- il y a 9 heures
Inquiétée par une enquête préliminaire, l’ex-ambassadrice des pôles, Ségolène Royal, finaliste en 2007, n’écarte pas une nouvelle candidature à la présidentielle. Récit.
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NewsTranscription
00:00Bonjour, c'est Jules Lavie pour CodeSource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Ségolène Royal est revenue dans l'actualité ces derniers jours.
00:15Limogée de sa fonction d'ambassadrice des pôles,
00:18visée par une enquête préliminaire du parquet national financier,
00:21elle est soupçonnée d'avoir utilisé les moyens dont elle disposait
00:24pour assurer sa propre communication.
00:26Mais ce qu'on retient aussi, c'est qu'elle envisage de se présenter
00:29à la présidentielle de 2022.
00:32Cela peut sembler contradictoire, ça l'est beaucoup moins
00:35quand on reprend cette histoire depuis le début.
00:37Cet épisode de CodeSource est raconté par Nathalie Chuc du service politique du Parisien.
00:47Nathalie Chuc, pour poser ce personnage, il faut d'abord rappeler
00:51que Ségolène Royal a été conseillère de François Mitterrand dans les années 80,
00:56ministre de Lionel Jospin et bien sûr, candidate du parti socialiste à la présidentielle de 2007.
01:01Une élection qu'elle perd en finale.
01:03C'est Nicolas Sarkozy qui est élu président de la République avec 5 ans.
01:06Elle la perd de façon assez raisonnable puisqu'elle fait quand même 47% des voix,
01:1216,8 millions de voix.
01:13D'ailleurs, elle le dit toujours aujourd'hui,
01:15il y a 17 millions de Français qui ont voté pour moi, ça reste sa grande fierté.
01:18Ça reste quand même la première femme à s'être qualifiée à la présidentielle de l'histoire de la 5e
01:22République.
01:23Démocratie participative, place des femmes dans la société, environnement,
01:26son programme était presque en avance sur son temps ?
01:29Non mais son programme était totalement visionnaire.
01:31Je sais qu'il y a plein de gens qui détestent Ségolène Royal,
01:33mais il faut quand même lui reconnaître qu'elle a fait avant Emmanuel Macron
01:36tout ce qu'Emmanuel Macron fait aujourd'hui.
01:38Royal en a rêvé, Macron le fait.
01:39Je vous prends quelques exemples.
01:41Elle avait fait hurler la gauche,
01:43elle brisait les tabous comme il peut le faire aujourd'hui,
01:45comme il l'avait fait pendant sa campagne.
01:47Par exemple, en préconisant un cadrement militaire pour les jeunes délinquants
01:51au nom de ce qu'elle appelait l'ordre juste.
01:53Elle avait aussi brisé les tabous en tendant la main à François Bayrou, la première.
01:56On voit aujourd'hui qu'elle a la relation entre François Bayrou et Emmanuel Macron.
01:59Elle avait la première aussi parlé d'identité nationale,
02:02même si ça n'était pas le terme qu'elle utilisait,
02:04quand elle avait dit « je veux que tous les Français aient un drapeau tricolore à leur fenêtre ».
02:08Donc c'était quelqu'un quand même qui était extrêmement visionnaire de ce point de vue-là.
02:12Prenez autre chose, la démocratie participative.
02:14Elle avait construit son programme en organisant une grande tournée à travers tout le pays.
02:19Ça vous rappellera peut-être quelque chose.
02:20Elle allait débattre avec les gens.
02:22Ça rappelle quand même le grand débat mené par Emmanuel Macron.
02:27En 2011, elle participe à la primaire socialiste
02:30et elle perd notamment contre son ancien compagnon François Hollande
02:34et elle fait un mauvais score.
02:35Oui, c'est une humiliation.
02:36Cruelle désillusion pour Ségolène Royal, la candidate socialiste de 2007.
02:40Elle arrive quatrième seulement très loin derrière Arnaud Montebourg.
02:44Ce n'est pas du tout quelqu'un qui est dans la sensiblerie.
02:47Moi, c'est la première fois que je la vois pleurer.
02:48Elle a les larmes aux yeux.
02:50C'est une femme blessée.
02:51Et c'est d'autant plus dur pour elle qu'il faut quand même se souvenir de ces images
02:55de Ségolène Royal en 2007
02:57qui, après avoir perdu, mais de façon assez glorieuse,
03:00finalement, dit aux Français « je vous emmènerai vers d'autres victoires ».
03:03Et là, les Français, les militants socialistes,
03:06le signifient « non, nos espoirs ne se portent pas sur toi ».
03:08En 2014, elle quitte la présidence de la région Poitou-Charente
03:12pour rentrer au gouvernement sous la présidence de François Hollande.
03:14Elle est ministre de l'Environnement d'avril 2014 à mai 2017.
03:18Et pendant cette période, elle apprécie le ministre de l'Économie Emmanuel Macron.
03:23Elle adore Emmanuel Macron parce qu'elle se reconnaît en lui.
03:25C'est un peu son chouchou.
03:27En fait, il casse les codes, il embête les éléphants socialistes
03:30comme elle a pu le faire.
03:31Donc, elle aime beaucoup et elle va jusqu'à quand même dire à François Hollande
03:35dans le tournant de l'année 2016,
03:38à un moment où la relation avec Emmanuel Valls est un peu compliquée,
03:40« tu devras nommer Emmanuel Macron à Matignon ».
03:43Donc, elle le bichonne et elle lui fait comprendre
03:45que finalement, elle pourrait l'aider
03:47si jamais il avait envie d'être candidat à la présidentielle.
03:51Pendant la campagne, même si elle ne l'a pas soutenue officiellement,
03:55elle était quand même relativement bienveillante.
03:57Pourquoi elle ne l'a pas soutenue officiellement ?
03:59Parce qu'elle a compris qu'elle n'était pas la bienvenue.
04:01En fait, les macronistes lui ont signifié
04:03qu'elle sentait un petit peu trop l'ancien monde
04:04et que la vraie prise de guerre, pour eux,
04:06c'était plutôt Jean-Yves Le Drian et pas Ségolène Royal.
04:09Pourquoi ?
04:10Macroniste et des gens assez pragmatiques.
04:11Pendant la campagne, il y a peu de gens qui l'ont su,
04:12mais ils ont fait réaliser un sondage sous le manteau
04:15où ils ont testé des noms de personnalités.
04:17Christine Lagarde, Jean-Louis Borloo,
04:19mais aussi Ségolène Royal, pour rentrer au gouvernement.
04:22Et ce qui a atterri sur Ségolène Royal,
04:24c'était qu'elle était beaucoup trop clivante
04:26et que ça ferait perdre énormément d'électeurs de droite.
04:28Emmanuel Macron est élu président de la République française
04:31avec 65,5% des voix.
04:35Lorsqu'Emmanuel Macron est élu,
04:36elle espère quand même devenir ministre de l'écologie.
04:40Alors, ce sera Nicolas Hulot.
04:41Elle tente quand même quelque chose.
04:43Elle propose un deal à Emmanuel Macron.
04:44Elle lui dit, mais pourquoi pas devenir ta conseillère environnement ?
04:47Nicolas Hulot, pendant le quinquennat de François Hollande,
04:49était le conseiller climat de François Hollande.
04:52Il avait un bureau rue de l'Elysée.
04:54Et elle se dit, pourquoi pas ?
04:55C'est ce que je vais proposer à mon tour à Emmanuel Macron.
04:57Ça ne fonctionne pas.
04:58Elle a toujours aussi un autre rêve.
05:00Pourquoi pas récupérer le cadeau ?
05:01C'est bon, ce sera pour Jean-Yves Le Drian.
05:04En juillet 2017, elle est nommée ambassadrice chargée des pôles.
05:08C'est un petit cadeau, c'est un lot de consolation qui lui est donné par Emmanuel Macron,
05:12qui sait très bien que ça n'est pas brillant, que ça n'est pas exceptionnel.
05:15Pourquoi il fait ça, le président de la République ?
05:17Pour acheter sa tranquillité.
05:18Il sait très bien qu'une Ségolène Royal en liberté,
05:20c'est une Ségolène Royal qui peut potentiellement lui provoquer des problèmes,
05:23donc il lui donne un petit sucre, passez-moi l'expression, pour qu'il se taise.
05:27C'était Michel Rocard qui était là avant, et le poste était vacrant, c'est ça ?
05:30Michel Rocard occupait ce poste, il aimait beaucoup cette fonction,
05:35et pour autant lui-même parlait de strapontin.
05:38Pourquoi ? Parce que ce poste, il s'agit d'aller représenter la France dans ce qu'on appelle le
05:42Conseil de l'Arctique.
05:43Le Conseil de l'Arctique, c'est une instance diplomatique,
05:45où on pourrait penser que la voie de la France est prépondérante,
05:47mais pas du tout.
05:48En fait, la France, elle n'est qu'observatrice,
05:50donc elle n'a pas voix au chapitre, elle n'a pas une voix décisionnelle.
05:52Donc il s'agit d'aller représenter le pays, mais en fait sans avoir vraiment de pouvoir de décision.
05:58Donc finalement, Ségolène Royal va très vite se rendre compte qu'elle n'a pas très envie d'aller s
06:04'embêter avec ça.
06:05Concrètement, ça lui donne droit à quoi ?
06:07Ça lui donne droit à un bureau dans une des antennes du Quai d'Orsay qui se trouve rue de
06:10la Convention,
06:11donc elle retrouve un peu indirectement les ors de la République.
06:15Ça lui donne droit aussi à des collaborateurs, 3 à 4,
06:18et à une enveloppe de frais.
06:20Attention, il ne faut pas confondre, ce n'est pas une rémunération.
06:22Ségolène Royal, elle est ambassadrice thématique non rémunérée.
06:26Mais par contre, elle a droit à une enveloppe de frais qui peut se monter jusqu'à environ 100 000
06:30euros.
06:30Alors elle dit qu'elle n'a dépensé chaque année que la moitié.
06:38En novembre 2017, à l'occasion d'un voyage en Laponie,
06:42Ségolène Royal fait la couverture de Paris Match,
06:44et elle le dit clairement, je ne suis pas à la retraite.
06:47Alors ça, c'est déjà un petit signe envoyé Emmanuel Macron de son mécontentement.
06:51Et puis c'est surtout, parce qu'à l'époque, elle ménage encore Emmanuel Macron,
06:54c'est surtout un signe envoyé à Nicolas Hulot.
06:57Elle ne peut pas voir Nicolas Hulot en off.
06:58Ségolène Royal, quand on en parle avec elle, dit que ce n'est ni fait ni à faire,
07:01il ne prend pas les bonnes décisions, il ne sait pas se battre,
07:04il ne connaît pas la politique, elle est extrêmement vindicative.
07:06Et là, c'est une façon de signifier au président de la République
07:09qu'elle ferait une excellente ministre de l'écologie.
07:11Alors elle organise, effectivement, Laponie,
07:13cette fantastique opération de communication,
07:16où on la voit avec son bonnet sur la tête,
07:18en train de faire chauffer des saucisses dans un feu,
07:20on la voit sur un traîneau.
07:21C'est une opération de com' au rendement mené.
07:25En avril 2018, elle lance sa fondation
07:27Désir d'avenir pour la planète.
07:30Bon, ça, c'est une des coquilles vides
07:31qu'affectionne Ségolène Royal
07:33pour organiser sa promotion personnelle.
07:35C'est un pur animal politique, Ségolène Royal.
07:38C'est-à-dire qu'elle va trouver
07:39toutes les occasions possibles et imaginales
07:41pour essayer de faire parler d'elle.
07:43Donc elle lance cette fondation,
07:45parce qu'elle est sincère au moment où elle le fait.
07:47Mais par exemple, à un moment,
07:48elle annonce qu'elle va se lancer dans le cinéma.
07:51Elle veut faire des petits clips
07:53de promotion de l'environnement.
07:54Et donc, elle annonce aux médias
07:56qu'elle va faire venir des stars
07:57comme Leonardo DiCaprio.
07:59Au final, il ne se passe absolument rien de tout ça.
08:01Il n'y a jamais de clip qui voit le jour,
08:03sauf d'une école municipale, je crois, de l'Ardèche.
08:06Enfin bon, bref, tout ça finit en pétard mouillé.
08:08L'idée est évidemment d'organiser sa promotion personnelle.
08:11En octobre 2018,
08:12un an après le début de l'affaire Weinstein,
08:14elle raconte le sexisme
08:16dont elle a été victime à plusieurs reprises
08:19dans un livre,
08:19« Ce que je peux enfin vous dire ».
08:22Et Nathalie Chuc, vous l'interrogez à ce moment-là.
08:24Ségolène Royal,
08:25c'est quand même une femme
08:27qui en a pris plein la gueule.
08:29Je me suis libérée.
08:31Et même si ça a été difficile,
08:32parce que ça a été difficile pour moi,
08:34c'est douloureux même de revenir sur cette histoire,
08:36même de relire.
08:36Je me suis dit, mais finalement,
08:37comme beaucoup de femmes
08:39qui tout d'un coup prennent la parole,
08:40c'est de dire,
08:41mais pourquoi j'ai supporté ça ?
08:43Pourquoi j'ai subi ça ?
08:44Quand on regarde les choses
08:45avec nos lunettes d'aujourd'hui,
08:46tout ça est assez stupéfiant.
08:48Je vous donne des exemples.
08:49La campagne de 2007,
08:50il faut se souvenir
08:50qu'il y a quand même un édito de la presse
08:52qui s'intitule « La gauche Bécassine ».
08:54C'était dans Libération.
08:55C'était dans Libération, exactement.
08:57On l'appelle le folle du Poitou.
08:59Laurent Fabius,
09:00cette phrase absolument incroyable
09:01au moment où elle se lance
09:02dans la première socialiste,
09:03« Qui va garder les enfants ? »
09:04La présidentielle n'est pas
09:05un concours de beauté.
09:06J'ai retrouvé,
09:07c'est Jean-Luc Mélenchon
09:08qui avait dit ça.
09:09Je vous racontais une petite blague
09:10qui circulait à l'époque
09:11où elle était candidate
09:12dans les cercles fabusiens.
09:13Ségolène Royal,
09:14dans ses meetings,
09:14a rangé les foules en disant
09:16« Je vais vous emmener ensemble,
09:18on va gravir la montagne. »
09:19Petite blague des fabusiens.
09:21Vous savez comment les socialistes
09:22vont gravir la montagne ?
09:23C'est très simple,
09:23ils ont une gourde.
09:25À la fin de l'année 2018,
09:26elle s'intéresse aux élections européennes
09:28de mai 2019
09:29qui approchent.
09:30Qu'est-ce qu'elle vise au départ ?
09:34C'est que si elle soutient Emmanuel Macron,
09:36il y a peut-être un poste
09:36de commissaire européenne
09:37à récupérer.
09:38D'ailleurs, les macronistes
09:39le laissent entendre aussi.
09:40Quand elle voit
09:41que cette perspective s'éloigne,
09:42elle se dit « Tiens, pourquoi pas
09:43porter moi la liste de gauche,
09:46cette thèse de liste,
09:47mais je pourrais faire un super score. »
09:48Elle tente un coup médiatique,
09:49elle propose une main tendue
09:52à Yannick Jadot
09:53qui flaire tout de suite le piège.
09:55Yannick Jadot aussi,
09:55c'est un fan politique,
09:56il voit bien qu'elle essaye
09:58de lui griller la politesse
09:59et de récupérer le bébé.
10:01Et donc, il lui claque la porte
10:02à la figure en disant
10:03« Non, non, non, merci Madame Royal. »
10:05Donc, c'est lui qui finit
10:06par porter la liste de gauche
10:08et Ségolène Royal s'en va
10:09un peu piteusement
10:10et à ce moment-là,
10:12laisse entendre qu'elle voit
10:13d'un œil plutôt favorable
10:14la liste renaissance
10:15conduite par les macronistes.
10:17Et elle se dit ouvertement
10:18satisfaite de la lettre
10:19d'Emmanuel Macron aux Européens,
10:21une tribune qui évoque
10:23plusieurs sujets,
10:24dont l'environnement.
10:25Oui, alors comme elle a compris
10:26qu'elle ne pourrait pas mener
10:27une liste de gauche,
10:28elle essaye de se rapprocher
10:29un petit peu du camp Macron.
10:30Je trouve ce texte à la fois
10:33bienvenu, rassembleur
10:34et imaginatif.
10:36Elle adresse effectivement
10:37un satisfait site
10:38en disant
10:39« L'idée d'une banque
10:40pour le climat,
10:40c'est une excellente idée. »
10:42Et puis cette liste renaissance,
10:43elle est plutôt bien conduite.
10:44En vérité,
10:45ce n'est pas vraiment
10:46le fond de toutes ces propositions
10:47qui l'intéressent.
10:48C'est qu'elle voit bien
10:49qu'il y a quelque chose
10:50à tenter,
10:51puisque la France
10:52va avoir un poste
10:53à la Commission européenne
10:54à récupérer.
10:55Dans le contexte actuel,
10:56finalement,
10:56la voix d'Emmanuel Macron
10:58est la seule aujourd'hui
10:59à reprendre le flambeau
11:00du leadership européen.
11:02Elle laisse entendre
11:03qu'en échange
11:04de son soutien,
11:05elle pourrait obtenir
11:06quelque chose.
11:07Et quelques jours
11:08avant les européennes
11:09du 26 mai,
11:09le 17 mai,
11:10le Parisien titre
11:11« Royal pourrait voter Macron ».
11:13Ça se précise,
11:15elle envisage réellement
11:16de le faire,
11:16mais elle comprend
11:18qu'en fait,
11:19encore une fois,
11:20sa présence
11:21n'est pas souhaitée.
11:22C'est une histoire
11:23d'amour contrarié,
11:24Emmanuel Macron
11:25et Ségolène Royal.
11:26C'est-à-dire qu'ils se cherchent,
11:27ils s'apprécient,
11:28ils pensent la même chose,
11:29ils sont sur le même
11:30créneau politique,
11:31le centre droit,
11:32mais ils n'arrivent jamais
11:33à se trouver.
11:34Et Emmanuel Macron
11:35a quand même
11:36la conscience
11:36que Ségolène Royal,
11:37c'est un peu l'ancien monde.
11:38Puis il joue un peu
11:39avec elle,
11:40on ne va pas se mentir.
11:41Ségolène Royal,
11:42c'est un peu un otage
11:43dans la relation contrariée,
11:45compliquée entre Emmanuel Macron
11:46et François Hollande.
11:47C'est une façon de dire
11:48à François Hollande
11:49qu'il déteste,
11:49on va se dire les choses
11:50très franchement.
11:52Je peux très bien
11:53récupérer dans mon giron
11:54ton ancienne campagne.
11:55C'est un jeu
11:57un petit peu pervers aussi
11:58parfois de la part
11:58du chef de l'État.
11:59Résultat des Européennes,
12:00la liste Rassemblement National
12:02arrive en tête,
12:03juste devant celle
12:04de La République En Marche
12:05qui récolte 23 sièges chacune.
12:08Que se passe-t-il
12:09pour Ségolène Royal
12:09après le scrutin ?
12:10Ségolène Royal,
12:11elle s'aperçoit
12:12qu'encore une fois,
12:13elle s'est un petit peu
12:14fait avoir.
12:14Elle n'a pas réussi
12:15à avoir la tête de liste
12:16de la gauche.
12:17Elle n'a pas récupéré
12:18de poste
12:19pour la Commission européenne.
12:21Donc elle essaye
12:21d'exister un peu
12:22comme elle peut
12:23au travers de ses activités.
12:25Et puis elle commence aussi
12:27à pousser les boîtes
12:27sérieusement
12:28contre Emmanuel Macron.
12:29C'est-à-dire que
12:30dès la crise
12:30des Gilets jaunes,
12:32elle a senti un peu
12:32l'odeur de la bête blessée.
12:34Elle a senti
12:34qu'Emmanuel Macron
12:35commençait à plonger
12:36dans les sondages.
12:37C'est quelqu'un,
12:38on ne peut pas lui enlever ça,
12:39qu'il y a du pif,
12:40qui sent le pays.
12:41Et elle voit que dans le pays,
12:42la cote d'amour
12:42du chef de l'État
12:43a plongé sérieusement
12:45dans le rouge
12:45et commence à émerger
12:47dans sa tête
12:48l'idée que
12:48en 2022,
12:50pourquoi pas ?
12:51À l'automne 2019,
12:52l'émission quotidien
12:53de Yann Martez
12:54puis la cellule
12:55d'investigation
12:55de Radio France
12:56épingle Ségolène Royal
12:58pour ses absences
12:58aux réunions
12:59du Conseil de l'Arctique.
13:01Alors elle a un peu cherché.
13:02Elle est un soir
13:03chez Laurent Ruquier
13:04dans On n'est pas couché
13:05et elle vende
13:06ses participations
13:07au Conseil de l'Arctique.
13:08Qu'est-ce que je dis
13:08au nom de la France
13:09dans ce qu'on appelle
13:10le Conseil de l'Arctique ?
13:11C'est de tirer l'attention
13:13sur les conséquences
13:14du dérèglement climatique.
13:15Plusieurs membres
13:15du Conseil de l'Arctique
13:16font savoir à la presse
13:18qu'en fait,
13:18elle n'est pas très souvent là
13:19pour ne pas dire jamais.
13:21Du coup,
13:22il commence à y avoir
13:23des enquêtes de presse.
13:24Les gens s'aperçoivent
13:25qu'elle assume
13:26ses fonctions
13:27de façon assez dilettante.
13:29On vous croche beaucoup
13:29en ce moment
13:30de ne pas être allée
13:30aux réunions du Conseil de l'Arctique.
13:32Ah bon ?
13:33Oui.
13:33Où est-ce que vous avez vu ça ?
13:34J'ai vu dans plein de papiers.
13:35Vous êtes très mal informée
13:36pour une bonne journaliste.
13:37Elle se défend
13:38assez mollement,
13:39de façon assez vaseuse.
13:40Elle dit d'abord
13:41c'est une fake news
13:42puis ensuite elle dit
13:45j'ai d'être à toutes les réunions,
13:47je suis représentée.
13:48Puis ensuite,
13:48il y a Quotidien
13:49qui révèle quand même
13:50qu'elle s'est rendue
13:50en jet privé en Islande
13:52pour inaugurer
13:53un paquebot de luxe.
13:54On sait que les paquebots
13:55ça pollue quand même
13:56considérablement.
13:57Pourquoi vous êtes allée
13:57en jet privé
13:58inaugurer un paquebot
13:59de croisière de luxe
14:00en Islande
14:01en été 2018 ?
14:03Absolument pas.
14:04Je ne sais pas
14:04si vous avez vu ça.
14:05Là, regardez.
14:06Sur les photos,
14:07l'inauguration du La Pérouse.
14:09Oui, et alors ?
14:11C'est en Islande ça ?
14:11En Islande ?
14:12Mais ce n'est pas
14:12auprès de l'État
14:13contrairement à ce que vous insinuez ?
14:14Non, mais un jet
14:15ça pollue pas mal quand même, non ?
14:16Non.
14:16On est allé-retour
14:17en an 24.
14:18Elle est prise vraiment
14:20en flagrant délit
14:21de mensonges
14:22et de contradictions.
14:22Et là, c'est sa probité
14:23qui est en cause
14:24et elle le vit très mal.
14:25Elle voit ça
14:26comme une forme de délation.
14:28C'est la première fois
14:29dans ma vie politique
14:30qui est longue
14:31comme vous le savez
14:32qu'on met en cause
14:33ma probité
14:34et ça,
14:35je ne peux pas
14:36laisser faire.
14:37De toute façon,
14:38c'est toujours
14:38sa stratégie de défense.
14:40Ségolène Royal
14:41dès qu'elle est attaquée,
14:42elle va sur le registre
14:43victimaire.
14:44Elle dit
14:44on m'attaque
14:45parce que je suis une femme
14:46c'est des mensonges
14:48c'est de la délation
14:49elle menace d'attaquer
14:50en diffamation
14:50ce qu'elle ne fera jamais.
14:51Est-ce que vos collaborateurs
14:53vous ont accompagné
14:54sur des opérations
14:55de promotion
14:55de votre livre en province
14:56des opérations
14:57pour votre fondation
14:58en Afrique
14:59alors qu'ils étaient
15:00défrayés
15:00par le quai d'Orsay
15:02pour s'occuper des pôles ?
15:03Absolument pas.
15:04Mes collaborateurs
15:05travaillent 35 heures
15:07au service de la mission
15:08qui m'est confié
15:09au service des pôles
15:11et sur leur temps disponible
15:13ils leur arrivent
15:13de m'accompagner
15:14au long cours
15:15mais pas seulement eux.
15:16Quand on fait de la politique
15:17on est entouré
15:18de beaucoup de gens.
15:19Début janvier
15:19Nathalie Chuc
15:20Ségolène Royal
15:21vous accorde
15:21une longue interview
15:23que vous allez publier
15:24dans le Parisien
15:24le 5 janvier
15:25et elle fustige
15:27l'action du président Macron
15:28notamment sur la réforme
15:29des retraites
15:30elle dénonce
15:30je cite
15:31une découpe
15:32du modèle social français.
15:34Elle parle de vente
15:35à la découpe
15:35elle a des accents
15:36Mélenchonis
15:37Ségolène Royal
15:37on retrouve celle
15:38qu'on surnommait
15:39la Sapaterra
15:40à l'époque
15:41où elle avait gagné
15:41la région Poitou-Charentes
15:42et elle est extrêmement
15:45vindicative
15:45et on sent bien
15:46que déjà
15:47elle est en train
15:47de se positionner
15:48comme adversaire
15:49du chef de l'État
15:50comme elle essaye
15:51de revendiquer
15:52le titre de principale opposante
15:53et d'ailleurs
15:53au moment où je lui pose
15:54la question
15:55Madame Royal
15:562022
15:56est-ce que vous y pensez
15:58non pas en vous rasant
15:59mais en vous regardant
15:59dans le miroir
16:00elle a une espèce
16:01de petite voix
16:02où elle roucoule un peu
16:03elle me dit
16:03oh mais qu'est-ce que
16:04je ne veux pas vous répondre
16:05à cette question
16:06et elle essaye
16:08elle tourne autour du pot
16:09on sent qu'elle a envie
16:10de dire oui
16:10mais qu'elle n'ose pas
16:12donc elle utilise
16:13en retranche des formules pudiques
16:14je sais que ma voix porte
16:16que la France mérite mieux
16:17que ce qu'elle a aujourd'hui
16:17voilà on a compris
16:18qu'elle y pense
16:20et que la simple idée
16:21de pouvoir encore rebondir
16:23après avoir connu
16:24autant d'échecs
16:24puis aussi une très belle carrière
16:26ça la fait rêver
16:27Quel est son calcul ?
16:28Le calcul de Ségolène Royal
16:30il est assez simple
16:31elle voit bien
16:31comme c'est un pur animal politique
16:33que le créneau de la gauche
16:35aujourd'hui
16:35il est laissé complètement
16:36en jachère
16:36Jean-Luc Mélenchon
16:37c'est compliqué
16:38on ne parle même pas
16:39du parti socialiste
16:40qui est devenu
16:40le parti à 6%
16:41donc pourquoi
16:43elle se déporte
16:44un peu sur la gauche
16:45elle qui était plutôt
16:45classée au centre droit
16:46parce que ce créneau
16:47n'est pas occupé
16:48et elle essaye
16:49un peu de manger la laine
16:51sur le dos
16:51de Yannick Jadot
16:52tandis qu'Emmanuel Macron
16:54lui il est quand même
16:54sur un créneau
16:55très droite
16:55centre droit
16:56donc elle voit bien
16:57qu'il y a un espace
16:58à occuper
16:58et en pur animal politique
17:00elle se dit
17:00ce créneau là
17:01il est pour moi
17:06Le lundi 13 janvier
17:08Nathalie Chuc
17:09vous apprenez
17:10que le ministère
17:11des affaires étrangères
17:12lui annonce
17:13par courrier
17:13qu'elle va être suspendue
17:14si elle ne respecte pas
17:16son devoir de réserve
17:17Je récupère une indiscrétion
17:19effectivement
17:19lundi soir relativement tard
17:21où j'apprends
17:23qu'après lui avoir
17:24déjà envoyé
17:25ce qu'on ne savait pas
17:26plusieurs courriers
17:27de sommation
17:27et de rappel à l'ordre
17:28disant un ambassadeur
17:29est tenu au devoir de réserve
17:31Ségolène Royal
17:32huit jours plus tôt
17:33environ
17:33a reçu
17:34un courrier
17:35beaucoup plus vindicatif
17:36émanant du secrétaire général
17:37du Quai d'Orsay
17:38donc c'est une décision
17:39qui est forcément
17:39tamponnée par le ministre
17:41Jean-Yves Le Drian
17:41et nécessairement
17:42par le président de la République
17:44que dit ce courrier
17:45en gros il lui dit
17:46si vous continuez
17:47à franchir la ligne rouge
17:48et à cartonner
17:49la politique du gouvernement
17:50et du chef de l'état
17:51vous serez limogé
17:53de vos fonctions
17:53c'est ce qu'on appelle
17:54un courrier
17:56préalable
17:56à limogé
17:57à licenciement
17:58c'est la dernière étape
18:00avant son remplacement
18:01en conseil des ministres
18:03je l'appelle
18:03dès le lendemain matin
18:04pour lui dire
18:05je suis au courant que
18:06au départ
18:07elle n'a pas très envie
18:08d'en parler
18:08elle me dit
18:08non non mais
18:09je ne veux pas parler de ça
18:09je n'ai pas envie de parler de ça
18:10elle tourne autour du pot
18:12puis je viens par lui dire
18:13écoutez moi
18:13j'ai cette info
18:14donc elle le reconnaît
18:16et elle prend acte
18:17assez rapidement
18:18du fait qu'elle est licenciée
18:19et on apprend dans la foulée
18:21que son dossier
18:22sera examiné
18:22au conseil des ministres
18:23du 24 janvier
18:24et du coup
18:24comment elle réagit
18:25face à ça ?
18:26elle fait un peu du judo
18:27elle se sert
18:28d'une situation
18:28a priori compliquée
18:29pour rebondir
18:30c'est à dire que
18:31les macronistes
18:31auraient pu communiquer
18:32de façon assez excellente
18:34en disant
18:34on la limoges
18:35parce qu'elle a rompu
18:36son devoir de réserve
18:37et qu'elle n'assume pas
18:38ses fonctions
18:38d'ambassadrice des pôles
18:39pas du tout
18:40et elle dit
18:41voilà
18:41on veut me faire taire
18:44première opposante
18:45au chef de l'état
18:46on essaye de me baïonner
18:47on essaye de me museler
18:48je ne me laisserai pas faire
18:50s'ils veulent me démissionner
18:52me limoger
18:52qu'ils le fassent
18:53qu'ils prennent leurs responsabilités
18:54en fait
18:55elle s'en sert
18:56pour devenir la victime
18:57d'un système macroniste
18:59supposé
19:00essayer d'écraser
19:01ses adversaires
19:02le rouleau compresseur
19:03Ségolène Royal
19:04s'est remis en marche
19:04et le lendemain
19:06le mardi 14 janvier
19:07donc le parisien
19:08fait son fait du jour
19:09sur ce sujet
19:09du coup ça la place
19:10un peu au centre de l'attention
19:11mais totalement
19:12parce que du coup
19:13on se dit
19:13est-ce qu'on essaye
19:15de la faire taire
19:15ou pas de la faire taire
19:16puis il se trouve
19:17qu'on apprend
19:17le jour même
19:18où on publie ce fait du jour
19:19que le parquet national financier
19:20a ouvert une enquête préliminaire
19:23sur sa mission
19:24ou d'éventuelles malversations
19:25dans le cadre de sa mission
19:27d'ambassadrice thématique
19:28chargée des pôles
19:29qui a eu lieu deux mois plus tôt
19:31l'ouverture de cette enquête
19:32donc du coup
19:33je pense que dans les esprits
19:35complotistes
19:35il y en a beaucoup
19:36dans cette période
19:36on se dit
19:37bon on apprend la veille
19:38qu'elle est limogée de ses fonctions
19:39le lendemain
19:40et qu'elle est l'ouverture
19:40d'une enquête préliminaire
19:42donc pour elle
19:43quelque part
19:44c'est presque
19:44un coup de communication idéal
19:46même si personne n'a envie
19:47de se retrouver
19:47dans les griffes de la justice
19:48elle la première
19:49mais au fond
19:50elle passe
19:51pour une victime du système
19:53RTL Soir
19:5318h17
19:54à l'interview d'actualité
19:55de RTL Soir
19:56Thomas vous recevez
19:57ce soir
19:57Ségolène Royal
19:58bonsoir Ségolène Royal
20:00bonsoir
20:00comment dois-je vous présenter
20:02ambassadrice des pôles
20:03ex-ambassadrice des pôles
20:04future ex-ambassadrice des pôles
20:06en passe d'être renvoyée
20:06vous en êtes où ce soir
20:07Ségolène Royal
20:09j'ai quitté
20:09j'ai quitté ce poste
20:11puisqu'on m'en a limogé
20:13hier soir
20:14je recevais ici même
20:14dans RTL Soir
20:15l'avocat Jean-Pierre Mignard
20:16et il disait
20:17que l'on veut vous faire taire
20:18qui veut vous faire taire
20:19Ségolène Royal
20:21vous savez
20:21dans la mesure
20:22où je suis ciblée
20:24je ne peux pas
20:25moi
20:25rentrer dans ces considérations
20:28politiciennes
20:28même si
20:29personne n'est dupe
20:30de ce qui se passe
20:32est-ce que
20:33ces derniers développements
20:34risquent de l'empêcher
20:35de pouvoir
20:36se présenter
20:37en 2022
20:38le tribunal médiatique
20:40c'est pas la même chose
20:41que la justice
20:41Ségolène Royal
20:42maîtrise parfaitement
20:43les codes de la communication
20:45elle sait se défendre
20:46de façon parfois
20:47assez
20:48il peut lui arriver
20:49de mentir un petit peu
20:50pour dire les choses
20:51dans les médias
20:52ça peut passer
20:53et encore
20:53c'est de plus en plus compliqué
20:54mais devant un magistrat
20:56c'est une autre
20:58paire de manches
20:59donc il est certain
21:00que
21:00son éventuelle candidature
21:03à la présidentielle
21:04de 2022
21:05on est encore
21:05quand même
21:06très très loin
21:06de l'échéance
21:07elle est quand même
21:08suspendue
21:09à la décision
21:10que rendra la justice
21:11si tant est que la justice
21:12se prononce
21:13avant l'échéance
21:14de 2022
21:14si je n'ai pas la capacité
21:16de me défendre
21:17les français pourraient se dire
21:18si elle n'est pas capable
21:19de se défendre
21:20comment est-ce qu'elle va
21:20nous défendre
21:21comment est-ce qu'elle va
21:22nous défendre
21:22en 2022
21:23mais arrêtez
21:24je comprends
21:26il y a une perspective
21:27dans votre phrase
21:27excusez-moi
21:28vous savez
21:28les scénarios
21:29deux ans et demi avant
21:31n'ont jamais été
21:32les scénarios d'arrivée
21:33donc je ne serais pas
21:33assez légère
21:34pour me lancer
21:35comme ça
21:36tête baissée
21:36dans une bataille
21:37de cette envergure
21:39ce qui est clair
21:40c'est qu'aujourd'hui
21:40le pays va très mal
21:42et que si par ma voix
21:43politique
21:44le gouvernement
21:45peut faire
21:45moins de dégâts
21:46c'est déjà pas mal
21:47comme service
21:48rendu aux français
21:49on voit qu'elle a
21:50beaucoup d'obstacles
21:52devant elle
21:52on a parlé aussi
21:53de ses échecs
21:54en 2007
21:55à la primaire socialiste
21:56en 2011
21:57qu'est-ce qui la pousse
21:58à continuer ?
22:00la politique dans le sang
22:02elle est droguée
22:03à la politique
22:03ça fait partie
22:04de ces grands animaux
22:06de la politique
22:06comme Nicolas Sarkozy
22:08ils ne décrochent jamais
22:09c'est-à-dire qu'ils ont
22:10toujours la conviction
22:11que certes
22:11ils ont connu des épreuves
22:13ils ont des cicatrices
22:14mais au fond
22:15ça les a rendus plus forts
22:16ils ont toujours
22:17cet espoir
22:17d'être un jour
22:18le sauveur
22:18suprême
22:19la personne
22:20qui réussira
22:20à conduire
22:21aux destinées
22:21du pays
22:22elle n'a jamais
22:23renoncé
22:23c'est que la noël
22:29merci à Nathalie Chuc
22:31production de cet épisode
22:33Stéphane Geneste
22:34réalisation
22:35Julien Moncou-Kiol
22:36Code Source
22:37est le podcast
22:38d'actualité du Parisien
22:39disponible chaque soir
22:40du lundi
22:41au vendredi
22:42à 18h
22:43si vous aimez Code Source
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22:51vous pouvez aussi
22:52nous mettre
22:53des petites étoiles
22:54et puis n'hésitez pas
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