- il y a 29 minutes
- #sudradio
Avec Stéphane Layani, président du marché international de Rungis
Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4
##LE_FACE_A_FACE-2026-05-07##
Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4
##LE_FACE_A_FACE-2026-05-07##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:01Le Bombay et Louis de Funès, le Glaude, avec la soupe aux choux,
00:07symbole de cette ruralité qui ne doit pas mourir, avec ce maire qui arrive,
00:10l'expansion économique et on veut éradiquer la ruralité pour remplacer par un parc d'attractions.
00:15C'est incroyable comme ce film, en 1976, avait 30 ans d'avance.
00:19C'est un film culte pour moi.
00:21Un film culte, voilà.
00:21Un film culte parce que ma femme est auvergnate.
00:24Et la soupe aux choux, c'est exactement une France qui existe toujours.
00:28Quand on se balade en Aveyron, dans le Cantal, quand on est sur les chemins de Compostelle
00:34et qu'on voit les gens, on comprend qu'il faut une voiture pour aller chercher ces produits au marché
00:41d'à côté.
00:42La soupe aux choux qui se passe dans le Bourbonnet.
00:44Vous avez reconnu la voix de Stéphane Layani, président du marché d'intérêt national,
00:50ne serait-ce que cette formule, c'est déjà d'une solennité,
00:53et président du mondial des marchés de gros.
00:57Du congrès mondial.
00:58Du congrès mondial des marchés de gros.
01:01Donc, écoutez, c'est l'homme, c'est le mec qui nous donne à manger,
01:04qui nous donne des bonnes choses à manger.
01:06Stéphane Ayali, allez, on va dire que c'est un serviteur de la République.
01:10C'est quelqu'un qui a une dimension ministérielle.
01:12Peut-être qu'un jour, il sera appelé à des responsabilités.
01:14Pour l'instant, il s'occupe de faire en sorte que ce merveilleux garde-manger,
01:18que le plus grand port de pêche d'Europe, qui s'appelle Rungis, le MINE, le marché d'intérêt national,
01:24continue à rayonner et à convaincre, non seulement nos agriculteurs qui ne sont pas seuls,
01:29nos artisans qui transforment les merveilles de nos terroirs en produits alimentaires,
01:34et surtout ceux qui les distribuent, les restaurateurs, les artisans,
01:37et bien entendu, nous consommateurs.
01:39Il y a en France un trésor quotidien qui arrive tous les jours à Rungis,
01:43qui est ce patrimoine alimentaire français.
01:45Et Stéphane Ayali est là, non seulement pour améliorer la prestation,
01:50mais avec ce livre, Le Monde a faim, nourrir les peuples, valoriser les producteurs, préserver la planète,
01:55nous expliquer que l'avenir de cette planète, le contenu de notre assiette,
01:59la pérennité de l'agriculture française,
02:01dépend aussi de notre responsabilité de citoyens consommateurs,
02:05et que la balle est aussi d'entrequant, bien sûr dans les élus, les politiciens,
02:09les statisticiens, ce que l'on veut, les syndicalistes,
02:11mais d'abord le consommateur, française, français,
02:14Le Monde a faim est un appel que Stéphane Ayali lance à la République.
02:18Stéphane, on est d'accord sur cette définition ?
02:20Moi, je partage ton point de vue, Péricault, on se connaît depuis longtemps,
02:23je pense qu'on vote avec ses pieds.
02:25Et quand on choisit son alimentation,
02:28quand on choisit ses restaurants,
02:30quand on choisit ses agriculteurs,
02:32et bien d'une certaine manière,
02:34et bien on fait un choix pour la planète,
02:37on fait un choix pour nos enfants,
02:38on fait un choix pour les terroirs.
02:41Et donc, Rungis, c'est quoi ?
02:42C'est à la fois l'indépendance,
02:45parce que...
02:45La preuve de l'indépendance.
02:47Oui, parce que la souveraineté alimentaire,
02:50ça passe par la diversité,
02:52par le choix quotidien,
02:54par le fait que Rungis,
02:56contrairement à l'idée reçue,
02:58c'est 63% de produits français
03:00toute l'année,
03:02c'est le terrain,
03:04les terroirs,
03:06ce qui compte,
03:07c'est de savoir d'où ça vient.
03:08Ce qui compte,
03:09c'est d'avoir des produits
03:10sous signe de qualité,
03:11et c'est le travail.
03:13Parce qu'on n'aura rien
03:15sans le travail,
03:15et c'est beaucoup de travail.
03:17C'est du travail pour les agriculteurs,
03:19c'est du travail pour les transporteurs,
03:21les logisticiens,
03:22c'est du travail pour ceux
03:24qui transforment cette alimentation
03:26et la préparent,
03:27les gens de Rungis,
03:28que j'aime beaucoup,
03:30et puis c'est du travail
03:31pour les détaillants,
03:32pour les marchés,
03:33pour les restaurateurs,
03:35tous ces gens,
03:36pour les supermarchés aussi,
03:38mais tous ces gens
03:40qui vous parlent
03:41de votre quotidien,
03:43de votre alimentation.
03:44Et donc,
03:45moi j'ai écrit ce bouquin,
03:46pourquoi Perico ?
03:48C'est parce que
03:48je ne me satisfais pas
03:51de rester les bras croisés
03:53quand il y a des gens
03:54qui ont faim.
03:56Il y en a qui ont faim
03:57dans le monde,
03:58puisque,
03:58comme on le sait,
04:00l'alimentation est devenue
04:01une arme géopolitique,
04:03généralisée.
04:04Et d'autre part,
04:06il y a des gens
04:07qui ont faim en France,
04:08et je dis,
04:09il y a des solutions,
04:10et ces solutions,
04:11elles passent avant tout,
04:13contrairement à ce qu'on pense,
04:16par la logistique.
04:18Il faut être capable
04:19d'amener une alimentation
04:23de qualité,
04:25tous les jours,
04:27évidemment la moins chère possible,
04:28aux Français
04:30et dans le monde.
04:31Et donc,
04:32moi j'ai une partie
04:33de la solution,
04:34parce que,
04:35justement,
04:36c'est quoi Rungis ?
04:37C'est des produits,
04:40des agriculteurs,
04:41de la logistique,
04:43parce qu'il faut les amener
04:44dans votre assiette,
04:45et je pense que ça,
04:46c'est très important.
04:47Et donc,
04:48c'est ça,
04:48c'est ce cri d'alable
04:49que j'ai voulu lancer
04:53à l'occasion
04:54de ce livre
04:55Le Monde à Fin,
04:56qui a pas mal de succès.
04:59Je suis content
05:00de voir
05:00qu'il est distribué maintenant.
05:02Vous éditez
05:02sur le Cherche Midi.
05:03Voilà,
05:04dans les librairies,
05:05on m'a dit,
05:06plus de 800 librairies
05:08en France
05:08le distribuent,
05:10et puis,
05:10si vous ne l'avez pas,
05:11vous le demandez,
05:12on le trouve aussi
05:13sur Amazon.
05:1419,80 euros,
05:15c'est un petit budget,
05:17mais qui apprend
05:18beaucoup de choses,
05:19et ça peut faire
05:19beaucoup d'économies.
05:20Oui,
05:20parce que j'écris aussi
05:21sur la malbouffe,
05:22sur l'éducation
05:23à l'alimentation,
05:25c'est des sujets
05:25qui sont très importants.
05:26On va parler de tout ça.
05:28Stéphane Ayani,
05:29dans Le Monde à Fin,
05:31Stéphane Ayani nous dit quoi ?
05:32Que la faim dans le monde
05:32n'est pas liée
05:33à une incapacité
05:34de produire assez,
05:35mais à un déséquilibre
05:36global du système alimentaire,
05:38des règlements climatiques,
05:39spéculation,
05:40dépendance géopolitique,
05:42industrialisation excessive
05:43et mauvaise
05:43de réunition de la distribution.
05:45Comme vous l'avez dit,
05:46il faut garantir
05:46une alimentation accessible
05:47et de qualité,
05:48mais aussi,
05:49très important,
05:50protéger les producteurs
05:52et la souveraineté alimentaire,
05:53c'est-à-dire protéger
05:53la ressource.
05:54Est-ce que la République française
05:56protège bien sa ressource ?
05:57Je pense qu'on a un système
05:59qui n'est pas mal.
06:00Simplement,
06:01il faut le maintenir.
06:03Et donc,
06:04évidemment,
06:05il faut que ça dure.
06:05Et je pense que,
06:07d'une part,
06:08c'est le consommateur,
06:10on oublie qu'à la fin,
06:12ça tu le sais,
06:13Péricault,
06:13c'est le consommateur
06:15qui décide,
06:15qui vote avec ses pieds.
06:17Donc,
06:17à chaque fois que vous pouvez choisir
06:19un produit de qualité,
06:21un produit français,
06:22moi je parle de contenu.
06:24C'est quoi les codes,
06:25Stéphanie ?
06:26La qualité,
06:26l'origine des produits,
06:27la saisonnalité
06:28et l'impact environnemental.
06:29Voilà les quatre clés.
06:30Je crois que tu as tout dit
06:31en disant ça.
06:31Si on coche les quatre cases,
06:33on est sûr de mettre
06:34dans son assiette des produits
06:35qui nous font du bien,
06:37qui nourrissent celui
06:38qui les produit,
06:39qui améliorent le commerce
06:40intérieur français
06:41et qui préservent
06:41le patrimoine agricole
06:42qui est notre raison d'être.
06:44Je souscris totalement
06:45à ce que tu viens de dire.
06:47Je crois que, justement,
06:48nous,
06:48on coche ces quatre cases.
06:50Pourquoi ?
06:50Parce qu'on fait
06:51l'essentiel
06:53de l'agriculture locale
06:54avec tous les mines
06:55de région
06:56en Ile-de-France
06:57parce que...
06:59Comment ça se passe, justement ?
07:00Il y a les mines
07:00de Rungis-Paris,
07:01Nationale.
07:02Il y a des mines
07:03dans toutes les régions,
07:03on est d'accord.
07:04Il y a 25 marchés de gros
07:06en France
07:07et je veux les dynamiser.
07:09J'ai repris
07:10le marché de Toulouse.
07:11Le marché de Toulouse,
07:12il se cassait la gueule.
07:14J'ai augmenté...
07:15Excuse-moi de vous dire...
07:16Des victoires exceptionnelles.
07:17Toulouse,
07:17le Grand Sud-Ouest
07:18et l'Occitanie réunis.
07:19Voilà.
07:20C'est un patrimoine alimentaire
07:21agricole fabuleux.
07:22Fabuleux.
07:23Ils ont plus de 300 agriculteurs
07:25qui leur apportent
07:25des produits tous les jours
07:27à Toulouse
07:28avec une directrice générale
07:30qui a été ma collaboratrice
07:32mais qui est indépendante
07:33aujourd'hui,
07:34Maglone-Pontier.
07:35Plus de 300 agriculteurs
07:36haussent de 70%
07:39des volumes
07:40depuis que Rungis
07:42les développe à Toulouse.
07:43Donc,
07:44on peut réussir.
07:46On peut réussir simplement.
07:47Il faut savoir
07:48quels sont ses buts de guerre
07:50et nous,
07:51on veut déjà
07:52valoriser nos producteurs,
07:54valoriser les produits
07:56sous signe de qualité.
07:57Bien sûr,
07:58on est un pays du Nord,
07:59on est obligé
08:00d'apporter un petit peu
08:02pour l'hiver
08:03mais pour le reste,
08:05il faut que le consommateur
08:06sache que
08:07c'est son intérêt
08:08de choisir des produits
08:09de qualité
08:10pour sa santé.
08:11L'offre est là.
08:12Est-ce que la demande
08:13est toujours là ?
08:14Potentiellement,
08:14elle est là.
08:15Est-ce qu'elle est toujours là ?
08:16Et on a appris
08:17Stéphane Ayenni,
08:182025,
08:19pour la première fois,
08:20la balance excédentaire
08:22du commerce extérieur
08:22de l'agriculture,
08:23on a importé un peu plus
08:24d'alimentation
08:25qu'on en exporte
08:27qu'on en produit.
08:27J'ai une raison à tout ça.
08:29Quelle explication ?
08:30C'est un chiffre
08:31de déficience,
08:31J'ai regardé les chiffres
08:33et j'ai regardé les chiffres
08:34précisément,
08:35pas en général.
08:38Et j'ai vu que
08:39notre balance commerciale
08:41avec les Pays-Bas,
08:43le Luxembourg,
08:44la Belgique
08:45étaient en train
08:45de se dégrader.
08:46Je me suis dit,
08:47quoi ?
08:48Qu'est-ce qui se passe
08:49pour que ces pays
08:51exportent vers la France ?
08:53Qu'est-ce qui se passe ?
08:53Bonne question, Stéphane.
08:55Et alors,
08:55en fait,
08:56j'ai l'explication,
08:58c'est que
08:59un certain nombre
09:03de gens
09:03dans la grande distribution
09:06ont centralisé
09:07des super centrales
09:09d'achat
09:11dans le Benelux
09:12et donc,
09:13on exporte
09:15des produits
09:16vers le Benelux
09:18et on les réimporte
09:19avec de la valeur
09:21depuis ces super centrales
09:23qui sont situées
09:25à Bruxelles,
09:26à Rotterdam
09:26et au Luxembourg.
09:27Ça concerne
09:28nos grandes enseignes ?
09:29Actuelles ?
09:29Je le crains.
09:30On les nomme,
09:31on ne les nomme pas ?
09:32Je le crains.
09:32Et donc,
09:33évidemment,
09:34on me dit,
09:34mais oui,
09:35Stéphane,
09:36on a besoin
09:37de réimporter
09:37du Coca-Cola,
09:39des produits
09:40super transformés,
09:41etc.
09:42Ok,
09:42mais moi,
09:44je voudrais
09:44être sûr
09:45que les produits
09:47français
09:48soient distribués
09:49par
09:51ceux qui sont faits
09:52pour ça,
09:53c'est-à-dire
09:54des services publics,
09:56les mines de région
09:57et donc,
09:58je suis en train
09:58de me battre
09:59pour que les 25 mines
10:00de France
10:01puissent être
10:03véritablement
10:03des centrales d'achat.
10:04Il se trouve
10:04qu'il y a un député
10:06qui vient de passer
10:07un amendement
10:08à la loi
10:09d'urgence climatique
10:10qui a été accepté
10:11par la ministre.
10:13C'est le député
10:14Trisna
10:15avec l'appui
10:16d'Olivier Grégoire.
10:17C'est les deux
10:17qui se battent
10:18et le Parti Socialiste
10:21a soutenu.
10:23Donc,
10:23je pense
10:24qu'on va peut-être
10:25changer la donne.
10:26Ça transcende
10:27les partis politiques.
10:28Stéphane Ayani,
10:29cette émission
10:30et cette chaîne,
10:31cette antenne
10:31plutôt de radio
10:32est sur le signe
10:33du Parlons Vrai.
10:34Stéphane Ayani,
10:35est-ce qu'on peut garantir
10:37qu'il n'y aura pas
10:38de produits
10:38du Mercosur
10:39qui viendront
10:41déloyalement
10:41concurrencer
10:42nos produits agricoles
10:43et alimentaires
10:43ou ça va être déficit ?
10:44Alors moi,
10:45ça ne me concerne pas
10:45parce que j'ai demandé
10:46l'autre jour
10:47à mes équipes
10:48c'est quoi les chiffres
10:49du Mercosur
10:50sur le marché
10:51de Rungis
10:52et ils m'ont remonté
10:53à une statistique
10:54qui m'a vraiment
10:55fait plaisir.
10:56C'est 0,05%
11:00du total
11:01de ce qui est vendu
11:02à Rungis.
11:04On continue
11:05à parler
11:06dans quelques instants.
11:07Vous êtes sur Sud Radio.
11:08Je reçois Stéphane Ayani,
11:10auteur de
11:10Le Monde à Fin.
11:11Nourrir les peuples,
11:12valoriser les producteurs,
11:13préserver la planète.
11:14Au Cherche-Midi,
11:15on discute
11:15à bâton rompu,
11:16j'allais dire
11:17à saucisson
11:18ou à carotte rompue
11:18parce qu'on va parler
11:19alimentation.
11:20J'aurais bien aimé
11:21avoir un peu de saucisson.
11:22Mais tout est envisageable
11:24et on veut savoir
11:25avec Stéphane Ayani
11:25si la France
11:26pourra encore nourrir
11:27les Français
11:28dans 20 ans
11:28avec des produits
11:29de qualité
11:29issus
11:30de l'agriculture française.
11:31Le thème est vaste,
11:33le sujet est puissant
11:34et la ferveur
11:35avec laquelle Stéphane Ayani
11:36défend
11:37le marché international
11:38de Rungis
11:39nous prouve
11:40que nous ne sommes pas seuls.
11:41La France n'est pas seule.
11:42Vous nous appelez
11:42au 0826 300 300.
11:45Zach,
11:45Zacharias
11:46va prendre vos appels
11:48et Stéphane Ayani
11:49se fera une joie,
11:50un plaisir
11:50et un honneur
11:51de vous renseigner,
11:53vous rassurer,
11:53peut-être vous inquiéter,
11:54en tout cas
11:55de répondre
11:55à vos interrogations.
11:57A tout de suite
11:58sur Sud Radio.
11:59Midi 14h,
12:00Sud Radio,
12:01la France dans tous ses états,
12:03Péricault et Gass.
12:05Vous êtes sur Sud Radio,
12:06il est 13h18,
12:07je reçois Stéphane Ayani,
12:08auteur du Monde,
12:10afin d'ouvrir les peuples,
12:11valoriser les producteurs,
12:12préserver la planète,
12:13tout est dit.
12:14Il est président
12:14du marché national
12:16et je peux dire
12:17international de Rungis
12:18puisque c'est la vitrine
12:19de la France,
12:20le plus grand potager,
12:21le plus grand port de pêche,
12:22la plus grande boucherie,
12:23la plus grande charcuterie.
12:24Moi je vais régulièrement
12:25à Rungis
12:26et je peux vous dire
12:26quand vous avez un coup de cafard,
12:27vous allez à Rungis,
12:28vous dites quand même
12:29on a encore la chance,
12:29on a encore la chance
12:31d'être à France.
12:32Stéphane Ayani,
12:33important,
12:33est-ce qu'aujourd'hui
12:34le consommateur français,
12:35nos compatriotes,
12:36nos concitoyens
12:37et nos concitoyens
12:39savent s'alimenter ?
12:40Est-ce qu'ils ont bien
12:41les codes ?
12:42Est-ce qu'ils ont bien
12:42la connaissance
12:43pour choisir un bon repas ?
12:44Et c'est une question
12:45de rapport qualité-prix,
12:46bien sûr que le budget alimentaire
12:48c'est souvent celui
12:49sur lequel on tape
12:50pour s'offrir
12:51des biens de consommation
12:51dans tous ans.
12:52on vous a dit
12:52et à vous souvenez
12:53la phrase de Patrick Lelay,
12:54mon métier c'est
12:55de mettre du temps de cerveau
12:56au service de Coca-Cola.
12:57Est-ce qu'aujourd'hui
12:58en France,
12:59le consommateur
12:59est suffisamment informé
13:00et éduqué ?
13:01Est-ce qu'il ne faudrait pas,
13:02et c'est un projet qui existe
13:03et on se bat vous et moi
13:04là-dessus,
13:05est-ce qu'il ne faudrait pas
13:06aller à l'école
13:07pour que les consommateurs
13:08de demain
13:08que ce sont les élèves
13:09d'aujourd'hui
13:09aient les informations
13:11nécessaires
13:11à une bonne et saine
13:12alimentation
13:13qu'ils devront appliquer
13:14à leur vie ?
13:15On a encore les meilleurs
13:16nous les français
13:18et d'ailleurs
13:19à chaque fois
13:19que j'ai des étrangers,
13:20des américains,
13:21des allemands
13:22qui viennent en France,
13:23ils savent
13:24qu'il y a vraiment
13:24un art de vivre
13:25mais en même temps,
13:27c'est doucement
13:28en train de se dégrader.
13:29C'est pour des tas de raisons.
13:32Je pense qu'il y a
13:34une distanciation
13:36de plus en plus grande
13:38qui crée de la crise
13:40et de la défiance
13:43entre le produit
13:45et le consommateur.
13:46Bien sûr.
13:46Et ça,
13:47c'est lié
13:48sans doute
13:49à nos modes de vie,
13:52au fait que
13:53le budget des ménages
13:55est très contraint,
13:56que dans les grandes métropoles,
13:58le budget logement
13:59est en expansion
14:01et le plus lourd
14:03et donc
14:04on rabiote
14:05sur l'alimentation,
14:07sur le fait
14:08que les familles
14:09sont plus éclatées
14:10qu'avant,
14:11plus déstructurées
14:12qu'avant.
14:13On arrive encore
14:14à défendre
14:16le repas familial
14:17du dimanche-pédit,
14:18mais c'est un truc
14:20dans les familles
14:21monoparentales,
14:23de divorcer,
14:24recomposer.
14:24Qu'est-ce qui a été classé
14:26à l'UNESCO
14:26par Sarkozy
14:27en 2008 ?
14:28C'est un truc
14:29qu'on défend
14:30tous les deux,
14:31c'est le repas
14:33gastronomique
14:33des Français.
14:34Péricault,
14:35comme tu le sais,
14:36on a classé
14:37ce patrimoine
14:38mondial
14:39de l'UNESCO
14:40et ce qu'on a classé,
14:42on en parle
14:42avec le grand
14:44académicien
14:44Jean-Robert Pitt,
14:45c'est quoi ?
14:46C'est le fait
14:47que les Français
14:48savent encore
14:50déjeuner ensemble.
14:51C'est la relation sociale,
14:53c'est le lien social
14:54autour du produit.
14:58Et nous,
14:58on est tellement convaincus
15:00que c'est quelque chose
15:00d'important,
15:02Péricault,
15:02qu'on est en train
15:03de construire
15:04quelque chose
15:05qui va sortir
15:05en 29-30,
15:07la cité internationale
15:09de la gastronomie.
15:10Et donc,
15:11on est en train
15:12de faire les travaux,
15:13on est en train
15:13de faire la programmation.
15:15Il y aura une cité
15:16de la gastronomie
15:17à Rungis.
15:17Rungis,
15:18Lyon,
15:19Dijon,
15:20Tours.
15:21Absolument.
15:21Tout reste à faire.
15:23Monsieur le Président
15:23de l'Union Mondiale
15:25des Congrès
15:26de Marché
15:26de Gros,
15:28récemment,
15:29une polémique
15:30a opposé
15:31le maire socialiste
15:32de samedi,
15:33Monsieur Romdame,
15:34avec un élu
15:36de la France Insoumise,
15:37Éric Coquerel,
15:38sur Masterpoulet.
15:40Masterpoulet,
15:41c'est une enseigne
15:42de distribution
15:43de volaille,
15:44c'est du poulet
15:45ukrainien,
15:46probablement passé
15:46par la Pologne
15:47et comme il est
15:48reconditionné en Pologne,
15:49il est découpé en Pologne,
15:50il a l'estampille
15:50Union Européenne.
15:52Là,
15:52on a un problème
15:52avec la législation
15:54européenne
15:54qui identifie
15:55avec des normes
15:56européennes
15:56des produits
15:56qui ne sont pas
15:57européens.
15:58Ensuite,
15:58qu'est-ce qu'on peut faire ?
15:59Non pas pour condamner
16:00les gens qui vont
16:01chez Masterpoulet
16:01parce qu'ils vous disent
16:02j'ai pas d'argent
16:02pour payer plus.
16:03Est-ce qu'il y a moyen
16:04de contourner Masterpoulet
16:06et de dire aux consommateurs
16:07français
16:07vous n'êtes pas condamné
16:09à la malbouffe ?
16:10Il y a,
16:11avec votre budget actuel,
16:12moyen de vous alimenter
16:14normalement,
16:15suffisamment,
16:16de façon qualitative
16:16tout en faisant travailler
16:18l'agriculture française.
16:19J'ai beaucoup d'estime
16:20pour les deux protagonistes
16:21donc je rentrerai pas
16:22dans la polémique
16:23mais
16:25je trouve quand même
16:27qu'il y a un sujet.
16:29Ah, il y a un grand sujet.
16:30Il y a un gros sujet.
16:31Et donc,
16:32je dis premièrement
16:34on n'est pas obligé
16:35dans ce pays
16:37où on vend encore
16:39des volailles entières
16:40d'acheter du poulet
16:42pré-découpé.
16:43Allez,
16:44bon sang,
16:45sur votre marché,
16:46chez vos bouchers,
16:47chez vos volaillers,
16:48vous vous ferez plaisir.
16:51Il y a le choix.
16:51Il y a le choix.
16:52Vous êtes d'accord ?
16:53Dites-le,
16:53il y a le choix.
16:53Et vous allez faire
16:54des économies
16:55parce qu'en fait
16:56quand on fait la cuisine
16:58on passe un bon moment
17:00en famille,
17:00on rigole,
17:02on mange des bonnes choses
17:03et c'est moins cher.
17:04On fait soi-même
17:05ce que l'industrie agroalimentaire
17:07nous facture
17:07dans la transformation
17:08de produits
17:09qui proviennent souvent
17:10d'endroits
17:11qu'on n'a pas envie d'avoir
17:12ou des formes alimentaires
17:13qu'on n'a pas envie
17:14de pratiquer
17:15et on transforme
17:16la cuisine chez soi
17:17on transforme le produit
17:17c'est moins cher,
17:18c'est meilleur
17:19et on partage
17:19un bon moment de bonheur.
17:20Et je vais vous dire
17:21il y a une considération éthique
17:23quand vous faites travailler
17:25quelqu'un qui est déclaré
17:26qui paye ses charges sociales
17:28ses impôts
17:28et quand
17:29à des milliers de kilomètres
17:31au Brésil
17:32ou dans des pays
17:33qui sont moins favorisés
17:34comme l'Ukraine en ce moment
17:36il y a des gens
17:37qui sont dans des situations
17:40qui ne sont pas contrôlables
17:41en tout cas contestables
17:43vous faites un acte moral
17:44en faisant ça.
17:45Ça veut dire quoi
17:46Stéphane Ayani
17:47qu'on dit
17:47achetez pas chine
17:48c'est fabriqué
17:49par des usines
17:49où il y a des enfants
17:50qui sont esclavagisés
17:51qui travaillent dans des sous-sols
17:52vous dites la même chose
17:54attention
17:54quand la malbouffe
17:55qui vient de ces pays-là
17:56ou d'Amérique latine
17:57elle est fabriquée
17:58produite ou élaborée
17:59par des gens
17:59qui sont traités
18:00comme de la merde.
18:00Exactement
18:01j'ai pris conscience de ça
18:02un soir
18:04où j'étais à la maison
18:05et j'ai vu mon fils
18:07se lever
18:08après il avait dû faire
18:10une soirée
18:10à tout casser
18:11avec son portable
18:13il avait fait la fête
18:13répondre
18:14à
18:15la sonnerie
18:17et
18:17qui est-ce que je vois
18:18je vois un même jeune
18:20de son âge
18:22qui montait l'escalier
18:24lui livrait
18:25à manger
18:25du tout fait
18:26qui a été fait
18:27dans une dark kitchen
18:29et je me suis dit
18:31c'est deux mondes
18:32et c'est deux mondes
18:33tels que je ne veux pas
18:34les voir
18:35et donc
18:36évidemment
18:36je respecte
18:38les gens qui sont obligés
18:39de travailler comme ça
18:40et je leur dis
18:41chapeau
18:42mais
18:42c'est un modèle
18:44que je ne veux pas
18:45développer
18:46dans mon pays
18:47je préfère
18:48qu'on ait
18:49des gens
18:50qu'on connaisse
18:51et que
18:52les jeunes
18:54se mettent
18:55à manger
18:55des produits
18:56qu'ils savent
18:58nommer
18:58pas
18:59des trucs
19:00et qu'ils ont
19:00commandé
19:01sur internet
19:02à des gens
19:03qui sont
19:04dans la même condition
19:05mais moins favorisés
19:07Stéphane Ayani
19:08les yeux dans les yeux
19:09vous connaissez
19:10nos dirigeants
19:10vous connaissez
19:11nos gouvernants
19:11vous avez connu
19:12les présidents de la république
19:13vous leur parlez
19:14ils vous tutoient parfois
19:15est-ce que la république
19:16a fait ce qu'il faut
19:17aujourd'hui
19:18pour que les français
19:19puissent accéder
19:20à une nourriture saine
19:21et normale
19:21pour protéger
19:22nos agriculteurs
19:23je fais allusion
19:23à la loi Egalim
19:24loi Egalim 1
19:25elle a été vidée
19:26de sa substance
19:27c'est pour ça
19:27que Hulot est parti
19:28en claquant la porte
19:28Julien Denormandie
19:30en fait une deuxième
19:30est-ce que la loi Egalim
19:32qui était formidable
19:32puisqu'elle prenait
19:33le discours
19:34d'Emmanuel Macron
19:34en octobre 2017
19:35à Rungis
19:36qui est la plus belle
19:37déclaration politique
19:38que l'on ait pu faire
19:39sur l'enjeu alimentaire
19:40la malbouffe
19:40l'agriculture
19:41qu'est-ce qu'il en reste
19:42est-ce que cette loi Egalim
19:43est aussi utile
19:43qu'elle aurait pu l'être
19:44moi je trouve
19:45je suis
19:47vraiment
19:49frappé
19:51par
19:52l'effet
19:53pratique
19:54positif
19:55à long terme
19:56de Egalim 1
19:58je ne parlerai pas
19:59d'Egalim 2 et 3
20:00mais Egalim 1
20:01est évident
20:02un peu sa substance
20:02c'est pour ça qu'on a
20:03non quand même
20:03il reste des choses
20:04il reste quoi ?
20:05le prix d'achat par exemple
20:07il reste le prix juste
20:08et donc
20:09aujourd'hui
20:10ce que je constate
20:12à Rungis
20:13c'est que
20:14il y a une rémunération
20:16juste
20:17des producteurs
20:18et des éleveurs
20:19et sur les produits
20:20cardés
20:21nous ne sommes pas
20:22aujourd'hui
20:24impactés
20:24autant que cela
20:26il y a une amélioration
20:27oui
20:27mais il y a encore
20:28des agriculteurs
20:29qui se pendent
20:30bien sûr
20:30il y a des paysans
20:31qui se suicident
20:31en France
20:32en 2026
20:33oui mais ça
20:34c'est pas possible
20:35c'est une situation
20:37détestable
20:38et
20:39vraiment
20:40on peut dire
20:41qu'on ne doit pas
20:42être fier de ça
20:43mais en même temps
20:44je pense
20:45qu'il faut
20:46qu'on réagisse
20:48à tout ça
20:48qu'on pense
20:49à notre agriculture
20:50de demain
20:51en ayant conscience
20:53que nous allons connaître
20:54un choc démographique
20:56les gens vont partir
20:57à la retraite
20:58et que
20:59c'est l'occasion
21:01parce que moi
21:02je vois toujours
21:02les problèmes
21:02de façon positive
21:03ça fait la cuisine
21:04les retraités
21:05très bien
21:05et bien oui
21:06et bien
21:07les exploitations
21:09il va falloir
21:09malheureusement
21:10les regrouper
21:12et en les regroupant
21:14on va pouvoir
21:15faire des économies
21:16d'échelle
21:16avoir une meilleure
21:17rentabilité
21:18et renforcer
21:19notre agriculture
21:20française
21:20il faut toujours
21:21voir
21:23dans les aspects
21:25le bon aspect
21:27de la pièce
21:27et bien le bon aspect
21:28de la pièce
21:29c'est sûr
21:30que la situation
21:31est difficile
21:31aujourd'hui
21:32c'est que la démographie
21:34d'une certaine manière
21:35elle est
21:36préoccupante
21:37mais elle va nous aider
21:38Monsieur le Président
21:39du marché
21:40d'intérêt national
21:41de Rungis
21:41est-ce que la République
21:43française fait ce qu'il faut
21:44pour que les appels
21:45d'offres publiques
21:46privilégient
21:47favorisent la production
21:48française
21:49au lieu d'importer
21:50des produits
21:50qui viennent de loin
21:51qui ne sont pas dignes
21:53de ce qu'on met
21:53dans l'assiette
21:54des enfants
21:54ou des personnes âgées
21:55j'ai connu
21:56nombre de préfets
21:57qui ont cassé
21:58des marchés
21:58en préférant un produit
22:00parce qu'il était
22:00moins cher
22:01une tomate espagnole
22:02ou une fraise marocaine
22:03pour remplacer
22:04des produits français
22:05à 20 ou 15 centimes
22:07d'écart
22:07est-ce que vous trouvez
22:08ça normal ?
22:08mais ça c'est un scandale
22:09je vous le dis
22:11c'est un scandale
22:12c'est que
22:13on a mis dans la loi
22:14EGalim
22:15et je trouve que c'est bien
22:16qu'il faut des produits
22:17de qualité
22:17dans les cantines scolaires
22:19est-ce que vous savez
22:20quel est le prix
22:22matière
22:23moyen
22:24d'un repas
22:26en restauration collective
22:28je vous le dis
22:29c'est 1,50 euro
22:32par repas
22:33est-ce que c'est suffisant ?
22:34non
22:34c'est non
22:35et donc moi
22:36j'étais à 1,80 euro
22:37vous dites
22:37c'est même pas
22:37moi j'avais 1,80 euro
22:38vous dites
22:39c'est 1,50 euro
22:39c'est dévisoire
22:411,80 euro
22:42c'est peut-être
22:43les cantines scolaires
22:44et après il y a les EHPAD
22:45il y a les EHPAD
22:47il y a les prisons
22:471,50 euro
22:48non mais ça ne tient pas la route
22:49ça ne tient pas la route
22:50et donc
22:51moi je dis
22:53la situation
22:53étant tellement difficile
22:55que quand on discute
22:57avec les intendants
22:58de Restoco
22:59qui est une des associations
23:01de la restauration collective
23:02ils nous disent
23:03monsieur Laiani
23:04c'est compliqué
23:06est-ce que vous avez déjà
23:07fait un marché public
23:08on ne sait pas faire
23:09on passe par des grossistes
23:11à service complet
23:12on passe par des grandes chaînes
23:14je leur dis
23:14mais venez sur mes marchés
23:16on va se constituer
23:18en centrale d'achat
23:20on va vendre
23:22on va répondre
23:23aux acheteurs
23:24de la restauration collective
23:26de façon à ce qu'ils aient
23:27des produits locaux
23:29bio
23:29de qualité
23:30c'est tout
23:31c'est aussi simple que ça
23:32ils viendront sur les marchés de gros
23:34ils achèteront
23:36et ils auront répondu
23:37à leurs obligations
23:39qui sont dans la loi EGalim
23:41c'est aussi simple que ça
23:43c'est l'amendement
23:45Trisma
23:45Grégoire
23:47qui vient de passer
23:48et Julien Di
23:49et Richard Ramos
23:50qui est aussi un député
23:51du Nord
23:51et qui se bat
23:52pour la fin de l'eau
23:52je reçois Stéphane Nayani
23:54dans la France
23:55dans tous ses états
23:56elle est dans un état
23:56aujourd'hui absolument
23:57de ferveur
23:58parce qu'on parle
23:59d'agriculture
24:00et d'alimentation française
24:01Stéphane Nayani
24:02auteur
24:02Le Monde
24:03Afin nourrir les peuples
24:04valoriser les producteurs
24:05préserver la planète
24:06sur
24:07et aux éditions du Cherche Midi
24:09vous nous avez appelé
24:10au 0 826 300 300
24:12je crois que c'est le nombre
24:14d'appels le plus important
24:15que je n'ai jamais vu
24:16depuis que j'anime
24:17cette émission
24:17comme quoi le sujet
24:19vous tient à coeur
24:20et suscite évidemment
24:21de la passion
24:22et de l'intérêt
24:24on prend Sébastien et Julien
24:26pour commencer tout à l'heure
24:27et tous ceux qui suivent
24:28il est 13h30
24:29c'est vous qui avez la parole
24:30vous prenez possession
24:32de cette émission
24:32et Stéphane Nayani
24:33reste avec nous
24:34pour répondre avec le courage
24:36et le franc parler
24:36qu'on lui connait
24:37sur ses grands enjeux
24:38pourra-t-on encore
24:39nourrir les français
24:40dans 20 ans
24:41avec les produits
24:42de l'agriculture française
24:43à tout de suite
24:43sur Sud Radio
24:46Vous êtes bien sur Sud Radio
24:48en ce jeudi 7 mai 2026
24:49il est 13h34
24:50et je reçois son excellent
24:52Stéphane Nayani
24:53parce que ce qu'il dit
24:54est toujours excellent
24:54le patron de Rungis
24:56celui qui garde
24:57le garde-manger parisien
24:58et qui fait que
24:59quand vous venez en France
25:00et à Paris en particulier
25:01nos artisans
25:02nos restaurateurs
25:03peuvent vous offrir
25:04et vous servir
25:05des produits de qualité
25:06issus du terroir
25:07de l'agriculture française
25:08de la mer
25:09n'oublions pas
25:09le littoral
25:10notre patrimoine marin
25:11il est 13h34
25:13nous avons donc
25:13c'est l'émission
25:14aujourd'hui
25:15de ceux qui nous appellent
25:16nous commençons
25:17par Sébastien
25:18qui nous appelle
25:20de Morellas-Lazillas
25:21dans les Roséllones
25:22bonjour Sébastien
25:23bonjour Perico
25:24Sébastien vous êtes
25:25Albert Vauvin
25:26dans les Pyrénées-Orientales
25:27et vous nous dites
25:28que si on continue
25:30comme ça
25:30c'est le thème
25:31de l'émission
25:32si on continue comme ça
25:33on ne pourra pas nourrir
25:34tous les français
25:35d'ici 20 ans
25:36je vous écoute Sébastien
25:38exactement
25:38donc nourrir les français
25:40on l'a eu fait
25:41on a même nourri
25:42d'autres pays
25:42on a exporté
25:43par le passé
25:43on continue à exporter
25:44le problème aujourd'hui
25:46c'est que politiquement
25:47et en plus
25:49climatologiquement
25:50on a beaucoup
25:52d'incertitudes
25:53qui se posent maintenant
25:55les capacités
25:56on les a
25:57maintenant
25:58reste à tous nos élus
26:00à commencer
26:02de la plus petite échelle
26:04municipale
26:04jusqu'en haut de l'échelle
26:06au niveau national
26:07c'est à eux
26:08de décider
26:10quel type
26:10quel type d'élevage
26:11dirigez-vous
26:12Sébastien
26:13vous êtes en vache
26:14en vache à laitante
26:15en vache laitière
26:16en vache à laitante
26:17les Pyrénées-Orientales
26:18donc on est
26:19on est le département
26:20le plus au sud de France
26:21on est un tout petit département
26:23d'élevage
26:24l'élevage à toute sa nécessité
26:26sur le territoire
26:27Naisseur et nourrisseur
26:28ou que nourrisseur ?
26:29Oui
26:30Naisseur
26:30avec finition derrière
26:32en filière de qualité
26:33via une coopérative
26:35et en vente directe
26:36également
26:36Bon
26:36le marché de la viande
26:37le prix de la viande
26:38a un peu
26:39c'est un peu amélioré
26:40j'ai dit augmenté
26:41il s'est un peu amélioré
26:42par rapport à ce qu'il a été
26:42vous revivez
26:44à peu près de votre travail
26:45actuellement ou non ?
26:46Alors le problème
26:47dans certaines zones de France
26:49oui
26:49après nous il faut savoir
26:51que dans le sud de la France
26:52ça fait
26:53et on a eu trois
26:54très grosses années
26:55de sécheresse
26:56on a eu
26:57il y a deux ans
26:58de la FCO
26:59et de la MHE
27:00qui a été une très très grosse crise
27:02dans le sud-ouest
27:02où on a perdu
27:04énormément d'animaux
27:05donc un peu de capacité
27:06à produire
27:07donc il a manqué
27:07énormément d'animaux
27:09à la vente
27:09donc ça a amputé
27:10les trésoreries
27:11donc comme je vous dis
27:12premièrement
27:12les sécheresses
27:13derrière la FCO et MHE
27:14et l'an dernier
27:16toute la France a su
27:17qu'il y a eu de la DNEC
27:18dans notre secteur
27:18Bien sûr
27:19Quelle race de vaches ?
27:21Vous êtes en Blonde d'Aquitaine
27:22en Limousine ?
27:25La majorité des Pyrénées-Orientales
27:27donc c'est les races rustiques
27:28Aubrac et Limousine
27:29Aubrac et Gascogne
27:31et moi j'ai des Limousines en plus
27:32les races locales en plus
27:33formidable
27:35Stéphane Ayani
27:36que vous inspire
27:36le témoignage de Sébastien ?
27:38Alors je dis
27:39que ce monsieur a raison
27:41Sébastien a raison
27:42Première chose
27:44C'est un catalan
27:44C'est un catalan
27:45C'est un catalan
27:46comme mon ami Jean Castex
27:48c'est des gens
27:49qui disent
27:50ce qu'ils pensent
27:50c'est bien
27:51Deuxièmement
27:53on a l'impression
27:55nous arrangissent
27:56que ça va mieux
27:58du point de vue
27:59des revenus
28:01des éleveurs
28:02mais
28:03on voudrait avoir
28:04plus de production
28:06Sébastien est inquiet
28:07Et donc là
28:08c'est un sujet
28:09il a des races
28:10très intéressantes
28:12La Gascogne
28:13L'Obrac
28:14Extraordinaire
28:14Aubrac
28:15Gascogne
28:17c'est très bon
28:18et
28:19on voudrait
28:20ce qu'on voudrait
28:21c'est avoir
28:22des gens comme lui
28:23au pavillon
28:24de la souveraineté alimentaire
28:26que je viens de construire
28:27où on mettrait
28:28des produits français
28:29en valeur
28:30mais quand on demande
28:31aux régions
28:32à la région sud
28:34venez vous installer
28:36au pavillon
28:37de la souveraineté alimentaire
28:39et bien
28:39on a un succès
28:41d'estime
28:42Qu'est-ce que vous appelez
28:43la région sud
28:44la région Occitanie ?
28:44Occitanie
28:45Vous interpellez
28:46Mme Carole Delga
28:48pour l'Occitanie
28:49et M. Rousset
28:52et M. Rousset
28:53pour la Nouvelle-Aquitaine
28:54Tout ça ce sont des territoires
28:57à viande exceptionnelle
28:58Exactement
28:59Et vous dites
29:00qu'ils ne sont pas forcément
29:01au rendez-vous
29:01Je pense que
29:03On leur lance un appel
29:04Je pense que
29:05nos régions de France
29:06on a une vision
29:08trop centralisée
29:09du pays
29:09nos régions de France
29:11doivent valoriser
29:13leur race bovine
29:15et avoir des marques
29:18et ces marques
29:19il faut les populariser
29:21auprès du consommateur
29:22pour que les gens
29:23continuent
29:24à prendre
29:24de la vache allaitante
29:26c'est de la très bonne viande
29:27de qualité
29:28et qu'on continue
29:31à produire
29:32Pour ça
29:33il faut avoir
29:34des outils de transformation
29:35il faut avoir
29:35il faut dire les choses
29:37telles qu'elles sont
29:37il faut avoir des abattoirs
29:38et il faut avoir
29:39des marchés
29:40de gros
29:41qui distribuent
29:42ces produits
29:44localement
29:45c'est comme ça
29:46que vous ferez revenir
29:46le consommateur
29:47autour des produits français
29:49et bien sûr
29:50il faut que les agriculteurs
29:53puissent produire
29:54dans de bonnes conditions
29:56avec des revenus corrects
29:57et ça
29:57je pense que ça s'est amélioré
29:59j'espère que ça va tenir
30:00malgré la hausse des charges
30:02Alors on lance un appel
30:03à Carole Delga
30:04Madame la Présidente
30:05de la région Occitanie
30:06à Monsieur Alain Rousset
30:07Président
30:08de la région Nouvelle-Aquitaine
30:09Appelez Stéphane Nayani
30:10on va vous donner
30:11votre numéro
30:11non mais rencontrez-vous
30:13il fait pour vous
30:14un travail formidable
30:15Rangis est une vitrine
30:16et il a besoin
30:18de votre participation
30:19de vos éleveurs
30:20de vos agriculteurs
30:21on tire dans le même sens
30:23on a que trois régions
30:24dans le pavillon
30:25de la souveraineté alimentaire
30:26aujourd'hui
30:27je les cite
30:29c'est la région du Sud-Est
30:32PACA
30:32on a la Bretagne
30:35et l'Ile-de-France
30:36mais il n'y a pas que ça
30:37en France
30:37bien sûr
30:38bien sûr
30:38mais je suis sûr
30:39qu'ils vont vous entendre
30:41Sébastien
30:43vous continuez
30:43à vous battre
30:44sur ce front
30:45de l'élevage français
30:46de qualité
30:47on est d'accord
30:47il n'y a pas de problème
30:49depuis quelque temps
30:50avec mon collègue
30:51Jérôme Bayle
30:52que vous connaissez
30:53il prône quelque chose
30:54on a au sein
30:55de notre France
30:56déjà quasiment
30:57chaque région
30:58est un pays différent
30:58nous l'Occitanie
31:00on est un pays
31:00à part entière
31:01on va de la mer
31:02jusqu'aux montagnes
31:02on a toutes les productions
31:04donc déjà
31:05j'entends l'appel
31:06et je le remercie
31:07d'intégrer
31:09toutes les régions
31:09dans le pavillon
31:12et nous
31:12en plus de notre côté
31:14à l'échelle locale
31:15comme je le disais
31:16tout à l'heure
31:16on a de la restauration
31:19hors foyer
31:19le potentiel de consommation
31:22il y est
31:22il est énorme en France
31:23et à côté de ça
31:24on voit de la viande
31:25qui arrive d'ailleurs
31:26ça c'est un problème
31:27c'est un vrai problème
31:28et moi je vais vous dire
31:30vous avez entièrement raison
31:31Sébastien
31:31il faut répondre
31:33aux appels d'offres
31:35de la restauration collective
31:37et pour ce faire
31:38c'est pour ça
31:39que cet amendement
31:40dans la loi d'urgence agricole
31:42sur les centrales d'achat
31:44sur les mines
31:44est nécessaire
31:46et indispensable
31:48Sébastien
31:49vous êtes d'accord
31:50on est d'accord
31:51je suis tout à fait d'accord
31:53aujourd'hui
31:53on le voit encore
31:54avec la DNC
31:55et la FCO
31:55c'est les autres pays
31:57qui dictent ce qu'on doit faire
31:58on a les capacités
31:59on a de la céréale en France
32:01on a la capacité
32:02donc d'engraisser
32:03nos animaux en France
32:04essentiel
32:04c'est essentiel
32:05évidemment
32:06de la plus-value céréalière
32:08pour ceux qui la produisent
32:09et des usines
32:10de transformation
32:11de céréales
32:11et ainsi qu'après
32:13derrière
32:13comme vous l'avez dit
32:13tout à l'heure
32:14des abattoirs
32:15avec de la négoce derrière
32:16on a tout sur notre territoire
32:18et on a bon nouveau
32:19en Espagne
32:20et en Italie
32:21pour les caractéristiques
32:22Sébastien
32:22il faut aussi du pâturage
32:23il faut un petit peu d'herbe
32:24la céréale est très importante
32:25pour l'engraissement
32:25on a des pâturages
32:27je n'en doute pas
32:28quant aux abattoirs
32:29ils sont souvent monopolisés
32:30par un monsieur
32:31qui s'appelle Bigard
32:33oui voilà
32:34mais c'est la situation
32:35de monopole
32:36qui souvent est un problème
32:37on manque d'abattoirs
32:38en France
32:38de petits abattoirs
32:39vous avez les éleveurs
32:40que ce soit des éleveurs bovins
32:41des éleveurs d'agneaux
32:42des éleveurs de veaux
32:43qui sont obligés
32:44de faire 50, 40, 200 km
32:45c'est catastrophique
32:47pourquoi on a démantelé
32:48les abattoirs en France
32:49Stéphanie ?
32:50on l'a démantelé
32:51on l'a démantelé
32:52il faut remettre
32:53parce qu'autrefois
32:54vous alliez dans les villes
32:56dans les bourgs
32:57de moyenne importance
32:58vous aviez un abattoir public
32:59et bien remettons en place
33:01des abattoirs publics
33:02les éleveurs d'agneaux de presse allée
33:03du Mont-Saint-Michel
33:04qui sont obligés
33:05d'aller à Cherbourg
33:06qui sont obligés
33:06d'aller à Pont-Orson
33:07c'est vrai aussi
33:08pour ceux des agneaux
33:09de Barèche-Gavarny
33:10c'est vrai pour les éleveurs
33:11de partout
33:12ils sont obligés
33:13de faire quelques fois
33:13le prix du transport
33:14c'est mauvais pour les animaux
33:16c'est mauvais pour la viande
33:16là je pense qu'on aura
33:18des ministres d'agriculture compétents
33:19je défends Jean-Paul Bigard
33:21qui écoute beaucoup de bêtes
33:23et qui respecte
33:25ses agriculteurs
33:25il est important
33:26nous avons Michel
33:27qui nous appelle
33:28de Dax
33:29Michel vous dites
33:30que vous avez un livre
33:31qui s'appelle
33:32Silence dans les Champs
33:33de Nicolas Legendre
33:36qui est un résumé
33:37d'agriculture productiviste
33:38dans les années 60
33:39et qui annonce
33:40un groupement d'exploitation
33:41de plus en plus grand
33:42vous avez été victime
33:44de ce phénomène
33:45de regroupement
33:45d'exploitation
33:46de cette espèce
33:47de remembrement
33:47économique et social
33:50Michel
33:50j'ai été victime
33:51de
33:51enfin oui
33:52c'est un petit peu
33:54de ma faute également
33:54mais j'ai été victime
33:55de l'exploitation familiale
33:58qui a été
34:00comment dire
34:01quand mon frère
34:01est parti
34:02à la retraite
34:02moi j'ai voulu la reprendre
34:03avec
34:04à quel endroit exactement
34:05Michel ?
34:06à quel endroit exactement ?
34:07un endroit que vous connaissez bien
34:09Péricault
34:09c'est Majesque
34:10ah tout à fait
34:11tout à fait
34:11tout à fait
34:12voilà
34:13qu'est-ce que vous aviez
34:14comme élevage ?
34:15qu'est-ce que vous aviez
34:15comme élevage ?
34:16alors moi j'avais pas d'élevage
34:18je faisais beaucoup de semences
34:19de semences
34:20d'accord
34:20asperges
34:20maïsou
34:22et
34:23bon moi je voulais continuer
34:24avec un associé
34:25sauf que
34:26ça ne l'a pas fait
34:27parce qu'on nous l'a mis
34:28plus ou moins à l'envers
34:30avec le
34:30le cautionnement
34:31d'un gros syndicat
34:32dont je tairai le nom
34:33mais que tout le monde le sait
34:34oui oui oui
34:34moi je vous le dis
34:35la FNSEA tout simplement
34:36voilà
34:38et l'émission
34:39qui retratait un petit peu
34:40le livre
34:41de Silence dans les Chants
34:43c'est une émission
34:44qui est parue
34:45pas plus tard
34:46que dimanche soir
34:46sur un média
34:48public
34:49on l'a vu
34:50on l'a vu
34:50et voilà
34:52très beau documentaire
34:53moi je crains
34:54voilà
34:57Michel
34:57Michel
34:58vous avez
34:59voilà
34:59vous vous espérez
35:00qu'on puisse sortir
35:01de ce système ?
35:02vous pensez
35:03qu'il y a espoir
35:04de pouvoir s'émanciper
35:05de cette logique
35:06productiviste
35:07qui a eu son utilité
35:09dans une certaine logique
35:10d'exportation
35:10mais on ne peut pas
35:11résumer l'agriculture française
35:13à cette forme
35:13de productivisme
35:14j'allais dire
35:14d'agriculture industrielle
35:16ou d'industrie agricole
35:18vous pensez
35:19tout à fait
35:21on parle d'installation
35:22de jeunes
35:22mais
35:24dans le reportage
35:25c'est pas non plus
35:26le cas de tout le monde
35:28mais
35:28c'est celui
35:30qui est à côté
35:30qui s'agrandit
35:31au lieu de mettre
35:32un jeune agriculteur dessus
35:33on salue
35:35on salue
35:36Jean Cousseau et la famille Cousseau
35:37de l'hôtel de la Poste
35:38du relais de la Poste
35:39à Majesque
35:39qui est une institution
35:40voilà un cuisinier
35:41qui fait travailler
35:42les producteurs
35:42et l'agriculture locale
35:46on marque une petite pause
35:47et Stéphane Laiani
35:48vous répond tout de suite
35:49après Michel
35:49vous restez avec nous
35:50sur Sud Radio
35:510826-300-300
35:52vous continuez à nous appeler
35:53parce que les échanges
35:54sont faits
35:57on est
35:57vous êtes
35:58nous sommes
35:59sur Sud Radio
36:01avec Stéphane Laiani
36:02on était dans une conversation
36:03passionnée
36:04avec le président
36:04de Rungis
36:05on était à l'instant
36:06en ligne
36:06avec Michel
36:08donc il lui
36:08résumait sa situation
36:10il est victime
36:10d'un productivisme
36:11qui limitait totalement
36:13sa capacité
36:14à faire de l'agriculture
36:15de qualité
36:15Stéphane Laiani
36:16il y a eu une évolution
36:17dans l'agriculture française
36:18je comprends très bien
36:20ce qu'a dit monsieur
36:21et je compatis totalement
36:23je compatis totalement
36:25de ce qu'il vient de dire
36:27simplement
36:28moi je suis toujours
36:29tourné vers l'avenir
36:30et je me dis
36:31est-ce qu'un jeune
36:34qui entend tout le temps
36:36ses lamentations
36:37ça lui donne envie
36:39ensuite
36:39de rentrer
36:41dans le métier agricole
36:42et l'attractivité
36:43des métiers
36:44il faut se battre
36:45pour moi
36:46c'est ce que je fais
36:47notamment à Rungis
36:48dans mes métiers
36:49avec la Rungis Académie
36:51j'ai créé une école
36:53pour les métiers
36:54de bouche
36:55et pourquoi ?
36:56pour donner envie
36:57aux jeunes
36:57de revenir
36:58dans les métiers
36:59de la logistique
37:00les métiers agricoles
37:01et donc
37:02vous avez raison monsieur
37:04je ne connais pas bien
37:05les grandes cultures
37:06moi je parle
37:06de ce que je connais
37:09mais clairement
37:10je crois que
37:12bien sûr
37:12il va y avoir
37:13des évolutions
37:13il faut exporter
37:14alors la FNSE
37:14elle nous explique
37:16le drame
37:17Philippe Laiani
37:17c'est qu'on a ouvert
37:18l'agriculture française
37:20déjà avec le GAD
37:21dans les années 70
37:22mais surtout
37:22l'acte unique
37:23de 86
37:24venu par monsieur
37:25Jacques Delors
37:25on a ouvert
37:26l'agriculture française
37:27on l'a exposé
37:28au marché international
37:30avec des normes
37:31qui n'étaient pas loyales
37:32pour tout le monde
37:32on demande à l'agriculture française
37:34vous le savez parfaitement
37:35des codes
37:36des obligations
37:36des exigences
37:39et des normes
37:39qui ne sont pas exigées
37:41de ceux dont on importe
37:42des produits
37:42comment voulez-vous jouer
37:43à nos égales
37:43c'est ce que je dis
37:44dans le bouquin
37:45vous le dites très bien
37:46je pense qu'il ne faut pas
37:48parler de protectionnisme
37:49il faut simplement
37:50on s'en fout de mots
37:51il faut protéger
37:52voilà
37:52il faut réfléchir
37:54quand même
37:56il faut qu'on ait
37:57des âmes égales
37:59et d'autre part
38:01il faut qu'on se batte
38:03sur les marchés internationaux
38:04il y a un truc
38:05qui me fait de la peine
38:05je vais dans le monde entier
38:07en tant que président
38:08de l'union mondiale
38:08des marchés
38:09quand je vais dans des salons internationaux
38:12que je vois un tout petit espace
38:14riquiqui
38:15pour les agriculteurs français
38:17et que l'Espagne
38:18l'Italie
38:19la Pologne
38:21le Brésil
38:22comment ça se fait
38:23Stéphane Ayani
38:24comment ça se fait
38:25moi je me dis
38:25non on n'est pas bon
38:26dans notre politique d'exportation
38:28est-ce que c'est à vous aussi
38:29à améliorer cette situation
38:30est-ce que vous avez les leviers
38:31pour améliorer
38:32on a un levier
38:33qui est Business France
38:34il faut
38:35qu'on facilite
38:37la possibilité
38:39à des petits intervenants
38:41d'aller exporter
38:43sur les salons
38:44leurs produits français
38:46il faut les aider
38:47pour ça
38:47et donc je le dis
38:49à Louis Marguerite
38:51qui vient d'être nommé
38:52patron de Business France
38:53et bien voilà
38:54ce qu'il faut faire
38:55il faut donner
38:56des aides
38:58pour que
38:58des groupements
39:00d'agriculteurs
39:01aillent à l'international
39:02parce que
39:03quand vous voyez
39:04les Italiens
39:04ils savent
39:05chasser en meute
39:06et je vous signale
39:07que le Made in France
39:08porté par Yves Gégaud
39:09et par Arnaud Montebourg
39:10pour ne citer qu'eux
39:12est aussi dans cette
39:13je reçois Arnaud Montebourg
39:16qui a été chargé
39:17par Annie Gennevard
39:18de relancer
39:20la souveraineté alimentaire
39:23sur des sujets
39:24et je le reçois
39:26la semaine prochaine
39:26on y vient
39:27on y vient
39:27avant de donner la parole
39:28à Philippe
39:29qui nous appelle
39:29de Kasiak
39:30dans le Lot
39:30quelle merveille
39:31dans le Kersi
39:33Stéphane Mayani
39:35vous êtes européen
39:36je suppose
39:37et européiste
39:38moi je ne suis pas
39:39européiste
39:39je pense que
39:40dans ce monde
39:42j'y viens
39:42je vous pose la question
39:44j'y viens
39:45qu'avez-vous fait
39:46vous les défenseurs
39:47de l'Europe
39:48nous
39:48qui savons
39:49que l'on s'en sortira
39:50pas sans l'Europe
39:50qu'avons-nous fait
39:52qu'avez-vous fait
39:52de la préférence communautaire
39:53qui permettait
39:54à nos productions nationales
39:56et en partie
39:57à l'agriculture
39:57d'échanger
39:58dans le cadre
39:59d'un marché européen
40:00qui respectait les normes
40:01qui respectait les règles
40:02pourquoi est-ce qu'on ne rétablit pas
40:04la préférence communautaire
40:05qui est le fondement
40:06éthique et philosophique
40:07de l'Union Européenne
40:09du traité de Rome
40:09de 1957
40:10pourquoi on a cassé ça ?
40:12je le dis dans le bouquin
40:13le monde à fin
40:13oui c'est pour ça
40:14je vous pose la question
40:16je parle de quelque chose
40:17que je connais
40:18j'ai travaillé à Bruxelles
40:20pendant trois ans
40:21et bien je vais vous dire
40:23une chose
40:25contrairement à tout ce que
40:26tout le monde
40:28dit
40:28notamment le monde politique
40:31la commission
40:32est un tigre
40:32de papier
40:34c'est-à-dire que
40:35tout le monde dit
40:35ah on a peur
40:36de la commission
40:37et bien quand on est
40:38à la commission
40:39on a peur des états membres
40:40parce que c'est les états membres
40:42qui décident
40:43c'est une info du jour
40:43c'est un scope
40:44une grande nouvelle
40:45c'est une grande nouvelle
40:46mais simplement
40:47il faut que la France
40:50sache exactement
40:51ce qu'elle veut
40:52quand elle est
40:53au conseil européen
40:55et au parlement européen
40:56donc Ursula
40:57Ursula n'est pas
40:57crueille à l'enfer
40:58comme certains le pensent
40:59il suffit d'affirmer
41:00Ursula a sans doute
41:01des défauts
41:02mais je dis simplement
41:05qu'il est possible
41:07de rétablir
41:08et c'est en train
41:09d'être fait
41:11je sais
41:11on est au début
41:12du processus
41:14une préférence
41:15communautaire européenne
41:17et je la défends
41:18moi je pense que
41:20si on n'est pas capable
41:21de défendre
41:23notre précaré
41:24parce que
41:25je vais vous dire
41:26l'Europe c'est tout petit
41:27c'est nos voisins
41:28c'est tout petit
41:29le grand monde
41:30c'est tout à fait autre chose
41:32je vais vous faire venir
41:32plus souvent Stéphane Ayeni
41:34vous nous donnez
41:34des informations essentielles
41:35et vous nous dites
41:36ce qu'on a envie d'entendre
41:38c'est pas pour nous faire plaisir
41:39parce que vous soulevez
41:40des enjeux essentiels
41:41nous sommes en ligne
41:41donc je disais
41:42avec Philippe
41:43qui nous appelle
41:43de Casillac dans le Lot
41:44Philippe dit qu'il est agriculteur
41:46qu'il a un élevage de veaux
41:47et vous dites
41:48un peu comme on l'a évoqué
41:49pendant cet échange
41:51avec Stéphane Ayeni
41:51si on continue à dégrader
41:53le volume des troupeaux en France
41:54je ne pense pas
41:55qu'on puisse assurer
41:55l'autosuffisance alimentaire
41:56des français
41:57d'ici 15-20 ans
41:58et Stéphane Ayeni
41:59en convenait
42:00dites nous en plus
42:01Philippe
42:01d'où vient cette inquiétude
42:03oui bonjour
42:04bonjour M. Stéphane Ayeni
42:05et bonjour Perico
42:06bonjour Philippe
42:07bonjour
42:08pour la petite histoire
42:09Perico est venu
42:10sur mon exploitation
42:10je m'en souviens
42:12je m'en souviens très bien
42:13j'ai une photo
42:14avec Perico
42:15sur l'exploitation
42:15voilà
42:16donc moi juste
42:17je voulais rappeler
42:18que
42:19on peut
42:20l'idée des salons
42:21l'idée des salons
42:22et de retenir
42:22de se faire connaître
42:23c'est sûrement une bonne chose
42:24mais la plus grosse
42:26la plus grosse erreur
42:27ce qui se passe aujourd'hui
42:28c'est la dégradation
42:28du troupeau
42:29du troupeau en France
42:30on a perdu
42:31on a perdu
42:32un million de bovingues
42:33on perd
42:33on était
42:34un million quatre cent mille
42:35agriculteurs en 90
42:36on est moins de trois cent mille
42:38on va être dans
42:39des ans cent mille
42:40donc aujourd'hui
42:41la souveraineté alimentaire
42:42si on continue comme ça
42:44on n'aura plus
42:45la souveraineté alimentaire
42:46tout va venir
42:47tout va venir
42:48des milliers
42:49des milliers de kilomètres
42:49donc aujourd'hui
42:51soyons très vigilants
42:52de ce qui se passe
42:53parce que
42:53on a des
42:54nos aînés
42:55nos jeunes
42:56et des jeunes
42:56qui arrivent là
42:57on n'aura plus
42:58de quoi
42:59suffire
42:59sur notre territoire
43:00en cas de conflit
43:01dans le monde
43:01et ça c'est très important
43:04regardez aujourd'hui
43:05l'ouverture du Mercosur
43:06le premier mai
43:07on a déjà eu
43:08un euro
43:09de perte
43:10kilo carcasse
43:10depuis 15 jours
43:11un euro
43:12vous voyez
43:13le Mercosur a ouvert
43:13le premier mai
43:14donc effet immédiat
43:16effet immédiat
43:18donc aujourd'hui
43:18vous avez Lidl
43:19Lidl pour parler
43:20les cités et d'autres
43:21qui font des promos
43:21de la viande
43:22qui viennent des milliers
43:23de kilomètres
43:23pour les riades
43:24pour les dés
43:25à des prix
43:26à défier
43:26à toute concurrence
43:27aucun français
43:28agriculteur français
43:29est capable de produire
43:30sur le territoire
43:30mais oui Philippe
43:31bien sûr
43:32bien sûr
43:33bien sûr
43:33bien sûr
43:34on a compris votre coup de gueule
43:35Stéphane Ayani
43:36Philippe dit vrai
43:37deux enjeux
43:38tout ce que vous dites
43:39Philippe est vrai
43:40je le dis d'ailleurs
43:41dans le bouquin
43:42l'anti-viande
43:43le bashing anti-viande
43:45et ensuite la concurrence
43:46des noyans
43:47moi qui vais fréquemment
43:49à l'académie de la viande
43:50et je pense que
43:52le bashing anti-viande
43:53c'est vraiment
43:54une mauvaise chose
43:55est-ce que dit Philippe
43:56on ouvre des marchés
43:57à des produits
43:57qui n'ont rien à faire en France
43:58non mais la France
44:00c'est un pays ouvert
44:01ce que dit Philippe
44:02c'est que déjà
44:03il faut qu'il y ait
44:04des troupeaux
44:04il faut qu'il y ait
44:05des reprises d'exploitation
44:06il faut qu'il y ait
44:07des agriculteurs
44:08il faut qu'on l'exporte
44:10moi si vous voulez
44:12la meilleure défense
44:13c'est l'attaque
44:15évidemment
44:15on a un chef peut-être prodigieux
44:16on a un chef peut-être prodigieux
44:19des races merveilleuses
44:20des éleveurs exceptionnelles
44:21il n'y a aucune raison
44:22qu'on importe
44:23je ne sais pas
44:24si vous vous rendez compte
44:25on est peut-être un peu plus cher
44:26on est peut-être un peu plus cher
44:27parce que c'est la qualité
44:28vous savez
44:29la qualité française
44:30ça a du bon
44:31bah écoutez
44:33on achète bien
44:34des voitures allemandes
44:35à n'importe quel prix
44:36pourquoi on n'achèterait pas
44:37la viande française
44:37au même prix
44:38quand vous achetez
44:38de la viande française
44:39vous achetez
44:40de la traçabilité
44:41vous savez d'où elle vient
44:43vous achetez
44:45des services vétérinaires
44:46des contrôles
44:48de la qualité sanitaire
44:49donc
44:50moi je dis
44:51vous avez raison
44:52mais
44:53là où je ne suis pas d'accord
44:55c'est
44:56bien sûr
44:57si vous voulez exporter
44:58il faut ouvrir nos marchés
45:00bien sûr
45:01mais d'abord
45:01d'abord
45:02consommons français
45:03c'est l'appel que lance
45:04Stéphanie Allaini
45:05le monde a faim
45:06bien sûr
45:06nous avons un patrimoine
45:08agricole prodigieux
45:08nous avons des trésors alimentaires
45:10et comme l'a expliqué
45:11Stéphanie Allaini
45:12transformer chez soi
45:13en faisant la cuisine
45:14des produits
45:14du terroir français
45:15c'est beaucoup moins cher
45:16que de se nourrir
45:17avec de la malbouffe
45:18industrielle
45:18importée
45:19des pays étrangers
45:21merci Stéphane Allaini
45:22d'avoir été
45:22merci Perico
45:23vous allez revenir Stéphane
45:25parce qu'on n'a pas tout dit
45:25le bouquin est exceptionnel
45:26le monde a faim
45:27nourrir les peuples
45:28valoriser les producteurs
45:29préserver la planète
45:30il y a de la politique
45:31il y a de l'économie
45:32il y a de l'écologie
45:33aux éditions Le Cherche Midi
45:3419,80 euros
45:35quand on a lu ce bouquin
45:37je peux vous dire
45:37qu'on finit moins con
45:38qu'à la fin
45:38qu'au début de la lecture
45:40et puis je l'écris moi
45:41merci
45:41et ça se voit
45:42et vous témoignez
45:42des vrais
45:42ce qui se passe à Rungis
45:44vitrine du patrimoine
45:45alimentaire français
45:45et on se bat
45:46pour le préserver
45:47et on se bat
45:48pour le partager
45:48vive la république
45:49vive la France
45:50merci Stéphanie
45:51vive la France
Commentaires