00:00Good morning business, le pitch.
00:03Pas un inconnu qui vient pitcher ce matin sur BFM Business, c'est Patrick Delinger.
00:08Bonjour, vous êtes directeur général de Roboc, c'est l'entreprise que vous défendez ce matin.
00:12Une minute pour pitcher et en débrief.
00:15Donc 90% des entreprises n'ont pas les moyens de s'équiper en robotique mobile, ce qu'on appelle
00:20l'intralogistique,
00:21pour des raisons relativement simples.
00:22Elles n'ont pas la capacité de supporter les coûts, l'infrastructure, la gestion du projet.
00:28C'est essentiellement des systèmes de projet.
00:32Nous, on a décidé de répondre à ce marché-là.
00:35On a donc conçu un assistant robotique polyvalent et qui va permettre de fonctionner,
00:43donc qu'on va déployer en une heure, sans aucune infrastructure, sans IT, sans cloud, sans autre,
00:50et 100% cyber sécurisé.
00:52Alors c'est quelque chose qui est souvent, d'ailleurs majoritairement, perçu comme un assistant de robot,
00:59mais comme un collègue aussi.
01:01Il va venir gérer tous les micro-flux qui sont physiquement fatigants,
01:07qui vont prendre du temps, de la production.
01:09Ça va rajouter de la productivité à l'ensemble des systèmes
01:13et ça permet d'aller dans n'importe quel type d'entreprise.
01:18Ça coûte 35 000 euros.
01:20On a l'impression que c'est cher.
01:21En fait, c'est le plus petit prix sur le marché.
01:24C'est un des plus petits prix sur le marché, tout à fait.
01:26On a les Chinois qui vont faire un petit peu moins cher.
01:28Alors la solution commence à 35 000 euros.
01:31On arrive généralement à une solution complètement opérationnelle,
01:34à être aux alentours de 42 000 euros à peu près.
01:37Anthony ?
01:37Il faut nous expliquer un peu, surtout pour ceux qui nous écoutent,
01:40à quoi ressemblent vos robots et quels sont les cas d'usage concrets.
01:42Est-ce que ce n'est pas des robots, ce n'est pas des humanoïdes,
01:44c'est des petits robots mobiles en fait,
01:47qui vont se balader dans une entreprise et faire quoi exactement ?
01:51Alors, on n'est pas dans le fantasme de l'humanoïde en entreprise.
01:55Donc c'est des robots à roues, très petits, très compacts.
01:58Ça fait 64 cm par 46 cm.
02:02Et ça va venir prendre des caisses en automatique ou manuel.
02:07Ça va venir emmener des chariots roulants.
02:09Et ça va circuler dans des zones de coactivité,
02:11là où il y a les opérateurs, de manière très étroite.
02:14Donc c'est un robot très agile.
02:16On l'a même déployé à Charles de Gaulle 2F, au milieu des passagers.
02:21Et ça va donc venir résoudre tous les problèmes.
02:24C'est intéressant, vous dites le fantasme du robot humanoïde.
02:26Pourquoi fantasme ?
02:27Parce qu'il y a beaucoup d'expérimentations qui sont mises en place
02:30avec des robots, Unitry notamment, on parlait des Chinois par exemple.
02:33Ce n'est pas réaliste à votre avis ça ?
02:35Alors la partie mécatronique, la partie mécanique du robot,
02:40son équilibre, son déplacement et tout, tout ça, c'est résolu.
02:43Le problème de le rendre autonome, intelligent et de pouvoir faire des choses,
02:47ce n'est pas encore résolu.
02:47Ce qu'on ne voit pas back caméra, c'est le gars avec sa télécommande.
02:51Et en fait, c'est des robots télécommandés comme les jouets qu'on achète,
02:54sauf qu'ils sont un peu plus chers pour l'instant.
02:56Alors c'est vrai, vous parlez du prix.
02:58Ce qui fait votre plus, c'est que les PME peuvent se l'offrir.
03:04Qu'est-ce qui fait que vous êtes le plus compétitif du marché
03:06alors que pourtant vous produisez en France ?
03:08Alors c'est la manière dont on a abordé le problème.
03:11Le fait qu'on a extrêmement simplifié la partie mécanique et production du système
03:17pour deux raisons.
03:18Une raison de prix, c'est fabriqué dans le Tarn en Occitanie.
03:21Donc une raison de prix.
03:23Et la deuxième raison, c'est que pour qu'une entreprise, une PME,
03:26une petite PME comme Makeup Rec par exemple, qui est une petite PME,
03:29mais aussi bien des grands groupes comme BIC, Actia ou autres,
03:35puissent accepter ce type de robot chez eux.
03:38Il faut qu'ils puissent l'entretenir et le maintenir.
03:40Donc tout ça a produit en fait une base qui est simple.
03:44Ça a donné cette innovation qu'on a projetée par des brevets.
03:47Ça a donné une base simple à entretenir et à utiliser, à déployer
03:51et surtout à ajuster quand les sites de production évoluent.
03:55On est dans de l'usine agile et donc il n'est pas question d'appeler un intégrateur
04:00ou un spécialiste à chaque fois qu'on va bouger une machine outil.
04:03C'est votre huitième boîte ?
04:04Oui.
04:05J'ai l'impression qu'à chaque fois que vous avez une idée,
04:07vous montez une boîte pour répondre à un besoin.
04:09Pourquoi vous n'avez pas mis tout ça dans la même entreprise de tech ?
04:13Et pourquoi à chaque fois vous créez un segment ?
04:15Alors d'abord parce que j'ai commencé il y a 40 ans dans les ordinateurs de poche
04:20qui sont devenus les smartphones.
04:23Puis après j'ai été dans les data centers pour finir dans la robotique.
04:27C'est un peu compliqué de rassembler tout ça.
04:29Je ne suis pas Elon Musk, je m'en rappelle, modeste.
04:34Mais par contre le fait d'avoir fait huit sociétés comme ça,
04:37ça m'a quand même permis de voir la tech aussi bien du labo,
04:40je suis développeur à l'origine, aussi bien du labo, du board, du chéquier.
04:44J'ai été dans des sociétés d'investissement, dans des fonds de gestion.
04:47Ça évite beaucoup les fantasmes, ça remet bien les pieds sur terre.
04:51Anthony ?
04:51Sur les fantasmes justement, on parlait de la question du coût.
04:54Alors effectivement vous êtes compétitif à l'échelle française.
04:57D'ailleurs vous fabriquez en France, c'est même dans le nom de l'entreprise,
04:59Robo comme Occitanie, ce qui est assez rare.
05:02Mais les Chinois aujourd'hui ils proposent des robots, je reviens à Unitry,
05:05mais le robot humanoïde aujourd'hui c'est 6 000 euros pièce, le prix de base.
05:08Là on parlait de 35 000 euros.
05:10Ce n'est pas ça la menace pour vous finalement ?
05:11Alors oui et non.
05:156 000 euros pièce, c'est les robots qu'on voit dans les magasins qui vont servir des choses.
05:20Ce n'est pas du tout un robot dans une industrie.
05:21En industrie, la compétition chinoise c'est aux alentours de 30 000 euros.
05:24D'accord, donc ça reste, vous êtes dans les mêmes ordres de grandeur.
05:29Et là on ne parle que du prix du matériel en fait.
05:31Le problème de la robotique mobile, ce n'est pas le prix du matériel,
05:34c'est le prix de l'intégration, tout ce qui va autour, le Wi-Fi,
05:36tout ça qu'il faut installer dans une usine.
05:37Et c'est extrêmement cher.
05:39C'est pour ça qu'on a supprimé le Wi-Fi, on n'utilise pas la 5G sauf s'il
05:43y veut,
05:44et qu'on a beaucoup renforcé sur la cybersécurité.
05:48La cybersécurité en robotique, on la voit souvent comme étant la pénétration du système IT.
05:52Ce n'est pas du tout ça le problème.
05:53C'est la capacité de prendre le contrôle sur un robot et de perturber la production,
05:58voire l'utiliser comme un objet offensif vers des personnes ou vers du matériel.
06:03Merci beaucoup Patrick Delinger d'être venu ce matin nous parler de Roboc.
06:06On se voit pour la 9e entreprise.
06:09Prochain pitch ?
06:09Tout à fait, ou à Global Industrie.
06:11On l'y sera, absolument.
06:12Alors ça c'est lundi prochain, on y sera à partir de 7h30.
06:14On sera notamment avec Sébastien Martin, le ministre de l'Industrie,
06:17puis on sera également avec Roland Lescure un peu plus tard dans la matinée.
06:21Merci d'être venu, on parle retail.
06:22Merci à vous.
06:23Merci à vous.
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