- il y a 9 heures
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NewsTranscription
00:00:00Le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:04Allez, on est ensemble avec vous sur Sud Radio pour ce 10h midi aujourd'hui.
00:00:09Gilles, c'est quoi aujourd'hui ?
00:00:10Aujourd'hui, c'est la Coupe du Monde, le démarrage de la Coupe du Monde aux Etats-Unis.
00:00:15Enfin, aux Etats-Unis, en Amérique, au Mexique et au Canada.
00:00:19Et on va en reparler, évidemment, on va reparler aussi des suites du drame de l'affaire Liana.
00:00:28Et nous reviendrons également sur les réponses à apporter.
00:00:35Bonjour Félix Mathieu.
00:00:36Bonjour.
00:00:36Et avec vous, c'est quoi le problème ? Est-ce qu'il y a un problème avec cette Coupe
00:00:40du Monde ?
00:00:40On a un invité exceptionnel ce matin, Gérard Holtz, qui est avec nous pour parler de son livre
00:00:45« Gueule du foot, joie, fureur, douleur, cloire, les visages qui ont façonné la légende du football ».
00:00:51Bonjour Gérard, vous êtes déjà avec nous ?
00:00:53Bonjour Valérie, je suis très heureux d'être sur Sud Radio.
00:00:58Et nous aussi, on est ravis, ravis de vous avoir.
00:01:01On va parler foot avec vous dans un instant, Félix Mathieu.
00:01:06Alors non, Gilles, dans le zapping, il y aura du foot ?
00:01:08Il y aura du foot, vous savez que la ville de Clermont-Ferrand a décidé de faire un couvre-feu.
00:01:15Alors ça a fait beaucoup parler, parce que quand on a, c'est pour les moins de 16 ans,
00:01:19on a envie quand même de sortir, d'aller voir les matchs.
00:01:22Mais à partir de 18h, les ados doivent rester chez eux, enfin le couvre-feu, pour toutes les personnes en
00:01:28dessous de 16 ans.
00:01:29On parlera également des paris sportifs qui sont en hausse, 0826 300 300.
00:01:34Si vous allez parier sur cette Coupe du Monde et si vous êtes un adepte des paris sportifs,
00:01:40l'appelez-nous témoigné, 0826 300 300.
00:01:43Puis on parlera d'un autre phénomène qui est, surtout pour des raisons écologiques,
00:01:49les femmes demandent à leur mari de faire des vasectomies pour éviter de prendre la pilule.
00:01:53Eh bien, c'est en hausse, la vasectomie.
00:01:55Donc on pourra en parler au 0826 300 300.
00:01:59Vous avez lu, c'est éclectique.
00:02:00Oui, c'est très éclectique.
00:02:02La Coupe du Monde, coup d'envoi aujourd'hui.
00:02:04Mais la politique, on va voir ça avec vous, Félix Mathieu, avant de parler du jeu, du sport,
00:02:10semble faire de l'ombre, justement, à l'enjeu footballistique.
00:02:14Si vous regardez un petit peu les unes des journaux qui sont consacrées au coup d'envoi de cette Coupe
00:02:18du Monde aujourd'hui,
00:02:19effectivement, vous verrez plus la tête de Donald Trump que des ballons.
00:02:22C'est assez frappant, quand même, pour cette Coupe du Monde.
00:02:25Donald Trump et sa police de l'immigration, notamment.
00:02:28L'ICE, est-ce qu'elle va profiter, par exemple, des rassemblements de supporters des pays latinos
00:02:33pour procéder à des arrestations ?
00:02:35On a des associations, là-bas, qui veulent organiser des fanzones sans l'ICE, des safe places.
00:02:40ICE, il faut rappeler que c'est la police de Donald Trump, la police de l'immigration.
00:02:45Oui, donc des associations vont organiser comme ça des espaces sûrs, des safe places,
00:02:49sans cette police de l'immigration.
00:02:52Donald Trump aussi, on en parle pourquoi ? Pour sa guerre en Iran.
00:02:54Des safe places ? Incroyable.
00:02:56Oui, des fanzones sans police de l'immigration, ils vont tenter d'organiser ça.
00:03:00Donald Trump, on en parle aussi pour, évidemment, sa guerre en Iran,
00:03:03avec les problèmes de visa que ça pose pour une partie du staff iranien.
00:03:07Donald Trump et ses travel bans, ses interdictions de voyager,
00:03:11qui posent des problèmes d'accès au mondial.
00:03:12On a vu, évidemment, l'affaire de cet arbitre somalien refoulé.
00:03:16Et c'est, quelque part, tout un continent, l'Afrique, qui se sent offensé dans cette affaire.
00:03:19Des travel bans qui concernent aussi Haïti, la Côte d'Ivoire, le Sénégal.
00:03:23Alors, même quand les équipes entrent après des contrôles assez poussés,
00:03:26elles risquent bien de devoir jouer sans leurs supporters une fois sur place.
00:03:30Autre particularité, l'enthousiasme très, très modéré sur place.
00:03:34Dans un pays, faut-il le rappeler, où jusqu'au nom de football est déjà pris par un autre sport
00:03:41local.
00:03:42Alors, le soccer, notre football, il est surtout populaire là-bas, dans ces milieux latinaux
00:03:46qui sont justement mis sous tension par la politique migratoire de l'administration Trump.
00:03:50Et pour autant, ce mondial ne se tiendra pas qu'aux Etats-Unis, comme le disait Gilles.
00:03:55Canada, Mexique également.
00:03:56Oui, c'est l'autre particularité, cette Coupe du Monde éclatée sur trois pays hautes.
00:04:0016 villes, du Mexique au Canada, en passant par les USA.
00:04:034300 kilomètres, tout de même.
00:04:05Bonjour le bilan carbone, même si les équipes ont été quand même regroupées au début pour les phases de poules.
00:04:11Après, ce sera sans doute l'avion entre les deux matchs, fatalement.
00:04:14Donc, ça va faire des kilomètres d'avions à faire pour les équipes.
00:04:17Enfin, autre nouveauté, ces pauses publicitaires, ou pardon, ces pauses fraîcheurs, je devrais dire.
00:04:24Ces pauses en plein match, au milieu de chaque période, de quoi casser le rythme du football, disent les uns.
00:04:30L'occasion pour les joueurs, bon, de se rafraîchir, de boire un coup d'eau.
00:04:33Mais l'occasion quand même aussi pour les diffuseurs de vendre du soda au temps de cerveau disponible,
00:04:39comme disait l'autre, des cerveaux qui seront peut-être parfois un peu endormis chez nous,
00:04:43puisque beaucoup de matchs se passeront en pleine nuit heure française.
00:04:45Alors, vous pouvez réagir, évidemment, 0826 300 300.
00:04:49Est-ce que vous allez regarder ces matchs ? Est-ce que vous avez changé de télé ?
00:04:51Il paraît que les ventes de télé...
00:04:52Oui, je change de télé.
00:04:53Comme à chaque fois. Bon, on est content de l'apprendre.
00:04:55Gérard Holtz, ça vous inspire quoi, cette...
00:04:57Alors, on va parler de votre livre dans un instant,
00:04:59« Gueule du foot » que vous publiez avec votre fils, Julian Holtz, chez Groun.
00:05:03Toujours un très, très beau livre. On va en parler dans un instant.
00:05:06Mais elle vous dit quoi, cette Coupe du Monde aux Etats-Unis ?
00:05:11Le mot qui convient, et Félix vient d'en parler, c'est « trop ».
00:05:15Voilà, il y a trop d'équipes. Il y en a 48, alors que d'habitude, c'est 32.
00:05:21Alors, ça veut dire beaucoup plus de matchs que d'habitude.
00:05:22Il y a 104 matchs au total.
00:05:25C'est trop en organisation. Pourquoi avoir choisi trois pays comme ça ? Le Mexique, le Canada et les Etats
00:05:33-Unis, dans 16 villes différentes, qui ont des législations différentes, qui ont des systèmes de sécurité différents, qui ont des
00:05:41lieux.
00:05:41Oui, des lieux différents, oui.
00:05:45La géographie, c'est absolument incroyable.
00:05:48Et puis après, avec les nouveautés, oui, on en parlait, Félix en parlait, la pause fraîcheur, entre autres.
00:05:52Mais en même temps, les Etats-Unis, à cette période de l'année, il va faire très, très chaud.
00:05:59De 25 à 35 degrés, même sur certains territoires, 40 degrés.
00:06:04Donc, on peut imaginer que les footballeurs ont envie de boire.
00:06:06Mais c'est vrai que, bon, il y a trop.
00:06:09Et il y a beaucoup trop de business, et en particulier avec le prix des billets qui ont été affichés.
00:06:14Et puis, ce qu'on a découvert aussi, c'est que certains Américains ont acheté des billets alors qu'ils
00:06:19n'iront pas au stade,
00:06:20mais juste pour les spéculations et pour pouvoir les revendre.
00:06:23Quand juste on pense que le métro, pour aller au stade où vont jouer les Français, le premier match, là,
00:06:29dans la banlieue de New York,
00:06:30donc, le métro coûte 100 dollars.
00:06:34Juste le métro pour aller au stade.
00:06:36Puis après, avec des billets qui coûtent, au minimum, c'est 200, 300, 800, 8000 euros de temps en temps.
00:06:44Donc, c'est un peu trop, voilà.
00:06:46Mais en même temps, on a les meilleures équipes du monde qui sont réunies.
00:06:50On va avoir un football sans doute très spectaculaire, avec ceux que je considère, moi, comme les favoris,
00:06:59c'est-à-dire l'Espagne, le Portugal, l'Allemagne, la France, bien sûr.
00:07:05Donc, voilà, trop, mais en même temps, vite que ça commence, quoi.
00:07:09Oui, vite que ça commence, mais c'est vrai que vous, vous espérez vous miser sur la France,
00:07:16ou quel est votre pronostic, si on tente de faire des pronostics ?
00:07:20Oui, alors, je ne suis pas très bon pour les pronostics en général,
00:07:24mais j'avoue que la France fait partie des grands favoris de cette Coupe du Monde.
00:07:28Donc, il ne faut pas dire qu'il y a l'Argentine, qui est l'équipe tenante du titre,
00:07:33mais surtout parce qu'on a des diamants.
00:07:35On a sans doute les meilleurs attaquants du monde en ce moment,
00:07:38qui sont réclamés sur tous les grands clubs européens,
00:07:43entre Olysees, Bappé, Dembélé, entre autres, voilà.
00:07:47On a des petits problèmes en défense.
00:07:50On n'a pas la défense aussi solide qu'on devrait avoir pour ce niveau de compétition.
00:07:56Mais la France, oui, risque d'être vraiment au moins dans le dernier carré,
00:07:59les quatre dernières, et sans doute même avec un peu de chance jusqu'en finale.
00:08:04Est-ce que, psychologiquement, pour les joueurs, au-delà,
00:08:07Valérie en parlait hier, que beaucoup d'équipes allaient prendre des avions,
00:08:12en particulier l'équipe iranienne qui part de Tijuana, va jouer aux Etats-Unis
00:08:17et retourne au Mexique.
00:08:19Est-ce que tout ce qui se passe de la politique, ça peut perturber le mental des joueurs ?
00:08:24On ne sait pas ce que va devenir la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis.
00:08:29Est-ce que tout ça, ça joue où ils sont dans leur bulle ?
00:08:34Alors, ils sont beaucoup moins dans leur bulle qu'avant.
00:08:38La première Coupe du Monde, vous savez que je suis âgé,
00:08:41donc la première Coupe du Monde que j'ai pu suivre,
00:08:43pas sur le terrain, mais c'était en Suède, en 1958.
00:08:46Et là, par exemple, les Français étaient dans un petit hôtel.
00:08:49Ils s'entraînaient juste à côté de l'hôtel et ils étaient coupés complètement du monde.
00:08:53Ils avaient juste quelques nouvelles par les journalistes qui venaient les voir à l'entraînement.
00:08:56Bon, après, on commençait les téléphones, on commençait les fax, on commençait les télex,
00:09:01on commençait les ordinateurs.
00:09:02Et aujourd'hui, maintenant, avec les réseaux sociaux,
00:09:04oui, ils ne seront pas du tout imperméables au reste de l'actualité, ça c'est sûr.
00:09:09Et ils vont regarder un peu ce qu'on dit d'eux et le résultat des autres équipes.
00:09:14Donc, ça peut avoir une influence.
00:09:17Ce sont des grands professionnels et ils sont là, en revanche,
00:09:22ils sont complètement protégés de ça.
00:09:24Non, sauf énorme incident.
00:09:27Par exemple, le problème, c'est la situation au Mexique en ce moment.
00:09:30Bien sûr.
00:09:31Il y a eu la mort de Cervantes, l'un des narcotrafiquants.
00:09:36L'armée est intervenue, il y a des opérations militaires.
00:09:39La situation est très, très, très chaude au Mexique en ce moment, la sécurité.
00:09:43Donc, ça, évidemment, ça peut jouer sur l'environnement d'un match.
00:09:48Et puis, le peuple est contraint aux Mexicains.
00:09:51Ils disent que tout cet argent, tous les stades,
00:09:54auraient dû aller à des hôpitaux, à des écoles.
00:09:58Il y a eu beaucoup de reportages, en particulier sur France 2 et sur TF1,
00:10:02sur ce sujet.
00:10:04Bien sûr, bien évidemment, oui.
00:10:07Non, puis après, par exemple, se pose la question de la participation de l'Iran.
00:10:10Les États-Unis n'avaient au plus de relations diplomatiques du tout depuis 1980 avec l'Iran.
00:10:16Bon, ils n'ont pas voulu boycotter complètement l'équipe iranienne.
00:10:22Donc, Infantino, le président, a dit non, non, il faut qu'ils jouent.
00:10:25Donc, ils vont jouer.
00:10:26Vous savez, il y a un truc incroyable qui va se passer.
00:10:29C'est le match entre l'Égypte et l'Iran qui aura lieu à Seattle.
00:10:34C'est le jour de la fête de la Gay Pride.
00:10:38C'est-à-dire qu'on va avoir Égypte-Iran le jour où on va fêter LGBT+, dans la
00:10:45ville.
00:10:46Deux pays condamnent l'homosexualité.
00:10:48L'homosexualité est inégale dans ces deux pays.
00:10:51Il va y avoir la grande fête en même temps que le match.
00:10:53C'est très, très étonnant.
00:10:54Ça va être intéressant de voir effectivement comment les choses vont se dérouler.
00:10:59C'est quoi votre sport préféré ? Le vélo, Gérard Holls ?
00:11:03Je ne parlais pas pratiqué.
00:11:06Celui pour lequel vous avez eu le plus de plaisir à commenter,
00:11:08que vous avez aujourd'hui le plus de plaisir à regarder ?
00:11:11Non, c'est l'amour.
00:11:13Ah, l'amour.
00:11:15De très, très loin.
00:11:16C'est l'amour.
00:11:18Vous savez, Valérie, si vous ne me plaît,
00:11:21c'est le fil au-dessus de ma vie.
00:11:24Je n'ai pas entendu votre réflexion.
00:11:26J'ai dit, vous commentez.
00:11:26Je vous ai demandé, l'espoir que vous préfériez commenter, pas pratiquer.
00:11:30Ah, je commente aussi.
00:11:32Vous faites les commentaires aussi ?
00:11:34Non, ce que j'aime le plus, c'est la compétition.
00:11:39D'accord.
00:11:39Pour moi, c'est un des moteurs de ma vie, la compétition.
00:11:44C'est-à-dire que malgré ma petite taille, malgré mon âge,
00:11:47malgré mon manque de beaucoup de choses,
00:11:52de culture, de choses comme ça.
00:11:53Bien sûr.
00:11:54Bien sûr.
00:11:55Ce que j'aime, moi, c'est les défis.
00:11:57Moi, ce que j'aime, c'est les défis.
00:11:59Toute ma vie, il y a des gens qui ne comprennent pas ça,
00:12:02qui vivent sur une même ligne.
00:12:05J'ai mon copain Claude Serrayon, par exemple,
00:12:06il a beaucoup de mal à comprendre.
00:12:08Dès qu'on me donne un défi, je vais tout faire pour réussir.
00:12:11Tu sais, j'avais un poster dans ma chambre
00:12:14et que j'ai emmené dans mon bureau pendant des années.
00:12:17C'est l'extase, c'est de pouvoir progresser chaque jour.
00:12:22Eh bien, voilà, ça, c'est ma vie.
00:12:23Donc, oui, le vélo, oui, le ski que j'adore,
00:12:27en particulier dans les stations que j'aime beaucoup,
00:12:29qui sont juste derrière moi, c'est-à-dire Isola 2000,
00:12:31Valberg et tout ça.
00:12:32Le ski, le vélo, le Tour de France, la voile.
00:12:36J'adore la voile.
00:12:38Le football, le rugby, la moto, la moto, la compétition.
00:12:41Voilà, vous voyez, c'est beaucoup.
00:12:43À chaque fois qu'il y a de la compétition,
00:12:44moi, ça m'intéresse.
00:12:45Quand les gens se dépassent, se dépassent.
00:12:47On va revenir sur vos passions,
00:12:51également ces très beaux livres que vous publiez
00:12:53avec votre fils, Julien, depuis 14 ans,
00:12:57le dernier, Gueule du foot, Joie, Fureur, Douleur, Gloire.
00:13:02Ces visages, ces photos qui racontent les exploits,
00:13:04qui racontent l'histoire du football, également.
00:13:08À tout de suite.
00:13:1010h midi, mettez-vous d'accord, Sud Radio.
00:13:16Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:13:21Avec vous sur Sud Radio et avec Gérard Rolls,
00:13:24coup d'envoi de la Coupe du Monde.
00:13:25Alors, il y a certains auditeurs qui me disent,
00:13:27non, ras-le-bol, déjà ras-le-bol,
00:13:29vous allez en manger pendant 40 jours.
00:13:31Il va y avoir de la Coupe du Monde.
00:13:34Aujourd'hui, c'est quand même l'événement.
00:13:37Les Français disaient, ras-le-bol, les Jeux Olympiques,
00:13:39je ne veux pas suivre.
00:13:40Oh, moi, je vais aller dans ma maison, en campagne.
00:13:43Ça a été un succès tellement incroyable,
00:13:46les Jeux Olympiques, tellement incroyable.
00:13:47Vous savez, c'est ça.
00:13:48Il suffit qu'on gagne, qu'on ait des matchs,
00:13:50pour que la France s'enflamme.
00:13:52Gueule de foot, gueule du foot, pardon.
00:13:55C'est le livre que vous publiez, Gérard Rolls,
00:13:57avec votre fils, Julien Hulse,
00:13:59avec des photos exceptionnelles,
00:14:01des photos, il y a un travail iconographique,
00:14:04je ne sais pas si ceux qui nous suivent sur Facebook
00:14:06peuvent le voir,
00:14:08des photos de légendes.
00:14:10Racontez-nous un petit peu comment vous avez procédé,
00:14:12parce que des images, il y en a beaucoup.
00:14:15Donc, vous êtes parti,
00:14:16c'est ce que vous racontez dans la préface,
00:14:17des photos qui sont l'occasion
00:14:20de raconter une histoire
00:14:22qui nous fait rentrer un peu
00:14:24dans les coulisses du football.
00:14:26C'est ça.
00:14:26L'idée, c'est donc notre 17e livre.
00:14:29On en a vendu 200 000,
00:14:30déjà avec mon grand-fils, avec Julien,
00:14:33depuis 13 ans.
00:14:34Et là, on s'est dit,
00:14:35on a écrit l'année dernière,
00:14:37gueule du Tour de France.
00:14:38Et ça a tellement bien marché
00:14:39qu'on s'est dit,
00:14:40pour le football et pour la Coupe du monde,
00:14:42évidemment, il faut qu'on revienne
00:14:43sur ces clichés un peu iconiques.
00:14:46Donc, on a choisi 200 photos,
00:14:48c'est un an de travail,
00:14:49200 photos où chaque visage
00:14:53raconte une histoire, en fait.
00:14:54Il permet d'imaginer, de rêver,
00:14:57de se souvenir de ses actions
00:14:59et de ses buts, de ses victoires,
00:15:01de ses blessures
00:15:02qui nous font gamberger.
00:15:06Regardez cette photo de Kylian Mbappé,
00:15:08la rage de vaincre.
00:15:09Elle dit beaucoup de choses, cette photo.
00:15:12Et qui nous a permis de...
00:15:13Oui, on a été en couverture.
00:15:15C'était une histoire extraordinaire.
00:15:17C'est parce que j'ai croisé...
00:15:18J'ai la chance de faire partie
00:15:21du comité Grévin
00:15:22pour faire entrer les personnages
00:15:23au musée Grévin.
00:15:24Donc, on a fait entrer Kylian
00:15:25au musée Grévin,
00:15:27il y a déjà deux ou trois ans.
00:15:29J'avais fait la connaissance
00:15:30de sa maman, Faisal.
00:15:32On avait appelé l'avocate,
00:15:34on a appelé son agent,
00:15:35on a appelé tout le monde.
00:15:36Et puis, je n'arrivais pas
00:15:36à joindre Kylian pour lui dire
00:15:37on va te mettre en couverture du livre.
00:15:39Et puis, finalement,
00:15:40c'est la maman qui m'a dit
00:15:41mais allez-y, je vous en prie.
00:15:42Oui, ça serait un bouquin positif.
00:15:45Allez-y.
00:15:47Et c'est la couverture du livre.
00:15:51Voilà, la joie de Kylian,
00:15:52ça symbolise un petit peu
00:15:54tout ce qu'il y a dans ce livre.
00:15:55C'est-à-dire, il y a onze chapitres.
00:15:57Il y a les beaux gosses,
00:16:00Ginola, Beckham.
00:16:00Il y a les graves blessures,
00:16:02Donnarumma.
00:16:03Le pauvre, il n'est pas
00:16:04à la Coupe du Monde.
00:16:04Il y a les gueules de Gaulle.
00:16:05Moi, j'aime bien les gueules de Gaulle
00:16:07parce qu'on parle moins des Gaulle
00:16:08que des autres joueurs, souvent.
00:16:10Et pourtant,
00:16:12c'est des sacrés joueurs aussi.
00:16:16Hyper important dans une équipe de football.
00:16:19Il y a Yachin,
00:16:19qu'on appelait l'araignée noire,
00:16:21à qui j'ai eu la chance, d'ailleurs,
00:16:22de redonner le ballon,
00:16:24au moins un jour,
00:16:24au stade de Colombe.
00:16:25Il y a Barthez.
00:16:27Il y a la fameuse photo de Barthez
00:16:28dans la finale en 2018
00:16:30où il est au-dessus de Ronaldo.
00:16:33C'est une scène absolument,
00:16:34là encore, absolument iconique.
00:16:36au moment où on pense
00:16:38que le match peut basculer.
00:16:41Il est au-dessus de Ronaldo.
00:16:43Il le percute de plein fouet.
00:16:45Et ça fait un balai.
00:16:47Il y a un côté esthétique,
00:16:48très évidemment.
00:16:49Mais regardez cette photo-là.
00:16:51Le scorpion,
00:16:52le coup du scorpion.
00:16:52Je ne sais pas si on voit.
00:16:53Iguita.
00:16:54Cette photo est incroyable.
00:16:56Le gardien colombien Iguita,
00:16:58là on est...
00:16:58Alors, il l'a fait deux fois.
00:17:00Il l'a fait en 1995 et en 2012.
00:17:02Une folie complète
00:17:04d'arrêter le ballon
00:17:05avec les pieds dans un balai
00:17:07en reprojetant le ballon vers l'avant.
00:17:09C'était une folie complète, ça.
00:17:10René Iguita, le colombien, oui.
00:17:12Il y a une photo avec De Gaulle
00:17:14qui est absolument incroyable.
00:17:15De Gaulle qui assiste
00:17:16à la finale de la Coupe de France
00:17:18en 1967.
00:17:20Et le hasard,
00:17:21le taux de probabilité
00:17:23pour qu'il reçoive le ballon,
00:17:24c'est 1 sur 10 millions.
00:17:26Eh bien, il reçoit le ballon
00:17:27et il le renvoie aux joueurs.
00:17:29Voilà, entre autres.
00:17:29Mais il y a le fameux coup de tête de Zidane.
00:17:33Oui, il y a le coup de tête de Zidane.
00:17:36Contre les Italiens.
00:17:37Il y a les gueules de vainqueurs aussi.
00:17:39Ce sont de jolies photos.
00:17:41L'occasion de revoir Bernard Tapie
00:17:43et l'Olympique de Marseille.
00:17:46Cette victoire...
00:17:47Avec Basilou.
00:17:50Il l'appelait Basilou.
00:17:51Et puis, il y a la photo
00:17:52de Maradona
00:17:531986
00:17:55au stade Aztèque.
00:17:57Là où ce soir
00:17:58va commencer la Coupe du Monde
00:18:00au stade Aztèque.
00:18:01J'ai eu la chance
00:18:02de voir cette finale
00:18:04là en 1986
00:18:05avec Maradona
00:18:07qui lève le point.
00:18:10Ça a été...
00:18:11En fait,
00:18:131986 pour Maradona,
00:18:15c'est le match
00:18:15de son sommet absolu
00:18:16de sa forme.
00:18:18Ça a été vraiment
00:18:18un génie extraordinaire
00:18:20et en même temps un diable.
00:18:21parce que, comme on le sait,
00:18:22il est tombé dans la drogue
00:18:23et dans le dopage.
00:18:25Alors, vous choisiriez quoi
00:18:27entre Maradona,
00:18:28Platini et Pelé ?
00:18:32Pelé, évidemment.
00:18:33Pelé que j'ai eu la chance
00:18:34de rencontrer
00:18:35qui est dans le bouquin
00:18:36plusieurs fois
00:18:38qui m'a fait un cadeau
00:18:40exceptionnel
00:18:40à New York
00:18:41puisque j'ai pu assister
00:18:42à son dernier match
00:18:45le dernier match
00:18:46de sa carrière
00:18:46où il a joué
00:18:47avec le Cosmos de New York.
00:18:48Il m'a permis
00:18:49avec un laissé-passer
00:18:50d'être sur la pelouse
00:18:51avec lui
00:18:51pour son dernier match.
00:18:53Donc, Pelé a été
00:18:54choisi
00:18:55par tous les grands
00:18:56spécialistes de football
00:18:57comme le plus grand joueur
00:18:58de tous les temps.
00:18:59Mais c'est vrai
00:19:00que l'adresse technique
00:19:02de Maradona,
00:19:03avant qu'il ne plonge
00:19:04et qu'il grossisse
00:19:05et qu'il craque,
00:19:07l'adresse technique
00:19:08était absolument magique.
00:19:11Comment vous travaillez
00:19:13avec votre fils
00:19:13et comment vous avez travaillé
00:19:15pour ce livre ?
00:19:15Parce que des photos,
00:19:17il y en a des centaines.
00:19:18D'ailleurs,
00:19:18il y a un auditeur
00:19:19Stéphane qui demande
00:19:20comment on gère
00:19:21les droits de ces photos
00:19:22pour un livre comme ça.
00:19:23Ça coûte cher
00:19:24en droit les photos
00:19:25et comment vous les avez
00:19:26sélectionnées ?
00:19:28Parce que dans un livre
00:19:29comme celui-là,
00:19:30c'est aussi subjectif.
00:19:31C'est un choix subjectif
00:19:32à assumer.
00:19:34Bien sûr.
00:19:35Donc,
00:19:36dans un premier temps,
00:19:37Julien,
00:19:38de son côté,
00:19:39lui,
00:19:39il est plutôt vidéo,
00:19:42archives,
00:19:44ordinateurs.
00:19:44Moi,
00:19:45je suis plutôt dans mes livres.
00:19:46Moi,
00:19:46j'ai une bibliothèque ici
00:19:47où je dois avoir
00:19:4750 bouquins sur le football.
00:19:49Donc,
00:19:49dans un premier temps,
00:19:50j'ai feuilleté tout.
00:19:51Je me suis tout remis en question
00:19:52de toutes les époques
00:19:53depuis le début du football
00:19:55jusqu'à aujourd'hui
00:19:56en commençant
00:19:57à choisir des séquences.
00:19:58Après,
00:19:58on a choisi 11 chapitres
00:20:00entre les beaux-gosses,
00:20:02les belles-actions,
00:20:03les plus graves blessures,
00:20:05les moments les plus originaux,
00:20:06les choses comme ça.
00:20:07Et puis,
00:20:08on a un copain à nous,
00:20:12Thierry,
00:20:12qui est spécialiste des photos
00:20:14et c'est lui
00:20:15qui est en rapport
00:20:15avec les grandes agences de presse.
00:20:17Ça fait partie du budget.
00:20:19Donc,
00:20:19certaines photos
00:20:20valent 50 euros en droit,
00:20:22d'autres valent 3 000 euros.
00:20:24Et donc,
00:20:25on nous demande
00:20:26de temps en temps
00:20:27de choisir
00:20:27et de rentrer dans le budget.
00:20:29On est aussi
00:20:30très intransigeants
00:20:31en disant
00:20:32je veux absolument celle-là.
00:20:33de temps en temps.
00:20:36Ce n'est pas une autre.
00:20:37Est-ce que vous avez
00:20:37un cérémonial
00:20:38pour regarder le foot ?
00:20:39Est-ce que ce soir,
00:20:41il y a
00:20:41votre chaise préférée ?
00:20:43Vous faites un plateau
00:20:45avec des copains ?
00:20:46Vous préférez être seul ?
00:20:48C'est quoi le cérémonial
00:20:49pour regarder
00:20:49un bon match de foot ?
00:20:51Alors déjà,
00:20:52c'est d'avoir notre livre
00:20:53sur la table basse devant.
00:20:56Gueule du foot,
00:20:57c'est formidable
00:20:58parce qu'on va se souvenir.
00:21:00Il y aura un tir ou deux.
00:21:02Ils jouent ce soir
00:21:03au Mexique,
00:21:04Afrique du Sud.
00:21:05Par exemple,
00:21:06le record pour l'instant
00:21:08avec l'équipe du Brésil,
00:21:09c'est 137 km heure
00:21:11la vitesse du ballon.
00:21:13Je ne sais pas
00:21:13si ce soir,
00:21:14il y aura un joueur
00:21:14qui va tirer aussi vite.
00:21:15Dans le ballon,
00:21:17il y a des capteurs.
00:21:19Maintenant,
00:21:19on va tout savoir.
00:21:21Oui, Gilles,
00:21:21vous connaissez tout.
00:21:22Bravo !
00:21:23Cette année,
00:21:24Valérie,
00:21:25cette année,
00:21:25on a un capteur
00:21:27dans le ballon.
00:21:28Donc,
00:21:28on va avoir
00:21:29des données supplémentaires
00:21:31sur la trajectoire
00:21:32des ballons
00:21:32et sur leur vitesse.
00:21:34C'est assez extraordinaire
00:21:34dans un ballon Adidas
00:21:35qui a été choisi cette année.
00:21:38Et donc,
00:21:38vous allez le regarder
00:21:39dans votre cérémonial.
00:21:40Vous le regardez où ?
00:21:42Cérémonial,
00:21:43il n'y en a pas
00:21:43parce que la première des choses,
00:21:45moi,
00:21:45je continue
00:21:46à chaque fois
00:21:46que c'est possible
00:21:47d'aller au stade.
00:21:48Là,
00:21:49ce n'est pas possible.
00:21:50Moult fois,
00:21:51non,
00:21:51là,
00:21:51ce n'est pas possible
00:21:53parce qu'en plus,
00:21:54après,
00:21:54il va y avoir
00:21:54le Tour de France.
00:21:55Oui,
00:21:55tous ceux qui sont
00:21:56sevrés de sport,
00:21:57là,
00:21:57on vient de quitter
00:21:58Roland-Garros,
00:21:59on enchaîne
00:21:59sur le football
00:22:00et ensuite,
00:22:01il y a le Tour de France
00:22:01et le Tour de France
00:22:02féminin
00:22:03qu'on ne va pas oublier
00:22:04et qui arrive à...
00:22:05Vive les femmes !
00:22:06Bon,
00:22:07alors,
00:22:08cérémonial,
00:22:09ce soir,
00:22:10par exemple,
00:22:10je suis avec mon fils,
00:22:11avec mon plus jeune,
00:22:12avec Antoine,
00:22:13oui,
00:22:13on va se mettre
00:22:14dans le canapé.
00:22:15Moi,
00:22:16je suis au jus de fruits,
00:22:17lui aussi d'ailleurs.
00:22:20Composition des équipes,
00:22:21toujours sous les yeux,
00:22:22un petit carnet,
00:22:23je note beaucoup de choses
00:22:26et si possible aussi,
00:22:28après,
00:22:28de temps en temps,
00:22:29on est rejoint
00:22:29par des copains
00:22:30et puis,
00:22:31on se téléphone
00:22:31à la mi-temps.
00:22:32Qu'est-ce que tu en as pensé ?
00:22:35Moi,
00:22:36j'ai deux ou trois repères,
00:22:37par exemple,
00:22:37j'ai mon copain aussi,
00:22:38Rudy Garcia,
00:22:39qui est l'entraîneur
00:22:40dans l'équipe de Belgique
00:22:41que j'ai de temps en temps
00:22:42au téléphone,
00:22:43en étant dit
00:22:44tactiquement
00:22:44et techniquement,
00:22:45qu'est-ce que tu en penses ?
00:22:47Voilà.
00:22:47Un petit peu de saucisson,
00:22:49quand même,
00:22:49non ?
00:22:50Non,
00:22:51non,
00:22:52non,
00:22:52point.
00:22:52Ah ben non,
00:22:52vous êtes sportif.
00:22:53Parce que le lendemain,
00:22:54sinon,
00:22:55il faut faire 50 kilomètres
00:22:56de plus en vélo.
00:22:58Merci,
00:22:59merci Gérard,
00:23:00merci d'avoir été avec nous,
00:23:02Gérard Holles
00:23:02et Julien Holles,
00:23:03Julien Holles,
00:23:04gueule du foot,
00:23:05c'est bientôt la fête des pères,
00:23:07c'est un magnifique cadeau,
00:23:08joie,
00:23:08fureur,
00:23:09douleur, gloire,
00:23:10les visages
00:23:10qui ont façonné
00:23:11la légende du football,
00:23:13c'est paru aux éditions Ground.
00:23:15Merci infiniment Gérard
00:23:16d'avoir été avec nous,
00:23:17c'est toujours un plaisir.
00:23:19Encore un petit sujet
00:23:20de discussion pour vous,
00:23:21Valérie,
00:23:22un petit sujet de discussion.
00:23:23Allez-y.
00:23:23Il y a 50 arbitres
00:23:24pour la Coupe du Monde,
00:23:26et ben il n'y a que 6 femmes.
00:23:28Vous trouvez ça normal ?
00:23:29Moi,
00:23:29je ne trouve pas ça normal.
00:23:30Non,
00:23:31ce n'est pas normal,
00:23:31vous avez raison,
00:23:32vous avez raison,
00:23:34il devrait y en avoir plus,
00:23:35mais on va mettre ça
00:23:37sur la table,
00:23:38débat.
00:23:38Merci à vous Gérard,
00:23:39bonne journée,
00:23:40bonne Coupe du Monde.
00:23:42On se retrouve nous dans un instant
00:23:43pour commenter l'actualité.
00:23:44A tout de suite.
00:23:4510h midi,
00:23:47mettez-vous d'accord,
00:23:48Sud Radio.
00:23:53Sud Radio,
00:23:54le 10h midi,
00:23:55mettez-vous d'accord,
00:23:57Valérie Expert.
00:23:58Et on continue ce 10h midi,
00:24:00on commente l'actualité avec vous,
00:24:02avec aujourd'hui Benjamin Cochy.
00:24:04Bonjour,
00:24:05chef d'entreprise,
00:24:06vous avez pu venir,
00:24:06pas de grève SNCF ?
00:24:08Tout va bien,
00:24:08je suis arrivé hier,
00:24:09ça s'est très bien passé.
00:24:10Eh ben très bien.
00:24:11Noemi Allioua,
00:24:12journaliste,
00:24:12essayiste,
00:24:13auteure de La Terreur
00:24:15jusque sous nos draps
00:24:15qui est paru chez Plongy,
00:24:16le Platret,
00:24:17maire de Chalon-sur-Saône.
00:24:19Bonjour.
00:24:19Et Brice Socol,
00:24:20politologue,
00:24:21essayiste.
00:24:22Bonjour.
00:24:22Je rappelle votre dernier livre
00:24:23co-écrit avec Frédéric Dhabi,
00:24:25L'écharpe et les tempêtes.
00:24:27On va parler,
00:24:28bah oui,
00:24:28de la Coupe du Monde
00:24:29qui démarre,
00:24:30les paris en ligne,
00:24:31les risques,
00:24:32les risques qui sont liés
00:24:34à ces paris en ligne,
00:24:35addiction,
00:24:36perte de sommes énormes.
00:24:37Dites-nous si vous,
00:24:39vous avez l'intention
00:24:40de jouer,
00:24:41de parier.
00:24:42On va parler également
00:24:43de l'affaire Patrick Bruel.
00:24:46On va parler de Liana.
00:24:47Je vous fais réagir
00:24:47à ce que disait David Lissnard
00:24:49ce matin
00:24:49qui dit
00:24:50quand il y a médiatisation,
00:24:51il y a moyen pour la justice.
00:24:53Ça fait débat.
00:24:54Et puis le maire de Castres,
00:24:56maire et reine
00:24:56qui fait annuler
00:24:58une pièce de théâtre
00:24:59sur les réfugiés.
00:25:02La culture maintenant
00:25:03devient un enjeu,
00:25:05enfin ça l'a été,
00:25:06mais devient un enjeu
00:25:07de part et d'autre.
00:25:08Des maires et les filles
00:25:10également font annuler
00:25:12régulièrement des spectacles.
00:25:14Est-ce que ça devient
00:25:16assez insupportable ?
00:25:17On se retrouve,
00:25:18on continue avec Gilles ?
00:25:19Oui, on continue avec Gilles.
00:25:20Absolument, sur Valérie.
00:25:22Alors, est-ce que les gens
00:25:23autour de la table
00:25:24ont leur bac ?
00:25:25Est-ce que vous avez leur bac ?
00:25:26Oui, mais pas sur moi,
00:25:27mais je l'ai.
00:25:28Alors, ça avait une certaine valeur
00:25:30à votre époque,
00:25:31quand vous aviez la blouseée.
00:25:32À notre époque,
00:25:33le bac était en noir et blanc.
00:25:35Depuis l'antiquité, quoi !
00:25:36Je n'aime pas cette réflexion
00:25:38qu'il a un bac en noir et blanc.
00:25:40Exactement.
00:25:41Et on se rappelle tous,
00:25:43évidemment, du film
00:25:44Les sous-doués passent leur bac.
00:25:45Alors, aujourd'hui,
00:25:46c'est de plus en plus
00:25:48les sous-doués passent leur bac.
00:25:49Non pas pour le niveau,
00:25:51mais surtout pour
00:25:52les objets technologiques.
00:25:54Parce qu'on a les portables,
00:25:55on a un tas de choses
00:25:55pour tricher.
00:25:56Et la triche était présente au bac,
00:25:58mais les professeurs,
00:25:59maintenant,
00:26:00sont équipés
00:26:01de machines anti-triche
00:26:03pour savoir
00:26:04s'il y a des portables,
00:26:05s'il y a de l'électronique.
00:26:06Écoutez,
00:26:07cette prof,
00:26:07c'était sur M6,
00:26:08qui est très équipée
00:26:09pour voir si on triche.
00:26:11C'est un petit boîtier
00:26:12qui tient dans une main
00:26:13avec une antenne
00:26:14et des écouteurs.
00:26:15Dès qu'un objet connecté
00:26:16est repéré à proximité,
00:26:17il se met à sonner.
00:26:19Sylvie Pénicaud
00:26:19est proviseur dans le Var.
00:26:21Elle se sert de cet outil
00:26:22anti-fraude
00:26:22depuis deux ans
00:26:24pour surveiller le bac
00:26:25afin de savoir
00:26:26si un smartphone
00:26:27ou une montre connectée
00:26:28est utilisée
00:26:29à un mètre de distance d'elle.
00:26:31Nous en avons deux,
00:26:32pour moi,
00:26:33et l'adjointe.
00:26:34Donc,
00:26:35on passe dans tous les rangs avec.
00:26:36C'est hélas
00:26:37pas complètement satisfaisant.
00:26:39On a déjà eu
00:26:39le détecteur qui bipait.
00:26:41On a tourné
00:26:42autour des élèves.
00:26:43On a essayé
00:26:44de chercher
00:26:45dans une zone
00:26:46et on n'a pas trouvé d'objet.
00:26:47Pour elle,
00:26:48il s'agit surtout
00:26:48d'un outil de dissuasion.
00:26:50Je ne suis pas sûre
00:26:50qu'on arrive à tout détecter.
00:26:52Honnêtement,
00:26:52nos appareils ont déjà
00:26:54deux ans,
00:26:55par exemple,
00:26:55donc ça s'est déjà amélioré.
00:26:57Enfin,
00:26:57ça va très vite.
00:26:58On ne peut pas racheter
00:26:59tous les ans
00:26:59les appareils.
00:27:01Ces appareils
00:27:01coûtent près de 500 euros
00:27:02et certains ne sont déjà
00:27:03plus opérationnels
00:27:05pour détecter
00:27:05un objet
00:27:06qui utilise
00:27:07le réseau 5G.
00:27:08Reste que la triche
00:27:09est lourdement sanctionnée.
00:27:11Interdiction
00:27:11de passer
00:27:12tout examen
00:27:13pendant cinq ans.
00:27:14Et oui,
00:27:14la technologie maintenant
00:27:16dans les écoles.
00:27:17Il y a même un élève
00:27:18qui s'est fait
00:27:19tatouer
00:27:20des programmes
00:27:21pour le bac
00:27:21sur son bras.
00:27:23Ça peut aller
00:27:24jusque-là.
00:27:25Là, c'est de la triche.
00:27:26On revient à l'époque
00:27:27du timbre.
00:27:28Oui.
00:27:30Benjamin ?
00:27:31Peut-être avoir
00:27:31une méthode très simple,
00:27:32c'est d'interdire
00:27:33les téléphones portables
00:27:34et les montres connectées
00:27:35avant tout examen,
00:27:36tout simplement.
00:27:36et ça coûterait
00:27:37beaucoup d'achat.
00:27:38Ils ne vous les donnent pas,
00:27:39ils les cachent.
00:27:42Et les montres aussi,
00:27:43c'est comme ça.
00:27:44Ils trichent.
00:27:45Je crois que
00:27:46quand on veut tricher,
00:27:47on trouve toujours
00:27:48un moyen de tricher.
00:27:49Là, j'ai déjà
00:27:50beaucoup toujours
00:27:51d'imagination.
00:27:52Je pense à ceux
00:27:52par exemple
00:27:53qui peuvent,
00:27:54et d'ailleurs,
00:27:54on le sait,
00:27:54certains le font,
00:27:56ils ont leurs cartes
00:27:57pendant le cours de géographie,
00:27:59pendant l'examen de géographie,
00:28:00ils ont des cartes
00:28:00dans la poche
00:28:01et quand ils vont aux toilettes,
00:28:02ils sortent leurs cartes.
00:28:03Je me dis que même maintenant,
00:28:04on peut avoir
00:28:04quelques cartes
00:28:06quelque chose
00:28:07dans l'oreille
00:28:07qui nous donne
00:28:07des informations.
00:28:08Je pense que
00:28:08quand on veut tricher,
00:28:09on triche.
00:28:10Oui, il y a un élève
00:28:11qui s'est fait faire
00:28:12un certificat
00:28:12parce que j'ai travaillé
00:28:13le sujet
00:28:14pour se faire passer
00:28:15pour quelqu'un de sourd.
00:28:18Regardez-moi,
00:28:19je fais discrètement
00:28:21Hey Meta,
00:28:23parle-moi de Louise Dépinay.
00:28:26Et donc,
00:28:27dans mes lunettes connectées,
00:28:30j'ai directement
00:28:31la connexion Internet.
00:28:33Vous connaissez sur YouTube
00:28:34voir les lunettes de Valérie.
00:28:35Vous pouvez me regarder
00:28:36sur Facebook et YouTube.
00:28:37J'ai effectivement
00:28:38ces petites lunettes
00:28:39qui font des photos,
00:28:41qui filment
00:28:41et avec qui je peux communiquer.
00:28:44Avec qui je peux communiquer.
00:28:45On trouve toujours
00:28:46des moyens
00:28:46de contourner le système.
00:28:48Maintenant,
00:28:48rappelons-le,
00:28:49un élève qui a son bac,
00:28:51même s'il l'a en trichant,
00:28:53ça ne veut pas dire
00:28:53qu'il aura ensuite
00:28:54les moyens
00:28:54de contourner son...
00:28:56Oui, alors est-ce que le bac...
00:28:57Oui, alors le bac
00:28:59a sans doute changé de valeur
00:29:00parce que
00:29:01plus le nombre d'élèves
00:29:03à l'obtenir
00:29:04est important
00:29:05et c'était quand même
00:29:05un objectif qui était fixé,
00:29:07moins la valeur relative
00:29:08est grande.
00:29:09Moi, je voudrais quand même
00:29:09juste dire une chose,
00:29:10je veux défendre
00:29:11des élèves honnêtes.
00:29:12Oui, vous avez raison.
00:29:13C'est un bonheur
00:29:14parce que l'hôtel de ville
00:29:15de Chalon
00:29:16est couplé à la bibliothèque.
00:29:17Dans la grande salle de lecture,
00:29:19en juin,
00:29:20et c'est le cas en ce moment,
00:29:21on a des élèves,
00:29:22alors je dois dire
00:29:23que c'est quand même
00:29:23essentiellement les filles,
00:29:24mais il y a quand même
00:29:24quelques garçons, heureusement,
00:29:25mais qui viennent bosser,
00:29:27bachoter, réviser.
00:29:28Et on ouvre même
00:29:28la salle du conseil municipal
00:29:30et ils prennent place
00:29:31à la table des élus
00:29:33pour pouvoir bosser.
00:29:34Donc, il y a quand même
00:29:34énormément d'élèves
00:29:35qui travaillent sérieusement.
00:29:37Après, la triche,
00:29:37c'est un sport
00:29:38qui a toujours existé.
00:29:39C'est vrai que la technologie
00:29:40doit peut-être la faciliter.
00:29:41Je ne vais pas dire
00:29:42qu'il faut donner une prime
00:29:43à l'inventivité
00:29:44parce qu'ils sont quand même
00:29:44au moins malins
00:29:46sur ce plan-là.
00:29:46Après, la vie se chargera
00:29:48de leur rappeler
00:29:48qu'on ne peut pas toujours tricher.
00:29:49Mais en tout cas,
00:29:50il y a aussi les élèves
00:29:51très nombreux
00:29:51qui bossent en ce moment
00:29:52et on repense à eux
00:29:53en parlant de cette affaire
00:29:54ce matin.
00:29:55Oui, mais aujourd'hui,
00:29:56par exemple,
00:29:56les portables traduisent.
00:29:58On peut désormais
00:30:00avoir un interlocuteur
00:30:01qui vous parle une langue.
00:30:02Vous avez la même chose
00:30:03avec les maths.
00:30:03Et donc, il y a beaucoup de jeunes
00:30:05qui se disent
00:30:05pourquoi j'étudie tout cela
00:30:07alors que la technologie
00:30:08m'ouvre un autre monde
00:30:10sur lequel parler une langue
00:30:11n'est pas forcément obligatoire
00:30:13parce que j'ai une traduction
00:30:14simultanée sur un texte.
00:30:16Mais la machine
00:30:16peut tout faire à notre place.
00:30:17Elle peut tout faire à notre place.
00:30:18C'est pas mal.
00:30:20Non, non, mais je vous réponds.
00:30:22Je vous dis
00:30:22c'est pensé par soi-même
00:30:23et puis la traduction simultanée.
00:30:25Vous ne savez pas
00:30:25si c'est la bonne traduction.
00:30:27Moi, il m'arrive
00:30:27de demander des traductions
00:30:28et je me rends compte
00:30:29parce que je parle la langue
00:30:30que c'est faux,
00:30:33que le mot employé
00:30:34n'est pas le bon.
00:30:35Oui, puis la technologie
00:30:35ne fait pas tout.
00:30:36J'ai mes enfants
00:30:39qui sont en terminale
00:30:40et en fait,
00:30:41ils ont passé des épreuves.
00:30:43Le prof a fait une expérience.
00:30:44Il a dit
00:30:45écoutez,
00:30:45c'est un bac blanc.
00:30:47Vous avez tous droit
00:30:48à un chat de GPT
00:30:48ou à ce que vous voulez.
00:30:50Et finalement,
00:30:52le résultat,
00:30:53c'est qu'il y a ceux
00:30:53qui savent l'utiliser,
00:30:54il y a ceux
00:30:54qui ne savent pas l'utiliser
00:30:56et en fait,
00:30:56il y a ceux
00:30:56qui savent penser,
00:30:57il y a ceux
00:30:57qui savent construire un plan
00:30:58et chat de GPT
00:30:59ne fait pas tout.
00:31:00Donc, je trouve ça intéressant
00:31:02et puis finalement,
00:31:02pourquoi on ne fait pas
00:31:03comme dans le sport ?
00:31:03Dans le sport,
00:31:04vous savez,
00:31:04vous avez des épreuves
00:31:05spécialisées pour le dopage.
00:31:06Maintenant, j'ai vu ça.
00:31:07On ne devrait pas
00:31:08faire passer un bac
00:31:09pour tous ceux
00:31:10qui trichent.
00:31:10Ça ne demande pas forcément
00:31:11les performances d'ailleurs.
00:31:12Absolument.
00:31:13C'est une petite blague
00:31:14mais tout ça pour dire
00:31:15que la technologie
00:31:17ne fait pas tout
00:31:18et que savoir penser,
00:31:20savoir structurer une pensée,
00:31:22ça s'apprend.
00:31:23La technologie est là
00:31:24pour vous aider
00:31:25mais elle ne fait pas tout.
00:31:27Si je peux juste
00:31:28faire une petite polémique,
00:31:30on n'est déjà pas capable
00:31:31de brouiller les ondes
00:31:32dans les centres pénitentiaires
00:31:33alors dans les établissements scolaires,
00:31:35on a encore du chemin.
00:31:37On a encore du chemin.
00:31:38On se retrouve dans un instant
00:31:39avec vous, Gilles,
00:31:40pour la suite du zapping.
00:31:45Et on est ensemble avec vous.
00:31:47Nous continuons le zapping,
00:31:49donc les autres sujets
00:31:51de l'actualité.
00:31:52C'est un grand...
00:31:53C'est même deux pas de côté,
00:31:54voire cinq.
00:31:55De plus en plus de femmes
00:31:56refusent la pilule.
00:31:57Alors pas forcément
00:31:58pour des raisons médicales
00:31:59mais aujourd'hui,
00:32:01les raisons sont idéologiques.
00:32:02C'est à l'homme
00:32:04de prendre sa part.
00:32:06Résultat, la vasectomie
00:32:07est en hausse en France.
00:32:09Reportage du site internet
00:32:10le crayon
00:32:11qui a rencontré Marc Galliano.
00:32:13C'est un neurologue,
00:32:14andrologue et cancérologue
00:32:16qui pratique des vasectomies
00:32:18chez les hommes
00:32:19et qui parlait de ce phénomène.
00:32:20On fait 10 000 vasectomies
00:32:21par an en France.
00:32:22Ce qui est intéressant,
00:32:23c'est que dans les dîners,
00:32:24un garçon,
00:32:24il va parler plus facilement
00:32:26de sa vasectomie
00:32:26que ses problèmes de prostate
00:32:27ou ses problèmes d'endropause.
00:32:28Moi, j'ai vasectomisé
00:32:29quasiment toute une casarme
00:32:31de pompiers.
00:32:31C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:32:32la vasectomie,
00:32:32on en discute facilement.
00:32:34Les hommes parlent facilement
00:32:35de la vasectomie.
00:32:36Ils sont contents de dire
00:32:37« Eh bien moi,
00:32:40et j'ai fait une vasectomie. »
00:32:42Moi, je trouve ça génial.
00:32:42La vasectomie,
00:32:43c'est le moyen de contraception
00:32:44le plus simple,
00:32:45le moins cher
00:32:46et le plus efficace qui existe.
00:32:48Et les hommes ont quasiment
00:32:49le même volume d'éjaculation.
00:32:51Il y a juste la qualité
00:32:52d'éjaculat qui est un peu différente.
00:32:54Ils ont le même plaisir
00:32:54et il n'y a plus de risque
00:32:56de faire un enfant.
00:32:57On rappelle que Brigitte Lahaye
00:32:59est aussi à 14h...
00:33:00Je crois que...
00:33:01De 14h...
00:33:02Ah quoi ?
00:33:02Non, non, j'ai eu peur.
00:33:03De peur de quoi ?
00:33:05De 14h à 16h ?
00:33:06Non, mais elle aborde
00:33:06beaucoup ces thèmes-là
00:33:08sur ceux de radio.
00:33:10Mais en effet,
00:33:11c'est un vrai phénomène.
00:33:12Est-ce que l'homme doit prendre...
00:33:13Je regarde les chiffres.
00:33:142010,
00:33:15il y avait 1940 vasectomies.
00:33:172022,
00:33:1830 268.
00:33:19Le nombre a été multiplié
00:33:21par 15 en 12 ans
00:33:23avec une augmentation
00:33:23régulière chaque année.
00:33:25Et en gros,
00:33:26on est passé de 10
00:33:27à 150 vasectomies
00:33:29pour 100 000 hommes.
00:33:30C'est...
00:33:30L'homme doit-il prendre sa part
00:33:33dans le couple
00:33:33sur ce sujet-là ?
00:33:35Sur plein d'autres sujets.
00:33:36L'homme doit prendre sa part
00:33:37dans le couple.
00:33:39Maintenant,
00:33:39ce qui me chagrine un peu,
00:33:41c'est le caractère
00:33:42irréversible
00:33:42de la vasectomie.
00:33:44Donc,
00:33:44la pilule,
00:33:45effectivement,
00:33:45peut avoir
00:33:46certaines nocivités chimiques
00:33:48ou autres.
00:33:48Des études ont mené.
00:33:50Bon,
00:33:50après,
00:33:50je ne suis pas une femme
00:33:51et pas spécialiste du sujet.
00:33:52Pour le coup,
00:33:53la vasectomie,
00:33:54il faut vraiment
00:33:54que ce soit un choix de couple
00:33:55en se disant
00:33:56nous n'aurons plus jamais d'enfants.
00:33:58Alors que la pilule,
00:33:58c'est je ne souhaite pas
00:33:59avoir d'enfants
00:34:00en ce moment.
00:34:01c'est quand même
00:34:01un virage
00:34:03extrêmement puissant.
00:34:04Est-ce qu'on doit
00:34:05rendre infertiles
00:34:06les hommes
00:34:07pour l'équilibre
00:34:08du couple ?
00:34:09C'est un choix de couple
00:34:10et c'est un choix personnel.
00:34:11Pour le coup,
00:34:12je ne suis pas grand fan.
00:34:13Il y a quand même
00:34:14quelque chose,
00:34:15si je peux me permettre
00:34:15d'avoir un point de vue
00:34:16peut-être critique.
00:34:18Un popular opinion,
00:34:19c'est ça ?
00:34:20Comme d'habitude,
00:34:20j'ai envie de vous dire.
00:34:22C'est très nihiliste.
00:34:24C'est très nihiliste.
00:34:25Parce que quand même,
00:34:26l'idée,
00:34:26je ne dis même pas
00:34:27le fait de faire des enfants,
00:34:28mais l'idée de se laisser
00:34:29la possibilité dans sa vie
00:34:30à un moment donné
00:34:32de choisir,
00:34:33d'avoir une descendance
00:34:34à qui transmettre
00:34:36sa propre vie,
00:34:38c'est aussi l'idée
00:34:39de penser à la suite,
00:34:40au futur.
00:34:41Et couper ça,
00:34:43vous avez dit des pompiers,
00:34:44je ne sais pas
00:34:44quel âge ils ont,
00:34:45mais s'ils ont par exemple
00:34:4720-25 ans,
00:34:48vous imaginez.
00:34:48C'est-à-dire qu'ils sont
00:34:50à l'aube de leur vie
00:34:51et ils ont décidé
00:34:51que quoi qu'il arrive,
00:34:53ils allaient être...
00:34:54Ils allaient s'éteindre
00:34:55avec eux-mêmes complètement.
00:34:57C'est une forme de nihilisme.
00:34:58On parle souvent
00:34:58de l'Occident,
00:34:59des cadans
00:35:00qui acceptent
00:35:01sa propre fin,
00:35:02mais ça dit quelque chose
00:35:04de cet endroit.
00:35:05Dans les pays anglo-saxons,
00:35:06c'était déjà assez répandu.
00:35:08C'était déjà assez répandu
00:35:10et le phénomène
00:35:11est récent en France
00:35:12et prend de l'ampleur.
00:35:14Mais je sais qu'au Canada,
00:35:15aux Etats-Unis,
00:35:15ça existe déjà depuis longtemps.
00:35:17Gilles Plattret,
00:35:17ça ne vous inspire pas ?
00:35:18Je trouve que le caractère
00:35:19irréversible
00:35:19m'interroge quand même
00:35:21parce que ça veut dire
00:35:22que d'abord,
00:35:22il y a d'autres moyens
00:35:23de contraception
00:35:24qui impliquent l'homme
00:35:26sans que la femme
00:35:27soit justement
00:35:29assujettie
00:35:30à un traitement chimique
00:35:32via la pilule.
00:35:34Donc déjà,
00:35:34ça existe
00:35:35et moi,
00:35:35je suis entièrement d'accord.
00:35:36C'est-à-dire qu'il va y avoir
00:35:37beaucoup de souffrance
00:35:38quand quelques années plus tard,
00:35:39ces hommes vont se dire
00:35:41j'aimerais être père.
00:35:43Voilà.
00:35:43Je pense que...
00:35:44Et c'est tout le problème
00:35:46de ces décisions irréversibles
00:35:48qui touchent à la sexualité.
00:35:49Ce n'est pas la seule.
00:35:50Je ne fais pas d'assimilation hâtive,
00:35:52mais je dis simplement
00:35:52que le geste
00:35:54qui ne peut avoir
00:35:55de retour
00:35:55se paye parfois très cher
00:35:57par des souffrances
00:35:58psychologiques terribles.
00:35:59Lorsque la vie avançant,
00:36:01on a aussi un besoin
00:36:02naturel
00:36:03de transmettre
00:36:04à la génération,
00:36:05à une génération
00:36:06qui vient
00:36:06et qui sortirait de nous.
00:36:08Donc,
00:36:08j'avoue que je suis très,
00:36:09très sceptique
00:36:10par rapport à ce développement.
00:36:10C'est 40-44 ans
00:36:11la moyenne des hommes
00:36:12qui demandent la vasectomie.
00:36:13Non, non,
00:36:14ce n'est pas illégitime
00:36:15que certaines femmes...
00:36:16Moi, j'ai eu...
00:36:18Ah bon ?
00:36:19Non, mais je n'ai pas eu...
00:36:20Non, mais j'ai eu...
00:36:21Dans mon entourage,
00:36:23la question s'est posée.
00:36:25Et ce n'est pas illégitime
00:36:26quand une femme dit
00:36:26voilà, la contraception
00:36:27a des conséquences
00:36:28sur mon organisme,
00:36:29sur mon corps, etc.
00:36:30Ça, c'est un sujet.
00:36:31Néanmoins,
00:36:32et là, je vous rejoins,
00:36:33on a,
00:36:34dans cette vie un peu moderne
00:36:36que nous avons,
00:36:37urbaine, moderne,
00:36:38ou moins urbaine,
00:36:41on peut divorcer,
00:36:42on peut changer de vie,
00:36:43on peut ne pas avoir
00:36:44d'enfant à 30 ans
00:36:45et en vouloir à 40
00:36:46ou à 50 ans.
00:36:47Et c'est vrai
00:36:48que prendre une décision
00:36:48irréversible à 30 ans
00:36:50peut poser problème
00:36:51parce qu'on peut,
00:36:52dans une vie,
00:36:53avoir plusieurs vies.
00:36:54Voilà, aujourd'hui.
00:36:55Et je rejoins
00:36:56ce caractère un peu nihiliste,
00:36:58c'est-à-dire qu'on s'interdirait
00:37:00d'avoir une seconde vie
00:37:01et d'avoir peut-être
00:37:02avec une autre femme
00:37:03ou un autre homme
00:37:05des enfants.
00:37:06Donc ça,
00:37:06ça peut poser question.
00:37:08Alors, apparemment,
00:37:09un auditeur me dit
00:37:10qu'elle est réversible
00:37:11et effectivement,
00:37:12je vérifie,
00:37:12la vasectomie peut être réversible
00:37:14car il existe
00:37:14une intervention chirurgicale
00:37:15qui permet de recréer
00:37:17la perméabilité
00:37:18des canaux déférents.
00:37:19Ça s'appelle
00:37:20la vasovasostomie.
00:37:24Vous allez récupérer
00:37:25le créneau de 14 heures.
00:37:29Mais 2 à 6% des hommes
00:37:31seulement souhaitent
00:37:32de nouveau avoir des enfants.
00:37:34Ah non,
00:37:34oui, c'est ça.
00:37:35Donc en général,
00:37:36quand ça a été décidé,
00:37:38il y a assez peu
00:37:39de retours en arrière.
00:37:40Moi, ce qui m'effraie plus,
00:37:41c'est ce rôle.
00:37:42Cette idéologie
00:37:42contre la pilule.
00:37:43Oui, contre la pilule.
00:37:44J'en discutais
00:37:45avec une école
00:37:45qui était absolument terrifiée
00:37:47de voir des jeunes femmes
00:37:49arriver
00:37:49en voulant revenir
00:37:51à la méthode
00:37:52au gineau
00:37:52ou à des trucs
00:37:54complètement déments
00:37:55parce qu'on leur a mis
00:37:56dans la tête
00:37:56tout comme le traitement hormonal
00:37:58où il y a eu
00:37:58une communication
00:37:59absolument délétère.
00:38:00Tout ce qui a été progrès
00:38:01pour la femme
00:38:02aujourd'hui
00:38:02est en train
00:38:03d'être totalement balayé.
00:38:05Je ne sais pas si vous avez...
00:38:06Juste, vous avez raison Valérie.
00:38:07Dans le reportage,
00:38:08parce que je ne passe
00:38:09que 30 à 50 secondes
00:38:10d'un reportage,
00:38:11quand on regarde
00:38:12le reportage
00:38:13en longueur,
00:38:14c'est vraiment
00:38:15pour des raisons
00:38:16idéologiques
00:38:17et appuyées
00:38:19par les écologistes
00:38:20et surtout,
00:38:21il faut d'aller
00:38:21contre la science.
00:38:22Si ça peut permettre
00:38:23aux écologistes
00:38:24de ne pas se reproduire,
00:38:24c'est très bien.
00:38:25Vous êtes un peu durs.
00:38:27Comme disait très bien monsieur,
00:38:29on peut avoir plusieurs vies
00:38:30dans une vie
00:38:30et surtout,
00:38:31en fait,
00:38:32on a toujours plusieurs vies
00:38:33dans une vie.
00:38:33Peut-être que dans une de ces vies,
00:38:34ils se sont trompés,
00:38:35ils ont été écolos
00:38:36mais de façon politique
00:38:37et ensuite,
00:38:38ils ont décidé de se tromper.
00:38:39Non,
00:38:40si on va au bout
00:38:40de l'idéologie
00:38:41qui est derrière ce phénomène
00:38:43et là,
00:38:43c'est intéressant,
00:38:44vous posiez à mon sens
00:38:45la question importante,
00:38:46c'est-à-dire,
00:38:47est-ce qu'on peut considérer
00:38:48que l'homme doit aussi
00:38:49prendre sa charge
00:38:50dans la question
00:38:52de la contraception ?
00:38:53Moi,
00:38:53j'ai envie de vous dire,
00:38:54c'est un refus aussi
00:38:55de la différence des sexes
00:38:56qui est quand même
00:38:57quelque chose
00:38:58qui est au fond
00:38:58de l'idéologie,
00:38:59disons,
00:39:00féministe radicale
00:39:01qui va à l'encontre
00:39:03d'une partie de l'humanité,
00:39:04en l'occurrence,
00:39:04les hommes.
00:39:05Nos corps sont faits
00:39:07différemment.
00:39:08Les femmes portent les enfants.
00:39:09C'est comme ça,
00:39:09ce sera toujours
00:39:10les femmes qui porteront
00:39:11les enfants.
00:39:11Les hommes ont plus
00:39:12de force physique
00:39:13et la question
00:39:14de la contraception,
00:39:15elle est intimement liée
00:39:16aussi au corps féminin
00:39:17qui lui est capable,
00:39:18qui a cette
00:39:20magie incroyable
00:39:21de pouvoir porter
00:39:21un enfant.
00:39:22Et donc,
00:39:22par définition,
00:39:23moi,
00:39:24je trouve que c'est
00:39:24juste la nature
00:39:25qui a voulu
00:39:26que ce soit la femme
00:39:27qui doit par ailleurs
00:39:30davantage se soucier
00:39:31à cette question-là
00:39:31parce qu'ensuite,
00:39:32pendant neuf mois,
00:39:32elle va devoir gérer
00:39:33cette situation.
00:39:34Et le fait de nier
00:39:36la différence des sexes,
00:39:36de dire qu'au fond,
00:39:37les hommes et les femmes,
00:39:38c'est la même chose,
00:39:38c'est nier cette réalité
00:39:39biologique qui veut
00:39:40qu'en fait,
00:39:41la question de la procréation,
00:39:42par définition,
00:39:44biologiquement,
00:39:44touche plus la femme
00:39:45que les hommes.
00:39:45On leur ravage l'esprit
00:39:47avec toutes ces idéologies
00:39:48qu'on appelle indifférentialistes.
00:39:49Vous êtes à contresens
00:39:50de ce qui se dit
00:39:52en ce moment.
00:39:53Lisez mon livre,
00:39:53d'ailleurs,
00:39:53La terreur jusque sous nos draps
00:39:55paru chez Plon
00:39:55il y a quelques années maintenant
00:39:56où je défends l'amour
00:39:58parce qu'à mon sens,
00:39:58l'amour est menacé
00:40:00par ce courant féministe radical,
00:40:02l'amour entre l'homme
00:40:03et la femme,
00:40:03parce que justement,
00:40:04on nie cette différence
00:40:06mais dans cette différence,
00:40:07il y a aussi
00:40:08une part de désir
00:40:09pour les gens
00:40:10qui se considèrent
00:40:11hétérosexuels.
00:40:14Il nous reste encore du temps.
00:40:15Bon,
00:40:16alors j'y fais.
00:40:16Benjamin voulait ajouter
00:40:17quelque chose ?
00:40:18Sur la contraception,
00:40:19non,
00:40:19pas particulièrement,
00:40:20si ce n'est qu'à l'aube
00:40:22de la Coupe du Monde,
00:40:22on peut peut-être rappeler
00:40:23aux jeunes
00:40:24qui nous écoutent
00:40:25ou aux parents
00:40:25qui nous écoutent
00:40:26que les préservatifs
00:40:27sont gratuits
00:40:28dans les pharmacies
00:40:29et que là,
00:40:30en l'occurrence,
00:40:30ça peut être
00:40:31une belle occasion
00:40:32pour ceux et celles
00:40:33qui ont envie
00:40:33de faire la fête
00:40:34de se rapprocher
00:40:35d'une pharmacie.
00:40:37C'est gratuit.
00:40:38Voilà,
00:40:38j'ai mon fils
00:40:39qui en a ramené
00:40:40la dernière fois,
00:40:40donc oui,
00:40:41ça je peux vous le dire.
00:40:43Ils sont à l'unité,
00:40:43ils les vendent à l'unité
00:40:44parce que sinon,
00:40:44il y a les boîtes classiques.
00:40:46Oui,
00:40:46c'est ça,
00:40:46il est revenu avec une boîte
00:40:47et il ne l'a pas acheté.
00:40:48Donc,
00:40:49il y a pas mal d'enfants,
00:40:50lycéens,
00:40:51collégiens.
00:40:51Il l'a peut-être volé ?
00:40:52Non.
00:40:54Gilles Allon,
00:40:55pas parisien moi.
00:40:59On en parlera après.
00:41:01Je vous emmène
00:41:02cette fois-ci
00:41:03du côté
00:41:05avec la Coupe du Monde.
00:41:07Les discussions
00:41:08vont aller bon train
00:41:10dans les estaminaires
00:41:11et nos bureaux.
00:41:12Qui va gagner ?
00:41:13Tu paries sur quoi ?
00:41:14Même ici,
00:41:15à Sud Radio,
00:41:15on a un tableau
00:41:17de Paris.
00:41:19Je suis en train
00:41:19de faire un lancement
00:41:20que je ne dois pas faire.
00:41:21Je vais changer mon lancement.
00:41:22Ce soir démarre
00:41:23donc la Coupe du Monde
00:41:23et évidemment,
00:41:24on rentre
00:41:25dans une période
00:41:26où durant presque
00:41:31cinq semaines,
00:41:32les Français
00:41:32vont vivre
00:41:33au rythme des buts
00:41:34sauf les jeunes
00:41:35de Clermont-Ferrand
00:41:36qui sont interdits
00:41:37de sortir.
00:41:39Décision du maire
00:41:41qui a mis
00:41:41un carton rouge
00:41:43aux ados.
00:41:44Durant toute la Coupe du Monde
00:41:45et dans tout
00:41:46le centre-ville,
00:41:47les mineurs
00:41:48de moins de 16 ans
00:41:49non accompagnés
00:41:50ne seront plus
00:41:50à la fête
00:41:51entre 23h
00:41:52et 7h du matin.
00:41:53Un couvre-feu
00:41:54décidé par la municipalité
00:41:56après plusieurs épisodes
00:41:57successifs
00:41:58de violences urbaines.
00:41:59Les installations
00:42:00d'écrans géants
00:42:01sur les terrasses
00:42:01seront-elles aussi limitées
00:42:03pour restreindre
00:42:04les regroupements ?
00:42:05Des mesures
00:42:06immédiatement commentées
00:42:07par les habitants.
00:42:08C'est absolument ridicule.
00:42:10Les effets d'annonce,
00:42:11enfin...
00:42:12Déjà, rien qu'avec
00:42:12des petits écrans,
00:42:13il y a eu des problèmes.
00:42:15Est-ce que c'est pas mieux ?
00:42:15Je sais pas.
00:42:16C'est aussi aux parents
00:42:17de prendre leurs responsabilités
00:42:18et puis de veiller
00:42:19à ce que leurs enfants
00:42:20ne soient pas dans la rue
00:42:21et ne fassent pas n'importe quoi.
00:42:23Il n'est pas concevable
00:42:24que les parents
00:42:25puissent penser
00:42:26que leurs enfants
00:42:27ne prennent aucun risque
00:42:28à se retrouver
00:42:29au milieu de
00:42:30tirs de mortier d'artifice,
00:42:32de bombes de gaz lacrymogènes,
00:42:34de jets de projectiles,
00:42:35de mobilier urbain
00:42:36qu'on enflamme.
00:42:37Alors, Toulouse devrait faire
00:42:38la même chose.
00:42:40C'est ce que j'ai vu.
00:42:41C'est ce que j'allais vous dire.
00:42:42Les mesures qui s'ajoutent
00:42:43à l'absence de fan zone,
00:42:44interdiction pour les bars
00:42:45de mettre des écrans
00:42:46à l'extérieur.
00:42:47Vous vous rendez compte, Valérie ?
00:42:49Depuis mettre des écrans,
00:42:51on punit toute une population.
00:42:52Vous vous rendez compte
00:42:53de ce qui s'est passé
00:42:53après la victoire du PSG ?
00:42:56On va pas punir tout le monde.
00:42:57On va en parler.
00:42:58Ça fait débat.
00:42:590,826,
00:43:00300, 300.
00:43:01Et qu'est-ce qu'un gamin
00:43:02de 16 ans fait tout seul
00:43:03dans la rue ?
00:43:03Ça va.
00:43:04Vous pouvez sortir.
00:43:05Non, ce n'est pas les vacances.
00:43:07Qu'est-ce qu'un enfant
00:43:08de moins de 16 ans
00:43:09fait dans la rue tout seul ?
00:43:10Il regarde les matchs
00:43:11qui sont diffusés la nuit
00:43:12puisqu'on est aux Etats-Unis.
00:43:12Il n'y a pas une télé chez lui ?
00:43:14Justement, raison de plus.
00:43:15C'est old school, Valérie.
00:43:17Raison de plus.
00:43:18Raison de plus.
00:43:19Non, mais c'est la nuit.
00:43:20Qu'est-ce qu'un enfant
00:43:22fait dans la rue ?
00:43:2316 ans.
00:43:23La nuit.
00:43:24La nuit.
00:43:25Le monde tel qu'il est
00:43:26et le monde tel qu'il devrait être.
00:43:28On se retrouve dans un instant.
00:43:29Vous êtes deux heures.
00:43:3010h midi,
00:43:31mettez-vous d'accord.
00:43:33Sud Radio.
00:43:34Sud Radio.
00:43:35Le 10h midi,
00:43:37mettez-vous d'accord.
00:43:38Valérie Expert.
00:43:39Et nous continuons
00:43:40à commenter l'actualité
00:43:41avec Benjamin Cochy,
00:43:42chef d'entreprise,
00:43:43Noémie Allioua,
00:43:44journaliste, essayiste,
00:43:45Gilles Platret,
00:43:46maire de Châlons-sur-Saône
00:43:47et Brice Socol,
00:43:48politologue et essayiste.
00:43:50Nous allons parler
00:43:52principalement
00:43:53de la Coupe du Monde
00:43:55qui démarre
00:43:55et les paris en ligne.
00:43:57Appelez-nous pour nous dire
00:43:58au 0800 26 300 300
00:44:00si vous jouez,
00:44:01si vous pariez.
00:44:02Il y a des mises en garde
00:44:05contre l'addiction
00:44:06et contre les pertes
00:44:08importantes d'argent.
00:44:09On va revenir
00:44:10sur le couvre-feu
00:44:12instauré à Toulouse
00:44:13et à Clermont-Ferrand.
00:44:16Et puis,
00:44:16Patrick Bruel,
00:44:17Liana,
00:44:18quand il y a médiatisation,
00:44:20est-ce que les moyens
00:44:21sont là ?
00:44:22C'est ce que disait
00:44:23David Lysnard ce matin.
00:44:24Alors, Gilles,
00:44:25juste avant,
00:44:25vous avez lancé
00:44:26le débat
00:44:27autour de ce couvre-feu
00:44:29à Clermont-Ferrand.
00:44:30Moi, je vais vous lire
00:44:30ce que dit le maire
00:44:31de Clermont-Ferrand.
00:44:32Au vu de ce qui s'est passé
00:44:33les deux derniers week-ends,
00:44:34notamment vendredi soir,
00:44:36où on avait des jeunes
00:44:36à 80%
00:44:37qui avaient entre 13
00:44:38et 17 ans,
00:44:40oui, il faut agir.
00:44:41C'est une mesure
00:44:42pour protéger les mineurs
00:44:43parce que nous considérons
00:44:44qu'ils se mettent en danger
00:44:45lorsqu'ils participent
00:44:46à ce genre d'événements.
00:44:4845 000 euros de dégâts,
00:44:49toujours selon la mairie,
00:44:50des commerçants excédés
00:44:52comme un propriétaire de bar.
00:44:54Systématiquement,
00:44:55il y a des débordements,
00:44:56des émeutes carrément.
00:44:57Il faut appeler les choses
00:44:58par leur nom.
00:44:59C'est ce qu'il dit
00:45:00et ce n'est pas
00:45:01parce qu'on demande
00:45:02de l'argent aux parents
00:45:02qu'on va leur apprendre
00:45:04à éduquer leurs enfants.
00:45:06Dites-nous ce que vous en pensez.
00:45:07Donc, Clermont-Ferrand
00:45:09avec ce couvre-feu
00:45:12pour les mineurs
00:45:13de moins de 16 ans
00:45:14non accompagnés
00:45:15pendant la Coupe du Monde.
00:45:17Une mesure de sécurité
00:45:19qui, évidemment, divise.
00:45:20On a Bernard
00:45:21qui est en ligne avec nous.
00:45:22Bonjour Bernard.
00:45:23Et la suppression des écrans.
00:45:24Et la suppression des écrans
00:45:25dans les bars
00:45:25et c'est le cas à Toulouse également.
00:45:27Bernard, vous en pensez quoi ?
00:45:29Oui, bonjour Valérie.
00:45:30Bonjour.
00:45:31Bonjour aux invités,
00:45:31vos journalistes
00:45:32et bonjour surtout aux auditeurs.
00:45:35Je ne sais pas
00:45:36qui est-ce qui partagera
00:45:37mais moi je suis très en colère.
00:45:38Vous voyez,
00:45:38j'ai 75 ans.
00:45:40Je continue de m'occuper.
00:45:42Vous voyez,
00:45:42je travaille encore.
00:45:44et je fais du colère.
00:45:46J'ai des jeunes.
00:45:47Les jeunes,
00:45:48quand on leur parle dans la bouche,
00:45:49comme je dirais populairement,
00:45:51ils écoutent.
00:45:52Donc on les laisse faire
00:45:53et maintenant
00:45:54on est en train d'adapter
00:45:56des lois sociales,
00:45:57de vivre ensemble,
00:45:58de s'adapter à eux.
00:46:00Et alors ça,
00:46:01c'est encore,
00:46:02je veux dire,
00:46:02on recule encore
00:46:03d'une tranchée.
00:46:04Je vous le dis franchement.
00:46:05Ça va très mal finir.
00:46:08Moi je vous le dis,
00:46:09il y a plein de gens
00:46:09qui sont excédés
00:46:10et ça va très mal finir
00:46:11de payer les pots cassés
00:46:13de tout ça.
00:46:14Et encore une fois de plus,
00:46:15le maire remet sur les bras.
00:46:17C'est encore du clientélisme,
00:46:18je ne sais rien.
00:46:20Voilà,
00:46:20c'est tout.
00:46:21Mais qu'est-ce que vous voudriez
00:46:23qu'il fasse le maire ?
00:46:24Parce que c'est pas,
00:46:25Gilles Platré nous le disait,
00:46:26c'est pas lui
00:46:27qui a les pouvoirs de police
00:46:29dans sa ville.
00:46:30Donc on maintient l'ordre.
00:46:31On maintient l'ordre.
00:46:32Dans ce pays,
00:46:33il y en a ras-le-bol.
00:46:35Moi je vais vous dire,
00:46:36j'étais directeur
00:46:36de station de ski
00:46:37et tout ce que je changeais,
00:46:39c'était moi qui le faisais.
00:46:40J'avais du retour
00:46:41à mon niveau.
00:46:43J'ai eu jusqu'à plus de 100 personnes.
00:46:45Mais ils n'ont qu'à faire pareil.
00:46:46C'est vos fonctionnaires.
00:46:48C'est tout.
00:46:48C'est vertical,
00:46:49mais ils ne veulent pas se fouiller.
00:46:51C'est tout.
00:46:51Dans ce pays,
00:46:52on a déjà maintenant
00:46:53qui est marge.
00:46:53Il vient d'émerger.
00:46:55Il y a des états dans l'état.
00:46:57Et chacun se met son parapluie
00:46:59pour soigner sa petite retraite
00:47:01et sa petite carrière.
00:47:04Alors, on va en débattre.
00:47:05Merci de nous avoir appelés.
00:47:07C'est surtout ce que ça dit de notre pays.
00:47:09C'est ce que vous dites, Bernard.
00:47:10C'est-à-dire,
00:47:10on en est là aujourd'hui.
00:47:11Et on empêche les autres
00:47:12de faire la fête.
00:47:13C'est une fête,
00:47:14la Coupe du Monde.
00:47:15Ça a toujours été festif.
00:47:16Alors, Gilles,
00:47:17vous êtes maire
00:47:18de Chalons-sur-Saône,
00:47:19je rappelle.
00:47:19Il faut regarder
00:47:20la situation locale.
00:47:21J'ai jeté un oeil
00:47:22parce qu'effectivement,
00:47:23on a connu
00:47:24dans un grand nombre
00:47:25de villes de France
00:47:26à la suite
00:47:26de la victoire du PSG
00:47:28en Champions League
00:47:29de débordement.
00:47:30Ça, c'est certain.
00:47:30J'en ai eu aussi.
00:47:32Et on les a déplorés.
00:47:33On a essayé
00:47:34d'être le plus réactif possible.
00:47:36Il s'est passé
00:47:37une chose supplémentaire
00:47:37à Clermont.
00:47:38C'est qu'une semaine plus tard,
00:47:39le vendredi qui a suivi,
00:47:40donc on était hors
00:47:42compétition sportive,
00:47:43des jeunes se sont de nouveau
00:47:44donnés rendez-vous
00:47:45sur un certain nombre
00:47:46de places de la ville
00:47:47et ont créé
00:47:48des conditions
00:47:49d'une émeute
00:47:49avec des dizaines
00:47:50de milliers d'euros de dégâts.
00:47:51Donc, je voudrais simplement dire
00:47:53et je ne connais pas
00:47:54très honnêtement
00:47:54mon collègue de Clermont-Ferrand.
00:47:55Donc, je n'ai pas d'action
00:47:56chez lui.
00:47:57Je pense que sa décision
00:47:58est aussi liée
00:47:59à un contexte
00:47:59qui est local
00:48:00avec deux émeutes
00:48:02de suite,
00:48:03deux semaines de suite.
00:48:04Voilà, juste dire ça.
00:48:06Après, très honnêtement...
00:48:07Tant qu'ils ont gagné.
00:48:09Tant qu'ils ont gagné.
00:48:10Je vais dire
00:48:12plusieurs choses
00:48:13sur sa décision malgré tout.
00:48:15Je pense que
00:48:16très honnêtement,
00:48:17en tout cas moi,
00:48:18si je devais l'appliquer
00:48:18comme tel,
00:48:19ce que je ne ferais pas,
00:48:20le couvre-feu
00:48:21pour les moins de 16 ans
00:48:23non accompagnés
00:48:24est inopérant.
00:48:25Pourquoi ?
00:48:25Parce que oui,
00:48:26ce sont beaucoup de mineurs
00:48:28qui se rassemblent
00:48:29et qui défient l'autorité,
00:48:31qui cassent,
00:48:31qui brûlent.
00:48:32Ça, c'est certain.
00:48:32Mais ils sont accompagnés
00:48:34de majeurs.
00:48:34Comment voulez-vous,
00:48:35quand vous êtes policier
00:48:36sur la base
00:48:37de ce couvre-feu
00:48:38et que vous allez devoir
00:48:39disperser un groupe,
00:48:40dire
00:48:41toi, tu es tout seul ?
00:48:42Mais non,
00:48:43ils seront toujours
00:48:43accompagnés du grand frère,
00:48:45d'un majeur
00:48:46qui est avec eux.
00:48:46Donc, je ne sais pas comment
00:48:48parce que le couvre-feu,
00:48:49il doit servir
00:48:49à quelque chose.
00:48:50Il faut que la police
00:48:51puisse disperser,
00:48:52dire aux gamins
00:48:53de moins de 16 ans
00:48:54que tu rentres chez toi.
00:48:54Mais ils vont tous dire
00:48:55qu'ils sont accompagnés.
00:48:56Donc ça, c'est déjà
00:48:57une première difficulté.
00:48:58La deuxième, je suis d'accord,
00:48:59c'est donner raison
00:49:00aux émeutiers.
00:49:01Et c'est-à-dire,
00:49:02la ville est claque-murée.
00:49:03Mais encore une fois,
00:49:04il y a le contexte de Clermont
00:49:05qui est particulier.
00:49:06Il ne faut pas
00:49:07qu'on l'oublie non plus.
00:49:07Quand vous avez vécu
00:49:08deux semaines de suite
00:49:10d'émeutes,
00:49:10vous devez aussi,
00:49:11à un moment donné,
00:49:12imaginer des solutions.
00:49:13Moi, pour être très clair
00:49:15à Chalon,
00:49:15il n'y aura pas,
00:49:16pour le moment,
00:49:16de couvre-feu.
00:49:17On va autoriser
00:49:20les écrans
00:49:20sur un certain nombre
00:49:21de terrasses
00:49:22qui nous en demandent
00:49:23l'autorisation.
00:49:24Mais, les choses sont
00:49:25très claires,
00:49:25au premier incident,
00:49:27on durcira.
00:49:28Je n'ai pas huit ans,
00:49:29M. le maire.
00:49:30Au premier incident.
00:49:31Ça veut dire quoi ?
00:49:32Et si vous prenez une bière
00:49:34et que vous ne criez pas,
00:49:35je vous donnerai une image ?
00:49:36Non, c'est pas ça.
00:49:37C'est pas jeter des chaises,
00:49:40casser des vitrines,
00:49:41pas de ça.
00:49:42Vous ne pouvez pas dire
00:49:42au premier incident,
00:49:44je vous...
00:49:44Au premier incident,
00:49:45à l'explosion.
00:49:46Si, si.
00:49:46Tu balances une chaise
00:49:50dans la vitrine.
00:49:52Non, mais...
00:49:52Donc, ça s'appelle
00:49:53un incident.
00:49:54Je paye pour les autres.
00:49:55Non, non, mais...
00:49:55C'est ça la question.
00:49:56C'est pour les autres.
00:49:57Je paye un incident.
00:49:58Et sous ceux
00:49:59qui étaient très gentils
00:50:00dans le bar
00:50:01et très corrects.
00:50:01Vous méconnaissez
00:50:03le phénomène
00:50:03des meutes.
00:50:05Je me permets juste
00:50:05de le dire.
00:50:06C'est-à-dire que
00:50:07les meutes,
00:50:08c'est un groupe
00:50:09de plusieurs dizaines
00:50:10de personnes
00:50:10qui vont échapper
00:50:12au contrôle
00:50:12de ceux qui sont là
00:50:13pour faire la fête
00:50:14et seulement la fête.
00:50:15Et qui vont être
00:50:16en capacité,
00:50:17si on ne réagit pas
00:50:18assez vite,
00:50:18de pouvoir semer
00:50:19la terreur
00:50:20partout dans la ville.
00:50:20C'est ça le phénomène
00:50:21des meutes.
00:50:22C'est un phénomène
00:50:22de foule.
00:50:23Ce n'est pas un individu.
00:50:24Vous êtes encore
00:50:25sur l'idée,
00:50:25et tant mieux,
00:50:26parce que ça devrait
00:50:27être celle-ci,
00:50:27de la responsabilité
00:50:28individuelle.
00:50:29L'émeute,
00:50:29c'est un phénomène
00:50:30de foule.
00:50:31Et donc,
00:50:31la responsabilité
00:50:32individuelle
00:50:32est diluée
00:50:33dans une violence
00:50:34qui est exacerbée.
00:50:35Donc voilà,
00:50:36c'est pour ça
00:50:36qu'il faut à un moment donné
00:50:37trouver des moyens d'action.
00:50:38Le problème,
00:50:39enfin,
00:50:39c'est comme vous venez
00:50:41de le dire d'ailleurs,
00:50:41c'est qu'il y a à la fois
00:50:42les innocents
00:50:43et les coupables.
00:50:44Et que ce sont en fait
00:50:45deux groupes
00:50:45qu'on peut considérer
00:50:47comme différents.
00:50:48Et la question que je me pose,
00:50:49c'est est-ce qu'il faut punir
00:50:50les innocents ?
00:50:51Est-ce qu'il faut punir ?
00:50:52Parce que là,
00:50:53finalement,
00:50:53vous prenez une décision
00:50:54pour tous les jeunes,
00:50:55sans distinction.
00:50:56C'est certain.
00:50:56Tous ceux qui sont mineurs
00:50:57ne peuvent pas profiter
00:50:59de ce moment
00:51:01de diffusion populaire.
00:51:03Donc ça veut dire
00:51:03quand même
00:51:04que tout le monde est puni
00:51:05pour le fait
00:51:06de quelques malfrats.
00:51:07Et ça,
00:51:07c'est toujours difficile.
00:51:09Est-ce que c'est la seule solution ?
00:51:11Est-ce qu'on ne peut pas
00:51:13punir plus fortement
00:51:14ceux qui sont responsables
00:51:16de ces éleutes ?
00:51:17Elle peut le devenir.
00:51:18Elle peut le devenir.
00:51:20Là,
00:51:21le maire prend une décision
00:51:22a priori.
00:51:22Elle est dure
00:51:23et elle peut être contestée.
00:51:24D'ailleurs,
00:51:24elle l'est autour de cette table.
00:51:26Mais si la situation
00:51:27devait dégénérer,
00:51:29on ne devrait pas reprocher
00:51:30à un élu
00:51:30d'essayer de trouver une solution
00:51:31pour immédiatement,
00:51:32principe de précaution,
00:51:33calmer le jeu.
00:51:34Alors ça punit
00:51:35les honnêtes gens
00:51:36comme toujours.
00:51:36La loi est toujours punitive
00:51:38pour les honnêtes gens
00:51:39puisqu'elle est destinée
00:51:40à contrecarrer
00:51:41ceux qui profitent
00:51:42d'une situation
00:51:43pour semer le désordre
00:51:44et surtout affronter
00:51:46l'autorité
00:51:47parce que généralement,
00:51:47ça finit toujours
00:51:48par des affrontements
00:51:49avec les forces de l'ordre
00:51:50ou dépendamment
00:51:51du pillage,
00:51:52de la casse,
00:51:52etc.
00:51:53Donc,
00:51:53c'est pourquoi
00:51:54le curseur
00:51:54n'est pas si facile
00:51:55que ça à mettre.
00:51:56Donc,
00:51:56je pense que mon collègue
00:51:57tient compte de l'expérience
00:51:59et qu'il se dit
00:51:59ça va recommencer
00:52:02immanquablement
00:52:02si je n'agis pas.
00:52:03D'un autre côté,
00:52:04on peut aussi dire
00:52:06laissons quand même
00:52:06les gens profiter
00:52:07de ce moment
00:52:08et intervenons
00:52:09si jamais il y a
00:52:09débordement.
00:52:11Mais je ne condamne pas
00:52:13ce que fait le maire
00:52:13de...
00:52:13Clairement,
00:52:14a priori,
00:52:14parce qu'encore une fois,
00:52:15la circonstance locale,
00:52:16le maire,
00:52:16c'est ce qu'il a sous les yeux
00:52:17et c'est ce qu'il doit
00:52:18commander son jugement.
00:52:19Mais notre auditeur disait
00:52:20qu'il en avait marre
00:52:21de payer pour les autres.
00:52:22Il a raison.
00:52:22Oui,
00:52:22Benjamin Cochy.
00:52:24Quelque chose d'important
00:52:25pour moi,
00:52:25c'est que je ne voudrais pas
00:52:26que les maires soient
00:52:27les punching balls
00:52:29de l'abandon de l'État.
00:52:32Vous disiez,
00:52:33Noémie,
00:52:34les maires vont punir.
00:52:35Je pense qu'avant tout,
00:52:37les maires vont protéger
00:52:37et tenter de protéger
00:52:38à la fois le bien public
00:52:40et les biens privés.
00:52:42Des commerçants
00:52:43qui vont se retrouver
00:52:44avec des vitrines cassées,
00:52:45avec du mobilier
00:52:46de restauration,
00:52:48du mobilier de terrasse
00:52:49qui va finir en fumée,
00:52:51des abribus
00:52:52qui vont être cassés,
00:52:53du mobilier urbain,
00:52:54des vélibes
00:52:55ou toute autre
00:52:56utilisation
00:52:57de mobilité urbaine.
00:53:00Bref,
00:53:01aujourd'hui,
00:53:01les maires
00:53:02ont cette responsabilité
00:53:03aussi de regarder
00:53:04les deniers publics
00:53:06et lorsque vous avez
00:53:07une salle des fêtes,
00:53:08un abribus
00:53:09qui brûle,
00:53:10vous allez vous retrouver
00:53:10avec une cotisation
00:53:11d'assurance,
00:53:12monsieur le maire,
00:53:12qui va exploser
00:53:13l'année d'après.
00:53:13Quand on accepte encore
00:53:14de vous assurer.
00:53:15Quand on accepte encore
00:53:16de vous assurer.
00:53:18Et donc là,
00:53:19si je puis juste
00:53:19me permettre quelque chose,
00:53:20si le maire ne fait rien
00:53:21et que sa ville
00:53:23se transforme
00:53:23en zone de guérilla urbaine
00:53:25à chaque match de foot,
00:53:27l'année prochaine,
00:53:28le maire ne pourra pas
00:53:28réassurer sa commune.
00:53:30Ça veut dire
00:53:30qu'il met en péril
00:53:31financièrement
00:53:32sa commune.
00:53:33C'est ça que ça veut dire.
00:53:34Il y a des responsabilités
00:53:36à Brice Socol
00:53:37et puis les réactions
00:53:37de nos auditeurs également.
00:53:38Dans un instant,
00:53:400826-300-300,
00:53:41est-ce que vous êtes
00:53:42favorable au couvre-feu ?
00:53:45On attend vos réactions.
00:53:46Cathy nous dit
00:53:47les mineurs
00:53:47n'étant plus les mêmes
00:53:48qu'il y a 30 ans.
00:53:49Je trouve cela très bien.
00:53:50Ils n'ont rien à faire dehors.
00:53:52En plus,
00:53:52c'est très dangereux.
00:53:53Stéphane dit
00:53:54regardez les horaires des matchs.
00:53:55C'est 3h du matin
00:53:57et c'est 4h du matin.
00:54:00Les matchs d'Afrique
00:54:01et du Maghreb
00:54:02se feront entre 21h
00:54:03et 4h du matin.
00:54:04A tout de suite,
00:54:050826-300-300.
00:54:06Mettez-vous d'accord ?
00:54:07Sud Radio.
00:54:10Parlons.
00:54:10Mettez-vous d'accord ?
00:54:11Valérie Expert.
00:54:13Avec vous sur Sud Radio
00:54:14jusqu'à midi.
00:54:16Alors effectivement,
00:54:17Stéphane,
00:54:18l'auditeur m'envoie
00:54:19les horaires des matchs.
00:54:21Mexique,
00:54:21Afrique du Sud,
00:54:22c'est 21h.
00:54:24C'est le match d'ouverture.
00:54:25Oui,
00:54:25après,
00:54:26il y aura du Brésil,
00:54:27Maroc,
00:54:28le 14 juin
00:54:29qui sera à minuit.
00:54:31Le 15 juin,
00:54:32c'est Côte d'Ivoire,
00:54:33Équateur
00:54:33à 1h du matin.
00:54:35Et Suède-Tunisie,
00:54:37ce sera à 4h du matin.
00:54:41Juste pour revenir sur Clermont-Ferrand,
00:54:43moi je partage votre avis,
00:54:45c'est qu'à Clermont-Ferrand,
00:54:46il y a une spécificité.
00:54:47Le maire,
00:54:48lors des dernières élections municipales,
00:54:50la mairie est passée à droite.
00:54:52Après 80 ans de socialisme.
00:54:53Pourquoi ?
00:54:54Parce qu'il y avait un problème
00:54:55de sécurité
00:54:55qui n'a pas été réglé.
00:54:57Un problème de narcotrafic
00:54:58à Clermont-Ferrand.
00:54:58qui a été vraiment souligné.
00:55:01Et donc,
00:55:01je peux comprendre
00:55:02que le maire de Clermont-Ferrand,
00:55:04compte tenu de ce sujet-là,
00:55:06compte tenu des émeutes,
00:55:07compte tenu des problèmes
00:55:08dans certains quartiers populaires,
00:55:09je pense à la Croix de Nérac,
00:55:10que je connais bien,
00:55:11et d'autres,
00:55:12il y a un risque à Clermont-Ferrand,
00:55:13de nouveau,
00:55:13que des émeutes se reproduisent.
00:55:15Donc,
00:55:15le maire prend une décision,
00:55:17c'est un principe de précaution.
00:55:18Alors,
00:55:19est-ce qu'il sera appliqué,
00:55:20pas appliqué ?
00:55:20Qui sera en capacité d'appliquer ?
00:55:22Voilà.
00:55:23Il sera appliqué avec parcimonie,
00:55:24je le pense.
00:55:25Alors,
00:55:25certains parlent de couvre-feu
00:55:27un peu démagogique.
00:55:28Néanmoins,
00:55:29ça pose le sujet
00:55:30de la relation entre l'État
00:55:32et les collectivités locales.
00:55:33C'est-à-dire que,
00:55:33le sujet aujourd'hui,
00:55:35c'est le rôle de l'État
00:55:37dans le domaine de la santé,
00:55:39dans le domaine de la sécurité,
00:55:40on en parlera tout à l'heure,
00:55:41dans le domaine de la petite enfance.
00:55:43Il faut que l'État
00:55:44revienne vraiment sur le régalien
00:55:45et qu'il laisse les collectivités gérer
00:55:47ce qu'ils sont en capacité de gérer.
00:55:49Le sujet,
00:55:49il est là.
00:55:50C'est qu'on ne peut pas toujours
00:55:51passer la patate chaude aux maires.
00:55:53Voilà.
00:55:53Si les maires prennent ces décisions-là,
00:55:56c'est parce que,
00:55:57notamment en termes d'ordre public,
00:55:58l'État est défaillant.
00:55:59Et les Français le ressentent.
00:56:01Et les Français le ressentent
00:56:02d'autant plus que
00:56:02la question de la sécurité,
00:56:04la question de la santé,
00:56:06la question du pouvoir d'achat,
00:56:08mais sécurité et santé
00:56:09sont les deux sujets
00:56:10qui intéressent les Français.
00:56:11Et c'est là où l'État est défaillant.
00:56:13Avec la justice, d'ailleurs,
00:56:14vous pouvez aller rajouter
00:56:15au nom des défaillances.
00:56:16Tout à l'heure,
00:56:16il y a un sondage
00:56:19qui est sorti,
00:56:19entre parenthèses,
00:56:20sur la justice en 2025,
00:56:22où on a sondé
00:56:24la gendarmerie,
00:56:25les services publics,
00:56:25gendarmerie,
00:56:26police,
00:56:27justice,
00:56:28santé,
00:56:28impôts,
00:56:30et le manque de confiance,
00:56:32il est dans la justice.
00:56:34C'est-à-dire qu'il y a
00:56:34uniquement 49% des Français
00:56:37qui ont aujourd'hui
00:56:37confiance en la justice.
00:56:38Donc, c'est un sujet.
00:56:39Non, mais quand je dis la justice,
00:56:41derrière,
00:56:41je ne signe pas les magistrats,
00:56:43c'est l'État.
00:56:43C'est la politique pénale.
00:56:45L'action de juger.
00:56:45C'est l'action de l'État
00:56:47en matière de justice,
00:56:49en matière de santé
00:56:50et en matière de sécurité.
00:56:51Et on ne peut pas toujours
00:56:52repasser la patate chaude
00:56:54aux maires
00:56:54qui sont, pour moi,
00:56:56je vais être un peu vulgaire,
00:56:57excusez-moi,
00:56:59parfois la voiture balai
00:57:00de la République.
00:57:01Et ça,
00:57:01c'est insupportable.
00:57:03Alors, je vais vous dire,
00:57:04moi, je ne rentre pas
00:57:05dans le détail
00:57:05de savoir si c'est
00:57:06le maire ou l'État,
00:57:07mais simplement,
00:57:08sur cette mesure-là,
00:57:09il me semble quand même
00:57:10qu'il y a quelque chose
00:57:12d'injuste
00:57:12à l'idée de punir
00:57:13tout le monde
00:57:14de la même façon.
00:57:15C'est liberticide.
00:57:16Quand vous,
00:57:17vous êtes un citoyen
00:57:19tranquille,
00:57:20qui a juste envie
00:57:21de sortir avec ses amis,
00:57:22qui a juste envie
00:57:23de profiter
00:57:24de ce moment
00:57:25et que vous ne pouvez pas
00:57:27parce qu'il y a des brigands
00:57:28et vous êtes logés
00:57:30à la même hausse.
00:57:31Mais qui est liberticide,
00:57:31les casseurs
00:57:32ou ceux qui veulent faire
00:57:33respecter la loi ?
00:57:33Non, je trouve que cette mesure
00:57:34de couvre-feu...
00:57:34Non, mais vous êtes en train de dire
00:57:35que c'est ceux qui font respecter
00:57:36la loi qui sont liberticides.
00:57:37Non.
00:57:38L'idée d'instaurer
00:57:40un couvre-feu
00:57:40pour tous les jeunes
00:57:41sans distinction
00:57:42me semble liberticide
00:57:43vis-à-vis, encore une fois,
00:57:44de ceux qui n'ont jamais
00:57:46eu de problème
00:57:46avec la justice.
00:57:47Qui est liberticide ?
00:57:49C'est l'œuf et la poule.
00:57:50C'est ceux qui vous emmerdent.
00:57:52Oui, mais...
00:57:52On a eu le même sujet
00:57:54pendant la Covid.
00:57:54Je crois qu'il y a l'idée
00:57:55de la distinction
00:57:56me semble toujours
00:57:57très importante.
00:57:58C'est-à-dire, vraiment,
00:57:59l'idée que celui qui casse,
00:58:00celui qui vole,
00:58:02celui qui est responsable
00:58:03de ne pas respecter la loi
00:58:04doit payer beaucoup plus dur
00:58:06que ceux qui payent actuellement.
00:58:07Par contre,
00:58:08l'honnête citoyen,
00:58:09je ne vois pas pourquoi
00:58:10lui aussi,
00:58:11il serait empêché
00:58:12et il serait empêché
00:58:13de sortir dans la rue
00:58:13pour profiter de l'instant.
00:58:15Vous parliez
00:58:15de la poule.
00:58:16Je pense qu'il n'y aura pas
00:58:18de résolution
00:58:19de ces problématiques
00:58:20dans les années qui viennent
00:58:21s'il n'y a pas une inversion
00:58:22du rapport de force.
00:58:24Aujourd'hui,
00:58:24il faut avoir le courage
00:58:25de dire les choses.
00:58:26Nous sommes confrontés
00:58:27dans nos villes
00:58:28à une jeunesse,
00:58:29des quartiers,
00:58:30qui est française,
00:58:31elle est née en France,
00:58:32qui ne partage pas
00:58:32les valeurs de la France,
00:58:34qui est encore rattachée
00:58:35à des pays d'origine,
00:58:36qui brandit des drapeaux
00:58:37qui ne sont pas
00:58:38le tempo français
00:58:38et qui cherchent
00:58:39systématiquement
00:58:40à contrarier l'autorité,
00:58:41voire à l'affronter
00:58:42en direct.
00:58:43C'est ça la réalité.
00:58:44Donc,
00:58:45ce n'est pas toute la jeunesse,
00:58:46il ne faut pas mettre
00:58:46tout le monde dans le mail,
00:58:47mais c'est vrai que tout le monde
00:58:47va être puni en l'occurrence,
00:58:48mais ce n'est pas toute la jeunesse.
00:58:50Donc,
00:58:50ayons le courage juste de dire
00:58:51que nous avons un problème
00:58:53avec une fraction notable
00:58:54de notre jeunesse
00:58:55d'origine étrangère
00:58:56qui aujourd'hui
00:58:57sème la pagaille
00:58:58par amour du désordre
00:58:59et par dégoût,
00:59:00voire par haine de la France.
00:59:02C'est ça le fond du problème.
00:59:03Et avec des narcotrafiquants
00:59:04derrière
00:59:05qui les agitent,
00:59:06qui les financent aussi parfois.
00:59:08Et je ne vous parle même pas
00:59:09des manœuvres d'entrisme
00:59:10de certains mouvements islamistes
00:59:12à l'intérieur de nos frontières
00:59:14ou depuis l'extérieur.
00:59:15Donc,
00:59:16la réalité,
00:59:16elle est là.
00:59:17Donc,
00:59:17le maire prend une décision
00:59:18qui est lourde
00:59:19et effectivement,
00:59:20elle est liberticide
00:59:20pour la plupart des gens,
00:59:22mais peut-être que son analyse locale
00:59:23l'amène à le faire.
00:59:24Mais le problème de Clermont
00:59:25n'est pas un problème isolé.
00:59:27Il est.
00:59:27C'est un problème français.
00:59:28C'est l'abandon
00:59:29de décennies et de décennies.
00:59:30On n'a pas voulu
00:59:32assimiler cette jeunesse.
00:59:33On l'a laissé baigner
00:59:34dans sa culture d'origine.
00:59:35Et aujourd'hui,
00:59:36elle se retourne
00:59:36contre notre pays.
00:59:37Et nous en subissons
00:59:38tous les conséquences.
00:59:39Ça,
00:59:40c'est la réalité du terrain.
00:59:40Et tant qu'on n'aura pas
00:59:41des mots pour le dire,
00:59:43comme je le fais aujourd'hui
00:59:44au sommet de l'État,
00:59:45on n'y arrivera pas
00:59:46parce qu'on tourne
00:59:46autour du problème.
00:59:47On demande effectivement
00:59:48au maire
00:59:49de faire le boulot de l'État
00:59:50alors que c'est d'abord
00:59:51à l'État
00:59:51de choisir ce problème-là
00:59:52parce que c'est un problème
00:59:52national.
00:59:53C'est un problème
00:59:53d'unité nationale.
00:59:55Oui,
00:59:55Juste Noémie,
00:59:57la notion
00:59:57de le caractère
00:59:59liberticide
00:59:59de la mesure
01:00:00me gêne
01:00:00dans tes propos.
01:00:03Demain,
01:00:04la ville de Clermont-Ferrand
01:00:06est sans sud-sous.
01:00:07On aura reproché
01:00:08au maire
01:00:09s'il n'avait rien fait
01:00:09de ne pas avoir
01:00:11protégé les commerces,
01:00:12de ne pas avoir
01:00:13protégé le mobilier urbain,
01:00:14de ne pas avoir
01:00:15protégé les...
01:00:16Vous cédé à la menace ?
01:00:16Vous cédé à la menace ?
01:00:18Non, non, c'est pas ça.
01:00:19Vous cédé à la menace ?
01:00:20Ça veut dire
01:00:20qu'il y a une menace ?
01:00:22On n'a pas le choix.
01:00:23On se dit
01:00:23qu'il y aura peut-être
01:00:24des attaques.
01:00:25Gilles, on n'a pas le choix.
01:00:26Il n'y a pas suffisamment
01:00:26de force de l'ordre,
01:00:27il n'y a pas suffisamment
01:00:28de magistrats,
01:00:29il n'y a pas suffisamment
01:00:29de plage de prison,
01:00:30il n'y a pas forcément
01:00:31de recouvrement des amendes.
01:00:33Le maire est là
01:00:33pour protéger.
01:00:34Vous cédé au chantage ?
01:00:35Je vais vous dire,
01:00:36je ne suis pas une femme politique.
01:00:38Je ne cède pas au chantage.
01:00:39Je vais vous poser
01:00:40simplement la question
01:00:41simple,
01:00:42je vais même me tourner vers vous
01:00:44parce que vous connaissez
01:00:45particulièrement bien
01:00:45ces questions-là.
01:00:47Est-ce qu'il n'y a pas
01:00:47d'autre moyen
01:00:49possible
01:00:49de mettre en place
01:00:51qui seraient davantage
01:00:53respectueux
01:00:53vis-à-vis des honnêtes gens ?
01:00:56Est-ce que ce n'est pas possible
01:00:57de pouvoir
01:00:59mettre en place
01:01:00des peines
01:01:00beaucoup plus dures
01:01:01vis-à-vis des brigands ?
01:01:03Je n'aime pas cette idée
01:01:04de punir tout le monde
01:01:05à la même scène.
01:01:06Je peux aussi l'entendre,
01:01:08comme maire,
01:01:08je peux aussi l'entendre.
01:01:09Je redis simplement
01:01:10encore une fois
01:01:10que le contexte de Clermont
01:01:11peut-être justifie
01:01:13la radicalité
01:01:14de cette mesure
01:01:14parce que quand vous avez vécu
01:01:16deux semaines de suite
01:01:17des émeutes...
01:01:18On parle bien des émeutes.
01:01:19Pour le coup,
01:01:20ce n'est pas
01:01:20une petite échauffourée.
01:01:22Ce sont des émeutes.
01:01:23Donc encore une fois,
01:01:23le contexte local.
01:01:24Mais quand on peut
01:01:25éviter d'aller jusque-là,
01:01:27bien sûr qu'il faut le faire
01:01:28parce que tout le monde
01:01:28est puni.
01:01:29Sauf que,
01:01:29je rejoins complètement,
01:01:31si vraiment on sent
01:01:32que la situation
01:01:32n'est pas gérable
01:01:33en l'État,
01:01:34quand je dis en l'État,
01:01:35c'est aussi en fonction
01:01:35des forces
01:01:36que l'État est capable
01:01:37de mettre sur le terrain.
01:01:38Y a-t-il, par exemple,
01:01:39à Clermont,
01:01:40une unité de CRS
01:01:41qui a prévu de venir ?
01:01:42Parce que quand vous avez
01:01:43les CRS, effectivement,
01:01:44ça va beaucoup mieux.
01:01:45Mais vous ne les avez pas toujours
01:01:50et j'ai toutes les villes de France.
01:01:51Et je me plains parfois assez,
01:01:52d'ailleurs,
01:01:53quand j'en souhaiterais une,
01:01:54notamment dans un grand festival
01:01:55comme Chalon dans la rue,
01:01:56l'été,
01:01:56de ne pas la voir.
01:01:57Donc, je dis simplement que,
01:01:59oui, il vaut mieux préparer
01:02:01une doctrine d'emploi de la force,
01:02:03quitte à ne pas l'employer,
01:02:05mais présente sur le terrain.
01:02:06Sauf que si, là,
01:02:07le maire se trouve confronté
01:02:08à une situation
01:02:09où il sent,
01:02:10avec l'État,
01:02:11parce que je pense que la décision
01:02:11n'a pas été prise
01:02:12complètement doucelle,
01:02:13même si c'est lui
01:02:13qui signe l'arrêté.
01:02:14S'il sent qu'il n'est pas en mesure
01:02:16de tenir le terrain,
01:02:17alors, effectivement,
01:02:17il essaie de trouver
01:02:18d'autres parades.
01:02:19Sauf que, je le dis bien,
01:02:20aujourd'hui,
01:02:21faire un couvre-feu
01:02:21pour les moins de 16 ans
01:02:22d'un accompagné,
01:02:23à mon avis,
01:02:23c'est ingérable sur le terrain
01:02:24parce qu'ils seront toujours
01:02:25accompagnés par le grand frère.
01:02:26Allez, on se retrouve
01:02:27dans un instant.
01:02:28On dira un mot
01:02:29des paris en sportif
01:02:31ou on le fera peut-être demain
01:02:32parce que je voudrais
01:02:33qu'on dise quand même
01:02:33qu'on parle de l'affaire Liana,
01:02:35des réponses de la justice
01:02:37et de la police.
01:02:39De la justice, pardon.
01:02:41A tout de suite.
01:02:4210h midi, Sud Radio.
01:02:44Le 10h midi,
01:02:45mettez-vous d'accord,
01:02:46Valérie Expert.
01:02:48Et nous sommes avec vous
01:02:50jusqu'à midi,
01:02:51évidemment,
01:02:51l'affaire Liana.
01:02:52Après le choc,
01:02:53le drame,
01:02:55les larmes,
01:02:55il y a la colère,
01:02:56les interrogations,
01:02:58comment avancer,
01:02:58que faire.
01:03:00Antoine Vermorel,
01:03:02qui est un député
01:03:03de la Loire
01:03:05et vice-président
01:03:05des Républicains,
01:03:07propose la création
01:03:08d'une fiche
01:03:09AS
01:03:09pour agresseur sexuel.
01:03:11Oui, des fichiers,
01:03:13tout ce que vous voulez.
01:03:14Sauf que ce qu'on veut,
01:03:15c'est de l'action rapide
01:03:17et qu'on va tout à l'heure
01:03:20écouter ce que disait
01:03:21David Lissnard ce matin.
01:03:22Mais on a Claire
01:03:23qui nous appelle de Bordeaux
01:03:24et qui voulait réagir
01:03:26à l'affaire Liana.
01:03:27Bonjour Claire.
01:03:29Bonjour Valérie.
01:03:29Bonjour tout le monde.
01:03:30Bonjour.
01:03:31Qu'est-ce que vous vouliez nous dire ?
01:03:34Eh bien,
01:03:35moi ce que je voulais vous dire,
01:03:36c'est que
01:03:36avant que mes enfants
01:03:37n'entendent parler
01:03:38de manière un petit peu
01:03:42disproportionnée
01:03:42par des copains
01:03:43à l'école,
01:03:43etc.,
01:03:44j'ai pris sur moi
01:03:44de leur en parler.
01:03:46Ils ont quel âge
01:03:47vos enfants ?
01:03:48Mon fils a 8 ans
01:03:49et ma fille a 11 ans.
01:03:51Donc vraiment
01:03:51la cible
01:03:52de l'enfant
01:03:54qui vient de disparaître.
01:03:56Donc j'ai choisi
01:03:57des mots
01:03:58un peu généraux,
01:04:00je ne suis pas allée
01:04:00trop dans le détail,
01:04:01mais je leur ai expliqué
01:04:01que cette petite fille
01:04:03a été
01:04:04plusieurs fois
01:04:05ramenée
01:04:06de l'école
01:04:06jusque chez elle
01:04:07par quelqu'un
01:04:08qu'elle connaissait,
01:04:09quelqu'un
01:04:09qui allait
01:04:09aller faire
01:04:10des soirées pyjamas,
01:04:11etc.
01:04:11Donc en fait,
01:04:12moi je leur avais
01:04:12toujours appris
01:04:13à se méfier des gens
01:04:14qu'ils ne connaissaient pas,
01:04:16j'ai des petits chatons
01:04:17dans ma voiture,
01:04:18etc.
01:04:20Et là je leur ai dit
01:04:21malheureusement
01:04:21il faut aussi se méfier
01:04:23des gens qu'on connaît.
01:04:25Comment ils ont réagi ?
01:04:26Ils étaient très surpris
01:04:28au début,
01:04:28donc pas du tout compris,
01:04:29donc j'ai été un petit peu
01:04:30obligée de leur expliquer
01:04:33le processus.
01:04:34On a mis en place
01:04:35un petit mot de passe,
01:04:37je leur ai dit
01:04:37si jamais quelqu'un
01:04:38qu'on connaît
01:04:39vous dit
01:04:39ben voilà
01:04:39ton papa,
01:04:40ta maman m'a dit
01:04:41de vous ramener à la maison,
01:04:43vous demandez un mot de passe,
01:04:44vous demandez en fait
01:04:44à confirmer avec nous
01:04:47que c'est bien
01:04:48quelque chose
01:04:48qu'on a mis en place.
01:04:49Je leur ai dit
01:04:49voilà,
01:04:49si jamais quelqu'un
01:04:50doit venir vous chercher,
01:04:51vous le saurez
01:04:52puisqu'on vous aura prévenu.
01:04:53Oui,
01:04:53c'est une bonne idée,
01:04:56mais est-ce que vous avez
01:04:57aujourd'hui,
01:04:58vous êtes plus inquiète
01:05:01sur les sorties scolaires,
01:05:02sur les sorties
01:05:03chez les copains,
01:05:04copines,
01:05:05est-ce que vous serez
01:05:06plus vigilante ?
01:05:08Forcément,
01:05:08mais je n'ai pas du tout
01:05:09envie de céder
01:05:10à la panique
01:05:11parce que je n'ai pas envie
01:05:12de les mettre sous cloche,
01:05:13jusqu'à quel âge,
01:05:14jusqu'au prochain cas,
01:05:16ça ne va pas se calmer
01:05:17du jour au lendemain.
01:05:18Donc en fait,
01:05:19ben non,
01:05:19j'essaye de continuer
01:05:20la soirée pyjama,
01:05:21ma fille a une soirée pyjama
01:05:22chez une copine,
01:05:24elle va y aller,
01:05:25je connais les parents,
01:05:26je connais les enfants,
01:05:28évidemment que ça va rester
01:05:29dans un coin de ma tête,
01:05:30mais je ne veux pas
01:05:30les laisser sous cloche
01:05:31et je me fais quand même
01:05:33pas mal harceler
01:05:34par mes voisins
01:05:34qui me disent
01:05:35mais tu continues
01:05:35à les laisser aller
01:05:36à l'école tout seul,
01:05:37à aller chercher le pain
01:05:38tout seul,
01:05:39à revenir de l'école
01:05:40tout seul,
01:05:40ben oui.
01:05:42Donc je mets en place
01:05:43des petits indices
01:05:45de surveillance,
01:05:45en tout cas j'essaie
01:05:46d'attiser leur attention
01:05:48sur des choses,
01:05:48leur dire voilà,
01:05:49c'est une voiture
01:05:49qui s'arrête à votre niveau,
01:05:51vous ne vous arrêtez pas
01:05:52ou si ça devient inquiétant,
01:05:53vous vous mettez à crier,
01:05:54mais en tout cas
01:05:56il est hors de question
01:05:57que je suis épive
01:05:58en fait de tout
01:05:59ce qu'il fera leur enfant.
01:06:00Mais vous avez raison
01:06:01de leur dire
01:06:04que ce sont aussi
01:06:05les proches,
01:06:0686% des agressions sexuelles
01:06:08sont commises
01:06:09dans le milieu familial,
01:06:12donc c'est là
01:06:13où effectivement,
01:06:14moi aussi j'ai été élevé
01:06:16avec n'accepte pas
01:06:17les bonbons dans la rue
01:06:18des messieurs
01:06:18que tu ne connais pas,
01:06:19sauf qu'effectivement
01:06:21le danger
01:06:22il est beaucoup plus proche
01:06:23qu'on imagine.
01:06:25Merci de ce témoignage
01:06:26Claire,
01:06:26Brice Socol.
01:06:27Il va être un peu long
01:06:28je ne sais pas.
01:06:28Oui, allez-y.
01:06:29Ce sujet,
01:06:30vous savez,
01:06:31on a eu l'affaire Émile Louis,
01:06:33on a eu l'affaire Outreau,
01:06:34on a eu plus récemment
01:06:36et je voudrais quand même
01:06:37le souligner
01:06:37parce que ça m'a rappelé,
01:06:38on a eu l'affaire Elias.
01:06:40Vous vous souvenez,
01:06:41Elias c'est ce jeune adolescent
01:06:43de 14 ans
01:06:45qui a été mortellement tué
01:06:47à coup de,
01:06:47je crois d'arme blanche,
01:06:48de hache,
01:06:49par deux mineurs
01:06:51de 16 et 17 ans
01:06:52qui étaient déjà
01:06:53sous contrôle judiciaire.
01:06:55Et qu'est-ce qu'on a fait ?
01:06:57On a diligenté
01:06:57une inspection,
01:06:59là encore,
01:06:59l'inspection générale
01:07:00de la justice.
01:07:01Et qu'a dit l'inspection ?
01:07:03Et vous verrez
01:07:04ce que vont dire
01:07:05les inspections
01:07:05qui ont été lancées.
01:07:06La même chose,
01:07:08premièrement,
01:07:09un suivi anormalement long.
01:07:12Deuxièmement,
01:07:13des reports d'audience.
01:07:16Troisièmement,
01:07:18des difficultés
01:07:19dans les services concernés.
01:07:20Donc,
01:07:21on voit bien
01:07:21que ce sujet-là,
01:07:23ce drame-là,
01:07:24il concerne,
01:07:25évidemment,
01:07:26c'est un drame
01:07:27de société,
01:07:28c'est une affaire d'État,
01:07:30c'est un drame
01:07:30de société.
01:07:31Et on voit bien
01:07:32que c'est un sujet
01:07:33quand on dit,
01:07:34on tape un peu
01:07:35sur la justice
01:07:36un peu facilement.
01:07:37Mais moi,
01:07:38quand je discute
01:07:38avec des parquetiers,
01:07:39quand je discute
01:07:40avec des magistrats,
01:07:41il y a un sujet
01:07:42de moyens,
01:07:42il faut le dire.
01:07:43Ce n'est pas le seul sujet,
01:07:45mais il y a un sujet
01:07:46de moyens.
01:07:46Alors,
01:07:47le gouvernement va vous dire,
01:07:48on est passé en 2017
01:07:49de 7 milliards d'euros
01:07:50de budget
01:07:51à 13 milliards aujourd'hui.
01:07:52Mais beaucoup est allé
01:07:53sur la pénitentiaire
01:07:54et très très peu
01:07:55sur le fonctionnement
01:07:56même de la justice.
01:07:57Donc,
01:07:58le sujet,
01:07:58c'est aussi une question
01:07:59de moyens.
01:08:00Hier,
01:08:00j'ai vu une magistrate
01:08:01de Lille
01:08:01qui me dit,
01:08:02vous savez,
01:08:03des plaintes
01:08:05concernant
01:08:06des enfants abusés,
01:08:07c'est trois par jour.
01:08:09Trois par jour.
01:08:10Elle me dit,
01:08:11un,
01:08:12je suis toute seule,
01:08:14trois,
01:08:14je manque d'enquêteurs,
01:08:16c'est un sujet
01:08:17qui concerne...
01:08:18Pour moi,
01:08:18je trouve que c'est un...
01:08:20On a beaucoup tapé
01:08:21sur Darmanin.
01:08:21Darmanin est ministre
01:08:22de la Justice,
01:08:23certes,
01:08:23c'est le garde des Sceaux,
01:08:24mais c'est un sujet
01:08:25pluridisciplinaire.
01:08:26Ça concerne la justice,
01:08:28ça concerne la police,
01:08:29ça concerne l'aménagement
01:08:29du territoire,
01:08:30ça concerne l'éducation,
01:08:32ça concerne l'égalité
01:08:33des hommes et des femmes,
01:08:34etc.
01:08:35Je trouve que c'est un sujet...
01:08:36On a créé un parquet
01:08:38national financier
01:08:39antiterroriste,
01:08:39pardon,
01:08:40antiterroriste.
01:08:41On a un parquet
01:08:41national financier.
01:08:42Pourquoi on ne crée pas
01:08:44un parquet national
01:08:45dédié spécifiquement
01:08:47aux violences
01:08:48contre les femmes
01:08:49et contre les jeunes ?
01:08:50Je regardais le rapport
01:08:51de la Civis.
01:08:53Vous savez qu'il y a
01:08:54160 000 enfants
01:08:55qui sont victimes
01:08:57de violences sexuelles.
01:08:58160 000 enfants !
01:08:59Non, mais c'est effrayant.
01:09:01Il y a 5,4 millions
01:09:02d'adultes
01:09:03qui disent aujourd'hui
01:09:04avoir subi
01:09:05dans leur enfance
01:09:06des violences sexuelles.
01:09:07Et malheureusement,
01:09:09vous savez que,
01:09:09en gros,
01:09:10c'est 14% des enfants
01:09:12qui ont subi ces violences
01:09:13qui vont porter plainte.
01:09:15Et entre le moment
01:09:16où vous portez plainte
01:09:17avec vos parents
01:09:18et le moment
01:09:19où c'est jugé,
01:09:20vous savez combien d'années ?
01:09:21A votre avis ?
01:09:227 ans.
01:09:23Oui, bien sûr.
01:09:24Donc, il y a bien un sujet.
01:09:25C'est un sujet de priorité.
01:09:27Bien sûr.
01:09:27Il faut que ça devienne
01:09:28une priorité nationale.
01:09:30Bien sûr.
01:09:31Et c'est là où,
01:09:33si vous voulez,
01:09:34la défiance aujourd'hui,
01:09:36elle n'est pas
01:09:37à l'égard des magistrats.
01:09:38Elle est,
01:09:39pour une majorité
01:09:39de Français,
01:09:40elle est à l'égard
01:09:41de ceux qui nous gouvernent.
01:09:42Mais depuis 20 ans,
01:09:43depuis 30 ans,
01:09:44le sujet,
01:09:45il est là.
01:09:45Qu'a-t-on fait de notre justice ?
01:09:47En Espagne,
01:09:47on est allé beaucoup plus vite.
01:09:48Oui,
01:09:49c'est ce qu'on disait hier,
01:09:51qu'il y a eu
01:09:53une prise de conscience
01:09:54et une rapidité
01:09:55en Espagne
01:09:56absolument incroyable
01:09:57et très efficace.
01:09:59En Espagne,
01:09:59il y a eu en 2021
01:10:00un projet de loi
01:10:01qui a été voté
01:10:03et avec un modèle
01:10:05où vous avez créé,
01:10:05ils appellent ça,
01:10:06eux,
01:10:06le modèle Barnabus,
01:10:08c'est qu'ils ont créé
01:10:08une maison de l'enfant
01:10:09dans chaque région
01:10:12espagnole.
01:10:12Vous avez une maison
01:10:13de l'enfant,
01:10:13c'est-à-dire que l'enfant
01:10:14qui est victime
01:10:15d'un abus,
01:10:17il va dans cette maison
01:10:18et vous y trouvez
01:10:20un magistrat,
01:10:21un policier,
01:10:22un psychologue.
01:10:24Mais Brice Socol,
01:10:25ce que vous dites là
01:10:25est très vrai,
01:10:26mais ce que disait
01:10:27Laurence Rossignol,
01:10:28on semble tomber des nues,
01:10:30ce que je disais,
01:10:31c'est que les associations,
01:10:32elles alertent
01:10:33depuis des années.
01:10:35Depuis des années,
01:10:36elles disent ce qu'il faut faire.
01:10:37il faut faire une priorité nationale,
01:10:39il faut se donner les moyens
01:10:40de lutter
01:10:42contre ce phénomène-là.
01:10:43C'était l'engagement
01:10:44de Macron en 2017,
01:10:46puis en 2022.
01:10:47Vous avez des gens
01:10:47comme Luc Frémio,
01:10:48qui est un magistrat,
01:10:50qui était à Douai,
01:10:52qui avait mis en place
01:10:54dans sa ville
01:10:56un éloignement
01:10:57des maris violents.
01:10:58Il avait 3% de récidive,
01:10:59c'est-à-dire que ce n'était pas
01:11:00la femme qui quittait le domicile,
01:11:01c'était le mari qu'on plaçait.
01:11:03Il a réussi,
01:11:04ça a marché.
01:11:05Croyez-vous
01:11:06qu'il fut reçu
01:11:08au ministère de la Justice ?
01:11:09Non.
01:11:10Les associations,
01:11:11pareil,
01:11:12on avait France en danger,
01:11:14il n'a pas été reçu,
01:11:15cette association existe
01:11:16depuis 40 ans.
01:11:18Donc,
01:11:18c'est bien ce que vous dites,
01:11:20c'est-à-dire que
01:11:20toutes les solutions,
01:11:21elles sont là,
01:11:21on les connaît,
01:11:22c'est la question
01:11:23de la volonté politique.
01:11:24Il faut que cette volonté politique
01:11:25fasse une priorité nationale,
01:11:26il faut un parquet spécifique,
01:11:28voilà.
01:11:28Il faut aussi
01:11:29que ce soit des politiques
01:11:29qui soient plus proches
01:11:31de nos concitoyens,
01:11:32comme ils l'ont fait en Espagne,
01:11:33on a décentralisé,
01:11:34on a rassemblé
01:11:36toutes les compétences
01:11:37de l'État
01:11:38dans un établissement
01:11:40public.
01:11:41Voilà,
01:11:41il faut vraiment
01:11:43savoir répondre
01:11:45et urgemment
01:11:46à ce sujet-là.
01:11:46Vous vous rendez compte
01:11:47le chiffre
01:11:47que je vous ai donné ?
01:11:48160 000 enfants.
01:11:50Et,
01:11:50je fais une parenthèse,
01:11:52je peux parler aussi
01:11:53de l'ASE,
01:11:54l'Aise sociale
01:11:56en l'enfance.
01:11:57C'est 400 000 enfants
01:11:59vulnérables,
01:12:00vous connaissez très bien ça,
01:12:01avec la prostitution
01:12:03et autres abus sexuels.
01:12:05par les départements,
01:12:06j'ai reparti,
01:12:06voilà.
01:12:07Mais ça,
01:12:07c'est un vrai sujet.
01:12:08Il faut qu'on se pose
01:12:10et qu'on prenne
01:12:11les bonnes solutions
01:12:12et c'est urgent.
01:12:13Oui.
01:12:14Alors,
01:12:14on a Isabelle en ligne
01:12:15avec nous.
01:12:15Bonjour Isabelle.
01:12:17Oui,
01:12:17bonjour,
01:12:17bonjour à tous.
01:12:18Bonjour.
01:12:19Qu'est-ce que ça vous inspire,
01:12:20tout ça ?
01:12:22La réflexion.
01:12:23Oui.
01:12:25Je me suis prise en main là
01:12:26parce que,
01:12:26bon,
01:12:27moi j'aurais la facilité
01:12:28de dire effectivement
01:12:29en tôle
01:12:29et puis on les laisse sortir.
01:12:31OK ?
01:12:33Je ne sais pas si c'est
01:12:33vraiment la solution.
01:12:34Quand j'entends des gens
01:12:36qui disent
01:12:36oui,
01:12:36mais ce sont des malades,
01:12:38etc.,
01:12:38je me suis dit,
01:12:39bon,
01:12:39on part du principe
01:12:40qu'il faut malade.
01:12:40OK.
01:12:41Mais avant la pulsion
01:12:43et après la pulsion,
01:12:45ce sont des gens
01:12:45qui ont des formes,
01:12:46on va dire.
01:12:47Pourquoi est-ce qu'à ce moment-là,
01:12:50ce que l'on voit,
01:12:51c'est qu'ils ne se prennent pas
01:12:51en main,
01:12:52qu'ils ne consultent pas
01:12:53à leur généraliste ?
01:12:54Mais parce qu'ils n'ont pas
01:12:55l'impression d'être malades.
01:12:56Je ne sais pas si vous regardez
01:12:57ces vidéos sur TikTok
01:12:59ou sur d'autres réseaux
01:13:00où vous voyez
01:13:02ces chasseurs
01:13:02de pédophiles
01:13:04ou de pédos,
01:13:05même criminels,
01:13:06qui communiquent
01:13:07avec des jeunes filles
01:13:09qui,
01:13:09enfin,
01:13:10ceux qui pensent
01:13:11être des jeunes filles
01:13:12de 12,
01:13:1213,
01:13:1314 ans,
01:13:13ils y prennent du plaisir.
01:13:15Ils n'ont pas l'impression
01:13:16d'être malades.
01:13:17Ça leur plaît de faire ça.
01:13:18Donc non,
01:13:19ils ne vont pas consulter
01:13:20ni se faire soigner.
01:13:24organiser au niveau
01:13:25des écoles,
01:13:26des collèges,
01:13:27comme les vaccins
01:13:28sont obligatoires.
01:13:29Pourquoi pas organiser,
01:13:30ou même avec
01:13:30le médecin généraliste,
01:13:32un rendez-vous obligatoire
01:13:36pour les enfants,
01:13:37les filles,
01:13:38les garçons,
01:13:3913,
01:13:3914 ans,
01:13:40avec le généralier,
01:13:41pour,
01:13:41tu les sensibiliserais,
01:13:43sans les parents,
01:13:44bien sûr,
01:13:46avoir un petit entretien,
01:13:47dire,
01:13:48voilà,
01:13:48c'est un jour,
01:13:49tu sens que,
01:13:50peut-être ?
01:13:51Je ne sais pas,
01:13:52oui,
01:13:52mais ça pose aussi
01:13:54la question
01:13:54de tous ces hommes.
01:13:57On en parlait
01:13:57avec le maître Obadia
01:13:59qui était l'invité
01:14:00de Jean-François Aquili
01:14:00sur la pornographie.
01:14:06Oui,
01:14:06ça interroge
01:14:07sur la sexualité
01:14:08de certains hommes.
01:14:09On y revient
01:14:09dans un instant
01:14:10avec vous.
01:14:110826 300 300,
01:14:13à tout de suite.
01:14:14Sud Radio.
01:14:17Sud Radio.
01:14:18Le 10h midi.
01:14:19Mettez-vous d'accord.
01:14:21Valérie Expert.
01:14:22Allez,
01:14:22on est de retour
01:14:23avec vous.
01:14:25Écoutez ce que disait
01:14:26ce matin David Lissnard
01:14:27au micro de Jean-François Aquili.
01:14:29Il faut évidemment
01:14:30que cette procédure aboutisse,
01:14:31que les femmes
01:14:32qui ont pu être victimes
01:14:35soient considérées
01:14:36comme il convient.
01:14:37C'est une évidence.
01:14:38Je constate
01:14:39qu'il y avait
01:14:39quatre juges d'instruction
01:14:40dans cette affaire,
01:14:42vous l'avez constaté.
01:14:43et que lorsqu'une affaire
01:14:44est médiatisée en amont,
01:14:45on ne manque pas de moyens.
01:14:46En revanche,
01:14:48Eliana,
01:14:49elle,
01:14:49elle est morte
01:14:50parce que son présumé assassin,
01:14:53très fortement présumé,
01:14:54n'avait pas été
01:14:55une seule fois auditionné
01:14:56après une mise en cause
01:14:58sévère et étayée
01:14:59sur un viol,
01:15:00sur une fillette.
01:15:02Alors bon,
01:15:02on peut juger
01:15:03que c'est populiste
01:15:04comme réflexion,
01:15:06mais c'est vrai
01:15:06que beaucoup de magistrats,
01:15:08d'avocats
01:15:08s'interrogent
01:15:08sur ces quatre juges
01:15:09pour Patrick Bruel.
01:15:11Et oui,
01:15:12la médiatisation
01:15:13fait que les choses
01:15:14vont plus vite.
01:15:15Oui,
01:15:16la concomitance
01:15:17des deux affaires
01:15:17en fait
01:15:18est relativement
01:15:20malsaine,
01:15:20mais en tout cas
01:15:20est en train
01:15:21de lever le voile
01:15:22sur quelque chose,
01:15:23je ne dirais pas
01:15:24de systémique,
01:15:24mais en tout cas
01:15:25qui touche,
01:15:25vous le disiez à l'instant,
01:15:265,4 millions d'adultes
01:15:29ont été touchés
01:15:30et 160 000 enfants
01:15:31par an.
01:15:32Donc,
01:15:33ce n'est pas une petite histoire.
01:15:34la concomitance
01:15:35des affaires
01:15:35est très gênante.
01:15:36Effectivement,
01:15:37le déploiement
01:15:37de moyens
01:15:38pour M. Bruel
01:15:40d'un côté
01:15:40et le laxisme apparent,
01:15:42en tout cas,
01:15:42le manque cruel
01:15:43de moyens
01:15:43qu'il y a pu y avoir
01:15:44en Occitanie
01:15:44pour la petite Liana
01:15:47crée véritablement
01:15:48un choc
01:15:49dans l'opinion publique.
01:15:51Moi,
01:15:51je voudrais juste
01:15:51non pas être positif
01:15:52sur ce sujet-là,
01:15:53mais j'ai écouté hier
01:15:54pas mal d'impétrants
01:15:55à la présidentielle
01:15:56ou en tout cas
01:15:56de l'ident-parti politique
01:15:58qui s'exprimait.
01:15:59Je ne donnerai pas leur nom,
01:16:00mais il y avait quand même
01:16:00pas mal de bonnes idées.
01:16:02Le premier,
01:16:03c'est de faire un fichier
01:16:05qui soit accessible,
01:16:07y compris aux élus.
01:16:09La deuxième chose,
01:16:10c'est de mettre en place
01:16:10et de généraliser
01:16:11les certificats d'honorabilité
01:16:12qui permet à chaque employeur
01:16:14privé, public,
01:16:15parapublic,
01:16:16qui sont en contact
01:16:17avec des enfants,
01:16:19que les employeurs
01:16:20soient en droit
01:16:20d'exiger un certificat
01:16:21d'honorabilité.
01:16:23Il y a également
01:16:24un autre candidat
01:16:25qui parlait de l'usage
01:16:26de l'intelligence
01:16:27artificielle
01:16:28pour traiter
01:16:28et accélérer
01:16:30le traitement
01:16:30et l'étude
01:16:31des dossiers
01:16:32dans les tribunaux.
01:16:33Et puis enfin,
01:16:34j'entendais une candidate,
01:16:36je crois qu'elle était écologiste,
01:16:37qui disait effectivement
01:16:38qu'avec quelques centaines
01:16:41de millions d'euros
01:16:41qu'on pourrait prendre ailleurs,
01:16:42on pourrait emboucher
01:16:43des milliers de magistrats.
01:16:44Donc ce que je veux dire par là,
01:16:45c'est qu'effectivement,
01:16:45il y a une absence
01:16:46de volonté politique claire,
01:16:48que l'affaire de M. Bruel
01:16:49est en train de mettre
01:16:50un gros coup de pied
01:16:50dans la fourmilière.
01:16:51Ce n'est pas populiste
01:16:52ce qu'a fait M. Lissnard
01:16:53ce matin.
01:16:53Je pense qu'il a exprimé
01:16:55tout simplement
01:16:55ce que les gens pensent
01:16:56tout bas chez eux
01:16:57en regardant
01:16:58ces deux affaires
01:16:59qui sont l'une comme l'autre
01:17:00déplorables.
01:17:01Oui, alors Noémie...
01:17:02Mais essayons d'être constructifs
01:17:03aussi et de voir
01:17:04ce qu'on peut faire
01:17:04pour améliorer les choses.
01:17:05Je ne vais pas parler
01:17:06de l'affaire Bruel,
01:17:08mais je voulais rebondir
01:17:09sur ce que vous disiez
01:17:10M. Socol
01:17:10parce que ça m'a...
01:17:12Honnêtement,
01:17:13ça m'a fait réfléchir.
01:17:13C'est-à-dire,
01:17:14effectivement,
01:17:15il faut faire ce constat
01:17:16que cette question
01:17:17de la pédocriminalité
01:17:18n'a jamais été vraiment
01:17:20prise à bras-le-corps
01:17:21par la société.
01:17:22C'est-à-dire que
01:17:23c'est à la fois
01:17:24un des problèmes
01:17:25les plus graves
01:17:25qui puissent exister aujourd'hui
01:17:27et en même temps,
01:17:28c'est l'un des moins
01:17:30pris à bras-le-corps
01:17:30et l'un des moins combattus.
01:17:32Et en fait,
01:17:33la question que...
01:17:33Et je vais vous dire,
01:17:35moi y compris,
01:17:36qui suit bien
01:17:36les grands débats
01:17:38de société,
01:17:40je crois que ce sont
01:17:41des questions
01:17:41qu'on ne veut pas voir.
01:17:42Je crois qu'il y a
01:17:43une forme de déni
01:17:45de la part
01:17:46de nombreux politiques
01:17:47depuis...
01:17:47Oui, il y a eu des enquêtes.
01:17:48Il y a eu des enquêtes.
01:17:49Juste une parenthèse.
01:17:50Comment vous expliquez
01:17:50qu'aujourd'hui,
01:17:51ce n'est pas le sujet principal
01:17:53de toutes les discussions politiques
01:17:55alors même que ça devrait l'être ?
01:17:56Mais regardez
01:17:56le zone interdite
01:17:58qu'il y a eu
01:17:58il y a deux ans
01:17:59sur l'ASE
01:18:00avec cette journaliste
01:18:01qui s'est fait embaucher.
01:18:02Oui, l'ASE,
01:18:02la question de l'ASE
01:18:03a été posée.
01:18:04Mais ce sont des enfants
01:18:05qui sont abusés.
01:18:07400 000 enfants
01:18:08qui font...
01:18:09Je crois qu'on touche là
01:18:12à un tabou
01:18:13de civilisation.
01:18:14Je suis d'accord.
01:18:15Je suis d'accord.
01:18:15Souvenez-vous,
01:18:16dans Totem et Tabou,
01:18:17c'était Freud
01:18:17qui parlait,
01:18:18il y a des tabous
01:18:19dans toutes les civilisations.
01:18:20Le parricide,
01:18:21l'inceste.
01:18:23Et dans l'inceste,
01:18:24il y a l'idée
01:18:24de la pédocriminalité,
01:18:26l'idée de s'attaquer aux enfants.
01:18:27C'est-à-dire que c'est une idée
01:18:28qui est à la fois
01:18:28tellement insupportable
01:18:30qu'on a du mal à l'accepter.
01:18:32Et c'est peut-être
01:18:33ce voile
01:18:34qui est en train
01:18:34de se lever aujourd'hui
01:18:35effectivement
01:18:35avec les questions de l'ASE
01:18:36parce que vous avez des enfants
01:18:37aujourd'hui
01:18:38qui racontent leurs histoires
01:18:39et on ne peut plus nier,
01:18:40on ne peut plus fermer les yeux.
01:18:41J'ai en tête
01:18:43pour les jeunes
01:18:43qui sont sur les réseaux sociaux,
01:18:44la jeune,
01:18:45l'instagrammeuse,
01:18:46l'influenceuse
01:18:47Nathania Sonia
01:18:48qui est une jeune femme
01:18:49qui a raconté
01:18:50son enfant salazeuse
01:18:51dans un livre
01:18:52qui a donné des interviews
01:18:53et qui raconte
01:18:53la maltraitance
01:18:54qu'elle a vécue.
01:18:55Et quand on a
01:18:55ce genre de témoignage,
01:18:57cette libération de la parole
01:18:58qui pour le coup
01:18:59est assez importante
01:19:01et assez nécessaire,
01:19:02elle lève ce voile
01:19:04sur ces questions
01:19:05je pense
01:19:06qu'on ne veut pas voir
01:19:07parce qu'elles sont trop
01:19:09insupportables
01:19:09d'un point de vue intellectuel.
01:19:11Mais les choses
01:19:11sont en train de bouger
01:19:12et c'est très bien.
01:19:13Ça bouge,
01:19:13c'est ce qu'il faut dire aussi.
01:19:14C'est-à-dire que ça bouge
01:19:15trop lentement
01:19:16mais ça bouge quand même.
01:19:18Dans les commissariats,
01:19:19on commence à voir apparaître
01:19:20des salles
01:19:21qui sont spécialement équipées
01:19:23pour mettre l'enfant
01:19:24en confiance
01:19:24et pouvoir recueillir
01:19:25plus efficacement
01:19:26sa déposition.
01:19:27Il y en a très peu.
01:19:28Il n'y en a pas assez.
01:19:29Valérie,
01:19:30je vais aller finir là-dessus.
01:19:31C'est-à-dire,
01:19:32on est typiquement
01:19:33dans un problème de moyens
01:19:34et je rejoins complètement
01:19:35ce que Brice a dit.
01:19:36Je pense que c'est vraiment
01:19:37aujourd'hui la justice
01:19:38est un des parents pauvres
01:19:39de la République.
01:19:40Les choses s'accélèrent.
01:19:42Avec 12 ans de recul
01:19:44comme maire
01:19:45et donc 12 ans
01:19:45de rentrée judiciaire
01:19:47au tribunal de Chalon
01:19:47à laquelle les élus
01:19:49sont invités,
01:19:50voilà 12 ans
01:19:50que la justice crie famine
01:19:52parce qu'elle n'a pas
01:19:53les moyens
01:19:53de faire face
01:19:54à une montée
01:19:55de la violence,
01:19:56à une libération
01:19:59de la parole
01:20:00sur des sujets tabous
01:20:01et heureusement,
01:20:02les choses avancent
01:20:03et les propositions de loi,
01:20:04je salue le travail
01:20:05de Marie Mercier
01:20:06par exemple au Sénat
01:20:07sur l'exploitation sexuelle
01:20:08des mineurs en ligne,
01:20:09tout ça avance
01:20:10petit à petit
01:20:10mais pas assez vite,
01:20:11on est entièrement d'accord.
01:20:12Donc, hélas,
01:20:14hélas, hélas,
01:20:14puisque nous sommes souvent
01:20:16dans une société de réaction,
01:20:18peut-être que la mort
01:20:20de cette innocente
01:20:22va peut-être essayer
01:20:23d'accélérer les choses.
01:20:24Mais attention à une chose,
01:20:25j'ai aussi entendu
01:20:25certains syndicats
01:20:26de magistrats,
01:20:28pas forcément
01:20:29les plus gauchistes,
01:20:30qui disaient
01:20:30c'est bien gentil,
01:20:32tout devient prioritaire.
01:20:33Dans les circulaires
01:20:34que nous recevons,
01:20:35il n'y a pas un sujet
01:20:36qui ne le soit pas.
01:20:37Donc, qu'on nous donne
01:20:37les moyens,
01:20:38si tout est prioritaire,
01:20:39il nous faut des moyens
01:20:39pour traiter toutes
01:20:40les priorités en même temps.
01:20:41Aujourd'hui,
01:20:42la justice n'a pas
01:20:42les moyens,
01:20:44matériels,
01:20:44humains,
01:20:44humains surtout,
01:20:46elle n'a pas les moyens
01:20:46de traiter toutes
01:20:48les priorités
01:20:48qui lui sont données.
01:20:50C'est la chaîne judiciaire.
01:20:51Moi, je ne veux pas
01:20:51qu'on parle que de la justice.
01:20:53Je veux dire,
01:20:54la police,
01:20:55la gendarmerie,
01:20:56aujourd'hui,
01:20:57n'a pas non plus
01:20:58forcément les moyens
01:20:59de mener ces enquêtes.
01:21:00La gendarmerie a fait
01:21:00son méa culpa,
01:21:01je pense que vous l'avez
01:21:02écouté cette semaine.
01:21:03Mais ils n'ont pas non plus.
01:21:05J'ai aussi discuté
01:21:07avec des juges,
01:21:08des parquetiers
01:21:09qui me disent,
01:21:10je le répète,
01:21:10je l'ai déjà
01:21:11plusieurs fois cette semaine,
01:21:12sur 50 plaintes
01:21:14qu'elle a
01:21:14sur son bureau,
01:21:15il y en a 500
01:21:17qui sont au commissariat.
01:21:19Dans sa juridiction,
01:21:20c'est le cas.
01:21:21Donc, tout ne remonte
01:21:22même pas jusqu'à eux.
01:21:23Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
01:21:25Et puis, on a tous
01:21:25autour de nous,
01:21:26et on a eu beaucoup
01:21:27de témoignages
01:21:27en début de semaine,
01:21:28de parents qui ont porté plainte
01:21:30et il ne s'est rien passé.
01:21:32D'un père qui a agressé,
01:21:34d'un beau-père
01:21:34qui a agressé
01:21:35sa belle-fille
01:21:36sous la douche
01:21:37avec des actes
01:21:38qui ont été constatés,
01:21:40rien.
01:21:41La société,
01:21:42l'État n'est pas calibré
01:21:43pour répondre aujourd'hui
01:21:44aux dérives
01:21:45de notre société.
01:21:46Il n'est pas calibré.
01:21:47Les fonctions régaliennes
01:21:48ne sont pas assurées.
01:21:49Je suis 100% d'accord.
01:21:51C'est une question
01:21:51à la fois de moyens
01:21:53et c'est une question
01:21:53de priorité
01:21:54et d'organisation.
01:21:55Oui.
01:21:56Voilà.
01:21:56Et si vous disiez tout à l'heure
01:21:58que ce sujet est passé
01:21:59un peu sous les radars politiques,
01:22:01mais parce qu'on a,
01:22:02pour des raisons politiques aussi,
01:22:04peut-être privilégié
01:22:05sur le plan médiatique
01:22:06cette notion du narcotrafic
01:22:09aux dépens
01:22:09de la pédocriminalité.
01:22:12Parce que le narcotrafic,
01:22:13voilà,
01:22:13ça touche les quartiers,
01:22:14parce que ça touche
01:22:15à l'immigration,
01:22:15parce que ça touche
01:22:16à la démincance de proximité,
01:22:18etc.
01:22:19Et donc,
01:22:20je pense qu'il faut...
01:22:21Et à tort,
01:22:22parce que
01:22:23quand on touche
01:22:24à nos enfants,
01:22:24il y a 15 millions d'enfants
01:22:25en France.
01:22:26Donc,
01:22:26autour de ces 15 millions d'enfants,
01:22:28si je suis très cynique,
01:22:29c'est aussi
01:22:30de la politique du quotidien.
01:22:31Ce sont des familles.
01:22:33Et je pense que
01:22:34à quelques mois
01:22:35de l'élection présidentielle,
01:22:37mettre à plat
01:22:38nos politiques publiques
01:22:39dans ce domaine-là
01:22:41devraient être une priorité.
01:22:43Et tous les candidats
01:22:44que j'ai écoutés comme vous
01:22:45là depuis 2-3 jours,
01:22:46alors il y en a un qui dit
01:22:48c'est parce que la magistrature
01:22:49est trop syndiquée.
01:22:51tout ça est absurde.
01:22:52Ça, c'est caricatural.
01:22:53Ce n'est pas le niveau
01:22:54des enjeux.
01:22:54L'enjeu, c'est
01:22:55comment protège-t-on
01:22:57nos enfants
01:22:58qui sont notre patrimoine
01:23:00d'aujourd'hui
01:23:00et de demain ?
01:23:01C'est le rôle
01:23:02de la société.
01:23:03Et ce rôle-là
01:23:04doit être partagé
01:23:05à la fois
01:23:05par la justice,
01:23:07par la gendarmerie,
01:23:08par la police,
01:23:09par l'éducation nationale,
01:23:11par les collectivités locales.
01:23:13Alors allons-y,
01:23:13monsieur le...
01:23:14Si demain,
01:23:16vous deviez
01:23:16vous présenter
01:23:17à l'élection présidentielle,
01:23:18vous proposeriez quoi
01:23:20pour lutter
01:23:21contre ces phénomènes
01:23:22de pédocrisité ?
01:23:23Il y a un contrôle
01:23:24qui n'est pas assez assuré
01:23:25aujourd'hui.
01:23:25D'ailleurs,
01:23:25on le disait hors antenne
01:23:26tout à l'heure,
01:23:27dans les recrutements
01:23:28aujourd'hui
01:23:29des agents
01:23:31des collectivités
01:23:31ou de l'État
01:23:32qui ont à faire
01:23:34et à avoir aux enfants
01:23:35à s'occuper d'eux.
01:23:37Je pense que...
01:23:38Si on veut reprendre...
01:23:39Moi, je suis entièrement
01:23:39d'accord avec vous.
01:23:40Il y a une chaîne.
01:23:41Il y a une chaîne
01:23:41de responsabilité.
01:23:42Elle commence par
01:23:43l'embauche des personnes
01:23:45qui doivent s'occuper
01:23:46des enfants.
01:23:46Aujourd'hui,
01:23:47sans doute,
01:23:48le tamis n'est-il pas
01:23:49assez serré.
01:23:50Les conditions salariales
01:23:52ne sont pas non plus
01:23:53le gage
01:23:54d'avoir forcément
01:23:56les plus motivés
01:23:57ou les meilleurs.
01:23:58Je le dis un peu brutalement.
01:23:59Même s'il y a beaucoup
01:24:00de vocation aussi
01:24:01dans ces métiers-là.
01:24:02Et je peux en répondre
01:24:03parce que je sais
01:24:03le travail qui serait chez moi.
01:24:05Mais pour autant,
01:24:06ça commence par là.
01:24:06Et on arrive jusqu'au bout.
01:24:08Et le bout du bout,
01:24:09c'est les moyens
01:24:10d'incarcérer
01:24:11et de mettre hors d'état
01:24:12de nuire
01:24:13ceux qui ont commis
01:24:14des fautes
01:24:14qui ont été reconnues
01:24:15par la justice.
01:24:16C'est toute cette chaîne
01:24:17qu'il faut reprendre.
01:24:18Le démago va vous dire
01:24:19j'ai une solution miracle.
01:24:20C'est un menteur.
01:24:22Celui qui analyse
01:24:23va vous dire
01:24:23il y a une chaîne
01:24:24de responsabilité,
01:24:25on travaille
01:24:25sur l'ensemble
01:24:25de la chaîne.
01:24:26Ça passera par des moyens.
01:24:27C'est-à-dire que
01:24:28l'État dépense
01:24:29tout et n'importe quoi.
01:24:30Il va falloir recentrer
01:24:32les dépenses de l'État
01:24:32sur ses missions régaliennes.
01:24:34Ça passera forcément par là.
01:24:36Et donc c'est douloureux.
01:24:37Et le démago
01:24:37ne dira jamais ça
01:24:38parce qu'il veut
01:24:39distribuer des chèques
01:24:39à tout le monde.
01:24:40C'est douloureux de dire
01:24:41il faut qu'on abandonne
01:24:42des pans entiers
01:24:42d'actions de l'État
01:24:43qui ne sont pas
01:24:44absolument nécessaires
01:24:45pour se concentrer
01:24:46à l'ADEME.
01:24:47Comme lesquelles ?
01:24:47L'ADEME
01:24:48et l'Agence de l'État
01:24:48où on se trouvait
01:24:49des milliards.
01:24:50Le CESE
01:24:50pour faire des milliards
01:24:51pour s'occuper des gosses.
01:24:52On a plein de sources
01:24:52d'économie possibles.
01:24:53Il faut juste qu'on accepte
01:24:55de dire qu'il y a
01:24:55des priorités à faire.
01:24:58Ce débat passionnant,
01:25:00intéressant
01:25:01et des pistes.
01:25:02Quelqu'un proposait
01:25:03qu'il niait que des femmes
01:25:04qui s'occupent des enfants.
01:25:06Parce que force est de constater
01:25:07que ce sont plutôt
01:25:08les hommes effectivement
01:25:09qui sont les agresseurs.
01:25:10C'est une piste.
01:25:11C'est un peu
01:25:12provocateur mais c'est pas faux
01:25:13sur le plan des conséquences
01:25:15parfois.
01:25:15Absolument.
01:25:16Perico,
01:25:17Legaz vient de nous rejoindre.
01:25:19A propos de femmes,
01:25:19nous allons nous inquiéter
01:25:20du fait que les gardiens
01:25:21de la révolution
01:25:21profitent du chaos
01:25:22dans le détroit d'Omus
01:25:23pour exécuter à tout vaille
01:25:24notamment des femmes.
01:25:25On recevra Azadeh Alemi
01:25:26porte-parole du comité
01:25:27de soutien des droits
01:25:29de l'homme en Iran.
01:25:30Pourquoi Gérald Darmanin
01:25:31ne parvient pas
01:25:32à réformer la justice ?
01:25:33On aura l'avis de Jean-Paul Garrault
01:25:34ancien député magistrat
01:25:35et puis qui pour peuper
01:25:36la France dans 50 ans
01:25:38même avant
01:25:39pour financer le système social
01:25:40enfin pour peupler le pays
01:25:41tout simplement
01:25:42on va régresser
01:25:43on va perdre 3 millions d'habitants
01:25:45donc vous savez
01:25:46les prédictions très polémiques
01:25:47qu'on avait dit
01:25:47avec des mots violents
01:25:49sembleraient peut-être
01:25:49se ressembler à la réalité
01:25:51donc il faut peut-être
01:25:51le temps de s'inquiéter.
01:25:53A suivre Perico,
01:25:54Legaz dans un instant
01:25:55sur Sud Radio
01:25:56et on se retrouve nous
01:25:58demain.
01:25:58Très bonne journée.
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