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  • il y a 16 minutes
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00Bonsoir à tous. L'escalade ou alors l'apaisement ? Sur quel bouton appuyer ce soir ? Sommet extraordinaire des 27 à Bruxelles.
00:08On y sera dans quelques instants après la volte-face de Donald Trump sur les droits de douane.
00:13Que décidera l'Europe aujourd'hui ? C'est l'événement de 60 minutes, bien sûr, avec également tous nos invités à suivre sur ce plateau.
00:19On verra aussi que les fameuses lunettes de soleil d'Emmanuel Macron sont devenues le symbole de la révolte contre Donald Trump.
00:24On sera au Groenland où les habitants restent sur leur garde. Les autorités demandent à la population de se doter désormais d'un kit de survie.
00:32Et puis le show Trump qui continue à Davos. Nous y serons aussi. Aujourd'hui, le gouvernement, le président américain a présenté sa nouvelle arme anti-ONU.
00:40Un conseil pour la paix qui réunit déjà plus de 30 pays. On vous expliquera à quoi et à qui il pourrait servir précisément.
00:47Et puis notre invité tout à l'heure, c'est l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.
00:50Douceur, flatterie ou fermeté ? Comment parler à l'homme Donald Trump qui décidément bouscule le monde ?
00:56C'est parti pour 60 minutes. Soyez tous les bienvenus.
00:59Votre programme avec Magnolia.fr. Changez votre assurance de prêt et économisez sur Magnolia.fr. Comparateur en assurance de prêt immobilier.
01:08Son avion est reparti de Davos il y a moins d'une heure, direction la Maison-Blanche.
01:23Et en deux jours sur place, en deux jours en Suisse, Donald Trump aura donc soufflé le chaud et le froid sur le Groenland, sur les droits de douane et désormais sur l'ONU.
01:31On va tout vous expliquer ce soir dans 60 minutes. Avant de partir à Bruxelles où les 27 se réunissent donc en urgence, j'ai le plaisir de vous présenter tout d'abord celles et ceux qui vont tenter de nous éclairer ce soir.
01:41On se demandera notamment si la France a joué un rôle majeur dans le changement de pied de Donald Trump et si on peut lui faire confiance, pas à la France, mais à Donald Trump désormais, sur la question des droits de douane et sur toutes les autres questions.
01:52Pour en parler ce soir, Ulysse Gosset, bonsoir, éditorialiste en politique internationale à BFM TV, Marjorie Payon, bonsoir, bienvenue sur ce plateau, journaliste spécialiste de la vie politique américaine, Manon Aubry, bonsoir, députée européenne de la France insoumise, face à vous, quelqu'un que vous côtoyez régulièrement dans l'hémicycle européen, Valérie Ayet, députée européenne, bonsoir, et présidente du groupe Renew Europe.
02:17Je vous ai vu tout à l'heure, ce n'est pas un secret, discutez sur les canapés de 60 minutes, vous nous direz ce que vous vous êtes dit peut-être tout à l'heure.
02:24Avec nous également ce soir, Raphaël Grabli, bonsoir, Raphaël et Muriel Domenac, bonsoir, ancienne ambassadrice de France à l'OTAN, l'OTAN dont on n'avait sans doute pas autant parlé depuis des années et des années.
02:35Je vous le disais, priorité au direct, priorité à ce sommet extraordinaire des 27 qui va débuter dans les minutes qui viennent.
02:42René, Naouf El-Kawaf, vous êtes sur place pour BFM TV. Après la volte-face de Donald Trump sur les droits de douane, est-ce que des sanctions sont toujours envisagées ce soir ?
02:53Écoutez Marc, je parlais à l'instant avec un diplomate européen qui m'expliquait, compte tenu de la calmie, du rétro-pédalage de Donald Trump, il était peu probable qu'il y ait des sanctions ce soir.
03:02Mais c'est vrai que cette réunion, elle a été montée à l'organiser à la dernière seconde en urgence face aux différentes menaces brandies par Donald Trump, des menaces de taxes douanières sur 8 pays européens.
03:13Mais malgré son recul, son rétro-pédalage, il a été décidé de maintenir cette réunion. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a quand même, après le soulagement, une période de vigilance, de méfiance extrême de la part des Européens.
03:26L'objectif de cette réunion ce soir, ce sera bien évidemment de parler du dossier brûlant du Groenland, parler également de ces relations très tendues, ces dernières heures transatlantiques entre les Etats-Unis et l'Union Européenne.
03:38Parler également de la stratégie à adopter de la part des dirigeants européens. Emmanuel Macron, lorsqu'il est arrivé, il disait qu'il fallait adopter cette stratégie de dureté, de fermeté, de rapport de force pour faire reculer les Etats-Unis. Écoutez-le.
03:51Nous sommes pour la paix, pour la stabilité. Nous sommes pour que l'ordre international soit calme. Et quand nous sommes menacés, aucun d'entre nous est soumis à des pressions, des contraintes.
04:05Il est normal qu'il y ait une solidarité, qu'en utilisant les instruments qui sont les nôtres, nous nous fassions respecter. C'est ce qui s'est passé cette semaine.
04:12Maintenant, on va discuter ce soir, je pense, des exercices que l'OTAN aura organisés. La France est tout à fait disponible pour y participer.
04:21Je redirai aussi à la première ministre danoise notre plein soutien dans les discussions qui seront à conduire.
04:27Et nous restons extrêmement vigilants et donc prêts à utiliser les instruments qui sont les nôtres si on était à nouveau sous le coup de menaces.
04:36Le président français qui s'entretient en ce moment même avec le chancelier allemand avant le début de ce Conseil européen avec un message clair.
04:44Désescalade, oui, mais méfiance maximale.
04:47Merci à vous, Naouf El-Kawafi. Avec Romain Naud, donc en direct de Bruxelles, vous nous appelez évidemment s'il se passe des choses.
04:54Ulysse Gosset, l'objectif ce soir, c'est de maintenir la pression ou c'est de calmer le jeu avec Donald Trump ?
04:59Ah, c'est de maintenir la pression. Ça dépend évidemment de quel côté européen on se place. Si on se passe du côté de la France, oui, il faut maintenir la pression.
05:07Et d'ailleurs, un exemple, l'arraisonnement d'un pétrolier de la flotte fantôme russe.
05:11Aujourd'hui même, en Méditerranée.
05:12En Méditerranée, par une opération conjointe des forces françaises et britanniques.
05:17C'est important ce symbole de la coopération pour empêcher Poutine finalement de continuer à gagner de l'argent avec son pétrole pour continuer la guerre en Ukraine.
05:24Donc oui, volonté de la France de continuer à faire pression sur tous les Européens pour aboutir à des sanctions et passer à nouveau à un stade supérieur,
05:35comme le souhaite d'ailleurs Volodymyr Zelensky qui s'est exprimé à Davos aujourd'hui.
05:40Mais évidemment, il faut que l'unité de l'Europe soit préservée.
05:44Donc c'est un sommet crucial.
05:45Il y a aussi la question du Groenland ce soir.
05:47Quand vous nous demandez que faut-il faire...
05:50Il y a des tiroirs dans l'actualité, il y en a quelques-uns en ce comment.
05:52Tout cela va de pair. Il y a l'Ukraine, il y a le Groenland qui a été le sujet majeur à l'égard de Donald Trump,
05:58qui a dit qu'il avait un accord pour l'avenir.
06:00Il faut savoir ce qu'il y a dans l'accord et effectivement, qu'est-ce que cela signifie à terme pour le Groenland.
06:05Manon Aubry, finalement, il faut remercier Donald Trump d'avoir réveillé l'Europe.
06:08Malheureusement, je pense que cet éveil est un peu tardif parce que je ne m'empêcherai pas de penser quand même
06:17que la forme de docilité de l'Union européenne ces derniers mois, ces dernières années,
06:24et singulièrement depuis l'été dernier et depuis la signature de l'accord commercial par la présidente de la Commission européenne
06:29avec Donald Trump, tous ces signes de faiblesse ont été utilisés par Donald Trump.
06:34Quand l'Union européenne est incapable de se faire entendre sur la scène internationale,
06:40accepte un accord commercial absolument inégal avec 15% de droit de douane pour les produits européens
06:45sans qu'il y ait de réciproque...
06:47Mais là, il y a un sursaut ou pas, de votre point de vue ?
06:49Je ne suis pas sûre pour plusieurs raisons.
06:51J'aimerais, évidemment, j'aimerais, mais je ne suis pas sûre pour plusieurs raisons.
06:56Sans vouloir trahir le secret de notre discussion...
06:59Du canapé de 60 minutes tout à l'heure en condition...
07:01Il se trouve qu'on est présidente de groupe toutes les deux et qu'on se côtoie régulièrement.
07:04On a un certain nombre de députés, pour ne pas citer leur nom,
07:09qui siègent au Parlement européen, plutôt du côté droit de l'hémicycle,
07:13qui se disent « C'est bon, le problème est réglé avec Trump, n'en parlons plus ! »
07:17Qui pense sérieusement que Donald Trump va s'arrêter là ?
07:20Parce que, ce qu'il faut bien comprendre, Donald Trump, il ne fait pas ça comme ça,
07:24sorti de nulle part.
07:25Il a un projet impérialiste.
07:27Et ce qu'il fait est au service de ce projet impérialiste.
07:30Et l'Union européenne, par sa faiblesse, parfois même, elle s'est faite humilier,
07:36elle a tendu l'autre jour, a été utilisée, instrumentalisée par Donald Trump.
07:41Donc, tant qu'on restera faible, oui, Donald Trump sera fort.
07:43Et je ne suis pas sûre qu'on ait suffisamment fait preuve de force cette semaine.
07:47J'entends ce que vous dites sur « Il faut rester fort face à Donald Trump ».
07:50On a appris avant même ce sommet aujourd'hui que l'Union européenne n'utiliserait pas le fameux « bazooka ».
07:55C'est l'expression qui est utilisée depuis quelques jours.
07:57C'est un exemple de faiblesse.
07:58C'est l'outil anti-coercition qui est présenté comme l'arme atomique pour faire plier un adversaire de l'Union européenne.
08:03Est-ce que ça veut dire qu'on est déjà, quelque part, Valérie, en train de se recoucher devant Donald Trump ?
08:09Je pense que c'est quand même le moment de la prise de conscience.
08:11Ça fait un an qu'il est revenu en responsabilité, Donald Trump.
08:14Et moi, j'ai eu l'occasion de le dire à Ursula von der Leyen cette semaine.
08:17Ça fait un an, maintenant, qu'on est dans une logique de la stratégie de l'apaisement.
08:22Maintenant, il faut faire les comptes et reconnaître que la stratégie d'apaisement ne fonctionne pas.
08:28C'est même l'inverse.
08:29Depuis un an, on se paie des droits de douane qui sont délirants.
08:32Un ancien commissaire européen a une interdiction de circuler.
08:36Notre modèle est attaqué.
08:37On a cette agressivité sur le gouvernement.
08:40Est-ce que ça veut dire que si c'était à faire, Ursula von der Leyen n'irait pas en Écosse sur le gof de Donald Trump signer l'accord sur le droit de douane ?
08:46Je demande aujourd'hui, et on a encore, et Manon Brille disait très justement, on a encore, c'est vrai, une bataille à mener, une bataille culturelle à mener au sein du Parlement européen et de nos homologues européens.
08:57Parce qu'il y a cette tentation pour les uns et les autres de se dire, bon, il va revenir à de meilleures intentions et reprenons le business as usual.
09:04Non.
09:05Non, aujourd'hui, c'est clair, il faut qu'on ait un discours de fermeté.
09:09Et moi, j'attends du sommet européen extraordinaire ce soir.
09:11Pas simplement un discours ou des actions de fermeté.
09:13C'est-à-dire du concret.
09:15Non, mais le discours, déjà, ça change.
09:17Mais là, il a eu lieu.
09:18Maintenant, est-ce qu'il y a des actions à venir ?
09:19Le discours et les actions, effectivement, du concret, c'est-à-dire une expression très forte de la part des leaders, disons, qui sont prêts à la dissuasion.
09:27Et la dissuasion, c'est des actions, c'est-à-dire être prêts à utiliser, malgré tout, le fait de le dire dans un arsenal de leviers à notre disposition qu'il y a cet instrument anti-coercition.
09:37Le fait de dire qu'on ne soutiendra pas, on ne signera pas l'accord commercial entre les États-Unis et l'Union européenne, il y a un hasard de calendrier qui fait que le Parlement européen devait s'exprimer sur ce vote, sur cet accord qui a été signé l'été dernier à Turnberry.
09:52Merveilleux hasard de calendrier, effectivement.
09:54Et qui a donc été suspendu suite à ce vote du Parlement.
09:55Exactement. Donc, ça a aussi, ça a de l'impact et très probablement que ça fait partie des éléments qui ont fait que Donald Trump a commencé à lever le pied.
10:02Alors, ça, je voudrais en être sûr. Pardon, je voudrais en être sûr.
10:04Pardonnez-moi, je ne fais aucune confiance à Donald Trump.
10:06Donc, je pense que, un, on fait le bilan, la stratégie d'impaisement ne fonctionne pas.
10:12Deux, on a des leviers de dissuasion et il faut les utiliser.
10:14Et j'attends des chefs d'État et de gouvernement aujourd'hui qu'ils soient prêts et qu'ils disent très clairement, on sera prêt à dégainer.
10:21Mais on n'appuie pas sur la détente aujourd'hui, pour filer la métaphore.
10:24On dit ce qu'on fera s'ils recommencent.
10:27Je pense qu'il faut être ferme avec Donald Trump et ne pas hésiter à appuyer sur la détente.
10:32Marjorie Payon, Donald Trump, à l'heure où on se parle, est donc dans son avion en train de rentrer aux États-Unis.
10:38Est-ce que, de son point de vue, il a réussi son coup ?
10:40Alors, encore autre, faudrait-il savoir ce qu'il y a dans ce projet de cadre d'accord futur ?
10:45Parce qu'encore une fois, tout ça est très flou.
10:47On a ses bases depuis hier, mais sur quel point a-t-il vraiment fait entendre raison à Marc Roteux ?
10:53Je rappelle que Marc Roteux, tout secrétaire général de l'OTAN qu'il est, n'a pas, encore une fois, autorité pour pouvoir céder la souveraineté dans territoire, fût-il membre de son alliance.
11:04Donc, il va vraiment falloir regarder cet accord cadre, point par point.
11:07Mais il faut s'en tenir aussi aux mots de Volodymyr Zelensky, tout à l'heure, sur la scène de Davos, quand Volodymyr Zelensky nous dit, à nous, Européens, les mots, ça suffit, il faut passer aux actions.
11:18Concrètement, on a affaire à un président ukrainien qui, depuis un an, ne voit pas la situation changer, alors qu'on lui avait promis qu'un conflit serait résolu par la Maison-Blanche en 24 heures, puis en 100 jours, puis en 6 mois.
11:27Que la guerre qui l'oppose à Vladimir Poutine, finalement, penche toujours plutôt du côté des Russes, quand on entend la façon dont la Maison-Blanche et ses négociateurs mènent, justement, la suite de ces discussions.
11:39Encore une fois, Steve Witkoff et Jared Kochner, une fois sortis de Davos, se rendent, eux, à Moscou, pour pouvoir rencontrer, dès ce soir, Vladimir Poutine.
11:49Donc, on a affaire, là, vraiment, à des Européens qui sont nos alliés, qui nous mettent devant, finalement, le fait accompli et devant notre inaction pendant toute cette année de premier mandat de Donald Trump.
12:02Quand est-ce qu'on agit ? Est-ce que c'est maintenant ou est-ce qu'on n'agit jamais, en réalité ? C'est ça, la question.
12:05Et ce qu'on voit, c'est que cette question, elle dépasse sans doute le cadre de l'Europe aussi.
12:08Tout le monde s'interroge aujourd'hui sur la méthode à adopter face à Donald Trump.
12:12Raphaël Grabley, il y a une expression, en ce moment, après cette volte-face de Donald Trump, d'ailleurs.
12:17Oui, que Marjorie doit bien connaître, et ce n'est pas la seule à la connaître, je pense.
12:21Une expression qu'on peut résumer en quatre lettres, qui est utilisée, notamment, par l'opposition aux États-Unis.
12:26Taco, T-A-C-O.
12:26Nouriel de Venac vient de le dire, avant vous.
12:28Exactement.
12:29Vous nous expliquez ce que ça veut dire, ça n'a rien à voir avec le...
12:31Je ne parle pas du délicieux plat mexicain, ça veut dire Trump always chicken's out.
12:35Trump se déconfle toujours, ou si on veut être plus près du texte, Trump est une poule mouillée.
12:41En fait, cette expression, elle a été imaginée le 2 mai 2025 par Robert Armstrong, c'est un éditorialiste du Financial Times.
12:46On voit l'extrait à l'écran, pour décrire ces revirements successifs de Donald Trump, que ce soit sur les droits de douane ou sur la politique internationale.
12:56Encore hier soir, il y avait Gavin Newsom, le gouverneur de Californie, farouche opposant à Donald Trump, qui a commenté cette volte-face, en utilisant encore le terme taco.
13:04Comme l'auteur Stephen King, qui est extrêmement influent parmi les opposants à Trump sur X, qui utilise régulièrement ce terme, et qui parfois diffuse des images, effectivement, créées par IA, mais qui sont extrêmement reliées.
13:18Là, c'était un vrai taco.
13:20Là, c'était un vrai taco.
13:21Est-ce que c'est un faux dur, Donald Trump ? Est-ce que finalement, il plie à partir du moment où quelqu'un bombe un boltor devant lui ?
13:29Le sujet, c'est surtout que nous, on soit des vrais lucides, et des lucides constants.
13:34Parce que Donald Trump, il est encore président des États-Unis pendant plus de deux ans, et parce que ça marque une évolution qui est là pour durer, de la part de nos alliés américains,
13:49qui disent, et depuis un moment, qu'ils ont d'autres priorités que d'assurer la sécurité de l'Europe.
13:55Alors, le sujet pour les Européens, c'est vraiment non seulement de se réveiller, cette fois, une bonne fois pour toutes, mais aussi de rester éveillés, comme l'a dit d'ailleurs Joseph Borrell.
14:08Et vous savez, les Européens et nos sociétés, on peut le comprendre, endeuillés par des guerres incessantes sur notre continent, on a une tendance à la narcolepsie, c'est-à-dire à se rendormir, et à une espèce d'hyper-somie.
14:22On se dit que c'est gagné, et on se recouche.
14:24Oui, et puis, c'était confortable, cette protection américaine, non seulement fiable, mais au total bienveillante, et je le dis en ayant représenté la France à l'OTAN,
14:34où on a eu moult épreuves de force avec les Américains, mais c'est vrai que d'un point de vue européen, bon, c'était une tutelle au total relativement bienveillante.
14:43Et donc, les Européens, ils doivent rester éveillés, et éviter les espèces d'accès, encore une fois j'utilise des termes médicaux,
14:53mais de catalepsie, de perte de tonus, voilà.
14:56C'est la constance dans la lucidité dont on a besoin, et c'est ça que respecte Trump.
15:05Donc, c'est ça l'enjeu.
15:08Et on peut quand même dire une chose, c'est que ce soir, on est dans la désescalade.
15:12On attendait un risque d'intervention militaire au Groenland, c'est fini.
15:17Je ne pense pas que ce soit fini.
15:19En tout cas, pour l'instant, c'est fini.
15:22Et je voudrais souligner que, pour l'avoir beaucoup pratiqué,
15:27qu'à l'OTAN, le secrétaire général a une fonction exécutive,
15:32qui peut faciliter les discussions entre les alliés,
15:36mais il a en rien la responsabilité de traiter des terres rares,
15:42en rien la responsabilité de traiter des accès de souveraineté.
15:45Ça, c'est le premier point de fragilité de la situation.
15:47Et deuxièmement, le président Trump nous a montré son imprévisibilité.
15:53Donc, c'est vraiment aux Européens d'être constants.
15:57Je vous signale qu'on ira à Nouc, la désormais célèbre capitale du Groenland,
16:00dans quelques minutes, retrouver les envoyés spéciales de BFM TV.
16:03On voit l'image derrière nous tous, sur ce plateau, ce soir,
16:06de ces fameuses lunettes portées par Emmanuel Macron.
16:08Alors, il ne les a pas mises exprès pour Davos.
16:10Ça fait quelques jours maintenant, suite à un problème à l'œil, Raphaël.
16:14Ces lunettes, elles font un petit peu le tour du monde, en ce moment, dans la presse notamment.
16:17Oui, notamment avec ce titre du Télégraphe, le quotidien britannique,
16:21qui pose une question.
16:23Les lunettes de soleil de Macron peuvent-elles sauver l'Occident ?
16:26Alors, avec un résumé de l'article, et c'est intéressant ce que vous disiez,
16:29qui fait fonctionner un peu le mode de fonctionnement de Donald Trump.
16:32La testostérone est la principale monnaie d'échange à Davos cette année,
16:35et les lunettes d'aviateur du président français l'ont placée au sommet de la hiérarchie.
16:40Alors, tout ça s'ensuit, est suivi d'une communication, notamment par le Quai d'Orsay,
16:45qui a publié une sorte de montage de toutes les unes de médias britanniques, brésiliens, italiens,
16:51dans un autre registre.
16:52On a même vu Emmanuel Macron, qui a pris la pause avec le chanteur Gims,
16:57hier soir, en insistant bien sur sa paire de lunettes de soleil.
17:00Donc, ça devient vraiment un atout de communication.
17:02Sauf que cette communication, et ça c'est important de le signaler,
17:04elle fonctionne chez nous, en partie, dans certains pays alliés,
17:08mais pas du tout en Russie, par exemple.
17:10La tonalité n'a strictement rien à voir.
17:12Les articles en Russie sur ces fameuses lunettes de soleil,
17:14ils insistent notamment sur les moqueries,
17:17mais aussi, et ce n'est pas inintéressant,
17:19sur l'état de santé d'Emmanuel Macron.
17:21Certains, d'ailleurs, médias russes, évoquent des propos confus,
17:25voire si on va aller dans certaines théories douteuses,
17:28mais qu'on a vu relayer, y compris dans le camp Trump,
17:31le fait qu'Emmanuel Macron aurait pu être frappé,
17:36voire parfois dans certains articles, par sa femme.
17:39Manon Aubry, est-ce qu'il y a eu un effet Macron,
17:41pas effet lunettes de soleil,
17:42un effet Macron dans le retournement de Donald Trump ?
17:45Malheureusement, non.
17:46Le seul effet qu'on peut avoir avec Donald Trump,
17:50c'est parler son langage,
17:52parce que là, on fait,
17:54et c'est le désaccord que j'ai avec la discussion qui se tenait jusqu'à présent,
17:56on fait comme s'il n'y avait eu que les menaces sur le Groenland.
17:59D'abord, ces menaces sur le Groenland, elles ne sont pas nouvelles,
18:02elles datent d'il y a quelques mois,
18:04mais on rappelle que ça fait la suite d'une longue liste.
18:08Donald Trump s'attaque aussi à nos réglementations en matière digitale,
18:12il demande à l'Union Européenne de déréguler,
18:15et l'Union Européenne brosse Trump dans le sens du poil,
18:17et va dans ce vent de dérégulation.
18:19Donald Trump s'attaque au marché économique européen,
18:23avec cet accord commercial inégal,
18:25il s'attaque à l'ordre du droit international avec son conseil de la paix,
18:31donc on ne peut pas faire comme s'il y a eu un événement Groenland,
18:34on tourne la page et c'est fini.
18:36Donc le problème avec Emmanuel Macron,
18:38et plus généralement avec la réponse de l'Union Européenne que j'ai,
18:42c'est que soit au mieux on a été naïf,
18:45au pire on a été complice,
18:46parce qu'on a accompagné cela,
18:49on a accompagné cet élan impérialiste de la part des Etats-Unis de Donald Trump,
18:56et je vais même plus loin.
18:57Moi j'ai eu le sentiment...
18:58On ne peut pas dire que la France a accompagné l'élan impérialiste de Donald Trump,
19:01ce n'est pas conforme à la réalité des faits.
19:04Ce que je vous propose,
19:05c'est qu'on laisse répondre peut-être Valérie Ayé.
19:07Quand vous avez l'Union Européenne,
19:08je finis juste d'un mot là-dessus,
19:10quand vous avez l'Union Européenne qui répond au désirata de Donald Trump,
19:13tant d'un point de vue commercial que d'un point de vue des législations numériques,
19:18des législations environnementales,
19:19des législations économiques,
19:20je vous propose qu'on laisse répondre...
19:23Et qui s'en prend,
19:24et même à un représentant du groupe de Valérie Ayé,
19:27Thierry Breton, l'ancien commissaire européen,
19:29et que tout ça n'est suivi d'aucun agissement concret de la part de l'Union Européenne.
19:34Valérie Ayé, il dit ce que c'est, je vous propose qu'on laisse...
19:37Pardon, Manon Aubry,
19:39Manon Aubry, je vous propose qu'on laisse répondre.
19:41Par exemple, pour réseaux sociaux américains qui ne respectent pas la législation européenne.
19:45Ulysse, vous m'entendez ou vous m'entendez ?
19:47Ah oui, j'ai cru qu'il n'y avait plus de liaison,
19:48ça y est, les Américains nous avaient coupé l'heure.
19:50Non, ce n'est pas un débat avec vous,
19:51c'est un débat, si elle le souhaite, avec Valérie Ayé.
19:54Trop peu, trop tard, dit Manon Aubry au sujet de la France.
19:57Depuis le premier jour, d'ailleurs, on se souvient, l'année dernière,
19:58le président de la République avait déjà appelé l'Union Européenne.
20:00Au moment des tarifs de la guerre commerciale engagée par Donald Trump,
20:03le président de la République était seul à appeler l'Union Européenne,
20:06à jouer le rapport de force, à utiliser l'instrument anticoercition.
20:09C'est ça la réalité politique, c'était la réalité politique
20:12qui a un an au cœur même de l'Union Européenne.
20:14Moi, ce que je voudrais dire, c'est qu'il y a une prise de conscience
20:16qui est brutale aujourd'hui par nos partenaires,
20:18peut-être pas suffisamment pour qu'aujourd'hui,
20:21ils acceptent de dire on va lancer l'instrument anticoercition,
20:24mais c'est que je vois, moi, c'est qu'aujourd'hui, on va pousser pour,
20:28c'est que grâce à Emmanuel Macron,
20:31on a des leviers pour faire pétion sur Donald Trump.
20:34Moi, j'ai rejoint Emmanuel Macron en 2017
20:36pour son idée de l'indépendance européenne, de l'autonomie stratégique.
20:39Si on a ce fameux outil, ce fameux instrument anticoercition sur la table,
20:44c'est parce que ça a été poussé par Emmanuel Macron et par la France
20:47sur le mandat précédent et que nous l'avons adopté.
20:50Si on a avancé sur la défense européenne,
20:52il y a encore beaucoup à faire, évidemment,
20:53mais parce que ça a été poussé par le président de la République.
20:56Il nous reste beaucoup à faire en termes d'indépendance militaire, économique,
21:00en termes d'énergie également,
21:02mais c'est cette idée d'autonomie stratégique
21:04qui a été portée par le président de la République,
21:06par la France et qu'on est en train de rendre concrète.
21:08Une fois qu'on a dit ça,
21:09je crois qu'on a aujourd'hui un levier extrêmement puissant
21:12qui est l'accès à notre marché européen.
21:14C'est 450 millions de consommateurs,
21:16le premier marché à l'export des États-Unis.
21:18Il ne faut pas avoir peur d'utiliser ce levier.
21:21Et ce qui est clé, évidemment, c'est l'unité européenne.
21:23On voit que quand les Européens sont unis,
21:25Donald Trump recule.
21:26Je voudrais rappeler l'exemple du fameux plan de paix
21:28proposé par Trump,
21:30qui est en fait dicté par Vladimir Koutin.
21:32Oui, il y en a eu plusieurs.
21:34C'est le Conseil de paix qui n'est pas un exemple
21:37en matière de droits.
21:38D'un mot, Marjorie Pellon,
21:39pour des raisons que vous comprendrez tous,
21:41on me signale que notre envoyée spéciale,
21:43Anouk,
21:43est en train d'avoir un peu froid.
21:45Et si elle pouvait ne pas patienter pendant des heures,
21:47ce serait bien aussi.
21:48Merci pour elle.
21:48Une question très rapide pour vous,
21:50présidente du groupe, mesdames.
21:52Il y a quand même eu un hiatus.
21:53D'abord, on verra si c'est un coup de bazooka dans l'eau
21:55ou pas tout à l'heure
21:56à l'issue du sommet européen extraordinaire.
21:59Mais surtout, justement, vous parliez du Board of Peace
22:01qui a été signé en grande pompe ce matin à Davos
22:05avec le président Trump.
22:07Et pas que dans le Board of Peace,
22:09il y a quand même Viktor Orban,
22:10il y a le président hongrois.
22:11Vous dites quoi au groupe des patriotes aujourd'hui
22:13au sein du Parlement européen ?
22:15D'abord, il y a une chose à dire évidente,
22:17c'est qu'ils sont des patriotes de pacotille.
22:20Parce qu'en réalité,
22:21et on l'a souligné toutes les deux cette semaine
22:23à Jordan Bardella,
22:24qui essaie de faire un U-turn,
22:26de tourner à 360 sa position,
22:30en mode, non, Donald Trump est une menace.
22:33Mais il était le premier à s'afficher
22:35aux côtés des partisans de Donald Trump.
22:37Et je vois que vous voulez donner la parole
22:38à votre correspondante.
22:39J'aimerais bien ne pas la retrouver allongée
22:41dans la neige à Nook.
22:42C'est simplement...
22:42Je compatis.
22:42Merci beaucoup Manon Aubry-Élise Phillips
22:45en direct de Nook au Groenland.
22:47Bonsoir Élise.
22:47On respire un tout petit peu mieux au Groenland
22:49depuis que Donald Trump a dit
22:50qu'il n'utiliserait pas la manière forte.
22:53Mais le gouvernement demande donc aux habitants
22:55de rester prudents
22:56et de préparer au cas où,
22:57tout est dans le au cas où,
22:59un kit de survie.
23:03Exactement.
23:03Le gouvernement a publié hier sur son site officiel
23:05un document de 11 pages
23:07avec toute une liste de recommandations.
23:09On va vous le montrer avec Sonia Reynaud.
23:10Alors c'est en Groenlandais
23:11donc on ne comprend pas ce qui est écrit
23:13mais il y a quand même des pictogrammes
23:15qui nous aident à comprendre.
23:16Et en fait, dans ce document,
23:18le gouvernement recommande d'avoir
23:20de la nourriture pour 5 jours chez soi,
23:22des médicaments,
23:24du matériel de chasse et de pêche,
23:26des conserves.
23:26Et en fait, depuis 2 jours,
23:28depuis qu'il a été publié,
23:29la population suit ses recommandations.
23:31C'est assez étonnant
23:32alors que la situation est en train
23:33un petit peu de se calmer
23:34mais tous les habitants
23:35à qui l'on pose la question
23:36nous expliquent
23:38qu'ils ne font pas confiance à Donald Trump,
23:39qu'ils préfèrent être prêts
23:40à toute éventualité.
23:42Dans les supermarchés,
23:43les gens se dirigent surtout en ce moment
23:44vers les rayons de pâtes,
23:46de riz, de conserves.
23:47Le directeur d'un supermarché
23:48nous expliquait
23:49que la consommation de ces produits
23:51a augmenté d'environ 15%.
23:52Et écoutez,
23:53c'est Groenlandais
23:54avec qui nous avons parlé tout à l'heure
23:55avec Sonia Reynaud.
23:57Ils nous ont expliqué
23:57ce qu'ils comptaient acheter
23:59ou ont déjà acheté
24:00dans les supermarchés.
24:01Nous allons commencer
24:05dès aujourd'hui
24:05à acheter de la nourriture
24:07pour mes enfants
24:08et moi.
24:11Des conserves,
24:13de la nourriture séchée
24:14et de l'eau.
24:17Il faut que j'aille acheter
24:18de la nourriture
24:19et peut-être une gazinière
24:20pour préparer de la nourriture,
24:21du café
24:22si jamais il n'y a plus d'électricité.
24:23J'ai déjà de la nourriture
24:27mais il y a certaines choses
24:28que je dois peut-être acheter.
24:32Ici, au Groenland,
24:33nous avons toujours un frigo
24:34plein de nourriture groenlandaise.
24:40Nous restons très calmes
24:41dans cette situation inédite.
24:46En fait, on comprend
24:47que cette crise
24:48depuis quelques semaines
24:50avec les Etats-Unis
24:50a agi comme un électrochoc
24:52pour cette population
24:52qui est habituée
24:53à la tranquillité,
24:54à ne pas être sous le feu
24:55des projecteurs.
24:57Mais, effectivement,
24:58après ces tensions,
24:59la population groenlandaise
25:01nous dit vouloir être prête
25:02à toute éventualité,
25:03toute menace,
25:04qu'elle vienne des Etats-Unis
25:05ou d'ailleurs.
25:06Merci beaucoup Élise.
25:07On vous laisse aller
25:07vous réchauffer
25:08avec Sonia Reynaud,
25:09les envoyés spéciales
25:09de BFM TV au Groenland.
25:11Je salue le vice-amiral
25:12Michel Olagaille.
25:13Bonsoir.
25:14Merci d'être avec nous ce soir,
25:15ancien directeur du Centre
25:16des Hautes Études Militaires.
25:17Ils ont raison,
25:18ces habitants du Groenland
25:20qui ne croient pas entièrement
25:22la promesse de Donald Trump
25:23de ne pas les attaquer.
25:24Je ne sais pas s'ils ont raison,
25:25mais c'est essentiellement
25:26un outil de préparation
25:28et de conditionnement
25:29de l'opinion publique.
25:30C'est beaucoup plus facile
25:31à faire pour 57 000 citoyens,
25:33bien sûr,
25:34mais il faut le faire.
25:35Et c'est que nous
25:36ne parvenons pas à faire,
25:37nous, ici à l'Occident,
25:38nous sommes dans
25:39les délices de Capoue,
25:40nous ne savons pas
25:41que vers l'ouest de l'Est,
25:42il y a une question de survie
25:43et vers l'ouest,
25:45on ne s'y attendait pas
25:45et à la traîtrise
25:46du président américain.
25:48Est-ce qu'il est possible ?
25:50Je reviens juste
25:52au sort de ces 56 000 habitants
25:54du Groenland
25:55qui nous passionnent évidemment
25:56parce qu'on a compris
25:57le terrain d'affrontement
25:58que ça pourrait être
25:58au sein de l'OTAN.
25:59Est-ce qu'il est possible
26:00que Donald Trump
26:00change encore et encore
26:02encore d'avis
26:03et que finalement
26:04il décide d'y aller
26:04par la méthode forte ?
26:06Mais Donald Trump
26:07ouvre une multitude de fronts.
26:09Quand il recule sur l'un,
26:10il attaque sur l'autre,
26:12ce qui fait qu'il n'est
26:12presque jamais pris en défaut
26:13puisqu'il a toujours
26:15une proposition d'avance
26:16ou une agressivité d'avance.
26:18Donc si vous voulez,
26:19on ne sait pas,
26:20enfin vous l'avez tous souligné,
26:21je ne vais pas assister là-dessus,
26:22on ne sait pas
26:22ce qui va sortir de Trump.
26:23Simplement,
26:24ce que je pourrais dire
26:25en parlant du président
26:26de la République française
26:27qui a demandé
26:28à ce que la France
26:30soit respectée
26:30et l'Europe aussi,
26:31c'est que c'est devenu
26:33le punching ball de Trump.
26:35Mais pourquoi ?
26:35Parce qu'il monte un peu en pointe.
26:38Alors bien sûr,
26:39sûrement pas assez vite,
26:40comme vous l'avez peut-être souligné,
26:41mais le tempo est différent.
26:43Il monte en pointe,
26:44ce qui fait que,
26:45étant porte-parole,
26:46ayant voulu dégonner le bazooka,
26:48etc.,
26:49il s'attire les foudres de Trump
26:51qui en plus peut appuyer
26:52là où ça fait mal,
26:53c'est-à-dire une situation politique
26:54en France désastreuse,
26:56un budget à peine,
26:57que personne n'assume,
26:58à peine voté,
26:59et encore,
26:59enfin pas encore d'ailleurs,
27:01et pas voté.
27:01Et pas voté.
27:01Une autre question.
27:02Et pas voté.
27:03Une autre question.
27:04Et pas voté.
27:05Mais si vous voulez,
27:05il a, pour une fois,
27:07un président de la République
27:08à une personne
27:10qui représente l'Europe.
27:11Parce que pour l'instant,
27:12il disait toujours
27:13qu'il représente plus ou moins.
27:15Bien sûr,
27:15je vois votre mou,
27:16Mme Aubry.
27:16Mais c'était...
27:17Mais Mamou,
27:18elle est plutôt justifiée
27:19sur le fait qu'Emmanuel Macron
27:20lui-même,
27:21il a laissé aussi les États-Unis
27:22prendre de plus en plus de place.
27:23Allez, on n'y retourne pas.
27:24On a eu ce débat tout à l'heure.
27:25J'entends ce que vous dites.
27:26Non, pour le coup,
27:27c'est intéressant
27:27quand vous avez
27:281500 entreprises en France
27:29qui ont été rachetées
27:30par des Américains.
27:32Quand vous avez
27:32Je n'irai pas sur ce terrain-là.
27:34Je n'irai pas sur ce terrain-là.
27:35Sur le terrain militaire,
27:3655% d'importations d'armes
27:38en Europe
27:38qui viennent des États-Unis.
27:39De fait,
27:40on a créé une indépendance
27:41aux États-Unis.
27:42Mais pas en France, madame.
27:43Pas en France.
27:43Vous le voyez bien
27:44qu'il y a un sujet,
27:45c'est en augmentation.
27:46Muriel Doménac.
27:47On a besoin de créer
27:48notre indépendance.
27:49Muriel Doménac.
27:50On a besoin de créer
27:51une indépendance.
27:52Excusez-moi,
27:52Il y a Emmanuel Macron
27:54depuis le premier jour.
27:55Je voudrais entendre
27:55celle qui a travaillé
27:56à l'OTAN autour de cette table.
27:57Est-ce qu'on est vraiment
27:58en train de négocier aujourd'hui
27:59entre l'OTAN et Donald Trump
28:00un nouvel accord
28:01sur le Groenland
28:02ou est-ce que,
28:03comme on dit en des termes
28:04assez fort peu diplomatiques,
28:06on promène le chien
28:07pour gagner du temps avec lui
28:08pour que surtout
28:08il ne se passe rien à la fin ?
28:10Encore une fois,
28:11la question,
28:12c'est la lucidité
28:13et la constance
28:14dans la lucidité
28:15pour les Européens
28:17mais aussi pour les Français.
28:19Pour les Européens,
28:21c'est très clair.
28:22Donald Trump parle de l'OTAN
28:23comme d'ailleurs
28:24vous venez de le faire,
28:25c'est-à-dire
28:26comme un élément extérieur
28:27aux Etats-Unis.
28:28Bon, il faut savoir
28:29que les Etats-Unis
28:30sont évidemment
28:30l'actionnaire majoritaire
28:32et de très loin
28:32qu'à l'OTAN,
28:33c'est comme dans la ferme
28:34des animaux,
28:35tous les animaux sont égaux
28:36mais il y en a quand même
28:37qui sont un peu plus égaux
28:39que les autres.
28:40La deuxième chose
28:41que je voudrais dire,
28:42c'est très significatif
28:43et là vraiment,
28:44il faut qu'on accuse réception
28:45tous collectivement.
28:48On a un allié
28:50dans la garantie de sécurité,
28:51c'est peu de le dire,
28:52est incertaine,
28:53qui a tendance
28:54à nous traiter
28:54comme des vassaux
28:55voire des proies,
28:56voire des adversaires idéologiques.
28:58Deux,
28:58on a une menace russe
29:00qui est croissante
29:01et qui serait décuplée
29:02si l'Ukraine
29:03perdait militairement
29:05ou politiquement.
29:06Et donc trois,
29:08à nous Européens,
29:09à nous Français,
29:10de désigner la menace,
29:11d'être extrêmement clair,
29:13pour expliquer
29:15à notre société
29:15sans mais,
29:17sans oui mais,
29:18il y a ceci aussi,
29:19etc.
29:19C'est essentiel
29:21de regarder les choses
29:22calmement
29:22et la troisième chose
29:23que je voudrais expliquer
29:24peut-être c'est la manœuvre
29:25que la France a faite
29:26en proposant
29:29de participer
29:31à un exercice
29:32militaire au Groenland.
29:33dans l'Arctique.
29:36Et pourquoi c'était malin ?
29:38C'était malin
29:39parce qu'on prenait
29:40les Américains
29:41au mot
29:41sur leur préoccupation
29:42de sécurité
29:43envers les Russes
29:45et les Chinois
29:45s'agissant du Groenland.
29:46On se souvient,
29:47ça nous intéresse nous aussi.
29:48Et on prenait
29:50les Américains au mot
29:51sur la responsabilisation
29:52des Européens.
29:54Et donc c'est un ensemble
29:55quand même d'habileté
29:57des uns et des autres,
29:58garder les canaux ouverts,
30:00etc.
30:00mais aussi prendre
30:01Donald Trump au mot
30:02qui a réduit aussi
30:04sa marche de manœuvre
30:05aux Etats-Unis
30:07où on a vu
30:07de plus en plus de voix
30:08s'inquiéter.
30:10La chute du Dow Jones.
30:12Mais ça n'est qu'une
30:13des escalades
30:13à mon sens passagères.
30:15Et la tendance lourde
30:17de la part
30:18de cette administration américaine
30:19elle est à la confrontation.
30:22Et donc nous,
30:23on doit être vraiment
30:24dans un moment
30:25de lucidité
30:26et je me permets
30:27de le suggérer
30:28quand même d'unité
30:29républicaine aussi.
30:32Ce qui n'exclut pas...
30:33Vous demandez beaucoup
30:34à l'heure.
30:34Non mais moi je le dis
30:36comme fonctionnaire.
30:37Pas si Donald Trump
30:37arrivera à ça.
30:38Non mais pour ceux
30:39d'entre nous
30:39qui savons qu'il y a
30:41une menace,
30:42on a un allié
30:44qui est en train
30:46de se retourner,
30:47ça mérite quand même
30:48d'expliquer collectivement
30:50qu'on a un sujet.
30:51Vous avez évoqué
30:52tout à l'heure
30:52et on va s'y arrêter maintenant
30:53le fameux conseil
30:54pour la paix
30:55ou conseil de paix
30:56de Donald Trump.
30:57C'est l'une des images
30:57du jour encore
30:58aujourd'hui à Davos.
31:00Donald Trump
31:00qui signe la charte
31:02fondatrice
31:03de son conseil de paix
31:04sorte d'ONU
31:05mais à sa main.
31:06C'est un organisme
31:07qu'il présiderait
31:08à vie
31:09s'il voit le jour.
31:10En tout cas,
31:10il y avait plusieurs dizaines
31:11de pays représentés
31:12aujourd'hui pour cette
31:13cérémonie de signature.
31:14Bonsoir Thierry Arnault,
31:15envoyé spécial de BFM
31:16à Davos.
31:17Donald Trump
31:17qui n'était pas du tout
31:18en mode profil bas
31:19après sa volte-face
31:20d'hier soir.
31:21C'était encore le show
31:22tout à l'heure.
31:25Oui, c'est le moins
31:26qu'on puisse dire.
31:26Il avait effectivement
31:27une vingtaine
31:28de chefs d'État
31:29et de gouvernement
31:29autour de lui
31:30pour marquer
31:31et des ministres aussi
31:32pour marquer
31:33le lancement
31:34de ce conseil
31:34pour la paix.
31:35Il y tenait beaucoup.
31:36C'était très important
31:37pour lui.
31:37Vous avez vu les images,
31:38vous l'avez compris
31:39comme moi.
31:40Même si, évidemment,
31:42on n'en est pas encore
31:43aux 35 pays
31:44qu'avait annoncé
31:44la Maison-Blanche.
31:45Même si beaucoup
31:46de pays, pour l'instant,
31:48soit ont décliné
31:48à l'invitation
31:49du président américain
31:50comme la France
31:51ou le Royaume-Uni,
31:52soit pour l'instant
31:52ont décidé plus diplomatiquement
31:54de botter en touche
31:56on pense notamment
31:57à certains de nos pays.
31:57Et puis il y a eu
31:58cette réponse
31:59assez particulière
32:00et très russe
32:01de la Russie
32:01si vous me permettez
32:02cette expression
32:03puisque lorsqu'elle a été
32:04sollicité pour participer
32:06à ce conseil
32:07elle a expliqué
32:07qu'elle était prête
32:09à le faire.
32:09S'il y avait cette fameuse
32:10contribution d'un milliard
32:11de dollars à payer
32:12il suffirait de prendre
32:13l'argent sur les fonds russes
32:15qui sont actuellement gelés.
32:17Alors voilà
32:17ce qui s'est passé ici
32:18ce matin à Davos
32:19avec toutefois
32:21la reconnaissance
32:22y compris par les pays
32:23qui ne sont pas
32:23pour l'instant présents
32:24qu'à la base
32:25de cette initiative
32:26Marc, il y avait
32:27une bonne idée
32:27puisque ce conseil
32:28pour la paix
32:29il avait pour vocation
32:29d'encadrer
32:30la mise en oeuvre
32:32du plan de paix à Gaza.
32:33C'est la raison pour l'appel
32:34lorsqu'il a été lancé
32:35et soutenu
32:36par l'adoption
32:37d'une résolution
32:38aux Nations Unies
32:39en novembre dernier
32:40ça a été soutenu
32:41par un très grand nombre
32:42de pays
32:42y compris la France
32:43et au fond
32:44ce qu'on reproche
32:44à Donald Trump
32:45aujourd'hui
32:46c'est d'avoir
32:46en quelque sorte
32:47dévoyé cette idée
32:48pour se l'approprier
32:50et en faire autre chose.
32:51Il est toutefois intéressant
32:52de noter que
32:53les prises de parole
32:54qui ont suivi
32:55celle de Donald Trump
32:56celle de Marco Rubio
32:57son secrétaire d'Etat
32:58celle de Jared Kushner
32:59ont vraiment
33:00recentré le rôle
33:02de cette institution
33:03sur l'immédiat
33:05et sur du concret
33:05et sur la bande
33:07de Gaza
33:07en disant que
33:08dans un premier temps
33:10il fallait montrer
33:10l'utilité
33:11de cette nouvelle institution
33:12montrer qu'elle était efficace
33:13qu'elle servait à quelque chose
33:15et que si cette démonstration
33:16était faite
33:16on pourrait éventuellement
33:18envisager
33:19d'étendre son usage
33:20à d'autres sujets
33:21et d'autres pays
33:22et d'autres dossiers.
33:22Thierry Arnaud en direct
33:24avec Bruno Ferro
33:25depuis Davos
33:26en Suisse
33:26Marjorie Payon
33:27c'est si grave que ça
33:2820 chefs d'Etat
33:29qui sont plutôt déjà
33:30des fidèles de Donald Trump
33:31qui se réunissent
33:33pour monter un club
33:34qui pour l'instant
33:35ne semble pas être
33:36tout à fait légal de l'ONU ?
33:38Alors est-ce que c'est grave ?
33:39Ça c'est une question
33:40est-ce que c'est tout à fait légal ?
33:42On est une autre par contre
33:43parce que même du point de vue
33:45de la politique intérieure
33:46américaine
33:47il y a là aussi
33:48quelques hiatus
33:48d'abord le président Trump
33:50a dû faire passer
33:50un ordre exécutif
33:52il a dû prendre un décret
33:53pour pouvoir établir
33:54ce Board of Peace
33:55ce Conseil de la Paix
33:56on peut façon
33:57Conseil ou Board
33:59d'une entreprise américaine
34:00en l'occurrence
34:01comme une institution
34:02internationale
34:04oui mais
34:05si des financements
34:06américains
34:07devaient être engagés
34:08ce serait au Congrès
34:09de devoir engager
34:11la responsabilité
34:12de fonds fédéraux
34:13pour pouvoir nourrir
34:14une organisation internationale
34:15dans la mesure
34:17où le ticket d'entrée
34:18est fixé à 1 milliard
34:19de dollars cash
34:19pour chaque membre
34:21qui rallie
34:21ce nouveau bureau
34:23et conseil de la paix
34:24peut-être qu'il peut fonctionner
34:25sur fonds propres
34:25il a déjà 20 milliards
34:26dans les poches
34:27si tout va bien
34:27je ne sais pas
34:28s'il a lui-même
34:29mis son propre milliard
34:30pour pouvoir siéger
34:30à son propre board
34:31mais encore faudrait-il savoir
34:33comment cet argent
34:35est dépensé
34:35et à quoi
34:36il va servir
34:37de façon très effective
34:39l'ONU
34:41s'est mis
34:41tout seul
34:42si j'ose dire
34:43dans l'embarras
34:43en signant
34:44mais sans le savoir
34:45en l'occurrence
34:46au moment
34:47de l'annonce
34:47du cessez-le-feu
34:48à Charmacheck
34:49et de l'accord
34:50en plusieurs points
34:52proposés
34:52par l'administration
34:53l'administration Trump
34:55pardon
34:56l'existence
34:57de ce conseil
34:58de la paix
34:59Mélanie ne savait peut-être pas
35:00exactement
35:01ce qu'il en retourne
35:02et donc
35:03la vraie question
35:03aujourd'hui
35:04c'est de savoir
35:04quand on voit
35:06les membres
35:06qui ont accepté
35:07de rallier
35:08ce nouveau bureau
35:09à quoi va-t-il servir
35:10juste un tout petit coup d'œil
35:11sur le logo
35:13qui arbore
35:14encore une fois
35:14ce conseil de la paix
35:15on ne le voit pas très bien
35:16à l'écran
35:16mais c'est
35:17une map monte
35:19qui met les Etats-Unis
35:19au centre
35:20avec des lauriers autour
35:21c'est assez logique
35:23ça peut vous donner
35:24un ordre d'idée
35:24à la question
35:26est-ce que c'est grave
35:27oui c'est grave
35:28parce que ça dynamite
35:29l'ordre international
35:30qui est déjà mal en point
35:31donc c'est vrai
35:32que les Nations Unies
35:32ont beaucoup de défauts
35:33mais au moins
35:34elles existent
35:35et Trump privatise
35:36d'une certaine manière
35:37l'ordre du monde
35:38c'est ça qui est grave
35:39et c'est l'ordre
35:40des prédateurs
35:41n'est-ce pas
35:41et on voit bien
35:43le risque
35:43pour des petites puissances
35:44moyennes comme la France
35:45que faut-il faire donc
35:47et là je trouve
35:47qu'il faut souligner
35:48la phrase
35:49qui a marqué
35:50le sommet de Davos
35:51du Premier ministre canadien
35:52qui a dit
35:53à la table
35:54si nous n'y sommes pas
35:56les petites puissances moyennes
35:57et bien nous serons
35:58au menu
35:59et ça c'est clair
36:00et on voit donc
36:01la nécessité de refuser
36:02cette privatisation
36:04voulue par Donald Trump
36:05à coup de milliards de dollars
36:06et la France a raison
36:08de ne pas y siéger
36:09à côté de Vladimir Poutine
36:10vous savez
36:10ce qui était ubuesque
36:12c'est que Trump
36:12a même proposé
36:13à Vladimir Zelensky
36:14d'y siéger
36:14à ce conseil de la paix
36:15à côté de Vladimir Poutine
36:17il y a un doute
36:17sur Poutine
36:18parce que Donald Trump
36:18dit Poutine a dit oui
36:19et le Kremlin aujourd'hui
36:21dit attendez
36:22on est en train d'examiner
36:23le fait qu'il ait pensé
36:24qu'il puisse les associer
36:25et les mettre
36:26à la même table
36:27alors qu'il n'arrive même pas
36:28à conclure un accord de paix
36:29c'était assez ubais
36:30là-dessus Manon Aubry
36:31je sens que vous avez salué
36:32la position de la France
36:33qui tout de suite a dit
36:34non on n'ira pas
36:35évidemment la question
36:37ne se pose même pas
36:38on a un Donald Trump
36:40qui met complètement
36:42à terre
36:42l'ordre international
36:44et le droit international
36:46et ça
36:47ça s'ajoute là aussi
36:47à d'autres choses
36:48parce que les choses
36:49vont tellement vite
36:50on a tendance à oublier
36:51Donald Trump a sanctionné
36:53les juges
36:53de la Cour pénale internationale
36:54les Etats-Unis
36:55se sont retirés
36:56de plus de 30 organisations
36:58des Nations Unies
37:00donc c'est le cadre
37:02du multilatéralisme
37:03qu'il tente
37:04de faire voler
37:05en éclats
37:06dans le même temps
37:07où les Etats-Unis
37:07sont un soutien
37:08à un Etat comme Israël
37:10qui commet un génocide
37:12en Palestine
37:13donc on voit que
37:14c'est tout
37:15l'architecture
37:17issue de la Seconde Guerre mondiale
37:18qui
37:19pour une raison simple
37:21on a eu
37:22la pire guerre
37:23de tous les temps
37:23qui a donné lieu
37:24à ce cadre international
37:26certes bancal
37:27mais il n'y a pas mieux
37:28que l'organisation
37:29des Nations Unies
37:30donc le projet
37:31de Donald Trump
37:31est extrêmement clair
37:33c'est détruire
37:34le droit international
37:35et singulièrement
37:37les Nations Unies
37:37donc il faut tenir bon
37:39et plus que jamais
37:40dans cette période
37:41faire respecter
37:42le droit international
37:43et là j'en veux
37:44pour le coup
37:44en termes de cohérence
37:45à Emmanuel Macron
37:47qui s'agissant
37:48de la Palestine
37:48à mon sens
37:49n'a pas pris les sanctions
37:51qui s'imposaient
37:51contre l'Etat israélien
37:52Michel Olegaraï
37:53est-ce que l'Europe
37:54sera entendue de Donald Trump
37:55tant qu'elle ne sera pas
37:56sa rivale militairement
37:58tant qu'elle n'aura pas
37:58atteint le même niveau
37:59si elle l'atteint
38:00mais nous assistons
38:01au dépeçage
38:02de l'ONU en tout cas
38:03et c'est dans ce marché
38:04d'influence
38:05il y a déjà
38:05l'office de Shanghai
38:06qui a pris de l'avance
38:08celui de Poutine
38:09qui a pris aussi
38:09un peu d'avance
38:10et l'ONU
38:11qui devient inopérante
38:12et d'ailleurs
38:12dont Donald Trump
38:14a coupé tous les crédits
38:16en particulier
38:17les crédits
38:17sociaux humanitaires
38:18etc
38:19il se réfère à l'ONU
38:20en disant que bien sûr
38:21il le trouve très bien
38:22mais qu'il ne l'a jamais rencontré
38:23lorsqu'il a fallu régler
38:24des guerres
38:25donc déjà
38:25le grand marché
38:26d'influence du monde
38:27Yacta est en train
38:29de se mettre en place
38:30il a pris
38:32et on se dit
38:32que ça fait un an
38:33et un jour
38:33que Donald Trump
38:34est de retour à la Maison Blanche
38:35il reste donc
38:36trois ans moins un jour
38:37Xi Jinping
38:38il y a déjà depuis plusieurs années
38:39et peut-être pour beaucoup
38:40plus longtemps que Trump
38:41Poutine y est depuis plusieurs années
38:43beaucoup plus longtemps
38:44donc je voulais insister
38:44sur une chose
38:45et pardonnez-moi
38:46de ne pas répondre directement
38:47à votre question
38:47c'est sur l'agenda
38:48les agendas ne sont pas les mêmes
38:50les temps de réaction
38:51ne sont pas les mêmes
38:52et je trouve que maintenant
38:53on va peut-être trouver
38:55un certain bénéfice
38:58au fait que l'Europe
38:59ne réagisse pas
39:00immédiatement
39:01à tout ce que fait Trump
39:02alors regardez maintenant
39:04le Parlement européen
39:05s'est saisi
39:05et a dit
39:06non on ne signe pas
39:07un certain nombre
39:08d'accords
39:09ça c'est pas mal
39:10le bazooka
39:12le président français
39:14dit
39:15on pourrait l'utiliser
39:16Trump surréagit
39:17bien sûr immédiatement
39:18l'Europe se retrouve
39:19beaucoup plus unie ce soir
39:21et dit
39:21il faut respecter l'Europe
39:23enfin le président Macron
39:24le dit
39:24donc vous voyez
39:25que l'agenda n'est pas le même
39:27et on peut laisser
39:28peut-être maintenant
39:28Trump surréagir
39:30en faisant preuve
39:31de sagesse
39:32et non pas de mollesse
39:33comme vous l'avez
39:33parfois souligné
39:34mais on peut le comprendre
39:35et donc on peut attendre
39:38beaucoup plus
39:39d'une société
39:40qui prenne des décisions
39:41apaisées
39:42en tout cas
39:42en termes d'armement
39:44il est évident
39:44que nous sommes en retard
39:45que dans les trois grands pôles
39:47que je viens de citer
39:48c'est-à-dire
39:48bon la Chine
39:49la Russie et les Etats-Unis
39:52on ne voit pas l'Europe
39:53l'Europe est une espèce
39:54de proie au milieu
39:55richissime
39:56richissime
39:57qui n'a pas pris le temps
39:59de s'armer
40:00de se défendre
40:01lorsque
40:01un riche
40:02ne se défend pas
40:03et ça j'en veux
40:05à notre personnel politique
40:06depuis plus de dizaines d'années
40:07parce que nous
40:08dans les armées
40:09nous savons
40:09qu'il nous faut
40:1010, 20, 30, 40 ans
40:12pour construire une défense
40:13je n'ai pas dit
40:13des armées
40:14j'ai dit une défense
40:15c'est-à-dire
40:15des citoyens capables
40:16ayant la volonté
40:17de se défendre
40:18pour l'instant en France
40:19vous ne trouvez rien de tout ça
40:20tout le monde a oublié
40:21les premiers jours
40:22des bombardements
40:23à l'Ukraine
40:24tout le monde regarde
40:24et passe maintenant
40:25mais pudiquement
40:26sur tout ce qui se passe
40:27à Kiev et ailleurs
40:28donc si vous voulez
40:29ça
40:29les français ne le savent pas
40:31nous sommes dans
40:31les délices de Capoue
40:32et il sera très difficile
40:35de changer
40:35donc
40:36ils arrivent très vite
40:37à le faire
40:37dans les pays nordiques
40:38peut-être au Groenland
40:39aussi en leur disant
40:40prenez 5 kilos de nourriture
40:41etc
40:42en France
40:43mais personne n'y pense
40:44en France on fait des grèves
40:45en France on a des avantages acquis
40:47en France on laisse partir
40:49ne fâchez pas Manon Aubry
40:50je ne vais pas la fâcher
40:51je suis prête à repartir
40:52non non mais
40:53merci
40:53non non non
40:54on ne va pas supprimer
40:55le 1er mai
40:56non mais il y a un pacte social
40:57il y a un pacte social
40:58c'est entendu
40:58merci
40:59mais lorsqu'il s'agit de survie
41:00madame
41:00parce que l'opposition
41:02si vous voulez de l'Est
41:03c'est de la survie qu'il s'agit
41:04alors bien sûr
41:05on tournait un peu le dos
41:06à l'Ouest
41:06et brutalement
41:07on se fait poignarder
41:08dans le dos par l'Ouest
41:09il est temps effectivement
41:11que l'Europe se reprenne
41:12mais qui est aussi
41:13l'Europe de la défense
41:13dont on peut se souvenir
41:15qu'elle n'a pas vu le jour
41:16parce que les britanniques
41:17s'y étaient opposés
41:18les britanniques qui à l'époque
41:18étaient bien sûr
41:19très proches des américains
41:21merci
41:21oui c'est vrai
41:22alors vraiment très très très rapidement
41:24en quelques mots
41:25j'espère qu'on peut se rejoindre
41:27sur l'idée de la lucidité
41:31et que si on réarme
41:32c'est aussi au service d'une cohésion
41:35à laquelle concourent
41:36d'autres politiques publiques
41:38merci infiniment
41:40à tous les six
41:40d'être venus
41:41ce soir sur le plateau
41:42de 60 minutes
41:43c'était la synthèse
41:44voilà
41:44merci beaucoup
41:45tout de suite
41:46c'est l'ancien premier ministre
41:46Jean-Pierre Raffarin
41:47qui nous rejoint
41:49il était tiens à Matignon
41:50quand la France a dit non
41:51aux Etats-Unis
41:52c'était une autre époque
41:54c'était au moment de la guerre
41:55en Irak
41:56le nom de la France
41:57au tout début des années 2000
41:58aux Etats-Unis
41:59alors quelle réponse aujourd'hui
42:00face à un autre président américain
42:03face à Donald Trump
42:04bonsoir Jean-Pierre Raffarin
42:05bonsoir
42:06bonsoir à tous
42:06soyez le bienvenu
42:07on va en parler dans un instant
42:08de la réponse à donner
42:09à Donald Trump
42:10d'abord les images
42:11de la tornade Trump
42:13deux jours à Davos
42:14résumé par Raphaël Redon
42:15et Sophie Herbé
42:16Donald Trump
42:20Donald Trump
42:20Donald Trump
42:21Donald Trump
42:21Donald Trump
42:22qui a lancé son conseil de la paix
42:23en présence de 20 dirigeants
42:25ticket d'entrée
42:261 milliard de dollars
42:27thank you
42:28this board has the chance
42:30to be one of the most consequential bodies
42:32ever created
42:33nous sommes dans un forum économique
42:35que Donald Trump a décidé
42:36de privatiser
42:37pour ce board of peace
42:39au moins d'une vingtaine de pays
42:40étaient représentés
42:41sur cette scène
42:42aux côtés de Donald Trump
42:43c'est plutôt le conseil
42:45des affidés
42:45de Donald Trump
42:46qu'un conseil pour la paix
42:47il a parlé beaucoup plus
42:48de lui-même
42:49que de la paix
42:49il a refait le bilan
42:57de son année
42:57à la maison blanche
42:59et de toutes ses victoires
43:00à lui
43:01à lui
43:02et à lui
43:02je vous voyais regarder
43:10les images
43:11Jean-Pierre Raffrin
43:11comment est-ce qu'on parle
43:12à cet homme
43:14avec une grande fermeté
43:16avec de la profondeur
43:19profondeur historique
43:21profondeur géographique
43:22une grande sagesse
43:24on parlait tout à l'heure
43:24de lucidité
43:25c'est exact
43:26mais avec une grande fermeté
43:28je pense que
43:29pour être un vrai leader
43:30aujourd'hui
43:31il faut des circonstances
43:33et au fond
43:34ces circonstances-là
43:35elles servent peut-être
43:37Emmanuel Macron
43:38au fond aujourd'hui
43:39le gaulliste
43:40tout le monde veut être gaulliste
43:41dans ce pays
43:42le gaulliste
43:43c'est lui
43:43peut-être Macron
43:43et donc je trouve que
43:45dans tout ce qui se passe
43:47actuellement
43:47qui est assez révoltant
43:49de la part
43:49de monsieur Trump
43:51ne pas nous respecter
43:53ça nous révolte
43:54c'est-à-dire que vous
43:55qui il y a quelques mois
43:56avez appelé Emmanuel Macron
43:57à démissionner
43:58pour d'autres raisons
43:58pour des raisons de politique
43:59après la dissolution
44:00vous pensez que c'est son moment
44:01aujourd'hui
44:02non j'ai pas appelé
44:02Emmanuel Macron
44:03à démissionner
44:04vous avez soutenu
44:05Edouard Philippe
44:05non mais je soutiens
44:06Edouard Philippe
44:07mais c'est autre chose
44:07sur ces sujets
44:09je disais simplement
44:10que c'est l'élection présidentielle
44:11qui crée les majorités
44:12dans ce pays
44:12donc c'est autre chose
44:13mais sur cette question-là
44:16je vois qu'il y a
44:17une forme de lucidité
44:19de fermeté
44:20chez Emmanuel Macron
44:22qui dit que
44:22finalement les français
44:23sont plutôt contents
44:24du fait que c'est quand même
44:25la France
44:26qui aujourd'hui
44:27se fait respecter
44:30et réagit
44:31à ces marques
44:33de non-respect
44:34permanente
44:35de Trump
44:36franchement
44:38cette opération
44:39de
44:39ce club de la paix
44:42
44:42c'est en effet
44:42une privatisation
44:44moi je travaille
44:45avec Leader pour la paix
44:46depuis il y a certains temps
44:47sur le multilatéralisme
44:48on n'avait encore jamais
44:50dans ce monde
44:51où il y a
44:52plus de 100 pays
44:53dont un grand nombre
44:54sont en grande pauvreté
44:56faire en sorte que
44:57participer à une organisation
44:59de la paix
45:00sans véritablement
45:01le droit de vote
45:01parce qu'il n'y a que le président
45:02Trump qui aura vraiment
45:03la possibilité de tout faire
45:05parce qu'il a son droit de veto
45:06et tout ça
45:06à l'avoir à un milliard
45:08mais qu'est-ce que c'est
45:09que ce monde
45:09où il faut un milliard
45:11pour avoir un droit de vote
45:11un milliard le ticket d'entrée
45:12pour faire partie
45:12de ce club
45:13on voit
45:14que l'Europe marche
45:16sur un fil
45:16ce soir
45:17il y a un sommet extraordinaire
45:18des 27
45:18en ce moment même
45:19à Bruxelles
45:20l'Europe cherche
45:21la bonne réponse
45:23Donald Trump
45:24à renoncer
45:24à remballer
45:25finalement
45:25ses droits de douane
45:26supplémentaires
45:27est-ce qu'il faut
45:28mettre à nouveau
45:29la pression
45:29avec peut-être des sanctions
45:30ou au contraire
45:31calmer le jeu
45:32en considérant
45:33qu'il a reculé ?
45:34Je pense qu'il faut
45:34continuer la pression
45:36nous avons
45:37un certain nombre
45:38de bonnes nouvelles
45:39quand même
45:40le fait que
45:41aujourd'hui
45:42on n'est pas surpris
45:44par ceux qui sont présents
45:45à cette réunion
45:46à Washington
45:46on a quand même
45:48un rapprochement
45:49avec les Anglais
45:49qui est très significatif
45:50et en matière de défense
45:52c'est très important
45:52on n'oublie pas
45:53les accords
45:54de Lancaster House
45:54entre l'armée française
45:55et l'armée britannique
45:56qui font que nous avons là
45:57un pôle militaire
45:58de première importance
45:59Il est en train
46:00de ressouder l'Europe ?
46:01Je pense qu'il est en train
46:02de ressouder l'Europe
46:04et je pense qu'il est en train
46:05de redonner une ambition
46:06à l'Europe
46:06qu'il est en train
46:07de donner une perspective
46:08qu'il accélère
46:09les échéances
46:10parce qu'au fond
46:10on voit bien
46:11que la nécessité
46:12de notre sécurité
46:13est aujourd'hui posée
46:14elle était posée
46:15par Poutine
46:16et son agression
46:17d'Ukraine
46:17et finalement
46:18toute cette agitation
46:19de Donald Trump
46:21finalement
46:21accélère un processus
46:23de fermeté de l'Europe
46:25et de ce point de vue là
46:26c'est plutôt une bonne nouvelle
46:27quand on regarde
46:27tout ce qui s'est passé
46:28depuis un certain temps
46:29au fond on est obligé
46:30de se dire quand même
46:31qu'il y a du sursaut
46:32qu'il y a une réaction
46:33que les gens se parlent
46:34ils se voient
46:36et que l'Europe existe
46:37quand même
46:37mais l'Europe résiste
46:38l'Europe n'est pas aujourd'hui
46:40à Washington
46:41en train de se coucher
46:42un milliard le fauteuil
46:44Vous dites
46:44il faut que l'Europe
46:45continue à mettre la pression
46:46sur Donald Trump
46:47c'est l'un des enjeux
46:48du sommet du soir
46:49à Bruxelles
46:50on sait déjà
46:50puisque ça a fuité
46:51aujourd'hui
46:51de la part de la commission
46:52européenne
46:52que le fameux bazooka
46:54qui aurait pu
46:55bazooka économique
46:55qui aurait pu sanctionner
46:56les entreprises américaines
46:57en Europe
46:58est écarté
46:59pour l'instant
47:00est-ce que ça veut dire
47:01qu'on est en train
47:02de reprendre notre posture
47:03d'avant
47:03ou bien
47:05est-ce que vous considérez
47:06qu'il faut
47:06un chapitre économique
47:08des sanctions économiques
47:09ce soir
47:09contre les Etats-Unis
47:11Je pense qu'il faut
47:11négocier l'unité
47:13ce qui est important
47:13c'est de monter
47:15en puissance
47:16progressivement
47:17sagement
47:18avec détermination
47:19et sans froid
47:20il faut avancer
47:21clairement
47:22sur une forme
47:23de résistance
47:24à ces provocations
47:24de Trump
47:25mais il faut naturellement
47:26agir en responsable
47:27et donc rester rassemblés
47:29ce qui est important
47:30c'est notre unité
47:31si l'Europe est désunie
47:33elle sort de l'histoire
47:34et donc
47:35ce qui est très important
47:36aujourd'hui
47:37c'est que
47:37cette idée de bazooka
47:39est une perspective
47:40il faut y aller
47:41progressivement
47:42en faisant en sorte
47:43qu'on puisse emmener
47:44les pays
47:45de l'Union Européenne
47:46c'est l'unité de l'Europe
47:47qui fait la force
47:48de l'Europe
47:48c'est-à-dire qu'on saura
47:50si on résiste là
47:52si l'Europe explose aussi
47:53ou pas
47:53Donald Trump
47:54il est malin
47:54les droits de douane
47:55il les avait infligés
47:56non pas aux 27
47:56mais à une partie
47:576 pays européens
47:586 pays membres
47:59de l'Union Européenne
48:00qu'est-ce que fait
48:02Trump en permanence
48:05y compris au Canada
48:06y compris
48:07à l'Europe du Nord
48:08c'est de diviser
48:09il cherche à nous diviser
48:11comme d'ailleurs
48:12Poutine
48:13avec l'Ukraine
48:15nous a divisé
48:15et comme d'une certaine manière
48:17la Chine
48:18nous divise
48:19quand
48:19pour des taxes
48:20sur
48:21les
48:22les voitures électriques
48:24elle sanctionne le cognac
48:25elle désigne la France
48:26c'est-à-dire que
48:27pour une mesure européenne
48:28elle cible la France
48:29et aujourd'hui
48:30le lait et le fromage
48:32donc il y a quand même
48:32un ciblage de la France
48:34qui est assez préoccupant
48:35donc on voit bien
48:36que toutes les grandes puissances
48:37aujourd'hui
48:37cherchent à diviser l'Europe
48:39donc l'Europe doit comprendre
48:41que sa survie
48:42sa puissance
48:43passe par le rassemblement
48:44On parle
48:45un mot du budget
48:46Sébastien Lecornu
48:47au prix de pas mal de concessions
48:49à la droite
48:50à son propre camp
48:51et à la gauche
48:52a réussi
48:53s'il
48:54échappe aux motions de censure
48:56à ramener le déficit public
48:58à 5% du PIB
48:59ce soir Michel Barnier
49:00ancien premier ministre
49:01comme vous dit
49:01qui est chez les républicains
49:03vous êtes chez Horizon
49:04je précise
49:04ce sont deux familles
49:05parfois voisines
49:07parfois turbulentes
49:09il dit
49:09il faut envisager la censure
49:12c'est ce que dit Michel Barnier
49:13vous êtes d'accord avec lui ?
49:16Je ne suis pas sûr
49:17que la censure
49:18apporte quoi que ce soit
49:18en ce moment d'abord
49:19personnellement
49:21je crois que les élections
49:22les plus raisonnables
49:23sont les élections municipales
49:25c'est là où on vote
49:26sur des gens
49:27qu'on connaît
49:27avec un bilan
49:28je trouve
49:29et donc mettre des législatives
49:30avant les municipales
49:31ce serait polluer
49:32terriblement les municipales
49:33donc je trouve
49:34ce serait une très mauvaise idée
49:35que d'abîmer l'élection
49:36qui est la plus respectée
49:37par les français
49:38l'élection municipale
49:39donc si on pouvait chasser
49:41la politique partisane
49:42de l'élection municipale
49:43on gagnerait beaucoup
49:44donc je ne suis pas favorable
49:46à ce qu'on fasse
49:47les élections législatives
49:48aujourd'hui
49:49ce qui me paraît utile
49:51c'est d'essayer
49:51d'avoir un budget
49:52bien sûr
49:52ce budget
49:53est loin d'être parfait
49:55il y a un certain nombre
49:56de désaccords
49:57mais je crois qu'il faut
49:58avoir un budget
49:59et le 49-3
50:00qu'est-ce que c'était
50:01toutes ces pudeurs
50:02sur le 49-3
50:03c'est un outil constitutionnel
50:05et finalement
50:06l'opposition
50:07elle a une capacité
50:08vous n'en voulez pas
50:09Sébastien Lecornu
50:10d'avoir ravalé sa promesse
50:12non non
50:13je n'ai jamais vraiment
50:15trouvé que cette promesse
50:16était pertinente
50:17les outils constitutionnels
50:19ils sont faits pour l'exécutif
50:20vous n'êtes pas content du 49-3
50:22vous déposez la motion de censure
50:23c'est vous qui avez la majorité
50:24vous renvoyez le gouvernement
50:25c'est le gouvernement
50:26qui a la majorité
50:27c'est lui qui passe
50:27donc au fond
50:29c'est tout à fait démocratique
50:31naturellement
50:32je préfère le dialogue
50:33je préfère
50:34quand il s'agit de la paix
50:35je vois bien que dans la paix
50:36il n'y a que le dialogue
50:37ce n'est pas l'épreuve de force
50:38à la Trump
50:38qui peut avancer
50:39donc le dialogue
50:40est mieux
50:40que le 49-3
50:41mais le 49-3
50:42quand on est dans une impasse
50:43il faut que l'exécutif
50:45puisse sortir de l'impasse
50:46la cinquième république
50:47c'est de donner
50:48un leadership
50:49à l'exécutif
50:50de donner de la force
50:51et à un moment
50:52quand on est dans l'impasse
50:53l'exécutif doit passer
50:55et pour passer
50:56il a le 49-3
50:57les gens ne sont pas contents
50:58à ce moment-là
50:59il change
50:59notre alternance
51:01c'est ça
51:01la démocratie de l'alternance
51:03je voudrais vous montrer
51:03deux photos
51:04Jean-Pierre Raffarin
51:05vous allez les voir
51:06apparaître à l'écran
51:08il y a deux hommes
51:09il y en a un que vous devez reconnaître
51:10plus facilement
51:11c'est vous
51:12Sébastien Lecornu
51:13est à droite évidemment
51:14et on se disait
51:15en préparant cette émission
51:16tout à l'heure
51:16finalement vous avez
51:17un peu le même profil
51:18tous les deux
51:19vous venez du Sénat
51:20tous les deux
51:20vous avez un côté anti-parisien
51:22vous c'est le Poitou
51:22lui c'est la Normandie
51:24vous n'avez pas fait l'ENA
51:25ni lui ni vous
51:26et dans les deux cas
51:27sans vous faire un jour
51:28on ne vous avait pas vu venir
51:29à Matignon
51:31ça a été une surprise
51:31votre nomination
51:32et celle de Sébastien Lecornu
51:33peut-être un petit peu moins
51:35est-ce qu'il y a
51:36du
51:37j'allais dire
51:38du Lecornu en vous
51:38non mais du Raffarin en lui
51:39je pense qu'on a
51:41des points communs
51:41oui c'est qu'on a
51:42très attaché
51:43à nos territoires
51:44on est très attaché
51:45à une France décentralisée
51:47on a d'abord eu
51:48des responsabilités
51:49moi une présidence de région
51:50lui une présidence de département
51:52donc on a
51:52on est monté
51:54l'escalier des responsabilités
51:55marche par marche
51:56il y en a qui les montent
51:57quatre à quatre
51:57mais après
51:58la descente est rapide
52:00donc on a fait ça
52:01progressivement
52:02donc on a
52:02on a ce parcours
52:03qui est un parcours
52:04progressif
52:05où l'expérience
52:06progresse
52:07au fur et à mesure
52:08des responsabilités
52:08vous êtes resté
52:09trois ans à Matignon
52:10lui ça fait trois mois
52:11est-ce que vous lui souhaitez
52:12d'y rester ?
52:13moi je pense qu'il est
52:14bien à sa place
52:15oui il a une mission
52:17la cinquième république
52:19elle est faite pour marcher
52:20sur la majorité
52:20aujourd'hui il n'y a pas de majorité
52:21ni à l'Elysée
52:23ni à Matignon
52:23ni au Parlement
52:24donc un premier ministre
52:26sans majorité
52:26qu'est-ce que
52:27le premier ministre ?
52:28c'est le chef de la majorité
52:29lui il est chef
52:30de quelque chose
52:31qui n'existe pas
52:32donc c'est très difficile
52:33mais vous voyez
52:34comme l'a dit François Hollande
52:35rester jusqu'au bout
52:36rester jusqu'à
52:37l'élection présidentielle
52:39vous le souhaitez ?
52:41je pense
52:42je souhaite la stabilité
52:43pour le pays
52:43et donc je ne souhaite pas
52:45simplement un jeu de quille
52:47on l'a déjà fait
52:48beaucoup
52:48et je trouve que
52:50la stabilité est quelque chose
52:51de très important
52:52donc si on peut avoir
52:52de la stabilité
52:53pour la fin des choses
52:55je serai tout à fait pour
52:56je ne suis pas pour
52:57l'instabilité permanente
52:59l'instabilité coûte très cher
53:00quand on est endetté
53:01je voudrais vous montrer
53:02une autre image
53:03qui s'est passée aujourd'hui
53:05à l'Assemblée nationale
53:06je sais que vous connaissez
53:07davantage le Sénat
53:08mais vous connaissez très bien
53:09les députés aussi
53:10Jean-Pierre Affarin
53:11il y a eu un incident
53:12de séance
53:12assez fort
53:13aujourd'hui
53:14qui a opposé
53:14l'un des vice-présidents
53:15de l'Assemblée nationale
53:17le RN Sébastien Chenu
53:19à un député
53:19de la France Insoumise
53:20Antoine Léaumant
53:21on regarde
53:22vous nous direz
53:23juste après
53:23ce que vous en pensez
53:24et ce que ça dit peut-être
53:25de l'ambiance politique
53:26en France
53:26ce que vous venez de faire
53:29est absolument odieux
53:30il faut arrêter
53:31de se moquer du monde
53:31quand même là
53:32allez
53:33monsieur le rapporteur
53:36stop
53:37stop aussi là
53:38ça va
53:38ça va aussi
53:39monsieur le rapporteur général
53:41et vous vous asseyez
53:42monsieur Léaumant
53:43vous asseyez
53:44monsieur Léaumant
53:44monsieur Léaumant
53:46ne créez pas d'incident
53:48monsieur Léaumant
53:50stop
53:51alors monsieur Léaumant
53:55je vous fais un rappel
53:56à l'ordre
53:57vous n'avez pas
53:58à me menacer
53:58vous n'avez pas
54:00à me menacer
54:00physiquement
54:01monsieur Léaumant
54:03vous êtes rappelé
54:04à l'ordre
54:05Sébastien Chenu
54:06qui est donc
54:06au perchoir
54:07de l'Assemblée
54:07qui dit qu'il a été
54:08menacé verbalement
54:09par Antoine Léaumant
54:11vous dites quoi
54:12c'est la vie politique
54:13ça a toujours été comme ça
54:14ou la bordélisation
54:16maintenant
54:16on est peut-être
54:17allé un peu trop loin
54:18là on a les deux extrêmes
54:20qui s'affrontent
54:20mais qui au fond
54:21se ressemblent
54:21et on voit bien
54:22que c'est le
54:23Rassemblement National
54:24et les fils
54:25quand même
54:26ce sont les extrémistes
54:27de l'Assemblée Nationale
54:29qui ont la parole
54:29et qui sur cet incident
54:30ont le monopole de la parole
54:31donc on ne peut pas attendre
54:33à ce que quand les deux extrêmes
54:34s'affrontent
54:34tout ceci puisse donner
54:36de la sagesse
54:37donc je vois bien
54:38qu'il y a de la nervosité
54:39qu'il y a de la tension
54:40mais au fond
54:41on est là
54:41dans ce qu'on appelle
54:42la radicalisation
54:43il y a deux grandes cultures
54:45aujourd'hui
54:45la radicalisation
54:46ou le rassemblement
54:47soit on cherche
54:48à rassembler
54:48pour gouverner ensemble
54:49soit on cherche
54:50la radicalisation
54:51on voit des gens
54:52qui cherchent la radicalisation
54:53moi je fais partie
54:54de ceux
54:54qui cherchent le rassemblement
54:56Est-ce que vous mettez
54:56un signe égal
54:57aujourd'hui
54:58entre la France insoumise
54:59et le Vérenne ?
54:59C'est un débat
55:00qui divise
55:01déchire la droite
55:02et le centre
55:02depuis des mois
55:03Écoutez
55:04moi j'ai refusé
55:05aux dernières élections
55:06législatives
55:07de voter
55:09pour l'extrême gauche
55:11et face à l'extrême droite
55:14donc
55:14autrefois
55:16le front républicain
55:18me conduisait
55:19à voter
55:20systématiquement
55:21contre
55:21Qu'est-ce qui vous a fait
55:23changer d'avis ?
55:23Le front républicain
55:24ça a été l'ADN
55:25de Jacques Chirac
55:27que vous avez servi
55:27pendant des années
55:28Mais je reste très hostile
55:31au Front National
55:32et je ne fais pas partie
55:32de ceux qui veulent flirter
55:33avec le Front National
55:34mais aujourd'hui
55:36je vois que
55:37la France insoumise
55:39a des visions
55:40un communautarisme
55:41qui de mon point de vue
55:43sont autant hostiles
55:44à la République
55:46que ne l'est
55:46le Rassemblement National
55:47donc de ce point de vue là
55:49je suis parmi les républicains
55:51et je ne suis
55:52ni pour l'un
55:53ni pour l'autre
55:54je ne veux pas voter
55:54anti-république
55:55Donc de ce point de vue là
55:56vous êtes sarkoziste
55:57quand il dit
55:58le Front républicain
55:59c'est terminé aujourd'hui
56:00Non parce que
56:00Nicolas
56:01Nicolas
56:03on voit
56:04dans
56:05Bardella
56:06un Chirac
56:07du RPR
56:08je ne vois pas
56:09un Chirac du RPR
56:10dans Bardella
56:10Pourquoi ?
56:11Parce que Jacques Chirac
56:12était fondamentalement républicain
56:14qui s'est toujours opposé
56:15aux extrêmes
56:16et qui connaît
56:16cette dérive
56:18qui fait que
56:18l'extrémisme
56:19conduit
56:20à la violence
56:21conduit à la brutalité
56:22conduit à la négation
56:23de l'autre
56:24donc au contraire
56:25il faut cette attitude
56:26démocratique
56:27d'ouverture
56:28de respect
56:28de l'autre
56:29et non pas
56:30de vouloir
56:30l'affaiblissement
56:31la simple destruction
56:32de l'autre
56:33je trouve
56:34qu'il y a
56:35dans l'extrémisme
56:35aujourd'hui
56:36des volontés
56:37de destruction
56:37d'ailleurs on le voit
56:38tout ceci est porté
56:39par la violence
56:40moi je fais partie
56:41de ceux
56:42qui sont des militants
56:43du respect
56:44j'ai mes convictions
56:44j'ai mes amis
56:45j'ai mes adversaires
56:46mais j'essaie
56:47de ne pas jouer
56:48la carte
56:49de la violence
56:50donc il y a
56:51des extrémistes
56:51ils mènent
56:52leur jeu
56:53on voit leur méthode
56:54on voit comment ils travaillent
56:55je suis content
56:55que les français
56:55voient leur forme
56:57de travail
56:57mais donc j'espère
56:59que ça fera en sorte
56:59que les français
57:00rejettent
57:01ces tensions-là
57:02et cet extrémisme-là
57:03vous savez qu'il y a
57:04deux grands événements
57:05en 2027
57:05Jean-Pierre Raphaël
57:06l'élection présidentielle
57:07et un autre événement
57:08qui va sans doute
57:08vous concerner
57:09vous le grand fan
57:10l'amoureux
57:11de Johnny Hallyday
57:12c'est le film
57:12sur Johnny
57:14qui doit sortir
57:14en 2027
57:15le biopic
57:16je ne sais pas
57:17si vous avez vu
57:17les infos aujourd'hui
57:18mais Raphaël
57:19quenard
57:20qui devait
57:21jouer Johnny
57:22au cinéma
57:22annonce finalement
57:23qu'il jette l'éponge
57:23ce ne sera pas lui
57:25ça y est
57:25la place est libre
57:26pour vous
57:27ça y est
57:28l'horizon se dégage
57:29écoutez
57:30voilà
57:31vous me donnez une idée
57:32d'habitude
57:32c'est les hommes politiques
57:33qui donnent des idées
57:34aux journalistes
57:35maintenant c'est l'inverse
57:36donc je note
57:37cette proposition
57:38mais voyez
57:38si Johnny
57:39avait eu à répondre
57:40à votre émission
57:41tout à l'heure
57:42qu'est-ce qu'il y avait
57:43de désolant
57:43dans cet affrontement
57:45entre le Rassemblement
57:46national et les filles
57:47c'est qu'on ne me donne pas
57:49l'envie
57:49d'avoir envie
57:50la démocratie
57:51c'est de donner
57:52envie à l'électeur
57:53d'avoir envie
57:54et ces images là
57:55ne donnent pas envie
57:56d'aller voter
57:57ne donnent pas envie
57:57de se battre pour la démocratie
57:59merci Jean-Pierre Raphaël
58:00noir
58:00c'est pas si noir que ça
58:02pour finir de paraphraser Johnny
58:04merci beaucoup d'être avec
58:05d'avoir été avec nous
58:07ce soir
58:07un rendez-vous à vous donner
58:08sur l'antenne de BFM TV
58:10à 21h
58:10avec notre crooner à nous
58:12en quelque sorte
58:13c'est Maxime Switek
58:14qui va nous présenter
58:15une nouvelle édition
58:16du forum BFM TV
58:17bonsoir Maxime
58:18on va parler du budget
58:19avec vous tout à l'heure
58:20oui absolument
58:23bonsoir Marc
58:24je ne ferai évidemment
58:25aucun commentaire
58:25sur le crooner
58:26ce soir on va revenir
58:27aux fondamentaux
58:28du forum
58:29puisqu'on va parler
58:29de salaire
58:31on va parler de pouvoir d'achat
58:32également
58:32on va parler des impôts
58:33bien sûr
58:34puisqu'on arrive
58:35dans les derniers instants
58:36du vote
58:37sur le budget
58:38on a deux motions de censure
58:39qui arrivent demain
58:40on va se demander
58:40qui va payer la facture
58:41est-ce que vous
58:41chez vous
58:42vous allez payer la facture
58:43de ce budget
58:44c'est la grande question
58:45qu'on va poser ce soir
58:46et puis on parlera aussi
58:47beaucoup de pouvoir d'achat
58:48avec un sondage
58:48qu'on va vous révéler
58:49dans cette émission
58:50tout à l'heure
58:51dans le forum
58:51en direct
58:52évidemment
58:53c'est à partir de 21h
58:55à tout à l'heure
58:56Maxime
58:5620h
58:57dans quelques instants
58:58le 20h
58:59BFM TV
58:59avec Julie Ahmed
59:00très très belle soirée
59:01à tous
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