00:00Drôle d'époque, on le dit souvent, et c'est de plus en plus vrai.
00:03Bonjour Arlette Chabot.
00:04Bonjour.
00:05Donc deuxième tour des élections municipales ce dimanche.
00:08Une campagne donc très serrée dans énormément de villes.
00:10Et aussi, quelque chose à constater, un exécutif, on pense au président de la République,
00:14mais surtout un Premier ministre qui n'est pas excessivement, excessivement présent dans cette campagne.
00:19Oui, où est effectivement Sébastien Lecornu ?
00:22On l'a vu dimanche, il y a deux images.
00:24Le citoyen Sébastien Lecornu qui est allé voter dans sa ville de Vernon.
00:28Et le soir, le candidat réélu au premier tour sur la liste dans cette même ville, au municipal,
00:36voilà, avec un petit message posté sur X pour annoncer cette victoire au premier tour.
00:42Pour le reste, silence absolu qu'il s'est imposé, de même qu'il a demandé à tous les membres
00:46du gouvernement,
00:47eh bien d'être extrêmement silencieux et surtout de ne pas commenter, bien sûr, la campagne municipale.
00:53Il y avait des tentations, évidemment, de parler des accords passés à gauche.
00:57Alors, on peut imaginer aujourd'hui ce que pense ou ce à quoi pense le Premier ministre Sébastien Lecornu,
01:05c'est-à-dire à la liste, on va dire, des ennuis, pour être bien élevés, qui vont lui tomber
01:10dessus à partir...
01:11Les fameux ennuis qui volent en escadrille aussi, non ?
01:13Voilà, exactement.
01:14D'abord, le climat postélectoral, car, rentrée parlementaire, le 24, on peut imaginer que les oppositions,
01:21notamment les plus extrêmes, reviendront gonflées à bloc dans l'hémicycle,
01:25même si les résultats électoraux ne sont pas tout à fait à la hauteur des espérances de départ.
01:32Deuxième préoccupation, une campagne présidentielle qui va démarrer très vite dans ce bloc central,
01:38vous savez, ce bloc central qui est censé appuyer, justement, le Premier ministre,
01:42avec un Édouard Philippe, s'il est réélu à Rouen,
01:46qui partira ou se déclarera très vite, on parle d'un grand meeting dans les semaines qui viennent,
01:52et puis Gabriel Attal aussi, qui ne restera pas inerte, comme l'on dit.
01:57Et je ne parle pas des LR ce matin pour vous épargner la liste des candidats.
02:01Troisième préoccupation, dans quel état vont revenir les socialistes ?
02:05Ça, une certitude déchirée, déchirée entre ceux qui voulaient des accords avec la France insoumise,
02:12ceux qui les refusaient.
02:13Alors, ces socialistes seront-ils toujours compréhensifs,
02:17soucieux de dialoguer avec le Premier ministre ?
02:20Ça n'est pas sûr du tout.
02:22Et puis, dernière préoccupation, très importante évidemment,
02:26ce sont les conséquences économiques du conflit au Proche-Orient.
02:29Le débat a été amorcé avant le cœur de la campagne municipale.
02:36Certains demandaient au Rassemblement National une baisse de la TVA.
02:39D'autres le blocage des prix.
02:40D'autres le blocage des prix.
02:42Le gouvernement a toujours dit, on n'a pas les moyens, en fait, c'est aussi simple que ça.
02:48Contrôle dans les stations-service, par exemple, pour voir si les prix ont augmenté.
02:53Maintenant, pourra-t-il éviter de faire ce que beaucoup d'autres pays ont fait ?
02:58C'est l'Allemagne, c'est l'Italie, je ne vais pas vous faire la liste, le Portugal.
03:02Beaucoup de pays en Europe ont pris des mesures pour aider, effectivement, les consommateurs,
03:07aider leur pouvoir d'achat.
03:09On verra bien, peut-être des aides ciblées.
03:11Voilà ce que le gouvernement pourrait annoncer.
03:13Et tout ça, bien sûr, en ayant des yeux extrêmement rivés sur des résultats,
03:16notamment à Toulouse, à Paris, où forcément, cela va redessiner les cartes électorales,
03:21et les commentaires, et les forces aussi, les équilibres politiques à l'Assemblée Nationale.
03:24Alors, peut-être simplement, si on regarde quand même les deux dernières estimations,
03:28effectivement, enquêtes réalisées par nos amis de l'IFOP,
03:33on peut dire quand même que tout est encore extrêmement incertain.
03:37On l'a vu sur Toulouse, bien entendu, avec une estimation, le second tour, 51-49.
03:43C'est-à-dire qu'on est dans la marge d'erreur.
03:46Tout dépendra, à Toulouse, bien entendu, de ce que feront les électeurs socialistes.
03:50On en parlait à l'instant. Auront-ils envie de soutenir, effectivement,
03:55la liste dirigée par un insoumis ?
03:58Accepteront-ils cette alliance ou pas ?
04:00Bon report de voix ou pas ?
04:02Question numéro 1.
04:04Et puis à Paris, alors ça, effectivement, extrêmement serré aussi,
04:08avec, on le voit bien, une petite avance pour le candidat Emmanuel Grégoire.
04:1546 %, 44 % pour Rachida Dati.
04:20Remontée de Rachida Dati, assez logique,
04:22après la fusion avec la liste de Pierre-Yves Bournazel.
04:27Et l'abandon de Sarah Knafo.
04:28L'abandon de Sarah Knafo.
04:3010 % pour Sophia Shikiru.
04:32Ça veut dire qu'il y a une petite partie de son électorat
04:35qui pourrait filer chez Emmanuel Grégoire.
04:38On est très, très prudent ce matin.
04:40Bien, tout dépendra des électeurs.
04:42Encore une fois, dans ces deux enquêtes,
04:44on est dans ce qu'on appelle la marge d'erreur.
04:46Donc tout peut se jouer.
04:47Et en tout cas, concernant ces deux situations,
04:49que ce soit à Paris ou Toulouse.
04:49Surtout s'ils vont voter.
04:50Oui, surtout.
04:51Les Français, c'est très important le taux de participation
04:54dans les vies où il y a un fort enjeu politique.
04:57Et donc, c'est aussi sur ce sujet que j'interrogerai.
04:59Mon invité politique, tout à l'heure, à 8h15,
05:01ce sera Antoine Léomand.
05:02Il est 7h54 sur Sud Radio.
05:03Dans un instant, on va se réjouir.
05:05Une bonne nouvelle dans ce monde de brut,
05:06comme dirait l'autre, ça n'arrive pas si souvent.
05:08Oui, Arlène Chabot.
05:09Un sourire, un espoir.
05:10Oui, un sourire.
05:11Et une étoile, notamment, pour un jeune chef.
05:13Seulement six mois après l'ouverture de son restaurant,
05:15ça se passe dans le Gard.
05:16Et on sera avec lui dans une poignée de secondes
05:17avant le journal de 8h.
05:18A tout de suite.
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