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Philippe Tabarot, ministre des Transports, était l’invité de #LaGrandeInterview de Thomas Bonnet dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00La grande interview en direct sur CNews et sur Europe 1, mon invité ce matin c'est Philippe Tabarro, ministre
00:05des Transports.
00:06Bonjour Philippe Tabarro.
00:07Bonjour Thomas Bonnet.
00:08Beaucoup de questions à aborder avec vous, à commencer par le prix des carburants.
00:12C'est un week-end où les Français vont peut-être partir en week-end justement avec ce jour férié
00:16et les prix à la pompe continuent de flamber.
00:19Quel message vous adressez ce matin aux Français qui ont de plus en plus de difficultés à faire le plein
00:24?
00:25Que nous avons conscience de ces difficultés, que le Premier ministre et son gouvernement sont à la tâche sur ces
00:30sujets,
00:31que malheureusement nous vivons les répercussions d'un conflit que nous n'avons pas souhaité,
00:35où nous ne sommes pas belligérants mais simplement en attitude de défense et de solidarité vis-à-vis de nos
00:42alliés sur la zone
00:43et que nous mettons tout en œuvre dans la mesure du possible pour aider les Français qui travaillent,
00:49qui ont besoin d'utiliser leurs véhicules par des aides qui sont ciblées, qu'on essaie de rendre le plus
00:55effectifs possible.
00:56Et ce n'est pas simple mais les choses avancent, je dirais, enfin maintenant et seront opérationnelles dans quelques jours.
01:04Et puis nous avons un dialogue permanent avec les distributeurs et puis une transparence que le Premier ministre a souhaité
01:12de dire très régulièrement tous les dix jours où en est la situation et surtout éviter qu'une fausse idée
01:20se propage
01:21de dire qu'il pourrait y avoir des profiteurs de guerre et que les profiteurs de guerre, en l'occurrence,
01:26pourraient être l'État.
01:27Je rappelle que dans cette crise, l'État par des surplus fiscaux a pu faire rentrer 190 millions d'euros
01:37supplémentaires
01:38dans les caisses de notre pays, mais que 380 vont repartir dans les aides ciblées.
01:44Et puis que quelques experts ont montré que la guerre ne profite pas à un pays, bien au contraire, un
01:51coût déjà de 6 milliards,
01:52une croissance qui est pour l'instant très à tonne, une inflation qui remonte, donc une situation qui est difficile,
02:01bien sûr pour tous les Français, mais également pour l'État.
02:04Sur les aides, le Premier ministre a dit qu'il fallait changer d'échelle.
02:07Qu'est-ce que ça veut dire concrètement, Monsieur le ministre ?
02:09Qu'est-ce que ça veut dire que demain, dans les jours qui viennent, il y aura de nouvelles aides
02:12plus fortes,
02:13plus grandes pour davantage de nos concitoyens ?
02:16Nous travaillons tous les jours sur l'accompagnement des Français.
02:20C'était le cas encore hier, ce sera le cas ce week-end.
02:23Et c'est le Premier ministre qui fera probablement, dans le courant de la semaine prochaine,
02:27un certain nombre d'annonces pour ne pas qu'il y ait de personnes et notamment de travailleurs
02:31qui soient oubliés de ce soutien ciblé qui est apporté.
02:35Moi, dans mon secteur en l'occurrence, vous savez qu'il y a des aides qui sont prévues pour les
02:39transporteurs routiers.
02:40Et le Premier ministre m'a fixé également comme objectif de pouvoir aider et accompagner les taxis,
02:49les conducteurs VTC dans cette période.
02:51Je les verrai de nouveau mercredi.
02:54Je mettrai un certain nombre de propositions sur la table.
02:57Nous aurons l'occasion d'échanger et de les rendre le plus effectifs possible et le plus rapidement possible.
03:01Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui réclament une baisse des taxes ?
03:05On rappelle que sur un litre de carburant, c'est entre 55 et 60 % de taxes.
03:10Est-ce que ça ne passerait pas par là pour réduire très concrètement le prix à la pompe pour nos
03:14concitoyens ?
03:15Moi, je pense que ce n'est pas une bonne mesure parce qu'elle n'est pas effective, elle n
03:18'est pas efficiente.
03:20Je pense que ce que fait une compagnie pétrolière, pour ne pas la citer, la compagnie totale, est plus efficace.
03:28Faire des bénéfices à l'étranger et les répercuter en France à la pompe par cette politique de plafonnement dans
03:35les 3 000 stations concernées.
03:37Ce sont des aides effectives.
03:39Pour le reste, objectivement, quand je compare aux autres pays, et vous le faites aussi assez régulièrement, à l'étranger,
03:47j'étais la semaine dernière à Chypre pour le Conseil informel des ministres des Transports européens.
03:53Je m'aperçois que tous les pays qui ont mis en place justement ces baisses de fiscalité,
03:58qui leur a coûté pour tous 1 à 2 milliards, aujourd'hui, un mois plus tard ou deux mois plus
04:04tard,
04:04ils sont dans la même situation, avec la même difficulté pour leurs concitoyens, avec une grogne sociale qui existe.
04:12Et pourtant, dans les caisses de leur pays, ils ont 1 à 2 milliards en moins.
04:16Donc, ce n'est pas la solution.
04:18Et je pense que l'aide ciblée est vraiment ce que nous devons continuer à faire comme nous le faisons
04:24depuis le début.
04:25Philippe Tabarro, vous avez parlé de la compagnie Total, qui procède à un plafonnement des prix.
04:30Et pourtant, on assiste à un Total Bashing.
04:32C'est l'expression que vous avez employée vous-même cette semaine.
04:35Comment vous expliquez qu'il y ait autant de voix dans la classe politique
04:39qui vise directement le pétrolier Total en parlant de ces fameux super profits ?
04:44Parce qu'il y a des raccourcis qui sont faits régulièrement.
04:47De se dire que, comme les compagnies sont amenées à donner, par mesure de transparence,
04:54c'est la loi qui le prévoit, leurs chiffres,
04:56on imagine que, bien sûr, ils font des profits extraordinaires,
05:00ce qui n'est pas faux sur certaines périodes.
05:02Mais je l'ai bien dit tout à l'heure, ce sont très peu de profits, finalement, en France.
05:07Vous avez eu un reportage ce matin sur votre antenne concernant le raffinage aussi,
05:11qui était très intéressant et qui montrait que le raffinage était compliqué dans notre pays.
05:17Total est sur toute la chaîne, je dirais.
05:20Et c'est clairement une chance d'avoir une entreprise comme ça pour notre pays.
05:25Et j'en veux pour preuve la mesure de plafonnement dont je viens de parler
05:28et qui est particulièrement utile.
05:30Donc, bien sûr que Total doit payer un certain nombre de prélèvements obligatoires dans notre pays,
05:39à hauteur de 2 milliards.
05:40Le Premier ministre l'a rappelé l'autre jour aux questions au gouvernement.
05:43Il faut arrêter avec ces fake news de dire que Total ne paye pas 1 euro de prélèvements obligatoires en
05:49France.
05:50Mais arrêtons de taper sur des compagnies, des grandes compagnies françaises
05:55qui font notre fierté à l'international et sont utiles dans des moments si difficiles
06:01et notamment en question et pour les questions d'approvisionnement.
06:06Si nous n'avons pas de problème majeur d'approvisionnement aujourd'hui en France,
06:10c'est aussi grâce à cette compagnie.
06:12Philippe Tavaro, ministre des Transports, est l'invité de la grande interview sur CNews et sur Europe 1.
06:15Les carburants, c'est aussi le kérosène, ce qui aide à faire voler les avions,
06:19ce qui permet de faire voler les avions.
06:21Vous avez reçu les compagnies aériennes cette semaine à votre ministère.
06:24Est-ce qu'il y a des raisons d'être inquiets avec la période estivale qui s'ouvre
06:27sur la possibilité pour les compagnies aériennes de maintenir les vols tels qu'ils existent les autres années ?
06:33Alors il y a plusieurs sujets.
06:35On a échangé mercredi dans un climat vraiment apaisé, constructif
06:41et on a mis les problèmes sur la table.
06:44Quels sont ces problèmes ?
06:45Les problèmes pour ces compagnies, c'est quelque part, pour certaines d'entre elles,
06:48problème de survie aussi.
06:50C'est-à-dire qu'elles ont un coût d'exploitation par rapport au kérosène
06:54qui était avant la crise de 20-25 %.
06:57Aujourd'hui, et ça a également été dit dans un de vos reportages,
07:01le coût d'exploitation est passé à plus de 45 %.
07:04Donc vous imaginez le prix du kérosène pour eux
07:07et les répercussions sont pratiquement multipliées par deux.
07:10Donc des compagnies peuvent se retrouver en difficulté.
07:14Et d'un autre côté, il y a quelque chose qui préoccupe le ministre des Transports que je suis
07:19et qui se dit aussi le ministre des Usagers,
07:22c'est que les passagers en payent les conséquences à la fois par des hausses excessives des prix,
07:30une répercussion qui pourrait être totale.
07:33La répercussion est partagée entre les compagnies et les passagers.
07:37Et puis que le droit des passagers soit respecté.
07:40Je pense en matière d'information pour les annulations,
07:44pour être replacé sur d'autres vols s'il y a des annulations,
07:47pour avoir un remboursement bien sûr intégral.
07:50Les passagers ont des droits, il faut les faire entendre.
07:54Et les compagnies par contre ont été plutôt rassurantes sur les plans de vol
07:58et sur les annulations potentielles.
08:01Il y a l'exemple de cette compagnie, Volotea,
08:03qui a déjà répercuté la hausse des prix des carburants sur le prix des billets
08:06qui avait déjà été acheté.
08:08Certains peuvent craindre que ça fasse jurisprudence.
08:11Comment vous rassurez les Français ?
08:12La question de Volotea, ce n'est pas tant qu'elle est répercutée
08:15les 14 euros concernés sur les billets,
08:19c'est qu'elle le fasse après l'achat du billet,
08:24après que la transaction entre la compagnie et le client...
08:27Le client a déjà acheté le billet et après ça augmente.
08:29Et c'est une pratique qui a même été dénoncée
08:33par les autres compagnies qui étaient présentes,
08:35pas sur le fait qu'une partie de l'augmentation du kérosène
08:41et donc de l'augmentation du coût d'exploitation puisse faire
08:45que les choses évoluent au niveau de la tarification.
08:49Mais là, c'est que cette compagnie le fait après.
08:52Donc il y a des discussions avec cette compagnie sur un plan juridique.
08:56Nous avançons un certain nombre d'arguments,
08:58notamment concernant le droit à la concurrence.
09:01Elle prétexte qu'elle mette lors du contrat de vente un alinéa
09:04qui permet lors de conditions exceptionnelles
09:07de pouvoir faire évoluer le prix après la vente.
09:10Conditions exceptionnelles, il faut définir exactement ça.
09:14Donc voilà, c'est une pratique qui est isolée aujourd'hui.
09:17Et puis le plus important, c'est de dire aux Français,
09:19aux Françaises aujourd'hui,
09:20qu'à quelques exceptions près,
09:231% pour la compagnie Volotea,
09:252% pour la compagnie Transavia,
09:28sur les compagnies notamment principalement françaises
09:31et je pense aussi Air France,
09:32il n'y aura pas d'annulation massive cet été.
09:36Au contraire, les plans de vol seront respectés
09:39et les Français pourront partir où ils le souhaitent
09:42et surtout, à l'inverse,
09:44des touristes du monde entier pourront venir en France
09:47parce qu'on n'y pense peut-être pas suffisamment.
09:49Je rappelle qu'on est la première destination au monde
09:53et qu'environ cette activité touristique
09:56représente 8% de notre produit intérieur brut.
09:59Et si vous le permettez, un dernier point,
10:01ce sont des mois qui sont cruciaux pour ces compagnies
10:04parce que les compagnies aériennes font 70% de leurs chiffres
10:08entre les mois de juillet et les mois d'août.
10:10Donc elles n'ont aucun intérêt à annuler les vols
10:13et il faut que cette période se passe particulièrement bien pour elles
10:17sinon la rentrée pourrait être plus compliquée.
10:19Philippe Tabarro, ministre des Transports,
10:21en direct sur CNews et sur Europe 1.
10:22L'actualité de la semaine a également été marquée par ces images
10:25dans le quartier des Champs-Elysées,
10:27sur la place de la Concorde.
10:28Après la victoire et la qualification du Paris Saint-Germain
10:31pour la finale de la Ligue des champions,
10:32on a vu des images de jeunes, de dizaines,
10:35voire de centaines de jeunes s'en prendre aux forces de l'ordre.
10:38Qu'est-ce qu'elles vous évoquent, ces images, monsieur le ministre ?
10:41Elles choquent, elles révoltent à chaque fois.
10:44Je crois que mon collègue Laurent Nunez était avec vous hier matin.
10:48Il a dénoncé bien sûr au nom du gouvernement ce qui a pu se passer.
10:54La qualification du Paris Saint-Germain est une bonne nouvelle
10:57pour ceux qui aiment le sport.
10:59Pour tout vous dire, j'ai un fils de 9 ans qui adore le sport,
11:03qui adore le football,
11:04qui était fou de joie de la qualification du Paris Saint-Germain,
11:08qui a regardé le match.
11:09Le lendemain matin, il voit ses images à la télé,
11:12il se met à pleurer.
11:13C'est ça, c'est gâcher une fête,
11:16c'est gâcher un espoir.
11:18Concrètement, par les interpellations qui ont eu lieu,
11:20parce que j'entends ici ou là qu'il avait été donné ordre aux policiers
11:25de ne pas intervenir.
11:26Il y a eu 127 interpellations.
11:28Il y a eu 127 interpellations.
11:29Et puis maintenant, la chaîne pénale doit prendre sa part.
11:34Mais est-ce qu'elle le fait, monsieur le ministre ?
11:35Parce que quand on a vu les images l'année dernière,
11:37des images similaires après la victoire du Paris Saint-Germain
11:40en Ligue des champions,
11:41sur la totalité des personnes qui avaient été interpellées
11:44puis placées en garde à vue,
11:44on s'est rendu compte que les peines prononcées étaient très faibles.
11:48Est-ce qu'il n'y a pas un problème à ce niveau-là ?
11:49Il faut de l'élucidation.
11:51C'est pour ça que la présence de caméras,
11:52quand on voit encore que dans certaines villes,
11:54on a la question,
11:56est-ce qu'il faut des caméras, pas des caméras,
11:58est-ce qu'il faut des caméras algorithmiques,
12:01notamment ce que certains n'ont pas souhaité
12:02dans les transports ou autres,
12:04bien sûr qu'on a besoin d'élucider.
12:06Et puis après, quand les faits sont prouvés,
12:10que la sanction pénale tombe et tombe très fortement
12:13parce qu'elle doit être dissuasive
12:14pour éviter qu'à chaque match ou à chaque qualification
12:17du Paris Saint-Germain ou d'un autre club,
12:20on revive ça.
12:21Et puis aussi, il faut prévenir ce genre d'événements.
12:24Je pense au niveau des municipalités,
12:27dans les événements qu'on organise,
12:28il faut que la ville de Paris, en l'occurrence,
12:32puisse prendre la tâche de la préfecture de police,
12:35du ministère de l'Intérieur,
12:37pour l'organisation des événements qui sont prévus,
12:40notamment pour la finale,
12:41notamment de ces fanzones
12:42qui ne peuvent pas être laissés
12:44sans surveillance particulière
12:46parce que malheureusement,
12:47si le Paris Saint-Germain venait à l'emporter
12:50ou même à perdre la finale,
12:51on risque de revoir ces mêmes images.
12:53La finale qui va se dérouler le 30 mai,
12:55évidemment les regards sont tournés vers cette journée.
12:58Est-ce qu'il faut renforcer la sécurité,
13:00renforcer les contrôles,
13:01en amont,
13:02pourquoi pas dans les transports, par exemple,
13:04qui est de votre ressort ?
13:05Écoutez, oui, dans les transports,
13:06c'est un sujet,
13:07vous savez que je suis particulièrement,
13:08puisque je suis l'auteur d'une loi
13:10sur la sûreté dans les transports
13:11que j'ai portée comme sénateur,
13:13que j'ai pu faire voter comme ministre
13:14avec des décrets d'application
13:16qui sortent enfin maintenant
13:18et je m'en réjouis.
13:19Cette loi,
13:20maintenant,
13:21les forces de l'ordre
13:23et notamment les agents
13:25de la SNCF
13:27et de la RATP,
13:28de la SUG et du GPSR
13:30qui sont en gros
13:314 000 agents
13:32qui sont là
13:33pour la protection
13:34des passagers,
13:35des usagers
13:36qui n'avaient peut-être
13:37pas suffisamment
13:37de pouvoir,
13:39maintenant,
13:39on sait pouvoir
13:40pour intervenir.
13:41Je pense notamment
13:42depuis hier
13:44et ça va être applicable
13:45dès demain,
13:46je vous l'annonce,
13:47l'utilisation des tasers,
13:48des pistolets
13:50à impulsion électrique,
13:51que ce soit dans
13:51certaines gares parisiennes,
13:53que ce soit à Marseille,
13:54que ce soit à Lyon,
13:56que ce soit à Rennes.
13:58Les agents de sécurité
13:59dans les transports
14:00auront des armes
14:01dans leur arsenal ?
14:02auront la possibilité
14:03d'opérer des fouilles
14:04également régulières,
14:05de saisir des objets,
14:07d'interdire l'entrée
14:10en garde
14:10de certains indésirables.
14:12Donc,
14:12on leur donne
14:12les moyens
14:13à travers cette loi
14:14de pouvoir agir concrètement,
14:16bien sûr,
14:17en plus des forces
14:17de l'ordre,
14:18parce que la sûreté
14:20dans les transports,
14:21c'est la base
14:22du développement
14:22du transport en commun.
14:23Je ne rappelle pas
14:25les chiffres
14:25que vous connaissez,
14:26un sentiment d'insécurité
14:27pour certaines femmes
14:28et puis des faits
14:30délictueux concrets
14:31chaque année
14:32dans nos transports.
14:33Donc,
14:34il y a maintenant
14:35la possibilité
14:36pour ces agents
14:37de rassurer
14:37nos concitoyens
14:38et un petit mot également
14:39pour les agents eux-mêmes
14:41et dans l'ensemble
14:42du territoire national
14:43pour ceux qui veillent
14:44à la protection
14:46ou au développement
14:47des transports en commun.
14:48Je pense au système
14:49de caméra piéton
14:50que la loi
14:52dite Tabarro
14:55maintenant autorise
14:56de pouvoir
14:56immédiatement
14:57en cas de difficulté
14:58déclencher sa caméra piéton
15:00pour faire redescendre
15:01les choses
15:02et pour ramener
15:03de la quiétude
15:04dans le transport en commun.
15:05Philippe Tabarro,
15:06ministre des Transports,
15:07vous étiez hier
15:07avec le Premier ministre
15:09à Toulouse
15:10pour annoncer
15:11le projet de ligne
15:11à grande vitesse
15:12jusqu'à Toulouse,
15:14justement,
15:14qui est désormais
15:15irréversible,
15:15c'est le mot
15:16qu'a employé
15:16Sébastien Lecornu.
15:18En quoi est-ce
15:19une bonne nouvelle
15:19pour les usagers
15:20de cette région ?
15:22Plus que pour
15:23les usagers
15:24de cette région,
15:27je pense que
15:27c'est important
15:29pour la France,
15:30pour notre pays.
15:30C'est montrer
15:31qu'on est encore
15:32aujourd'hui
15:32en capacité
15:33de faire
15:34de grands projets,
15:35de grands projets
15:36d'investissement
15:36dans nos infrastructures
15:38de transport.
15:39Je me bats aussi
15:39et j'ai réussi
15:40à faire voter
15:41cette loi au Sénat
15:42et j'espère bientôt
15:43à l'Assemblée nationale
15:44que notre pays
15:46doit investir
15:47dans ses infrastructures
15:48de transport.
15:49Il doit investir
15:50dans ce qu'on appelle
15:50la régénération
15:51et la modernisation
15:52du réseau
15:53pour éviter
15:54d'avoir
15:54des accidents ferroviaires,
15:56des retards,
15:57des défaillances
15:57et aussi continuer
15:59certains projets
16:00qui ont fait
16:01la force,
16:02la fierté
16:03de la France
16:03qui ont permis
16:04de désenclaver
16:05des territoires
16:06que ce soit
16:07dans le sud-est,
16:08dans le sud-ouest,
16:11dans le nord
16:12et il y a
16:15des compléments
16:16à faire encore
16:16sur le maillage
16:17de notre carte
16:18et notamment
16:19de celle
16:20qui est pratiquement
16:21aujourd'hui
16:22la troisième ville
16:23de France,
16:23je pense à la ville
16:24de Toulouse
16:25qui connaît
16:25un développement
16:26économique
16:27notamment à travers
16:28l'activité
16:29d'Airbus
16:30et bien d'autres
16:31activités.
16:32C'est un oubli
16:33et nous allons
16:34avec le Premier ministre
16:36pouvoir réussir
16:37enfin à rattraper
16:38les choses
16:39des grands projets
16:40d'investissement
16:42encore dans notre pays
16:43sans oublier
16:44le train du quotidien.
16:46Il y a une appétence
16:47de train en France.
16:48Les trains express régionaux
16:49ont augmenté
16:50de 40%
16:51dans leur fréquentation.
16:52Les TGV ont augmenté
16:53de 18%
16:54dans leur fréquentation.
16:56Les Français
16:56veulent prendre le train,
16:57il faut les y aider.
16:58Philippe Thébarou,
16:59il nous reste un peu
16:59moins de 5 minutes.
17:00Je vais vous poser
17:00des questions courtes
17:01qui appellent si possible
17:02des réponses courtes
17:03sur un plan un peu plus politique.
17:05Vous faites partie
17:05de ceux qui plaident
17:06pour une candidature commune
17:07du centre et de la droite.
17:09On voit à l'inverse
17:10plutôt une multiplication
17:11des candidatures
17:12en ce moment.
17:13Est-ce que ça veut dire
17:13que vous allez sans doute
17:15vous risquer
17:15de ne pas être présent
17:16au second tour
17:17de l'élection présidentielle ?
17:17C'est un risque majeur.
17:20Je souhaite de tout cœur
17:22que la raison l'emporte,
17:23que chacun puisse exprimer
17:24ses spécificités,
17:26que chacun puisse apporter
17:27au débat ses idées.
17:29Ça me paraît être
17:30une bonne chose.
17:31Ensuite,
17:32il faudra trouver
17:32le candidat
17:33qui soit en mesure
17:34de le porter.
17:35Comment on le trouve
17:36ce candidat ?
17:37Alors, écoutez,
17:38si j'avais la réponse...
17:40Non, mais par une primaire
17:41par exemple,
17:41ça peut faire partie
17:42des solutions ?
17:42Ce n'est pas trop tard.
17:43J'ai été plutôt favorable
17:45d'une primaire
17:46et d'une primaire ouverte.
17:48Il semble que les choses
17:48ne se mettent pas en place.
17:50Je n'ai pas d'autre mode
17:52de désignation
17:53qui soit totalement parfait.
17:56Pour moi,
17:56la primaire ouverte
17:58n'était pas forcément
17:59une bonne solution,
18:00mais c'était la moins mauvaise
18:02par rapport aux autres.
18:03Il faut que les choses
18:04soient claires.
18:05Il faut vraiment
18:06qu'on puisse se mettre
18:07en ordre de bataille.
18:08On a montré
18:09lors des différentes échéances,
18:10et j'ai été un farouche soutien,
18:13que ce soit de Valérie Pécresse
18:14pour les élections présidentielles
18:16dans ma famille politique
18:18et avant François Fillon,
18:19que ce soit par deux fois
18:21François-Xavier Bellamy,
18:22que notamment l'espace politique
18:24de ma famille politique
18:25ne lui permet pas,
18:26aujourd'hui semble-t-il,
18:28d'être au rendez-vous
18:29du deuxième tour.
18:30Donc vous dites à Bruno Retailleau
18:31de ne pas s'enfermer
18:32dans une candidature
18:33uniquement au sein des LR,
18:35d'élargir ?
18:35Si Bruno ne devient pas
18:37le candidat incontestable
18:39du socle commun,
18:40dans quelques mois,
18:40si c'est le cas,
18:41je serais ravi de le soutenir
18:43et que ce soit un candidat
18:44de ma famille politique
18:45qui le soit.
18:46Si un candidat
18:47peut nous amener
18:48à la victoire
18:48et puisse reprendre
18:49les idées de ma famille politique
18:51et les idées en partie
18:53que porte Bruno Retailleau,
18:54je pense que c'est
18:55la priorité en tout cas.
18:57On porte tous les deux
18:58un bleuet aujourd'hui,
18:59c'est le 8 mai.
19:00On a parfois l'impression
19:01que cette date
19:02a un peu perdu
19:02de sa signification
19:03auprès des jeunes générations.
19:05Comment on peut s'assurer
19:06de transmettre à nouveau
19:06le flambeau mémoriel
19:08de notre passé commun ?
19:10Aujourd'hui,
19:11il y aura des commémorations
19:12auxquelles vous allez assister
19:13aux Champs-Elysées.
19:14C'est précisément le quartier
19:15où il y a eu ces images
19:16de violence il y a quelques heures.
19:18On voit bien l'évolution
19:19de notre société
19:19auprès d'une partie de la jeunesse.
19:20Quel message vous pouvez adresser
19:22vous en tant que responsable politique ?
19:23Vous l'avez très bien dit
19:24dans votre édito ce matin,
19:26cette date n'est pas
19:27une date comme une autre.
19:28Et moi, quand j'entends dire
19:30« Ah ben, c'est un pont,
19:31c'est un jour férié. »
19:32Mais pourquoi ?
19:33Pourquoi on commémore
19:35aujourd'hui des gens,
19:36l'action de personnes
19:37qui à un moment donné
19:38se sont levées
19:39et ont dit
19:39« On va protéger notre pays. »
19:41On va se battre
19:42pour notre pays.
19:43On va se battre
19:45contre le nazisme
19:46et plein d'autres choses.
19:48Donc ça,
19:49il ne faut pas l'oublier.
19:50Il faut le rappeler
19:51dans nos écoles,
19:51dans nos programmes scolaires
19:53en permanence.
19:53Moi, ce qui me donne espoir
19:54par rapport à ce que vous avez pu dire,
19:56c'est qu'aujourd'hui déjà,
19:58dans toutes les communes de France,
20:00dans les 36 000 communes françaises,
20:02il y aura des gerbes
20:03qui seront déposées
20:04sur les monuments aux morts.
20:05Ça a du sens.
20:06Ce n'est pas que sur les Champs-Elysées,
20:07c'est partout
20:08sur notre territoire national.
20:09Et par exemple,
20:11dans mon département
20:11des Alpes-Maritimes,
20:12mais je sais que ce sera le cas
20:13dans beaucoup d'autres départements,
20:15il y a des élèves
20:17qui viennent avec leurs enseignants
20:19qui sont autour
20:19du monument aux morts
20:20et qui comprennent mieux
20:22ce qui s'est passé
20:22pendant cette période
20:24si douloureuse
20:25de l'histoire de France.
20:26Et c'est ça,
20:27c'est transmettre
20:28à ces générations
20:29et c'est qu'ils nous accompagnent
20:31dans ces cérémonies
20:32parce que faire des cérémonies
20:34uniquement
20:35avec les anciens combattants,
20:36c'est extraordinaire
20:37parce que c'est un devoir de mémoire,
20:39mais ils sont de moins en moins nombreux
20:40et il faut qu'ils puissent
20:41passer ce relais.
20:42Donc, il faut que nos jeunes
20:43à travers nos écoles
20:45et leurs enseignants
20:46puissent venir commémorer
20:47et se dire que c'est un jour férié,
20:49mais c'est aussi
20:50un jour de mémoire.
20:51Et le message est passé.
20:52Merci Philippe Tabarro,
20:53ministre des Transports,
20:54d'avoir accepté
20:55de répondre aux questions
20:56de la grande interview
20:56sur CNUS et sur Europe.
20:58Merci à vous.
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