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  • il y a 9 heures
Le samedi 27 octobre 2018, dans le XVe arrondissement de Paris, un accident fait trois blessés graves. Parmi eux : Pauline Déroulède. La jeune femme, âgée de 28 ans, attendait sa compagne, assise sur son scooter devant un fleuriste, quand elle a été fauché par une voiture, conduite par un homme de 92 ans. Aujourd’hui Pauline Déroulède se bat. Elle réclame la mise en place d’un contrôle d’aptitude à la conduite. Elle se lance dans le tennis en fauteuil, avec Paris 2024 en ligne de mire, et elle essaie d’apaiser sa colère «qui la handicape toujours ». Pour Code source elle raconte son histoire au micro de Clawdia Prolongeau. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Clawdia Prolongeau - Production : Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Alexandre Ferreira - Musiques : François Clos, Audio Network - Identité graphique : Upian. 

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News
Transcription
00:00Bonjour, c'est Jules Lavie pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:14Vous avez peut-être entendu parler de cette jeune femme amputée d'une jambe après un accident à Paris le
00:2027 octobre 2018.
00:22Pauline Desrouledes attendait sa compagne, assise sur son scooter, garée devant un fleuriste,
00:26quand une voiture a fauché tout le monde, au volant, un retraité âgé de 92 ans,
00:32deux autres personnes ont été gravement blessées.
00:35Aujourd'hui, elle se bat pour la mise en place d'un contrôle d'aptitude à la conduite,
00:39elle se lance dans le tennis en fauteuil avec Paris 2024 en ligne de mire,
00:43et elle essaie d'apaiser sa colère.
00:46Pour Codesources, Pauline Desrouledes raconte son histoire à Claudia Prolongeau.
00:54Depuis le mois de mars, Pauline a emménagé dans une résidence à Boulogne.
00:58Il y a un ascenseur et les couloirs sont assez larges pour laisser passer un fauteuil,
01:01ce qui n'était pas le cas dans son immeuble précédent.
01:10Elle me reçoit et inlassablement me raconte avec quelle détermination
01:14elle mène un combat qui n'aurait jamais dû être le sien.
01:19Au début, c'est mon père qui a lancé une pétition quand j'étais encore à l'hôpital
01:24pour tirer la sonnette d'alarme qui avait déjà été tirée à de nombreuses reprises
01:28soulevant ce problème des seigneurs au volant.
01:31Quand j'ai été plus en état d'en parler, j'ai pris, on va dire, la relève de ce
01:36combat
01:37et j'ai commencé à l'incarner.
01:39Pour moi, c'est trop tard, mais en tout cas, j'aimerais que mon accident y serve.
01:41Son accident, Pauline s'en souvient très bien.
01:44C'était le 27 octobre 2018.
01:46Je me souviens que c'était une belle journée.
01:50C'était un samedi.
01:51J'attendais ma compagne sur mon scooter, assise sur mon scooter qui était à l'arrêt.
01:56Et le soir, on était invité chez son frère et c'était les présentations officielles.
02:01J'avais à la fois hâte et en même temps un peu le stress des présentations officielles.
02:05Mais en tout cas, on avait une belle soirée en perspective.
02:08Et justement, on allait chercher des fleurs pour cette soirée-là.
02:11Et en fait, tout le chemin de la rue de la Convention, il y a plusieurs fleuristes.
02:16Et à deux reprises, on a failli s'arrêter à un autre fleuriste pour s'arrêter finalement
02:21à celui qui était plus près de là où on habitait, le Mont-Saufleur.
02:26Et d'un coup, j'ai perdu connaissance et je me suis retrouvée au sol, les bras en croix.
02:31Et très, très rapidement, j'ai repris conscience et j'ai eu la vision de ma jambe séparée de mon
02:36corps.
02:37Donc là, c'est à ce moment-là qu'on comprend que la vie ne sera plus jamais comme avant.
02:43J'ai été prise en charge à l'hôpital de Persil, l'hôpital militaire.
02:48J'ai subi 10 anesthésies générales, 10 ou 12, je ne sais plus.
02:55Puisqu'au début, on m'a changé régulièrement de pansement.
02:59Comme c'était douloureux, il fallait faire ça à chaque fois qu'on m'endorme totalement.
03:03Personnellement, on s'en est suivi beaucoup, beaucoup de douleurs, de moments de solitude.
03:09Au début, tous les jours, à l'heure où le soleil se couchait, c'était très compliqué.
03:14Je revivais à chaque fois l'accident.
03:15Donc, c'est vrai que je me souviens très bien du moment où je me suis réveillée au sol et
03:19où j'ai mis ma jambe.
03:20Ça, je ne pourrais jamais l'oublier, même si je fais X temps de thérapie.
03:24C'est des choses qu'on ne peut pas oublier parce que c'est le déclic.
03:27C'est là où, dans ma tête, je me suis dit, c'est fini, j'ai perdu ma jambe, c
03:29'est fini.
03:37Jusqu'à ce que j'arrive à l'hôpital, j'étais convaincue que c'était un attentat.
03:40C'est-à-dire que j'étais en train d'écrire un message assis sur mon scooter et que je
03:43me suis retrouvée d'un coup au sol avec ma jambe arrachée.
03:46Autant vous dire que j'étais persuadée qu'il y avait une bombe qui avait explosé et que là, en
03:50fait, j'étais en train de délirer.
03:52Sauf qu'on m'a annoncé à l'hôpital, après ma première opération, que c'était un accident et que
03:58le conducteur était très âgé.
04:01C'est là où, justement, j'ai dit, mais c'est juste ça, mais mon Dieu, mais pourquoi ?
04:05Mais pourquoi moi ? Et ça, ça a été le plus dur à accepter au début.
04:10Pendant trois mois, Pauline se familiarise avec l'hôpital et le fauteuil roulant qu'elle déteste.
04:14En janvier, elle obtient le droit de sortir la journée et va se réfugier le plus souvent possible chez sa
04:19mère avec sa compagne, jusqu'au 27 février.
04:22Le jour où on marche, c'est pas un jour dont on se souvient, normalement.
04:25Moi, je m'en souviendrai toute ma vie.
04:27Cette sensation d'être à nouveau debout, de pouvoir serrer ma compagne dans les bras sans avoir mes béquilles,
04:33ça, c'est quelque chose que je n'oublierai jamais, puisque c'est le premier truc que j'ai fait,
04:37mais avant même de remarcher.
04:39Et c'était pas croyable.
04:41Après toutes les souffrances que j'avais endurées, un mois auparavant, je ne savais même pas où j'allais être.
04:46Si j'allais pouvoir marcher, je n'avais pas du tout...
04:48Voilà, c'est au jour le jour.
04:49Donc on est dans cet état, on ne peut pas imaginer que quelques mois plus tard, on va tenir debout
04:55sur une prothèse.
04:56Donc ouais, c'était un moment que je ne voudrais jamais.
05:01J'avais juste envie, à un moment donné, de retourner dans la vie réelle et de commencer à reprendre une
05:07vie plus ou moins normale.
05:09Je n'ai pas pu le faire tout de suite, puisque j'ai commencé la rééducation fin février, début mars.
05:16Mais je suis allée vite et je crois que j'ai été lâchée dans la nature fin mai.
05:23Auparavant, j'avais déjà recommencé à faire du sport.
05:25Je me souviens qu'après mes journées de rééducation à l'hôpital, où on nous réapprenait à marcher, on nous
05:33faisait faire des abdos.
05:34Je faisais des heures sup en fin de journée, quand tous les kinés avaient fini leur journée.
05:38Et je faisais de la muscu, parce que je n'en pouvais plus de mon corps qui avait perdu 20
05:41kilos de muscles.
05:43Et très rapidement aussi, quand je suis sortie de l'hôpital, je suis retournée à ma salle de crossfit,
05:46puisque c'est un sport que je pratiquais avant, où je me suis obligée à porter des charges lourdes, en
05:52équilibre,
05:53pour essayer de retrouver de la mobilité.
05:56Très rapidement sont arrivées ensuite les premières épreuves de la vie réelle, le retour au quotidien,
06:03avec ma compagne qui ne m'a jamais lâchée et qui est devenue grossièrement mon assistante de vie,
06:09puisque ça, on n'y pense pas.
06:11Mais dès que j'enlève ma prothèse, le soir, je suis en fauteuil ou en béquille.
06:15En l'occurrence, quand je ne suis pas chez moi, je n'ai pas mon fauteuil roulant, donc je suis
06:18en béquille,
06:18donc je ne peux rien porter.
06:20Donc il faut toujours en permanence que quelqu'un soit à mes côtés.
06:23J'ai passé, on va dire, le plus dur, puisque l'été, c'est quand même une saison où on
06:27est en maillot de bain,
06:28il fait chaud, et donc j'ai dû affronter l'oreillard des jambes, subir la chaleur,
06:34parce qu'une prothèse, même si ça nous permet de marcher, on est compressé, c'est lourd, ça tient chaud,
06:39donc on transpire plus.
06:40J'ai découvert peu à peu des problèmes que je n'aurais jamais dû connaître.
06:45Au fur et à mesure, à la fois je n'ai pas eu le choix, à la fois j'ai
06:49découvert des problèmes pas forcément cools,
06:52et qui surtout me ramenaient à chaque fois à la réalité que j'avais perdu ma jambe,
06:57et que même si j'allais être appareillée, que je le suis très bien malgré tout, très bien prise en
07:02charge à ce niveau-là,
07:03bon, ça ne remplacera jamais une jambe.
07:06Pauline, qui exerçait un métier physique où on peut rester de longues heures debout,
07:09ne peut plus travailler.
07:10J'étais assistante réalisatrice en télé, je travaillais pour différentes émissions,
07:15notamment de divertissement, j'étais un peu la chef d'orchestre des tournages de ces émissions,
07:21et ça me plaisait beaucoup, c'était un métier qui me plaisait beaucoup.
07:24Et à côté de ça, j'étais professeure de tennis, je donnais des cours de tennis à des enfants,
07:28donc j'avais la double casquette sur ces deux métiers-là.
07:31Après son accident, elle a donc dû repenser sa carrière professionnelle.
07:35Quatre fois par semaine, Pauline se rend à Feucherole, dans les Yvelines, au comité de tennis du département.
07:40Elle troque sa prothèse contre un fauteuil roulant et s'entraîne avec sa coach Aurélie.
07:51Très rapidement, j'ai participé à un événement sportif où ils proposaient des désignisations,
07:57des découvertes à des sports pour les handicapés,
08:01et on m'a convaincue de me mettre au tennis en fauteuil.
08:05Pour moi, c'était ininvisageable.
08:08Clairement, le fauteuil roulant, ce n'est pas du tout mon ami.
08:10Même à l'hôpital, déjà, je refusais de me mettre dedans et je préférais béquiller avec mon énorme pansement.
08:20Donc j'ai été très réticente au début, sauf que voilà, on m'a convaincue qu'avec le niveau que
08:25j'avais, j'étais classée, etc.
08:27La concurrence qui était faible dans le domaine du tennis au niveau des femmes, j'avais toutes mes chances.
08:33Donc j'ai essayé, j'ai sans grande conviction, avec mes blocages psychologiques,
08:39et finalement, j'ai fini par accepter de commencer un entraînement depuis septembre en tennis fauteuil.
08:48Avec le rêve, effectivement, de participer aux Jeux paralympiques en 2024 à Paris.
08:54Et c'est vrai que d'avoir ce projet-là, ça m'a aidée à tenir, à me lever le
08:58matin,
08:58et à me mettre en forme au sport, et à continuer à ne pas lâcher.
09:10Mon procès n'a toujours pas eu lieu.
09:12J'ai été entendue par la juge d'instruction dans le cadre de l'affaire,
09:16mais elle n'a toujours pas clôturé l'affaire.
09:19Et après, avec les délais d'audience, on sait que ça va être encore très long.
09:23Donc dans le meilleur des cas, ça c'est mon estimation,
09:25je pense que mon procès n'aura pas lieu dans un an et demi ou deux.
09:29Encore faut-il que cet homme-là soit toujours en vie.
09:31S'il décède, vu son grand âge, il n'y aura plus de procès.
09:36Et ça, par exemple, c'est encore quelque chose auquel j'ai du mal à me préparer.
09:40Puisque je pense que même si ce n'est pas une solution thérapeutique,
09:44le procès, c'est une étape par laquelle j'aimerais bien passer,
09:47rien que pour que cet homme, il affronte mon regard et qu'il voit ce qu'il a fait.
09:51Heureusement, j'ai des passions, j'aime encore la vie.
09:55Après, il y a des choses qui m'handicapent au-delà de l'handicap que j'ai à la jambe.
10:00C'est la colère, la colère qui est toujours énormément là.
10:05Je ne suis pas apaisée et je pense que je le serai quand un projet de loi aura vu le
10:10jour
10:11et non pas quand cet homme-là sera condamné,
10:13puisqu'il va avoir une peine symbolique.
10:15Et voilà, ça va être anecdotique la peine qu'il va avoir et ce n'est pas ça qui va
10:18me soulager.
10:19C'est pour ça, encore une fois, que je mène le combat sur ce projet de loi.
10:22C'est la seule chose qui compte maintenant pour moi
10:25et qu'encore une fois, que cet accident, il ait du sens, qu'il serve à quelque chose.
10:30Pour que son accident serve, Pauline a rencontré Christophe Castaner,
10:33le ministre de l'Intérieur, à qui elle a soumis l'idée de mettre en place un contrôle d'aptitude
10:38à la conduite pour tous les automobilistes.
10:40Dès l'obtention du permis, d'abord tous les 10 ans,
10:44puis ensuite, à partir de 70 ans ou 80 ans,
10:47que ce soit tous les 5 ans, puis tous les 2 ans,
10:49on passe un test qui contrôlerait notre aptitude à la conduite.
10:53Il avait des problématiques que je pouvais entendre,
10:56à savoir que déjà, les 80 km heure, ça avait été un tollé.
11:00Donc c'était compliqué de revenir à la charge auprès des Français sur la voiture.
11:05Mais il n'était pas con de travailler sur des idées de solutions
11:08pour faire en sorte que ce genre d'accident n'arrive plus.
11:12Sauf qu'il m'a fait comprendre, et je pouvais l'entendre,
11:15qu'il ne pouvait pas y aller tout seul, lui, en tant que ministre de l'Intérieur,
11:17que forcément c'était politique.
11:19Donc il fallait qu'une masse de personnalités politiques s'emparent du sujet
11:22et soient d'accord avec ça.
11:25Donc j'ai aussi, je suis intervenue,
11:27j'ai fait plusieurs interventions médiatiques
11:29qui, je pense, ont servi à ce que les gens comprennent le problème
11:33et l'opinion publique, contrairement à ce que le gouvernement pense,
11:38elle est prête, je pense, à accueillir une loi sur ce sujet.
11:42Seulement, il faut l'expliquer bien,
11:44il faut faire comprendre aux gens que c'est pour protéger les personnes,
11:48qu'on va tous être concernés.
11:50Je dis souvent que moi, je n'aimerais pas être à ma place,
11:52mais je n'aimerais pas non plus être à la place du mec qui m'a fauchée.
11:55Et personne ne veut l'être.
11:56Donc c'est pour ça qu'il faut faire une loi.
11:58Ce n'est pas uniquement pour éviter d'être victime,
12:00c'est pour éviter d'être coupable.
12:08Aujourd'hui, Pauline veut aussi se reconstruire.
12:10Et c'est pour ça que le 17 novembre dernier,
12:12elle a décidé de participer à l'émission Danse avec les stars.
12:15Bravo à Pauline.
12:17Je sais tout ce que tu as traversé,
12:18tout le voir là, c'est magnifique.
12:20Franchement, bravo pour ton courage.
12:22Danse avec les stars,
12:24c'est vrai que c'était une expérience incroyable.
12:27Ils m'ont contactée,
12:28puisque le thème de leur prime,
12:30c'était d'intégrer des personnes anonymes
12:32qui avaient une histoire particulière.
12:35Moi, je regarde l'émission depuis toujours.
12:37C'est une émission de divertissement que j'adore.
12:39Vraiment, je trouve que c'est beau.
12:41Je n'ai jamais été une danseuse spécialement,
12:43à part danser comme ça dans les soirées, etc.
12:46Mais en tout cas, j'ai toujours beaucoup aimé regarder cette émission.
12:49Pour être très honnête, je l'ai fait pour moi.
12:52À la base, c'était vraiment un défi personnel.
12:54Sans savoir ce que ça allait pouvoir donner sur le plan physique.
12:57C'était quand même 4 heures de répétition par jour sur une semaine.
13:00C'était intense.
13:01Est-ce que mon corps allait tenir ?
13:03Je ne le savais pas.
13:05C'était vraiment l'inconnu.
13:07Une fois que ça a été fait,
13:08c'est vrai que c'était génial.
13:10Ça m'a soulagée quelque part,
13:11puisque la chorégraphie qu'a faite Fovoto,
13:14la danseuse professionnelle,
13:16c'était mon histoire.
13:18C'était vraiment comme un exutoire.
13:20Ça m'a fait beaucoup de bien de le faire bien entourée.
13:24C'était hyper rassurant de les avoir avec moi
13:26et de me prouver que c'était possible.
13:28Le double effet positif,
13:29ça a été les retours que j'en ai eus.
13:31Puisque à travers les témoignages que j'ai eus,
13:34je me suis rendue compte
13:34que ça avait donné un peu d'espoir à certaines personnes.
13:37L'année dernière, j'étais dans le public,
13:39par ici, sur un fauteuil roulant.
13:42Ça faisait deux semaines que j'avais eu mon accident.
13:44Et là, aujourd'hui, je suis avec ces deux-là,
13:46que j'aime d'amour déjà beaucoup.
13:49à danser devant vous.
13:50Je remercie tous ceux qui m'ont soutenue depuis le début,
13:52ceux qui se sont occupés de moi,
13:54ma famille et Tiffen,
13:56que j'aime très fort et qui a été là aussi.
13:59Merci.
14:01Il y a un an, jour pour jour,
14:03j'étais dans le public de Danse avec les stars.
14:05C'était une des premières sorties que je faisais
14:07pour sortir un petit peu de l'univers,
14:10de l'hôpital, etc.
14:12Et un an plus tard,
14:13je me suis retrouvée sur le parquet à danser.
14:15Donc c'est vrai que c'est fou
14:16et que c'est possible de le faire.
14:19J'en suis la preuve vivante.
14:22Claudia, Pauline Desrouledes,
14:23elle est presque hyperactive aujourd'hui.
14:25Oui, elle fait énormément de choses.
14:27Comme elle le dit,
14:28c'est un moyen pour elle de se dire
14:30que son accident n'a pas servi à rien.
14:31Donc elle a beaucoup de projets,
14:33elle veut continuer à avoir des projets.
14:34Et c'est vrai qu'elle se bat énormément.
14:36Et ça sera le cas probablement
14:38tant qu'elle sera en colère
14:39et peut-être même encore après.
14:40Pauline Desrouledes se bat
14:41notamment pour que l'on contrôle
14:43l'aptitude à la conduite
14:44tout au long de la vie.
14:46On en est où ?
14:46Comme elle nous le disait,
14:47elle a rencontré Christophe Castaner.
14:49Elle est maintenant en contact
14:50assez régulièrement avec Emmanuel Barbe,
14:52qui est le délégué interministériel
14:54à la sécurité routière.
14:55Il y a eu une première réunion,
14:57une autre est prévue très prochainement.
14:58Et donc elle espère que tout ça
15:00va déboucher sur des mesures concrètes.
15:01Maintenant, elle a pris conscience
15:02que ça prenait du temps,
15:03que ça demandait de l'argent
15:04et que donc ce n'était pas automatique.
15:07Mais elle croit vraiment
15:08que c'est une cause qui mérite tout ça
15:09et qu'elle pourra l'obtenir.
15:10Elle veut disputer les Jeux paralympiques
15:12à Paris en 2024.
15:14Ça semble réaliste ?
15:15Oui, ça semble réaliste,
15:16d'autant que toutes les personnes
15:17que j'ai rencontrées
15:18qui sont autour d'elle
15:18et notamment son entraîneuse
15:19pensent qu'elle a vraiment
15:21toutes ses chances.
15:21Elle était classée 2-6
15:22au tennis avant son accident.
15:25Les classements au handisport
15:26ne fonctionnent pas de la même manière,
15:27donc on ne sait pas exactement
15:28où elle se situe.
15:29Mais je l'ai vue jouer,
15:31elle se débrouille effectivement très bien,
15:32surtout pour quelqu'un
15:33qui débute le tennis en fauteuil,
15:35parce qu'il y a toute une technique
15:36à apprendre pour se déplacer rapidement.
15:38Ce sont des fauteuils spéciaux.
15:40Donc voilà,
15:40pour quelqu'un qui découvre tout ça,
15:42elle se débrouille effectivement très bien
15:43et donc il y a beaucoup d'espoir
15:45sur le fait qu'elle soit prête en 2024.
15:49Merci Claudia Prolongeau
15:51et merci à Nicolas Maviel
15:53pour son aide.
15:57Code Source est le podcast quotidien
16:00d'actualité du Parisien,
16:01production Clara Garnier-Amourou
16:03et Stéphane Jeuneste,
16:05réalisation Alexandre Ferreira.
16:07Code Source est à retrouver
16:08chaque soir de la semaine à 18h
16:09sur leparisien.fr,
16:11toutes les applications de podcast,
16:13mais aussi Deezer et Spotify.
16:14Si vous aimez Code Source,
16:16n'hésitez pas à en parler autour de vous
16:18et vous pouvez nous écrire
16:19codesource at leparisien.fr.
16:22Sous-titrage Société Radio-Canada
16:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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