Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 mois
Avec Antoine Léaument, député LFI de l'Essonne

Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##L_INVITE_POLITIQUE-2026-02-04##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:07L'invité politique ce matin sur Sud Radio avec vous, Jean-François Aquili, c'est Antoine Léaumant, le député LFI de l'Exxon.
00:14Bonjour Antoine Léaumant.
00:16Bonjour.
00:16Que contiennent les plus de 3 millions de documents déclassifiés de l'affaire Jeffrey Epstein, publié par la Justité américaine,
00:24vous demandez avec la France Insoumise la création d'une commission d'enquête transpartisane
00:30afin de clarifier les liens, j'ai envie de dire éventuels, entre Epstein et les personnalités françaises dont les noms sont cités ?
00:39Oui, tout à fait.
00:40Déjà, il faut dire ce que c'est que cette affaire Epstein.
00:44C'est une affaire qui potentiellement a deux volets.
00:47Le premier volet, c'est des actes qui sont abominables, de pédocriminalité, de traite d'êtres humains,
00:52de personnes qui se font droguer, violer, donc c'est des éléments qui sont absolument terribles.
00:59Et je veux d'abord dire mon soutien aux personnes qui sont victimes et celles qui ont parlé, celles qui n'ont pas parlé.
01:06Parce qu'il y a potentiellement des personnes qui n'ont pas encore parlé sur cette affaire Epstein.
01:11Et puis il y a un volet...
01:12En France.
01:12En France.
01:13Et il y a un volet où il y a des échanges de mails qui ont lieu entre des personnalités politiques ou du monde des affaires françaises,
01:23qui échangent des mails.
01:25Alors ça peut être relatif à des financements de campagnes électorales, des financements de partis politiques.
01:30Ça peut être relatif à des ingérences étrangères potentiellement.
01:33Vous pensez à quoi, Antoine ?
01:34Précisément ?
01:35Il y a plusieurs noms qui sont cités.
01:36Moi je n'ai pas envie non plus de dégrainer des noms.
01:38Parce que je vois bien aussi la pratique qui consiste à dire que dès qu'une personne est citée dans l'affaire Epstein,
01:45finalement elle ferait partie aussi potentiellement du premier volet.
01:48Mais il y a un certain nombre de personnalités françaises qui sont citées.
01:50Je vais donner plutôt des exemples.
01:52Des exemples d'un président en exercice qui aurait maintenu des aides favorables à Epstein,
01:58alors même qu'il y avait une austérité budgétaire.
02:01Ça c'est des questions qui sont des questions éminemment politiques.
02:03Des questions y compris d'ingérence potentiellement dans la vie économique.
02:05Non c'était...
02:06Je vous ai dit, je n'avais pas envie de donner l'an.
02:08Vous dites président en exercice.
02:09En l'occurrence c'était François Hollande sur cet aspect-là.
02:13Il y a des discussions qui ont lieu entre un conseiller de Nicolas Sarkozy et M. Epstein.
02:19Mais encore une fois, moi mon but n'est pas dégrainer des noms.
02:21Mon but est plutôt qu'on puisse.
02:21Parce que des noms sont cités, mais parce qu'en fait ils apparaissent dans des conversations.
02:25Exactement.
02:25Et ça peut prêter à confusion.
02:27Exactement.
02:28Et c'est là où il y a un double travail à mon avis qui est très important.
02:31Et d'ailleurs je vous remercie de l'invitation que vous me faites,
02:33parce que vous permettez qu'on parle dans un média de cette affaire Epstein.
02:37Pendant les premiers jours, le sujet n'était pas trop évoqué sur les médias français.
02:41Aujourd'hui j'ai l'impression que ça commence à prendre de l'ampleur,
02:43qu'on commence à en parler de manière assez forte.
02:45Mais il faut bien voir qu'à l'international, c'était le sujet majeur.
02:49Et il y a un danger, il y a un risque, je le dis.
02:51C'est que si on ne s'en empare pas politiquement, médiatiquement,
02:54eh bien le silence alimente le soupçon de...
02:58En fait ils n'en parlent pas parce que tout le monde est mouillé.
02:59Antoine Dérôme, pourquoi dire que personne n'en parle ?
03:02Je suis désolé mais sur Sud Radio nous l'avons évoqué assez tôt.
03:05Bien sûr, bien sûr.
03:06Nous en parlons.
03:07J'ai l'impression personnellement de le lire dans la presse abondamment depuis quelques temps.
03:12Je dis bien que Jean-Luc Mélenchon dit que ça n'intéresse pas la presse française, la justice.
03:16Je vous remercie d'en parler encore une fois.
03:19Ce que je signale, ce que je souligne, c'est que dans le monde entier,
03:22ça fait la une de tous les journaux.
03:24C'est-à-dire que ça fait cinq jours qu'il ne parle que de ça,
03:26avec des personnalités qui parfois démissionnent,
03:29des personnalités qui même s'excusent du seul fait d'avoir eu des échanges avec lui,
03:34alors même que ce sont des échanges qui sont relatifs à des choses assez légères en réalité.
03:39Pourquoi une commission d'enquête alors que la justice enquête depuis 2019 ?
03:43D'abord ce qu'il faut dire, c'est qu'une commission d'enquête parlementaire
03:46ne peut pas s'intéresser à des faits qui sont déjà traités par la justice.
03:51Quand on commence une commission d'enquête,
03:53on demande aux gardes des Sceaux s'il y a une enquête en cours.
03:56Et donc s'il y a une enquête en cours,
03:58il y a une partie des choses qu'on ne peut pas traiter dans le cadre de cette commission d'enquête.
04:01Il faut alors réécrire pour que ça colle à ceux dont on peut parler.
04:05Donc le rôle d'une commission d'enquête,
04:07ce n'est pas le rôle de celui de la justice.
04:08Par contre, faire venir des gens qui sont cités dans les mails,
04:11qui ne relèvent pas nécessairement de faits judiciaires,
04:14mais qui relèvent de faits politiques, de faits d'ingérence potentiellement.
04:17Essayer de faire émerger la vérité dans des auditions,
04:20qui sont des auditions publiques,
04:21ça c'est un travail qui me semble nécessaire et utile.
04:22Vous avez déjà des cibles, si je puis dire, en tête, Antoine Léaumont ou pas ?
04:26Il y a une série de noms qui sont évoqués dans les documents, dans les échanges.
04:32Il y a des noms qui sont évoqués sur, par exemple,
04:34du financement de campagne électorale.
04:36Bon là, ça m'intéresse de très près.
04:37Vous pensez à qui ?
04:38Bruno Le Maire, par exemple, à un moment donné,
04:40il est cité en disant qu'il a essayé d'obtenir des financements
04:44pour financer une campagne présidentielle qui, finalement, n'a pas eu lieu,
04:48puisque ce n'était pas lui le candidat de son camp à l'élection présidentielle.
04:51Mais ça peut être intéressant d'aller demander
04:53c'est quoi ces échanges de mails, à quoi ça correspond, que s'est-il passé ?
04:56Et encore une fois, moi, je ne suis pas là...
04:57Vous ne craignez pas de créer une forme de soupçon généralisé ?
04:59Non, c'est l'inverse.
05:00De discours anti-élite ?
05:02Je vous dis, justement, c'est l'inverse.
05:04Pour moi, c'est l'inverse.
05:05Comment ça marche, aujourd'hui ?
05:06Vous le jetez un nom en pâture et ça part dans tous les sens ?
05:08Vous me demandez des noms.
05:09Non, je vous dis que je ne souhaite pas jeter des noms en pâture.
05:11Vous me demandez des noms précis.
05:13Je le fais, mais je le fais sur la base des choses qui sont,
05:16y compris citées par la presse, documentées par la presse.
05:18C'est là l'un des points où je voulais venir.
05:20C'est qu'il y a un travail médiatique de fond
05:22qui me semble devoir être fait.
05:243,5 millions de documents qui sont publiés,
05:27on se doute bien que ça ne peut pas être étudié en une seconde.
05:30Mais il y a un travail qui commence à être fait,
05:31notamment par de la presse d'investigation type Mediapart
05:34qui a commencé à éplucher ces dossiers-là.
05:37Et ça, c'est un travail qui est nécessaire.
05:38Mais encore une fois, moi ce que je veux,
05:40ce que je souhaiterais,
05:41c'est qu'on puisse avoir une commission qui soit transpartisane.
05:43C'est-à-dire, une commission d'enquête,
05:44elle est nécessairement transpartisane.
05:45Tous les mouvements de l'Assemblée sont représentés.
05:48Mais moi ce que je souhaiterais,
05:49c'est qu'il y ait des signatures pour cette résolution
05:51de la commission d'enquête
05:52qui viennent de tous les mouvements politiques
05:53parce que ça permettrait qu'on la passe
05:55dans une semaine transpartisane de l'Assemblée nationale
05:57et que donc on avance assez vite sur ce sujet.
05:59La décision appartient au bureau de l'Assemblée nationale.
06:02Vous avez une indication sur la possibilité
06:05que ça existe un jour ou pas ?
06:06Non, tout ça est récent.
06:08Donc il y a plusieurs options.
06:10Encore une fois, pour que ça passe assez rapidement,
06:12ce qu'il faudrait, c'est que, en gros,
06:13dix députés de l'opposition,
06:15dix députés de la majorité le signent
06:16et que ça soit présenté par le bureau.
06:18Maintenant, moi je lance l'appel.
06:20J'espère que certains vont s'en saisir
06:22et nous contacter.
06:23De toute façon, on va les contacter, nous,
06:24pour leur proposer de co-signer.
06:26Antoine Léomand, Marine Le Pen,
06:28pourra-t-elle se présenter à la présidentielle ?
06:30Vous avez, comme tout le monde, j'imagine,
06:32pris connaissance des réquisitions du parquet en appel.
06:34Est-ce que ce serait, à vos yeux,
06:39une anomalie, on ne va pas rentrer dans le détail juridique de cette affaire,
06:43est-ce que ce serait une anomalie démocratique
06:44si elle ne pouvait pas se présenter en 2027 ?
06:47C'est un sujet philosophique complexe.
06:51C'est une vraie question politique.
06:52Bon, il y a d'abord la loi.
06:53La loi est celle qui dit que quand on a fraudé,
06:57comme ça a l'air d'être le cas de Mme Le Pen,
06:58en tout cas c'est ce qu'a dit le tribunal,
07:00eh bien on doit être puni.
07:02Et c'est Mme Le Pen elle-même qui disait
07:04quand on est condamné pour des faits de corruption,
07:08de malversation financière,
07:09alors on doit être inéligible à vie,
07:11disait-elle Mme Le Pen à une époque,
07:13en parlant d'opérations main-propres, etc.
07:15Aujourd'hui s'appliquent des règles à elle
07:17dont elle demandait qu'ils s'appliquent à tous.
07:19Donc il y a une question qui est posée,
07:20c'est pourquoi Mme Le Pen change d'avis
07:21quand c'est elle qui est concernée par les éléments.
07:23Ensuite il y a une question qui est posée,
07:25qui est, est-ce qu'on peut empêcher quelqu'un
07:27d'être candidat à une élection
07:29sur la base de ce type d'affaires ?
07:33Et la question qui est posée,
07:34c'est celle de la souveraineté du peuple,
07:35c'est-à-dire qu'il y a une limitation
07:36de la souveraineté du peuple en disant,
07:38bon ben il y a une personne,
07:38vous ne pourrez pas voter pour elle
07:40parce qu'elle est déclarée inéligible.
07:41Donc la question qui est posée,
07:42éventuellement, moi je suis tout à fait prêt
07:44à ce qu'on ait le débat collectivement,
07:47c'est la question de l'inéligibilité,
07:49mais je signale que nos compatriotes
07:51sont plutôt assez majoritairement favorables
07:53au fait qu'on soit inéligible
07:55quand on a commis des faits de corruption.
07:57Qui de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella
07:58a vos yeux est un adversaire plus coriace pour 2027 ?
08:02Il ne faut jamais sous-estimer un adversaire.
08:04Les deux, l'un et l'autre, sont coriaces.
08:07Je pense que M. Bardella,
08:09dans la séquence qui vient de se dérouler,
08:11a montré qu'il n'était pas très au point
08:14sur les questions internationales.
08:16Donc il a demandé à Donald Trump
08:18où il trouvait toute cette énergie
08:20de nous rouler dessus, apparemment.
08:22Moi je ne suis pas très favorable
08:23à quelqu'un qui regarde d'un oeil positif
08:26M. Trump et la manière dont il se comporte.
08:29Et puis il a une manière de faire
08:30qui est qu'il change d'avis du jour au lendemain.
08:32Donc un adversaire de cette trempe-là...
08:36Vous ne l'estimez pas au niveau, c'est ça ?
08:38Encore une fois, il ne faut jamais sous-estimer un adversaire.
08:41Moi ce que je constate récemment de Jordan Bardella,
08:44c'est que sur les questions internationales,
08:45je considère qu'il n'est pas au niveau.
08:47Antoine Léomand, la justice France...
08:48Par ailleurs, il faut un désaccord complet avec son programme.
08:50Je ne voudrais pas qu'on ait l'impression
08:52que c'est juste les questions internationales
08:54qui me posent problème.
08:54Le racisme contenu dans le programme
08:56du Rassemblement National
08:57est aussi un énorme problème,
08:58c'est même le principal.
08:59La justice française avance dans son enquête
09:02sur X, le réseau social d'Elon Musk,
09:05convoqué pour être entendu le 20 avril.
09:08Ce qui pose problème, c'est l'utilisation du réseau,
09:11les algorithmes.
09:12Vous vous en réjouissez ?
09:14Oui.
09:15Je vais vous dire très honnêtement, oui.
09:17Parce que lorsque j'ai fait la commission d'enquête,
09:20décidément j'ai déjà fait une commission d'enquête,
09:22sur l'organisation des élections en France,
09:24l'un des éléments qui m'a été donné,
09:26notamment par Viginium,
09:27qui est l'agence spécialisée sur la lutte
09:29contre, par exemple, les ingérences étrangères,
09:31c'est qu'il y avait un réseau social,
09:34un propriétaire de réseau social, Elon Musk,
09:36qui potentiellement faisait de l'ingérence
09:38dans notre pays.
09:39Donc, ça a été dit de manière publique
09:41dans une commission d'enquête
09:42de l'Assemblée Nationale.
09:44Là, c'est une enquête qui est une enquête
09:45franco-européenne.
09:47Moi, je considère que, oui,
09:49il y a un enjeu sur la question des algorithmes
09:51et sur la question des manipulations
09:53algorithmiques potentielles,
09:54c'est-à-dire de la mise en avant
09:55d'un certain type de contenu
09:56qui est un contenu qui est néfaste
09:58sur le débat public.
09:59Pourquoi est-ce que vous restez sur X
10:01avec vos 225 000 abonnés ?
10:02C'est une excellente question.
10:03La question s'est posée
10:04de quitter ce réseau social.
10:05Si vous le critiquez,
10:06si vous pensez que c'est...
10:07Oui, mais si jamais je m'en vais...
10:08Un agent trouble
10:09qui véhicule l'extrême droite,
10:11c'est ce que vous dites.
10:11Mais moi, si jamais le réseau social
10:14est totalement arrêté,
10:15c'est OK pour moi.
10:17La question qui est posée,
10:18c'est si moi je m'en vais,
10:20il ne reste que du coup...
10:21Enfin, si tous les gens de gauche s'en vont,
10:22il n'en reste du coup que l'extrême droite.
10:23La question s'est posée à un moment donné
10:25de quitter ce réseau social.
10:26Il n'y a que l'extrême droite,
10:26il y a tout le monde là-dessus.
10:27Oui, je veux dire,
10:29si jamais les contenus d'extrême droite
10:30sont davantage mis en avant,
10:31si jamais tous les gens
10:32qui sont de gauche s'en vont,
10:34ne va rester que sur ce réseau social
10:35qu'une partie de l'échiquier politique.
10:38Et moi, je souhaite mener la bataille
10:40partout où il faut la mener.
10:42Et après, si la France
10:43ou la Commission européenne décrète,
10:45décide que ce réseau social
10:47est un réseau social
10:47qui est problématique,
10:48elle interdit à tout le monde,
10:49du coup, ça n'est plus une question
10:50d'équilibre politique
10:52sur la plateforme.
10:52Antoine Léomand,
10:53il y a le drame de Sanary-sur-Mer
10:55qui émeut la France entière.
10:57Rien n'explique, rien n'excuse
10:59ou ne justifie qu'on touche
11:00un professeur en République,
11:02qu'on ne touche pas un professeur.
11:04C'est inacceptable.
11:05Il n'y aura pas d'excuses,
11:06déclare Édouard Geffray,
11:08le ministre de l'Éducation nationale
11:09qui s'est rendu sur place.
11:11Pour lui,
11:12parce qu'il y a eu des contrôles
11:13déjà autour de cet établissement,
11:15le risque,
11:16on parle du couteau
11:17qui a été introduit,
11:18le risque zéro n'existe pas.
11:20Vous pouvez entendre cet argument ?
11:22Dire que le risque zéro n'existe pas,
11:24c'est la palissade presque.
11:27C'est évident que le risque zéro n'existe pas.
11:29Moi, ce que je veux dire d'abord,
11:31c'est mon soutien à cette enseignante
11:32qui, hier, était entre la vie et la mort,
11:35qui, je crois, est sortie du bloc opératoire
11:37et qui, selon les informations qu'on a,
11:40peut être stabilisée.
11:42Mais en tout cas, d'abord,
11:43mon soutien à cette enseignante,
11:44mon soutien aux élèves,
11:46parce que je pense que les élèves
11:47sont extrêmement choqués.
11:48Il y a une cellule psychologique
11:48qui a été mise en place
11:49et je m'en réjouis,
11:50et mon soutien au personnel enseignant.
11:52Et ensuite,
11:54il y a quand même un sujet.
11:55C'est pourquoi un gamin de 14 ans
11:58agresse sa professeure avec un couteau,
12:01donc on essaye de la tuer,
12:02y compris, il semble qu'il ait prémédité son acte,
12:04puisqu'il en a parlé avant cela.
12:06Donc, c'est d'où ça vient.
12:08Et il y a une question sur la santé mentale,
12:10je pense,
12:10de nos jeunes.
12:11Vous qui effectuez un tour de France
12:13de la sécurité,
12:14vous en parlez sur votre compte X,
12:17vous diriez qu'il y a une montée de la violence dans ce pays ?
12:21C'est quelque chose qui est difficile à évaluer.
12:25Il y a une augmentation des plaintes
12:27qui sont déposées pour des faits de violence.
12:29À l'intérieur de ces faits de violence,
12:31l'essentiel de l'augmentation des plaintes,
12:33c'est sur les cas de violences sexistes et sexuelles,
12:35et sur les cas de violences intrafamiliales,
12:37parce qu'il y a une libération de la parole.
12:39Donc, il y a effectivement une augmentation statistique
12:42des violences qui sont enregistrées par la police.
12:45Maintenant, si on regarde les statistiques dans leur ensemble,
12:48sur la question des homicides,
12:49il y a plutôt une stabilité.
12:50Sur la question des vols avec violence,
12:52il y a plutôt une diminution.
12:53Donc, ça dépend des statistiques qu'on regarde.
12:55Maintenant, ça ne change pas le problème.
12:56Et je pense que ce sur quoi il faut s'intéresser,
12:59c'est d'où viennent ces violences
13:01et quelles sont leurs origines.
13:02Moi, il y a deux grands sujets
13:03qui ne sont jamais traités
13:04quand on parle des questions de sécurité.
13:06La question des troubles psy,
13:07qui est un vrai sujet,
13:08c'est-à-dire,
13:09il y a une augmentation des troubles psy dans notre pays,
13:10il y a une diminution de la capacité
13:12à traiter ces troubles psy.
13:14On a divisé par trois.
13:15Et le deuxième sujet,
13:15c'est la question de l'alcool.
13:16Vraiment, c'est le grand absent
13:18des débats sur la sécurité.
13:20Mais moi, chaque fois que je vais voir
13:21des gendarmes,
13:22des policiers municipaux,
13:23des policiers,
13:23ils me disent
13:24leur pic d'activité,
13:25c'est le vendredi et le samedi soir
13:26parce que les gens consomment davantage d'alcool
13:28et que là où il y a des violences
13:30qui peuvent émerger,
13:31c'est par exemple à la sortie des bars
13:32ou des boîtes de nuit
13:33ou de je ne sais quoi.
13:34Les policiers municipaux
13:35que vous ne voulez toujours pas armer,
13:37si j'ai bien compris.
13:38Tout à fait,
13:39mais il faut expliquer pourquoi.
13:40Alors que le pays
13:41est dans une forme
13:42de montée de violences extrêmes,
13:44tous azimuts avec le narcotrafic
13:46et autres dans les villes.
13:47Oui, mais ce n'est pas aux policiers municipaux.
13:48Non, mais d'accord, mais...
13:49Non, je vais vous répondre.
13:51Moi, je considère
13:51que les missions de police armée,
13:53ça doit être des missions
13:54de police nationale.
13:55Je considère que la force létale
13:57doit appartenir à l'État,
13:58y compris parce que ça crée
13:59une différence de niveau
14:00en fonction des polices municipales,
14:02en fonction des moyens
14:04des différentes communes.
14:05Donc ça crée une sécurité
14:06à géométrie variable
14:07en fonction de la richesse
14:07des communes
14:08ou de l'implication des communes
14:09dans les questions de sûreté.
14:11Mais je considère
14:12que les questions de sûreté,
14:14y compris qui sont dangereuses
14:15pour les policiers,
14:16doivent être assurées
14:17par les tâches
14:17de policiers nationaux.
14:18Ça, c'est un point de vue.
14:19On peut être pas d'accord avec ça.
14:21Mais moi, pour réintégrer
14:22la police municipale
14:23dans une police de proximité,
14:24ça, 95% des Français
14:26y sont favorables,
14:27une police de proximité
14:28qui soit sous l'égide
14:29de la police nationale.
14:30C'est un des débats
14:30des élections municipales
14:31qui se déroulent en ce moment,
14:33du moins la campagne.
14:34Ultime question,
14:35la gauche va-t-elle finalement
14:36se retrouver pour le deuxième tour ?
14:38Parce qu'il y a une détestation
14:39avec l'histoire du budget,
14:41le divorce est total
14:42entre Jean-Luc Mélenchon
14:43et Olivier Faure.
14:44Mais c'est Pierre Jouvet,
14:46tiens, à ce micro,
14:46il y a une semaine,
14:47qui a reconnu que
14:48des alliances sont possibles
14:50ici et là,
14:51au deuxième tour.
14:52En clair,
14:53vous allez vous retrouver
14:54un peu partout.
14:56Mais je n'en sais rien,
14:57mais je suis content
14:57que Pierre Jouvet dise ça.
14:59Et vous en pensez quoi,
15:00Antoine Léomant ?
15:01Attendez,
15:01nous, depuis le début,
15:03on a dit
15:03qu'on était prêts
15:04à tendre la main à tout le monde,
15:05à condition qu'il y ait
15:06des engagements programmatiques
15:07fermes.
15:08Le Parti Socialiste
15:09a commencé par dire
15:10pas d'alliance avec la France Insoumise
15:12ni au premier
15:12ni au deuxième tour.
15:13C'est ça qu'ils ont dit,
15:14c'est eux qui ont dit ça,
15:15c'est pas moi.
15:16Nous, on n'a jamais dit ça.
15:17Vous pensez que ça va se faire ?
15:17Je n'en sais rien,
15:18je vais voir ce qui va se passer
15:20dans les élections.
15:20Je n'en sais rien,
15:21c'est une progression
15:22par rapport à...
15:22Je n'en sais rien.
15:24Je n'en sais rien.
15:25Quelque part,
15:25la question est dans les mains
15:26du Parti Socialiste
15:27de savoir s'il reste
15:29sur ces positions sectaristes
15:30du type
15:31pas d'alliance avec LFC
15:32au premier ou au deuxième tour.
15:33Ça ressemble à un assoupissement, ça.
15:34Non, mais attendez,
15:35mais les socialistes,
15:36on dirait qu'ils sont prêts
15:36à s'allier avec nous
15:37que quand on est très fort.
15:39Alors peut-être que c'est ça
15:40qu'ils attendent.
15:40Ils attendent de voir
15:41si on est si fort
15:42que ce que disent
15:42les meetings dans les salles.
15:44Hier encore,
15:44il y avait un meeting
15:45à Aubervilliers
15:45qui a fait le plein
15:46avec Jean-Luc Mélenchon
15:47et notre candidat à Aubervilliers.
15:49Vous n'en savez rien ?
15:50Voilà.
15:50Merci.
15:51Je n'en sais rien,
15:51je ne sais pas.
15:52simplement pour conclure.
15:54Le Parti Socialiste,
15:55le lundi,
15:56il dit un truc,
15:56le mardi,
15:57il dit l'inverse.
15:58Donc je n'en sais rien,
15:59je ne sais pas
15:59ce que veut faire
15:59le Parti Socialiste.
16:00En tout cas,
16:01je sais ce que nous on fait.
16:02On essaye de gagner les élections
16:03et j'en profite pour dire
16:04dernier jour
16:04pour vérifier votre inscription
16:05sur les listes électorales,
16:07sur les sites internet,
16:08vous pouvez le vérifier.
16:09C'est le dernier jour aujourd'hui,
16:10pensez à le faire.
16:11Merci Antoine Léomand.
16:12Merci Antoine Léomand.
16:14Alors que pensez-vous
16:15de cette proposition
16:16d'Antoine Léomand,
16:18de LFI notamment,
16:19d'une commission d'enquête
16:21parlementaire
16:23sur l'affaire Epstein
16:24qui concerne
16:25les personnalités françaises.
16:26Comme ça a été évoqué,
16:28évidemment,
16:29je trouve que c'est intéressant
16:30en tout cas,
16:31personnellement,
16:32de voir,
16:33effectivement,
16:33je ne sais pas
16:34jusqu'où il faut aller,
16:35voilà,
16:36mais en tout cas,
16:37l'idée mérite
16:38d'être sur la table,
16:40vous l'avez posée.
16:41J'aimerais vous entendre.
16:420 826 300 300,
16:44vous avez la parole
16:45et puis on reviendra aussi
16:45sur tous les autres
16:46sujets d'actualité.
16:47Qu'est-ce que vous pensez
16:48des réquisitions du parquet
16:50dans l'affaire du procès
16:51en appel Marine Le Pen ?
16:52Est-ce que c'est logique ?
16:53Est-ce que c'est injuste ?
16:55Eh bien,
16:55appelez,
16:56vous allez pouvoir réagir
16:57et on va en débattre,
16:58évidemment,
16:58ensemble jusqu'à 9h.
16:59donc,
17:00donc,
17:00vous allez pouvoir réagir
Commentaires

Recommandations