00:00– La réponse est non, ce serait presque le contraire.
00:03Un aveu de faiblesse mettrait davantage en danger la France
00:07et d'ailleurs, entre parenthèses, d'autres pays.
00:09Je veux dire par là que la crédibilité dissuasive vous confère
00:13face à n'importe quel adversaire à peu près cornaqué,
00:15à peu près rationnel et pragmatique.
00:17Et c'est le cas des Iraniens, ils ont beau être fanatiques,
00:20je parle évidemment du pouvoir, je ne parle pas de la population,
00:22ils sont en général assez pragmatiques.
00:24La crédibilité dissuasive, ils la comprennent très bien les Iraniens.
00:28Alors ça c'est le premier point.
00:29– Donc vous voulez dire que c'est une bonne nouvelle qu'ils soient fâchés ?
00:31Ils nous respectent ?
00:32– Alors fâchés, est-ce qu'on est ?
00:34Alors on est fâchés avec eux évidemment, parce que c'est un régime assassin,
00:37mais on n'est pas en guerre.
00:40Officiellement, on n'est pas en guerre du tout.
00:41– Et officieusement ?
00:42– Alors officieusement, les relations sont extrêmement mauvaises,
00:46mais on n'est réellement pas en guerre.
00:48Alors sauf à la marge sur le plan défensif avec les Émirats arabes unis.
00:53Parce que je rappelle que depuis 2009, nous sommes,
00:55et on le rappelle suffisamment sur ce plateau, vous avez bien raison de le faire,
00:57que nous avons, alors pour le coup, un accord de défense mutuelle.
01:01Et là la France, et ça a été très bien rappelé tout à l'heure,
01:03le fait de manière extrêmement sérieuse, et les Émirats en sont très heureux.
01:06Alors évidemment, on les défend contre qui ?
01:08– Contre les Iraniens, mais c'est à titre, encore une fois, exclusivement défensif.
01:12Par exemple, la France, à ce jour, n'a jamais frappé une cible
01:16située sur le territoire iranien, du moins officiellement.
01:18Mais je crois que c'est assez authentique.
01:20Maintenant, pour revenir d'un mot sur le porte-avions,
01:23sur lequel on fait un peu ce qu'on veut.
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