- il y a 2 semaines
- #excision
Cette écrivaine et réalisatrice de 40 ans, victime d’une excision quand elle avait 5 ans, dénonce cette mutilation génitale dans deux romans et un documentaire. Pour Code source, Halimata Fofana raconte son histoire au micro d’Ambre Rosala.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Raphaël Pueyo et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network, Epidemic Sound - Identité graphique : Upian.
#excision
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#excision
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00:02Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Le 26 août, le Parisien a fait le portrait d'Alimata Fofana.
00:16Cette femme de 40 ans, originaire de longs jumeaux dans l'Essonne,
00:19a été victime d'excision quand elle avait 5 ans,
00:22pendant un voyage au Sénégal, pays d'où vient une partie de sa famille.
00:26Après une violente dépression en 2010 à l'âge de 28 ans,
00:29elle a pris conscience que le fait de parler, de raconter ce qu'elle a subi,
00:33pouvait l'aider à se reconstruire.
00:35Et depuis, elle a écrit deux romans évoquant l'excision pour briser ce tabou
00:40et en espérant empêcher que des filles ne subissent le même sort qu'elle.
00:44Chez Codesource, nous avons eu envie d'entendre Alimata Fofana nous raconter son parcours.
00:50Elle se confie aujourd'hui au micro d'Ambre Rosala.
01:01Alimata Fofana habite à Lille, dans les Hauts-de-France,
01:03mais elle est de passage à Paris quand je la rencontre.
01:06Elle a 40 ans, elle est grande, avec le crâne rasé,
01:10et elle porte de grosses boucles d'oreilles rondes en argent.
01:13Quand je la rencontre, elle vient tout juste de publier son deuxième roman
01:17qui parle d'excision, une mutilation génitale qu'elle a subie il y a 35 ans.
01:22Moi, je dois vivre avec cette trace indélibile.
01:25Je vais mourir avec cette trace.
01:27Donc, j'essaye de vivre avec.
01:29C'est pas facile tous les jours.
01:30Et ça a totalement bouleversé ma vie.
01:39Les parents d'Alimata sont originaires du Sénégal et de la Mauritanie
01:44et sont arrivés en France dans les années 1970.
01:47Alimata est née en 1982 à Longjumeau, en Essonne.
01:52Elle a deux grandes sœurs et trois petits frères
01:54et toute la fratrie grandit dans une cité de la ville.
01:58Son père est éboueur et sa mère reste à la maison pour s'occuper des enfants.
02:03C'est une éducation conservatrice, dans le sens où, étant une fille,
02:08j'avais des tâches qui m'étaient allouées.
02:11On faisait la vaisselle, les garçons n'ont.
02:13On devait nettoyer, les garçons n'ont.
02:16Il fallait grandir, grandir vite,
02:18parce qu'il fallait s'occuper des petits frères qui arrivaient par la suite.
02:21Il fallait aussi apprendre à cuisiner,
02:24à s'occuper de la maison avec le ménage.
02:27Et les garçons jouissaient d'une liberté qu'on n'a pas connue.
02:32Il y avait des choses qui étaient acceptées de la part de nos parents
02:36parce que c'était des garçons.
02:37Et nous, on n'osait même pas demandé,
02:40parce qu'on se disait qu'ils vont nous dire non.
02:42Donc ça a été exigeant, une éducation exigeante à la maison.
02:47Et de l'autre côté, il y avait l'école,
02:49où là, c'était un espace qui, pour moi, de liberté,
02:53que je bavardais beaucoup.
02:55C'était vraiment un moment où je pouvais être moi, Alimata.
02:59À la maison, je jouais le rôle qu'on attendait de moi.
03:02Et à l'extérieur, j'étais Alimata.
03:05Un été, quand Alimata a 5 ans,
03:08elle part en vacances avec sa famille pour la première fois à Dakar, au Sénégal.
03:13Là-bas, dans la maison familiale,
03:15une tante qu'elle aime beaucoup lui propose d'aller avec elle au marché.
03:20Alimata accepte, mais sa tante change d'itinéraire
03:23et l'emmène dans la cour intérieure d'une grande maison à Dakar.
03:27Je me souviens de la chaleur ardente.
03:30On était en plein été au Sénégal,
03:32vous imaginez bien, on monte à 40 degrés facile.
03:35Et quand j'arrive là, je vois une vieille dame assise au sol.
03:42Et je vois un pagne,
03:44qui est un morceau de tissu africain avec plein de sang.
03:49Et à un moment, la vieille dame, elle me fait signe de venir à elle.
03:53Ma tante me pousse en me disant, vas-y.
03:57Et cette dame me dit de retirer,
04:00je crois que j'avais un short ou une jupe,
04:02et elle me demande de retirer le vêtement.
04:04Donc je retire.
04:05Elle me demande de m'allonger sur le morceau de tissu plein de sang.
04:09Donc ça, j'hésite,
04:11mais on me montre qu'il faut que je le fasse.
04:13Donc je finis par m'asseoir.
04:16Puis on me demande de m'allonger.
04:18Donc je m'allonge.
04:18Et là, il y a trois personnes qui arrivent et qui me tiennent.
04:23Les bras, les jambes.
04:26Elle soulève le pagne et elle sort un couteau.
04:29Donc je comprends que je suis en danger,
04:30mais je ne peux pas bouger.
04:32Et c'est là où la femme, cette vieille dame,
04:35prend le couteau et attrape mon couteau.
04:37Et c'est Mexise.
04:38C'est fait à vif.
04:39Enfin, il n'y a aucune anesthésie.
04:42Avec cette douleur, j'ai cru que j'allais mourir.
04:46Je ne comprenais pas ce qu'on me faisait.
04:48Et je me suis demandé, mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?
04:54Quand elle s'arrête de couper, je crois que c'est fini.
04:57Donc il y a un espèce de sentiment de soulagement.
05:00Et cette femme se baisse et elle prend une espèce de petite bouteille.
05:05Alors moi, j'ai cru que c'était de l'eau.
05:06Et non.
05:07C'est de l'alcool à 90 degrés qu'elle me jette sur le sexe mutilé.
05:13Cette femme repose le flacon, reprend le couteau et coupe encore.
05:18Et elle fait ça peut-être trois fois.
05:22Et suite à cela, elle sort une pommade.
05:26Et elle met ça à l'intérieur de mon sexe.
05:30Je me relève.
05:31Je n'arrive pas à tenir debout.
05:33Je perds l'équilibre.
05:35Je n'arrive pas non plus à m'asseoir.
05:36Puis ma tante me ramène chez ma mère.
05:42Et quand j'arrive, cette femme dit à ma mère, tout s'est bien passé.
05:48Et là, je comprends que ma mère savait.
05:52Je comprends à ce moment-là que je ne peux pas faire confiance aux gens qui me sont les plus
05:58proches.
05:59Ceux qui sont censés te protéger, ils ne l'ont pas fait.
06:02C'est eux qui t'ont infligé la souffrance et la douleur ultime.
06:12Ali Mata et sa famille rentrent en France après ça.
06:15La petite fille ne dit rien à personne et se renferme sur elle-même.
06:20J'ai beaucoup, beaucoup pris sur moi.
06:22Je n'ai rien dit.
06:23Je n'ai pas parlé.
06:24Même à l'école, quand je suis revenue, que je marchais difficilement.
06:28Les profs, ils n'ont pas voulu voir.
06:30Donc, j'ai intégré le fait qu'il n'y a personne qui va pouvoir faire quoi que ce soit
06:35pour moi.
06:36Et j'ai compris aussi à travers l'acte de l'excision.
06:39« C'est mon corps, mais c'est à eux. Mon corps leur appartient quoi. Par contre, ta tête, c
06:45'est à toi. Tu peux lire, tu peux faire des choses pour sortir de là. »
06:49Ali Mata se concentre sur l'école, puis sur ses études en devenant adolescente.
06:54Elle comprend que ses deux grandes sœurs ont aussi subi l'excision, mais c'est très tabou dans sa famille.
06:59« Dans notre famille, le tabou est tellement présent que pour moi, il était impossible d'aller voir ma mère
07:07ou une tante pour poser la question.
07:10Donc, je me suis tuée. J'ai compris que j'étais différente des autres.
07:15Pour moi, je n'étais pas une vraie fille. J'en avais des nausées tellement mon corps me dégoûtait. »
07:22Ali Mata obtient son bac et commence une licence d'art à l'Université de la Sorbonne à Paris.
07:27C'est à ce moment-là qu'elle commence à se renseigner sur l'excision.
07:31Dans les locaux d'une association, elle récupère de la documentation sur les mutilations sexuelles qui l'aident à comprendre
07:37ce qu'elle a subi.
07:39Cette ablation du clitoris, pratiquée au nom de la tradition, vise à retirer tout plaisir sexuel aux femmes qui la
07:44subissent.
07:46Quand elle a 23 ans, Ali Mata entre en contact avec un chirurgien qui lui propose de l'opérer pour
07:52réparer son excision.
07:54L'opération consiste à aller chercher la partie interne du clitoris pour la repositionner à l'extérieur.
08:00Ali Mata accepte, mais après l'opération, elle n'a toujours pas de sensation.
08:06« Il n'y avait pas de prise en charge psychologique. Donc vous venez, on vous opère et vous repartez.
08:13» Et moi j'ai cru que c'était magique, que si on m'opérait, j'allais redevenir comme tout
08:18le monde, j'allais être une femme à part entière.
08:21Et non, ça ne marche pas comme ça.
08:22Moi le rapport avec mon propre corps est tellement compliqué que même si je me fais opérer, lui dire après
08:28la maltraitance qu'il a subie, de lui dire « allez vas-y jouis », il va dire « non
08:33cocotte, attends, ça ne marche pas comme ça ».
08:35Donc il y a un vrai travail de réappropriation de ce corps. Mais sauf que moi on ne me l
08:41'a pas dit. Donc moi au début j'ai cru qu'on m'avait ratée.
08:45Ali Mata a toujours du mal à accepter son corps et elle comprend que l'opération n'était pas la
08:50solution pour elle.
08:51En 2010, quand elle a 28 ans, elle décide de partir s'installer au Canada.
08:57« J'avais besoin de quitter mes proches, parce que j'avais la sensation d'étouffement. Donc pour moi je
09:05me suis libérée, c'est un espace à moi.
09:09Et là, comparé à la France, c'est la terre que j'ai choisie. C'est moi qui ai choisi
09:15cette terre.
09:17Et cette sensation, déjà vous voyez les femmes partout au Québec. Elle dirige.
09:22Donc le fait de voir des femmes s'imposer, dire les choses, pour moi ça a été la découverte d
09:29'un autre monde, d'un autre fonctionnement.
09:32Pour moi ça c'est la révolution. »
09:34Au Canada, Ali Mata trouve du travail à Ottawa en tant qu'attachée culturelle à l'ambassade du Sénégal.
09:41Mais quelques mois après son arrivée, elle se sent de plus en plus mal.
09:45« Je sentais dans un premier temps de la fatigue. Je dormais, mais cette fatigue, malgré tout, était très présente.
09:53Donc voilà, je ne me sentais pas bien. Je n'avais plus le goût de faire quoi que ce soit.
09:58Moi j'aime beaucoup les Etats-Unis également, donc parfois je me disais « Oh ben j'irais en week
10:02-end à New York. »
10:04Je faisais la réservation et dès que ça arrivait, je me disais « Ah non, je ne suis pas capable,
10:08donc j'annulais. »
10:09Je me souviens, j'avais faim et je ne voulais pas manger. Je me disais « Ah ben là, Ali
10:14Mata, c'est toi qui contrôles ton corps. »
10:16Et après j'avais déménagé dans un grand appartement, je crois qu'il faisait 115 mètres carrés, superbe.
10:21Et je suis arrivée là et j'ai refusé de le meubler.
10:26Il y avait juste mon lit dans une grande chambre qui faisait 20 mètres carrés avec une bibliothèque et rien
10:32d'autre.
10:33Et je refusais de le meubler.
10:35Et je me disais « L'intérieur de cet appartement est le reflet de mon intérieur. »
10:42Le vide.
10:44Ali Mata va voir un médecin qui lui dit qu'elle fait une dépression.
10:48Il lui prescrit des médicaments, elle arrête de travailler et elle commence une thérapie.
10:54Elle rejoint aussi un groupe de paroles mené par une femme qui s'appelle Jocelyne.
10:59« Un jour on parlait et je lui ai dit « J'ai subi une excision. »
11:04Et j'ai été convaincue que j'allais dégoûter les personnes présentes,
11:09que j'allais les écœurer, qu'elles ne voulaient plus de moi parce que je l'avais dit.
11:12Donc j'ai été voir Jocelyne en lui disant « Qu'est-ce que tu ressens maintenant face à moi
11:17? Qu'est-ce que tu éprouves ? »
11:19Et elle me dit « Mais je ressens énormément de compassion. »
11:23Ça m'a beaucoup bouleversée parce que c'est là que j'ai compris que ce n'était pas moi
11:28qui devais avoir honte.
11:29Ce n'était pas à moi de porter cette honte.
11:32Donc pour moi ça a été énorme le fait de pouvoir dire cela à des femmes québécoises.
11:38Elles étaient en mesure de m'écouter, de ne pas me juger.
11:42Et j'avais la sensation d'être protégée.
11:45Ali Mata poursuit sa thérapie et elle se met à l'écriture.
11:49Elle écrit d'abord simplement des phrases pour essayer de se sentir mieux,
11:53puis elle se lance dans l'écriture d'un roman largement inspiré de son histoire,
11:57dans laquelle elle parle ouvertement d'excision.
12:01Son premier livre, « Mariama, l'écorchée vive », sort le 8 septembre 2015.
12:06Elle vit toujours au Canada, mais sa famille, restée en France, lit son livre
12:11et comprend qu'Ali Mata raconte son histoire à travers ce roman.
12:17Ça a été une bombe.
12:18Ça a été une bombe.
12:20Je ne parlais pas du tout d'excision du jour au lendemain.
12:22J'en parle publiquement et je fais part de ce que je ressentais,
12:26de ma souffrance, de ma douleur.
12:29Mes frères, ils ont découvert qu'on a subi l'excision à travers ce livre.
12:34Ça montre le poids du tabou.
12:36Mes soeurs m'en ont voulu.
12:38Il y en a une qui m'a dit « Pourquoi t'écris ça ? »
12:40Mais d'un autre côté, après, elle m'a parlé en me disant que oui,
12:43les soucis qu'elle a eus à cause de l'excision.
12:46Je lui ai dit « Tu vois, heureusement que mon livre est sorti,
12:49sinon jamais tu m'aurais parlé de ça. »
12:51Et j'ai une autre soeur qui a eu beaucoup de mal à digérer cela.
12:55Mais après, je comprends parce que là, je mets la lumière également sur elle
12:59alors qu'elles n'ont rien demandé.
13:01Après la publication de ce livre,
13:03Ali Mata parle aussi pour la première fois d'excision avec sa mère,
13:06qui lui confie qu'elle a elle-même été excisée quand elle était enfant.
13:10Le 24 août 2022, Ali Mata publie un deuxième roman inspiré de son histoire
13:15à l'ombre de la cité Rimbaud, aux éditions du Rocher.
13:19Après ça, de nombreuses femmes la contactent
13:22pour lui raconter les complications qu'elles ont subies après leur excision.
13:25Je reçois énormément de messages.
13:28Encore, il y a deux jours, d'une femme qui me raconte
13:30l'excision qu'elle a subie, le mariage forcé.
13:33Donc les gens me parlent.
13:35Et donc je raconte ça à ma mère pour qu'elle comprenne les conséquences de cet acte.
13:40Donc ma mère dit « Regrettez de nous avoir fait subir cela. »
13:44Et pour elle, le fait de parler, c'est comme si elle me demandait pardon.
13:47Vous lui avez pardonné ?
13:49« Ah oui, moi j'ai pardonné. »
13:50Et je ne pense pas qu'on puisse vivre avec de la colère en soi
13:54parce que ça nous bouffe de l'intérieur.
13:55Ça, j'en suis convaincue.
13:59Ma mère, nos mères, elles sont arrivées en France.
14:02Elles ne savent ni lire ni écrire.
14:04Donc elles ont fait comme elles ont pu avec ce qu'elles avaient.
14:07Il y a une grande différence entre ma mère et moi,
14:09c'est que moi j'ai été à l'école.
14:10Donc je ne peux pas tourner la tête.
14:12Je ne peux pas dire « je ne sais pas ».
14:13Non, non, moi j'ai les mots pour dire.
14:15Si on se tait, on participe à cette pratique.
14:18Donc là, aujourd'hui, moi je parle, je mets la lumière sur cette pratique
14:22parce qu'il faut qu'elle cesse.
14:25Si je peux sauver une petite fille, c'est déjà gagné.
14:47Ambre, depuis la sortie de son premier livre en 2015,
14:51est-ce qu'Alimata Fofana a reçu beaucoup de témoignages de femmes qui ont été excisées ?
14:55Oui, elle a reçu de nombreux messages depuis l'apparition de son livre,
14:58des témoignages de femmes qui ont été excisées comme elle
15:01et qui lui ont raconté toutes les conséquences que ça a eues dans leur vie sexuelle
15:04ou à l'accouchement par exemple.
15:06Et elle est aussi retournée au Sénégal et en Mauritanie,
15:09d'où sont originaires ses parents, pour parler d'excision avec les femmes là-bas
15:12et essayer de faire cesser cette pratique qui continue encore aujourd'hui
15:16alors même qu'elle est illégale dans ces deux pays.
15:18On sait combien de femmes sont concernées en France et plus largement dans le monde ?
15:23Alors c'est compliqué de donner un chiffre exact,
15:25mais selon une étude de Santé publique France,
15:27il y a aujourd'hui environ 125 000 femmes qui vivent en France qui ont été excisées.
15:32Et aujourd'hui encore, même si comme je disais,
15:34cette pratique est illégale dans la plupart des pays,
15:37l'Organisation Mondiale de la Santé estime qu'il y a dans le monde
15:40une petite fille qui se fait exciser toutes les quatre minutes.
15:42Concernant Ali Matafofana, est-ce qu'elle vit de l'écriture aujourd'hui ?
15:45Oui, elle se consacre entièrement à l'écriture.
15:48Aujourd'hui, elle vit de ça et elle vit aussi de la réalisation
15:51puisqu'elle a sorti en juillet dernier un documentaire sur Arte
15:54qui s'appelle « À nos corps excisés »
15:56et qu'elle a co-réalisé avec la réalisatrice Anne Richard.
15:59C'est un documentaire dans lequel elle raconte son histoire et sa reconstruction
16:02et qui est encore disponible en replay sur le site internet et sur la chaîne YouTube d'Arte.
16:08Est-ce que dans les mois et les années qui viennent,
16:10Ali Matafofana va écrire des romans sur d'autres sujets ?
16:13Oui, d'ailleurs, elle est déjà en train d'écrire son troisième livre
16:16et ce ne sera pas un roman qui parle d'excision
16:17puisque le personnage principal sera un garçon
16:20et c'est un livre qui s'inspirera plutôt de son expérience dans son ancien métier
16:25quand elle était éducatrice à la protection judiciaire de la jeunesse en Essonne.
16:30Je redonne la référence du second roman d'Ali Matafofana,
16:34« À l'ombre de la cité Rimbaud », publié le 24 août aux éditions du Rocher.
16:39Merci Ambre Rosala et merci à Marine Brugeron pour son aide.
16:43Cet épisode de Code Source a été produit par Thibaut Lambert et Raphaël Pueyo.
16:47Réalisation, Julien Moncouquiol.
16:49Code Source est le podcast d'actualité du Parisien.
16:52Un nouvel épisode chaque soir de la semaine.
16:54N'oubliez pas de vous abonner pour n'en rater aucun.
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