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Le député EPR, commissaire aux finances, Sylvain Maillard était l’invité de #LaGrandeInterview de Romain Desarbres dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:008h13, la grande interview, c'est News Europe 1 avec Sylvain Maillard. Bonjour Sylvain Maillard.
00:04Bonjour Robin Azarba.
00:04Merci d'être avec nous, député ensemble pour la République de Paris et membre de la Commission Défense de l
00:08'Assemblée Nationale.
00:09On va parler de la situation politique en France, on va parler de la guerre également.
00:13Après cinq semaines de guerre, nous entrons dans la troisième journée d'un cessez-le-feu.
00:17Très fragile, mais il y a un cessez-le-feu.
00:19Les Etats-Unis et l'Iran revendiquent chacun d'avoir fait plier l'autre.
00:24Qui est le gagnant pour le moment selon vous ?
00:26On n'en sait rien en réalité.
00:28D'abord, il y a un cessez-le-feu, il faut s'en réjouir.
00:30Ce qui est certain, c'est que la situation est encore très incertaine.
00:34Les discussions continuent avec comme médiateur le Pakistan.
00:38Et force est de constater qu'ils ont obtenu ces quinze jours de cessez-le-feu
00:44qui permettent, j'espère, de trouver une solution et une voie diplomatique.
00:48Parce que l'inquiétude que l'on a, ou le sentiment qu'on peut avoir,
00:51c'est que Donald Trump n'a pas vraiment de but de guerre.
00:54Si ce n'est que le régime tombe, le régime a priori ne tombera pas.
00:57Qu'est-ce qu'on fait ?
00:58Alors, est-ce que vous croyez à la signature à terme d'un vrai accord ?
01:01Je le souhaite.
01:03On sait bien qu'on a, sur le nucléaire, besoin que l'Iran ne soit pas armé de la bombe
01:10nucléaire.
01:12Je crois qu'il faut absolument là-dessus,
01:14en tout cas c'est l'objectif de ce que l'on comprend,
01:16c'est toujours qu'on prédique et de comprendre la diplomatie américaine,
01:19mais c'est l'objectif principal, qu'elle n'ait pas l'accès à la bombe nucléaire.
01:24Et puis de plus généralement, que l'Iran arrête cette politique de proxy,
01:29de financer le terrorisme mondial, de financer le Hezbollah, financer le Hamas,
01:33financer les outils, financer la déstabilisation dans l'ensemble de la région.
01:38On a besoin de stabilité au Moyen-Orient et au Proche-Orient.
01:40Et il faut que l'Iran arrête cette politique en permanence de terrorisme ou terrorisme larvé.
01:45Que l'Iran n'ait pas la bombe nucléaire, ça doit être également l'objectif de la France ?
01:51C'est l'objectif de la France.
01:52On a signé, il y a 2015, de mémoire, déjà un accord,
01:59mais il est très difficile pour les autorités internationales.
02:03D'ailleurs, à Vienne, où on peut contrôler...
02:05Vous savez qu'on est spectateur dans ce conflit ?
02:07Non, mais...
02:08On a été acteur.
02:08Dans le conflit actuel, bien sûr, vous avez tout à fait raison.
02:11D'ailleurs, Donald Trump n'a même pas informé...
02:13On aurait pu s'engager plus.
02:15Alors, Donald Trump n'a pas informé ses alliés du fait qu'il attaquait l'Iran.
02:20C'est un fait.
02:21Mais moi, je veux rendre hommage à nos soldats français
02:23qui sont en train de protéger, entre autres, nos alliés dans la région.
02:27On a des accords de partenariat avec nos alliés, entre autres les Émirats Arabes Unis.
02:31Nos Rafales, nos propres avions, sont en train de voler, à l'heure actuelle,
02:35dans le ciel des Émirats Arabes Unis, dans la région,
02:39pour protéger, selon les accords de paix.
02:42Donc, ne mésestimons pas nos soldats qui sont sur place
02:47et qui font en sorte de minimiser les attaques sur les pays alliés.
02:52Sur la question du Liban, les Libanais et les Israéliens vont discuter la semaine prochaine à Washington.
02:58Comment ça peut se régler, sachant qu'à ce jour,
03:01seule l'armée israélienne peut intervenir pour détruire le Hezbollah au Liban ?
03:06Le Hezbollah qui gangrène le sud du Liban.
03:10L'armée libanaise ne peut pas y aller, l'armée française n'ira pas,
03:13et il n'y a que les Israéliens qui y vont.
03:15Le Hezbollah faisait la pluie et le beau temps pendant très longtemps au Liban.
03:20L'armée libanaise était très faible.
03:22Qu'est-ce qui s'est passé ?
03:23Vous vous souvenez de l'attaque des beepers des Israéliens
03:26qui a renversé la donne et qui a extrêmement fragilisé le Hezbollah.
03:30Ça, plus la Syrie qui a basculé,
03:32l'approvisionnement iranien d'armes iraniennes pour le Hezbollah est devenu plus compliqué.
03:37Et à ce moment-là, l'armée régulière libanaise a repris la main sur le Liban.
03:44Elle était très faible.
03:45Elle a repris la main sur le Liban, aidée par les Français d'ailleurs.
03:47Ce qu'on ne dit pas, c'est que nous livrons des armes à l'armée libanaise
03:50depuis un certain nombre de temps.
03:52C'est Emmanuel Macron qui a porté cela en disant
03:55qu'il est essentiel que l'armée libanaise ait les moyens de protéger le Liban
03:59et que ce ne soit plus le Hezbollah et que le Hezbollah soit soumis à l'armée libanaise.
04:03L'attaque de Tsaal sur le Hezbollah a déstabilisé le Liban, très clairement.
04:12Le but de guerre, il semble aussi compliqué à comprendre.
04:14Même si moi, je suis toujours un soutien d'Israël
04:17et qu'il est impossible de vivre pour les Israéliens dans le nord d'Israël
04:21parce que le Hezbollah envoie des requêtes tous les jours.
04:24Donc ça, ils ont raison de vouloir cesser les choses.
04:27Par contre, fragiliser l'armée libanaise à l'heure actuelle,
04:33comme le fait de Tsaal, je pense que c'est un mauvais coup pour l'avenir même d'Israël.
04:37Il faut que l'armée libanaise reprenne l'intégralité du contrôle du Liban
04:42qu'il y ait la paix, la stabilité et que le Hezbollah soit désarmé.
04:45Je ne suis pas sûr qu'en bombardant tous les jours, en permanence,
04:48en ne sachant plus bien ce qu'on bombarde,
04:50parce qu'à un moment, les populations sont parties dans le nord,
04:54on arrive à...
04:55L'armée israélienne dit qu'elle bombarde uniquement des installations du Hezbollah.
05:00J'en suis certain, mais à un moment, vous n'avez plus vraiment d'installation.
05:03L'immense majorité des Libanaises du Sud sont parties vers le nord.
05:09Qu'est-ce que vous bombardez, en réalité ?
05:11Donc, je crois qu'à un moment, il faut faire confiance à l'armée libanaise régulière
05:16pour reprendre la main sur le Liban et pouvoir avoir un cessez-le-feu
05:20et un accord entre Israël et le Liban.
05:23Sylvain Maillard, député Ensemble pour la République de Paris,
05:25avec nous ce matin, membre de la Commission défense de l'Assemblée nationale.
05:29Emmanuel Macron est reçu aujourd'hui par le pape Léon XIV au Vatican.
05:32C'est une première, le président de la République est le souverain pontife
05:35qui appelle à la désescalade depuis le début du conflit.
05:38Il devrait évidemment aborder la question du Liban dont on parlait à l'instant.
05:41Qu'est-ce que vous en attendez ?
05:43Est-ce que ça peut avoir réellement un impact ?
05:45Ou est-ce que ça ne va être que symbolique,
05:47même si le symbole dans la région est important ?
05:49Le symbole est important et le pape est un homme de paix.
05:53Et donc, c'est important que, d'abord, de cette rencontre,
05:57je crois que le président de la République veut inviter le pape à se rendre en France
06:00et ce serait, je crois, une bonne nouvelle.
06:02Mais le pape porte un message de paix, un message de paix universel,
06:06mais un message de paix dans la région.
06:09Et je crois que quand le président de la République veut aussi la paix,
06:14que les bonnes volontés se rencontrent,
06:15je pense que c'est un message fort, c'est un message qui est entendu.
06:18On ne s'aperçoit pas, avec ce conflit, d'un recul de notre influence au Moyen-Orient ?
06:24En tout cas, au Liban, l'influence est réelle.
06:27Est-ce que l'influence, d'une façon générale,
06:31se mesure aux bombes que l'on lance sur un pays ou sur un autre ?
06:35Je n'en suis pas certain.
06:36On va devoir rentrer dans un moment de paix,
06:39au moment où la diplomatie doit être forte.
06:41Nous avons la chance, en France, d'avoir une diplomatie forte,
06:44avec des diplomates formés, en nombre, parfaitement implantés,
06:48et qui sont perçus aussi, au Moyen-Orient comme au Proche-Orient,
06:51comme des gens qui ne sont pas afféodés, ni un camp, ni un autre.
06:56Je crois que ce sera un vrai avantage dans les mois et les années qui viennent.
07:00Donald Trump a communiqué, en tout cas cette nuit, sur ses réseaux sociaux.
07:05En parlant des Iraniens et en parlant du détroit d'Hormuz,
07:09ils ont intérêt à ne pas mettre en place de péage,
07:12ils ont intérêt à rouvrir rapidement le détroit d'Hormuz.
07:15À l'heure qu'il est, il est entrouvert, le détroit d'Hormuz.
07:17Quel impact ça a, concrètement, sur la France ?
07:20Vous le savez très bien, on apprend ça, je me souviens très bien,
07:24dans mes cours au collège, au lycée,
07:26le détroit d'Hormuz est un endroit stratégique,
07:28comme il y a plusieurs détroits,
07:29où passage le canal de Sves et d'autres,
07:33essentiel pour le commerce mondial.
07:34Donc le commerce mondial a besoin d'un détroit d'Hormuz qui soit libre.
07:38Je rappelle que ce sont des eaux internationales.
07:40Donc il est hors de question d'accepter un péage dans des eaux internationales.
07:44Ça n'existe pas.
07:45Donc il faut un passage libre, assuré.
07:48Dans le cessez-le-feu qui a été signé,
07:51le passage, le détroit d'Hormuz doit être libéré.
07:55C'est aux forces iraniennes, si elles veulent maintenir le cessez-le-feu,
07:59de faire en sorte de ne plus attaquer les différents pétroliers
08:02ou cargos qui passent dans ce passage essentiel pour nous.
08:05On va parler prix des carburants,
08:07parce que ça a un impact évidemment sur le prix du baril de pétrole.
08:10D'après le ministre des PME, les prix devraient baisser dès aujourd'hui
08:14dans les grandes stations, les grandes stations essence,
08:17puis à partir de lundi pour tout le reste du pays.
08:20Nous n'avons pas encore retrouvé les prix d'avant la guerre à ce jour.
08:23Est-ce qu'il faut s'attendre à une longue crise ?
08:26Qu'est-ce que vous dites aux Français ce matin ?
08:28C'est une bonne question, je n'ai pas la réponse.
08:30En tout cas, le prix du pétrole, regardez, il y a encore quelques minutes,
08:34autour de 95 dollars le baril,
08:38ça veut tout simplement dire que c'est au-dessus de ce que nous avons connu
08:41il y a encore quelques semaines.
08:43Et donc forcément, à la pompe, il sera encore supérieur pendant quelques semaines.
08:48Ce que nous souhaitons, c'est de vite libérer le détroit d'Hormuz
08:51pour baisser la pression et revenir à un prix du baril qui est raisonnable
08:55et qui correspond à ce que nous avons connu toute l'année 2025.
08:57Le Premier ministre doit prendre la parole cet après-midi.
08:59Pour l'instant, il n'y a pas eu d'aide directe aux automobilistes.
09:04C'est une erreur ?
09:05Alors, ce n'est pas tout à fait vrai.
09:06En fait, il y a des aides qui sont ciblées pour les professions
09:09qui en ont le plus besoin, en tout cas,
09:12les professions qui ne peuvent pas répercuter dans leur prix de vente.
09:16Par exemple, les hausses de carburant, je pense.
09:20On en a beaucoup parlé, mais c'est important de le redire.
09:22Nos infirmières libérales qui ont besoin de leur voiture,
09:25elles ont un des actes qui sont tarifés par la Sécurité sociale,
09:30elles ne peuvent pas les augmenter, donc c'est normal de les accompagner.
09:33Les grands rouleurs, on accompagne les différents secteurs.
09:35Les agriculteurs, avec le gazole non routier, le Génère,
09:39on les accompagne.
09:41Par contre, moi je le dis, nous n'avons plus les moyens
09:43de financer très largement une baisse de taxes
09:47ou bien accompagner l'intégralité des Français.
09:51Nous, nous n'en avons plus les moyens.
09:53J'adorerais vous dire l'inverse.
09:54Ce n'est pas possible.
09:55Et donc, il faut absolument cibler.
09:57Et je le dis encore à ce micro,
10:00c'est normal que les entreprises accompagnent leurs salariés,
10:03avec le barème kilométrique par exemple,
10:05qui dépensent plus d'argent pour venir travailler,
10:08de les accompagner et de leur donner les moyens
10:12de payer leur plein d'essence quand ils viennent au travail.
10:15Je crois que chacun doit prendre sa part.
10:17Sylvain Maillard, le prix du carburant, c'est 60% de taxes.
10:21Pourquoi est-ce qu'on ne baisse pas les taxes ?
10:23C'est de l'argent commun, Romain Desarves.
10:26C'est-à-dire que quand vous donnez une aide à une entreprise,
10:28en fait, c'est vos impôts qui payent.
10:30Il n'y a pas d'argent magique.
10:32Nous disons tout simplement que nous sommes déjà à 5% de déficit.
10:36On ne peut pas nous dire toute la journée,
10:37et à juste titre, il faut baisser les dépenses.
10:39Et puis, dès qu'il y a une crise aussi forte qu'elle soit,
10:43que le budget de l'État doit accompagner.
10:46Les Italiens l'ont fait.
10:47Ça veut dire qu'on est devenu un pays pauvre ?
10:49On est devenu un pays contraint par notre dette ?
10:53La dernière grosse crise énergétique, il n'y a pas très longtemps,
10:572023-2024, elle nous a coûté 60 milliards.
11:00Parce que nous, nous avons accompagné tout le monde.
11:02On a baissé énormément les taxes de tout le monde.
11:04Beaucoup plus que ce qu'ont fait les Italiens,
11:06qui ne faisaient quasiment rien à ce moment-là.
11:08La réalité, c'est que ça a permis de maintenir une activité économique plus importante.
11:12On a un taux de croissance supérieur à nos voisins,
11:15et à l'heure actuelle encore, mais ça coûte très cher.
11:18Et donc, nous avons déjà 5% de déficit.
11:21Il faut maintenir un déficit de contenu.
11:24Je le dis, je crois que chacun doit prendre sa part.
11:26Les entreprises doivent prendre leur part et accompagner leurs salariés.
11:29Je crois que ça, c'est aussi un message important à envoyer.
11:33Chacun d'entre nous doit prendre sa part.
11:35Donc, les entreprises doivent prendre leur part.
11:36Ce que vous nous dites ce matin, c'est que globalement,
11:39il faut que les Français comprennent que l'État ne va plus jouer les nounous,
11:42qu'il va falloir qu'on se débrouille tout seul.
11:44L'État joue énormément les nounous déjà en France.
11:47On accompagne sur plein de choses.
11:50Trop ?
11:50De mon point de vue, je pense, oui, trop.
11:52Il y a beaucoup de choses.
11:53Nous accompagnons, à mon avis, trop.
11:55Comme ?
11:55D'ailleurs, il y a plein de choses sur lesquelles,
11:58je pense que sur l'accompagnement d'aides,
12:03je crois que nous sommes trop généreux.
12:05Nous n'avons plus les moyens, en tout cas,
12:06de fonctionner comme on fonctionnait il y a quelques années.
12:10Et donc, je le dis, sur le prix de l'essence,
12:12il me semble important que chacun prenne sa part.
12:14L'État prend sa part pour les professions qui ont absolument besoin.
12:18On a parlé de l'infirmière.
12:19Il y en aura d'autres.
12:19Et des agriculteurs, par exemple, des pêcheurs.
12:22Et puis d'autres, il faut que les entreprises prennent leur part.
12:25Si une nouvelle crise Covid venait à arriver,
12:28l'État ne pourrait pas aider autant qu'il l'avait aidé les entreprises
12:32comme en 2020, 2021 ?
12:34On laisserait mourir les entreprises aujourd'hui.
12:37Il y aura sûrement beaucoup plus de ciblage.
12:39Probablement, on a appris de ce qui marchait.
12:41L'argent public ne coulerait pas à gros bouillon
12:43comme il a coulé à ce moment-là ?
12:46Je ne pense pas, non.
12:47Je ne pense pas.
12:49C'est pour ça qu'il est très important de revenir très rapidement sous les 3%,
12:54de retrouver cette capacité.
12:56Honnêtement, on fait une trajectoire.
12:57On n'a jamais fait autant d'économies que 2025, 2026.
13:00On n'en parle pas assez.
13:01On fait des efforts énormes.
13:03Il faut encore en faire, entre autres sur la sphère sociale.
13:07Je voulais vous entendre, Sylvain Maillard, député Ensemble pour la République de Paris
13:10et membre de la Commission Défense de l'Assemblée Nationale, sur Laurent Nunez.
13:15Le gouvernement est bousculé par une polémique autour de Laurent Nunez
13:18après ses propos sur le voile des fillettes, le voile islamique.
13:21Il arrête trop pédaler.
13:23Depuis, il a plaidé la maladresse, mais il l'a quand même déclaré.
13:26Il a dit qu'il n'interdirait pas, il ne serait pas de ceux qui interdiraient le voile islamique pour
13:30les fillettes.
13:30Vous avez été choqué quand vous avez entendu ça ?
13:32Moi, j'ai toujours tenu la position inverse, y compris dans mes votes à l'Assemblée Nationale.
13:37Vous pourrez les voir depuis que je suis député 2017.
13:40Je suis contre le voilement des fillettes.
13:44Je pense que c'est une aliénation.
13:47Elles n'ont évidemment pas leur libre arbitre, ce sont des enfants
13:49et qu'elles n'ont pas à porter un voile qui, de mon point de vue, incarne une exposition de
13:55la femme.
13:56Est-ce que vous êtes contre le port du voile islamique pour les mineurs ?
13:58Oui, alors les mineurs, c'est toujours plus compliqué
14:00parce qu'évidemment, quand vous avez 17 ans et 9 mois,
14:03ce n'est pas tout à fait la même chose que 7 ans.
14:04En tout cas, pour les fillettes,
14:06les fillettes, quand on voit des cas de 6 ans, 7 ans, 8 ans,
14:09ça me choque profondément.
14:11Je souhaite que ça ne continue plus.
14:13Jean-François Copé affirme, lui, que c'est trop tard.
14:17C'est trop tard, on ne peut plus rien faire pour interdire le voile.
14:20Pour interdire le voile ?
14:21Oui.
14:22Non, pas du tout.
14:23Vous savez, quand on fait de la politique,
14:25on sait très bien que tout est une affaire de volonté.
14:29Est-ce que c'est le sujet fondamental, le plus important à l'heure actuelle ?
14:33Je n'en suis pas certain.
14:34Vous parliez pour les Français de l'impact.
14:36Je pense que la crise que l'on vit sur le carburant,
14:40je pense que c'est plus importante.
14:41Par contre, d'un point de vue valeur et d'un point de vue organisation sociétale,
14:45dire que nous ne souhaitons pas qu'il y ait le voile pour des fillettes,
14:50me semble quelque chose qui peut tout à fait changer à un moment ou à un autre
14:53et avoir une majorité à l'Assemblée.
14:55Je voulais vous entendre également, Sylvain Maillard,
14:57sur un texte qui va passer aujourd'hui.
15:01Ce vendredi 10 avril,
15:03Gabriel Attal et les députés Renaissance vont reprendre
15:05la proposition de loi sénatoriale
15:07autorisant le travail de certains professionnels le 1er mai.
15:10Si ce texte est adopté,
15:12il pourrait s'appliquer dès cette année.
15:14Les syndicats, avec la CGT en tête,
15:16s'insurgent.
15:16C'est pour autoriser le travail le 1er mai,
15:19dans les boulangeries et chez les fleuristes.
15:22Ce n'est pas non plus la révolution.
15:24Vous, vous allez signer cette pétition,
15:25vous allez signer ce texte.
15:26Ce n'est pas signer ce texte.
15:28Dès que j'ai fini cette interview,
15:29je pars à l'Assemblée nationale
15:30parce que le texte commence à 9 heures.
15:32Bien sûr, nous nous le portons avec Gabriel Attal
15:35de faire en sorte, tout simplement,
15:37que la situation qui a toujours existé,
15:39que nos fleuristes et nos boulangers
15:40puissent travailler s'ils le souhaitent le 1er mai,
15:43que leurs salariés qui sont payés double
15:45avec un jour de récupération
15:47puissent travailler s'ils le souhaitent le 1er mai,
15:49ça a toujours été le cas.
15:49Sauf que l'inspection du travail
15:51met des amendes depuis quelques années.
15:53Donc nous avons dit, avec les boulangers,
15:55avec les fleuristes,
15:56nous allons changer la loi.
15:57Donc il nous faut trouver une majorité.
15:59Mais on a une gauche extrêmement dure
16:00à l'Assemblée nationale,
16:02une gauche très large,
16:03qui emmène les socialistes,
16:04qui emmène les LFI, bien sûr,
16:07les écolos,
16:08qui est contre,
16:09qui dit, ben non, en fait,
16:10le 1er mai, nous ne devons pas travailler,
16:12nous empêchons les gens de travailler.
16:13Moi, je suis député du Centre de Paris.
16:15Quand on a permis le travail le dimanche,
16:19c'est une capitale touristique très importante,
16:23j'ai vu avec les grands magasins,
16:24ça a eu deux ans de négociations
16:25avec leurs salariés,
16:26la CGT dans les rues,
16:28un scandale.
16:29Puis une fois que ça a été mis dans la loi,
16:31les premiers qui demandaient
16:32à venir travailler,
16:33parce que c'est payé triple,
16:34avec un jour de récupération,
16:36c'était les mêmes membres de la CGT.
16:37Donc vous voyez,
16:38il y a un double discours en permanence.
16:39Laissons les gens travailler.
16:41On a besoin de plus de travail en France.
16:43On les laisse travailler.
16:44Ceux qui le souhaitent
16:45viendront travailler.
16:46Les salariés qui ne veulent pas travailler
16:47ne travailleront pas.
16:48Et ceux qui viendront travailler
16:49chez nos floristes et nos boulangers
16:52pourront être payés au minimum double
16:54avec un jour de récupération.
16:57Laissons de la liberté, s'il vous plaît.
16:59Est-ce qu'il faut aller au-delà
17:02vis-à-vis du travail ?
17:04Commencer à revoir beaucoup plus
17:05de nos règles dans le travail libéralisé ?
17:08Beaucoup plus ?
17:09Moi, je le souhaite.
17:10Je pense qu'il faut beaucoup plus de liberté
17:12d'une façon plus générale.
17:15Nous sommes dans une concurrence mondiale
17:17et puis nos usages ont changé.
17:19Moi-même parisien,
17:20on voit bien que les modes de consommation
17:22sont totalement transformés
17:24et qu'on a besoin d'adapter
17:25notre commerce, nos usages
17:27à cette nouvelle façon de vivre.
17:30Et donc, oui, plus de liberté.
17:32Faire en sorte que le travail paie plus
17:34pour que le travail paie plus.
17:36Ça, on l'a entendu.
17:36Ça, on l'a entendu.
17:38Pourquoi ?
17:38Il faut réduire les cotisations sociales.
17:40Mais bien sûr, il faut moins de charges.
17:43Donc réduire les aides sociales.
17:44Et donc une réforme de l'assurance chômage.
17:48Nous, nous portons ça avec Renaissance
17:49depuis longtemps,
17:50disant tout simplement
17:51il faut baisser le prix de notre sociale
17:56en France.
17:57Et donc pour ça,
17:58on a besoin de faire des réformes
18:00et de faire en sorte que nous travaillons
18:03moins en France que dans les pays voisins.
18:05Nous commençons plus tard
18:07et nous finissons plus tôt.
18:08Et notre semaine de 35 heures
18:10est moindre que nos amis allemands,
18:11par exemple, à 39 heures.
18:13On voit bien que nous travaillons moins.
18:14On crée moins de richesses.
18:15Si on crée moins de richesses,
18:16tout simplement,
18:17les fins de mois sont plus difficiles.
18:19Gabriel Attal, le président de Renaissance,
18:21doit tenir un grand meeting
18:22le 30 mai prochain
18:23au Parc des Expositions.
18:24Lieu symbolique.
18:25C'est là qu'Emmanuel Macron
18:26a tenu son premier meeting
18:27fondateur d'En Marche en 2016.
18:30Beaucoup de spéculation
18:31autour de ce rendez-vous.
18:32Est-ce qu'il va annoncer
18:32sa candidature à la présidentielle ?
18:34Est-ce que vous la souhaitez ?
18:35Alors, c'est vraiment
18:36un meeting Renaissance.
18:38C'est-à-dire, l'idée,
18:38c'est de faire le point
18:39sur les idées
18:40que nous voulons porter
18:41sur cette campagne présidentielle
18:44avec des militants
18:47qui ont travaillé
18:47depuis maintenant des mois
18:49et des mois
18:50sur différentes thématiques.
18:51Ce sera un grand moment.
18:52Je rectifie,
18:53c'était pas là où il a annoncé
18:55la création d'En Marche,
18:56qui était à Amiens,
18:58le président de la République.
19:00Il est candidat à ce moment-là.
19:01C'était là son grand meeting
19:02où il a été souvent caricaturé
19:05puisqu'il parlait très fort
19:06à la fin sur son projet.
19:07C'était un moment très fort
19:08et dont je me souviens.
19:10Et j'espère qu'il y aura
19:11cette même ferveur
19:13au mois de mai.
19:14Je l'espère profondément
19:15parce que je crois
19:16qu'on a besoin
19:17dans cette campagne électorale
19:18qui s'ouvre
19:19de pouvoir être
19:20carte sur table
19:21avec nos projets
19:22et porter une parole forte.
19:24En tout cas,
19:25c'est ce que veut faire
19:25Renaissance et Gabriel Attal.
19:27Merci beaucoup,
19:28Sylvain Maillard,
19:28d'être venu ce matin
19:29sur le plateau de CNews
19:31et d'Europe.
19:31Bonne journée à vous.
19:32À bientôt.
19:33Merci.
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