00:00Rachid Adati, Rachid Adati, chacun son tour, on va y venir, on va y venir au périscolaire, simplement que Sophie
00:04Archikirou puisse répondre.
00:06Vous avez recruté des pédocriminels et vous le savez bien, vous en avez une commission.
00:09Rachid Adati, Rachid Adati, on va pas le faire comme ça sur un bout de table, vous allez être convaincu
00:12par la justice et on va prendre le temps.
00:15Vous le savez, vous le savez parfaitement, vous le savez parfaitement.
00:17Rachid Adati, Rachid Adati, vous voudrez que Sophie Archikirou puisse répondre.
00:20A Paris, c'est pas les élus qui recrutent les fonctionnaires et les agents publics, c'est l'administration qui
00:24s'en occupe.
00:31Moi, quand je vais au tribunal, c'est parce que vous avez porté plainte contre moi, vous êtes la seule
00:35qui me conduit devant les tribunaux.
00:36C'est moi la troisième fois que vous portez plainte contre moi et le point commun de tout ça, c
00:39'est qu'à chaque fois, chaque fois, moi, je vous avais toujours perdu face à moi,
00:44mais moi la seule fois où je vais au tribunal, c'est quand vous portez plainte contre moi.
00:46Et donc ce que je veux dire, c'est qu'il y a dans la violence que vous exprimez à
00:51l'endroit de la liste que je conduis du rassemblement de la gauche et des écologistes,
00:56une brutalité qui s'explique par le fait que c'est la seule liste qui peut battre Rachida Dati,
01:01mais que je trouve honnêtement au-delà de ce qui est normalement un débat démocratique serein et un respect mutuel
01:07qu'on se doit,
01:08y compris quand on est dans des oppositions.
01:10Et je le dis, quand je serai maire de Paris, madame Dati, la porte de mon bureau vous sera toujours
01:14ouverte comme maire d'arrondissement.
01:15On a très bien travaillé ensemble quand j'étais premier adjoint et vous étiez maire d'arrondissement.
01:19Et j'aspire, mais parce que ça s'appelle le respect démocratique, c'est ça les électeurs qui choisissent.
01:24Vous avez un niveau de résumé à géométrie.
01:26Non, pas du tout, j'ai le respect des élus de la République et donc j'aurai un souhait de
01:34travailler avec vous quand vous serez maire d'arrondissement.
01:37Vous avez évoqué et vous avez dit qu'il y avait une similitude parce que des questions de justice,
01:44je voudrais que vous puissiez répondre l'une comme l'autre.
01:47Rachida Dati, vous comparaîtrez devant le tribunal correctionnel en septembre 2026.
01:53Sophia Chikirou, le 12 mai, vous serez jugée par la 13e chambre du tribunal correctionnel de Paris.
02:00Allez-y.
02:00Alors, je vais vous dire, M. Grégoire, ça fait six mois, six mois, des attaques outrancières, insultantes, mensongères depuis six
02:08mois.
02:09Vous et vos troupes, que ce soit M. Brossard et M. Grégoire.
02:12Et tous les journalistes aussi, et tous les juges aussi manifestement.
02:14Non, mais attendez, je vais vous dire, je vous réponds très sereinement, ne stressez pas.
02:18Alors, franchement, moi j'ai connu, comme je vous l'ai dit, des grands hommes de gauche, Robert Badinter, Henri
02:23Leclerc, Simone Veil,
02:25qui avaient des grands principes et qui défendaient des grands principes.
02:28Je les admire beaucoup, moi aussi.
02:29Oui, des grands principes de l'État de droit et des grands principes de la République.
02:35Vous piétinez allègrement la présomption d'innocence.
02:38Je n'ai jamais été condamnée.
02:39Et je vais vous dire, oui, j'ai une procédure Renault qui se rapporte à quoi ?
02:43Un contrat d'avocat privé, avec de l'argent privé, qui ne concerne pas.
02:48Pas que privé, d'ailleurs le Parlement européen a lui-même engagé des procédures contre vous.
02:54Si, si, si, si, mais si, les journalistes vérifieront ça demain, tranquillement.
02:59Le Parlement européen n'a entamé aucune poursuite.
03:02Dans le cadre de vos activités de lobbying, c'est même pas, si vous citez une affaire, mais il y
03:05en a au moins une dizaine.
03:06Un dossier a été instruit sur le Parlement européen, pour ceux qui s'apparentraient à du lobbying,
03:12et qui paraîtraient incompatibles avec votre mandat.
03:15C'est exactement de cela dont je parlais.
03:18Le Parlement européen ne m'a pas poursuivi, il n'est pas parti civil.
03:21Voilà, vous voulez cette information ?
03:23Madame de Malherbe, vous corrigez en direct, c'est vraiment parfait.
03:25Oui, vous pourrez le corriger, il n'est pas parti civil et il ne me poursuit pas.
03:28Et c'est un contrat privé, qui date de 2009, c'est un contrat d'avocat.
03:32Pourquoi vous travaillez en même temps que vos mandats ?
03:34Oui, parce que moi je ne dépends pas de la politique, je ne dis pas des notes de frais.
03:37Comme madame Hidalgo, comme votre directeur de campagne, qui paye ses vacances, les restaurants, ses enfants.
03:44Vous pouvez publier vos frais de représentation comme ministre ?
03:46Vous pouvez y aller ?
03:47Vous pouvez y aller, non, moi je ne peux pas y aller, non, c'est à vous d'y aller.
03:49Je n'ai jamais utilisé d'argent public ni de notes de frais, ça a été déjà publié.
03:53Pourquoi vous travaillez ?
03:54Parce que moi, je ne dépends pas de la politique.
03:55Nous, on se consacre à nos mandats.
03:56Non, je ne dépends pas.
03:58Je ne dépends pas de la politique, monsieur Grégoire.
04:00Ça, c'est sûr, ça se voit, oui.
04:01Et je ne dépends pas de la politique, ça c'est le premier point.
04:04C'est mieux de ne pas dépendre d'autres gens aussi.
04:06Je n'ai pas été mise en cause pour de l'argent public, c'est la seule affaire.
04:10Sauf ce que vous inventez comme affaire, soit ça n'existe pas, soit ça ne me concerne pas.
04:14C'est pas moi, à la rigueur c'est les journalistes qui les inventent, mais pas nous, c'est pas
04:17nous qui les inventons.
04:18C'est les journalistes qui les inventent.
04:19Mais bien sûr, la presse, c'est toujours la même.
04:21C'est toujours la même.
04:22Nous, on est scannés matin, midi et soir, on est suspectés matin, midi et soir.
04:25On a bon dos.
04:25Mais je suis très à l'aise.
04:27Sophia Chifirou et Manuel Grégoire vous a mises dos à dos sur cette question-là.
04:31Vous vous serez jugé donc le 12 mai prochain, 13ème chambre du tribunal correctionnel de Paris.
04:35Franchement, j'ai l'impression que là, pour ce qui est des affaires, moi je ne suis pas à la
04:40hauteur.
04:40Je vous le dis très franchement.
04:41On vient me chercher des poux pour une affaire de cafetière et de micro-ondes.
04:45Pas de plaignant, pas de préjudice.
04:48Je n'ai pas de participe non plus.
04:49Donc, il n'y a pas de problème.
04:50Par contre, M. Grégoire est manquant d'élégance et manquant d'arguments.
04:55Il n'arrive pas à assumer son bilan et pourtant, pour ce qui est l'affaire de Périscolaire...
04:59Attendez, attendez, Rachid Adati, Rachid Adati, chacun son tour.
05:02On va y venir au Périscolaire.
05:03Je voudrais simplement que ce qui concerne la ville de Paris, votre mandat d'élu puisse répondre.
05:06Vous avez recruté des pédocriminels et vous le savez bien, vous en avez une commission.
05:09Rachid Adati, Rachid Adati, on ne va pas le faire comme ça sur un bout de table.
05:11C'est d'aller être convaincue par la justice et on va prendre le temps.
05:14Non, absolument pas.
05:15Vous le savez parfaitement.
05:17Rachid Adati, Rachid Adati, je voudrais que Sophie a dit qu'il voulait se répondre.
05:20À Paris, ce n'est pas les élus qui recrutent les fonctionnaires et les agents publics.
05:23C'est l'administration qui s'en occupe.
05:25C'est vous qui êtes en charge du recrutement.
05:26Et donc, ça fait partie des très nombreux anciens que vous avez eu une convocation au tribunal.
05:31Je suis très serein, bien sûr.
05:32Vous, vous êtes déjà convoqué.
05:34Moi, je ne le serai jamais sur cette affaire.
05:35Vous savez très bien.
05:36C'est une question suffisamment précise et sérieuse pour qu'on prenne le temps d'en parler.
05:42Donc, je voudrais que d'abord, Sophia Chiffé, vous...
05:44Moi, j'ai dit ce que j'avais à dire.
05:46Je vous dis très honnêtement, je ne joue pas dans cette catégorie-là, ni d'un côté ni de l
05:50'autre.
05:50Mais sur cette affaire qui est quand même le plus grand scandale sexuel sur des enfants,
05:54enfin, on parle de viols et d'agressions sexuelles...
05:56Arthur, on parlait tout à l'heure de l'affaire Bétaram, vous estimez que c'est...
05:59Ce sont des viols et des agressions sexuelles sur des enfants d'école maternelle.
06:03De quoi parle-nous ?
06:04De crimes atroces.
06:05De crimes atroces.
06:06C'est une réalité.
06:08M. Grégoire fait comme s'il découvrait les choses.
06:10Ça fait 12 ans qu'il est au pouvoir.
06:11Attendez.
06:12Tous les cas que vous évoquez date de 2025 et de 2026, Mme Dati.
06:15Qu'est-ce que vous racontez ?
06:16Non, depuis 2015, nous vous avons alerté...
06:19Les cas qu'on évoque ici...
06:21Les cas évoqués sont effectivement les trois dernières années.
06:23C'est important de le préciser.
06:24Les 52 animateurs suspendus, c'est sur les trois dernières années.
06:28En 2015, le Conseil de Paris du 14 avril 2015, les alertes ont eu lieu à ce moment-là.
06:36Il y a un rapport de l'inspection qui pointe des dysfonctionnements.
06:37Vous l'avez dit et tout le monde pourra s'y référer.
06:40Et là, je vais vous dire, je rejoins Mme Chikourou, c'est un système.
06:42Quand vous avez 50 animateurs dans des écoles entre le 11e et le 12e, il y a un système de
06:48prédateurs.
06:49C'est une réalité.
06:51Il faut faire la lumière là-dessus.
06:52M. Grégoire ne peut pas s'en tirer comme ça.
06:55Il dit, moi-même, j'ai été victime d'agressions sexuelles.
07:00Oui, je suis désolée pour vous, mais ça aurait dû vous donner une plus grande sensibilité.
07:05Ça a été le cas dans toutes mes missions, dans toutes mes fonctions, dans mon engagement personnel.
07:09Dans tous mes engagements personnels et politiques, j'ai mis ce sujet au cœur de mon action.
07:14M. Grégoire, on ne va pas s'énerver.
07:16Justement, vous auriez pu...
07:17Un peu comme vous dites, il a recruté des pédocriminels, pardonnez-moi.
07:21Non, c'est faux, vous le savez très bien.
07:23C'est faux et chacun qui nous écoute peut mesurer le mensonge que vous formulez.
07:27C'est grave et c'est une réalité.
07:29Et justement, quand il y a eu ce recrutement, la réponse, c'est de dire, on est dans la moyenne
07:34nationale.
07:34Mais on parle d'enfants violés, agressés.
07:37Et moi, je vais vous dire, puisque vous parlez d'une affaire personnelle, moi, j'ai eu un mariage forcé.
07:42Ça a multiplié mon combat pour le droit des femmes et leur liberté.
07:46Au contraire, j'ai mis beaucoup d'actions en œuvre, justement, des dispositifs qui protégeaient les femmes de ce type
07:52de contraintes et d'absence de liberté.
07:54Et c'est là où je ne vous rejoins pas, M. Grégoire.
07:57Vous auriez pu le découvrir.
07:58Et je vous aurais, évidemment, j'aurais été avec vous.
08:01J'aurais combattu avec vous.
08:02Nous aurions mené des actions ensemble.
08:04Nous sommes tous les deux au Conseil de Paris.
08:05On l'a fait, on l'a fait, Mme Dati.
08:07Vous savez bien qu'on a fait plein de mesures.
08:08Et vous ne pouvez pas vous exonérer de ces responsabilités.
08:11Le cas le plus grave qui vient de se produire, c'est produit dans votre arrondissement.
08:15Dans votre arrondissement.
08:17Votre équipe est totalement impliquée dans ce scandale.
08:21Sauf si, effectivement, les journalistes de Mediapart ont une fois de plus menti.
08:25Je voudrais qu'on puisse sortir de ce...
08:27C'est une responsabilité collective dont personne ne peut s'exonérer, pas même vous.
08:31Quand on est élu, M. Grégoire, sinon, je vous dis...
08:33On l'a entendu.
08:34M. Grégoire, vous avez été en charge des ressources humaines.
08:42Vous ne pouvez pas vous dérober.
08:43M. Grégoire, M. Grégoire, vous l'avez dit.
09:15Sous-titrage Société Radio-Canada
09:16Sous-titrage Société Radio-Canada
09:18Sous-titrage Société Radio-Canada
09:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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