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Bernard Wiktorska est retrouvé inerte chez lui le 14 juillet 1995, par sa femme Nadège. Le médecin conclut à un accident, jusqu’à ce qu’une femme appelle un policier pour lui donner des informations. Jean-Bernard aurait été assassiné, grâce à un mode opératoire inspiré par la série américaine Columbo.
Chapitres :
0:00 - L’étrange découverte et l’appel anonyme
2:01 - Les aveux de Nadj et la manipulation de Jean-Stéphane
11:40 - Le procès, le verdict et les destins tragiques
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Barbara Gouy, Clara Garnier-Amouroux, Anaïs Godard et Clémentine Spiler - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : Audio Network
Archives : FranceTV, TF1, NBC Universal.
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Bernard Wiktorska est retrouvé inerte chez lui le 14 juillet 1995, par sa femme Nadège. Le médecin conclut à un accident, jusqu’à ce qu’une femme appelle un policier pour lui donner des informations. Jean-Bernard aurait été assassiné, grâce à un mode opératoire inspiré par la série américaine Columbo.
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NewsTranscription
00:02Vous écoutez Crime Story, affaire 16 lait, à Sarcelles, un crime inspiré par l'inspecteur Colombo.
00:08Deuxième et dernier épisode.
00:12Le vendredi 14 juillet 1995, en début de soirée,
00:17Nadezh Viktorska, inquiète de ne pas avoir de nouvelles de son mari Jean-Bernard,
00:21rentre chez elle à Sarcelles avec une amie.
00:23Dans la chambre, elle découvre son mari inerte, allongé sur son banc de musculation,
00:27avec une barre d'altère contre sa gorge.
00:31Alertés, les pompiers tentent de le réanimer. En vain.
00:34Dépêché sur place, un médecin établit que la victime a été prise d'un malaise
00:38pendant une séance de musculation provoquant la chute de la barre d'altère sur sa carotide.
00:42Il signe le permis d'inhumer.
00:44Les obsèques de Jean-Bernard doivent avoir lieu trois jours plus tard, le lundi 17 juillet, au crématorium de Gonesse.
00:51Mais dans la matinée du 17, un policier de la brigade des stupes du Quai des Orfèvres, à Paris,
00:56reçoit un étrange coup de téléphone.
00:58A l'autre bout du fil, une femme qui ne donne pas son nom
01:01affirme qu'elle détient des informations sur un assassinat maquillé en accident de musculation.
01:06Les faits se sont passés dans le Val d'Oise, dit-elle, à Sarcelles.
01:10Et la victime s'appelle Jean-Bernard Wiktorska.
01:13L'informatrice va plus loin.
01:15Elle ajoute que les auteurs de cet assassinat
01:17se sont inspirés d'un épisode de la série américaine Colombo.
01:20Le policier des stupes décide de passer l'info à ses collègues de la police judiciaire de Versailles.
01:27A la brigade criminelle de la police judiciaire de Versailles,
01:30on prend le tuyau au sérieux.
01:32D'autant qu'une des fonctionnaires du service
01:34se souvient effectivement de l'épisode de la série récemment diffusée à la télé.
01:38Un épisode intitulé « Exercice fatal »
01:41et où il était question d'un assassinat maquillé en accident de musculation.
01:45« Lieutenant Colombo, police de Los Angeles. »
01:47« Il faisait probablement des mouvements avec cette barre qui lui aura échappé
01:51et qui lui eurent tombé sur la gorge.
01:53Et il lui a broyé la trachée à terre. »
01:54« Vous êtes sûr ? »
01:55« Je suis sûr que la trachée a bien été écrasée.
01:57Mais qui sait, il est peut-être mort avant d'une crise cardiaque. »
02:01Une équipe de la police judiciaire part en trompe vers le crématorium de Gonesse.
02:05À leur arrivée, la cérémonie n'a pas encore commencé.
02:08Ils ordonnent l'arrêt de l'incinération.
02:11En accord avec le procureur, il récupère le corps de Jean-Bernard Wiktorska in extremis
02:16et décide de commander une autopsie.
02:18L'examen est pratiqué dès le lendemain, le mardi 18 juillet,
02:22à l'Institut médico-légal de Garches, dans les Hauts-de-Seine.
02:25Les conclusions du médecin tombent très vite.
02:27Le décès de la victime résulte d'une asphyxie mécanique
02:30due à la pression exercée à l'aide d'un objet contondant sur le cou.
02:34Il ajoute que cet objet contondant peut être la barre d'une halter.
02:38Les lésions constatées au niveau du larynx le confirment aussi.
02:41Il n'y a pas d'autres traces de blessures ou de violences sur le corps.
02:45Rien de surprenant donc.
02:47Pendant l'examen, il est procédé à des prélèvements de viscères,
02:51de sang, d'urine et de tissus, ce qui est habituel.
02:54Les résultats de l'expertise toxicologique réalisée à partir de ces prélèvements
02:58arrivent quelques heures plus tard.
03:00Au moment de son décès, la victime affichait un taux d'alcoolémie
03:04de près d'un gramme d'alcool par litre de sang.
03:06Le médecin note aussi la présence de deux molécules
03:09entrant dans la composition du rohypnol, un puissant somnifère.
03:13Encore plus puissant lorsqu'il est mélangé avec de l'alcool.
03:19Ses conclusions scientifiques confirment les éléments fournis par l'informatrice anonyme.
03:23Les policiers de la crime de Versailles décident donc de s'intéresser à Nadege et à son amant.
03:30Des surveillances sont mises en place, notamment près du domicile de Nadege, à Sarcelles.
03:35Mais rapidement, les enquêteurs identifient un autre point de chute,
03:38un appartement de l'avenue de Saint-Ouen, dans le 18e arrondissement de Paris,
03:42où Nadege fait de fréquentes allées et venues.
03:44Au cours de leur planque, les policiers reconnaissent Jean-Stéphane.
03:48A l'époque, Jean-Stéphane Cézelet est un fugitif, un évadé,
03:52depuis qu'il n'a pas réintégré la prison centrale de l'île de Ré à l'automne précédent.
03:56Le jeudi 20 juillet, constatant que Nadege et Jean-Stéphane sont ensemble
04:00dans l'appartement de l'avenue de Saint-Ouen, les policiers décident de les interpeller.
04:06Damien Delsenie, dans l'appartement, ils ne sont pas seuls.
04:10Ils sont en compagnie d'une femme, elle s'appelle Elisabeth.
04:13Alors elle, elle a toutes les raisons d'être là, puisque c'est son appartement.
04:17Appartement dans lequel elle héberge Jean-Stéphane Cézelet depuis environ deux mois.
04:22Mais les policiers décident quand même de la placer, elle aussi, en garde à vue.
04:25Et très vite, les enquêteurs de la crime de Versailles découvrent qu'Elisabeth est un personnage central de cette histoire.
04:31Oui, dès sa première audition, Elisabeth joue carte sur table.
04:35C'est elle, l'informatrice, elle qui a dénoncé au téléphone, trois jours avant, Nadege et son amant Jean-Stéphane
04:41Cézelet.
04:41Elle explique aux enquêteurs que le dimanche 16 juillet, Cézelet lui-même lui a raconté le meurtre de Jean-Bernard.
04:49Pétrifié, elle a décidé de dénoncer les faits à la police dès le lendemain.
04:53Alors, il faut dire qu'Elisabeth, elle ne porte pas forcément Cézelet dans son cœur.
04:56En fait, Cézelet, il squatte chez elle, on l'a dit depuis plus de deux mois.
05:00Elle a dû accepter cette cohabitation forcée en raison d'une dette de drogue.
05:06Elisabeth, elle est toxicomane et elle avait acheté des doses à Cézelet sans le payer.
05:11Elisabeth est donc relâchée.
05:13Qu'en est-il de Nadege et de Jean-Stéphane ?
05:15Que disent-ils en garde à vue ?
05:17Il nie tous les deux.
05:18Cézelet, lui, c'est presque un habitué des garde à vue et des interrogatoires.
05:22Il reste très impassible.
05:23Pour Nadege, c'est en revanche une première.
05:26Pour autant, son premier procès verbal ressemble à ce que les policiers appellent un PV de chique.
05:32Alors, chiquer, c'est un mot d'argot qui, en fait, veut dire nier.
05:35Donc, quand on dit PV de chique, c'est vraiment une expression de policier pour dire que c'est le
05:39PV où le suspect va nier absolument tout.
05:42Mais au fil des auditions, elle craque.
05:44Et voilà ce qu'elle va raconter aux policiers.
05:46Jean-Stéphane Cézelet, dont elle est la maîtresse depuis novembre 1994, avait décidé de tuer son mari pour pouvoir vivre
05:54avec elle.
05:55Elle explique qu'elle ne s'est pas opposée à ce projet lorsqu'il lui en a parlé au mois
05:59de juin 1995,
06:01alors qu'à ce moment-là, le comportement violent de son époux vis-à-vis d'elle et de leurs
06:06enfants mineurs,
06:07ainsi que son alcoolisme, rendait selon elle leur quotidien insupportable.
06:17Et elle entre ensuite dans les détails.
06:20Jean-Stéphane Cézelet lui avait fait part de son intention de venir déjeuner à leur domicile,
06:25de faire boire Jean-Bernard Viktorska, de l'allonger sur le banc de musculation et de lui faire tomber la
06:30barre d'altère sur la gorge.
06:32Et Nadège entre ensuite dans les détails.
06:34Le jour choisi est le vendredi 14 juillet 1995.
06:38Dans la matinée, Jean-Stéphane Cézelet, devenu copain entre-temps avec le mari de Nadège,
06:43part avec lui faire la tournée des bars pendant que Nadège va faire les courses pour le repas.
06:47Il déjeune ensuite tous les trois aux environs de 13h, 13h30.
06:52Pendant le repas, Cézelet pousse Jean-Bernard à consommer du Ricard et du rosé.
06:56Un rosé trafiqué dans lequel il a dilué des comprimés de rohypnol.
07:02Nadège ajoute que la boîte de médicaments était rangée sur l'étagère située au-dessus du radiateur de la salle
07:06à manger
07:07et qu'elle en avait indiqué l'emplacement à son amant afin qu'il prépare le cocktail.
07:12Une fois le déjeuner terminé, elle suit son amant qui emmène Jean-Bernard dans un état second dans la chambre
07:17conjugale.
07:19Là, Jean-Bernard est allongé sur le banc de musculation.
07:22Entre 15h et 17h15, Jean-Stéphane et Nadège restent ensemble au salon.
07:28Nadège explique alors que pour se former un alibi, elle quitte l'appartement vers 17h30.
07:32Elle précise qu'à cet instant, son mari respire encore.
07:36Elle dit ensuite que vers 21h, son amant l'appelle et lui demande d'attendre le plus longtemps possible avant
07:41de retourner à l'appartement.
07:43C'est aussi Jean-Stéphane Cézelet qui lui conseille de passer les trois coups de téléphone,
07:47de feindre de s'inquiéter auprès de son amie et de lui demander de l'accompagner chez elle.
07:52Confronté aux aveux de Nadège, Jean-Stéphane Cézelet maintient ses dénégations.
07:56Ils sont tous les deux mis en examen et incarcérés.
08:03Damien, dès le mois suivant, plusieurs événements étranges surviennent.
08:07Il y a d'abord les deux agressions dont va être victime Elisabeth.
08:10C'est celle qui a dénoncé, on le rappelle, Cézelet et Nadège.
08:14Alors, ce sont plus que des intimidations.
08:16Elle va recevoir plusieurs coups dans la rue en bas de chez elle alors qu'elle est en train de
08:20promener son chien.
08:21Elle va ensuite être blessée au visage par un homme qui lui donne des coups de lame de rasoir.
08:26Cet homme, il va assez vite être identifié et arrêté.
08:30Et on va découvrir qu'il a reçu un courrier de Jean-Stéphane Cézelet écrit depuis la prison
08:35qui le félicite pour cette expédition punitive.
08:38Par ailleurs, plusieurs autres lettres écrites par Cézelet dans sa cellule vont être interceptées.
08:43Certaines ont été envoyées à l'avocat de Nadège.
08:47D'autres sont retrouvées cachées dans les pages de livres empruntées par Cézelet à la bibliothèque de la prison.
08:53Et qu'est-ce qu'il écrit dans ses lettres ?
08:54En gros, il fait pression sur Nadège afin qu'elle modifie sa version.
08:58C'est ainsi que le 28 décembre 1995, il lui écrit en ces termes.
09:03« D'ailleurs, si t'avais déjà tout fait ce que je te demandais, nous pourrions nous écrire chaque jour
09:07et nous voir au parloir. »
09:09Il poursuit.
09:10« Nous n'avions vraiment pas d'autre solution pour vivre tranquille. »
09:14Il continue.
09:14« As-tu fini par te décider à faire cette putain de lettre à la juge ?
09:18Je vais encore me répéter, mais il faut que tu la fasses et maintenant, sans tarder. »
09:22Et puis, nom de Dieu, fais ce que je te dis avec tes déclarations, il y a de grandes chances
09:26que l'on puisse en sortir par ce biais.
09:29Le 18 juillet 1998, il lui adresse une autre lettre dans laquelle il écrit
09:33« Ça fait dix ans que tu me demandes de te débarrasser de Jean-Bernard afin que tu touches l
09:39'assurance,
09:39que jusqu'à présent j'ai toujours dit non, mais que tu as fini par me piéger.
09:43Je n'ai rien fait, mais tu vas finir par m'obliger à avouer quelque chose que je n'ai
09:47pas fait. »
09:51Ses propos sont un peu ambivalents.
09:53D'un côté, Jean-Stéphane semble demander à Nadege de modifier sa version.
09:57Mais certains de ses messages ressemblent aussi à des aveux.
10:01Et c'est là toute la perversion du personnage.
10:04Tout au long de l'instruction, Jean-Stéphane Cézelet tente de manipuler sa maîtresse.
10:08Il est aussi très pointilleux sur de nombreux aspects du dossier.
10:12Par exemple, il demande une expertise médicale pour tenter de prouver qu'en raison de problèmes de cervical,
10:17il n'est pas en mesure de soulever une altère de 50 kg et que par conséquent, il ne peut
10:22pas être l'auteur des faits.
10:24Expertisé par un médecin, ce dernier conclut que sa pathologie, assez légère, ne l'empêche nullement de faire ce type
10:30de geste.
10:33Dans une de ses lettres à Nadege, Jean-Stéphane Cézelet évoque une histoire d'assurance.
10:38En 1984, quand Jean-Bernard Viktorska a épousé Nadege, il a souscrit une assurance vie
10:44et a désigné sa femme comme la bénéficiaire du contrat en cas de décès.
10:48Les enquêteurs en retrouvent la trace.
10:50Puis, ils apprennent que le lendemain du décès de son mari, Nadege s'est renseignée auprès de la compagnie d
10:55'assurance
10:56pour savoir comment elle pouvait récupérer l'argent placé, soit l'équivalent de 80 000 euros au cours actuel.
11:03C'est un élément intéressant, car jusqu'ici, Nadege évoquait les violences et l'alcoolisme de son mari comme mobile
11:09du crime.
11:10Cette fois-ci, la piste financière apparaît également.
11:16Damien, en réalité, il y avait sans doute cumul de mobiles.
11:20Nadege craignait un divorce qui lui ferait sans doute perdre la garde de ses enfants,
11:24mais aussi, probablement, le gain de cette assurance vie.
11:28Alors, Cézelet et elle projetaient d'ailleurs, c'est évoqué dans le dossier,
11:31de quitter la France avec cet argent pour aller vers le Mexique et recommencer une nouvelle vie.
11:40Le mercredi 21 juin 2000, le procès de Jean-Stéphane Cézelet et de Nadege s'ouvre
11:45devant la cour d'assises du Val-d'Oise, à Pontoise.
11:47Et se referment aussitôt.
11:49Jean-Stéphane Cézelet, crâne dégarni, lunettes carrées, regardures,
11:53récuse son avocat dès le début de l'audience.
11:55Alors, c'est son droit.
11:56Il faut donc, dans ces cas-là, en désigner un autre.
11:59Mais compte tenu de la complexité de l'affaire,
12:02il y a des dizaines, des centaines, des milliers de pages dans ce dossier,
12:05impossible de poursuivre les débats avec un avocat qui débarque
12:08et qui ne connaît rien au dossier.
12:10L'audience est donc renvoyée.
12:12C'est finalement quatre mois plus tard, le mercredi 25 octobre, que le procès a lieu.
12:16Face au juré, dans une salle de cour d'assises, il y a toujours une table
12:19où sont déposées des scellés, des pièces à conviction.
12:22Parfois même l'arme du crime, alors c'est souvent un couteau ou un fusil.
12:27Là, l'arme du crime, c'est un banc de musculation qui est donc exposé face à la cour.
12:32C'est une scène plutôt surprenante.
12:34Ce qui est moins surprenant, c'est que Cézelet, lui,
12:36il n'a absolument pas changé de stratégie de défense.
12:39Il continue à nier.
12:41Nadege, elle, apparaît déjà différente physiquement.
12:45Elle est bouffie en raison de la prise de médicaments en prison.
12:48Elle semble même parfois amorphe, s'exprime d'une voix très sourde.
12:52Alors, ils sont côte à côte dans le box, mais ils ne forment plus du tout un couple.
12:56Le seul coup de théâtre du procès, et il est de taille quand même,
13:00c'est lorsque la cour d'assises va apprendre qu'Elisabeth, le témoin clé,
13:03celle qui a dénoncé les accusés et sans doute évité un crime parfait,
13:09vient de se suicider.
13:10Elle s'est donnée la mort dix jours avant le procès.
13:13Pendant les trois jours d'audience, Jean-Stéphane Cézelet et Nadege
13:16ne vont faire que se rejeter la paternité du projet criminel, ainsi que son exécution.
13:22Comme hermétique à l'enjeu, Nadege, en fait, elle ne va craquer vraiment qu'une seule fois,
13:27à la fin du procès, lorsque l'avocate de la partie civile, c'est-à-dire des victimes,
13:31va évoquer, la victime va évoquer Jean-Bernard Witkorska,
13:35qui n'était, dit-elle, nullement le bourreau décrit.
13:39Plaite-t-elle, avant de conclure, en regardant Nadege,
13:42ils n'ont plus de père, et excusez-moi, mais ils n'ont plus de mère
13:46dont ils puissent dire qu'ils sont dignes d'être les enfants.
13:49À cet instant, Nadege pleure dans le box.
13:54Quelques heures plus tard, les jurés rendent leur verdict.
13:58Ils condamnent Jean-Stéphane Cézelet à la réclusion criminelle à perpétuité,
14:02assortie d'une peine de sûreté de 22 ans.
14:05Nadege est copelle de 13 ans de prison.
14:08Seul Jean-Stéphane Cézelet fera appel.
14:10Il sera condamné à la même peine, 3 ans plus tard, par la cour d'assises des Yvelines.
14:15Nadege est morte en 2006.
14:16Jean-Stéphane Cézelet, lui, s'est suicidé à la prison centrale de Saint-Maur, le 24 septembre 2010.
14:40Vous venez d'écouter Crime Story, le podcast fait divers du Parisien.
14:43Ce récit était écrit par Claudia Prolongeau et Damien Delceny.
14:47Vous pouvez retrouver tous nos podcasts sur le site leparisien.fr
14:51et sur n'importe quelle plateforme d'écoute.
14:53Il y avait à la production
15:04Si vous aimez Crime Story, vous pouvez vous abonner
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