- il y a 9 heures
Avec Lucas Jakubowicz, (journaliste politique, rédacteur en chef de "Décideurs magazine" et auteur de "Vote religieux, un tabou français" aux éditions de l'Observatoire) et Paul Cébille (rédacteur en chef d'Hexagone)
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Aquili.
00:06La vérité en face, il est 9h30, le débat avec nos invités, nous allons évidemment revenir sur le deuxième tour,
00:16les résultats de ces élections municipales,
00:18avec l'information qui prime ce matin, la mort de Lionel Jospin, l'ancien Premier ministre âgé de 88 ans
00:29et donc décédé, annonce officielle ce matin par l'agence France Presse.
00:34Avec nous autour de la table est restée avec nous Françoise Degoy, vous aviez bien connu l'ancien Premier ministre,
00:40vous aviez même suivi sa campagne,
00:42vous l'aviez évoqué à l'instant avant la pause, en 2002, pendant des années, oui. Avec nous également, Lucas
00:48Jakubowicz, bonjour.
00:50Bonjour.
00:50Vous êtes journaliste politique, rédacteur en chef de Décideur Magazine, auteur de Votre religieux, un tabou français, aux éditions de
00:58l'Observatoire,
00:59vous étiez venu dans cette émission, en parlé assez récemment sur Sud Radio. Également, Paul Sébille, le retour, bonjour.
01:05Bonjour.
01:05Jean-Paul, analyse d'opinion, rédacteur en chef de la revue Hexagone. Messieurs, vous avez un regard très acéré sur
01:12ce qui s'est passé dans cette campagne de deuxième tour.
01:15Nous allons évoquer également, en même temps, en parallèle, parce que tout est lié dans la vie politique de ce
01:20pays, la disparition de Lionel Jospin.
01:23Messieurs, je vais vous poser une question toute simple. Vous êtes des jeunes gens. Je commence par vous, Lucas Jakubowicz.
01:29Qu'est-ce que vous inspire Lionel Jospin, même si ce n'est pas votre génération ?
01:33C'est ma génération, parce que, entre guillemets, j'ai socialisé avec Lionel Jospin. Je me suis intéressé à la
01:39politique à l'époque.
01:41Lionel Jospin était en pleine ascension. J'étais adolescent, en fait.
01:44J'étais adolescent. Parlez bien dans le micro, oui.
01:45Ce que je me rappelle, c'est qu'en fait, c'est toujours la même chose. Il y avait Lionel
01:49Jospin et le patron du PS.
01:51Et ensuite, on avait les autres petits partis de gauche qui, automatiquement, étaient en position de faiblesse et s'alliaient
01:57au PS et à Lionel Jospin.
01:59Donc, Lionel Jospin, d'une certaine façon, était le chef et le boss de la gauche.
02:03Aujourd'hui, j'ai l'impression que ce n'est plus beaucoup le cas.
02:05Et quitte à être taquin, je pense qu'un adolescent, aujourd'hui, ne verrait pas Olivier Faure comme le boss
02:10de la gauche.
02:11Vous voulez dire qu'à l'époque, c'était plutôt bien organisé. La maison était tenue.
02:16Et il y avait une hiérarchie très claire entre le principal parti de la gauche qui était social-démocrate
02:20et le reste qui pouvait garder sa sensibilité, mais qui, in fine, ne devait son existence qu'au PS.
02:26Paul Tébéi, même question. Lionel Jospin, qu'est-ce que vous inspire l'ancien Premier ministre ?
02:32Quelle image, au fond ?
02:34En 2002, c'est vrai que pour notre génération, les trentenaires, c'est un peu le premier souvenir.
02:39Moi, je me souviens avoir célébré de joie la réélection de Chirac,
02:43mais je ne comprenais évidemment pas ce qui se passait vraiment.
02:45Par contre, c'est intéressant de voir le lien entre la situation à l'époque,
02:49la gauche très divisée, affaiblie d'une certaine façon, et aujourd'hui,
02:53puisque en 2017, en 2022, la gauche n'était pas au second tour, ce qu'on avait déjà vu en
02:572017.
02:58Et on le voit aujourd'hui avec les résultats des municipales.
03:01On sent que la gauche a envie d'union, mais ne sait pas vraiment comment l'exprimer.
03:07En partie parce que la faiblesse du PS relative, on le verra peut-être,
03:12mais facilite ces débats en interne et ne rend pas les choses évidentes pour 2027.
03:18Françoise Degoy, oui.
03:20Moi, je veux bien qu'on fasse un monde idéal de ce qu'était la gauche avec Lionel Jospin.
03:26Lionel Jospin, l'hégémonie du PS, a été aussi une forme de dramaturgie pour l'ensemble des partis.
03:32C'était totalement castrateur, et à tel point que la première rupture se fait avec l'homme
03:37qui a permis à François Mitterrand d'unir le Parti Socialiste, c'est Jean-Pierre Chevènement.
03:41Quand on était, moi j'étais même toute petite, 71 congrès d'Épinay,
03:45c'est grâce à Jean-Pierre Chevènement que François Mitterrand devient lui véritablement le boss de toute la gauche.
03:50Et puis la réalité, c'est que le premier qui ronde avec Lionel Jospin, c'est Jean-Pierre Chevènement.
03:54Il ronde sur la question, vous connaissez bien Jean-François, sur la question de la Corse.
03:58Et c'est une rupture d'une violence extrême.
04:00Et là, tout commence à se détricoter.
04:04Et on se rend bien compte qu'en réalité, les partenaires communistes, etc., étouffent avec cette hégémonie du Parti Socialiste.
04:11Et d'une certaine manière, c'est tout à fait normal.
04:13C'est-à-dire que, moi j'ai envie de dire, peut-être qu'aujourd'hui le Parti Socialiste n
04:17'est pas si faible que vous voulez bien le dire.
04:19Il a juste un problème de cohérence. LFI, c'est antisémite ou ça n'est pas ?
04:22Bon, donc là, à mon avis, c'est un sujet majeur pour la présidentielle.
04:27Mais la réalité, c'est qu'il vaut mieux avoir des partis qui respirent, même si c'est un peu
04:33en apparence bordélique.
04:34Je vous assure qu'avec Lionel Jospin, c'était tellement au carré, c'était tellement autoritaire, c'était tellement hégémonique.
04:40Qu'est-ce qui s'est passé ? Eh bien, tout le monde est parti pour la présidentielle.
04:44Christiane Taubirin est parti, Jean-Pierre Chevènement est parti.
04:46Et à la fin, il manque 200 000 voix à Lionel Jospin.
04:49Mais c'est aussi lié à cette maladie socialiste, et pourtant j'aime le Parti Socialiste,
04:55mais c'est lié à cette maladie socialiste de l'hégémonie.
04:59Et d'une certaine manière, ok, c'est un peu bordélique là,
05:03mais la réalité, c'est qu'il faut laisser vivre les partenaires.
05:06On ne peut pas avoir d'alliages qui tiennent sur l'autorité.
05:12Et regardez Jean-Luc Mélenchon, il est un camarade de Lionel Jospin.
05:17Ils ont même été l'amberto tous les deux.
05:19Lionel Jospin vient de l'OCI, et Jean-Luc Mélenchon vient de l'OCI.
05:22C'est-à-dire le trotskisme le plus dur.
05:25La réalité, c'est que Jean-Luc Mélenchon, qui a été socialiste pendant très longtemps,
05:29au moins un quart de sa vie, connaît très bien le jeune Jospin,
05:32et gère la France Insoumise, comme on pouvait gérer le Parti Socialiste,
05:37en vertical comme ça.
05:39Mais à un moment donné, ça craquera,
05:40parce que les temps ne sont plus à la verticalité,
05:42ils sont à l'horizontalité.
05:44Alors, il y a des tweets qui sortent,
05:46des messages sur X, le réseau X de Jean-Luc Mélenchon,
05:50qui apprend le décès avec tristesse, dit-il, de Lionel Jospin.
05:54Que dit Jean-Luc Mélenchon ?
05:55Il dit, ce fut un modèle d'exigence et de travail,
05:58il restera l'homme des 35 heures.
06:00Ça a été dit par nos auditeurs tout à l'heure,
06:02de l'alliance rouge-rose-vert, et oui, souvenir,
06:05du refus de toucher à l'âge de départ à la retraite,
06:08et une présence intellectuelle dans un univers qui partait à la dérive.
06:12J'ai été son ministre de l'enseignement professionnel,
06:14et son appui total dans cette tâche reste mon souvenir reconnaissant.
06:19Il y a une petite note, on va dire, de nostalgie.
06:22Si l'on regarde la situation actuelle,
06:24je commence par vous, Lucas Jakubowicz,
06:26aujourd'hui, vous disiez, jadis,
06:29vous avez grandi avec l'image d'un Premier ministre
06:33qui tenait la boutique, si je puis dire,
06:35et les choses, les rôles étaient bien partagés.
06:37Quand vous voyez les résultats des élections municipales,
06:40et ce matin, Pierre Jouvet,
06:42le secrétaire général du Parti Socialiste,
06:43a semblé vouloir enjamber un petit peu cette réalité,
06:46vous diriez que la boutique n'a pas été tenue cette fois-ci ?
06:50Ça dépend de ce qu'on appelle tenir la boutique.
06:54Si tenir la boutique, c'est avoir des conditions,
06:57être droit dans ses bottes,
06:58dire ce qu'on fait et faire ce qu'on dit,
07:00effectivement, la boutique n'est pas tenue.
07:02Je vous rappelle quand même qu'une semaine avant le second tour,
07:05le Parti Socialiste avait dit que le LFI serait été un parti antisémite,
07:09violent, et que jamais il n'y aurait d'accord national,
07:12ce qui signifiait d'ailleurs qu'il pourrait y avoir des accords locales.
07:15Mais à l'époque de Jospin,
07:16on aurait dit pas d'accord national et pas d'accord local.
07:19Les choses auraient été beaucoup plus carrées, disons.
07:25Donc non, aujourd'hui, la boutique est bien moins tenue,
07:27il n'y a plus d'armature idéologique,
07:29on ne sait plus trop où on va,
07:30mais je précise quand même qu'il y avait des débats internes.
07:33Déjà à l'époque de Lionel Jospin,
07:34il y avait vraiment le débat entre
07:36est-ce qu'on prend la social-démocratie
07:40sauce Tony Blair-Girard Schroeder à l'époque,
07:42ou bien est-ce qu'on reste sur une gauche traditionnelle ?
07:44Il y avait ce débat.
07:45Jospin avait choisi, je tiens à le dire.
07:47Excuse-moi Lucas,
07:48c'est vrai que Jospin avait choisi,
07:49j'ai des souvenirs de déplacement au Danemark
07:51où il évite soigneusement de croiser Tony Blair
07:54parce qu'il sait très bien que par rapport à la gauche française,
07:57Tony Blair, c'est la pop star de l'époque,
08:00c'est vraiment le Pedro Sanchez côté libéral,
08:04c'est la star socialiste, si vous voulez, de l'Europe.
08:08Et Jospin a vraiment un problème,
08:10d'abord de jalousie un peu masculine je pense,
08:12mais aussi il a vraiment un problème de positionnement.
08:15Il sait que ça ne peut pas passer avec sa gauche
08:17et vous avez raison de souligner ça,
08:19Lucas, on lui fera beaucoup de reproches,
08:21d'ailleurs pendant la campagne présidentielle,
08:24d'avoir dérivé sur les rives sociales libérales de Tony Blair.
08:27Mais je rappelle quand même qu'à l'époque de la gauche pluriale,
08:31à l'époque où Lionel Jospin était Premier ministre,
08:34même quand on est de droite,
08:35il faut reconnaître que les indicateurs économiques étaient bons,
08:39le taux d'emploi augmentait,
08:41la dette publique diminuait.
08:42Il y avait même une cagnotte, Lucas.
08:44Et on avait même un budget qui n'était pas excédentaire,
08:47mais en tout cas on comblait le déficit.
08:50Mais c'est vrai qu'il y avait à l'intérieur du Parti Socialiste
08:52vraiment le débat entre on est la gauche sociale traditionnelle
08:56ou on est la gauche plus rocardienne sociale démocrate.
09:00Mais à l'époque, la synthèse se faisait.
09:02Et comme vous disiez tout à l'heure, Françoise,
09:04finalement en public, personne vraiment ne contestait.
09:09Ce débat qui a donné lieu à des déchirements
09:11sous la présidence Hollande
09:12et qui aujourd'hui, eh bien,
09:14Dolcebi se vérifie dans les urnes.
09:16Il y a une forme de rupture.
09:18Que dites-vous ce matin,
09:20pour avoir analysé, tout comme Lucas Jakibowicz,
09:22les résultats des élections,
09:24et nous revenons à Lionel Jospin, rassurez-vous,
09:27de deuxième tour,
09:28enfin des élections municipales tout court,
09:29vous diriez que ces accords qui ont échoué
09:33sont au fond epsilon,
09:35comme a semblé vouloir le dire Pierre Jouvet ce matin
09:37sur Sud Radio,
09:38ou au contraire sont un véritable échec pour la gauche ?
09:42C'est quand même un échec
09:44parce qu'on n'a toujours pas résolu
09:46ce problème d'incarnation déjà, premièrement.
09:48Et ces débats, Lucas l'a rappelé,
09:51sur l'antisémitisme,
09:52et plus généralement sur la ligne,
09:54mais l'antisémitisme c'est intéressant
09:55parce que, par exemple, à Strasbourg,
09:58où LFI s'est allié aux écologistes,
10:00dans les quartiers où il y a une forte communauté juive,
10:02les gens ont plutôt voté
10:04pour Catherine Trottmann, socialiste,
10:06alors qu'elle d'habitude est votée plutôt à droite
10:08ou au centre,
10:09justement par crainte de ça,
10:11de LFI, de cette gauche
10:12qui est vue comme hostile,
10:15considérée comme hostile.
10:15Donc finalement, ces problèmes-là,
10:18donc le PS avait dit qu'on ne s'allie pas,
10:19finalement ils le font de façon locale,
10:22ça ne fonctionne pas aussi bien
10:24qu'on l'imaginait.
10:26Moi je pense, notamment même à Nantes,
10:29la droite a fait un très très bon score à Nantes,
10:31la maire socialiste a été réélue,
10:33mais malgré tout, quand même,
10:35pas si facilement que ça.
10:36Donc la réussite de ça,
10:39elle est très localisée,
10:39de toute façon, on ne peut pas faire
10:41une lecture nationale de ce qui s'est passé,
10:43mais...
10:43Ah si, quand même.
10:44Un petit peu quand même.
10:45C'est un plantage total des accords de LFI.
10:47C'est-à-dire, les accords avec LFI
10:49n'amènent que l'échec...
10:51Pardon, je...
10:51Non, non, non, allez-y, allez-y.
10:52...n'amènent que l'échec,
10:54sauf à Nantes, bien sûr.
10:56Dans toutes les conquêtes,
10:57le PS tout seul gagne,
11:00c'est-à-dire Saint-Étienne-Amiens.
11:01Dans toutes les conquêtes
11:02où il est allié avec LFI,
11:04il perd.
11:04C'est vraiment implacable,
11:06que ce soit Limoges
11:07ou que ce soit Avignon.
11:08Et évidemment, ne parlons pas de Toulouse,
11:10qui est le symbole.
11:11Lucas, Jacques Ibovich ?
11:12Oui, oui, Paul parlait de Toulouse
11:14et de la communauté juive.
11:15Moi, je...
11:15De Toulouse, de Strasbourg, pardon.
11:17Mais à Toulouse aussi.
11:17Ce qui est intéressant en Strasbourg,
11:18c'est qu'il y a des quartiers
11:19qui sont des cités
11:21avec un électorat
11:22qui est très LFI compatible.
11:24Notamment les quartiers
11:26de Haute-Pierre
11:26et de Cronenbourg.
11:28Et au premier tour
11:29et au deuxième tour,
11:30il faut quand même rappeler
11:31que LFI n'a pas surperformé
11:32dans ces quartiers.
11:33C'est Catherine Trottman
11:34qui a terminé en tête.
11:35Donc Catherine Trottman
11:36non seulement termine en tête
11:38dans les quartiers plutôt bourgeois,
11:39mais aussi dans les quartiers populaires.
11:41Et j'aimerais profiter
11:42de quelques minutes d'antenne
11:43pour quand même
11:45dégonfler une idée reçue.
11:46Quand Jean-Luc Mélenchon dit
11:47nous, ce qui nous intéresse,
11:48c'est la jeunesse
11:49et les quartiers populaires,
11:51en réalité,
11:52quand on regarde
11:52le résultat des municipales,
11:54dans les quartiers populaires,
11:56à la fin,
11:56il n'a pas forcément cartonné.
11:58Alors qu'il dit
11:59que c'est un immense succès.
12:01C'est faux.
12:02C'est faux.
12:02C'est faux.
12:02La réalité électorale,
12:04c'est autre chose.
12:04Moi, je regarde
12:05les éléments de langage
12:06des politiques, très bien.
12:07Je regarde la carte électorale.
12:08Je prends par exemple
12:09le cas de Montpellier.
12:11Montpellier,
12:11la candidate à la fin,
12:13Nathalie Oziol,
12:14a fait, mais vraiment,
12:15c'est la quintessence
12:16de la rôtape communautaire.
12:17En allant plus ou moins suggérer
12:18que Mickaël Delafosse
12:20était sioniste génocidaire.
12:21Bien sûr.
12:21En accent sa campagne
12:22dans les quartiers populaires
12:24de la Mosson
12:25et de la Payade.
12:27Quartiers dans lesquels
12:28une mère de famille voilée
12:29avait interpellé
12:29le président de la République
12:30en disant
12:31mais en fait,
12:32il n'y a pas de diversité
12:32dans ces quartiers.
12:34On regarde les résultats
12:35de la fille
12:36dans ces quartiers populaires.
12:39Nathalie Oziol,
12:40elle est quatrième.
12:40Elle est derrière
12:41le maire de la Fosse.
12:42Elle est derrière
12:43Mohad Altrade
12:43et elle est derrière
12:44Philippe Sorel
12:45qui est très implanté localement.
12:47Vous voyez ?
12:47Et là où elle fait
12:48ses meilleurs scores
12:48à Montpellier,
12:49c'est dans les quartiers Bobo.
12:51Les intellectuels.
12:52Et même dans les quartiers
12:54nord de Marseille,
12:54c'est pareil.
12:55Je voudrais aller dans le sens
12:57de ce que dit Lucas
12:58qui est tout à fait réel
12:59et résumer
13:00pour les gens qui nous écoutent,
13:02aller regarder
13:02dans les quartiers,
13:03c'est tout à fait juste
13:04ce qu'il dit.
13:04Pour résumer en une phrase,
13:06LFI a pris
13:07dix mairies.
13:09Sur les dix mairies,
13:11il y en a neuf
13:11qui étaient des mairies
13:12de gauche.
13:13C'est-à-dire que LFI
13:14qui est le champ
13:15entre officiellement
13:16dans les éléments
13:17de l'Union de la Gauche,
13:18etc.
13:18Les plus gros gains
13:20se font sur le dos
13:22de candidats socialistes.
13:23Le principal,
13:24c'est évidemment
13:24Saint-Denis
13:25avec Mathieu Annot.
13:26Deux réactions
13:27à la disparition
13:28de Lionel Jospin.
13:29Ségolène Royal
13:29nous quitte avec lui
13:31un idéal politique,
13:32dit-elle,
13:32d'une rare honnêteté,
13:33guittée par une exigence
13:35morale constante.
13:37C'est une idée
13:37qui revient souvent.
13:38Yann Brossat également
13:39qui a participé
13:41au succès
13:42d'Emmanuel Cagor
13:42à Paris
13:43qui écrit
13:44il incarnait
13:45une certaine idée
13:46de la politique
13:47faite de rigueur morale
13:48là encore
13:48et de l'été intellectuelle
13:50loin des tapages
13:51de la démagogie.
13:52La France,
13:52Paris et le 18ème
13:54on revient aux élections
13:55lui doivent beaucoup.
13:57Nous poursuivons
13:58ce regard
13:59sur ce deuxième tour
14:00des élections municipales
14:02et la disparition
14:03à 88 ans
14:04de Lionel Jospin.
14:05Vous restez avec nous.
14:05La vérité en face,
14:06la suite 0826 300 300
14:08si vous souhaitez
14:09participer à tout de suite.
14:11Le Grand Matin Sud Radio
14:12La vérité en face
14:14Jean-François Aquilin
14:16Allez le résultat
14:16de ces élections municipales
14:18et quel regard porté
14:20sur ce qui va se produire
14:21désormais
14:22d'ici à 2027
14:23qui gagne
14:24qui perd
14:25chacun est plus ou moins
14:26vainqueur dans son coin
14:27chacun a revendiqué
14:29sa part de victoire
14:30hier soir
14:30c'était assez cocasse
14:31plus que jamais
14:32c'est très difficile au fond
14:34de décider
14:35qui gagne
14:35qui perd
14:37c'est quand même aussi
14:39on va dire
14:41la transcription
14:41de ce qui se passe
14:42désormais
14:43dans la vie politique française
14:44ce très grand morcellement
14:45de la vie politique
14:46Françoise Degoy
14:47Oui je suis d'accord
14:48mais vous verrez
14:49qu'en termes de masse électorale
14:51vous verrez que
14:52les deux grands partis
14:53de gouvernement
14:53sont objectivement
14:54les vainqueurs
14:55de ces élections
14:56Oui mais encore
14:56qu'ils se qualifient
14:58pour le deuxième tour
14:58de l'élection présidentielle
14:59qui est une autre mécanique
15:00J'allais vous le dire
15:01c'est à dire que
15:02autant Jordan Bardella
15:03peut échouer
15:04dans les municipales
15:05et ça ne remet pas
15:06en cause
15:07son positionnement
15:08et sa performance
15:09en 2027
15:11l'an prochain
15:11ça n'est pas vrai
15:12pour Bruno Retailleau
15:13ça n'est pas vrai
15:14pour le Parti Socialiste
15:15Et ce matin
15:15la mort
15:16de Lionel Jospin
15:18l'ancien Premier ministre
15:19à 88 ans
15:20Paul Sébille
15:21dans le message
15:22qu'écrit
15:25Jean-Luc Mélenchon
15:26sur le réseau X
15:26il rappelle
15:27ce modèle
15:28d'exigence
15:29de travail
15:30c'est ce que dit
15:30l'ancien ministre
15:31de Lionel Jospin
15:32il restera l'homme
15:34des 35 heures
15:34de l'alliance rouge
15:35rose-vert
15:36et du refus
15:37de toucher
15:38à l'âge de départ
15:39de la retraite
15:40qui sont des sujets
15:41très actuels
15:41qui se sont retrouvés
15:43dans le scrutin
15:44des récentes législatives
15:46et quelque part
15:47en creux
15:47cette gauche-là
15:48qui est aujourd'hui
15:50fracturée
15:51Paul Sébille
15:53dans ses élections
15:54municipales
15:54que dites-vous
15:55de la gauche
15:56aujourd'hui
15:56est-ce qu'elle vous apparaît
15:57irréconciliable
15:58au regard
15:59des résultats
16:00d'hier soir ?
16:02alors ça
16:02c'est sans doute
16:03le cas
16:03mais je reprends
16:05ce que disait Mélenchon
16:06et les réussites
16:07qu'il donne
16:08à Jospin
16:09notamment les 35 heures
16:10qui nous rappellent
16:10que Mélenchon
16:10était un homme
16:11du parti socialiste
16:12avant
16:12la majeure partie
16:14de sa vie politique
16:14ne l'oublions jamais
16:16mais justement
16:16les 35 heures
16:17c'est un des bilans
16:18très ambigu
16:19de la gauche
16:20puisque c'était
16:21évidemment une promesse
16:22à l'époque
16:22notamment face
16:23aux échecs de la droite
16:24en 97
16:26mais qui ont eu
16:27des effets
16:27sur l'économie
16:28et sur la société
16:29qui pèsent encore
16:30sur la gauche
16:31les 35 heures
16:32c'est aussi
16:33la smicartisation
16:34la société
16:35c'est-à-dire que
16:36pour réaliser les 35 heures
16:38on a embauché
16:38plus de gens
16:39mais notamment des jeunes
16:41à bas salaire
16:42au niveau du SMIC
16:43et qui ont entraîné
16:44un petit peu tout ça
16:44via les exonérations
16:45de charges
16:46etc
16:46donc d'une bonne idée
16:48souvent
16:48et c'est vrai que le parti socialiste
16:49a eu cette image-là
16:51très positive
16:53les réussites sociales
16:54etc
16:54mais qui ont eu
16:55des effets
16:56très négatifs
16:57et qui aujourd'hui
16:57pèsent sur ces chances
16:58et les chances de la gauche
17:00de l'emporter
17:00puisque les français
17:01n'ont plus confiance
17:02à l'époque
17:03les français étaient
17:04d'accord pour les 35 heures
17:05mais préféraient
17:06que ça se fasse
17:06au niveau des entreprises
17:08et pas de l'état
17:08je rappelle
17:09qu'entre les deux
17:10il y a eu un président
17:11de la république
17:11qui s'appelle François Hollande
17:12donc je pense
17:12qu'ils n'ont pas été
17:13si échoués que ça
17:15parce qu'il y a deux choses
17:16mais c'est vrai qu'il y a deux choses
17:18l'élection de Hollande
17:19s'est aussi fait beaucoup
17:20sur le rejet du sarcozisme
17:22notamment
17:22on peut trouver tout
17:24effectivement
17:25François Hollande
17:25il est élu très largement
17:27il est élu sur une promesse
17:29qu'il n'a pas tenue
17:30donc c'est vrai qu'il y avait
17:30un malaise peut-être aussi
17:32le calécuboviste
17:33vous vous rappeliez tout à l'heure
17:34que Lionel Jostin
17:35quelque part
17:36avait inauguré
17:37le quinquennat
17:38puisqu'il a régné
17:39pendant 5 années
17:40en cohabitation
17:41avec Jacques Chirac
17:42il avait les clés
17:43il avait les pleins pouvoirs
17:44sauf peut-être
17:45à l'international
17:46et il a été aussi
17:48précurseur
17:49Lionel Jostin
17:50en matière de mécanique
17:51électorale
17:52si je puis dire
17:53avec un brin d'ironie
17:55puisque nous regardons
17:56là
17:56au regard de ce qui s'est passé
17:58hier au municipal
17:59ce qui peut se produire
18:01l'an prochain en 2027
18:02puisque Lionel Jostin
18:03mon cher Lucas Jakubovic
18:05aurait été celui aussi
18:06qui était promis
18:07pour être le futur
18:08locataire de l'Elysée
18:09et a chuté
18:10au soir du premier tour
18:12de l'élection présidentielle
18:13je vous dis ça parce que
18:15à cause du quinquennat
18:16je vous rappelle
18:17à cause de l'ouverture
18:18mais ça raconte aussi
18:19ce qui peut se produire
18:20l'an prochain
18:21c'est l'émiettement
18:22que ce soit pour la droite
18:23ou pour la gauche
18:24des candidatures
18:25et c'est ce que nous regardons
18:26au sortir de ces municipales
18:28qui peut disqualifier
18:30des favoris
18:30pour le deuxième tour
18:32et Jean-Luc Mélenchon
18:33vise un gros score
18:35qui serait un petit score
18:36mais au-dessus des autres
18:37pour être qualifié
18:38en fait ce qu'il faut avoir
18:39à l'esprit
18:39c'est qu'il ne faut pas
18:40regarder le résultat
18:41des élections municipales
18:42pour prévoir
18:43un résultat de présidentielle
18:45ça ne se vérifie jamais
18:46je vous rappelle que par exemple
18:48en 2019
18:48tout le monde avait parlé
18:49de vague verte
18:50en réalité la vague verte
18:51était cantonnée
18:52à certaines grandes métropoles
18:53et quand vous regardez
18:54les élections présidentielles
18:56quelques années plus tard
18:57les verts finissent
18:58à 5%
18:59ce qu'il faut vraiment
19:00avoir à l'esprit
19:00quand on parle
19:01d'élections municipales
19:02c'est que la majorité
19:03des communes
19:03ne sont pas partisanes
19:05n'ont pas de liste
19:06avec des politiciens
19:08encartés
19:08ont parfois un seul candidat
19:10donc moi je dis
19:10à tous ceux qui nous écoutent
19:11attention
19:12vous pouvez regarder
19:13le résultat des municipales
19:14mais en aucun cas
19:15il n'y aura des conclusions
19:16à en tirer
19:17pour la présidentielle
19:18il y a peut-être
19:19une petite conclusion
19:20à en tirer
19:20sur l'union de la gauche
19:21que sur le papier
19:23l'union de la gauche
19:23peut se faire plus
19:24d'un point de vue sociologique
19:25dans les grandes métropoles
19:26que dans les petites villes
19:27ça a foiré
19:28dans les grandes métropoles
19:30donc j'imagine
19:31pas du tout
19:31toutes les grandes métropoles
19:32je veux dire
19:33l'Union LF-IPS
19:34l'Union LF-IPS
19:35je veux dire
19:36a foiré dans les grandes métropoles
19:38alors que c'était
19:38le terrain le plus favorable
19:40et donc j'ose même pas penser
19:41ce que ça aurait fait
19:42dans des sous-préfectures
19:43il reste 40 secondes
19:46Emmanuel Grégoire
19:46a pris la décision
19:47juste
19:47dernière chose
19:49si bien sûr
19:50il faut s'occuper
19:51des municipales
19:53pour une seule chose
19:54la force que ça envoie
19:55Lionel Jospin
19:56en 2001
19:56perd les municipales
19:58et on croit
19:58qu'il les a gagnées
19:59avec Toulon et Paris
20:00avec Marseille
20:01avec pardon
20:02Paris, Lyon
20:03et Dijon
20:04en réalité
20:05il les a perdus
20:05et ça envoie
20:06un terrible signal
20:08de faiblesse
20:09pour 2002
20:10et la présidentielle
20:10Paul Sébille
20:11il aurait été précurseur
20:13à son corps défendant
20:14oui
20:15c'est ça
20:16sur ce premier échec
20:18qu'on a vu
20:19en 2017
20:202022
20:20je le rappelle
20:21l'absence de la gauche
20:22et attention à la lecture
20:23de ces résultats
20:24oui bien sûr
20:24évidemment
20:25ça c'est évident
20:26surtout de nos jours
20:27merci à tous les trois
20:28Françoise Degoy
20:29Lucas Kikimovic
20:30et Paul Sébille
20:31pour ce regard croisé
20:32sur les élections municipales
20:34et la disparition
20:34de Lionel Jospin
20:36dont il sera éminemment
20:37question avec vous
20:39Valérie Expert
20:39bonjour
20:39mettez-vous d'accord
20:40bonjour
20:40bonjour à tous
20:41nous allons effectivement
20:43continuer
20:44sur les résultats
20:46des élections municipales
20:48on vous attend
20:48auditeur de Sud Radio
20:500826 300 300
20:51la mort de Lionel Jospin
20:53que représentait
20:54Lionel Jospin
20:55pour vous
20:56quels souvenirs
20:57avez-vous de lui
20:57et puis c'est quoi le problème
20:59et bien
20:59le monde pourrait connaître
21:01sa pire crise de l'énergie
21:02depuis des décennies
21:03on va parler
21:04de ce scénario
21:05du pire
21:07avec le cofondateur
21:08d'Elo What
21:09qui va nous expliquer
21:10les conséquences
21:12de cette hausse
21:13du gaz
21:14à venir
21:15dans les jours
21:16dans les mois
21:17qui viennent
21:17bonne émission à vous
21:18merci
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