Passer au playerPasser au contenu principal
Mathilde Panot, députée du Val de Marne et présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, débat face à Apolline de Malherbe, journaliste politique et présentatrice sur BFMTV et RMC.
Au lendemain du premier tour des municipales 2026, l’échange porte sur la stratégie de LFI, l’union de la gauche, la mobilisation des électeurs et le rapport de force politique face à la droite et à l’extrême droite.
Un moment de tension politique dans l’interview matinale diffusée sur BFMTV.
#politique #france #municipales #lfi #actualite

Vidéo complète disponible ici : https://www.youtube.com/watch?v=izJj_WzvCvQ
Pour s’abonner : https://www.youtube.com/@BFMTV

Pensez à réduire la qualité de la vidéo.

Réponses au quiz de fin :
/!\ Description à ne pas lire avant d'avoir vu la vidéo entièrement
/!\

/!\

/!\
/!\

Selon Mathilde Panot, quelle tradition guide la gauche en campagne ?
➡ Le rassemblement.

Quel responsable socialiste est accusé par Panot de calomnie pendant la campagne ?
➡ Benoît Payan.

Quel mouvement politique Panot dit disparu du paysage ?
➡ Les macronistes.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00On est beaucoup en train de parler de la gauche, qui est normale, mais il y a une des leçons
00:02de cette élection municipale dont on n'a absolument pas parlé,
00:05c'est que nous nous retrouvons dans une situation où les macronistes sont complètement disparus du paysage.
00:10Totalement disparus, comme vous dites, je l'ai dit d'ailleurs dès hier soir.
00:14L'après-Macron a d'ores et déjà commencé, et dans le moment politique que nous sommes en train de
00:19vivre depuis plusieurs semaines,
00:21entre, je le redis très clairement, entre fascistes et antifascistes, il n'y a pas d'entre-deux, il n
00:27'y a qu'un seul côté de la barricade.
00:28Et ce qui est en train de se passer, par exemple, à Marseille, en est un des exemples les plus
00:33frappants.
00:41Si on prend Marseille, qui est le cas le plus emblématique, parce qu'il est évidemment hors de question pour
00:46la France insoumise,
00:47de faire en sorte de laisser Marseille être prise par le Rassemblement national, puisque Marseille est la deuxième ville de
00:55France,
00:55et que nous, nous savons ce que fait le Rassemblement national quand il arrive au pouvoir dans des villes.
00:59Contrairement à ce qu'on dit souvent, nous avons déjà essayé le Rassemblement national,
01:03ça donne par exemple la fin des locaux pour le secours populaire et la fin des subventions pour le secours
01:08populaire,
01:09la privatisation de crèches, la privatisation de piscines, ça donne une augmentation des indemnités d'élus,
01:15et donc nous ne voulons absolument pas ça pour les Marseillais et Marseillaises.
01:18Donc M. Payan doit être responsable.
01:20Donc Sébastien Delogu se retirera ?
01:22Non, en fait, vous savez, dans la tradition de la gauche, ce n'est pas le désistement.
01:26Dans la tradition de la gauche, c'est le rassemblement.
01:28Et moi, je veux alerter solennellement à votre micro.
01:32Si nous voulons pouvoir faire en sorte de battre la droite et l'extrême droite lorsqu'elles sont en mesure
01:37de l'emporter,
01:38alors M. Payan, comme d'autres, aura besoin des électeurs et des électrices insoumises.
01:43Et donc, s'ils décident de ne pas respecter la France insoumise,
01:48comment veut-il que les électeurs et les électrices aillent ensuite se déplacer massivement,
01:52car c'est par la mobilisation qu'ils pourront battre la droite et l'extrême droite ?
01:56Mais pardon, mais pourquoi vous n'y avez pas pensé avant ?
01:57C'est-à-dire, pourquoi vous n'y avez pas pensé quand, par exemple,
02:00Sophia Chikirou, en lançant sa campagne, a dit qu'elle était candidate pour qu'il n'y ait pas de
02:05maire socialiste ?
02:06Pourquoi vous n'y avez pas pensé avant, lorsque Sébastien Delogu a, pendant toute sa campagne,
02:11et je cite là Benoît Payan, basé cette campagne, je cite, sur la calomnie et le mensonge ?
02:16Vous n'avez pas créé les conditions ensuite d'une sorte d'unité, d'amour et de réconciliation ?
02:23Madame de Malheur, je vais vous donner un scoop.
02:25Vous avez l'air aujourd'hui de découvrir que peut-être il y a eu des ruptures un peu violentes.
02:29C'est bon que vous avez fini ? Je vais vous donner un scoop.
02:31Quand nous allons à une élection, nous y allons pour gagner. D'accord ?
02:34Non, mais là, ce n'était pas pour gagner, c'était pour faire battre le Parti Socialiste ?
02:37Non, non, non, non, c'est pour gagner, et donc, évidemment, pour battre la mairie qui était en place,
02:42puisque nous considérons qu'avec la cantine gratuite, les transports gratuits,
02:46le référendum d'initiative citoyenne, nous avons un meilleur programme.
02:49Et d'ailleurs, nous avons eu raison d'y aller, Madame de Malheur,
02:51parce que, par exemple, à Toulouse, si on avait écouté ce genre de raisonnement,
02:55nous ne serions pas, nous, en tête de la gauche.
02:57Tout à fait. À Toulouse, vous êtes devant les socialistes.
03:02À Lille, vous êtes au coude à coude.
03:04Oui, mais Mathilde Pannot, je vous repose cette question.
03:08Honnêtement, vous n'êtes pas surprise ce matin de la défiance,
03:13ou peut-être, en tout cas, de la résistance d'un Benoît Payan qui dit
03:16« On a quand même un peu d'honneur ».
03:18Il dit « Il faut avoir de l'honneur quand, face à nous, Sébastien Delogu
03:22a basé, je redis, sa campagne sur la calomnie et le mensonge ».
03:25Écoutez, ce n'est pas parce que M. Payan dit qu'il y a eu une campagne de calomnie et
03:29de mensonge,
03:29il y a eu une campagne, justement, de conviction auprès des Marseillais et des Marseillaises.
03:33Je vais vous dire quelque chose de très important.
03:36Les choses sont très simples.
03:38Ensuite, vous dites, franchement, ils exagèrent.
03:41Ils ne saisissent pas la main tendue.
03:43Mais cette main a été quand même très violente pendant la campagne.
03:46Vous savez qu'en faisant ça...
03:47Il y a encore quelques jours, Mathieu Anotin, socialiste,
03:50était traité de petit bourgeois visqueux par Jean-Luc Mélenchon.
03:53Oui, et qu'est-ce qu'il avait dit ?
03:55Remontez depuis le début, Mme de Malherbe.
03:56Qu'est-ce qu'il avait dit, M. Anotin, sur Bali Bagayoko ?
04:00Que la France insoumise faisait campagne avec les narcotrafiquants ?
04:03Vous trouvez que c'est digne comme débat politique ?
04:05Mais ce n'est pas une injure personnelle.
04:06Alors que, pardon, petit bourgeois visqueux, je pense que c'est une alliance.
04:10Non, arrêtez, Mme de Malherbe.
04:12Je vais vous dire.
04:13Nous avons fait une campagne municipale où jamais aucune formation politique
04:19n'avait été autant attaquée, y compris physiquement.
04:23Je rappelle que, par exemple, Marianne Maximi, députée à Clermont-Ferrand
04:26et tête de liste, s'est faite agresser physiquement sur un marché.
04:29Je rappelle que nous avons une alerte à la bombe dans notre siège.
04:32Donc, nous n'avons jamais subi un tel niveau de violence.
04:36Et je vais terminer sur M. Payan dont vous parliez juste avant.
04:40Si M. Payan ne veut pas jouer le jeu de la droite et de l'extrême droite,
04:43lorsqu'on est responsable, lorsque des millions de gens comptent sur nous,
04:48on ne fait pas ce qu'il est en train de faire M. Payan,
04:50c'est-à-dire se réfugier derrière des petites polémiques
04:55de ce qui se serait passé pendant la campagne ou je ne sais quoi.
04:57Pour vous, c'est des petites polémiques ?
04:58Oui, oui, on est responsable.
05:00Écoutez, quand vous pensez qu'il est important
05:04de peut-être laisser l'extrême droite gagner la deuxième ville du pays,
05:07oui, je parle de choses très très sérieuses.
05:09Beaucoup plus sérieuses que je ne sais quel mot qui aurait été dit
05:12à quel moment, que vous ne m'avez d'ailleurs d'ailleurs pas cité.
05:15Donc, s'il s'agit, comme vous le dites,
05:18d'un moment très très sérieux et grave pour la nation,
05:22constatant que Benoît Payan ne saisit pas en effet cette main,
05:26est-ce que Sébastien Delogu va en tirer en quelque sorte les conséquences
05:29et se retirer ?
05:30Mais moi, je vais vous dire, j'appelle les Marseillais et les Marseillais
05:34à exiger de Benoît Payan qu'il y ait une fusion.
05:37Pourquoi ? Parce que moi, je ne me résous pas à ce que nous perdions Marseille.
05:42On parle de ça.
05:43Si les électeurs et électrices insoumis ne vont pas massivement aux urnes,
05:48alors Marseille pourrait passer à l'extrême droite.
05:51Donc, ce que fait M. Benoît Payan est extrêmement dangereux.
05:55Et il doit pour cela faire ce qu'on appelle une fusion technique.
05:58Je vais expliquer, on pourrait l'appeler une fusion démocratique.
06:01C'est-à-dire le fait de dire que nous ne serons pas ensemble
06:04dans l'exécutif municipal, nous ne gouvernerons pas ensemble Marseille.
06:07Mais par contre, qu'à juste proportion de ceux qui ont voté au premier tour,
06:12nous proposons une liste commune avec des insoumis qui seront représentés.
06:17Ça veut dire pour être élu, mais ensuite, chacun reprend ses billets.
06:19Oui, mais vous comprenez que du coup, les électeurs et les électrices insoumis
06:22auront envie d'aller voter parce que chacun sera représenté.
06:25À cela, Benoît Payan dit, je ne fais aucune tambouille.
06:27Parce qu'effectivement, ce sont quand même un peu de tambouille.
06:29Mais non, écoutez, une fusion technique, en tout cas démocratique comme on le dit,
06:34ça permet de ne pas gérer la ville ensemble.
06:36Donc, nous respectons les différences des différents programmes.
06:39Mais par contre, de respecter le vote des Marseillais et Marseillaises
06:42qui a été fait au premier tour.
06:43Et ça, je crois que faire respecter le résultat des urnes,
06:47c'est ce qui permet de maximaliser la mobilisation,
06:51justement pour pouvoir battre la droite et l'extrême droite à Marseille comme ailleurs.
06:55Alors, Sophia Chikirou disait, j'attends l'appel d'Emmanuel Grégoire.
06:59Vous dites, pour l'instant, ce n'est pas arrivé.
07:01Semble-t-il, Sébastien Delogu espérait aussi l'appel de Bonapayant.
07:04Ce n'est pas arrivé.
07:05Est-ce qu'eux-mêmes, du coup, vont prendre leur téléphone et les appeler ?
07:09Je crois que...
07:10Ça peut marcher dans les deux sens, au fond.
07:12Oui, je pense que Sébastien Delogu a fait un appel public.
07:16Sophia Chikirou l'a fait aussi.
07:18Ce n'est pas une question de qui appelle qui.
07:20Le problème n'est pas de qui appelle qui.
07:22Le problème, c'est que, publiquement, M. Payan et M. Grégoire,
07:28aujourd'hui, disent publiquement non à cela.
07:30Et c'est cela qui était responsable.
07:31En fait, ils n'ont même pas traité la question.
07:33C'est-à-dire que, dans leur déclaration hier soir,
07:35il a dit que vous les avez écoutés bien attentivement.
07:38Il a fini par le faire lorsque les gens l'ont interrogé.
07:40Mais l'un comme l'autre, lorsqu'ils ont fait leur déclaration,
07:43n'ont même pas mentionné la France insoumise.
07:44Vous dites qu'on est incontournable.
07:45Visiblement, ils estiment qu'ils peuvent gagner sans vous.
07:48Eh bien, nous verrons.
07:49Mais du coup, ils prennent aussi la responsabilité
07:51de peut-être donner des villes à la droite et à l'extrême droite.
07:54Sophia Chikirou qui disait, je la cite,
07:56« Il ne faut pas qu'un socialiste soit maire de Paris ».
07:58Est-ce que vous dites toujours la même chose aujourd'hui ?
08:02Je vous redis ce que je disais.
08:04Lorsque nous nous présentons à une élection,
08:06nous nous présentons pour gagner.
08:07Et lorsque Sophia Chikirou dit qu'elle ne veut plus
08:11que la mairie soit socialiste,
08:12c'est parce qu'elle souhaite que la mairie soit insoumise.
08:15Ce qui est le propre d'une élection.
08:17Et moi, je vais vous dire,
08:18parce qu'on est beaucoup en train de parler de la gauche,
08:20qui est normale,
08:20mais il y a une des leçons de cette élection municipale
08:23dont on n'a absolument pas parlé,
08:24c'est que nous nous retrouvons dans une situation
08:27où les macronistes sont complètement disparus du paysage.
08:29Et donc, l'après-macron a d'ores et déjà commencé.
08:34L'après-macron a d'ores et déjà commencé.
08:36Et dans le moment politique que nous sommes en train de vivre
08:38depuis plusieurs semaines,
08:40entre, je le redis très clairement,
08:42entre fascistes et antifascistes,
08:44il n'y a pas d'entre-deux.
08:45Il n'y a qu'un seul côté de la barricade.
08:47Et ce qui est en train de se passer,
08:49par exemple à Marseille,
08:51en est un des exemples les plus frappants.
08:53C'est-à-dire que,
08:54lorsque vous avez des personnes qui sont incapables de dire,
08:57entre un rassemblement national au second tour
08:59des élections présidentielles
09:01et Jean-Luc Mélenchon,
09:03pour qui il voterait,
09:04eh bien, il tourne le dos
09:06à la tradition historique de la gauche
09:09qui est de considérer que notre adversaire,
09:11c'est la droite et l'extrême droite.
09:48Abonnez-vous !
Commentaires

Recommandations