- il y a 4 jours
Dans ce nouvel épisode de Ils font l’actu, nous recevons Julien Vautel, Président Fondateur de Hedios et créateur des Gammes H, devenues la référence des produits structurés.
Il nous partage sa vision d’une épargne plus transparente, plus accessible et à frais réduits. À travers Hedios, il œuvre pour démocratiser l’investissement en ligne et accompagner chacun dans la gestion efficace de son épargne.
Au cours de cet entretien, il revient sur :
• Son parcours entrepreneurial
• La création de Hedios
• Les enjeux d’épargne de nature obligataire
• Les produits structurés comme solution performante
• L’importance de la pédagogie financière
Un échange inspirant pour mieux comprendre les nouvelles façons de placer son argent.
🔗 En savoir plus sur Hedios :
https://www.hedios.com
Crédits :
Invité : Julien Vautel – Président Fondateur, Hedios
Journaliste : Olivier Casado
Émission : Ils font l’actu
Il nous partage sa vision d’une épargne plus transparente, plus accessible et à frais réduits. À travers Hedios, il œuvre pour démocratiser l’investissement en ligne et accompagner chacun dans la gestion efficace de son épargne.
Au cours de cet entretien, il revient sur :
• Son parcours entrepreneurial
• La création de Hedios
• Les enjeux d’épargne de nature obligataire
• Les produits structurés comme solution performante
• L’importance de la pédagogie financière
Un échange inspirant pour mieux comprendre les nouvelles façons de placer son argent.
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Crédits :
Invité : Julien Vautel – Président Fondateur, Hedios
Journaliste : Olivier Casado
Émission : Ils font l’actu
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00:09Bonjour tout le monde, bienvenue dans ce nouveau numéro d'Ilefant Lecture.
00:12Je suis ravi de vous retrouver sur ce plateau, aujourd'hui, ça ne parle pas à tout le monde.
00:17On va parler de produits structurés.
00:21Celui qui en a fait un art, et j'ai de la chance aujourd'hui, il est avec nous pour
00:24en parler.
00:25Julien Vautel, bonjour Julien.
00:27Bonjour Olivier.
00:27Vous êtes le patron de Edios, je le prononce bien ?
00:30Oui, tout à fait.
00:32Avant de parler produits structurés, j'aimerais qu'on voit avec vous comment vous avez traversé cette vie,
00:38pour venir jusqu'à nous aujourd'hui.
00:41Quel est le parcours ?
00:43Parcours ? J'ai fait des études à Paris, puis j'ai décidé de créer ma première société dès la
00:51fin de mes études.
00:52D'accord.
00:52Voilà, donc aujourd'hui j'habite à Londres, parce que...
00:55On peut comprendre qu'il y ait une proximité de ce marché-là.
00:58Exactement.
00:59Ça reste la capitale de la finance.
01:00Oui.
01:01Mais également par goût, parce que c'est chouette de lui avoir.
01:03Et par goût, oui.
01:04On apprécie beaucoup, on vit en famille.
01:05Vous êtes parti avec femme et enfant ?
01:06Exactement.
01:07Tout le monde vit une jolie vie là-bas ?
01:09Très agréable, vraiment agréable.
01:10On va faire cette amitié aux gens qui nous regardent.
01:12On parle effectivement de produits structurés.
01:16Il y en a qui ne l'ont pas.
01:17Qu'est-ce que ça veut dire, produits structurés ?
01:19C'est un peu barbare.
01:20Il faut reconnaître que c'est un produit complexe.
01:23Ce que ça signifie, c'est que c'est l'association de plusieurs instruments financiers
01:27qui permettent d'arriver à ce qu'on appelle une formule.
01:29Une formule, c'est juste une description de ce qui va se passer
01:33quand on a souscrit un produit structuré.
01:35C'est-à-dire qu'il y a un contrat qui est conclu avec une grande banque
01:39qui dit qu'en fonction de l'évolution des marchés financiers,
01:43on va gagner tant ou gagner tant, potentiellement perdre de l'argent
01:46parce qu'il peut y avoir des risques de perte en capital.
01:47On va la rappeler d'ailleurs dans nos bandeaux.
01:49Ce que ça signifie, c'est que toutes les règles sont fixées à l'avance.
01:53D'accord.
01:53Et donc, l'avantage d'un produit structuré, c'est qu'on sait exactement où on va.
01:56On connaît tous les scénarii de marché, de remboursement.
02:00Donc, ça paraît compliqué, mais il suffit de rentrer un petit peu dedans
02:03et ce n'est pas si compliqué que ça.
02:06Qu'est-ce qui explique selon vous l'intérêt aujourd'hui majeur ?
02:09Est-ce que c'est le fait de savoir à l'avance ce qui va se passer ?
02:12L'intérêt majeur, c'est que c'est une solution de placement
02:15qui est intermédiaire à mi-chemin entre le monde obligataire,
02:19donc garantie, atout garantie, connu à l'avance, et l'univers des actions.
02:23Donc, on est exactement au milieu, et du coup, on est dans un univers qui reste…
02:28C'est un produit obligataire, donc qui présente soit une garantie du capital à l'échéance,
02:33soit à minima une protection conditionnelle du capital à l'échéance.
02:36Et puis, on sait ce qu'on espère gagner.
02:39D'accord.
02:39On appelle ça le coupon, donc c'est le gain annuel qui est prévu,
02:43si tout se passe bien, évidemment.
02:45Donc, il y a une visibilité qui est importante,
02:47et si ça a du succès, c'est parce que c'est une classe d'actifs à part entière,
02:51donc ça aussi, c'est un peu barbare comme expression.
02:53Mais ça signifie que c'est une catégorie de placement
02:56qui n'est ni du placement obligataire, garantie,
03:00ni de l'action, c'est entre les deux.
03:02Et donc, ça a une place, c'est un peu être centriste de dire ça,
03:05ça a une place dans un portefeuille systématiquement
03:07d'être sur cette solution d'épargne un peu hybride.
03:12Qu'est-ce qu'on peut espérer ?
03:15Parce qu'en fait, effectivement, on découvre avec vous,
03:16et on a la chance de découvrir ça avec vous.
03:18Qu'est-ce qu'on peut espérer comme rendement ?
03:20Ça dépend du niveau de risque qu'on prend,
03:23et de l'approche plus ou moins offensive ou défensive.
03:28Nous, on considère qu'on peut viser entre 8 à 10 % par an sur ces produits-là.
03:34En tout cas, c'est ce qu'on a su délivrer depuis un an, bientôt 17 ans.
03:36Mais si on est plutôt défensif, notre mandat, notre allocation,
03:40vise 6 % par an, net de tout frais.
03:42Si on a une position intermédiaire, qu'on appelle nous diversifier,
03:46c'est 9 % par an.
03:47Si on cherche à être un peu plus offensif,
03:49notre objectif, c'est de délivrer 12 % par an à nos clients.
03:52Vous vous positionnez comme sachant par rapport à vos clients ?
03:57Comment on arbitre entre attractivité et rendement et niveau de protection ?
04:04Comment vous faites pour arbitrer tout ça ?
04:07D'abord, on construit des supports, puisqu'on est concepteur,
04:12qui répondent à toutes ces attentes-là.
04:14Et ensuite, quand on a un client face à nous,
04:16c'est en fonction de son expérience, de ses objectifs,
04:20de sa connaissance produit, qu'on va lui conseiller,
04:24parce qu'on a une mission de conseil,
04:26sans devoir de conseil, on va lui conseiller d'aller sur telle ou telle allocation.
04:29Donc après, c'est individualisé.
04:31D'accord.
04:32Alors, en préparant cette émission,
04:34pardonnez-moi, je suis un peu bé aussi en nombre de métiers,
04:36mais j'ai lu quelque chose, rien que le mot m'a fait frissonner.
04:38Parce que je ne le connaissais pas, vous allez peut-être m'éclairer.
04:42Autocalable indexé.
04:43Déjà, qu'est-ce que c'est ?
04:45Alors, les produits structurés, dans leur immense majorité,
04:48quand il s'agit d'épargne,
04:51d'épargne pour les particuliers, qui sont nos clients,
04:54se remboursent automatiquement et tout seuls.
04:57Ça veut dire qu'il y a une formule qui dit qu'on va attendre,
05:00par exemple, une première année,
05:01on va voir quel niveau du sous-jacent du marché,
05:03souvent ce sont les marchés actions.
05:05D'accord.
05:05Et en fonction, on va ou non rembourser le produit automatiquement.
05:09Donc, le produit, c'est le support d'investissement.
05:10Et on appelle ça les autocollables,
05:13parce qu'ils peuvent se rappeler,
05:14donc se rembourser tout seuls.
05:15Voilà.
05:16Et indexé, c'est parce que ces produits ont toujours un sous-jacent,
05:19donc un indice, souvent, souvent un indice.
05:22En l'occurrence, chez nous,
05:23c'est toujours un indice de grande société européenne,
05:25parce que c'est là qu'est notre lobby d'expertise.
05:27D'accord.
05:28Voilà.
05:28Donc, on appelle ça un autocollable indexé.
05:31C'est un peu barbare, mais ça s'explique.
05:33Et encore une fois, pour les produits structurés,
05:36il faut accepter de faire un petit effort,
05:38mais une fois qu'on a compris, on a vraiment compris pour l'avenir.
05:40Mais justement, vous le voyez,
05:42comment vous faites pour rendre tout ça accessible ?
05:46Parce que vous vous en reviendrez,
05:48on n'en parle pas à tous les dîners ou tous les apéros entre copains.
05:51Exactement.
05:51Comment vous faites pour rendre tout ça accessible aux gens ?
05:53C'est un travail des langues à l'aide.
05:54Oui, c'est ça.
05:55C'est chez nous la volonté de faire de la pédagogie
05:59depuis un très grand nombre d'années,
06:01qui fait que petit à petit,
06:03on construit des supports qui vont expliquer les facettes,
06:06les différentes facettes des produits structurés.
06:08Donc, c'est un gros morceau,
06:09elle va aller d'un coup.
06:10Donc, on a décidé de découper en petits morceaux.
06:13Et donc, on a créé des animations,
06:15des petits films qu'on met à disposition sur un petit intermètre
06:18pour les clients,
06:18et qui leur permettent de comprendre
06:20les différents points clés à comprendre.
06:23Il y en a peut-être une dizaine ou une douzaine.
06:24On a fait des podcasts aussi qui expliquent ça.
06:27Donc, c'est de la pédagogie.
06:28C'est de la pédagogie.
06:29Il ne faut pas que ce soit trop dur à digérer.
06:31C'est pour ça qu'on l'a découpé, un petit morceau.
06:33D'abord, parce que tant qu'on n'est pas dedans,
06:36c'est plutôt un peu, on va dire,
06:39soirée barbatif,
06:40soit on n'a pas envie d'entrer dans ces sujets-là.
06:42Oh, c'est pas sexy ?
06:43Non, c'est pas.
06:44Ça veut dire que c'est chiant,
06:45pour refletir un petit peu.
06:46Allez, le mot est lancé.
06:47Voilà, le mot est lancé.
06:48Il faut reconnaître que ça l'est
06:49tant qu'on n'est pas dedans.
06:50Mais quand on est pris au jeu...
06:51C'est passionnant.
06:52Ah ben, c'est passionnant.
06:53Et c'est comme un film.
06:54C'est qu'on rentre dans une histoire.
06:54C'est quand vous faites ça ?
06:55Oui.
06:56Nous, on est passionnés.
06:57Toute la société est passionnée.
06:58Tous les collaborateurs chez nous
07:01sont très excités avec ces produits-là
07:02parce qu'on dit qu'ils sont autocollables.
07:04C'est-à-dire qu'il y a des conditions.
07:05Donc, quasiment tous les mois,
07:06il y a un produit qui a été lancé
07:08il y a un an, plusieurs années.
07:09Donc, ça bouge beaucoup ?
07:10C'est un mille ans ?
07:11Oui, c'est comme un film.
07:12C'est-à-dire qu'on a un portefeuille.
07:13C'est un portefeuille qui vit.
07:15Et il y a des dates butoirs
07:16et il y a des butoirs pour souscrire.
07:18Puis après, il y a des dates anniversaires
07:20qu'on appelle des dates de constatation.
07:21On regarde le niveau de marché.
07:22Et en fonction, potentiellement,
07:24on est remboursé avec des gains.
07:25Potentiellement, il faudra attendre
07:27le coup d'après.
07:29Donc, c'est un peu ludique.
07:32Quand on a fait l'effort de comprendre.
07:34Je vous prie que les gens
07:35le font maintenant.
07:36Tout ça est adossé à un outil,
07:39une plateforme que vous avez développée.
07:41C'était important de le faire vous-même, ça ?
07:44Oui, d'abord, parce qu'on l'a développé.
07:46Parce que ça n'existait pas.
07:47Donc, on était obligé de le faire nous-mêmes
07:48parce que personne ne l'avait fait avant nous.
07:50Ce qu'on appelle cette plateforme,
07:51c'est une solution qui est une application mobile.
07:54Voir tout ce qu'il a chez nous,
07:55son portefeuille,
07:56comment ça réagit.
07:58Et puis, c'est transactionnel.
07:59Donc, il peut aussi faire des opérations.
08:01Donc, il peut faire des versements.
08:03S'il est sous mandat,
08:04regarder tout ce qui se passe,
08:05tout ce qu'on fait pour son compte.
08:07Donc, c'est quand même...
08:08On est une boîte très tech
08:09puisque elle n'existerait même pas.
08:11Sans outils ?
08:12Sans cette solution digitale.
08:15La technologie, elle est devenue
08:18impossible à remplacer dans ce monde-là ?
08:22Notre modèle, c'est difficile à remplacer
08:23parce qu'on est une société
08:24qui est relativement low cost.
08:26Donc, on travaille à frais réduits.
08:28D'accord.
08:29On ne pourrait pas travailler comme ça
08:30à frais réduits sans la technologie.
08:32Et c'est ce qui...
08:33Parce qu'on travaille à frais réduits
08:35qu'on a délivré de ta performance aussi.
08:37D'accord.
08:38Parce que dans un produit financier,
08:39il y a un sujet très important.
08:40C'est que tout ce qui n'est pas pris en frais
08:42se retrouve dans la performance du produit.
08:44Ce qui n'est pas le cas de votre industrielle.
08:46Dans d'autres industries.
08:48Par exemple, vous achetez une voiture,
08:50ce n'est pas les coûts de fabrication
08:51qui font que vous appréciez ou pas la voiture.
08:53Absolument.
08:54Il peut y avoir une très grosse marge
08:56chez le constructeur fabricant.
08:59Et vous, en tant que consommateur,
09:00vous pouvez être pleinement satisfait.
09:02Et plus encore.
09:03Si c'est vraiment la voiture que vous vouliez,
09:06le prix, ce n'est pas vraiment le sujet.
09:08Dans un produit financier,
09:09la dimension de plaisir n'est pas immense.
09:13Et donc, à la fin,
09:14quand il y a des frais,
09:15c'est forcément moins de plaisir.
09:16Plus il y a de frais,
09:17moins il y a de plaisir pour le consommateur
09:19parce qu'il y a moins de rendement.
09:21Et en dehors du rendement,
09:22de la rentabilité d'un produit financier,
09:23on ne cherche pas grand-chose.
09:25On pense qu'il est très élégant
09:26ou non, ce n'est pas vrai.
09:27Voilà.
09:29Comment concilie innovation,
09:32performance dans un cadre réglementaire
09:33de plus en plus serré ?
09:35C'est un cadre réglementaire
09:37qui est très exigeant
09:37parce que ce sont des produits complexes
09:40que nous consolons
09:41et que nous proposons à nos clients.
09:43Donc, il y a des règles
09:44qu'il faut respecter.
09:46C'est avec le temps.
09:47C'est du temps.
09:48C'est du temps, du travail
09:49parce qu'on a dû construire des algorithmes.
09:51On a des tunnels de souscription.
09:53Donc, il faut que nos clients,
09:55quand ils s'engagent
09:56dans la souscription à nos produits,
10:00soient avertis de tout
10:01et qu'on soit sûr,
10:02nous, qu'ils aient bien tout compris.
10:03Qu'ils aient bien tout compris, oui.
10:04Également.
10:04Donc, on les teste.
10:05On les teste.
10:06Il y a des questions un peu pièges
10:06pour être bien compris.
10:08Ah oui.
10:08Voilà, pour qu'ils puissent
10:09à la fin souscrire.
10:10Donc, on ne peut pas souscrire
10:11sans avoir...
10:11Sans être parfaitement au fait
10:12de ce qui va se passer.
10:13Exactement.
10:14Sans être au courant
10:15de tout ce qui va se passer,
10:16d'une part,
10:16et sans que le client nous prouve
10:18qu'il a vraiment bien compris.
10:19D'accord, OK.
10:20Alors, il existe du sur-mesure
10:23dans ce marché-là.
10:25Jusqu'où, selon vous,
10:26on peut configurer
10:27un produit structuré comme ça ?
10:29Sur-mesure, ça existe.
10:30Ce n'est pas notre métier.
10:31Ce n'est pas votre métier à vous.
10:32En fait, ça consiste
10:33à écouter un client
10:35et à lui fabriquer
10:37un support
10:37qui va correspondre
10:38exactement à ses attentes.
10:39Par exemple,
10:39s'il est passionné de luxe,
10:40on peut lui faire un support
10:41sur l'industrie du luxe.
10:43Oui.
10:43Je parle en investissement.
10:46Donc, ça existe,
10:47mais nous,
10:48on ne fait pas du tout ça.
10:49On fait un métier de conviction.
10:50C'est-à-dire qu'on ne conçoit
10:52nos supports,
10:53ça s'appelle les gammages,
10:53c'est le nom commercial
10:54de notre produit,
10:55qu'en fonction
10:56de nos anticipations
10:58du marché.
10:59D'accord.
10:59Notre analyse
11:00et notre anticipation
11:01du marché.
11:02Et on fait un produit
11:03que parce qu'on considère
11:04qu'il va être performant.
11:05Donc, ce n'est pas pour répondre
11:07à une demande client.
11:08D'accord, je comprends.
11:09On a probablement
11:10plein de clients
11:11qui nous demanderaient
11:11de leur faire
11:12des produits sur mesure.
11:13Ce n'est pas notre métier.
11:14Notre métier,
11:14c'est de suivre
11:15notre propre conviction.
11:16Vous ne demandez
11:16que ce que vous fabriquez,
11:17ce que vous mesurez.
11:18En fait, on ne conçoit
11:20que ce en quoi on croit
11:21en termes de délivre.
11:22Voilà, on veut
11:23que ça délivre
11:23de la performance
11:24et après, on propose
11:25à nos clients.
11:26Ok.
11:26J'ai noté une remarque
11:28ou une critique fréquente.
11:30Si le marché décroche fortement,
11:32la protection saute.
11:34Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
11:36Alors, je réponds
11:37non, pas en Europe.
11:38Parce qu'en Europe,
11:39on utilise ce qu'on appelle
11:40des barrières de protection européennes
11:42par opposition aux barrières américaines.
11:44Donc, c'est une formule
11:46qui dit que quel que soit
11:47l'état du marché,
11:48même s'il chute
11:49après une souscription,
11:51s'il remonte suffisamment haut
11:52pour déclencher
11:54une sortie gagnante
11:56ou pour bénéficier
11:57de la protection des capitales,
11:58même s'il remonte
11:59plusieurs années plus tard,
12:01donc le produit
12:01n'est pas terminé,
12:03il n'y aura eu aucun impact
12:04d'une baisse brutale du marché.
12:05Il a eu le temps de remonter.
12:06Voilà.
12:06Il faut qu'il ait le temps
12:07de remonter.
12:08C'est ce que vous...
12:09Donc, il peut baisser très bas.
12:11Oui.
12:11Ça n'a pas d'incidence.
12:12Vous parliez de l'effet mémoire,
12:13c'est ça ?
12:14L'effet mémoire,
12:15c'est un autre concept.
12:16L'effet mémoire,
12:17ça consiste à expliquer
12:18que si vous restez longtemps
12:19sur un support
12:21qui a par exemple
12:22un coupon annuel de 10%,
12:24si ça se termine favorablement,
12:27le temps compte
12:28pour l'investisseur,
12:29paye l'investisseur.
12:30Par exemple,
12:30un support dure 6 ans.
12:33D'accord.
12:33Donc, avec un coupon
12:35à 10% par an,
12:36quand il sort,
12:36quand il est remboursé,
12:37il a un gain de 60%.
12:386 années à 10%.
12:39D'accord.
12:40Même si le marché
12:41a été très mauvais,
12:42très défavorable,
12:43en année 1,
12:43en année 2,
12:44en année 3.
12:44Ça, c'est l'effet mémoire.
12:45C'est que le temps passé
12:46sur le produit
12:47est récompensé
12:48quand le tissu est favorable.
12:49J'ai compris.
12:50Vous avez été récompensé
12:53d'un award européen en 2025.
12:54Ça récompenseait quoi alors ?
12:55On a délivré
12:56la meilleure performance d'Europe
12:58sur une période de 12 mois
12:59qui était entre 2024 et 2025.
13:03C'était quoi ?
13:04Combien ?
13:04C'était autour de 14%
13:07par an sur les produits
13:08qu'on a remboursés.
13:09C'était net de tout frais.
13:11Donc, c'était vraiment
13:12une très belle performance.
13:14On en est très fiers.
13:15Je m'imagine.
13:17Quel est le principal risque
13:18que vous,
13:19vous surveillez
13:20en ce moment dans vos produits ?
13:22En ce moment,
13:23et de manière générale,
13:23en fait,
13:24les produits structurés,
13:24il y a deux risques principaux
13:27qui sont le risque
13:28de non rémunération,
13:29c'est-à-dire d'avoir passé
13:30son argent
13:31et de ne pas avoir gagné.
13:32D'accord.
13:32Mais de récupérer son capital.
13:33D'accord.
13:34Et le risque de perte en capital.
13:35Le premier risque
13:36de non rémunération,
13:37il est plus important
13:38sur les produits structurés.
13:40Pourquoi ?
13:40Parce qu'on échange
13:41quelque part le fait
13:41d'avoir une grosse rémunération
13:43contre un risque
13:43de ne pas avoir de rémunération.
13:45Donc, il existe
13:46un retour dans le marché
13:47qui a du mal à remonter.
13:49Il peut amener le client
13:50à juste récupérer son capital.
13:52Donc, c'est quand même
13:53défavorable pour lui
13:54parce qu'il aura passé du temps
13:55sans rien gagner.
13:56Donc, c'est moins bien
13:57que les livrets.
13:57Oui.
13:58Et puis, le risque
13:59plus important,
14:00plus ultime,
14:01c'est le risque
14:01de perte en capital
14:02qui existe sur
14:02une des deux catégories
14:04de produits structurés.
14:06Ceux à capital garantie
14:07ne prennent pas le risque
14:08de perte en capital
14:09sauf risque émetteur.
14:10Donc, ça, on va dire
14:11que ce serait
14:11si une grande banque
14:12qui soit peut-être
14:13que le produit
14:13faisait faillir.
14:14ça peut se produire.
14:15Ce n'est pas très probable,
14:16mais c'est un risque
14:16qui est énoncé
14:17puisqu'il existe.
14:19Et sinon, l'autre risque,
14:20c'est que le marché
14:20soit extrêmement défavorable.
14:22Pour nous, c'est un risque
14:22multiple.
14:23Ça peut se produire également.
14:24Il faut juste que le marché
14:25baisse et qu'il baisse
14:26très longtemps
14:27et qu'il baisse très bas.
14:28D'accord.
14:29Donc, pour nous,
14:30c'est possible.
14:32C'est moins probable
14:33que possible.
14:34Mais encore une fois,
14:34c'est un risque qui existe,
14:35comme tu as toujours
14:35expliqué au client.
14:37Puisqu'on se projette
14:38là quelques années
14:40dans le futur,
14:41dans cinq ans,
14:42la finance structurelle
14:43sera comment ?
14:44Elle sera mieux expliquée ?
14:46Sûrement.
14:47Oui.
14:47Elle est toujours mieux expliquée.
14:49Oui.
14:49Je pense que toute la profession
14:52essaye de faire des efforts
14:53de pédagogie.
14:54De pédagogie, oui.
14:54Donc, c'est de plus en plus expliqué.
14:56Les produits structurés
14:57ne seront pas plus simples
14:58parce que je crois
15:00qu'un produit structuré
15:02n'est pas meilleur
15:03quand il est plus simple.
15:04D'accord.
15:04Ça reste un produit complexe.
15:06En tout cas,
15:06notre conviction,
15:07c'est qu'on ne cherche pas
15:09à faire des produits
15:10qui sont simplicés
15:11pour que ce soit plus facile
15:12pour nos clients
15:12de les comprendre
15:13ou est-ce qu'on pense
15:14que le plus important,
15:15c'est qu'ils soient performants
15:16et ça ne va pas forcément ensemble.
15:18Oui.
15:18La simplicité,
15:19la performance.
15:20En tout cas,
15:20ce n'est pas notre conviction.
15:22Donc, il faut forcément
15:24faire un effort de pédagogie
15:25pour pouvoir expliquer
15:27ces produits à nos clients.
15:28Aujourd'hui,
15:29qui sont vos clients ?
15:30Ce sont des particuliers.
15:31D'accord.
15:32Ou leur holding patrimonial.
15:33Alors, ce qu'on appelle
15:34le holding,
15:34c'est qu'il y a des particuliers
15:35qui possèdent des SCI familiales.
15:37Il y a des immobiliers
15:38qui ont été vendus,
15:38qui cherchent à réinvestir
15:40sur des placements financiers.
15:42Il y a des sociétés de conseil,
15:43donc il y a des consultants
15:45qui ont de la trésorerie
15:46disponible dans leur société,
15:47qui peuvent investir
15:48aussi chez nous.
15:49Donc, ce sont
15:50les investisseurs particuliers
15:52épargnants
15:52qui sont nos clients,
15:54mais ils peuvent aussi
15:55souscrire à travers
15:56des holdings
15:57ou des véhicules.
16:00Vous qui voyez ça
16:01d'une fenêtre londonienne,
16:04ça c'est une question
16:04qui me tue le pime,
16:05mais c'est plus perso
16:06qu'autre chose.
16:07Selon vous,
16:08les Français,
16:09on est bien éduqués
16:10financièrement
16:11ou face à ces produits-là
16:12par rapport au reste
16:13de l'Europe ou du monde ?
16:15On est plutôt joueurs
16:16là-dessus ?
16:17Je ne crois pas.
16:19Je crois qu'il n'y a pas
16:20beaucoup d'éducation
16:21sur les placements financiers
16:23en France.
16:24Évidemment,
16:24les journalistes
16:25et les journaux spécialisés
16:26font des efforts
16:27pour que ça rende davantage,
16:29mais à l'école,
16:29on n'apprend pas grand-chose
16:30de ces sujets-là.
16:31Il y a même un invité
16:31qui était à votre place
16:32il n'y a pas si longtemps
16:33et qui nous disait
16:34qu'il faudrait que les bases
16:35de la finance
16:36soient enseignées à l'école.
16:37Je crois aussi.
16:39Là, je vais comparer
16:40avec l'Angleterre.
16:41Là, il y a une culture financière.
16:42D'accord.
16:43Par exemple,
16:44en Angleterre,
16:45c'est un exemple
16:46qui est très frappant
16:48parce que je crois
16:49que ça n'existe pas
16:50beaucoup chez nous.
16:51Dans un héritage,
16:52il y a souvent des actions.
16:54En France,
16:55quand dans un héritage,
16:56il y a des actions,
16:57le notaire les vend.
16:59C'est-à-dire qu'on n'hérite
16:59pas des actions.
17:00On hérite de l'argent
17:02qui correspond aux actions.
17:03Et c'est un réflexe
17:04de notaire.
17:04L'argent,
17:05il n'y a rien
17:05quand tu es notaire,
17:06évidemment.
17:06C'est culturel.
17:08C'est culturellement,
17:09un héritier en France
17:09considère qu'il hérite
17:11plutôt de somme trébuchante,
17:12son honte est trébuchante
17:13plutôt que d'actions.
17:15Dans un héritage britannique,
17:17quand il y a un peu d'argent,
17:18évidemment,
17:18ce n'est pas le cas
17:18de toutes les familles,
17:19quand il y a des actions,
17:20les héritiers
17:21héritent des actions
17:22et conservent les actions
17:25comme quelque chose
17:25qui se transmet
17:26de génération en génération.
17:27Je parle d'action côté,
17:29évidemment.
17:29Ah oui, bien sûr.
17:30Pour une entreprise,
17:31on va hériter
17:31d'une entreprise en France
17:32comme si c'est une PME de soir.
17:34Mais un portefeuille d'action,
17:36c'est quelque chose
17:36dont on hérite en France
17:37où on hérite plutôt
17:38d'immobilier.
17:39Oui.
17:40Sinon, le reste,
17:40ça reste des placements financiers
17:41où c'est conservé
17:43comme de l'argent.
17:43Donc là,
17:44il y a un différent culturel
17:45qui est très palpable.
17:46D'accord.
17:47Et enfin,
17:47on arrive au terme
17:48de cet entretien.
17:50Un mot de la fin
17:52pour les gens
17:52qui nous regardent
17:53et qui peut-être
17:55hésiteraient encore
17:56sur ces produits structurés.
17:58Le mot de la fin
17:59de Julien ?
18:02Je pense qu'il faut essayer.
18:04C'est-à-dire qu'il y a
18:05des solutions.
18:05En tout cas,
18:06on en propose une.
18:07On peut se lancer.
18:08Il n'y a pas besoin
18:09de beaucoup de...
18:09Non, il n'y a pas
18:10de minimum chez nous.
18:11OK.
18:12On peut devenir client
18:12chez nous
18:13avec vraiment pas grand-chose.
18:14D'accord.
18:15Juste le temps
18:15de se familiariser.
18:17Et souvent,
18:17les clients n'osent pas
18:18se lancer
18:19ou ils pensent
18:19que c'est réservé
18:20à des personnes
18:20qui sont fortunées
18:21ou ce n'est pas du tout le cas.
18:22D'accord.
18:23Et en plus,
18:23nous, on pense
18:24que c'est bien
18:24de commencer
18:25avec une petite sobe
18:26pour comprendre.
18:27Parce qu'il y a un petit cycle.
18:29Il faut investir un petit peu
18:30puis voir comment
18:30ça se rembourse
18:31automatiquement
18:32pour comprendre,
18:33se familiariser.
18:34et donc,
18:35il faut juste oser
18:36se jeter à l'eau.
18:37Ce n'est pas vraiment compliqué.
18:39En tout cas,
18:39nous,
18:39on a des conseillers
18:41qui s'occupent
18:41ou des clients au téléphone
18:42ou dans nos bureaux.
18:44À Paris,
18:44on a des bureaux
18:45pour recevoir les clients
18:46ou en tout cas,
18:46on accompagne,
18:47nos conseillers
18:47accompagnent les clients
18:49par téléphone,
18:49je leur explique tout.
18:50Et puis,
18:51encore une fois,
18:52ce n'est pas si compliqué
18:54que ça.
18:54En tout cas,
18:54chez nous,
18:55il y a un mandat
18:55qui s'adresse à tout le monde.
18:57Donc,
18:57quelqu'un qui ne sait pas trop,
18:58on peut lui expliquer
18:59et s'occuper
18:59de constituer le portefeuille
19:00pour lui,
19:01grâce à notre mandat
19:01de gestion de portefeuille.
19:02D'accord.
19:03Donc,
19:03c'est vraiment ouvert
19:04à tout le monde.
19:04Il faut juste oser.
19:06Encore une fois,
19:06il n'y a pas de minimum
19:07et on ne peut pas
19:08tout comprendre d'un coup.
19:09C'est-à-dire qu'il faut
19:10commencer par quelque chose
19:12et apprendre en faisant.
19:13Sauter dans le bon bain,
19:15ça va le faire.
19:16Exactement.
19:17Il faut dépasser
19:18cette fameuse peur
19:19ou cette photo-barrière.
19:21Ou l'impression
19:21qu'on ne va pas savoir
19:22bien le faire.
19:23Ou pas savoir bien faire
19:24ou n'ai pas les moyens
19:25ou tout ça.
19:25Dépasser toutes ces conditions.
19:26Il y a des clients
19:26qui nous disent parfois
19:27oui, mais vous,
19:27quand vous le faites,
19:29vous savez faire.
19:30Mais moi,
19:30si je le fais,
19:31je vais me tromper.
19:32Comme par exemple
19:32quelqu'un qui se dit
19:33je ne vais pas me mettre
19:34à acheter des actions
19:34parce que je ne veux pas
19:35acheter les bonnes.
19:36Je vais acheter les pas bonnes
19:38et les professionnels
19:38ils savent faire.
19:39Et donc,
19:39moi je vais me faire avoir.
19:40En fait,
19:41ça n'a rien à voir
19:41avec tout ça
19:42puisque nous-mêmes
19:42on s'occupe
19:43de faire des inscriptions
19:44pour qu'on nous confine somme
19:46et on s'en occupe pour eux.
19:47Donc,
19:47il n'y a pas d'anxiété
19:48autour de
19:49si je le fais moi
19:50je vais mal le faire.
19:51En fait,
19:52puisqu'on le fait pour leur compte
19:53il faut juste oser dénarrer.
19:55Et puis après
19:55on comprend au fil de l'eau.
19:57Merci d'avoir passé ce temps
19:59à nous expliquer
19:59qu'il ne faut pas avoir peur
20:01de ces produits-là.
20:02Merci beaucoup.
20:03C'était Julien Vautel.
20:04Vous êtes le patron
20:05d'Edios.
20:06On va mettre
20:06au bas de cette vidéo
20:07toutes les informations
20:08pour prendre de l'information
20:09justement
20:10et passer cette fameuse barrière
20:12de la peur et de l'inconnu.
20:14Julien et ses équipes
20:15bien entendu
20:15seront là pour vous répondre.
20:17Vous qui nous suivez
20:17on se retrouve très vite
20:18pour une nouvelle émission.
20:19D'ici là
20:20tâchez d'être heureux
20:21parce que le reste
20:22je suis toujours
20:23au moins tâchez
20:24de donner l'exemple là-dessus.
20:25Bye bye.
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