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  • il y a 5 mois
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Stéphanie Coleau du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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00:00Business Présent, le 19h éco, Stéphanie Collot.
00:07Soyez les bienvenus dans le 19h éco, 30 minutes de concentré d'actualité économique et géopolitique.
00:12Et à la une de ce jeudi 12 mars, l'Iran va continuer à bloquer le détroit d'Hormuz.
00:18Déclaration du nouveau guide suprême iranien qui a à nouveau fait flamber les cours du pétrole.
00:24Mais pour Donald Trump, il faut avant tout stopper le nucléaire iranien.
00:29On ira à Washington dans le journal.
00:32En France, Bercy appelle les distributeurs de carburant à la responsabilité.
00:35Un appel entendu, ils promettent une baisse progressive de 30 centimes par litre.
00:40De son côté, Total Energy plafonne ses prix.
00:43Explication avec Clara Bido à suivre.
00:45Et puis Emmanuel Macron s'est rendu aujourd'hui en Normandie sur le site de la centrale nucléaire de Panly
00:50où seront implantés les deux nouveaux réacteurs EPR2.
00:53On retrouvera Hugo Babé sur place qui a suivi la visite du chef de l'État.
01:02Le nouveau guide suprême iranien jure de mener la vengeance jusqu'au bout.
01:08Mojta Barhamenei appelle les pays de la région à fermer les bases américaines qu'ils abritent sur leur sol.
01:15Il veut que le détroit d'Hormuz reste fermé pour faire pression sur les États-Unis et Israël.
01:21Une déclaration qui a fait bondir le Brent à 100 dollars le baril.
01:28Concernant le détroit d'Hormuz, l'Iran dit avoir autorisé les navires de certains pays à passer.
01:34De leur côté, les États-Unis reconnaissent que leur armée n'est pas encore prête à escorter des pétroliers dans
01:41le détroit.
01:41C'est une déclaration du ministre américain de l'énergie, Chris White.
01:47Cela arrivera assez vite, mais ça ne peut pas arriver maintenant.
01:50Nous ne sommes tout simplement pas prêts.
01:51Tous nos moyens militaires sont pour l'instant concentrés sur la destruction des capacités offensives de l'Iran
01:56et de l'industrie manufacturière qui alimente ces capacités offensives.
02:01Nous ne voulons pas que tout cela soit une simple mesure provisoire pour un ou deux ans.
02:05Nous voulons détruire définitivement leurs capacités.
02:08Et on continue à parler du détroit d'Hormuz dans la chronique internationale de Mathieu Jolivet.
02:14Mathieu, le blocage du détroit envoie un signal géopolitique dévastateur pour Donald Trump
02:19car l'hégémonie américaine s'est bâtie sur le contrôle des mers, justement.
02:24Oui, sur cette idée qu'en garantissant la sécurité maritime,
02:27les États-Unis contrôlent aussi la fluidité du commerce mondial.
02:31Cette approche, elle est inspirée d'un stratège naval du 19e siècle.
02:35Il s'appelle Alfred Tireman.
02:37Il constate que l'Empire britannique s'est construit grâce au contrôle de quelques points stratégiques
02:42comme Gibraltar ou Suez.
02:44Il va en faire une théorie.
02:46Le Sea Power pour Mahan, contrôler ses goulots maritimes,
02:49revient à contrôler le commerce mondial et donc la richesse et la guerre.
02:53Au 20e siècle, les États-Unis vont reprendre cette grille de lecture
02:57et se positionner comme la puissance garante de la sécurité des détroits maritimes
03:02avec aussi leurs alliés comme les britanniques qui étaient déjà bien positionnés
03:05et tout ce monde au nom du monde libre.
03:07Et ça, ça va structurer beaucoup d'événements géopolitiques au 20e siècle.
03:11Oui, après la guerre des Six Jours, le canal de Suez sera fermé pendant 8 ans.
03:16L'océan Indien est resté fermé entre 67 et 75 après la guerre des Six Jours.
03:21Après la Seconde Guerre mondiale, le contrôle des détroits turcs,
03:25le Bosphore ou les Dardanelles marquera un des premiers épisodes de la guerre froide.
03:29Tout débute en 1946 quand Staline exige d'avoir la gestion du Bosphore ou des Dardanelles
03:34avec un objectif, permettre un accès permanent à la Méditerranée
03:38pour sa flotte soviétique qui était basée en mer Noire.
03:42Les détroits turcs sont alors des shock points, c'est-à-dire des verrous maritimes.
03:46Mais Washington bloque à l'époque et fait entrer la Turquie dans l'OTAN en 1952.
03:51Donc vous voyez au 20e siècle, que ce soit Gibraltar, Panama, Bonne Espérance,
03:55ce sont les autres verrous maritimes de la planète.
03:58Gibraltar qui ouvre ou ferme la Méditerranée.
04:00Quand Suez se bloque, le monde contourne l'Afrique par le cap de Bonne Espérance.
04:04Et la carte des shock points dont vous parliez a finalement très peu changé
04:09depuis l'époque d'Alfred Mahon.
04:11Oui, pour beaucoup, ce sont les mêmes noeuds maritimes liés à la mondialisation
04:14et qui structurent les approvisionnements énergétiques de la planète.
04:18Ce détroit d'Ormouz voit transiter près d'un cinquième du pétrole mondial
04:21et une grande partie du gaz naturel liquéfié qatari.
04:25Bab el-Mandeb entre mer Rouge et océan indien,
04:27aujourd'hui fragilisé par les attaques des rebelles outils.
04:31Plus à l'est, vous avez le détroit de Malacca, ce checkpoint au cœur de l'Indo-Pacifique
04:36qui est devenu le principal hub maritime de la planète.
04:39Là-bas transite environ 60% du commerce maritime mondial.
04:43Et puis vous avez aussi un nouveau verrou qui est en train d'apparaître,
04:46c'est la route arctique qui pourrait devenir le grand raccourci du commerce mondial
04:51avec la fonte accélérée des glaces qui permettent de relier l'Asie à l'Europe deux fois plus vite.
04:57Mais c'est aussi la Russie qui contrôle cette nouvelle route arctique.
05:02Au fond, vous voyez, la leçon reste la même depuis Alfred Mahan au 19e siècle.
05:06Qui contrôle les goulots maritimes prend le dessus.
05:09Et en minant ce détroit d'Ormouz, le régime d'Emola a créé une brèche dans cette doctrine Mahan
05:15qui a façonné l'hégémonie maritime américaine.
05:17La chronique internationale de Mathieu Joliver est retrouvée tous les soirs dans le 19h éco.
05:22Je le disais, Moshtaba Khamenei, le nouveau guide suprême veut que le détroit d'Ormouz reste fermé
05:26pour faire pression sur les Etats-Unis.
05:29On prend la direction de Washington, on retrouve notre correspondant Axel Meunier.
05:33Axel, pour l'instant, Donald Trump n'a pas réagi.
05:37Non, pas de réaction officielle de la part du président américain à cette première déclaration de Moshtaba Khamenei.
05:43Mais on sait depuis plusieurs jours tout le mal qu'il pense de ce choix du régime iranien.
05:47Il n'est pas content, il dit que ça n'est pas un choix acceptable car il risque de poursuivre
05:52la politique de son père.
05:53Mais il a quand même, c'est une réponse indirecte à cette première déclaration.
05:57Il a dit que le but des Etats-Unis était, je cite, d'empêcher le régime, l'empire du mal
06:04de programmer le développement d'une arme nucléaire.
06:08Ce qui va un petit peu en contradiction avec ses envies d'en finir très rapidement avec le conflit.
06:12Donald Trump qui répond aussi sur la situation d'Ormouz indirectement.
06:16Là encore, selon lui, les Etats-Unis, premiers producteurs de pétrole au monde, doivent voir cela comme une aubaine.
06:21Nous allons gagner beaucoup d'argent, dit-il.
06:24Il n'est pas sûr que ça suffise à rassurer les 74% d'Américains qui se déclarent très inquiets
06:29des conséquences économiques de cette guerre
06:31et qui payent déjà à la pompe des prix à plus de 20% depuis le début des frappes.
06:37Axel Monnier en direct depuis Washington.
06:39Le blocage du détroit d'Ormouz oblige Total Energy à suspendre sa production dans les pays du Golfe, au Qatar,
06:45en Irak.
06:45Et en offshore aux Émirats Arabes Unis, cela représente l'équivalent de 15% de sa production mondiale de pétrole
06:52et de gaz.
06:53Total Energy qui reprend par ailleurs la production du champ pétrolier de Mabruk en Libye, dotée d'une capacité de
06:5925 000 barils jour.
07:01La production avait été arrêtée en 2015 à la suite d'une attaque armée.
07:05La guerre au Moyen-Orient bouleverse déjà les intentions de voyage.
07:09L'instabilité géopolitique joue sur le climat de confiance des ménages.
07:13Et les acteurs du secteur anticipent déjà des répercussions sur les choix des destinations.
07:19Hélène Cornet.
07:22Les voyageurs vont avoir tendance à choisir des destinations proches, assure le patron de la compagnie Weezer.
07:28D'abord parce que les correspondances vont être plus difficiles en lien avec les restrictions dans l'espace aérien.
07:34Mais aussi en raison de l'inflation et du surcoût lié au carburant qui va augmenter les prix des billets
07:38d'avion.
07:39Quant à CR France par exemple, ont déjà ajusté leurs tarifs pour prendre en compte la flambée du kérosène.
07:45Les réservations pour l'été se joutent actuellement et les touristes revoient leurs plans.
07:49Les Européens devraient rester en Europe, les Américains en Amérique, les Asiatiques en Asie, confirme le cabinet Pro-Tourisme.
07:56Pour preuve, selon les données de l'Alliance France-Tourisme, l'Egypte connaît un renversement complet de tendance avec une
08:02baisse de 34% du nombre de dossiers.
08:05Même chose depuis la Chine avec une baisse de 40% des réservations pour le Moyen-Orient.
08:10Certaines compagnies pourraient même être amenées à revoir leur stratégie long courrier.
08:14Déjà, Wither a réaffecté la moitié de ses vols Moyen-Orient vers des destinations européennes.
08:20Air France-KLM a annoncé aujourd'hui augmenter le tarif de ces longs courriers justement pour compenser la hausse du
08:26carburant et le rallongement des itinéraires.
08:29En classe économie, ça représente une surcharge de 50 euros sur un aller-retour.
08:35Dans le secteur de la pub, en revanche, les acteurs ne sont pas alarmistes.
08:38C'est le cas de JC Decaux, numéro 1 mondial de la publicité dans les transports.
08:43Le groupe est très présent au Moyen-Orient, notamment dans les aéroports.
08:48Son co-directeur général, Jean-Charles Decaux, s'est montré rassurant ce matin.
08:53Il était au micro de Laure Closier sur BFM Business.
08:55Pour l'instant, les annonceurs qui sont nos clients, les partenaires dans la région sont plutôt assez sereins pour conserver
09:04leurs engagements dans les différentes géographies dans lesquelles nous sommes.
09:07Parce que, par exemple, sur une plateforme comme Dubaï, les vols ont repris et il y a des liaisons aériennes
09:14qui se font avec le reste du monde.
09:16JC Decaux publie des résultats stables en 2025 et supérieurs aux attentes.
09:21Le groupe prévoit une croissance organique du chiffre d'affaires au-dessus de 5% au premier trimestre 2026.
09:2919h10 sur BFM Business, les marchés.
09:32Avec Antoine Larigauderie et le CAC termine en baisse ce soir.
09:37Oui, une baisse finalement assez modérée, moins 0,71%.
09:41On termine quand même sous les 8000 points, 7984.
09:44Mais tout au long de la journée, on a l'impression que l'indice est un petit peu vacciné contre
09:49ce pétrole à 100 dollars.
09:51On voyait qu'à chaque fois qu'il y avait une pointe au-dessus de ce cours, la baisse s
09:55'accentuait.
09:56Et puis, que finalement, les marchés remontaient un petit peu, réduisaient leurs pertes.
10:00Donc, on termine sur cette baisse modérée malgré, encore une fois, un Brent à 99,08$ en ce moment.
10:06Avec en tête le secteur de la défense.
10:09Ce n'est pas trop une surprise.
10:10Plus 2,99$ pour Thalès en particulier, qui est à 254,90€.
10:14Et puis, on s'est replié sur le bon vieux CAC 40, la bonne vieille économie.
10:19Regardez, Air Liquide, plus 2,2%, 170,82%.
10:22Danone, plus 1,8%, 70,24%.
10:25Carrefour, plus 1,68% à 15,43%.
10:27En revanche, à la baisse, ArcelorMittal commence à devenir un indicateur de stress des marchés en cette période de crise
10:33énergétique.
10:33Parce qu'à chaque fois que le pétrole remonte, ArcelorMittal vraiment est en baisse prononcée.
10:37Moins 4,22% là en clôture à 46,73€.
10:40Mais la plus forte baisse, elle est pour Pernod Ricard.
10:42Moins 4,4% à 68,48€.
10:44Valeur largement exportatrice.
10:46JC Decaux, alors ça, c'est la très très bonne surprise du jour.
10:49Le titre prend 14,7%.
10:5318,96€ après de bonnes performances saluées par les marchés.
10:56Attention à l'obligataire, ça se tend sur le 10 en français.
10:593,63 sur l'OAT.
11:01C'est le CAC 48, donc moins 0,71%, 7,984 points.
11:06Les volumes d'échange, 4,7 milliards.
11:07Du rouge également sur les marchés américains, moins 1,2% pour le Dow Jones.
11:12Du côté du Nasdaq, l'indice recule un peu plus, moins 1,6%.
11:19Et puis les cours du pétrole, le Brent est à 1$ de la barre symbolique des 100$.
11:2699$ pour le Brent.
11:27Et le WTI américain atteint 94$.
11:34Et pour tenter justement de limiter l'impact de la hausse du baril sur le consommateur en France,
11:40le gouvernement met la pression.
11:41Les distributeurs de carburant ont été convoqués ce matin à Bercy,
11:45où l'exécutif les a appelés à la responsabilité.
11:48L'objectif du gouvernement, Clara Bido, est de faire baisser les prix au plus vite, mais sans dépenser d'argent.
11:54En effet, Stéphanie, oubliez la stratégie de 2022.
11:58Il n'y aura pas à nouveau de chèques carburants.
12:00Cette fois, l'État décide de mettre la pression directement sur les distributeurs pour rogner sur leurs marges.
12:06Baisse des prix, plafonnement pour le gouvernement.
12:08Tous les moyens sont bons pour faire souffler les consommateurs, sans plomber les finances publiques.
12:13Le message est donc bien passé du côté des distributeurs comme Leclerc ou bien encore Super U,
12:18qui ont promis une baisse progressive de 30 centimes par litre.
12:21Mais à la sortie du ministère, les professionnels ont un peu tempéré l'enthousiasme de Bercy,
12:26qui avait fait planer la menace d'un encadrement des marges.
12:29Écoutez Francis Pousse du syndicat Mobiliens.
12:32En sortie de réunion, aucune décision n'a été prise sur un encadrement, quel qu'il soit du prix.
12:39Aujourd'hui, c'est le marché qui va continuer.
12:42Évidemment, et c'est le rôle des ministres, on nous a engagés à modérer nos marges, qui sont déjà faibles.
12:47Donc c'est ce qu'on va continuer à faire.
12:50Les distributeurs lâchent du lest et baissent les prix.
12:54Oui, mais de son côté, Total Energy fait un geste aussi et choisit de plafonner volontairement ces prix.
12:59En effet, Total Energy a décidé de remettre en place un dispositif déjà utilisé en 2023.
13:04Le groupe avait plafonné ces prix à 1,99€ le litre face à la hausse des prix du pétrole.
13:10Et aujourd'hui, il avait d'ailleurs mis en place une ristourne de 30 centimes qui lui avait coûté 500
13:16millions d'euros.
13:17Aujourd'hui, on est sur un plafonnement à 2€ pour l'essence, 2,10€ pour le gasoil jusqu'à la
13:22fin mars.
13:23Une façon pour Total de ne pas trop s'engager face à la volatilité des cours.
13:28Et en revanche, les clients de l'offre Total, gaz et électricité, bénéficieront d'un plafond à 2€ jusqu'à
13:33la fin de l'année.
13:35Gasoil et essence compris.
13:36Le groupe avait déjà proposé un dispositif similaire en 2024, notamment avec un plafonnement à 1,94€ le litre.
13:44Une opération marketing pour attirer de nouveaux clients sur ces offres énergie, mais aussi pour tenter d'amortir les coûts
13:51sur l'opération.
13:51En bref, quand le gouvernement demande, Total Énergie fait un geste, mais on se profite aussi pour tenter de récupérer
13:57des clients face à EDF sur le marché de l'électricité.
14:00L'un de ses principaux relais de croissance, Stéphanie.
14:03Merci Clara Bido.
14:04Face à la hausse du carburant, les automobilistes semblent accélérer leur transition vers l'électrique, notamment sur le marché de
14:11l'occasion, selon Aramis Auto.
14:12La part des voitures électriques dans ses ventes est passée de 6,5% la semaine précédant le conflit à
14:199,5% la semaine suivante, soit une hausse de près de 50% en trois semaines.
14:24C'était une visite très attendue.
14:27Emmanuel Macron s'est rendu aujourd'hui en Normandie, sur le site de la centrale nucléaire de Panlis, où seront
14:31implantés les deux nouveaux réacteurs EPR-2.
14:34L'occasion pour EDF de faire un point sur l'avancée des travaux, un chantier sur lequel BFM Normandie a
14:41pu se rendre avec Valentina Deby.
14:45Les falaises et la mer à perte de vue, et puis ce chantier de 160 hectares, où des centaines de
14:50camions et de peltes s'activent, avec déjà deux réacteurs sur le site de Panlis.
14:55Il faut faire de la place pour accueillir les deux nouveaux EPR-2.
14:58Frédéric Aignon, directeur du projet Panlis pour EDF.
15:01Dans la préparation des terrains, on a deux activités principales.
15:05C'est enlever des fondations qui existaient, qui préexistaient avant, et c'est enlever la craie de la falaise pour
15:12gagner de la place.
15:13Et cette craie, on s'encercle en mer pour créer une extension et augmenter la surface de travail qui va
15:19nous permettre d'implanter nos réacteurs.
15:21Mais pour l'instant, ce ne sont que des travaux préparatoires.
15:24Formellement, le projet n'est pas encore complètement lancé.
15:27On attend deux décisions importantes à la fin de l'année.
15:30Une décision qui est cotée EDF, qu'on appelle la décision finale d'investissement.
15:34Et on attend aussi une autorisation par l'autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
15:39Ces réacteurs sont les deux premiers du programme de relance du nucléaire voulu par Emmanuel Macron.
15:44Le prix de ces six EPR reste encore à déterminer.
15:47Emmanuel Macron qui s'est donc rendu à Panlis aujourd'hui pour tenir un conseil de politique nucléaire.
15:54On retrouve Hugo Babès sur place qui a suivi la visite du chef de l'État.
15:58Le président de la République Emmanuel Macron en visite aujourd'hui a salué le travail des équipes et a rappelé
16:04la priorité donnée à l'énergie nucléaire qui doit être consolidée dans le futur mix énergétique.
16:10Écoutez-le.
16:10Vous êtes en train de participer au chantier du siècle.
16:14Et entre 2038 et le milieu des années 2040, on va progressivement les ouvrir.
16:20Puis on va prendre les décisions pour faire les huit suivants.
16:23Et on va bâtir notre capacité à produire de l'énergie décarbonée, compétitive et pilotable pour nos enfants.
16:31Dans la foulée de sa visite, Emmanuel Macron a tenu un conseil de politique nucléaire le cinquième avec les ministres
16:37et acteurs publics concernés
16:38pour faire un point sur la trajectoire et les financements de l'énergie nucléaire française.
16:43Le président a aussi insisté sur la nécessité de l'alliance européenne annoncée mardi lors du sommet mondial du nucléaire
16:50pour allier le financement de l'État, celui de la Commission européenne et celui des acteurs privés, banques et fonds
16:58d'investissement
16:58pour la construction des nouveaux réacteurs nucléaires comme ici à Penly.
17:03Hugo Babé.
17:04Washington et Pékin vont reprendre leur discussion liée à la guerre commerciale.
17:09Le ministre américain des Finances, Scott Besant, va s'entretenir avec le vice-premier ministre chinois chargé des questions économiques.
17:17Et la réunion va se tenir dimanche et lundi à Paris, en amont de la rencontre entre Xi Jinping et
17:24Donald Trump le mois prochain.
17:27BMW résiste, le constructeur publie des résultats en légère baisse avec un bénéfice net en recul de 3%.
17:32Le constructeur s'en sort mieux que Volkswagen, Porsche et Mercedes.
17:37Mais il reste prudent pour cette année, Justine Vassogne.
17:41BMW fait figure d'exception dans le paysage automobile allemand.
17:45Le constructeur est pourtant confronté aux mêmes difficultés que ses concurrents.
17:49Morosité du marché européen, droit de douane, marché extrêmement concurrentiel en Chine.
17:53Si ses ventes ont chuté de 12% dans le pays, en Europe et aux Etats-Unis, BMW résiste.
17:59L'une des explications, selon son patron Oliver Zipse, le groupe a choisi de ne pas tout miser sur l
18:05'électrique.
18:06Aujourd'hui, nous n'avons donc pas besoin de changer notre orientation stratégique, insiste-t-il.
18:10Pour 2026, BMW veut cependant rester prudent, avec une prévision de marge entre 4 et 6%.
18:17Car la Chine, son principal marché, reste un terrain compliqué.
18:21BMW a distribué des aides financières à ses concessionnaires pour les aider à résister à la guerre des prix qui
18:27fait rage dans le pays.
18:28Et cela va peser dans ses comptes au premier trimestre.
18:30Le constructeur allemand estime cependant que les prix sont en train de se stabiliser,
18:35ce qui lui laisse espérer des jours meilleurs.
18:37De son côté, Stellantis envisage des accords avec des constructeurs chinois.
18:42C'est pour consolider sa position en Europe.
18:45Selon Bloomberg, des dirigeants du groupe ont rencontré des représentants de Xiaomi et Xpeng
18:49pour évoquer des options en vue d'une refonte de ses activités en Europe.
18:54Dans le spatial européen, justement, un projet de fusion commence déjà à faire grincer des dents.
18:59Airbus, Thales et l'italien Leonardo veulent regrouper une grande partie de leur activité satellite.
19:06Objectif, créer un champion européen capable de rivaliser avec les géants mondiaux.
19:11Mais certains industriels européens s'inquiètent de voir se réduire leur part de marché.
19:16Les syndicats de leur côté réclament des gages.
19:18Jean-Baptiste Thuet.
19:20Les premiers coups de canif viennent d'Allemagne et d'Espagne.
19:23Le constructeur allemand OHB et l'Espagnol Indra redoutent que cette fusion ne réduise la concurrence en Europe.
19:28Selon eux, si trois grands groupes unissent leur force,
19:30ils pourraient capter une large part des contrats publics de l'Union européenne ou de l'Agence spatiale européenne.
19:35Le patron d'OHB, Marco Fuchs, s'inquiète notamment pour les consortiums industriels
19:39qui se forment aujourd'hui pour répondre aux appels d'offres.
19:42Une fois regroupés, les trois groupes pourraient être tentés de répondre seuls en laissant moins de place aux partenaires.
19:48La fédération syndicale européenne Industriol a également écrit aux trois dirigeants il y a quelques jours
19:52pour demander des garanties sur l'emploi et l'organisation industrielle du futur ensemble.
19:57De leur côté, Thalès, Leonardo et Airbus défendent une logique très différente.
20:01L'objectif n'est pas de dominer le marché européen,
20:03mais de créer un acteur capable de se battre à l'échelle mondiale face aux Américains ou aux Chinois.
20:09La Commission européenne a commencé à étudier le projet.
20:12Prudence, car elle a déjà montré qu'elle pouvait bloquer ce type de rapprochement,
20:15même s'il s'agit de créer des champions européens comme Alstom Siemens en 2019.
20:20Yves Rocher est condamné pour manquement à son devoir de vigilance
20:24vis-à-vis de l'une de ses anciennes filiales en Turquie.
20:27C'est la première fois en France que les juges condamnent une entreprise
20:30à indemniser des victimes dans le cadre de cette loi.
20:34Astrid Olivier.
20:36L'ancien fournisseur d'Yves Rocher, situé au sud d'Istanbul,
20:39est accusé par plus de 80 victimes de discrimination.
20:42Parce qu'elles sont des femmes syndiquées interdites d'avoir des congés
20:45ou de bénéficier de matériel sécurisé.
20:48Le groupe Rocher est condamné pour manquement à son devoir de vigilance
20:51pour six victimes qu'il doit indemniser pour un total de 48 000 euros.
20:55Les entreprises françaises doivent publier une cartographie
20:58des risques sociaux et environnementaux de leurs activités
21:01et celles de leurs fournisseurs.
21:02Or, le tribunal a jugé que ceux du groupe Rocher étaient défaillants
21:06deux années de suite.
21:07Le groupe ne pouvait donc pas ignorer les menaces
21:09pour les droits des travailleurs en Turquie.
21:11Ce procès est un exemple parmi d'autres.
21:13Après la première condamnation définitive de la Poste l'an passé,
21:17les groupes Total Energy, Casino et Vinci sont aussi jugés
21:20pour manquement à leur devoir de vigilance.
21:22Une loi française qui a inspiré celle mise en œuvre par Bruxelles
21:25il y a deux ans.
21:26Mais avant même son application au sein des 27,
21:29la Commission est en train de l'assouplir
21:30par crainte pour la compétitivité européenne.
21:33Le clic du jour avec cet article sur le télétravail
21:37qui reste une pratique bien ancrée dans les entreprises.
21:40Seule 1 sur 10 a réduit ou supprimé le télétravail l'année dernière
21:43des TPE et PME pour l'essentiel
21:45et 2% même au contraire augmenté le nombre de jours
21:49de télétravail autorisé.
21:50La plupart des employeurs considèrent toujours
21:53qu'ils ont plus à y gagner qu'à y perdre.
21:54A l'inverse, plus d'un tiers redoutent
21:56d'avoir des difficultés à recruter
21:58et à conserver leurs salariés
22:00en cas de baisse du télétravail.
22:02Un risque réel, effectivement,
22:04puisque un cadre sur deux se dit prêt à changer d'entreprise.
22:07Si c'était le cas, un article a retrouvé
22:09sur notre site bfmbusiness.com.
22:12La une de la tribune demain
22:14est consacrée au pétrole, gaz, commerce, inflation,
22:18la crise qui vient.
22:20A l'agenda de demain,
22:22on attendra la décision du tribunal de Nanterre
22:24concernant la reprise des actifs de Brandt.
22:29On aura également la deuxième estimation du PIB
22:33pour les Etats-Unis pour l'année 2025.
22:37Et puis, sur l'antenne de BFM Business,
22:397h45, le grand entretien.
22:41L'orclosier reçoit Didier Malterre,
22:44vice-amiral d'escadre,
22:45vice-président, conseiller défense d'Exail Technologies.
22:508h10, l'ancienne ministre de la Transition écologique,
22:53Agnès Pagny-Runacher.
22:54Et 8h20, Antoine Guyot,
22:56le cofondateur et PDG de Jimmy.
22:58Jimmy, vous savez, c'est cette start-up
23:00qui fabrique ces mini-réacteurs nucléaires.
23:04Dans un instant, c'est Tech & Co,
23:06présenté par Frédéric Simotel.
23:07Très bonne soirée.
23:1019h éco sur BFM Business.
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