur conseiller de consulter.
30:41Marion, restez avec nous, parce qu'on va continuer à échanger avec les auditeurs.
30:46On va retrouver Isabelle, Jean-Baptiste et Dorothée dans un tout petit instant.
30:49A tout de suite.
30:50Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
30:5450 centimes la minute.
30:57Jusqu'à 14 heures.
30:59Les auditeurs ont la parole.
31:01Amandine Bégaud sur RTL.
31:03Il est 13h43 sur RTL.
31:05On parle infertilité.
31:07C'est le sujet de notre journée spéciale santé aujourd'hui sur RTL,
31:11avec ce baromètre à risque interactif pour RTL,
31:13en partenariat avec l'Observatoire Pro BTP.
31:1656% des moins de 35 ans qui sont préoccupés par la fertilité.
31:2028% déclarent avoir eu des difficultés pour concevoir un enfant.
31:26On en parle avec vous.
31:27Bonjour Jean-Baptiste.
31:29Bonjour Amandine.
31:30Bonjour les auditeurs.
31:31Comme Thomas, vous avez eu recours à une PMA pour avoir une petite fille, je crois.
31:37Tout à fait.
31:39Après, il y a différents parcours en PMA.
31:41Vous avez, comme votre intervenante l'a expliqué, plusieurs parcours.
31:45Donc, ça a été avec nous un peu plus compliqué,
31:47puisque c'est vraiment une fécondation in vitro, du coup,
31:52une fille avec un diagnostic préimplantatoire,
31:55puisque c'est de mon côté qu'il y a un problème génétique.
31:58Et donc, ça a été un parcours du combattant.
32:02Ça a été un ascenseur émotionnel aussi,
32:04entre les différentes stimulations qu'on a pu vivre avec mon épouse
32:08et effectivement, un ascenseur émotionnel qui donne de beaux fruits.
32:14Oui, et à quel âge cette petite fille ?
32:1621 mois et 4 jours.
32:17Elle s'appelle comment ?
32:19Catalia.
32:20Oh, c'est joli, très joli.
32:21Et vous avez mis combien de temps entre le moment où vous avez commencé à essayer
32:26et le moment où ça a fonctionné ?
32:29Alors, on n'a pas eu...
32:31J'avais déjà eu une précédente union très longue avec une présente compagne
32:36où nous n'avions pas eu d'enfant et on n'était pas inquiété.
32:39Et du coup, au bout de la première année avec mon épouse,
32:41quand on a commencé à se poser la question,
32:44on a consulté quasiment aussitôt.
32:46Et le parcours, à partir du moment où on a commencé à consulter,
32:50ça a été 5 ans minimum.
32:53On est quasiment sur du 6 ans pour aboutir...
32:57On était sortis en fait de la PMA puisqu'on n'arrivait pas à nous stimuler correctement
33:00et à obtenir des résultats.
33:02Et donc, on a arrêté le parcours.
33:06Donc, ce qu'ils avaient pu congeler comme embryon a été sorti de vitrification,
33:12ils appellent ça.
33:13Et donc, oui, plus de 5 ans avant l'implantation.
33:16J'imagine qu'il y a des moments de gros doutes dans ces moments-là.
33:21Disons que quand on aboutit et qu'on est toujours ensemble,
33:24on sait que le couple tiendra à vis-à-matername.
33:27Ça, c'est sûr qu'après avoir passé de telles galères,
33:30effectivement, on pouvait être convaincu que vous vous aimez et que ça durera.
33:34Et qu'on est sur la bonne personne.
33:35Et que vous êtes tombé sur la bonne personne, effectivement.
33:39Juste, c'est très indiscret comme question, Jean-Baptiste.
33:41Mais est-ce qu'il y a un moment où on culpabilise quand on sait que...
33:45C'est de nous, d'où vient le problème ?
33:47Moi, c'était moi le problème.
33:49Et c'est mon épouse qui se faisait des stimulations.
33:54À savoir que c'est, sur certaines phases, c'est une piqûre par jour.
33:58Sur d'autres phases, c'est deux piqûres.
34:00Et c'est à se faire soi-même.
34:02Il n'y a pas d'infirmière qui vient.
34:03C'est des sous-cutanés.
34:04C'est comme pour du diabète ou autre.
34:06Et puis, ce n'est pas neutre.
34:10Ce n'est pas neutre.
34:10Ça reste des hormones et beaucoup de produits pour mon épouse.
34:13Alors qu'elle, de son côté, tout allait bien.
34:18Donc, énormément de culpabilité.
34:20Mais après, on a été suivi par ce qu'on appelle le DPI de Montpellier.
34:25Il y en a cinq en France qui font ce genre de process.
34:28On est suivi.
34:29On n'est pas tout seul.
34:30Et c'est des gens qui sont fabuleux pour ça.
34:34Il faut saluer le travail de ces gens-là.
34:36parce qu'ils nous motivent et ils nous permettent justement de déculpabiliser aussi.
34:43Il ne faut pas culpabiliser.
34:44Mais je vous posais la question parce qu'effectivement, j'imagine que ça doit être le cas à un moment
34:50ou à un autre.
34:51Mais mon idée n'était pas du tout de vous dire, j'espère bien que vous avez culpabilisé.
34:56Non, pas du tout.
34:57C'est les sentiments qu'on rencontre, que tout le monde rencontre.
35:00On a pu échanger justement dans ces parcours PMA.
35:03On fait beaucoup de visites sur les stimulations autres.
35:06Donc, on est amené à rencontrer d'autres couples.
35:08C'est pour ça qu'il ne faut pas avoir de tabou et en parler.
35:10On a des gens super sympas avec qui on a pu discuter, super ouverts.
35:15Et pareil, on a tous eu ces sentiments de culpabilité.
35:20En particulier quand le problème venait de l'homme et sur le grand tabou en plus de l'homme.
35:25Bien sûr.
35:26L'activité de l'homme, c'est un grand tabou pour beaucoup.
35:30Et en fait, non, on a beaucoup culpabilisé aussi de faire sourire nos épouses ou nos compagnes.
35:36Et non, on nous apprend que non et que c'est un souhait voulu.
35:40C'est voulu aussi par les femmes.
35:43Nos compagnes le souhaitent aussi.
35:44Bien sûr.
35:44Donc, elles sont dans le même parcours et elles veulent justement un enfant de notre union.
35:51Merci beaucoup Jean-Baptiste pour votre témoignage.
35:54Et Dorothée a dû écouter très attentivement votre témoignage.
35:57Bonjour Dorothée.
35:59Bonjour Amandine.
36:00Bonjour les auditeurs.
36:01Oui, le témoignage de Jean-Baptiste, j'imagine, fait écho aussi à votre histoire.
36:05Oui, parce qu'effectivement, nous, on est rentrés dans un parcours PMA
36:09parce qu'effectivement, mon conjoint avait un problème de fertilité.
36:14En l'occurrence, une nasospermie, donc effectivement, de l'absence de petites bêtes dans le sperme,
36:21ce qui arrive souvent aussi chez les hommes.
36:24Et aujourd'hui, vous êtes heureux parent d'un enfant, c'est ça ?
36:29Oui, Iris, qui a 20 mois.
36:31Ah, presque jumelle avec la fille de Jean-Baptiste.
36:34Exactement, exactement.
36:36Bon, ça a été long aussi pour vous, difficile ?
36:40Franchement, non.
36:42Ah.
36:42Parce que le premier rendez-vous en parcours PMA, il arrivait en novembre.
36:48Et l'année suivante, en fait, on avait l'implantation de notre seul et unique embryon.
36:53Et aujourd'hui, notre seul et unique embryon s'appelle Iris.
36:57Donc, je dirais, oui, c'est long parce que, voilà, ça reste 12 mois où il y a des rendez
37:03-vous,
37:04des stimulations comme l'a bien expliqué Jean-Baptiste, où, voilà, il y a des choses comme ceci.
37:08Mais au final, moi, au bout d'un an de parcours PMA, eh ben, j'ai eu ma bébé, quoi.
37:13Enfin, j'étais enceinte de ma bébé.
37:14Et comme Jean-Baptiste, vous diriez que ça forge un couple ?
37:18Oui, et oui.
37:20Et en même temps aussi, je me dis que c'est le temps nécessaire aussi à créer aussi un bébé.
37:25C'est tout ce qui peut se passer dans la tête.
37:27Et ce parcours-là, pour moi, je ne le regrette pas.
37:31Il a été constructif.
37:33Il a été formateur.
37:36Et puis, voilà, on rencontre aussi des belles personnes, des soignants exceptionnels.
37:40Pour moi, c'est de la magie, ce qu'ils peuvent faire en laboratoire,
37:43puisque mon embryon a été créé en laboratoire, comme Jean-Baptiste.
37:46C'est exactement le même parcours.
37:47Et pour moi, c'est de la magie, quoi.
37:49C'est exceptionnel ce que la science peut offrir, quoi.
37:52Bon, Dorothée, merci beaucoup pour votre témoignage.
37:53Restez avec nous.
37:55On va rejoindre Mickaël dans un instant.
37:58Et Isabelle, à tout de suite.
38:00Jusqu'à 14h, RTM Midi, les auditeurs ont la parole.
38:04Avec Amandine Bégaud.
38:08Amandine Bégaud.
38:09RTM Midi, les auditeurs ont la parole.
38:11Et on continue à évoquer ces questions d'infertilité.
38:14Journée spéciale santé aujourd'hui sur RTL.
38:17Et à cette occasion, on vous dévoile ces chiffres.
38:1912% des Français ont déjà consulté un professionnel de santé pour un problème d'infertilité.
38:2428% des moins de 35 ans déclarent avoir eu des difficultés pour concevoir un enfant.
38:32Bonjour Isabelle.
38:33Tour Amandine.
38:34Vous nous appelez d'où Isabelle ?
38:37Des Yvelines.
38:38Et vous, vous avez été confrontée à ce problème-là.
38:41Racontez-nous.
38:42Alors oui.
38:43Alors, écoutez, j'ai écouté tous vos auditeurs.
38:46Et je suis ravie d'entendre que la médecine a vraiment avancé.
38:50Parce que moi, je n'ai pas eu cette chance-là.
38:52Vous avez quel âge Isabelle ?
38:5458 ans.
38:55Donc, je suis ménopausée, bien sûr.
38:58Et en fait, moi, j'ai eu ce qu'on appelle le syndrome de l'ovaire polycystique.
39:03Mais ce qui se passe, c'est qu'on ne me l'a pas dit ouvertement.
39:06Parce qu'en fait, tous les médecins que j'ai pu voir il y a 30 ans n'arrivaient pas
39:11à mettre des mots.
39:12Moi, en fait, ce que j'attendais, c'est qu'on mette des mots sur ce que j'avais.
39:16Et personne n'arrivait à dire ce que...
39:18Bon, on me disait que j'avais des ovaires polycystiques.
39:21Mais le problème étant, c'est que je n'avais pas que ce problème.
39:26C'est qu'en fait, le syndrome de l'ovaire polycystique, comme votre collègue en parlait ce matin,
39:32c'est plein de choses, plein de désagréments autour.
39:35C'est de la plus de poids.
39:38C'est de la pilosité anormale.
39:41Puisqu'en fait, en faisant des dosages hormonaux,
39:44on s'est aperçu que j'avais plus d'hormones mâles que de femelles.
39:49Et puis, en fait, j'ai vu des gynécologues, j'en ai vu plusieurs,
39:53j'ai vu des endocrinologues.
39:55Alors là, c'était la même chose.
39:57Il faut que vous perdez du poids, il faut ceci, il faut cela, enfin bon, bref.
40:00Mais on ne savait pas mettre un mot sur ce syndrome.
40:02Non.
40:02D'accord, à l'époque, on ne savait pas.
40:04Non.
40:05Puisqu'un jour, je suis tombée sur un gynécologue qui m'a dit,
40:08vous, même avec une sécondation in vitro, ça ne fonctionnera pas.
40:13Ah oui ?
40:14Non.
40:15Alors, vous imaginez...
40:16Isabelle, il y a toujours Marion qui est avec nous et qui est sage-femme.
40:19Marion, juste en un mot et de façon très simple,
40:23comment vous décririez ce...
40:25Symptôme, on dit, ou syndrome, pardon ?
40:27J'ai d'ailleurs...
40:27Syndrome.
40:28Syndrome.
40:29SOPK, c'est ça ?
40:31Oui, exactement.
40:32C'est dit à quoi ?
40:33Le syndrome des ovaires polycystiques, c'est un ensemble de symptômes.
40:37C'est la définition du syndrome.
40:39Et en fait, c'est une, on pourrait dire, une pathologie qui concerne de multiples organes.
40:45D'accord.
40:46Comme l'a dit très justement l'auditrice.
40:48Et en fait, au niveau des ovaires, qu'est-ce qui se passe ?
40:51C'est comme s'il y avait un embouteillage sur la ligne de départ pour aller à l'ovulation.
40:57Et donc, il y a un développement un peu anarchique des follicules,
41:02donc qui sont les enveloppes autour des ovules,
41:04qui se retrouvent de plus en plus nombreux parce qu'ils ont une stimulation qui est excessive,
41:09liée au dérèglement hormonal, comme ça a été mentionné,
41:12avec la testostérone qui est un peu trop élevée, etc.
41:14Et donc, ça fait dysfonctionner le cycle, ça rallonge le cycle,
41:18les ovulations sont de plus en plus rares,
41:20et ça va aussi impacter tout un tas d'autres fonctions,
41:23comme le poids, mais aussi le système cardiaque, la circulation sanguine.
41:29Et Isabelle, vous avez essayé pendant des années d'avoir un enfant ?
41:33Alors, essayer pendant des années, non,
41:36parce qu'il arrive un moment où on passe à autre chose.
41:38En fait, il se passe que quand vous êtes mal accompagné dans la vie,
41:42ce n'est pas évident, parce qu'un projet d'enfant, ça se fait à deux.
41:46Ça se fait à deux, et ce qu'on disait, soit ça renforce un couple,
41:48soit celle de fait voler en éclats.
41:50Mais voilà, c'est ça.
41:52Et en fait, ce qui se passe, c'est que dans mon problème,
41:54j'avais encore d'autres problèmes,
41:58puisque j'étais atteinte d'irsutisme.
42:00Donc, je pense que ça va parler à votre auditrice,
42:04parce que quand on parle d'irsutisme,
42:07les gens ne savent pas ce que c'est.
42:09C'est quoi ? Juste...
42:10Eh bien, un irsutisme, c'est en fait une pilosité très importante.
42:15Je me suis vue à 28 ans pousser la poste d'un, comment dire, d'un dermato.
42:23Vous savez, dans le temps, quand on parlait de la femme à barbe,
42:28eh bien, voilà.
42:30Et c'est ce que j'étais.
42:31Et c'est lié, j'imagine, à ce syndrome.
42:35Et c'était lié à ce syndrome.
42:38Donc, pendant un an, et trois fois par semaine,
42:42j'allais chez le dermato me faire épiler électriquement.
42:45Ah oui, le cauchemar.
42:46Un cauchemar.
42:48Isabelle, on arrive à la fin de l'émission,
42:49et je voulais quand même terminer sur une note positive.
42:51Vous disiez, je suis arrivée 30 ans trop tard.
42:55On est avec Mickaël. Bonjour Mickaël.
42:57Bonjour Amandine, bonjour les auditeurs.
42:59Votre femme souffrait, je crois, du même syndrome qu'Isabelle.
43:05Oui.
43:06Et vous avez, vous, eu aussi quelques problèmes de fertilité,
43:09mais vous êtes aujourd'hui parent de deux enfants.
43:12C'est ça.
43:14Alors, comme disait l'auditrice précédente,
43:16effectivement, ma femme avait du surpoids,
43:18donc il a fallu faire tout un processus pour qu'elle perde du poids.
43:23Et puis, moi, pareil, les problèmes.
43:25Donc, par contre, pas d'injection, rien du tout.
43:27Mes enfants sont nus naturellement.
43:30On a mis six ans pour ma grande,
43:33et deux ans pour mon deuxième.
43:35Ça a été beaucoup plus rapide pour les deuxièmes.
43:38Et par contre, ils sont nus tous les deux naturellement.
43:41Bon, ben, c'est aussi une façon de terminer sur une note positive.
43:47Merci infiniment pour tous vos témoignages.
43:49Je sais que ce sont des choses qui touchent à l'intime,
43:51mais c'est aussi important d'en parler.
43:53Dorothée, merci à vous, Mickaël, Thomas, Marion.
43:56Merci pour vos explications.
43:57Et merci.
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