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Longtemps considéré comme un pilier du gouvernement, l’ancien locataire de la rue de Grenelle a perdu en popularité, au fil des polémiques. Jusqu’à subir un revers au premier tour des législatives, le 12 juin dernier. Récit.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Présentation : Thibault Lambert - Production : Raphaël Pueyo, et Lolla Sauty - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network, Epidemic Sound - Identité graphique : Upian
Archives : FranceTV, TF1, BFMTV, AFP.
Retrouvez ce podcast sur : https://www.leparisien.fr/podcasts/code-source/jean-michel-blanquer-la-disgrace-dun-ex-chouchou-de-la-macronie-27-07-2022-B4VIU2BEUBAIJASUOJ7FPBRDWY.php
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00:02Bonjour, c'est Thibault Lambert et vous écoutez CodeSource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Ministre de l'Éducation nationale pendant cinq ans, une durée record entre 2017 et 2022,
00:18Jean-Michel Blanquer n'a pas réussi à garder sa place dans le nouveau gouvernement d'Elisabeth Borne.
00:24Longtemps décrit comme un homme fort de la Macronie, au point que certains avançaient son nom pour Matignon,
00:29il a été battu aux dernières élections législatives, éliminé dès le premier tour de scrutin dans la quatrième circonscription du
00:37Loiret.
00:38CodeSource raconte aujourd'hui comment Jean-Michel Blanquer en est arrivé là,
00:41avec Christelle Brigodeau, grand reporter à la cellule Récit du Parisien,
00:46elle a couvert pendant plusieurs années les sujets liés à l'éducation.
01:00Christelle Brigodeau, vous avez été la spécialiste éducation du Parisien au service Société pendant sept ans, entre 2013 et 2020.
01:08Mais la première fois que vous rencontrez Jean-Michel Blanquer, c'est bien avant, en 2008.
01:14Alors à l'époque, moi je travaille dans les éditions locales du Parisien,
01:17je couvre déjà les questions scolaires et Jean-Michel Blanquer est recteur de l'académie de Créteil,
01:23donc une des plus grosses académies de France et de région parisienne.
01:27Je découvre vraiment un haut fonctionnaire, alors qui a déjà le look qu'on lui connaît aujourd'hui.
01:34C'est un homme grand, qui fait très sérieux, il est vétu d'un costume, il a le crâne des
01:39garnis, des lunettes,
01:41il parle d'un ton assez professoral.
01:43Il se tient à une table devant une bibliothèque où je vois qu'il collectionne des ouvrages du monde de
01:50philosophie
01:50et il fait l'effet d'une personne qui a envie de parler aux étudiants.
01:54A l'époque, il y a une mobilisation des lycéens et des adolescents,
01:58il se montre assez ouvert au dialogue, il veut essayer de fendre un peu son armure de haut fonctionnaire.
02:05Vous l'avez ensuite interviewé à de nombreuses reprises, notamment lorsqu'il est devenu ministre.
02:10Vous allez aujourd'hui nous raconter son parcours.
02:13Jean-Michel Blanquer a 57 ans, il a quatre enfants issus de deux mariages différents.
02:17Il est né le 4 décembre 1954 à Paris. Dans quel milieu est-ce qu'il grandit ?
02:23Dans un milieu bourgeois. Il grandit dans un appartement du boulevard Haussmann à Paris.
02:28Il est scolarisé au lycée privé Stanislas, catholique.
02:32Son père est avocat, sa mère est enseignante.
02:34Il a une enfance assez traditionnelle pour un enfant, disons, des beaux quartiers de Paris.
02:39Vous l'avez dit, il fait toute sa scolarité à Stanislas,
02:42à un établissement prestigieux dans le 6e arrondissement de Paris.
02:45Et c'est là-bas qu'il rencontre un camarade de classe qui devient rapidement un ami, François Barouin.
02:50Oui, le jeune François Barouin est issu d'un milieu un petit peu comme le sien.
02:55Il se lie très vite d'amitié avec aussi une autre personnalité qui s'appelle Richard Sangor,
03:00qui deviendra lui conseiller d'État.
03:02François Barouin deviendra une des figures de la droite en France,
03:06longtemps ministre, député, président de l'Association des maires de France.
03:11Et ensemble, il crée une petite communauté d'idées, une espèce de jeune garde.
03:17Ces trois garçons s'appellent Richard Sangor, Jean-Michel Blanquer et François Barouin.
03:22Pendant quatre ans, ils ont travaillé, ils ont réussi à réunir des jeunes venus de tous les continents.
03:28Et Jean-Michel, ça n'a pas dû être très facile à organiser tout cela.
03:31Non, ça n'a pas été facile, mais finalement, il y a eu une grande mobilisation de ces jeunes autour
03:35de cette idée.
03:36Et donc, les choses se sont faites un peu d'elles-mêmes, même si on a un peu aidé.
03:39Sous la houlette de Michel Barouin, Michel Barouin a été le grand maître du Grand Orient de France,
03:45donc l'une des principales loges de la franc-maçonnerie.
03:48Et Jean-Michel Blanquer écrira sa biographie.
03:54Brillant élève, il intègre Sciences Po.
03:56En 1987, il obtient une bourse pour étudier quelque temps à Harvard,
04:00puis il enseigne le droit public à l'université.
04:02En 2004, Jean-Michel Blanquer est nommé recteur de l'Académie de Guyane.
04:07Et deux ans plus tard, il entre au cabinet du ministre de l'Éducation de l'époque, Xavier Darkos,
04:12pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.
04:14L'expérience dure quelques mois.
04:16Et en 2009, lorsqu'il est le recteur de l'Académie de Créteil, l'une de ses initiatives fait polémique.
04:24On découvre en fait, nous aux Parisiens, qu'à cette rentrée, il y a une initiative qui va être menée,
04:31qui s'appelle une cagnotte, qui est mise en place pour les élèves de certains lycées professionnels.
04:37L'idée, c'est de lutter contre l'absentéisme qui est fort dans ces classes-là,
04:41en proposant aux élèves de cotiser.
04:44Plus ils sont présents, plus ils gagnent d'argent.
04:46Et à la fin, ça peut donner à un projet de classe ou leur payer quelque chose d'utile pour
04:51leur avenir.
04:52Au mieux, l'incompréhension, donc au pire, l'indignation.
04:55La cagnotte collective expérimentée à partir d'aujourd'hui dans trois lycées professionnels passe mal.
05:00Sauf à l'UMP, bien sûr, on doit tout essayer, insiste le ministre de l'Éducation nationale, Luc Châtel.
05:05C'est une initiative qui n'émane pas de Jean-Michel Blanquer,
05:07mais il a donné son accord pour qu'elle voit le jour.
05:11Cette initiative qui est révélée par le Parisien, on en fait le fait du jour,
05:15va créer un tollé incroyable, parce que ça paraît impensable de payer des élèves pour aller à l'école.
05:20Jean-Michel Blanquer se met en retrait de l'éducation nationale lorsque la gauche arrive au pouvoir en 2012.
05:26Que fait-il pendant ce temps-là ?
05:28Alors, il retourne dans le monde universitaire et le monde des grandes écoles.
05:31Il va diriger l'ESSEC, qui est une des grandes écoles de commerce en France.
05:35Mais son ambition à ce moment-là, c'est de reprendre la tête de Sciences Po.
05:40C'est un poste que Jean-Michel Blanquer veut, mais il ne le décrochera pas.
05:44Il tiendra rigueur à ceux qui n'ont pas voulu de lui à ce poste-là pendant quelques temps.
05:48Jean-Michel Blanquer est un homme aussi qui cultive ses réseaux pendant ces années-là.
05:52À cette époque-là, il a déjà une grosse expérience de la machine de l'éducation nationale.
05:57Et c'est le moment où il commence à tisser des liens avec tout un tas de personnalités du monde
06:02de l'éducation,
06:03du monde politique, médiatique.
06:05Et c'est le moment aussi où il mûrit ses idées pour l'école.
06:09Une idée dont il fera plusieurs livres qui vont être publiés dans les années suivantes.
06:14On fait un saut dans le temps en 2017, le mercredi 17 mai,
06:19dix jours après la victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle.
06:22Sur la proposition du Premier ministre, le président de la République a nommé...
06:27Jean-Michel Blanquer est nommé ministre de l'éducation nationale.
06:30Monsieur Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale.
06:35Il a quelle réputation à ce moment-là lorsqu'il devient ministre ?
06:39Alors il a la réputation d'un homme qui connaît bien la maison.
06:42Il arrive aussi avec des bagages assez lourds parce que quand il était directeur général de l'enseignement scolaire,
06:48il devait mettre en œuvre le programme à l'époque de Nicolas Sarkozy
06:52qui était des suppressions de postes massives dans la fonction publique et notamment dans l'enseignement.
06:56Donc pour beaucoup d'enseignants, Jean-Michel Blanquer, c'est l'homme des suppressions de postes.
07:00Et ça, c'est un gros point noir.
07:04Comment se passe sa première rentrée en tant que ministre au mois de septembre ?
07:08Alors il arrive en faisant profil bas, en expliquant qu'il a complètement pris à son compte
07:15le macronisme du « en même temps » et qu'il ne reproduira pas les clivages
07:19qui sont très nourris dans le monde scolaire entre la gauche et la droite,
07:24les conservateurs et les progressistes.
07:26Lui dit qu'il sera le ministre du bon sens.
07:29Ça plaît beaucoup aux parents.
07:30On veut mettre les gens dans des cases.
07:31En réalité, l'éducation nationale est quelque chose de simple.
07:34Donc non seulement je ne brouille pas les pistes, mais je reviens aux fondamentaux,
07:37à des choses simples qui peuvent unir pratiquement tous les Français.
07:39Deux mois plus tard, le 11 novembre 2017, Jean-Michel Blanquer est dans les locaux du Parisien
07:44pour sa première interview face à des lecteurs.
07:47Christelle Brigodeau vous encadrez cette rencontre.
07:49Que dit le ministre sur sa feuille de route et sur sa ligne ?
07:53Avec les lecteurs du Parisien, il a un ton très à l'écoute et aussi très professoral.
07:58Il essaie d'être pédagogue, d'expliquer beaucoup ce qu'il veut faire.
08:01On l'entend utiliser des expressions latines.
08:04Ça, il le fait très souvent dans ses interviews.
08:06Il dit « mutatismo tendis » qui veut dire à peu près « toutes choses égales par ailleurs »
08:10ou « ipso facto ».
08:11Alors voilà, beaucoup de termes comme ça qui peuvent un peu perdre quelquefois les gens,
08:15mais qui en même temps font partie de son personnage.
08:17Et puis, il s'érige un petit peu en gardien du Temple, en gardien de la Maison Éducation Nationale
08:26en expliquant que les valeurs, les fondamentaux seront bien gardés avec lui.
08:29En revanche, il est moins à l'aise lorsqu'on lui pose des questions plus politiques pendant cet exercice.
08:34Oui, il a vraiment un cœur de ne pas être catalogué dans un camp.
08:37Et dès qu'on le renvoie à ses incointances avec la droite, qui sont réelles,
08:41c'est quand même là d'où il vient,
08:43il a tendance à s'offusquer et à dire que non, il a d'autres liens par ailleurs,
08:49qu'il fait mille choses et qu'il ne faut pas le cataloguer dans un camp.
08:52Parce qu'il comprend très bien que si on le catalogue dans un camp,
08:54l'autre camp va lui tirer dessus.
08:57Quelques mois plus tard, en février 2018,
09:00vous signez un papier dans Le Parisien qui a pour titre « Le chouchou Blanquer ».
09:04Oui, à ce moment-là, il a l'air un peu de marcher sur l'eau
09:07parce que les premières réformes qu'il a mises en place fonctionnent bien.
09:10Il est très haut dans les enquêtes d'opinion,
09:13bien plus haut qu'un ministre de l'Éducation nationale en temps normal.
09:16Il a plus de 60% d'opinion favorable, c'est très élevé.
09:19Il a aussi l'opinion favorable de Brigitte Macron,
09:22la première dame qui elle-même a été enseignante
09:25et qui adore Jean-Michel Blanquer.
09:26Il se parle souvent, il se connaît bien.
09:29C'est elle d'ailleurs qui avait glissé son nom
09:30pour qu'il devienne ministre de l'Éducation nationale.
09:33Et puis son nom commence à revenir comme une petite musique,
09:36comme un éventuel premier ministre râle
09:38ou quelqu'un qui, au niveau politique, pourrait prendre des fonctions autres
09:40que celles qui l'occupe, rue de Grenelle.
09:43Que vous dit son entourage à son sujet ?
09:45Il est comment dans son ministère ?
09:47Alors, il est concentré sur ses objectifs.
09:49Comme je le disais tout à l'heure, il a écrit plusieurs livres
09:51avant d'être ministre dans lesquels il détaillait déjà sa feuille de route.
09:55Il sait exactement ce qu'il veut faire
09:57et il se comporte un peu comme un sportif
09:59qui regarde la ligne d'arrivée
10:02avec une hygiène de vie réprochable,
10:04qui continue de lire beaucoup de la philosophie
10:07pour s'entretenir intellectuellement parlant.
10:11Comme ça, il donne toujours l'impression
10:12d'une personne très calme, posée,
10:15encore une fois avec ce ton professoral, pédagogue.
10:18Et en même temps, on me dit qu'il est aussi capable
10:20de colère froide très forte.
10:22Les interlocuteurs que j'ai en ligne me disent
10:24que c'est un homme qui a du mal à tolérer la contradiction
10:27et qui a tendance à ne pas entendre les critiques.
10:33Un an plus tard, au début de l'année 2019,
10:35Jean-Michel Blanquer dévoile la réforme
10:37qu'il souhaite mettre en place pour l'école primaire,
10:40baptisée « Loi pour l'école de la confiance ».
10:43Mais ce projet provoque une fronde chez les enseignants.
10:47On contrôle la loi Blanquer !
10:49On ne va pas se participer !
10:51C'est une espèce de projet fourre-tout
10:52dans lequel il y a plein de mesures différentes.
10:54dont la première hérisse le poil des enseignants.
10:58L'article 1 parle du devoir d'exemplarité des enseignants.
11:01Les enseignants craignent que cet article 1
11:05ne les musèle, ne les empêche de parler,
11:07de s'exprimer et de dire ce qu'ils pensent
11:09sous couvert d'une exemplarité des professeurs.
11:12Donc ça met littéralement le feu aux poudres.
11:14Il y a d'autres mesures dans cette loi
11:16qui créent des problèmes,
11:17notamment la possibilité que des collèges
11:19chapotent des écoles, notamment en milieu rural.
11:22Ce qui éloignerait beaucoup les parents d'élèves
11:25des décisions qui sont prises.
11:27En plus, ça sort du chapeau comme ça.
11:28Personne n'en avait entendu parler.
11:30Ça crée beaucoup de peur et de confusion.
11:32Et ça met les parents d'élèves et les enseignants dans la rue.
11:35Le ministre Blanquer pense qu'il a raison tout seul
11:38et n'écoute absolument pas ce que disent
11:40les organisations syndicales
11:41et surtout les professionnels de l'éducation
11:43qui sont effectivement mal reconnus, mal payés
11:47et surtout qui alertent sur les réformes blanquaires
11:50qui nous mènent dans le mur.
11:51On est à la veille d'un accident industriel.
11:55Au-delà de cette réforme,
11:56il est aussi beaucoup critiqué pour sa gestion.
11:58Il y a toute une pile de dossiers
12:01qui se sont accumulés depuis plusieurs mois
12:03qui ont à chaque fois un petit peu énervé
12:05le monde éducatif.
12:07Notamment des évaluations régulières
12:09qui sont mises en place dans les classes de CP notamment
12:13et qui pèsent beaucoup sur les enseignants
12:15qu'ils ne les jugent pas adaptés.
12:17Il y a des circulaires qui s'accumulent
12:18qui sont très directives
12:20où on explique aux professeurs
12:21exactement comment ils doivent apprendre aux enfants
12:24par exemple à lire ou à compter.
12:26Les professeurs ont l'impression
12:26qu'on les prend pour des enfants,
12:28des gens qui ne savent pas faire.
12:29Ça, ça les énerve beaucoup.
12:30Et là, on voit, alors là c'est à l'été 2019,
12:34des enseignants de lycée
12:35qui sont eux contre la réforme du baccalauréat
12:38qui se mettent à retenir les notes du bac
12:40qui font la rétention des copies.
12:41C'est très spectaculaire
12:42parce que ça ne s'est jamais passé avant.
12:44Et là, on découvre tout à coup
12:45qu'il y a un problème à l'éducation nationale.
12:48Vous êtes prêts à ce que ce mouvement
12:49ait des conséquences pour les candidats au bac
12:51qui eux attendent leurs résultats
12:53et vous comprenez qu'eux n'y sont pour rien ?
12:55Oui, tout à fait.
12:56Mais c'est M. Blanquer
12:58qu'il y a pour quelque chose.
12:59Le 13 octobre 2019,
13:01Jean-Michel Blanquer est l'invité de BFM Politique
13:04sur BFM TV
13:05et l'une de ses déclarations provoque un tollé.
13:08Il réagit à ce moment-là
13:10à une polémique qui a enflé
13:12quelques heures plus tôt sur les réseaux sociaux.
13:14C'est une vidéo
13:15où l'on voit au conseil régional de Bourgogne
13:18une femme qui porte le voile,
13:20qui accompagne des jeunes en sortie scolaire
13:22qui découvrent ce qu'est le monde politique.
13:25Et un élu de ce conseil s'insurge
13:27du fait que dans le public,
13:29il y a une femme qui porte le voile.
13:30Et Jean-Michel Blanquer,
13:32réagissant à ça, dit
13:33« Le voile n'est pas souhaitable dans notre société ».
13:36Ce que ça dit sur la condition féminine,
13:38ce que ça dit n'est pas conforme à nos valeurs, tout simplement.
13:42Cette sortie-là va le placer
13:44presque du côté du Rassemblement national
13:46et de cet élu du conseil régional
13:48qui s'était insurgé
13:49contre cette présence de cette femme
13:52portant le voile.
13:52Ça va créer une énorme polémique.
13:54Est-ce que c'est surprenant de sa part ?
13:56Alors non, de sa part, ça ne l'est pas
13:57parce qu'il a des positions
14:00sur la laïcité très arrêtées,
14:02notamment sur la question du voile.
14:04On sait que, par exemple,
14:06pour la question des accompagnatrices
14:07de sortie scolaire,
14:08il n'est pas favorable à l'idée
14:10que des femmes portant le voile
14:12puissent accompagner les enfants.
14:14Et en cela, il s'oppose
14:15à la grande majorité du monde éducatif
14:18qui, lui, est plutôt favorable à ça
14:20parce qu'une mère d'élève
14:21n'a pas d'obligation de neutralité
14:23puisqu'elle n'est pas
14:24agente du service public.
14:30Quelques mois plus tard,
14:31en mars 2020,
14:32les écoles ferment brutalement
14:34en raison de la pandémie de Covid-19.
14:36Mais l'enseignement continue à distance
14:38pendant le premier confinement.
14:40Et à l'été, le 6 juillet,
14:42lors du remaniement,
14:44Jean-Michel Blanquer conserve son poste
14:46dans le nouveau gouvernement
14:47de Jean Castex.
14:49Il est reconduit parce qu'il peut
14:50mettre à son crédit le fait
14:51d'avoir surmonté la crise
14:53en rouvrant les écoles
14:55le plus rapidement possible.
14:56La France est un des pays d'Europe
14:57qui rouvrira vite,
14:59qui aura mis en place
14:59de l'enseignement à distance,
15:01alors avec de nombreux couacs,
15:02mais ça s'est quand même fait.
15:04Il a ça à mettre à son crédit,
15:05ça redore un petit peu son blason
15:07et notamment au sein du gouvernement,
15:08on se dit qu'en pleine crise,
15:10il ne faut pas changer de capitaine.
15:13Donc on le garde
15:14à la barre de l'éducation nationale.
15:16La crise du Covid se poursuit
15:18avec une nouvelle vague épidémique
15:20à l'automne 2020,
15:21mais pour autant,
15:22le gouvernement veut tout faire
15:23pour éviter de fermer à nouveau les écoles.
15:26Christelle Brigodeau,
15:27les protocoles sanitaires qui se succèdent
15:30exaspèrent un bon nombre
15:31de parents et d'enseignants.
15:32Il y a d'un côté des enseignants
15:34qui trouvent que les protocoles
15:35sont trop mous
15:36et donc mettent en danger leur santé,
15:38parce qu'on sait que les enfants
15:39sont particulièrement,
15:41on les pense en tout cas,
15:42particulièrement vecteurs du virus.
15:44Et puis de l'autre côté,
15:45on a des protocoles
15:46qui sont très lourds,
15:47qui changent tout le temps,
15:48avec des équipes
15:49qui sont censées s'adapter
15:50à une vitesse qui devient intenable.
15:53Donc tout le monde est mécontent.
15:54Et on a des parents d'élèves
15:55qui le matin découvrent
15:56les nouvelles mesures.
15:58Évidemment,
15:58s'en prennent aux enseignants
15:59qui sont face à eux
16:00en leur disant que c'est n'importe quoi.
16:02Et les enseignants
16:03ne peuvent rien dire.
16:07On en vient au tout début
16:08de l'année 2022,
16:09le jeudi 13 janvier.
16:11Ce jour-là,
16:12des dizaines de milliers
16:13d'enseignants en grève
16:14manifestent partout en France
16:15contre un énième protocole sanitaire.
16:18Exaspérés, fatigués,
16:19déboussolés
16:20par les changements
16:21de protocole sanitaire,
16:2238% des enseignants
16:24étaient aujourd'hui en grève.
16:25Il y a beaucoup d'écoles
16:26qui sont fermées,
16:28beaucoup de mécontentement.
16:30On commence à entendre
16:31cette petite musique
16:32qui a un problème
16:33avec le protocole sanitaire,
16:34mais qui aurait aussi
16:34un problème blanquer.
16:36C'est-à-dire que le problème
16:37n'est pas uniquement
16:39administratif ou technique,
16:40c'est la personnalité
16:41du ministre
16:42qui ne passe plus.
16:43Est-ce qu'on sait
16:43comment il vit ces critiques-là ?
16:45Il les vit très mal
16:46parce qu'il aurait le défaut
16:49d'être trop attentif
16:50à ce qu'on dit de lui,
16:51notamment sur les réseaux sociaux.
16:53Et donc,
16:53des personnes
16:54qui le connaissent bien
16:54m'expliquent
16:55qu'il regarde trop ça
16:56et que ça l'énerve.
16:57Donc, ça crée
16:58une sorte de cercle vicieux
16:59où finalement,
17:00il a l'impression
17:01que tout le monde
17:02est contre lui
17:03ou s'acharne sur lui.
17:09Le lundi 17 janvier,
17:11le site d'information Mediapart
17:12fait des révélations
17:13sur les vacances d'hiver
17:15de Jean-Michel Blanquer.
17:16On apprend que Jean-Michel Blanquer
17:18a passé son nouvel an
17:20ou une partie des vacances
17:22de Noël
17:23sur l'île d'Ibiza.
17:25Évidemment,
17:26ça crée un décalage incroyable
17:28entre la situation
17:29vécue dans les écoles
17:31par les directeurs d'école,
17:32les enseignants
17:33qui attendent
17:34un nouveau protocole sanitaire
17:35qui sera annoncé
17:36dans le Parisien
17:38la veille de la rentrée.
17:40Et en même temps,
17:41on imagine le ministre
17:42se prélassant au soleil d'Ibiza.
17:44Donc, immédiatement,
17:45alors qu'il y a déjà
17:46énormément de tensions
17:47dans les écoles,
17:48les enseignants reprennent
17:49à leur compte ce gimmick
17:51presque d'Ibiza.
17:52On voit des profs
17:52qui vont danser
17:53en maillot de bain
17:54au mois de janvier
17:54sous les fenêtres
17:55du ministre Ruth Grenelle
17:57pour montrer
17:58à quel point
17:58ils sont écoeurés.
18:03Il ira expliquer
18:04sur le plateau de TF1
18:05le lendemain soir
18:06qu'il a pris
18:07quatre jours de vacances,
18:09qu'il a travaillé
18:09pendant tout ce temps-là
18:10et qu'il ne trouve pas
18:11ça scandaleux,
18:12mais qu'il comprend
18:13la symbolique d'Ibiza
18:14et qu'il comprend
18:15que c'était assez malvenu
18:17de partir à Ibiza
18:17à ce moment-là.
18:19S'il fallait changer le lieu,
18:20oui, bien sûr,
18:20je changerais
18:21parce que je vois bien
18:22la connotation qu'il a.
18:24Donc, bien sûr,
18:24si c'était à refaire,
18:25je choisirais un autre lieu,
18:26mais sur le fond,
18:27ça ne changerait rien.
18:30On en vient au mois de mai 2022,
18:32quelques jours après la réélection
18:34d'Emmanuel Macron,
18:35on apprend que Jean-Michel Blanquer,
18:37qui est encore ministre,
18:38est candidat
18:39pour les élections législatives.
18:41Il est candidat
18:42dans la quatrième circonscription
18:43du Loiret,
18:44donc c'est à Montargis.
18:45C'est une circonscription
18:46dans laquelle
18:47il n'a à peu près
18:48pas d'attache.
18:49Les mauvaises langues disent
18:50qu'il cherchait
18:51une circonscription à Paris
18:52et en région parisienne,
18:54mais que ça lui a été refusé,
18:55donc il a trouvé
18:56cet endroit-là.
18:56C'est un parachutage
18:58gros comme une maison
18:59pour un homme
19:01qui se présente
19:02pour la première fois
19:03à une élection.
19:04Donc, oui,
19:05on ne peut pas dire
19:06que les planètes
19:06sont alignées
19:07pour une victoire éclatante.
19:09Le mercredi 20 mai,
19:10le nouveau gouvernement
19:11emmené par la première ministre
19:13Elisabeth Borne
19:14est nommé.
19:15Le chercheur
19:16et essayiste
19:16Pape Ndiaye
19:17succède
19:18à Jean-Michel Blanquer
19:19à la tête
19:20de l'Éducation nationale.
19:21Cher pape,
19:22mesdames, messieurs,
19:23c'est évidemment
19:24un moment solennel
19:25et important pour nous,
19:27je crois,
19:27que cette passation.
19:28En la vivant,
19:29je revis
19:30ce qu'il y avait
19:31il y a cinq ans
19:33et je pense que
19:34la première chose
19:35qui me vient à l'esprit,
19:36c'est de vous souhaiter
19:37la bienvenue
19:38dans ce que je crois être
19:39la plus belle maison
19:40de la République.
19:41Christelle Brigodeau,
19:41c'est un désaveu pour lui.
19:43Je pose la question
19:44directement à ce moment-là
19:45à Jean-Michel Blanquer
19:46qui me répond que
19:47bien sûr que non,
19:48ce n'est pas un désaveu.
19:49N'empêche que le symbole
19:50est là
19:50et tout le monde
19:51le perçoit
19:52à 5 sur 5.
19:52Pape Ndiaye est un historien
19:54très reconnu
19:55qui a beaucoup travaillé
19:57sur les questions
19:57des discriminations
19:59qui, intellectuellement parlant,
20:01est un opposant
20:02de Jean-Michel Blanquer,
20:03notamment sur ces questions
20:04de laïcité,
20:05de valeurs républicaines.
20:07Donc oui,
20:08c'est un virage
20:09à 180 degrés
20:10pour Macron
20:10et on se doute
20:12que Jean-Michel Blanquer,
20:13malgré ce qu'il dit,
20:14ne le prend pas très bien.
20:18Dans les jours qui suivent,
20:19comment se passe sa campagne
20:21pour les législatives
20:22dans le Loiret ?
20:23Alors on le voit
20:24à Montargy
20:25avec un look rural.
20:28Vous connaissez bien
20:29le marché de Montargy ?
20:31Oui,
20:31j'y vais maintenant
20:32chaque samedi
20:34et voilà.
20:35Mais avant la campagne,
20:36vous le connaissiez ?
20:36Non, non, bien sûr,
20:37vous le savez bien,
20:38j'avais un grand oncle maternel
20:39à Montargy,
20:40si vous voulez tout savoir.
20:41Il a gardé sa personnalité,
20:43son ton d'enseignant,
20:44quelque part,
20:45de professeur
20:46et ça crée
20:46un petit décalage.
20:47En tout cas,
20:47ses concurrents
20:48qui le croisent
20:49se moquent un petit peu
20:50en se disant
20:51voilà,
20:51il ne sait pas faire,
20:52on voit qu'il ne sait pas
20:53aller parler
20:54à la dame
20:55qui fait ses courses
20:56le dimanche.
20:57Au niveau national,
20:59il n'y a qu'un seul événement
21:00qui accroche médiatiquement,
21:02c'est le fait
21:03qu'il va être aspergé
21:04de crème chantilly
21:04pendant qu'il est
21:05en train de faire campagne.
21:06Les auteurs
21:07sont deux enseignants
21:08d'un collège du secteur
21:10qui voulait protester
21:11à la fois
21:11contre son parachutage
21:12et son bilan politique
21:14à la tête
21:15de l'éducation nationale.
21:16Évidemment,
21:17c'est un gros coup
21:17qui ternit son image.
21:19Et on s'attend
21:20à une très belle
21:21soirée électorale.
21:23Vous allez voir,
21:24il va y avoir
21:25beaucoup de surprises.
21:26On en vient
21:27au premier tour
21:27des élections législatives
21:29le dimanche 12 juin.
21:31Ce jour-là,
21:32vous êtes
21:32dans sa circonscription
21:33pour le Parisien.
21:34Il se promène
21:35dans les bureaux de vote,
21:36va serrer des mains
21:37dans des endroits
21:38où des élus locaux
21:39ont fait campagne
21:41pour lui
21:41et ont créé
21:42des petits comités
21:42de soutien.
21:43Il se montre
21:44comme ça
21:44assez confiant.
21:46En même temps,
21:46on ne sait pas
21:47si c'est une façade
21:47ou pas,
21:48mais comme ça,
21:48il a l'air
21:50plutôt détendu.
21:51Mais dans les bureaux de vote,
21:52ce qu'on aperçoit,
21:53c'est surtout le vide.
21:55Il y a très peu de gens
21:55et ce qui remonte
21:57au fur et à mesure
21:58de la journée,
21:58c'est que peu de gens
21:59sont allés voter,
22:01peu de gens se sont déplacés.
22:02Et à ce moment-là,
22:03on ne sait pas trop
22:04pour qui c'est une mauvaise nouvelle,
22:05mais en tout cas,
22:06on ne sent pas
22:07d'effervescence
22:08autour de cette élection
22:09dans la circonscription.
22:11En début de soirée,
22:12vous vous rendez
22:13dans le principal bureau de vote
22:14de Montargis.
22:16Les résultats commencent
22:17à tomber vers 19h
22:18et se précisent
22:19dans les minutes
22:19qui suivent.
22:20Oui,
22:20il y a une petite effervescence
22:22dans ce préau
22:23de l'école Pasteur
22:24de Montargis.
22:26On diffuse sur un écran
22:27les résultats
22:29et on se rend compte
22:30que le RN,
22:32le candidat du RN
22:33qui s'appelle Thomas Ménager,
22:34fait un score
22:36très important.
22:37C'était attendu
22:37parce que c'est une terre
22:38qui vote beaucoup
22:39pour l'extrême droite.
22:41Et la grande surprise
22:41vient du candidat
22:42de la NUPS
22:44qui, lui,
22:45explose vraiment
22:45les compteurs.
22:47C'est lui qui arrivera
22:48deuxième.
22:48Et là,
22:48on réalise à la fois
22:50que le candidat
22:51qui était soutenu
22:52par les barons locaux
22:53de la droite
22:54est éliminé.
22:55Et Jean-Michel Blanquer,
22:57lui aussi,
22:57est éliminé.
22:58Il rate la marge
22:59du second tour
23:00à 189 voix près.
23:03Comment réagit
23:04son équipe de campagne ?
23:05Les gens se lamentent
23:06un peu en disant
23:07peut-être qu'on n'a pas
23:07fait une assez bonne campagne,
23:09c'était trop rapide,
23:10c'était quatre semaines
23:10de campagne.
23:11Ils essayent
23:12de déterminer
23:13un petit peu
23:14les raisons
23:14de cet échec
23:15avec un grand absent
23:16quand même
23:16pour analyser tout ça
23:17qui est Jean-Michel Blanquer
23:19puisqu'il n'apparaît pas.
23:20Jean-Michel Blanquer
23:21se rend à son QG
23:22aux alentours
23:23de 22 heures.
23:24Comment il vous apparaît
23:25à ce moment-là ?
23:26Il y a une nuit de caméra
23:28qui l'attend.
23:29Il avait expliqué
23:30qu'il ne s'exprimerait pas
23:31mais il s'exprime quand même
23:32avec un visage assez grave,
23:33un peu en colère.
23:35Ce soir,
23:35je suis triste évidemment
23:36de voir les résultats
23:37non seulement
23:38en ce qui me concerne
23:39mais en voyant
23:39la poussée des radicalités
23:41et donc évidemment
23:42c'est d'abord
23:43un sentiment de tristesse
23:44que j'ai.
23:44Tout de suite,
23:45il annonce
23:45qu'il ferait un recours
23:46pour essayer
23:47de recompter les voix,
23:48pour voir
23:48s'il n'y a pas
23:49une voix juridique
23:49qui lui permettrait
23:50de repasser au second tour.
23:52Un peu comme à son habitude
23:53d'ailleurs,
23:54là face à la défaite,
23:55Jean-Michel Blanquer
23:56donne l'impression
23:57d'un homme
23:58qui n'accepte pas
23:59et c'est d'autant plus
24:00difficile à accepter
24:01qu'il se rend bien compte
24:03que là,
24:03c'est la fin,
24:05peut-être pas de sa vie politique
24:06mais en tout cas
24:06la fin d'un chapitre
24:07de sa vie politique.
24:09Il a été ministre
24:10pendant cinq ans,
24:10là il n'est plus rien,
24:12c'est assez dur
24:12à encaisser.
24:16Christelle Brigodeau,
24:17Jean-Michel Blanquer
24:18est le ministre
24:19de l'Éducation nationale
24:20qui est resté
24:21le plus longtemps
24:22à son poste.
24:23Est-ce que la politique
24:24s'est terminée pour lui ?
24:25Je ne sais pas
24:26s'il a des ambitions
24:27de rebondir en politique.
24:30Là, il a rebondi
24:31en tant qu'enseignant
24:32avec fracas d'ailleurs
24:34parce que l'université
24:35Panthéon-Assas
24:37lui a trouvé
24:38un poste
24:39de professeur de droit.
24:40Jean-Michel Blanquer
24:41est professeur de droit public,
24:42qu'il a fait son doctorat
24:43à Assas.
24:43Ce n'est pas incroyable
24:44qu'il redevienne enseignant.
24:46Par contre,
24:46la manière dont le poste
24:47a été créé,
24:49semble-t-il pour lui,
24:50ça a choqué les enseignants.
24:51Mais a priori,
24:52Jean-Michel Blanquer
24:53va redevenir professeur.
24:55Au tout début,
24:56quand il était ministre
24:57de l'Éducation nationale
24:58et qu'il venait d'arriver
24:59à rue de Grenelle,
25:00il expliquait que sa seule ambition
25:01c'était de durer cinq ans
25:03le temps du quinquennat
25:03à son poste de ministre
25:05et qu'ensuite,
25:06il redeviendrait enseignant
25:07avec pas trop d'heures
25:08pour pouvoir ensuite
25:08se consacrer
25:09à la vie intellectuelle,
25:10à l'Amérique latine
25:11qui est sa passion de toujours.
25:12Donc, je ne sais pas
25:13s'il fera effectivement
25:15cette feuille de route
25:16qu'il avait annoncée
25:16il y a cinq ans
25:17ou s'il mûrit
25:19pour l'instant secrètement
25:22des projets,
25:23des ambitions politiques
25:24différentes.
25:41Merci à Christelle Brigodeau.
25:43Cet épisode a été produit
25:45par Raphaël Pueyo
25:46et Lola Sauti.
25:47Réalisation,
25:48Pierre Chaffanjon.
25:49Code source,
25:50c'est le podcast
25:50d'actualité du Parisien.
25:52N'oubliez pas
25:52de vous abonner
25:53sur votre application
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25:55Vous pouvez nous écrire
25:56sur Twitter
25:57ou bien à cette adresse
26:00toute l'équipe
26:03de code source
26:04se joint à moi
26:05pour vous souhaiter
26:05un très bel été.
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