Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Au programme de cette édition, le point sur les élections municipales. Elles révèlent une France plus fragmentée que jamais.

Mais avant nous suivrons l’actualité autour du conflit américano-israélien contre l’Iran. Donald Trump enchaîne les déclarations contradictoires et semble de plus en plus dépassé par les événements et leurs conséquences.

Et puis nous évoquerons également les élections régionales en Allemagne. Le parti du chancelier Merz est parvenu à écarter les socialistes au pouvoir en Rhénanie-Palatinat, et les patriotes de l’Alternative pour l’Allemagne ont enregistré des scores records.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis ravie de vous retrouver ce soir.
00:18Au programme de cette édition, le point sur les élections municipales.
00:22Elle révèle une France plus fragmentée que jamais.
00:24Mais avant, nous suivrons l'actualité autour du conflit américano-israélien contre l'Iran.
00:29Donald Trump enchaîne les déclarations contradictoires
00:32et semble de plus en plus dépassée par les événements et leurs conséquences.
00:36Et puis nous évoquerons également les élections régionales en Allemagne.
00:39Le parti du chancelier Maire s'est parvenu à écarter les socialistes au pouvoir en Rénanie-Palatina
00:45et les patriotes de l'Alternative pour l'Allemagne ont enregistré des scores records.
00:54Donald Trump navigue à vue après un ultimatum lancé samedi soir pour sommer Téhéran
00:59de rouvrir le détroit d'Ormous sous 48 heures en menaçant de frapper les centrales électriques du pays.
01:04Le président américain s'est subitement radouci en évoquant des négociations en cours.
01:09Un narratif démenti par l'Iran. Le point tout de suite.
01:12Donald Trump au pied du mur.
01:15Plus de trois semaines après les premières frappes qui devaient anéantir le pouvoir iranien,
01:19le président américain multiplie les déclarations contradictoires.
01:23Après s'être félicité d'avoir peu ou prou gagné la guerre,
01:26il vient de reculer publiquement sur son propre ultimatum de 48 heures.
01:31Samedi, Donald Trump avait en effet menacé les Iraniens de frapper leurs centrales électriques
01:36s'ils ne rouvraient pas le détroit d'Ormous.
01:38La réponse iranienne ne s'est pas faite attendre.
01:41Si les menaces des Etats-Unis concernant les centrales électriques iraniennes sont mises à exécution,
01:47les mesures de rétorsion suivantes seront prises immédiatement.
01:511. Le détroit d'Ormous sera complètement fermé et ne sera pas rouvert
01:55tant que nos centrales électriques détruites n'auront pas été reconstruites.
02:012. Toutes les centrales électriques, les infrastructures énergétiques
02:04et les infrastructures de technologie, de l'information et de la communication du régime sioniste
02:09seront largement prises pour cibles.
02:113. Toutes les entreprises similaires de la région qui comptent des actionnaires américains
02:16seront complètement détruites.
02:194. Les centrales électriques des pays de la région qui abritent des bases américaines
02:24seront nos cibles légitimes.
02:27Une réponse assez peu ouverte à la discussion.
02:30Quelques heures plus tard, l'américain a publié sur son réseau Truth Social
02:34que des négociations très constructives avaient eu lieu avec l'Iran ces dernières heures,
02:39permettant ainsi de repousser les frappes de 5 jours pour assurer le succès des discussions.
02:44Une belle opération dans la mesure où le cours de pétrole est repassé sous la barre des 100 dollars
02:49en quelques minutes.
02:51Problème, la baisse a été de courte durée puisque l'Iran a rapidement démenti,
02:55rejetant l'existence de discussions directes ou indirectes.
02:59Il faut dire que les dernières négociations communes entre Téhéran et Washington
03:03ont visiblement servi de rampe de lancement à l'offensive israélo-américaine.
03:07Rien de nature à favoriser la diplomatie,
03:10aux grandes âmes des puissances du Sud, à l'image de la Russie.
03:15La situation aurait dû passer il y a déjà longtemps à une voie de règlement politique et diplomatique.
03:25C'est la seule chose qui puisse contribuer efficacement à désamorcer la situation catastrophiquement tendue
03:33qui règne actuellement dans la région.
03:37Nous considérons les frappes contre des installations nucléaires
03:40comme potentiellement extrêmement dangereuses
03:43et qui risquent d'avoir des conséquences peut-être même irréparables.
03:53Partenaire de l'Iran, la Russie plaide donc pour un rétablissement du dialogue.
03:57Toutefois, Moscou est l'un des grands gagnants des actuelles tensions
04:00dans la mesure où l'énergie bloquée dans le détroit d'Hermouz
04:03est souvent compensée par des achats à la Russie,
04:06ce qui lui permet d'enregistrer des bénéfices records ces dernières semaines.
04:10Du côté chinois, on plaide aussi pour la remise en place d'échanges diplomatiques.
04:14Le conflit en cours au Moyen-Orient continue de s'étendre et de déborder.
04:20Si la guerre s'amplifie et que la situation se détériore encore,
04:24toute la région pourrait être plongée dans une situation incontrôlable.
04:30Le recours à la force ne fera qu'alimenter un cycle vicieux.
04:34La Chine exhorte fermement les partis concernés à cesser immédiatement les opérations militaires
04:41afin de ne pas laisser cette guerre qui n'aurait jamais dû commencer se prolonger davantage.
04:46La Chine est dans le même temps lancée dans un processus de négociation avec l'Iran
04:50pour faciliter l'essor du pétroyouan, véritable alternative au dollar
04:55qui ne devrait pas non plus arranger les affaires de Donald Trump et son épopée hasardeuse.
04:59Hasardeuse ou algorithmique ?
05:02En effet, le Washington Post a révélé que le Pentagone avait utilisé le système Maven Smart System de Palantir
05:09couplé à l'intelligence artificielle Claude de la société Anthropique
05:13pour détecter, hiérarchiser et générer les mille premières cibles des frappes initiales.
05:19Concrètement, la frappe américaine sur l'école iranienne de petite fille
05:23a probablement été conçue intégralement par l'intelligence artificielle
05:27nourrie par les données recueillies par Palantir,
05:30une firme qui équipe soi-dit en passant la DGSI en France
05:33et a été fondée par Alex Carp et Peter Thiel,
05:37lequel fait le tour du monde pour distiller ses conférences sur l'antéchrist.
05:46De retour en France pour les élections municipales.
05:49Si trois des plus grandes villes restent à gauche,
05:51le reste du pays est fragmenté avec des résultats étonnants
05:55entre poussée du RN, coup médiatique pour LFI
05:58et une bonne résistance de LR.
06:01Tour d'horizon avec Olivier Frère-Jacques.
06:03Les élections municipales de 2026 confirment une France profondément.
06:08Fragmentée d'un côté, la gauche conserve les trois plus grandes villes du pays.
06:11À Paris, Emmanuel Grégoire, pour l'union des gauches sans LFI,
06:14l'emporte largement avec plus de 50%.
06:16Face à Rachida Detti, environ 42%.
06:19Et Zofia Chikirou, pour les mélanchonistes, proches de 8%.
06:23À Marseille, Benoît Payan est réélu sans alliance avec LFI,
06:27battant nettement le RN avec 54% contre 40%,
06:30tandis que la candidate LR, soutenue par les macronistes,
06:34dépasse péniblement les 5%.
06:36À Lyon, Grégory Doucet, écologiste, affilié à LFI,
06:40sauve sa mairie d'un souffle.
06:41Malgré la perte de la métropole au profit de la droite,
06:44il bénéficie de la campagne catastrophique
06:47de l'ancien président de l'OL, Jean-Michel Hollasse,
06:50soutenu par le camp macroniste
06:51et qui aura passé son temps à se justifier
06:53de ne pas être vraiment de droite.
06:55Lui qui fut pendant plusieurs décennies à la tête d'un club de football
06:58dont la majorité des supporters sont très ancrés
07:01de ce côté de l'échiquier.
07:03Comble pour le candidat fatigué,
07:05il est battu par un verre le jour de son anniversaire.
07:08Mais comme pour le football,
07:09le candidat conteste des irrégularités.
07:13Écoutez, ce qui n'est contesté,
07:15ce n'est pas le résultat en valeur absolue,
07:18c'est les irrégularités qui se sont produites
07:20tout au long de la journée
07:21et qui ont été constatées.
07:23Donc voilà, nous maintenons effectivement cette position.
07:27Coupable d'une campagne en dessous de tout,
07:29Hollasse avait un boulevard.
07:30C'est finalement le candidat à vélo
07:32qui l'a emporté.
07:34Sébastien Zurbain contraste avec un paysage national
07:36largement éclaté
07:38où aucun camp ne s'impose clairement.
07:40Le Rassemblement national poursuit sa progression inédite.
07:43Il remporte une cinquantaine de communes
07:45de plus de 3 500 habitants,
07:47dont 38 au second tour,
07:49s'enracinant dans le bassin minier
07:50avec 14 villes dans le Pas-de-Calais de Brunobilde,
07:54mais aucune dans le nord voisin,
07:56en dépit de la présence de 6 députés et 1 sénateur.
07:59Parmi les prises nouvelles du RN,
08:01la Seine-sur-Mer, plus de 60 000 habitants,
08:03mais aussi deux villes d'environ 50 000 habitants
08:05avec Carcassonne et Cagnes-sur-Mer,
08:07également 6 villes d'environ 30 000 habitants,
08:10dont Menton,
08:11où le fils Sarkozy a échoué
08:13malgré le ralliement de sa concurrente au second tour.
08:16Pourtant, l'échec à Toulon symbolise les limites.
08:19Lors la Vallette, pourtant en tête au premier tour,
08:22s'incline face à José Massy,
08:24d'hiver droite,
08:25et le RN ne récupérera pas cette mairie,
08:27prise le temps d'un mandat en 1995.
08:30Pas de surprise non plus à Marseille.
08:32Le RN progresse donc,
08:34mais reste bloqué aux portes des très grandes villes.
08:36Marine Le Pen n'a pas caché ce sentiment un peu mitigé.
08:39C'est une très bonne soirée, objectivement.
08:43Évidemment, on est un peu déçus pour Laure et pour Franck.
08:47Il y a une foison de petites villes qui ont été gagnées,
08:50ou de villes moyennes d'ailleurs,
08:52qui ont été gagnées par le Rassemblement national.
08:54Côté allié du RN,
08:55l'UDR de Ciotti signe une victoire retentissante à Nice
08:58et conserve la ville de Montauban, dans le Tarn-et-Garonne.
09:00Le parti progresse aussi à travers ses alliances avec le RN un peu partout en France.
09:05La France insoumise, à gauche, signe, elle, quelques percées remarquables.
09:10Victoire à Roubaix avec David Guiraud,
09:12Creil, Voix-en-Velin, Vénitieux, Saint-Fond.
09:14Des succès qui flèrent bon la nouvelle France pour Jean-Luc Mélenchon.
09:17Une victoire qui témoigne d'un changement ethnique profond dans le pays
09:20et d'une stratégie agressive qui paye dans certains électorats.
09:24Ainsi, la vieille communiste Michel Piccard est défaite par Idir Boumertit.
09:29Ça méritait bien un petit coup d'international, pas loin de pleurer.
09:47Un changement de visage qui a pu être observé à d'autres endroits en France,
09:50notamment au Blanc-Ménil en Seine-Saint-Denis,
09:52où le divers gauche Demba Traoré l'emporte sur l'ELR.
09:55Thierry Meignan a été forcé de quitter la mairie sous escorte policière.
10:15A gauche, PS écologistes et communistes ne gagnent qu'en coalition.
10:19Sans union large, leur score s'effondre.
10:22Le PS conserve Nantes avec le soutien de LFI et des villes comme Lille, Rennes ou Dijon,
10:26mais Père, Brest, Limoges, Clermont-Ferrand et symboliquement Tulle, la ville de François Hollande.
10:31A Strasbourg, c'est l'ascenseur émotionnel qui a eu cours,
10:34avec la victoire de l'ancienne maire Catherine Trottmann,
10:37socialiste évincée du PS car allié à Horizon,
10:40qui avait été donnée perdante contre l'Union des Gauches,
10:42puis finalement gagnante quelques minutes plus tard.
10:45Les écologistes et communistes survivent uniquement
10:47grâce à des accords techniques ou politiques comme à Tours ou Grenoble.
10:51Les Républicains résistent mieux que prévu.
10:55Ils conservent la quatrième ville de France avec Toulouse et Jean-Luc Moudinque
10:58et réalisent un coup historique à Besançon.
11:01Ludovic Fagot met fin à 73 ans de règne de la gauche depuis 1953.
11:06Autre gain symbolique, Brest, Limoges, Cherbourg, Clermont-Ferrand,
11:10pour une Retailleau, peut revendiquer le maintien de LR comme première force locale
11:14en dépit de la déroute dans les trois premières villes du pays.
11:18Les Républicains et leurs alliés remportent le plus grand nombre de voix
11:22et le plus grand nombre d'élus.
11:25Merci de votre confiance.
11:26Les Républicains et leurs alliés, c'est là que le bas blesse.
11:30Qui sont ses alliés ?
11:31Le Modem, Renaissance, Horizon ?
11:34Car si les Républicains s'en sortent bien, comme le PS,
11:36les alliés, seuls ou en tête d'affiche, déchantent.
11:40Ainsi, François Béroux a-t-il perdu son fief à peau,
11:43tandis qu'Horizon n'a pas grand-chose à se mettre sous la dent,
11:45hormis la victoire d'Edouard Philippe au Havre.
11:47Renaissance, le parti macroniste ne remporte que deux villes de première importance,
11:52et cela en coalition à Bordeaux et Annecy,
11:55ce qui n'a pas empêché Gabriel Attal de se flatter de faire mieux
11:58que le précédent scrutin qui lui était très mauvais.
12:01Nous doublons notre nombre d'élus locaux partout en France
12:04à l'issue de ces élections municipales.
12:07Nous progressons et nous renforçons notre implantation locale.
12:11Une progression très relative qui pourrait faire de renaissance
12:14un modem bis après 2027 et le départ du président Macron.
12:18Le bilan de ces élections municipales pèsera directement
12:21sur les sénatoriales de septembre prochain.
12:24Le Sénat, miroir des équilibres territoriaux,
12:26reflètera ainsi cette fragmentation avec une très forte progression du RN
12:30à prévoir.
12:31Un maintien de la majorité LR.
12:33Le centre devrait dévisser un peu
12:35quand la gauche peinera à conserver tous ses sièges.
12:42Et en Allemagne, les électeurs étaient également appelés aux urnes
12:45pour le renouvellement du Parlement régional de Rénanie-Palatina.
12:49Les sociodémocrates se sont effondrés au profit de l'AFD,
12:52ce qui a permis aux conservateurs de la CDU de rafler la victoire.
12:56Le décryptage de Nicolas de Lambertory.
12:58La décennie 2020 marquera-t-elle l'écroulement de la social-démocratie allemande ?
13:05On peut désormais très sérieusement le penser.
13:09En recul significatif depuis plusieurs années,
13:12le SPD allemand avait enregistré un score historiquement bas
13:16aux dernières élections fédérales allemandes de février 2025,
13:20avec un score de 16%,
13:23le plus faible depuis 1887,
13:28c'est-à-dire à l'époque où Bismarck était encore chancelier du Reich.
13:33Et la tendance s'est confirmée en ce début d'année 2026,
13:37avec les élections régionales de mars
13:40qui se sont tenues dans le Bas-de-Württemberg
13:42et en Rénanie-Palatina de l'Inde, frontalier de la France.
13:47Dans le Bas-de-Württemberg,
13:48le SPD est passé en 15 ans de 23% des suffrages
13:52à 5,5% le 8 mars dernier,
13:56dépassant donc péniblement le seuil minimal requis
13:59pour obtenir des élus.
14:01Et en Rénanie-Palatina, ce dimanche,
14:04le SPD a pour la première fois depuis 1991
14:08perdu les élections régionales,
14:10tombant à 25% des suffrages
14:13et laissant donc la première place avec 31% à la CDU,
14:17le parti majoritaire de la coalition gouvernementale fédérale
14:21conduite par le chancelier Friedrich Merz.
14:23En parallèle, les nationalistes de l'AFD,
14:27malgré les pressions et les persécutions dont ils font l'objet,
14:30poursuivent leur progression,
14:32y compris dans les Landes de l'Allemagne de l'Ouest,
14:34avec presque 20% des suffrages.
14:37Et lorsque l'on observe l'évolution des votes
14:39par catégorie socio-professionnelle,
14:42on comprend soudainement d'où viennent les transferts de voix.
14:45Comme en France, avec le Front National,
14:47puis Rassemblement National,
14:49l'AFD est désormais devenu le premier parti ouvrier d'Allemagne.
14:54Et d'une façon similaire à l'abandon du vote PS ou PC
14:58par les ouvriers de France,
15:00les ouvriers d'Allemagne sont en train de massivement abandonner le vote SPD.
15:04La radicalisation du vote ouvrier en Allemagne
15:07est d'autant plus rapide
15:09que l'industrie allemande est en train de connaître
15:11un effondrement inédit depuis la guerre en Ukraine,
15:14avec le risque de voir ce phénomène encore s'accélérer
15:18avec la nouvelle hausse du coût d'énergie
15:20du fait de la situation au Proche-Orient.
15:22Et à la différence de la France,
15:25désindustrialisée de longue date,
15:26le vote ouvrier en Allemagne a encore un poids conséquent
15:30dans les rapports de forces électoraux.
15:32Quant à la CDU,
15:33elle reste stable grâce à la loyauté éternelle
15:37des boomers de l'Allemagne de l'Ouest.
15:39On se dirige donc pour le Land de Rennani-Palatina
15:43vers une gouvernance CDU-SPD
15:45similaire à celle qui gouverne actuellement l'Allemagne fédérale.
15:49Par ailleurs, la percée de l'AFD,
15:51qui frise désormais souvent les 20%
15:54dans de nombreuses régions ouest-allemandes,
15:57laisse entrevoir des raz-de-marée à l'Est.
16:00En effet, en septembre 2026,
16:03trois Land de l'Est verront leurs assemblées régionales renouvelées.
16:06Berlin, la Sachsenhalt,
16:08et le Mecklenburg-Pomeranie occidental.
16:12En Sachsenhalt et en Mecklenburg-Pomeranie occidental,
16:16les sondages donnent l'AFD à près de 35 voire 40%,
16:20c'est-à-dire proche de la majorité absolue en nombre de sièges.
16:24Si jamais le BSV, le parti de gauche populiste de Sarah Wagenknecht,
16:29parvient à passer la barre des 5% dans ces élections régionales,
16:33alors les partis du système se retrouveront peut-être
16:37dans l'impossibilité de constituer une majorité,
16:40étant donné que pour le moment, la ligne du BSV consiste à ne gouverner
16:43ni avec l'AFD, ni avec les partis du système,
16:47étant donné que les expériences jusqu'alors effectuées à l'échelle régionale
16:50se sont avérées décevantes pour le BSV.
16:53D'ici septembre, c'est-à-dire dans 6 mois,
16:56le gouvernement fédéral de Friedrich Merz risque donc de tout tenter
17:00pour barrer la route à l'AFD,
17:02en faisant usage de tous les moyens,
17:05même légaux, comme le dit l'expression.
17:07Mais en parallèle, l'impact de la guerre en Iran sur l'industrie allemande
17:11pourrait avoir un impact considérable
17:13et générer une incertitude politique aux proportions inédites outre-Rhin
17:18et donc décupler l'autoritarisme des euromondialistes
17:21qui ne tiennent plus leur pouvoir que par des procédés
17:25qui les rapprochent justement des pouvoirs autoritaires,
17:28auxquels ils donnent pourtant tant de leçons.
17:35Et partons à présent en compagnie de Renaud de Bourleuf
17:37pour l'actualité En Bref en France.
17:42Mortel municipal, dimanche, trois drames ont endeuillé
17:45le second tour des élections.
17:46A Annecy, vers 9h30, un homme de 81 ans
17:48a été victime d'un malaise cardiaque
17:50juste après avoir glissé son bulletin dans l'urne.
17:52Il est décédé sur place.
17:53Presque au même moment, à Carcassonne, une femme de 82 ans
17:56a fait un malaise dans son bureau de vote.
17:57Prise en charge par les pompiers,
17:59elle est morte dans le véhicule de secours.
18:00Enfin, à Saint-Etienne, un assesseur du bureau Jules Ferry,
18:03colicier du candidat RN Corentin Joussran,
18:05est décédé vers midi.
18:06Ces trois décès successifs témoignent d'un vieillissement
18:08de la population, notamment de la population
18:10qui vote en France.
18:12Lionel Jospin, ancien premier ministre socialiste,
18:14est décédé ce lundi à 88 ans.
18:16Né en 1937 à Meudon, il a dirigé le gouvernement
18:19de cohabitation de 1997 à 2002,
18:21période marquée par les 35 heures,
18:24le PACS ou encore la CMU.
18:26Premier secrétaire du parti socialiste soumis des rangs,
18:28ancien trotskiste lambertiste passé par l'ENA,
18:30et par l'enseignement,
18:31il restera surtout dans les mémoires
18:33pour avoir été éliminé dès le premier tour
18:35de la présidentielle de 2002
18:36au profit de Jean-Marie Le Pen,
18:37un revers qui l'avait conduit à quitter la vie politique.
18:40Figure de la gauche plurielle,
18:42artisan du programme commun réédité avec communiste et vert,
18:45il restera aussi l'homme du droit d'inventaire
18:47qui consistait à se donner la possibilité
18:49de critiquer le bilan des années Mitterrand.
18:51Si l'ensemble de son œuvre a largement contribué
18:53à l'affaiblissement de la France,
18:54c'est l'image d'une personnalité intègre
18:56qui semble demeurer dans l'esprit
18:58de beaucoup de Français à son propos.
19:00La désaide mafia devant les juges.
19:01Ce lundi, le procès de six membres du réseau de trafiquants
19:03s'ouvre devant la cour d'assises d'Aix-en-Provence
19:06pour un double assassinat commis en 2019.
19:08Un règlement de compte sur fond de rivalité
19:10entre narcotrafiquants.
19:11Un dispositif de sécurité,
19:12présenté comme sans précédent,
19:14doit engadrer durant trois semaines
19:15le transfert et la comparution des six accusés.
19:17Une centaine de policiers présents autour du tribunal
19:20pendant les audiences,
19:21mais aussi pour les transferts matin et soir,
19:22des accusés entre la cour d'assises
19:24et leurs prisons respectives.
19:25L'enjeu est important.
19:26Le coup de filet du 9 mars ayant conduit
19:28à 26 arrestations a montré
19:29que certains criminels incarcérés
19:30continuaient leur trafic depuis leur cellule
19:32dans un quartier prétendument hautement sécurisé.
19:35L'assassin d'Ivan Colonna
19:37renvoyé devant une cour d'assises spéciale.
19:39Quatre ans après l'agression mortelle du Corse
19:40détenu à perpétuité pour le meurtre
19:42du préfet Claude Erignac,
19:43Franck Elongabé est, à ce stade,
19:45considéré par les juges du parquet national antiterroriste
19:48comme un islamiste.
19:49En effet, le détenu est renvoyé
19:50devant la cour d'assises spéciale
19:51pour assassiner en relation
19:53avec une entreprise terroriste.
19:54Le 2 mars 2022, à la prison d'Arles,
19:56dans les Bouches-du-Rhône,
19:57Franck Elongabé, détenu radicalisé,
19:59avait violemment agressé Ivan Colonna
20:00dans une salle de sport restée sans surveillance,
20:03malgré le classement de l'agresseur
20:04comme « détenu particulièrement signalé ».
20:06Celui-ci aurait justifié son acte
20:08en affirmant que le Corse aurait insulté Mahomet.
20:10Depuis cet assassinat,
20:11d'autres voix s'élèvent
20:12pour dénoncer la responsabilité de l'État
20:14dans ce crime,
20:15pointant un manque de vigilance
20:16au sein de l'établissement.
20:17Une commission d'enquête
20:18a finalement rendu un rapport en 2023
20:20soulignant d'importantes défaillances
20:23dans la prison d'Arles.
20:2419 ans de défense du Frexit.
20:26Samedi, l'UPR,
20:27l'Union Populaire et Républicaine,
20:28présidée par François Asselineau,
20:30a fêté son 19e anniversaire.
20:31Une réunion qui a également permis
20:32de lancer sa campagne présidentielle
20:34pour l'élection de 2027.
20:36Notre objectif à nous,
20:38c'est d'attirer l'attention des Français
20:40sur le fait que 2027 est une élection,
20:43et je pèse mes mots,
20:46réellement capitale.
20:47Je dis bien capitale.
20:50Parce que,
20:52si comme je le pense,
20:55j'ai l'éparrainage,
20:57je serai le seul candidat
21:00à proposer aux Français
21:03non pas moins le Frexit
21:05que la reconquête
21:07de la souveraineté nationale,
21:08ce qui est la même chose
21:08mais présentée de façon plus positive,
21:11la reconquête
21:12de notre indépendance nationale.
21:15Reconquérir la souveraineté nationale
21:16de la France
21:17en commençant par sortir de l'Union Européenne
21:18et de nombreux autres organismes supranationaux.
21:21François Lassino a donc appelé
21:22à la mobilisation
21:23pour donner de l'élan
21:24à sa future campagne.
21:25Ne dites pas que l'UPR
21:27nous sommes seuls dans notre coin.
21:28Non, non, non, non.
21:29Nous, nous voulons que tous les Français
21:31de bonne foi,
21:33de bonne composition,
21:34qu'ils soient de droite,
21:35qu'ils soient de gauche,
21:37qu'ils soient catholiques,
21:38protestants,
21:39juifs,
21:40musulmans sunnites,
21:41musulmans chiites,
21:42hindous,
21:44bouddhistes,
21:45agnostiques,
21:46athées,
21:47qu'ils soient blancs,
21:48qu'ils soient noirs,
21:49qu'ils soient rouges,
21:50qu'ils soient verts,
21:51qu'ils soient jaunes.
21:52Tous les Français sont les bienvenus
21:53dans notre mouvement politique
21:55à partir du moment
21:56où ils ont compris
21:57que nous devons nous rassembler
21:58pour libérer la France
22:00de ce cancer
22:01qui est en train de nous détruire
22:03qui s'appelle
22:04la perte de l'indépendance
22:06et de la souveraineté nationale.
22:07Plusieurs personnalités
22:08ont également pris la parole
22:09lors de cette réunion de l'UPR.
22:11Louis Fouché,
22:11médecin urgentiste,
22:12a évoqué l'effondrement
22:13du système de santé français.
22:15Alors on m'a demandé
22:15de parler de la santé
22:16et justement je vais vous raconter
22:18un tout petit peu
22:18ce qui est en train de se passer
22:19dans le monde de la santé
22:20parce qu'il ne faudrait pas
22:21rester sur des images
22:22un peu surannées
22:23de votre médecin généraliste,
22:25bienveillant au fond de la campagne,
22:27gérant votre famille, etc.
22:29La santé en France
22:30n'est plus de cet ordre-là.
22:31Maintenant vous pouvez attendre
22:32aux urgences
22:32pendant des heures
22:33et puis éventuellement demain
22:34ou après-demain
22:35vous serez pris en charge
22:36ou vous pouvez même mourir
22:37sur un brancard
22:37au bout d'une semaine
22:38si vous êtes un petit vieux
22:39et qui n'en a ni donné à manger
22:40ni à boire.
22:41Ça c'est la réalité
22:42de ce qui est en train
22:42de se passer
22:43dans nos hôpitaux
22:44en 2026 en France.
22:46Cinquième économie du monde,
22:47plus pour longtemps.
22:49On est dans une voie
22:51de tiers-mondisation
22:52très importante.
22:53L'économiste des économistes,
22:55Philippe Béchade,
22:56était également à la tribune
22:57pour évoquer
22:57l'actualité géopolitique.
22:59Donc le chaos
23:00embête les Européens.
23:02Tiens,
23:03c'est quand même
23:03la deuxième fois
23:04qu'un chaos
23:05lié à une guerre
23:06embête les Européens.
23:08Le premier,
23:08c'est évidemment l'Ukraine.
23:10L'Ukraine,
23:10boum,
23:11allez,
23:11sanctions,
23:12les Russes,
23:13voilà,
23:14on ne veut plus de leur pétrole,
23:15on ne veut plus de leur gaz.
23:17C'est normal,
23:18on a le Qatar
23:19qui nous fournit.
23:20À Bas-Mars,
23:20on n'a plus le Qatar.
23:22C'est quand même ballot.
23:24Donc,
23:25une nouvelle fois,
23:28le chaos
23:29va nous retomber dessus.
23:31De quoi illustrer
23:32une nouvelle fois
23:32les conséquences toxiques
23:33de la dilution de la France
23:34sur l'échec international.
23:35Une dilution due
23:36à ces élites mondialistes
23:37qui se marient
23:38à des institutions
23:39permettant d'éteindre
23:40les puissances nationales.
23:44Et nous poursuivons
23:45avec l'actualité internationale.
23:49Donald Trump
23:50s'occupe parfois aussi
23:51des Américains.
23:51À partir de ce lundi,
23:52des agents de la police
23:53fédérale de l'immigration,
23:54l'Aïs,
23:54sont déployés
23:55dans les aéroports.
23:56Une mesure prise
23:57notamment pour combler
23:57le manque d'effectifs
23:58pour les contrôles
23:59de sécurité des passagers.
24:00En effet,
24:00plusieurs milliers
24:01de fonctionnaires fédéraux
24:02sont au chômage technique
24:02à cause de la paralysie budgétaire
24:04et les files d'attente
24:05deviennent interminables
24:06dans les aéroports américains.
24:08L'OTAN poursuit
24:09son jeu dangereux
24:10avec l'Ukraine.
24:10Une délégation de l'Alliance
24:11s'est rendue à Kiev
24:12conduite par l'amiral français
24:13Pierre Vendier.
24:14C'est la première visite
24:15de cette importance
24:16depuis le début du conflit
24:17ouvert avec Moscou
24:17en 2022.
24:18Selon le chef-adjoint
24:19du cabinet
24:20de Volodymyr Zelensky,
24:21les discussions
24:21conduisent à évoquer
24:22la participation
24:23de militaires ukrainiens
24:24à des exercices otaniens.
24:26Dans un entretien accordé
24:27à un média ukrainien,
24:28l'amiral Vendier
24:28a assuré du soutien
24:29de l'Alliance à Kiev
24:30mais a aussi expliqué
24:31qu'il fallait s'inspirer
24:32de la grande capacité
24:33d'adaptation
24:33dont l'Ukraine a su faire preuve
24:35notamment avec l'ère
24:35des drones.
24:36Cette réunion
24:37fut donc un nouveau rapprochement
24:38de Kiev avec l'OTAN
24:38rapprochement qui,
24:39rappelons-le,
24:40est une des raisons
24:41du conflit ouvert
24:41entre la Russie et l'Ukraine.
24:43Georgia Meloni
24:44tente de dompter
24:45la magistrature.
24:46Ce lundi,
24:46les Italiens votent
24:47un référendum sur la justice.
24:48La présidente du conseil
24:49leur propose de voter
24:50la séparation des carrières
24:51de procureurs et de juges
24:53ainsi que la création
24:53d'un conseil supérieur
24:54de la magistrature
24:55pour chaque fonction
24:56dont une partie
24:56serait désignée
24:57par tirage au sort
24:58pour limiter l'influence
24:59des différents courants politiques.
25:01Enfin,
25:01une haute cour disciplinaire
25:02composée de 15 membres
25:03dont 3 tirés au sort
25:04dans une liste
25:05seraient instituées.
25:06Georgia Meloni
25:07accuse souvent la magistrature
25:08de mettre à mal
25:08ses projets politiques.
25:10La Cisjordanie
25:11toujours sous le feu
25:12des Israéliens.
25:12Dans la nuit de samedi à dimanche,
25:14les attaques ont eu lieu
25:14sur plusieurs villages.
25:15Des colons israéliens
25:16auraient pris d'assaut les rues,
25:17incendiant les voitures
25:18et même des maisons
25:19ainsi qu'un centre médical.
25:20Au moins 10 personnes
25:21ont été blessées.
25:22Les autorités palestiniennes
25:23évoquent un emballement
25:24en Cisjordanie
25:25au cours des dernières semaines
25:26alors que 6 palestiniens
25:27y ont été tués
25:28depuis le 2 mars
25:28par des tirs de colons.
25:29Des attaques se poursuivent
25:30alors que le gouvernement israélien
25:31poursuit la construction
25:32de nouvelles colonies
25:33en Cisjordanie.
25:37Et voilà,
25:38nous approchons déjà
25:39de la fin de cette édition.
25:40Dès à présent,
25:41retrouvés politiques et échos.
25:42Pierre Bergerot
25:43reçoit l'analyste financier
25:44Philippe Béchade
25:45pour évoquer
25:45les conséquences désastreuses
25:47de la guerre en Iran
25:48sur la France.
25:49Cette guerre en Iran,
25:50Philippe Béchade,
25:51a peut-être un avantage.
25:53C'est celui de ramener
25:55les dirigeants européens
25:56à la réalité.
25:57On a entendu,
25:58c'était le 10 mars,
26:00c'est peut-être historique.
26:01Ursula von der Leyen
26:02a reconnu
26:03que le recul sur le nucléaire
26:07avait été une erreur stratégique
26:09on peut même peut-être
26:10parler pour nous
26:11de catastrophes industrielles.
26:14Et dans le même temps,
26:14le président Poutine,
26:16lui, a menacé l'Europe,
26:17c'était il y a quelques jours,
26:19de couper le gaz
26:20avant la date limite
26:21du 31 décembre 2026.
26:25Alors,
26:25est-ce que la mondialisation
26:27est toujours aussi heureuse
26:28à Bruxelles ?
26:29Non,
26:30mais là,
26:30c'est...
26:32J'avoue,
26:33je n'ai pas les mots.
26:34Avoir une présidente
26:36de l'Union européenne
26:37qui a applaudi dès demain
26:38tous les projets
26:39de fermeture
26:40des centrales nucléaires
26:41et notamment
26:42dans son pays,
26:43l'Allemagne,
26:44qui avait quand même
26:45jusqu'à 12 réacteurs.
26:47Et le dernier a été éteint
26:48juste avant
26:49le début
26:50de la guerre en Ukraine.
26:52Au niveau timing,
26:53c'était parfait.
26:55Le prix de l'électricité
26:56qui est associé
26:59au prix du gaz,
27:00ça s'associe
27:00à une trouaille
27:01formidable.
27:02C'est merveilleux.
27:03quand on a un gaz
27:03qui monte à 70 dollars,
27:06c'est fantastique.
27:08Donc,
27:08elle a poussé,
27:09elle a incité
27:11les pays
27:11qui avaient des réacteurs
27:12à les fermer.
27:13La Belgique,
27:14avec Engie,
27:14a fermé son dernier réacteur.
27:16Et là,
27:17d'un seul coup,
27:18elle dit,
27:18finalement,
27:19le nucléaire,
27:20ce n'était pas si mal.
27:21Mais c'est une hallucination.
27:23Comment peut-elle dire ça
27:24et ne pas démissionner ?
27:26Demain dès 7h,
27:27retrouvez le Zoom du jour.
27:29Michel Vieillefos,
27:30scientifique de référence
27:31en matière de climat,
27:32expliquera pourquoi
27:33la coûteuse bataille
27:34contre le CO2
27:35ne sert à rien.
27:36La Chine,
27:37l'Inde,
27:38les États-Unis
27:38n'en ont rien à faire
27:39du réchauffement climatique.
27:41Ils veulent continuer
27:42à polluer.
27:43Non,
27:44ce n'est pas qu'ils veulent
27:44continuer à polluer.
27:46Ils veulent continuer
27:46à se développer,
27:47en tout cas.
27:48À se développer.
27:49Alors,
27:49il y a deux choses
27:49derrière ça.
27:50D'abord,
27:51la Chine inaugure
27:53chaque semaine
27:53deux centrales à charbon
27:54qui vont durer
27:55pendant 40 ans.
27:56Mais ils inaugurent
27:57aussi des unes nucléaires.
28:00Oui, aussi.
28:00Mais la deuxième
28:01raison principale,
28:02c'est que l'Europe
28:03et l'Occident
28:04aspirent tout le gaz
28:05qui existe dans le monde.
28:08Parce que nous,
28:08on peut se le payer
28:09et que ces pays-là
28:10ne peuvent pas se le payer.
28:11Ils peuvent se payer
28:12que du charbon
28:13qui est beaucoup moins cher.
28:14Donc,
28:14les pays asiatiques
28:15consomment énormément
28:17de charbon
28:18pour se développer.
28:18Ils ne peuvent pas
28:19faire autrement.
28:20Si on voulait
28:20qu'ils en fassent
28:22un peu moins,
28:23il faudrait les laisser
28:24utiliser d'autres sources
28:25d'énergie.
28:27Et voilà,
28:27c'est déjà la fin
28:28de cette édition.
28:29Merci pour votre fidélité.
28:31Rendez-vous demain,
28:31même lieu, même heure.
28:32En attendant,
28:33portez-vous bien.
28:34À bientôt.
28:35Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations