- il y a 17 heures
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Avec Denis Olivennes, président de CMI France
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00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face à face.
00:08Et oui, mais qu'est-ce qu'on est bien sur Sud Radio en ce mercredi 25 mars 2026 à
00:1213h05,
00:13on est d'autant mieux qu'il y a Denis Oliven qui est dans le studio.
00:16Denis Oliven pour moi c'est quelqu'un d'important, Denis Oliven est le président du conseil de surveillance du
00:22groupe CMI France.
00:24CMI France c'est l'aventure française du capitaine d'industrie tchèque Daniel Kretinsky.
00:30Qui a investi dans la presse et dans l'édition, puis aussi dans d'autres aventures, casinos, la FNAC que
00:37vous avez présidée à un moment donné.
00:39Et Denis Oliven fut mon premier invité de face à face en octobre 2025, je venais d'arriver deux jours
00:46avant.
00:46Je peux vous dire que je n'emmenais pas large, il a été clément et il me demandait tout à
00:51l'heure si ça allait mieux.
00:52Je suis toujours à l'antenne Denis, donc ça veut dire que j'ai à peu près rempli mon contrat
00:56et mes fonctions.
00:56Et je suis content de vous retrouver quatre mois après pour faire un point sur le sujet de l'époque
01:02qui était le dictionnaire amoureux des Juifs de France
01:05que vous aviez écrit suite à ce sujet.
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13:58Il est tout à fait légitime de critiquer la politique du gouvernement israélien
14:03comme on critique la politique de n'importe quel autre gouvernement.
14:06Et d'ailleurs, les premiers à critiquer la politique du gouvernement israélien,
14:10ce sont les israéliens eux-mêmes.
14:11Vous vous rappelez qu'il y avait des millions de gens dans la rue contre Netanyahou,
14:15qu'aujourd'hui dans les sondages, il y a beaucoup de gens...
14:17Je ne parle pas de la guerre de l'Iran, parce que la guerre de l'Iran est très différente.
14:21Il y a un consensus en Israël sur le fait d'éliminer la menace.
14:26Imaginez qu'on est à 1000 kilomètres de notre capitale,
14:29un État qui bjurerait notre perte et qui serait en train de se doter d'une arme nucléaire.
14:35Donc il y a un consensus en Israël pour éliminer la menace iranienne.
14:38Mais en revanche, sur la guerre à Gaza, il y a eu une branche énorme.
14:41Est-ce qu'on vient aujourd'hui Netanyahou dans l'opinion publique israélienne ?
14:44Je n'ai pas les derniers sondages, notamment post-guerre d'Iran,
14:49mais dans les sondages qui ont précédé l'entrée de la guerre en Iran,
14:52il y avait les deux tiers de l'opinion israélienne qui étaient contre lui.
14:57Rappelons que le système électoral israélien, pour les grands démocrates, c'est la proportionnelle intégrale.
15:02Chaque voix compte, et la majorité de Benyamin Netanyahou à la Knesset,
15:06c'est quelques voix des ultra-religieux,
15:09auxquelles il a accordé une pas de service militaire pour les jeunes étudiants.
15:12Exactement. Donc lui, il n'était pas majoritaire dans le pays, il faut le savoir.
15:16Et pourtant, il a fortiori bien moins,
15:20depuis que d'abord, les Israéliens lui imputent l'erreur de ne pas avoir vu venir l'opération du 7
15:26octobre,
15:27trop occupé qu'il était par la Cisjordanie.
15:30Non seulement ça, Denis Oliven, mais il avait cru qu'il pouvait acheter le Hamas,
15:33en laissant le Qatar financer le Hamas.
15:35Il transférait lui-même les fonds,
15:37et encourager les Etats-Unis à faire une paix avec l'Arabie Saoudite pour avoir la paix,
15:42alors que le wahhabisme est en train de contaminer l'Europe occidentale.
15:44Donc il y a une forte contestation de son bilan.
15:49Donc, est-ce qu'on peut critiquer l'Etat ?
15:51Évidemment qu'on peut critiquer l'Etat d'Israël,
15:53comme on peut critiquer n'importe quel gouvernement.
15:55En revanche, ça n'est pas la même chose de critiquer l'Etat d'Israël,
16:01et d'être antisioniste, c'est le nouveau terme à la mode.
16:06Antisioniste, ça veut dire qu'on récuse le droit à l'existence de l'Etat d'Israël.
16:13Et ça, c'est un premier pied qui est mis dans une forme d'antisémitisme,
16:18parce que, par exemple, moi je condamne la guerre de la Russie en Ukraine,
16:24il ne me viendrait pas à l'esprit de considérer que la Russie n'a pas le droit d'exister
16:28comme Etat.
16:29Je peux condamner un certain nombre de manœuvres des Etats-Unis,
16:33il ne me viendrait pas à l'idée de condamner pour autant l'existence même des Etats-Unis.
16:38Ou même, prenons l'Algérie, je condamne le traitement de Boalem Sansal par l'Algérie,
16:45je n'en tire pas la conclusion qu'il faut se promener l'Algérie.
16:47Nous sommes d'accord.
16:48Et puis, il y a un troisième élément qui s'ajoute à ça,
16:51ce qui est non seulement l'antisionisme,
16:53mais le fait de tenir responsable tout juif dans tout pays où il soit,
16:58c'est-à-dire des juifs qui ont choisi de ne pas vivre en Israël,
17:00mais de demeurer ceux qu'ils étaient, français, américains, allemands ou de conseils,
17:04de les traiter de complices,
17:06alors même que certains d'entre eux dénoncent la politique de l'Italia.
17:10Vous prenez par exemple le cas de l'Universaire Eva Illouz,
17:13qui est l'une des plus fortes opposantes au gouvernement des Netanyahou,
17:18qui a dénoncé la guerre à Gaza,
17:19qui dénonce ce qui se passe en Cisjordanie,
17:22et qui a été interdite de participer à un colloque à Amsterdam,
17:26parce qu'elle était israélienne ou juive,
17:29ou le chef d'orchestre du philharmonique,
17:32ou les enfants qu'on a sortis, parce qu'ils chantaient en hébreu.
17:35Donc, les deux étapes de l'antisémitisme,
17:39c'est passer de je critique le gouvernement d'Israël,
17:42à je conteste le droit à l'existence de l'État d'Israël,
17:45et de ça à je conteste le droit à la tranquillité des Juifs
17:50dans quelques pays qu'ils soient.
17:51Aussi absurde que d'interdire un concert de Tchaïkovski
17:54ou une pièce d'État de Tchaïkov,
17:55au prétexte que les Russes sont des criminels de guerre
17:58et que la culture russe ait disparu.
17:59Vous vous souvenez de...
18:01Pas d'amalgame, vous vous souvenez à l'époque où
18:04on disait, et on avait raison,
18:06on ne va pas rendre coupable l'ensemble des musulmans,
18:09des choses commises par l'un ou l'autre,
18:13par tel gouvernement ou telle faction.
18:15Ben, c'est pareil.
18:15D'accord.
18:16Et la France de 40 aussi, tout le monde n'était pas pétiniste.
18:18Denis Oliven, nous avons Richard,
18:20qui nous appelle de Toulouse.
18:21Bonjour, Richard.
18:23Oui, bonjour.
18:25En fait, Denis Oliven a prononcé les mots de Poutine
18:32qui disait que les États parlent uniquement le langage de leurs intérêts.
18:36Et si on se place, pour une fois,
18:39je dis parce que la moyenne des Français ne comprend pas
18:43comment notre gouvernement gère l'intérêt de la France.
18:46Si on se place dans l'intérêt de la France,
18:48et si on regarde aujourd'hui ce qu'a généré cette guerre,
18:52la guerre en Iran,
18:56déclenchée, on va dire, par Israël
18:58et suivie par les États-Unis,
19:00aujourd'hui, ça va nous coûter plus qu'un bras, en fait.
19:04Les conséquences sur le prix de l'énergie sont énormes.
19:09Sur le gaz, on l'a vu.
19:10Sur le pétrole, ça va suivre.
19:13Et on va avoir des conséquences qui peuvent être même plus graves que ça
19:17au niveau, on va dire, des taux d'intérêt qui vont monter,
19:20voire de la disponibilité des financements qu'on pourrait perdre
19:25des pays qui vont avoir moins de mannes pétrolières.
19:28Donc ça peut nous compliquer la vie pour continuer à nous endetter
19:31tel qu'on le fait au rythme où on le fait aujourd'hui.
19:34Donc ma question, elle est simple.
19:35C'est lorsqu'on reçoit des conséquences aussi graves
19:39d'une action unilatérale d'un pays sur un autre,
19:44est-ce que, quelque part, on n'est pas en droit,
19:47dans un État qui se respecte, de demander des dommages et intérêts à ce pays
19:51ou de prendre des sanctions commerciales à son encombre ?
19:54L'Union Ivelle, en particulier, que Richard prend pour vous poser.
19:59D'abord, Richard, j'ai l'impression que la France n'a pas du tout pris fait et cause
20:04pour la guerre.
20:05Elle n'est pas rentrée, elle n'a pas soutenu ce conflit.
20:09Elle a même refusé d'y entrer.
20:15Donc j'ai l'impression que la défense des intérêts français par le gouvernement
20:22s'est traduite par le fait qu'il n'a pas participé à ce conflit.
20:25Il a essayé, en raison des liens historiques qu'il a avec le Liban,
20:31de s'entremettre pour essayer d'éviter que la situation ne tourne au vinaigre ou au Liban.
20:39Mais en dehors de ça, il a refusé, par exemple, si j'ai bien compris,
20:43d'entrer dans la coalition qui aurait protégé le détroit d'Hormuz.
20:46Alors après, est-ce que nous pouvons demander des dommages et intérêts à l'État d'Israël pour son conflit
20:55avec l'Iran ?
20:56Ça me paraît assez hasardeux, parce que si nous-mêmes nous étions mis en danger par une puissance voisine
21:04et que nous défendions nos intérêts, les voisins ne nous demanderaient pas des dommages et intérêts.
21:10Que nous, nous n'entrions pas dans ce conflit, ça me paraît légitime.
21:14En revanche, nous n'avons aucun droit à interdire à un État de défendre son existence contre un voisin qui
21:22est extraordinairement dangereux.
21:23Par ailleurs, il y a un tas de gens qui pensent qu'au fond, nous n'avons que trop tardé,
21:30les pays occidentaux,
21:31je ne dis pas que je partage cet avis, mais que nous n'avons que trop tardé à nous débarrasser
21:37du danger que représentait pour la région et pour le monde
21:41cette dictature iranienne.
21:44qui a agité l'ensemble de la région, qui a soutenu le Hamas, soutenu le Hezbollah,
21:50et donc, par exemple, créé une situation dramatique au Liban auquel nous sommes attachés,
21:56soutenu les outils au Yémen qui menacent le passage de nos bateaux.
22:02Donc, peut-être que si les pays occidentaux avaient été plus actifs dans le fait d'éradiquer un danger qui
22:08pèse sur nous tous,
22:09on n'en serait pas là.
22:11Richard, la réponse vous satisfait ?
22:14Non, on ne me satisfait pas parce qu'en fait, on fait fi.
22:16Moi, je m'arrête, je fais mon plein, je vois les conséquences économiquement.
22:19On va prendre des conséquences qui sont énormes.
22:22Moi, je pense qu'aujourd'hui, un État qui se respecte, il doit réagir lorsqu'il est percuté économiquement.
22:28Nous allons être percuté économiquement et tous nos médias font fi du fait que, finalement, on va essayer de voir
22:35si on peut tamponner la crise,
22:37si on peut voir comment on peut limiter les dégâts sur nos prix de carburant.
22:41Il faut prendre des décisions.
22:43Si on dit, par exemple, les Américains ne s'en privent pas, ils autorisent la récupération de pétrole russe.
22:51Donc, je crois qu'aujourd'hui, il faudra qu'on décide.
22:54Soit on est capable de dire, de se faire respecter, de sécuriser nos approvisionnements, entre guillemets.
23:05Soit, si on n'est pas capable de ça, on devient les dénoms de la farce.
23:10On est les dénoms de la farce sur l'approvisionnement d'énergie russe, qui était à bas coût,
23:16qu'on recevait en direct en pipeline, qui était en plus, en termes d'écologie,
23:22beaucoup plus performant que le gaz liquéfié.
23:27– Mais là, Richard, on ne peut pas, vous voyez, sur le cadre d'Ukraine et de la Russie,
23:31là vous suggérez qu'on demande des comptes à Israël,
23:35on a du mal à demander des comptes à M. Zelensky, M.…
23:38– Non, non, non, on est d'accord.
23:39– On a un problème d'approvisionnement d'un côté, on réactive l'approvisionnement de l'autre.
23:43– La réponse est sur le bureau de M. Emmanuel Macron et de M. Sébastien Lecornu.
23:48Richard, merci pour votre question, je suis obligé de faire avancer le temps.
23:52Je suis avec Denis Oliven, président du conseil de surveillance de CMI France.
23:55On discute à bâton rompu, voilà, de la situation au prochain,
23:58il n'y en a pas que sur la société française.
24:00On va parler un peu politique française, parce qu'il y a eu des actualités municipales.
24:04J'ai une petite question quand même posée, toujours sur le conflit international.
24:07Vous nous appelez au 0826 300 300, Denis Oliven n'a peur de rien,
24:11on peut lui poser toutes les questions, il a réponse à tout.
24:13A tout de suite sur Sud Radio.
24:15Sud Radio, parlons vrai.
24:19Dès votre réveil, écoutez Le Grand Matin Sud Radio.
24:22Et à 8h15, c'est l'invité politique avec Jean-François Akili.
24:2714h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricault-Légas.
24:32Vous êtes sur Sud Radio, il est 13h36, je reçois Denis Oliven,
24:36président du conseil de surveillance de CMI France,
24:39qui regroupe des titres comme Elle, Marianne, soutien à Libération et T18,
24:44que l'on regarde dans le nouveau paysage.
24:47On parlera un petit peu de la situation des médias en France,
24:50qui n'est pas simple, Denis Oliven,
24:51et heureusement que vous représentez un groupe qui a des moyens
24:55et qui n'hésite pas à investir pour soutenir cette presse française
24:58qui est en souffrance aujourd'hui.
25:00Je reste un instant, Denis, sur la question internationale,
25:03en vous posant une question un peu vislarde.
25:07Alors, ce qui est sûr, vous n'allez pas dire le contraire.
25:10Benjamin Netanyahou attaque tout seul, Trump suit,
25:13violation totale du droit international.
25:15On n'est même pas dans la situation d'Irak en 2003,
25:19où l'ONU avait quand même manifesté non,
25:21puis ils étaient passés outre.
25:22Là, on ne consulte personne, on ne prend rien personne, ni les alliés.
25:25J'envoie les pruneaux, moi j'arrive derrière avec les porte-avions, je continue.
25:28Ok, plus droit international, au nom du fait que l'Iran, c'est des salauds,
25:32et nous, nous sommes le camp du bien, on a le droit de taper dessus.
25:35Admettons, qu'est-ce qui se passe si dans 2, 3, 4, 5 ans,
25:38une autre puissance nucléaire, des fous, des gens méchants,
25:42des Chinois, des Coréens ou une autre puissance,
25:45décident, l'État d'Israël est une aberration,
25:48ils sont dangereux pour la paix du monde,
25:50ils ont provoqué un conflit avec l'Iran qui s'est très mal terminé,
25:53on a décidé d'attaquer Israël,
25:55plus de droit international.
25:56Est-ce qu'on n'a pas pris le risque de se priver d'un outil de morale politique,
26:00et de morale internationale,
26:02dont on ne pourrait plus invoquer aujourd'hui la résolution ?
26:05Eux, vous répondrez, d'ailleurs, c'est ce qu'ils ont fait,
26:07que non, ils ne se sont pas du tout affranchis du droit international.
26:11Ils se sont affranchis de l'autorisation préalable du Conseil de sécurité de l'ONU,
26:16parce qu'ils considèrent que la Chine et l'URSS,
26:20ils font obstacle, et donc que c'est inefficiant.
26:23Mais ils considèrent, eux, en tout cas les Israéliens,
26:27les Américains, ils ont plaidé la même chose, est-ce que c'est vrai ?
26:31Les Israéliens considèrent que c'est une guerre pré-emptive,
26:36pas préventive,
26:37c'est-à-dire qu'ils étaient devant un danger imminent,
26:41et même déjà un danger réalisé,
26:43à travers la menace Hamas, la menace Houthi, la menace Hezbollah,
26:48et à travers la perspective de la fabrication des armes nucléaires,
26:53puisque le patron de l'office de contrôle a lui-même dit
26:57que les Iraniens disposaient de la capacité de faire 60 bombes.
27:00Denis Oliven, en 2018, les Iraniens,
27:02et c'était vérifié par l'organisme international qui contrôle le nucléaire,
27:07les Iraniens étaient prêts à jouer le désarmement,
27:09c'est Trump qui, d'une décision personnelle, unilatérale, a rompu les accords.
27:14On aurait pu aussi donner sa chance à cette...
27:16On n'en est pas là.
27:18Les Israéliens, depuis le début,
27:20notamment leurs experts de sécurité,
27:21qui ne sont pas des manchots,
27:23considèrent qu'on a été naïfs, nous les Occidentaux,
27:28et notamment la France,
27:29lorsqu'on a signé l'accord de désarmement.
27:31Et une fois encore,
27:33très récemment,
27:34le patron de cette agence
27:36qui contrôle
27:42le nucléaire iranien,
27:43a dit que les Iraniens
27:45disposaient
27:46de la possibilité de créer
27:4860 bombes.
27:50C'est aussi ce que M. Colin Powell s'avait déclaré à l'ONU
27:52pour justifier l'intervention en Irak.
27:55Donc voilà,
27:55mais comme on a été échaudé...
27:57Mais là, il l'avait déclaré,
27:59mais là, c'est le patron de l'instance neutre qui le dit.
28:02Et par ailleurs, jusqu'à présent,
28:04il n'y a jamais eu,
28:06jamais eu,
28:07de transgression du traité de non-prolifération.
28:09Si on laissait les Iraniens le faire,
28:11on parle de droit international,
28:13ce serait une transgression majeure.
28:14Donc si jamais on laisse les Iraniens le faire,
28:17vous disiez la Chine,
28:18mais demain,
28:18quels sont les autres pays
28:20qui vont se doter d'armes nucléaires ?
28:21Et je dis à ceux qui nous écoutent
28:22que l'Iran,
28:24et il l'a démontré,
28:26avait la capacité, par exemple,
28:27de nous atteindre, nous,
28:28avec ces missiles.
28:30Donc c'est un danger mondial.
28:31Ce n'est pas simplement un danger pour Israël.
28:33Donc la perspective qu'un État
28:35est capable de massacrer sa population
28:37comme il l'a fait il y a si peu de temps...
28:38Ce n'est pas la seule.
28:39Ce n'est pas le seul.
28:40Est-ce qu'il faut intervenir en Corée du Nord
28:41demain matin ?
28:42Et surtout en Azerbaïdjan,
28:44qui est allié d'Israël,
28:45qui est un régime à Kabou épouvantable.
28:47Est-ce qu'après l'Iran,
28:48allez, on y va,
28:49ingérence générale,
28:50Israël, les États-Unis,
28:52on va nettoyer la planète
28:52des régimes salauds.
28:53Et puis on y va tous ensemble.
28:55Qu'est-ce que vous pensez ?
28:55Mais là, ce n'est pas au titre...
28:58Parce qu'Israël ne va pas se contenter
28:59de punir les gens qui la menacent.
29:00Non, ce que je veux dire,
29:01ce n'est pas au titre du droit d'ingérence
29:03ou du devoir d'ingérence,
29:04c'est-à-dire le fait de se débarrasser
29:07d'un régime épouvantable,
29:08parce qu'il y en a plein dans le monde.
29:09Ce serait une bonne chose, par ailleurs.
29:11Mais là, c'est vraiment au titre du droit
29:17Donc il faut assumer le fait,
29:18pas vous personnellement,
29:19Israël devra assumer le fait
29:20qu'on se passe de l'ONU
29:22puisqu'il y a un droit de veto.
29:23Mais si un jour,
29:25le boomerang revient dans l'autre sens,
29:26il n'y aura pas non plus de droit de veto
29:28pour protéger Israël.
29:29Donc on est là.
29:31Nous avons Raphaël,
29:32qui nous appelle de Cachan.
29:33Bonjour Raphaël.
29:34Oui, bonjour Périgat.
29:36Bonjour M. Oliven.
29:37Que vous inspire mon échange
29:38avec Denis Oliven ?
29:39C'est un échange passionnant.
29:41Alors, deux observations.
29:43Alors, la question de Poutine,
29:46tout à l'heure,
29:47par rapport à Angela Merkel,
29:49me fait penser à ce que De Gaulle disait,
29:51que les États n'ont pas d'amis,
29:53mais des intérêts communs,
29:54qu'il est repris par Sir Origen Toppel,
29:58qui est effectivement anglais.
30:00Donc ça confirme effectivement
30:02que les hommes d'État
30:03ont bien en vue
30:05qu'ils protègent leurs intérêts principaux.
30:09Ensuite, le deuxième élément,
30:11c'est le droit international,
30:13qui est finalement une fiction juridique,
30:16puisque, comme vous le savez,
30:19la Cour pénale internationale,
30:20le traité,
30:21n'a pas été ratifié
30:23par des grandes puissances,
30:25je pense notamment aux États-Unis d'Amérique,
30:28mais d'autres également.
30:30Donc finalement,
30:31ce qui se passe actuellement
30:34au Moyen-Orient
30:35et l'illustration même
30:36que ce droit international
30:38n'existe pas,
30:39parce qu'il n'y a pas de l'impérium,
30:40il n'y a pas de sanctions
30:42qui vont pouvoir être prises
30:43par des autorités
30:45ou une police
30:46pour les États
30:47qui enfreindraient ce droit-là.
30:49Voilà, donc c'est...
30:51Et un troisième élément,
30:52c'est que la Commission européenne,
30:53aujourd'hui,
30:54qui fait un petit peu
30:57office d'État,
30:58enfin de gouvernement fédéral,
31:01c'est l'illustration,
31:03et ça fait écho
31:04à ce que vous avez reçu
31:06Perigo Lagasse
31:07il y a quelques semaines
31:09de la conception même
31:10d'un droit fédéral
31:12par un dissimite notoire
31:14du régime de Vici
31:16qui a été l'agent
31:17de Jean Monnet,
31:19donc agent des Américains
31:20lorsque c'était
31:21la Saison mondiale.
31:22Donc, en gros,
31:24votre observation,
31:25votre question à Denis Oliven,
31:27c'est est-ce qu'on s'est vraiment
31:28doté des moyens
31:29de pouvoir intervenir
31:30et de peser,
31:31si je comprends bien ?
31:33Tout à fait.
31:34Bon, Denis Oliven.
31:37Nous l'Europe
31:38ou nous le monde ?
31:38L'Europe et la France,
31:39déjà l'Europe,
31:40déjà l'Europe,
31:40voilà.
31:41Non, en tout cas,
31:42ce qui me paraît
31:43absolument évident,
31:44je ne sais pas si c'était
31:44le sens de la question
31:46ou de l'observation
31:47que faisait Raphaël,
31:48ce qui me paraît
31:49assez évident,
31:50c'est que la fin
31:52du bloc
31:52de la guerre
31:53Est-Ouest,
31:54de la guerre froide,
31:56la chute du mur
31:57de Berlin,
31:58a fait renaître
31:59la possibilité
32:00des conflits
32:01qui étaient sous le boisseau,
32:02précisément du fait
32:03du risque
32:04de destruction mutuelle
32:05assurée
32:05des arsenaux militaires
32:06nucléaires
32:07des deux grandes puissances.
32:08Et pour l'Europe,
32:10on le voit
32:11avec le conflit
32:12de l'Ukraine
32:13et de la Russie,
32:13on le voit maintenant,
32:15même s'il est plus lointain,
32:16mais c'était la question
32:16précédente,
32:18même les conflits lointains
32:19ont des effets sur nous,
32:21c'est vrai
32:22que chacun des pays
32:23de l'Europe
32:23pèse peu
32:24dans la capacité
32:27de réguler
32:28les crises mondiales.
32:29C'est dommage,
32:31donc ça donne,
32:32me semble-t-il,
32:35une justification
32:37et un élan nouveau
32:39à la question européenne.
32:41Alors,
32:41pas forcément
32:42selon les constructions,
32:44la construction
32:44et l'architecture
32:45telle qu'elle a été définie,
32:46parce qu'elle se révèle
32:47inopérante,
32:48mais le fait
32:48de se reposer
32:49à la question
32:49de savoir
32:50si on n'est pas capable
32:51d'aller plus vite,
32:52plus fort,
32:52au moins avec un certain
32:53des grands états,
32:54des grandes puissances
32:55européennes
32:56pour se fabriquer
32:57une capacité
32:57d'action commune.
32:58Ça,
32:59ça me paraît
33:00maintenant
33:00assez évident.
33:02Je reçois
33:03Denis Oliven,
33:03je garde Marc
33:04qui nous a appelé,
33:06je vous prends
33:07dans quelques instants,
33:08Marc,
33:08qui appelle de Béziers.
33:10Je reçois
33:10Denis Oliven,
33:11président du conseil
33:12de surveillance
33:12de CMI France,
33:13avec lequel nous
33:15nous dissertons,
33:15nous débattons,
33:17y compris avec
33:18les auditeurs
33:19de Sud Radio
33:21sur la situation
33:22internationale,
33:23le rôle de la France.
33:24Et puis là,
33:25pour ce dernier quart d'heure,
33:26j'ai absolument besoin
33:27d'avoir l'avis
33:27de Denis Oliven
33:28sur la situation
33:29politique française,
33:31son décryptage
33:31du deuxième tour
33:32des élections municipales,
33:34et puis quelques projections
33:35sur 2027.
33:37Comme vous connaissez
33:39beaucoup de monde
33:40dans l'aéropage
33:41politique français,
33:42je suis sûr
33:43que vous avez
33:43une idée précise
33:44et quelques suggestions
33:45à nous soumettre.
33:46A tout de suite
33:46sur Sud Radio,
33:47vous continuez
33:48à appeler Emmanuel Galasso
33:49qui se fera une joie
33:50de prendre votre appel
33:51et de transmettre
33:51à Denis Oliven.
33:56A tout de suite
33:57Médicatorze heures,
33:59Sud Radio,
33:59la France dans tous ses états,
34:01Péricault Légas.
34:03Je reçois Denis Oliven
34:05sur Sud Radio,
34:05il est 13h48
34:06pour cette dernière
34:07tour de piste
34:10avec...
34:10Qu'est-ce qu'on dit ?
34:11Alors, il est politologue ?
34:12Non, c'est un homme de médias,
34:14c'est pas un journaliste,
34:15mais c'est un homme
34:15qui a travaillé
34:16pour la presse
34:16et pour l'édition
34:18et qui aujourd'hui
34:18représente les intérêts
34:20de CMI en France
34:23avec elle,
34:24Marianne,
34:24Libération,
34:25la chaîne T18,
34:26peut-être d'autres aventures
34:27médiatiques,
34:28mais je vous sens...
34:28On en discuterait une fois,
34:29je vous sens un peu blasé.
34:30Et là, on parle
34:32de la crise internationale,
34:35comment la France
34:36subit le contre-coup
34:36de cette guerre
34:37au Proche-Orient
34:38avec les initiatives
34:40de M. Netanyahou
34:41et de M. Trump
34:41et puis on va parler
34:43des élections municipales
34:45parce que ça bouleverse
34:46un peu le paysage
34:47politique français,
34:48peut-être dans le bon sens.
34:49En entendant,
34:50je prends Marc
34:50qui nous appelle de Béziers.
34:51Bonjour Marc.
34:53Oui, bonjour Pétho.
34:55Bon, M. Ménard
34:55a été réélu
34:56triomphalement à Béziers.
34:58Ah oui,
34:59ça a été une large victoire.
35:00Ça vous a convenu ou non ?
35:02Ça vous a convenu ?
35:02Vous n'avez pas révélé
35:04votre vote, mais...
35:06Écoutez,
35:06pour la gestion de la ville,
35:08il fait l'unanimité.
35:09Bon, écoutez,
35:10c'est déjà pas mal.
35:11Il y a une réponse habile.
35:12Bon, Marc,
35:13Béziers n'est pas le sujet
35:14de ma conversation
35:15avec vous
35:15et avec Denis Oliven.
35:16Qu'est-ce que vous avez
35:17envie de dire
35:18par rapport
35:18à ce que Denis
35:19et moi avons échangé
35:20sur la situation
35:22au Proche-Orient
35:22ou la situation
35:24en France ?
35:25Alors voilà,
35:26je voulais revenir
35:27sur un des éléments
35:29qu'a énoncé
35:30M. Oliven
35:31que je vois d'ailleurs
35:32sur d'autres plateaux
35:33de télévision
35:35mainstream
35:36auxquels j'adhère moins
35:37d'ailleurs,
35:39mais lorsqu'il a dit
35:40qu'il ne lui viendrait pas
35:41à l'idée
35:42de remettre en question
35:42l'existence
35:43de tel ou tel État.
35:44Oui,
35:45sauf que,
35:46humblement,
35:46mon analyse,
35:47c'est que
35:48le problème
35:49des pays arabes
35:51et d'ailleurs
35:52de la Chine également,
35:53c'est qu'ils ne reconnaissent pas
35:55les États
35:55qui sont issus
35:56en fait
35:57du siècle dernier
35:58et qui sont
36:00le partage
36:01du monde
36:03entre les puissances
36:04victorieuses.
36:05Et donc,
36:06c'est là
36:06qu'est le problème.
36:07À mon sens,
36:08les Arabes
36:08veulent dissoudre
36:10l'État d'Israël
36:11parce que
36:12c'est un héritage
36:13des anciennes puissances
36:15coloniales
36:16et d'ailleurs
36:16on le voit aussi
36:17avec la Chine
36:18comme je vous le disais
36:18pour Taïwan par exemple.
36:20Donc,
36:21allez un peu plus loin
36:22dans votre pensée.
36:23Je vous vois venir Marc.
36:24Qu'est-ce que vous...
36:25Vous dites qu'il y a une contradiction
36:26dans les propos
36:27de Denis Oliven ?
36:29C'est-à-dire que
36:30je trouve que
36:30c'est une réflexion
36:31un petit peu
36:32égocentrée
36:33et si je puis me permettre
36:34naïve
36:35que de dire
36:36qu'on doit respecter
36:37l'existence des États
36:38et certains les remettent
36:39en question.
36:40Par exemple,
36:40Taïwan avec la Chine.
36:42Tout à fait.
36:43Tout à fait.
36:44Si Taïwan...
36:45Si la Chine
36:46envahit Taïwan,
36:46Denis Oliven,
36:48ça ne sera pas bien.
36:49Vous êtes d'accord ?
36:50Bien sûr,
36:50ça ne sera pas bien
36:51mais moi je suis...
36:53Les États...
36:54Oui.
36:54Alors bien sûr,
36:55est-ce que les États arabes...
36:56Une partie d'entre eux,
36:57ça a beaucoup changé.
36:58Est-ce que les États arabes
37:00ni l'existence
37:01de l'État d'Israël
37:02n'ont pas reconnu ?
37:02Oui, c'est clair.
37:03Il y a eu une évolution.
37:04Raymond Aron avait dit
37:06que la paix viendra
37:06au Proche-Orient
37:07le jour où
37:08les États arabes
37:10accepteront
37:10l'existence
37:11de l'État d'Israël
37:12et le jour
37:13où l'État d'Israël
37:14comprendra
37:15que son avenir
37:16ne peut pas simplement
37:17reposer sur sa force.
37:19Peut-être qu'une partie
37:20des États arabes
37:21ont compris maintenant,
37:22on l'a vu
37:23avec les accords d'Abraham,
37:24que la persistance
37:26dans le refus
37:26de l'existence
37:27de l'État d'Israël
37:28créait trop de...
37:29beaucoup plus de dommages
37:30qu'ils ne rapportaient
37:32de satisfaction
37:33au monde arabe
37:34et que finalement
37:34ils avaient intérêt
37:35les uns et les autres
37:36peut-être à une stabilité
37:37au développement économique
37:38plutôt qu'à se concentrer
37:40sur ce sujet.
37:42Mais ce n'est pas parce
37:43qu'un certain nombre d'États
37:43comme la Chine
37:44et les États arabes
37:45ne reconnaissent pas
37:45les frontières du monde
37:47telles qu'elles ont été définies
37:48après la guerre.
37:50Que ce soit
37:51l'effet des empires,
37:53ce n'est plus discutable.
37:54Les Israéliens vous diraient
37:56que c'est eux
37:57qui ont été les colonisés.
37:58Les Israéliens,
37:58eux, se vivent
37:59comme le peuple autochtone,
38:01le peuple natif
38:04de la Palestine
38:05puisqu'il est là
38:06depuis 3000 ans
38:06et que les Arabes
38:09qui s'y trouvent
38:09sont arrivés
38:10comme des conquérants,
38:11d'ailleurs comme partout
38:12dans le Moyen-Orient
38:13et dans le Maghreb
38:14à partir du 7ème siècle.
38:16Donc,
38:17qui est le colon
38:18et qui est le colonisé,
38:19c'est un vaste débat.
38:21En tout cas,
38:22on a un document
38:23qui est sûr
38:24et qui fait
38:26normalement l'unanimité
38:27qui c'est le droit positif
38:29des Nations Unies
38:30et s'il n'y a que lui
38:31qui peut faire foi
38:32sinon on entre
38:33dans une remise en cause
38:34générale des frontières.
38:35Pour autant,
38:35vous vous souvenez
38:36de l'arrivée
38:36d'Anouer le Sadat
38:37à Tel Aviv
38:38à Jérusalem
38:39avec Menachem Beguin
38:40à Ariel Sharon
38:40à Missa Osorti
38:41et je vous rappelle
38:42que alors que
38:43le projet
38:44des traités d'Oslo
38:45ou les négociations
38:46de Genève et d'Oslo
38:46allaient aboutir
38:47pour la reconnaissance
38:48d'un État palestinien,
38:49c'est un extrémiste juif
38:50qui a assassiné
38:52le Premier ministre
38:53d'Itaq Rabin
38:54au moment où
38:54ce projet
38:54allait aboutir
38:55et l'État niahou
38:55à cette contradiction
38:57quand même
38:57de l'État niahou.
38:58C'est sûr que les extrémistes
38:59de part et d'autre,
39:01les extrémistes israéliens
39:03ne veulent pas
39:03de l'existence
39:04d'un État palestinien
39:05et les extrémistes palestiniens
39:06ne veulent pas
39:07de l'existence
39:07d'un État juif.
39:09Donc,
39:10ce n'est pas avec eux
39:11qu'on fera la paix.
39:12Ça, c'est certain.
39:12Les extrémistes
39:13aiment la mort.
39:14Ce n'est pas simplement
39:15vrai là-bas,
39:15c'est vrai partout.
39:16Et les gens modérés
39:18aiment la vie.
39:18qui préfèrent le développement,
39:19ils voudraient que leurs enfants
39:20aillent à l'école.
39:21Je pense qu'il y a
39:21une grande majorité
39:22des Palestiniens
39:23qui auraient envie
39:24que leurs enfants
39:24vivent autrement
39:25que sous les bombes,
39:26puissent se développer,
39:27être ingénieurs,
39:28se marier,
39:28avoir et vivre,
39:29heureusement,
39:30dans une région pacifique
39:31et qui se développe
39:32sur le plan économique.
39:33Vous êtes de ceux
39:34qui, comme beaucoup,
39:36et moi j'ai assisté
39:38à la mutualité
39:39avec Marianne à l'époque,
39:41suite aux accords de Genève,
39:42la création d'un État palestinien,
39:45beaucoup d'intellectuels
39:46et libres d'avis.
39:47Est-ce que vous convenez,
39:48Denis Oliven,
39:49que c'est quand même,
39:49à un moment donné,
39:50la seule solution ?
39:52Un État palestinien reconnu
39:54avec Israël
39:55dans des frontières sûres
39:56et reconnu également.
39:57Bien sûr,
39:59j'ai signé un appel
40:00dans le monde
40:03à la fin 23,
40:05enfin quelques mois
40:06après le début
40:06de cet octobre,
40:07pour la reconnaissance
40:08d'un État palestinien.
40:09J'ai soutenu
40:11la décision de la France
40:12de reconnaître
40:13l'État de Palestine.
40:14Je suis évidemment
40:15pour cette solution,
40:16comme tous les gens
40:17modérés et pacifiques.
40:18Je pense qu'il n'y a pas
40:19d'autre issue
40:21que la double reconnaissance
40:23de l'État d'Israël
40:24par les pays arabes
40:25et de l'État de Palestine
40:26par Israël
40:27et de la création
40:28d'une coopération
40:31pacifique,
40:31économique
40:31entre l'État palestinien
40:33et l'État d'Israël.
40:34Et par ailleurs,
40:35je suis évidemment
40:36pour que cesse immédiatement
40:38la colonisation
40:40de la Cisjordanie.
40:41Je suis effaré
40:43par la violence
40:44des colons
40:45qui s'y déroulent.
40:47Et voilà,
40:48moi je suis depuis toujours
40:50dans le camp
40:51de la paix,
40:51dans le camp d'Oslo
40:52et dans le camp
40:53des deux États.
40:54Vous pouvez l'écrire
40:55dans Marianne,
40:55ça si vous voulez.
40:56Je l'ai déjà écrit,
40:57figurez-vous,
40:58dans Marianne même.
40:59C'est pour ça que je vous dis ça.
41:00Denis Oliven,
41:01l'heure a tourné,
41:01on n'a pas pu aborder
41:02les questions
41:03de politique française,
41:04or vous êtes un homme
41:05de gauche sincère
41:07et déclaré,
41:07un vrai social-démocrate,
41:09c'est-à-dire un dinosaure.
41:10Vous avez cru
41:11dans l'aventure Macron
41:12en 2017.
41:13J'ai absolument besoin
41:14d'avoir votre avis
41:15sur ce qui est devenu
41:16le camp républicain.
41:17C'est votre chouchou.
41:18Je vous cite à comparaitre
41:19pour une prochaine fois.
41:20Avec grand plaisir.
41:22Merci d'avoir été
41:23pendant une heure
41:23sur Sud Radio
41:24en ma compagnie.
41:25Je vous dis à demain.
41:26Merci à vous.
41:26Et je vous laisse en compagnie
41:27de la charmante
41:29Brigitte Laé
41:29avec laquelle vous allez convenir
41:31de considérations
41:32beaucoup plus sensuelles
41:33que ce que j'ai pu évoquer
41:34avec Denis.
41:35Merci, à demain.
41:35Bonne journée à tous.
41:37Sud Radio
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