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  • il y a 41 minutes
Patrick Dehlinger, directeur général de Rob'Occ, était l'invité de Laure Closier dans l'émission Good Morning Business, ce mercredi 25 mars. Ils ont parlé de l'assistant robotique polyvalent conçu par Rob'Occ, qui rend l'automatisation accessible, simple et rapide à déployer pour les PME, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good morning business, le pitch.
00:03Pas un inconnu qui vient pitcher ce matin sur BFM Business, c'est Patrick Delinger.
00:08Bonjour, vous êtes directeur général de Roboc, c'est l'entreprise que vous défendez ce matin.
00:12Une minute pour pitcher et en débrief.
00:15Donc 90% des entreprises n'ont pas les moyens de s'équiper en robotique mobile, ce qu'on appelle
00:20l'intralogistique,
00:21pour des raisons relativement simples.
00:22Elles n'ont pas la capacité de supporter les coûts, l'infrastructure, la gestion du projet.
00:28C'est essentiellement des systèmes de projet.
00:32Nous, on a décidé de répondre à ce marché-là.
00:35On a donc conçu un assistant robotique polyvalent et qui va permettre de fonctionner,
00:43donc qu'on va déployer en une heure, sans aucune infrastructure, sans IT, sans cloud, sans autre,
00:50et 100% cyber sécurisé.
00:52Alors c'est quelque chose qui est souvent, d'ailleurs majoritairement, perçu comme un assistant de robot,
00:59mais comme un collègue aussi.
01:01Il va venir gérer tous les micro-flux qui sont physiquement fatigants,
01:07qui vont prendre du temps, de la production.
01:09Ça va rajouter de la productivité à l'ensemble des systèmes
01:13et ça permet d'aller dans n'importe quel type d'entreprise.
01:18Ça coûte 35 000 euros.
01:20On a l'impression que c'est cher.
01:21En fait, c'est le plus petit prix sur le marché.
01:24C'est un des plus petits prix sur le marché, tout à fait.
01:26On a les Chinois qui vont faire un petit peu moins cher.
01:28Alors la solution commence à 35 000 euros.
01:31On arrive généralement à une solution complètement opérationnelle,
01:34à être aux alentours de 42 000 euros à peu près.
01:37Anthony ?
01:37Il faut nous expliquer un peu, surtout pour ceux qui nous écoutent,
01:40à quoi ressemblent vos robots et quels sont les cas d'usage concrets.
01:42Est-ce que ce n'est pas des robots, ce n'est pas des humanoïdes,
01:44c'est des petits robots mobiles en fait,
01:47qui vont se balader dans une entreprise et faire quoi exactement ?
01:51Alors, on n'est pas dans le fantasme de l'humanoïde en entreprise.
01:55Donc c'est des robots à roues, très petits, très compacts.
01:58Ça fait 64 cm par 46 cm.
02:02Et ça va venir prendre des caisses en automatique ou manuel.
02:07Ça va venir emmener des chariots roulants.
02:09Et ça va circuler dans des zones de coactivité,
02:11là où il y a les opérateurs, de manière très étroite.
02:14Donc c'est un robot très agile.
02:16On l'a même déployé à Charles de Gaulle 2F, au milieu des passagers.
02:21Et ça va donc venir résoudre tous les problèmes.
02:24C'est intéressant, vous dites le fantasme du robot humanoïde.
02:26Pourquoi fantasme ?
02:27Parce qu'il y a beaucoup d'expérimentations qui sont mises en place
02:30avec des robots, Unitry notamment, on parlait des Chinois par exemple.
02:33Ce n'est pas réaliste à votre avis ça ?
02:35Alors la partie mécatronique, la partie mécanique du robot,
02:40son équilibre, son déplacement et tout, tout ça, c'est résolu.
02:43Le problème de le rendre autonome, intelligent et de pouvoir faire des choses,
02:47ce n'est pas encore résolu.
02:47Ce qu'on ne voit pas back caméra, c'est le gars avec sa télécommande.
02:51Et en fait, c'est des robots télécommandés comme les jouets qu'on achète,
02:54sauf qu'ils sont un peu plus chers pour l'instant.
02:56Alors c'est vrai, vous parlez du prix.
02:58Ce qui fait votre plus, c'est que les PME peuvent se l'offrir.
03:04Qu'est-ce qui fait que vous êtes le plus compétitif du marché
03:06alors que pourtant vous produisez en France ?
03:08Alors c'est la manière dont on a abordé le problème.
03:11Le fait qu'on a extrêmement simplifié la partie mécanique et production du système
03:17pour deux raisons.
03:18Une raison de prix, c'est fabriqué dans le Tarn en Occitanie.
03:21Donc une raison de prix.
03:23Et la deuxième raison, c'est que pour qu'une entreprise, une PME,
03:26une petite PME comme Makeup Rec par exemple, qui est une petite PME,
03:29mais aussi bien des grands groupes comme BIC, Actia ou autres,
03:35puissent accepter ce type de robot chez eux.
03:38Il faut qu'ils puissent l'entretenir et le maintenir.
03:40Donc tout ça a produit en fait une base qui est simple.
03:44Ça a donné cette innovation qu'on a projetée par des brevets.
03:47Ça a donné une base simple à entretenir et à utiliser, à déployer
03:51et surtout à ajuster quand les sites de production évoluent.
03:55On est dans de l'usine agile et donc il n'est pas question d'appeler un intégrateur
04:00ou un spécialiste à chaque fois qu'on va bouger une machine outil.
04:03C'est votre huitième boîte ?
04:04Oui.
04:05J'ai l'impression qu'à chaque fois que vous avez une idée,
04:07vous montez une boîte pour répondre à un besoin.
04:09Pourquoi vous n'avez pas mis tout ça dans la même entreprise de tech ?
04:13Et pourquoi à chaque fois vous créez un segment ?
04:15Alors d'abord parce que j'ai commencé il y a 40 ans dans les ordinateurs de poche
04:20qui sont devenus les smartphones.
04:23Puis après j'ai été dans les data centers pour finir dans la robotique.
04:27C'est un peu compliqué de rassembler tout ça.
04:29Je ne suis pas Elon Musk, je m'en rappelle, modeste.
04:34Mais par contre le fait d'avoir fait huit sociétés comme ça,
04:37ça m'a quand même permis de voir la tech aussi bien du labo,
04:40je suis développeur à l'origine, aussi bien du labo, du board, du chéquier.
04:44J'ai été dans des sociétés d'investissement, dans des fonds de gestion.
04:47Ça évite beaucoup les fantasmes, ça remet bien les pieds sur terre.
04:51Anthony ?
04:51Sur les fantasmes justement, on parlait de la question du coût.
04:54Alors effectivement vous êtes compétitif à l'échelle française.
04:57D'ailleurs vous fabriquez en France, c'est même dans le nom de l'entreprise,
04:59Robo comme Occitanie, ce qui est assez rare.
05:02Mais les Chinois aujourd'hui ils proposent des robots, je reviens à Unitry,
05:05mais le robot humanoïde aujourd'hui c'est 6 000 euros pièce, le prix de base.
05:08Là on parlait de 35 000 euros.
05:10Ce n'est pas ça la menace pour vous finalement ?
05:11Alors oui et non.
05:156 000 euros pièce, c'est les robots qu'on voit dans les magasins qui vont servir des choses.
05:20Ce n'est pas du tout un robot dans une industrie.
05:21En industrie, la compétition chinoise c'est aux alentours de 30 000 euros.
05:24D'accord, donc ça reste, vous êtes dans les mêmes ordres de grandeur.
05:29Et là on ne parle que du prix du matériel en fait.
05:31Le problème de la robotique mobile, ce n'est pas le prix du matériel,
05:34c'est le prix de l'intégration, tout ce qui va autour, le Wi-Fi,
05:36tout ça qu'il faut installer dans une usine.
05:37Et c'est extrêmement cher.
05:39C'est pour ça qu'on a supprimé le Wi-Fi, on n'utilise pas la 5G sauf s'il
05:43y veut,
05:44et qu'on a beaucoup renforcé sur la cybersécurité.
05:48La cybersécurité en robotique, on la voit souvent comme étant la pénétration du système IT.
05:52Ce n'est pas du tout ça le problème.
05:53C'est la capacité de prendre le contrôle sur un robot et de perturber la production,
05:58voire l'utiliser comme un objet offensif vers des personnes ou vers du matériel.
06:03Merci beaucoup Patrick Delinger d'être venu ce matin nous parler de Roboc.
06:06On se voit pour la 9e entreprise.
06:09Prochain pitch ?
06:09Tout à fait, ou à Global Industrie.
06:11On l'y sera, absolument.
06:12Alors ça c'est lundi prochain, on y sera à partir de 7h30.
06:14On sera notamment avec Sébastien Martin, le ministre de l'Industrie,
06:17puis on sera également avec Roland Lescure un peu plus tard dans la matinée.
06:21Merci d'être venu, on parle retail.
06:22Merci à vous.
06:23Merci à vous.
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