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Le ministre des Transports Philippe Tabarot était l’invité de #LaGrandeInterview de Thomas Bonnet dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00La grande interview sur CNews et sur Europe 1.
00:03Mon invité ce matin, c'est Philippe Tabarro, ministre des Transports.
00:06Bonjour, Monsieur le Ministre.
00:07Bonjour.
00:07Un avion a fait demi-tour hier, un avion Air France qui avait été affrété pour aller récupérer des ressortissants
00:13aux Émirats Arabes Unis.
00:14Il a fait demi-tour en raison de tirs dans la zone.
00:17Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur cet incident qui s'est donc déroulé hier ?
00:20Je peux vous dire que le pilote a pris une mesure de précaution, c'est celle de faire demi-tour
00:26et de se poser au Caire.
00:27Cet avion avait été affrété par le gouvernement et par le biais d'Air France pour aller récupérer un certain
00:33nombre de nos concitoyens,
00:35notamment les plus fragiles, les enfants, comme nous le faisons déjà depuis quelques jours.
00:40Et là, voyant le ciel, je dirais, à proximité de l'aéroport, en l'occurrence de Dubaï,
00:47et les différents tirs de missiles qui n'étaient pas contre l'avion, je tiens à le préciser.
00:51L'avion n'était pas ciblé par les tirs.
00:53Il n'était pas ciblé, mais il y avait, à ce moment-là, comme les personnes qui étaient sur place
00:59l'ont pu le constater,
01:01il y a même eu certaines vidéos qui ont été tournées,
01:04les conditions de sécurité et de précaution maximum n'étaient pas réunies,
01:09et le pilote a pris cette décision, qui est une bonne décision.
01:13Je rappelle que l'avion était à vide, je dirais, mais il y avait tout de même,
01:18et c'est important de penser aussi à eux, un équipage en plus du pilote.
01:22C'est la première fois qu'un incident de ce type se produit depuis le début du conflit ?
01:27Sur les rapatriements français, oui, mais je crois que ça a été le cas pour un avion américain également,
01:34qui essayait de rapatrier aussi un certain nombre de ses concitoyens.
01:39Donc cela montre et prouve que l'espace aérien évolue en permanence,
01:46qu'il y a des autorisations de vol, mais qu'elles peuvent s'arrêter d'un moment à l'autre
01:51en fonction de la situation.
01:53Et cet événement montre que ce n'est pas simple de rapatrier nos concitoyens qui sont là-bas.
01:59Alors je le sais, ils sont en attente.
02:00Je regardais encore à l'instant la dame qui témoignait de son désarroi.
02:05J'ai eu moi-même l'occasion d'accueillir un premier vol de rapatriement il y a environ 48 heures
02:11à Roissy-Charles-de-Gaulle en pleine nuit.
02:14J'ai vu la détresse de certaines personnes, des enfants, beaucoup d'enfants également,
02:19puisqu'on était en période de vacances scolaires pour un certain nombre d'entre eux,
02:23les difficultés que ça représente.
02:26Mais ils doivent comprendre que l'impératif de sécurité et notre seule boussole,
02:31c'est une grande responsabilité que de laisser des vols survoler des zones de conflit.
02:37Et il faut le faire dans les meilleures conditions possibles.
02:40Et s'il y a le moindre risque, prendre la décision qui a été prise par le commandant hier.
02:44De faire demi-tour.
02:45Alors justement, est-ce que cet incident vous invite à stopper pour l'instant les vols de rapatriement ?
02:50Non, nous allons continuer ces vols de rapatriement d'une manière ou d'une autre.
02:54Des décisions vont se prendre au jour le jour, je dirais, où chaque heure les choses peuvent évoluer.
03:02Mais nous savons que des compatriotes ne peuvent plus attendre.
03:05Certains sont dans un état compliqué, à la fois dans la gestion de leurs enfants.
03:12Certains ont des traitements.
03:14Certains attendent des opérations.
03:16Il y a des femmes enceintes, j'ai pu le constater l'autre soir également.
03:19Donc pour toutes ces raisons, nous allons continuer ce rapatriement.
03:23Mais dans les meilleures conditions de sécurité possibles.
03:26C'est-à-dire que vous allez à chaque fois étudier s'il y a des risques pour les vols
03:29en question ?
03:30Exactement.
03:30Nous allons continuer à affrêter des avions.
03:32Et puis nous allons demander aux compagnies, dès qu'elles le pourront, dans des conditions de sécurité optimum,
03:38de reprendre leurs vols commerciaux.
03:40Vous savez que, notamment pour cette zone des Émirats Arabes Unis,
03:44et en l'occurrence pour Dubaï, il y a environ 5 vols par jour opérant en A380.
03:53Et si je donne ce détail, c'est par rapport à la capacité de l'avion d'environ 500 places
03:57vers Paris, vers Nice, vers Lyon.
04:01Quotidiennement, quand la période est normale, aujourd'hui, il n'y en a qu'un ou il n'y en
04:06avait qu'un.
04:06On va très rapidement savoir si aujourd'hui, par exemple, et si la situation se stabilise,
04:12il pourrait y avoir de vols commerciaux qui pourraient permettre de faire revenir un millier de nos compatriotes.
04:19Et qu'on comprenne bien, Monsieur le Ministre, est-ce que l'incident qui s'est produit hier
04:22va contraindre les compagnies dont vous parlez à peut-être revoir leurs plans
04:26et à ne pas reprendre les vols dont vous parlez ?
04:28Et on imagine qu'il y a un risque aujourd'hui qui est sans doute accru par rapport à ce
04:31qui se passait au début de semaine.
04:32Nous ne prendrons aucun risque, je vous l'ai dit, la sécurité de nos concitoyens est prioritaire.
04:39Alors la sécurité, bien sûr, sur les théâtres de ces différents pays qui sont bombardés,
04:46mais également dans les airs.
04:48Donc bien sûr qu'ils ne repartiront que si l'espace aérien arrive à s'apaiser, se calmer,
04:59qu'il n'y ait pas de tir de missiles.
05:00Je le rappelle qu'ils ne sont pas adressés à ces avions civils,
05:04mais en tout cas qu'ils sont tout à proximité.
05:07Je rappelle quand même qu'un certain nombre d'aéroports, eux, ont été ciblés.
05:13L'aéroport de Dubaï, l'aéroport de Doha.
05:17Donc il faut être particulièrement vigilant.
05:20Ces infrastructures de transport peuvent être aussi des cibles.
05:23Donc toutes les décisions sont pesées.
05:25Mais en tout cas que nos compatriotes sachent qu'on sait ce qu'ils sont en train de passer dans
05:33les pays où ils se trouvent,
05:34qu'ils sont inquiets de la situation, qu'ils ont pour un certain nombre d'entre eux des enfants en
05:38bas âge à gérer,
05:39des problèmes et des questions financières.
05:42Mais voilà, ils sont dans nos pensées, dans nos actions, 24 heures sur 24.
05:48Philippe Tabarro, ministre des Transports en direct dans la grande interview CNews Europe 1.
05:51Combien de Français aujourd'hui se sont manifestés pour être rapatriés et pour revenir en France ?
05:57Alors, beaucoup se sont manifestés au départ sur le fil d'Ariane
06:01et des informations qu'a données mon collègue ministre de l'Europe et des Affaires étrangères hier soir, Jean-Noël
06:07Barraud.
06:07Il y aurait de manière clairement exprimée 5000 personnes qui souhaiteraient revenir le plus rapidement possible en France.
06:17Nous verrons...
06:17Combien sont déjà rentrés aujourd'hui ?
06:19Écoutez, 750 par des vols de rapatriement, mais environ pratiquement 2000
06:25si on ajoute les vols commerciaux qui ont repris au compte-gouttes dont je parlais à l'instant.
06:30Et l'objectif, c'est de pouvoir rapatrier ces 5000 personnes à quel horizon d'ici la semaine prochaine ?
06:34Je ne suis pas en mesure de vous le dire.
06:35Oui, nous avions, avant l'incident d'hier, pu obtenir des autorités des Émirats Arabes Unis
06:42et notamment de la compagnie Emirates de mettre plus de vols commerciaux, plus capacitaires.
06:50Donc, pour ces raisons, on était assez, je dirais, rassurés sur la possibilité de le faire le plus rapidement possible.
06:59L'évolution du conflit nous fait revoir nos plans en permanence pour, je le redis, assurer une sécurité totale.
07:06Et si vous me le permettez aussi une pensée, pour nos concitoyens qui sont bloqués en Asie ou en Inde,
07:13par exemple,
07:13qui avaient leur correspondance pour Dubaï pour rentrer en France, comme ça se fait souvent,
07:19eux sont en train aujourd'hui de chercher des billets d'avion pour rentrer directement en France
07:26à travers un petit corridor, puisque je rappelle que là aussi, du fait des conflits sur l'ensemble du monde
07:33et notamment ce qui se passe en Iran et ce qui se passe aussi en Russie,
07:36il y a au niveau de l'Azerbaïdjan et de la Géorgie un corridor pour pouvoir leur permettre de rentrer
07:42directement dans la capitale.
07:44Azerbaïdjan, je rappelle que l'Azerbaïdjan a quand même été touché hier et donc que ce corridor se réduit.
07:49Mais l'objectif avec les compagnies et notamment Air France, qui doit faire des efforts particuliers au niveau tarifaire...
07:55Parce que là, ils ont augmenté leur prix, qu'on comprenne bien.
07:57Certaines compagnies aériennes ont profité de la situation, disons les choses clairement, pour augmenter le prix des billets.
08:01C'est un système habituel que vous connaissez, qui fait que quand il y a beaucoup de demandes, les tarifs
08:05augmentent.
08:06Nous leur avons demandé de proposer une offre supplémentaire et une offre qui soit des tarifs encadrés pour pouvoir permettre
08:12à ces Français qui sont à l'autre bout du monde
08:15de rentrer chez nous, mais sans passer bien sûr par le Moyen-Orient pour ne pas encombrer déjà une situation
08:22qui est complexe.
08:23Philippe Tabarro, je rappelle que vous êtes ministre des Transports en direct dans la grande interview sur CNews et sur
08:27Europa.
08:28On a parlé du transport aérien, parlons désormais du transport maritime.
08:31Les gardiens de la révolution iranienne affirment avoir le contrôle total du détroit d'Hormuz.
08:35C'est un détroit par lequel passe une grande quantité de pétrole, de gaz aussi.
08:40Ce secteur est désormais qualifié de zone d'opération de guerre.
08:44Qu'est-ce que ça change concrètement pour le trafic maritime ?
08:46On a des difficultés bien sûr sur le trafic maritime de cette zone.
08:51Vous avez rappelé les chiffres, ça passe pour toutes les marchandises et ça concerne toutes les marchandises.
08:56Bien sûr, principalement le pétrole et le gaz.
09:03La France est particulièrement attentive à cette situation.
09:07Elle souhaite monter une coalition pour permettre à ce trafic de reprendre et demande le soutien d'un certain nombre
09:13de pays.
09:14Et puis moi je suis en contact en permanence avec les armateurs qui ont un certain nombre de navires qui
09:22représentent des intérêts français dans la zone.
09:24Il y en a une cinquantaine, en l'occurrence 52 dans le golfe Persique.
09:29Il y en a 8 dans la mer Rouge.
09:31Et nous sommes en lien en permanence avec aussi les équipages parce qu'il y a des marins français dans
09:38un certain nombre de ces embarcations.
09:40Il faut les rassurer.
09:41Il faut leur donner un certain nombre de consignes de sécurité pour qu'ils les respectent, ce qu'ils font
09:47aujourd'hui.
09:47Mais j'ai également une pensée pour eux.
09:49La crainte de ce conflit, de ce blocage du Détroit-Dormuz notamment, c'est la hausse des prix des carburants,
09:55du pétrole dans un premier temps qui se répercuterait pour les Français.
09:59Que dites-vous ce matin aux Français qui sont inquiets concernant leur pouvoir d'achat, qui se disent l'essence
10:04va me coûter plus cher demain ?
10:05C'est facile de le dire là où je suis, mais j'aimerais les rassurer.
10:10On n'est pas dans la même situation qu'ils ont connue pendant la guerre, le début de la guerre
10:16ou de l'invasion russe en Ukraine.
10:19Parce que nous avons diversifié nos sources d'approvisionnement depuis.
10:24Qu'il n'y a pas de pénurie aujourd'hui ou de manière très faible sur environ 3 à 5
10:32% des points de distribution.
10:34Par contre, nous ne devons pas, par nos comportements, créer ces propres pénuries.
10:39Il ne faut pas aller faire la queue dans les stations-service, c'est ça que vous dites, monsieur le
10:41ministre ?
10:42C'est facile de le dire. Il y a des personnes qui s'inquiètent et je peux le comprendre, mais
10:46ça n'aide pas.
10:47Il y a des stocks suffisants, il y a des approvisionnements qui sont encore suffisants et il faut prendre ça
10:53en compte.
10:54Donc oui, c'est un message qu'on peut faire passer à nos concitoyens de ne pas s'inquiéter sur
11:00ces questions.
11:02Certes, il y a, et je le comprends, une augmentation à la pompe qui peut les inquiéter de savoir combien
11:08de temps ça va continuer et est-ce que ça va encore grimper.
11:12Je peux vous dire que nous sommes particulièrement vigilants pour que des compagnies, voire des distributeurs ne profitent pas de
11:20cette situation.
11:21C'est le cas aujourd'hui, parce que l'essence a déjà augmenté dans un certain nombre de stations-service,
11:25alors que les prix, on parle de l'essence qui a été achetée avant la crise.
11:28Je suis moins spécialiste que notre collègue Roland Lescure sur ces questions que Maud Bréjean,
11:34mais je trouve que l'augmentation en 48 heures, alors que vous l'avez très bien dit, les stocks étaient
11:40là et les achats se sont faits au préalable,
11:44me paraît très rapide, même si on reste, en fonction des territoires, sur des augmentations qui ne sont pas au
11:52niveau de ce que cela a été il y a quelque temps.
11:55Il faut rester vigilant et puis dénoncer le cas échéant, mais nommément les compagnies pétrolières qui utiliseraient ces pratiques et
12:03encore plus également les distributeurs.
12:06Dans les scénarios auxquels vous vous préparez, Monsieur le Ministre, est-ce qu'il y a celui dans lequel le
12:10blocage dure plusieurs mois
12:12et en effet a un impact sur nos stocks de carburant, a un impact, pourquoi pas, sur les transports publics
12:18?
12:18Est-ce que ce sont des scénarios auxquels vous vous préparez aujourd'hui ?
12:20Tant que l'approvisionnement continue, et c'est le cas, c'est quelque chose de rassurant.
12:24Je rappelle également qu'il y a plus de trois mois de stocks.
12:28J'espère et je souhaite de tout cœur que la voix de la France se fasse entendre dans ce conflit
12:33encore un petit peu plus.
12:35C'est la voix de la diplomatie, c'est la voix de l'équilibre, tout en continuant à soutenir nos
12:40alliés dans le secteur.
12:43Je pense notamment aux pays avec lesquels nous avons un accord de défense et avec lesquels nous sommes en soutien.
12:48Je pense à nos frères libanais qui ont une histoire très étroite avec la France et que nous devons soutenir
12:55en termes de logistique, en termes humanitaires.
12:58Mais aujourd'hui, nul n'est en mesure de savoir si ce conflit sera amené à durer.
13:03En tout cas, ce qui est important, c'est qu'il y ait le moins de répercussions économiques sur le
13:07pouvoir d'achat de nos concitoyens.
13:09Et avec le gouvernement, c'est aussi notre obsession.
13:11Puisque vous en parlez sur un plan, j'allais dire, un peu plus politique, est-ce que vous faites partie
13:15de ceux qui saluent cette opération militaire lancée par Israël et les États-Unis ?
13:20Est-ce que vous faites même partie de ceux qui disent que la France doit s'engager encore davantage pour
13:25venir en aide justement à nos partenaires ?
13:26Non, je ne peux pas le faire parce que cette opération, et ça a été dit, a été menée en
13:31dehors des règles du droit international.
13:33Pour autant, et ça le président de la République l'a dit et l'a rappelé également, la principale responsabilité,
13:41elle est de la République islamique d'Iran,
13:47qui ne respecte pas non plus le droit international depuis un certain nombre d'années,
13:52qui mène ce programme de préparation de l'arme atomique depuis également un certain nombre d'années.
14:00On sait très bien pourquoi elle souhaite le faire.
14:03Il y a cette obsession de vouloir anéantir l'État d'Israël.
14:07Il y a cette obsession également de faire régner la terreur chez leurs partenaires tout autour de l'Iran.
14:14Donc vous comprenez l'intervention, du point de vue israélien notamment ?
14:17Sur la forme, c'était probablement ce qui ne devait pas se faire, je veux dire, en termes de respect
14:23du droit international.
14:24Pour autant qu'ensuite, la République d'Iran qui a encore il y a quelques semaines massacré son peuple, massacré
14:35son peuple, qui a fait tirer sur la foule.
14:38Bien sûr, le régime des Mollahs doit tomber.
14:42Il doit avoir une transition démocratique dans ce grand pays qu'est l'Iran.
14:46Et pour toutes ces raisons, nous devons continuer au niveau de la France d'être certes dans une attitude défensive,
14:56mais qui ne peut pas être complaisante, loin sans faux pour ce régime tyrannique.
15:00Philippe Tavaro, ministre des Transports et l'invité de la grande interview sur CNews et sur Europe 1.
15:05L'autre conséquence, une des autres conséquences de ce conflit, c'est le renforcement en France de la sécurité autour
15:10des lieux de culte israélites notamment,
15:12mais aussi dans les transports en commun. Comment ce dispositif de sécurité va être renforcé, a été renforcé au cours
15:18des dernières heures ?
15:19Nous travaillons étroitement avec le ministre de l'Intérieur pour mettre en place les forces de sécurité nécessaires et indispensables,
15:26puisque malheureusement, l'histoire nous a montré que quelquefois, ce genre de conflit s'importait dans notre pays à travers
15:32des attentats.
15:33Aujourd'hui, il n'y a pas de danger, en tout cas clairement identifié sur un attentat en particulier par
15:43rapport à nos services de renseignement,
15:45mais on doit se mobiliser à travers les forces de police, les forces de gendarmerie,
15:49et également bien sûr avec nos militaires dans le cadre des opérations sentinelles,
15:54où les militaires sont plus nombreux, ils surveillent les lieux de culte,
15:58et ils surveillent certaines personnalités, et je pense notamment aux oppositions iraniennes,
16:04qui sont probablement des cibles, nous l'imaginons.
16:08Et puis, également, les lieux de transports qui ont, par le passé aussi, été pris pour cibles,
16:15on le sait, pour certains attentats. Je veux affoler personne, je veux être rassurant.
16:19Je me félicite aussi que la loi que j'ai portée il y a quelques mois au Parlement sur la
16:24sûreté dans les transports
16:25puisse nous donner les moyens matériels aussi de mettre en place cette politique.
16:28Je pense à la possibilité pour les agents de police ferroviaire d'opérer des fouilles,
16:32bien sûr dans les gares, dans les stations de métro, mais tout autour, sur les parvis, sur les emprises,
16:37également l'utilisation prochainement des pistolets à impulsion électrique,
16:45les fameux tasers, de pouvoir également utiliser des caméras piétons.
16:49Et je souhaiterais qu'à terme, on puisse enfin avoir les caméras algorithmiques
16:53pour prévenir un certain nombre de comportements dangereux.
16:56Mais en tout cas, le plus important, c'est d'avoir des forces supplémentaires,
17:00et vraiment, le ministre de l'Intérieur et le ministre des Armées donnent les moyens nécessaires
17:06pour pouvoir le faire.
17:07Notre pays est entre de bonnes mains sur ces questions sécuritaires, je veux le dire.
17:12Philippe Dabour, il nous reste un peu moins de trois minutes.
17:14Je voulais quand même vous interroger sur la situation politique en France.
17:17Un sondage IFOP fiducial pour Sud Radio et le Figaro donne le Rassemblement National largement en tête
17:23avec plus d'un tiers des voix dans quasiment tous les scénarios.
17:26Qu'est-ce que ça vous inspire, ce sondage ?
17:28Vous, qui représentez la droite, alors vous avez été exclu des LR.
17:32Vous nous direz si vous êtes toujours membre...
17:34Suspendu.
17:35Suspendu, donc vous pourrez y revenir.
17:37Est-ce que ça veut dire que la nécessité pour votre famille politique,
17:40c'est d'avoir un seul candidat unique pour ce qu'on appelle le socle commun,
17:43le centre et la droite pour 2027 ?
17:45Je n'ai ni la tête ni le cœur pour parler de ce contexte et de cette situation politique,
17:52mais je ne vais pas laisser votre question sans réponse.
17:55Oui, je suis de ceux qui pensent que la droite,
17:58je reste de droite, suspendu, mais je suis bien de droite,
18:01je pense que la droite doit être au gouvernement,
18:03on le voit dans ces situations également,
18:05on a besoin de ministres qui soient forts,
18:07notamment sur les sujets régaliens ou sur les sujets comme par exemple celui des transports,
18:13celui de l'agriculture comme l'a montré Annie Gennevard,
18:15mais je suis également un partisan dans le futur d'une candidature unique qui puisse rassembler bien sûr très largement
18:25la droite et le centre.
18:27Je pense que si on repartait dans nos vieilles guères de la droite la plus bête du monde quelque part,
18:33on aurait probablement un réveil difficile et on se retrouverait au soir du premier tour à ne plus avoir de
18:42candidats qualifiés pour l'élection présidentielle.
18:44Ça nous est déjà arrivé et je souhaite de tout cœur que ça ne se reproduise plus.
18:48Il faut donc une primaire ?
18:49Parce qu'une primaire peut être en tout cas un mode de départage et la primaire est un mode de
18:54départage,
18:55s'il y a mieux que les uns et les autres le proposent,
18:58mais en tout cas je pense que ça passe par là,
19:01parce que je pense que plus que jamais la France a besoin du retour de la droite
19:09aux responsabilités dans ce pays avec ses alliés du centre pour permettre une coalition
19:14qui puisse gérer notre pays dans un contexte international si difficile et si compliqué.
19:22Bruno Rotaillot s'est déclaré candidat à la présidentielle, ça pourrait être votre candidat, vous aussi ?
19:26Bruno est légitime, bien sûr, il est le président de notre parti.
19:30Oh pardon, je n'ai pas le droit de dire de notre parti.
19:32Il a été suspendu.
19:32Voilà, non mais c'est quand même mon parti, ça a toujours été mon parti, mon seul parti.
19:38Bruno n'est pas moins légitime qu'un autre.
19:41Après, est-ce qu'il est en capacité aujourd'hui, un, de rassembler la famille
19:44et de rassembler plus largement le reste de notre famille politique ?
19:49L'avenir nous le dira.
19:51Philippe Tabarro, merci d'avoir accepté notre invitation, ministre des Transports.
19:54En direct dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1,
19:57vous nous avez notamment indiqué que les vols de rapatriement allaient reprendre dans les jours qui suivent.
20:01Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
20:07Sous-titrage Société Radio-Canada
20:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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