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C’était il y a 40 ans. La nuit du 10 juillet 1985, deux bombes explosent sur la coque du « Rainbow Warrior », bateau de l'association écologiste Greenpeace, et font un mort. Très vite, l’enquête met en cause le gouvernement et les services secrets français. Retour sur un scandale d’État dans Crime Story qui raconte cette affaire dans un podcast en deux parties.

Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Anaïs Godard, Thibault Lambert, Clara Garnier-Amouroux et Pénélope Gualchierotti - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : Audio Network

Archives : France TV, Greenpeace.

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Chapitres:

00:00: Enquête sur l'Attentat du Rainbow Warrior : Premières Pistes et Théories
04:27: François Verlet : Un Mystérieux Sympathisant sur le Quai
07:30: Alain et Sophie Turange : Un Couple Suspect
10:42: Faux Passeports et Tonton Émile : L'Enquête se Complique
13:05: Rainbow Warrior : Les Fausses Pistes et la Recherche de la Vérité

#greenpeace #rainbowwarrior #crimestory

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News
Transcription
00:00Vous écoutez Crime Story, l'affaire du Rainbow Warrior, deux bombes, un mort et un mensonge d'état, deuxième épisode
00:07sur quatre.
00:09Au début du mois de juillet 1985, le Rainbow Warrior, bateau de l'association écologiste et pacifiste Greenpeace, est au
00:17mouillage à Auckland, en Nouvelle-Zélande.
00:19Après avoir rejoint les eaux du Pacifique, il s'apprête à partir pour la Polynésie française, et plus précisément, l
00:25'atoll de Mururoa, pour gêner les essais nucléaires français qui doivent s'y dérouler.
00:30Depuis quelques années, l'organisation a fait de ce type d'action sa marque de fabrique, et la popularité du
00:36mouvement et de ses membres a explosé.
00:39Mais dans la nuit du mercredi 10 juillet, les militants à bord du bateau entendent deux détonations.
00:45Comprenant que la situation est grave, ils se précipitent à l'extérieur du navire, juste à temps pour le voir
00:51s'enfoncer au trois quarts dans l'eau.
00:53Sidérés, les activistes se comptent. Il en manque un.
00:56Leur photographe néerlandais d'origine portugaise, Fernando Pereira.
01:03Fernando Pereira est né à Chavez, au nord du Portugal, le 10 mai 1959.
01:09Au milieu des années 70, il quitte son pays d'origine pour ne pas participer aux guerres coloniales en Afrique.
01:15Il arrive aux Pays-Bas, la tête déjà pleine d'idéaux politiques, qu'il souhaite défendre ardemment, mais sans violence.
01:21Son engagement auprès de Greenpeace apparaît alors comme une évidence.
01:26Au début des années 80, il propose à l'association de mettre à son service ses talents de photographe.
01:32Marié avec une femme hollandaise et père de deux enfants,
01:34Fernando Pereira s'engage début 1985 dans la mission de six mois visant à empêcher les essais nucléaires de Mururoa.
01:45Comme les douze autres membres de l'équipage du Rainbow Warrior,
01:49Fernando Pereira a sans doute entendu la première explosion sur le navire.
01:53Comme les autres, il a senti le danger.
01:56Mais il est resté dans sa cabine, peut-être pour récupérer ses photos et son matériel,
02:01car il sait que la seule arme de Greenpeace, c'est la communication.
02:05Depuis le fond de sa cabine, Fernando Pereira a sans doute été surpris par la deuxième explosion.
02:11Vers 4h du matin, les secours découvrent son corps, à côté de ses objectifs.
02:16Quand il meurt noyé dans le Rainbow Warrior, Fernando Pereira vient de fêter ses 35 ans.
02:23La section des enquêtes criminelles d'Auckland est tout de suite saisie.
02:27L'enquête commence dès la première nuit,
02:29parce que les deux énormes trous qu'on découvre sur la coque du bateau
02:32ne laissent aucun doute sur ce qui s'est passé.
02:34Le chalutier a été saboté.
02:36Il est absolument impossible d'imaginer que ce drame soit de nature accidentelle.
02:42Les enquêteurs pensent plus précisément que ce sont deux bombes
02:46qui ont causé ces dégâts et la mort de Fernando Pereira.
03:01Dans le port où les journalistes interviewent des riverains sous le choc,
03:05les théories sont déjà nombreuses.
03:07Ça pourrait être un coup des Américains, des Chinois, des Russes, des Français.
03:10Pour les membres de Greenpeace, on pense en premier lieu aux Etats-Unis,
03:15que l'association a particulièrement ciblé avec des actions en Océanie,
03:19dans les îles Marshall notamment.
03:25Damien Delsenis, c'est un choc d'autant plus grand pour la Nouvelle-Zélande
03:29que ce pays a un taux de criminalité parmi les plus bas au monde.
03:34La Nouvelle-Zélande, c'est un pays tranquille.
03:36C'est le pays du long nuage blanc, 5 millions d'habitants,
03:39grande diversité ethnique, mais sans problème de cohabitation
03:42entre ces différentes ethnies.
03:44Pas de problème de sécurité, de délinquance, de criminalité particulière.
03:49Alors autant dire qu'un attentat du terrorisme, c'est encore pire.
03:53C'est complètement inédit dans ce pays.
03:55Ce que les enquêteurs néo-zélandais craignent à ce moment-là,
03:59c'est que cette attaque soit le début d'une série.
04:01Oui, il y a un enjeu de protection nationale très important.
04:04Il faut absolument et vite trouver ceux qui ont agi contre le Rainbow Warrior,
04:09les arrêter avant qu'éventuellement, ils ne s'en prennent à d'autres cibles dans le pays.
04:14La police va commencer par interroger les membres de l'équipage
04:17et plusieurs vont assez spontanément parler d'un homme
04:21dont ils ne se sont pas méfiés a priori,
04:24mais qui après coup, leur a semblé plutôt suspect.
04:27Cet homme a passé une partie de la soirée avec eux.
04:29Oui, une toute petite partie.
04:31En fait, une demi-heure avant qu'il commence à faire la fête sur le bateau,
04:34cet homme est apparu sur le quai, un homme plutôt sympathique, avenant.
04:39Il leur a même dit qu'il était un sympathisant pacifiste, qu'il est français,
04:43qu'il est à Auckland parce qu'il est en ce moment en transit entre Singapour et Tahiti.
04:47Il va d'ailleurs leur parler de Tahiti en disant qu'il a des amis là-bas.
04:50Et quand il comprend que l'équipage va se diriger vers la Polynésie française,
04:54il leur dit même « Attendez, moi je peux vous mettre en contact avec mes amis à Tahiti,
04:58vous pourrez peut-être même trouver un bateau, affréter un bateau
05:02pour trouver des sympathisants sur place. »
05:05Donc il est vraiment presque proactif.
05:07Alors ça tombe bien parce qu'en plus Greenpeace cherche justement
05:09des embarcations sur place en Polynésie pour mener ce type d'action,
05:14pour venir renforcer sa flotte en quelque sorte.
05:16Mais évidemment, lorsque les militants racontent le lendemain
05:19cette entrevue avec cet homme sur le quai aux policiers,
05:22ils vont quand même trouver que finalement c'était assez bizarre
05:25parce que ce type, il avait l'air très bien renseigné
05:29alors que finalement Greenpeace n'avait pas du tout communiqué sur son action
05:32qui évidemment pour qu'elle réussisse doit rester relativement secrète.
05:40Cet homme a donné comme nom aux membres de l'équipage François Verlet.
05:44Vers 21h, il s'est éclipsé pour aller prendre son avion, a-t-il dit.
05:48Les enquêteurs commencent par vérifier la liste des passagers des vols Auckland pas pété,
05:52la capitale de la Polynésie.
05:54Il y a bien un passager nommé François Verlet qui a embarqué pour pas pété à 23h.
06:00A ce stade, les enquêteurs n'ont rien de plus.
06:03Le lendemain matin, la Nouvelle-Zélande se réveille sous le choc.
06:07Mais en France, l'attentat ne fait pas les gros titres.
06:10Partout dans le monde, les élans de solidarité envers Greenpeace se multiplient.
06:14Une enquête pour meurtre est lancée.
06:16Le premier ministre, David Lange, dénonce un acte criminel majeur qui a des implications politiques et terroristes.
06:24Il ajoute, Greenpeace a des millions d'ennemis et des dizaines d'ennemis.
06:28Ses déclarations laissent penser que le premier ministre a déjà une idée de ce qui a pu se passer.
06:33Mais il ne va pas plus loin.
06:35Parmi ces dizaines d'ennemis, on sait qu'il y a la France,
06:38que les campagnes pour l'arrêt des essais nucléaires commencent à agacer.
06:41Mais Patrick Moore, membre de la direction de Greenpeace International, coupe court aux rumeurs.
06:47L'hypothèse d'une action commise par des services spéciaux est, selon lui, improbable.
06:53C'est une erreur de montrer du doigt telle ou telle nationalité, affirme-t-il.
06:57En France aussi, on tente de mettre fin à la théorie d'un incroyable complot.
07:01La ministre de l'Environnement, Huguette Bouchardot,
07:04exprime sa sympathie envers l'équipage du Rainbow Warrior.
07:07Et un porte-parole de l'ambassade à Wellington, la capitale de la Nouvelle-Zélande,
07:12assure que la France n'agit pas ainsi avec ses opposants.
07:16Les jours qui suivent, les policiers chargés de l'enquête reçoivent des dizaines de témoignages
07:21et déclarations spontanées de la part de citoyens néo-zélandais soucieux d'aider à faire avancer l'enquête.
07:30Mais Damien, la première piste sérieuse pour ces enquêteurs arrive d'une toute autre manière.
07:36La nuit de l'attentat, deux vigiles d'un petit port de plaisance qui se trouve au nord d'Auckland
07:41ont remarqué dans leur jumelle un balai qui leur a paru étrange.
07:45Ils ont vu au loin deux personnes remonter sur la rive, un bateau pneumatique et en décharger des sacs.
07:52Alors pourquoi ça les alerte et pourquoi ils sont là en train de regarder en pleine nuit à la jumelle
07:56?
07:56C'est parce que depuis quelques semaines, plusieurs bateaux ont été cambriolés pendant la nuit.
08:01Il y a des vigiles qui surveillent et ils arrivent à relier cet événement de ces deux personnes
08:05qui semblent décharger un bateau pneumatique en pleine nuit et ce qui s'est produit dans le port d'Auckland.
08:10Donc on se dit peut-être que ce sont les coupables.
08:12Les deux vigiles préviennent la police et l'un d'entre eux décide de se rendre directement sur les lieux.
08:18Un des vigiles va aller là-bas et dès qu'il arrive à l'endroit où il a vu le
08:22bateau pneumatique débarquer,
08:23il voit un van qui démarre en trombe.
08:26Simplement le vigile a quand même le temps de relever l'immatriculation de ce van
08:30et il va donc communiquer la plaque d'immatriculation aux policiers.
08:34Les policiers, ils établissent sans peine que le véhicule est un camping-car Toyota
08:39qui a été loué dans une petite agence qu'ils vont contacter.
08:42Les employés de cette agence confirment qu'un couple a loué ce van jusqu'au 23 juillet.
08:48Et ils vont assurer évidemment aux policiers qu'ils vont les prévenir
08:51dès que les fameux clients seront de retour dans leur agence pour restituer le camping-car.
08:56Et c'est ce qui se passe non pas le 23 juillet comme prévu initialement,
09:00mais seulement deux jours plus tard, deux jours après la visite des policiers.
09:04C'est-à-dire le vendredi 12 juillet au matin, avec neuf jours d'avance sur la date prévue,
09:09le couple revient.
09:10Comme convenu, l'agence prévient alors la police.
09:17Quelques minutes plus tard, des enquêteurs sont sur place.
09:21Ils vérifient les papiers du couple et leur demandent de les suivre pour approfondir quelques détails.
09:26Ce sont deux touristes suisses domiciliés à Paris.
09:29Ils s'appellent Alain et Sophie Thurange.
09:32Elle a 36 ans et est enseignante en sociologie à la faculté de Nanterre.
09:37C'est une femme avec les cheveux bruns, coupés courts à la garçonne
09:40et de grosses lunettes typiques des années 80.
09:43Lui a 34 ans, les cheveux châtains, un physique classique passe partout
09:48et il est directeur de société.
09:50Ce couple originaire de Suisse vit dans le 12e arrondissement de Paris.
09:54Ils ont des permis de conduire français et des passeports suisses.
09:57Ils sont arrivés à Auckland pour un vol, parti de Londres près d'un mois plus tôt, le 22 juin.
10:04La destination avait été choisie pour fêter leur 10 ans de mariage, disent-ils,
10:07et le voyage devait être écourté de quelques jours,
10:10puisqu'Alain et Sophie Thurange ont un avion dans l'après-midi.
10:14Les enquêteurs les rassurent.
10:15Si tout est en règle, ils pourront prendre leur vol retour
10:18et les policiers néo-zélandais s'engagent à les conduire eux-mêmes à l'aéroport.
10:23En réalité, ils pensent qu'Alain et Sophie Thurange peuvent avoir un lien,
10:27non pas avec des cambriolages de bateaux,
10:30mais avec l'attentat contre le Rainbow Warrior.
10:33Et ils souhaitent en savoir plus sur leur curieuse activité nocturne avec un bateau pneumatique.
10:42Damien, les Thuranges sont donc conduits au poste et interrogés séparément.
10:47Elle va beaucoup pleurer dès le début des interrogatoires.
10:50Elle dit qu'elle ne comprend pas ce qu'elle fait là.
10:52En plus, elle ne parle pas anglais.
10:54Lui, en revanche, est très calme, ne montre aucune émotion.
10:57Sur cette histoire de Zodiac, de bateau pneumatique,
11:00Alain Thurange raconte qu'il s'était disputé avec sa femme
11:03pour des raisons qu'il ne souhaite pas développer devant les policiers parce que c'est privé
11:07et qu'il a donc quitté le van pour aller marcher
11:09et que là, un pêcheur l'a interpellé pour lui demander un coup de main
11:13pour sortir son bateau pneumatique de l'eau.
11:16Sophie Thurange, qui est interrogée séparément, raconte à peu près la même histoire
11:20mais avec quelques variantes.
11:22Et justement, les enquêteurs, ils trouvent sa louche.
11:24Les enquêteurs souhaitent retrouver cet homme
11:28mais en attendant, ils veulent garder les Thuranges sous la main
11:31pour avoir confirmation qu'ils sont bien ceux qu'ils prétendent être.
11:35Ils vont écrire aux autorités suisses pour avoir confirmation
11:37des identités de Alain et Sophie Thurange.
11:40Les Thuranges apprennent du même coup qu'ils vont être gardés
11:43un peu plus longtemps que prévus à disposition de la police
11:45pour faire justement ces vérifications.
11:47Ils ratent donc leur avion
11:48et ils vont aller passer la nuit dans un motel
11:52le temps que ces formalités soient terminées.
11:54Mais en réalité, c'est un piège.
11:56La police a truffé de micro la chambre d'hôtel
12:00dans laquelle ils vont passer la nuit
12:01pour ne rien perdre de leurs échanges
12:03et aussi pour surveiller leur communication téléphonique.
12:07Et ça porte ses fruits.
12:09Les Thuranges ne parlent pas entre eux dans leur chambre d'hôtel
12:12mais Sophie Thurange passe un appel à son oncle
12:15tonton Émile comme elle l'appelle
12:16pour raconter l'incroyable mésaventure
12:19dont elle et son mari sont victimes.
12:21Oui, au téléphone, elle va lui dire qu'ils sont soupçonnés
12:25d'avoir participé à l'attentat contre le bateau de Greenpeace
12:28et elle demande de l'aide à ce tonton Émile.
12:30Alors au début, le tonton semble écouter.
12:33Il dit qu'il va trouver des solutions
12:35puis il coupe court.
12:36Il dit n'appelez plus.
12:38Le dimanche 14 juillet 1985,
12:42deux jours après l'arrestation des Thuranges,
12:44la police reçoit une réponse de la Suisse.
12:47Une réponse importante capitale.
12:49Les passeports des époux Thuranges sont des faux.
12:53Deuxième information qui arrive très vite.
12:55Les policiers découvrent que le numéro,
12:57le numéro de téléphone,
12:59il correspond à une ligne téléphonique
13:01du ministère de la Défense français.
13:09Vous venez d'écouter le deuxième épisode sur 4
13:12consacré à l'affaire du Rainbow Warrior,
13:15deux bombes, un mort et un mensonge d'État.
13:17Les deux derniers épisodes seront mis en ligne
13:19la semaine prochaine.
13:21Crime Story est le podcast fait divers du Parisien
13:23avec à la production Clara Garniamourou,
13:26Pénélope Gualquiroti et Thibault Lambert,
13:29à la réalisation Pierre Chafanjon
13:31et à la rédaction en chef Jules Lavi.
13:33Un épisode que je vous raconte avec Damien Delsenis
13:35et un podcast à retrouver chaque samedi
13:37sur le site leparisien.fr
13:39et sur toutes les plateformes d'écoute.
13:41Si vous aimez Crime Story,
13:43vous pouvez nous le dire en nous laissant des commentaires
13:44ou des petites étoiles,
13:46c'est ce qui nous permet de nous faire connaître.
13:48Vous pouvez également écouter tous les jours
13:49Code Source, notre podcast d'actualité.
13:52Et pour ne rater aucun épisode,
13:54n'oubliez pas de vous abonner.
13:56Code Source.
13:56– Sous-titrage Société Radio-Canada
13:56
13:57– Sous-titrage FR 2021
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