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Depuis plus de cinquante ans, cette ancienne résistante donne des cours de chant et coach vocale. De nombreuses personnalités, comme Jacques Weber ou Maxime Le Forestier, ont délivré leur voix à côté de son piano. Elle témoigne dans Code source.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Raphaël Pueyo et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network -
Archives : Le Parisien, INA.
#chant #voix #professeur
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Raphaël Pueyo et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network -
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00:02Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Le 13 avril, le Parisien a fait le portrait d'une professeure de chant et coach vocale âgée de 100
00:17ans.
00:17Raymond de Viré, qui vit à Paris, s'est lancée dans cette activité au début des années 70
00:22et aujourd'hui encore, elle continue de donner des cours à des dizaines de personnes,
00:27dont plusieurs stars comme les comédiens Jacques Weber et François Morel.
00:31Raymond de Viré a accepté de recevoir la reporter de Codesources, Ambre Rosala, pour lui raconter son histoire.
00:47Raymond de Viré habite dans le 5e arrondissement de Paris, dans un appartement près de la place Monge.
00:52Quand je la rencontre, elle porte une robe à fleurs et un long gilet rose.
00:57Elle est avec une élève et elle lui fait faire des vocalises.
01:00C'est ici, assise devant son piano blanc, qu'elle donne ses cours de chant 6 heures par jour, du
01:05lundi au samedi.
01:14Raymond de Viré est né le 12 avril 1924, à Saint-Martin-de-la-Place, un petit village du Maine
01:19-et-Loire.
01:20Elle a une grande sœur qui a un an de plus qu'elle.
01:22Comme leur père est militaire, toute la famille déménage régulièrement.
01:27Il s'installe à Palaiso, en Essonne, quand Raymond est enfant.
01:30Et quand elle a 8 ans, elle dit à ses parents qu'elle aimerait jouer du violon.
01:34Mes parents m'ont offert un très beau violon et j'ai pris des cours de violon tous les jours,
01:40pendant des années,
01:42parce que ma prof de violon habitait à côté de chez mes parents.
01:45Je jouais bien et c'est vrai que j'aimais beaucoup le violon.
01:50Et après, à 14 ans, j'ai fait partie d'un orchestre philharmonique.
01:55Le 1er septembre 1939, l'Allemagne envahit la Pologne et déclenche la Seconde Guerre mondiale en Europe.
02:01Le père de Raymond, qui est militaire, est mobilisé et quitte le foyer familial pour rejoindre le front.
02:08Raymond, sa sœur et sa mère, restent seuls à Palaiso.
02:11On manquait de tout. Il fallait faire la queue à 14h du matin.
02:15Il y avait un camion qui arrivait, qui nous vendait du pâté de sardines.
02:19C'était une horreur.
02:21Il y avait du pain en maïs.
02:23C'était du bois au bout de 5 minutes.
02:25C'était très, très, très difficile.
02:28C'était épouvantable.
02:30Cette période, je n'en parle jamais.
02:34J'essaye d'enfouir ça.
02:41Le père de Raymond est fait prisonnier par l'armée allemande.
02:44Raymond, sa sœur et leur mère vivent dans des conditions très difficiles,
02:48avec très peu à manger et peu de chauffage dans leur maison.
02:52La mère de Raymond, qui souffrait déjà d'une maladie cardiaque avant le début de la guerre, meurt le 22
02:58janvier 1941.
03:00Raymond a 16 ans.
03:02On avait une mère fragile et qui ne supportait pas trop les contrariétés.
03:09Elle était très, très, très fragile.
03:13Et elle a fini par mourir en 41.
03:18Je peux dire que ma mère est morte de froid.
03:20Il y avait moins de 5 dans sa chambre quand elle est morte.
03:23Elle avait 39 ans.
03:24Et mon père était en captivité.
03:31Quand elle est morte, il n'a pas obtenu des Allemands la permission de venir,
03:35ne serait-ce que pour régler les problèmes consécutifs à un décès.
03:39Et il n'a pas pu.
03:41Et quand il est rentré, le 10 août 1941,
03:45sa première visite fut le cimetière.
03:48C'est le seul moment où je l'ai vu s'effondrer.
03:51Et après, il a pris le dessus pour essayer que ses filles ne soient pas malheureuses.
04:00Raymond et sa sœur sont bouleversés par la mort de leur mère.
04:03Pour leur faire plaisir et essayer de les consoler un peu,
04:07leur père accepte de leur payer des cours de chant.
04:10Ils voulaient nous faire tellement plaisir.
04:12Je prenais déjà des cours de violon.
04:14Ma sœur jouait du piano.
04:15Mais qu'est-ce qui ferait vraiment plaisir ?
04:18J'ai envie de chanter, comme la cousine Colette.
04:21Parce que j'avais une cousine qui prenait des cours de chant.
04:25C'est une certaine Marguerite Jancel.
04:29Et puis, c'est avéré que j'avais une voix intéressante.
04:34Et donc, elle m'a présenté à Fernand-Français,
04:38qui était professeur au Conservatoire National.
04:42Donc, il m'a préparée.
04:44Et en fin de compte, la voix était suffisamment intéressante
04:48pour que je puisse rentrer au Conservatoire.
04:50Mais il y avait quand même 600 candidats, il n'y avait que 10 places.
04:54Et je suis quand même rentrée.
04:55Deuxième.
04:57Au même moment, alors qu'elle n'a que 16 ans,
04:59Raymond d'entre dans la résistance.
05:01C'est son père, lui-même devenu résistant après avoir été libéré,
05:05qui lui propose de rejoindre le mouvement.
05:07Elle accepte tout de suite, parce qu'elle veut venger sa mère,
05:11morte selon elle à cause de la dureté de la guerre.
05:14Sous une nouvelle identité, celle de Florence Roche,
05:17et grâce à de faux papiers,
05:19Raymond mène plusieurs missions pour la résistance.
05:21Elle parcourt parfois des centaines de kilomètres à vélo,
05:24dans la même journée,
05:25pour délivrer des documents secrets à d'autres branches de la résistance.
05:28Il fallait avoir 16 ans.
05:30J'étais absolument inconsciente.
05:32Beaucoup de jeunes de mon réseau m'ont été arrêtés.
05:35Je me souviens, on avait une réunion dans le bas des Champs-Elysées.
05:40Je n'avais pas pu y aller.
05:42Il y a eu une dénonciation.
05:44Ils sont tous partis en Allemagne.
05:46Ils n'en sont pas revenus.
05:48Et moi, j'étais sauvée.
05:58Raymond partage sa vie entre le Conservatoire national
06:00et ses missions pour la résistance.
06:02Elle chante pour la première fois sur scène,
06:05à la fin de sa première année au Conservatoire, en 1942,
06:08à la gaieté lyrique à Paris.
06:10La capitale est occupée par l'armée allemande
06:13et Raymond chante devant un parterre de soldats allemands,
06:16alors même qu'elle et d'autres musiciens
06:18font secrètement partie de la résistance.
06:22Et on était dans le résistance, le chef d'orchestre aussi.
06:26Et puis je chantais la colombe de la paix,
06:31ou je ne sais pas quoi,
06:32c'est l'escadrille de la paix qui vient d'un trait du fond des nus.
06:36Ces grands oiseaux tout blancs sont venus simplement applaudir la revue.
06:40Et les Allemands étaient pleins dans la salle.
06:43Et c'était vraiment...
06:44J'avais une robe toute entue avec des petites colombes de la paix, etc.
06:49Ils ne se rendaient pas compte qu'ils ont souhaité de leur gueule
06:51quand même aux Allemands dans la salle.
06:55Paris est libérée en août 1944
06:57et la Seconde Guerre mondiale prend fin en 1945.
07:01Après la guerre, Raymond est diplômée du Conservatoire national de musique et d'art dramatique de Paris
07:05et commence une carrière d'interprète.
07:08Elle donne des concerts et fait la première partie du chanteur Yves Montand, par exemple.
07:13En 1961, quand elle a 37 ans, elle rencontre Michel Viret par le biais d'amis en commun.
07:19Et il tombe tout de suite amoureux.
07:20Il est habité le Brésil.
07:22Il travaillait pour le laboratoire de son frère,
07:25mais donc il est au Brésil, il revenait en convalescence,
07:29parce qu'il avait un contractu je ne sais quelle maladie là-bas.
07:32Et puis la convalescence, ça s'est passé au festival de jazz à Antibes.
07:37Antibes, je lui ai appris à taper des mains, ça il ne savait pas.
07:42Il avait des yeux d'un bleu magnifique.
07:46Et un mois après l'avoir rencontré, il me demande un mariage.
07:52Alors, moi j'étais tout à fait d'accord, mais j'en parle à mon père.
07:56Mais il dit qu'il ne connaît pas, attendons, attendons.
08:01Et je me suis marié en 19 juin 1962.
08:05Raymond et Michel emménagent ensemble à la Selle-Saint-Cloud dans les Yvelines.
08:09Le 27 juillet 1963, elles donnent naissance à leur fils Jean-Michel.
08:15J'ai eu à 39 ans, c'était… j'avais tout oublié.
08:20Je ne chantais plus, j'avais mon fils.
08:23Un enfant unique à 39 ans et quand on sait qu'on n'en aura pas d'autre.
08:27C'est quelque chose de fou.
08:30J'ai dû l'étouffer du reste les premières années, je suppose.
08:35Après la naissance de son fils, Raymond met un terme à sa carrière de chanteuse,
08:39mais elle continue de donner des petits concerts lors de galas de charité.
08:42En 1971, à 47 ans, elle cofonde le Conservatoire national de la Selle-Saint-Cloud.
08:49Après ça, elle décide de devenir professeure de chant
08:51et de donner des cours particuliers pour toutes celles et ceux qui,
08:55de manière chantée ou non, veulent apprendre à mieux se servir de leur voix.
08:59L'art du chant, c'est l'art de la respiration.
09:01Ce n'est que ça.
09:02Si tu sais bien respirer, tu sais bien chanter, tu sais bien parler.
09:05On a un joli timbre, on ne l'a pas.
09:07Ça ne fabrique pas.
09:08Mais moi, je peux placer la voix.
09:10Au lieu d'intervenir sur les cordes vocales,
09:12on va travailler le bas-ventre, on travaille sur le diaphragme.
09:16Pour les voix parlées, je fais travailler des avocats,
09:19des gens qui ont besoin de leur voix pour qu'elles portent.
09:23C'est un gros travail, gros, gros travail.
09:25Il faut compter un an, un an et demi pour placer la voix.
09:29Qu'est-ce qui vous plaît dans l'enseignement ?
09:31Ah, découvrir une voix.
09:34J'ai un instrument, là, moi, j'ai mon piano, j'ai les blanches et les noires.
09:38Je le vois.
09:39L'instrument, je n'ai que le contour.
09:42Je ne vois pas ce qu'il va se passer à l'intérieur.
09:44C'est une découverte.
09:46Alors, je donne les bases.
09:47Alors, tu ouvres la bouche, tu soulèves le voile du palais.
09:49Ta langue est plate, la langue repose sur la racine des dents inférieures.
09:54Tu prends ton air par la bouche.
09:55Tu pousses, tu poses, ah, et ça sort.
09:58C'est beau, ça.
10:01Quand elle commence ses cours particuliers,
10:03le bouche-à-oreille fonctionne bien
10:05et Raymond a de plus en plus d'élèves.
10:07Petit à petit, elle se fait repérer
10:09et se met à donner des cours à des célébrités.
10:11Elle devient par exemple la professeure de chant
10:13du comédien François Morel,
10:15du chanteur Maxime Le Forestier
10:17ou encore de l'acteur Jacques Weber.
10:19Jacques Weber, quand il était revu la première fois,
10:22il est grand dans l'encadreur de la porte.
10:24Moi, j'étais au 36e dessous.
10:27Et alors, avec sa grande carcasse,
10:31il s'est mis à chanter en descendant le diaphragme.
10:36Mais c'était un bonheur.
10:37C'est un bonheur.
10:38Il a une très jolie voix.
10:40Il a un charisme fou.
10:41Il a un timbre extraordinaire.
10:43Mais il ne serait pas venu ici.
10:44Je ne suis pas sûr qu'il ferait encore une carrière.
10:49Weber, je crois qu'il n'y a pas plus timide,
10:53il n'y a pas plus humble que cet homme-là chez moi.
10:56Il est très, très simple, très gentil.
10:59Or, il ne donne pas toujours l'impression de l'être.
11:01C'est un...
11:02Ah oui, je le dis, c'est vrai que c'est mon meilleur élève.
11:08Depuis plus de 50 ans,
11:10Raymond donne des cours à des chanteurs,
11:12des comédiens, des avocats ou encore des journalistes.
11:14Au fil des années,
11:15elle a créé un lien très fort avec tous ses élèves
11:17pour qui les cours hebdomadaires de Raymond
11:19sont bien plus que des cours de chant.
11:22Un journaliste vidéo du Parisien
11:23a pu en interviewer quelques-uns.
11:25Ça fait 10 ans que je prends des cours de chant chez Raymond.
11:29et donc chaque semaine, je viens la voir
11:32et on fait des vocalises,
11:35on se raconte notre vie
11:37et grâce à Raymond, je respire la vie.
11:42C'est bien plus qu'un cours de chant.
11:43C'est combien de gens ont pleuré,
11:45se sont livrés,
11:47ont raconté des choses qu'ils n'avaient jamais racontées.
11:49C'est une vraie thérapie en fait.
11:54Raymond ne se contente pas de faire des vocalises avec ses élèves.
11:57Elle discute avec eux, les écoute,
11:59et les amène à se livrer à elles.
12:01Dans cet extrait de la série documentaire
12:03Le cœur du village,
12:04diffusé en 2013 sur France 3,
12:06on l'entend par exemple découvrir la voix de Stéphane
12:09et en parler avec lui.
12:10Allez, vas-y, allez !
12:14Ta mue s'est passée à quel âge ?
12:16Je n'ai pas trop de souvenirs.
12:18On a un petit décalage entre ta voix parlée
12:21et la voix chantée.
12:22La voix chantée qui est aiguë.
12:25C'est intéressant.
12:26À l'école, tout s'est bien passé,
12:28ses études.
12:31Je peux dire non.
12:33Non, ça ne s'est pas très bien passé.
12:35C'est que je suis parti à 14 ans
12:37interne très loin de chez moi.
12:38Je restais 15 jours dans un pensionnat privé.
12:42À 14 ans, je pense que ça m'a un peu décapsulé.
12:46Alors, il semblerait que ces 14 ans
12:49loin de chez toi
12:50t'ont marqué pour la vie, je crois.
12:52Moi, je crois.
12:53Je crois qu'il y a eu un petit...
12:54Je l'ai là.
12:55Surtout qu'il y a eu des soucis à l'internat,
12:56donc je crois qu'il y a eu...
12:57Je l'ai là.
12:58Je l'ai là.
12:59Cette voix,
13:00cette voix d'enfant,
13:02en fin de compte,
13:04tu te la gardes quelque part.
13:06Tu n'as pas envie de t'en séparer.
13:08Mais...
13:08Ce n'est pas ta vraie voix.
13:11Donner un cours,
13:13c'est...
13:13Il faut seulement que l'élève se livre complètement.
13:16Je sais s'il me raconte des histoires
13:18ou si c'est la vérité.
13:20On ne triche pas ici.
13:22On ne peut pas tricher.
13:23La voix,
13:25c'est le reflet de ta personnalité.
13:27Et oui,
13:29rien que la voix,
13:30parler ou chanter,
13:32ça, c'est...
13:33C'est très, très vite.
13:34Je décèle très vite.
13:36Oui, vraiment.
13:38Bonjour, madame.
13:39Ça va bien, ma chérie ?
13:40Ah oui, ça va très bien.
13:41Mais non, ce n'est pas vrai.
13:42Allez, raconte.
13:43J'obtiens plus par le chant,
13:46par le travail de la voix
13:49que certains psychothérapeutes,
13:51que des élèves vont voir des fois.
13:53Et après, ils laissent tomber les psys
13:55pour rester qu'ici.
13:57Ah oui, ça, c'est très, très fréquent.
13:59Et eux, ils vous apportent aussi beaucoup ?
14:01Ah oui, là...
14:03J'ai perdu mon mari,
14:05mon fils,
14:07mon fils, malheureusement,
14:09est décédé l'année dernière.
14:12Il avait 59 ans.
14:14Mais 59 ou 3 mois, c'est pareil.
14:18On ne s'en remet jamais
14:19de la mort de son enfant.
14:23Mais la peur de mon fils,
14:25je ne m'en serais pas remise
14:26si je n'avais pas eu les cours.
14:30Ça, c'est sûr.
14:31Le 12 avril 2024,
14:33Raymond fête ses 100 ans.
14:35Alors qu'un de ses élèves,
14:36le comédien Emmanuel Noblet,
14:38vient prendre un cours
14:39chez elle comme chaque semaine,
14:41il lui demande de venir
14:42regarder quelque chose
14:43par la fenêtre.
14:44Il me dit, il y a du monde dans la rue,
14:46il y a du bruit, je vais le voir,
14:47tu viens avec moi voir ?
14:48Ben, je m'en fous,
14:49on va voir ce que c'est.
14:51Oh, s'il vient voir ?
14:52Il y avait une cinquantaine d'élèves.
15:03C'était super sympa
15:04de voir la rue pleine d'élèves
15:08certains que je n'avais pas vus
15:09depuis une dizaine d'années.
15:11Ça fait un drôle d'effet quand même.
15:13J'ai pleuré.
15:15Ils m'ont souhaité un anniversaire dingue.
15:18C'était trop mignon.
15:19On t'aime !
15:20On t'aime !
15:23Et vous voulez continuer
15:24à enseigner encore longtemps ?
15:26Tant que j'aurai des oreilles
15:27et des yeux,
15:28tant que je serai en possession
15:30de mes moyens,
15:31tant que je saurai écouter,
15:32tant que je saurai voir,
15:33déceler, tout ça,
15:34je ne vois pas pourquoi
15:35j'arrêterai.
15:37Tant que je serai en vie,
15:39je ne me vois pas m'arrêter
15:42pour faire quoi, grand Dieu ?
15:44Je n'ai pas envie du tout.
15:46Et puis,
15:48c'est vrai que j'ai 100 ans,
15:49d'accord, mais
15:51je ne les sens pas.
15:53Je me sens bien.
15:56Je me sens à ma place,
15:57en tout cas.
15:57Je crois que je peux encore
15:59être utile
16:00quand on a
16:03un élève qui réussit bien.
16:04C'est un bonheur, quand même.
16:19Merci Ambre Rosala
16:20et merci à Éric Bureau
16:22pour son aide.
16:23Cet épisode de Code Source
16:24a été produit par Thibaut Lambert
16:25et Raphaël Pueillot.
16:27Réalisation,
16:28Pierre Chaffanjon.
16:29Code Source
16:29est le podcast d'actualité
16:31du Parisien.
16:31Nous vous proposons également
16:33deux autres podcasts
16:34disponibles eux aussi
16:35sur toutes les plateformes audio.
16:37Crime Story,
16:38une grande affaire criminelle
16:40chaque samedi
16:40et Le Sacre jusqu'à Paris 2024.
16:43Chaque mercredi,
16:44les confidences de médaillés d'or
16:46olympiques ou paralympiques.
16:47N'hésitez pas à nous écrire
16:49pour nous faire des retours
16:50codesource
16:51at leparisien.fr
16:53Sous-titrage Société Radio-Canada
16:56Sous-titrage Société Radio-Canada
16:56Sous-titrage Société Radio-Canada
16:57Sous-titrage Société Radio-Canada
16:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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