- il y a 21 heures
Cette semaine dans I-Média retrouvez Floriane Jeannin et Michel Geoffroy ! Au programme :
📌Introduction I-Média
Guerre en Iran : agression ou frappes ? Le double standard permanent
Totalement dépendants des images fournies par le Pentagone et Israël, nos « généraux de plateau » commentent en boucle les informations officielles sans le moindre recul critique. Résultat : un scandaleux double standard médiatique s'impose. Quand la Russie intervient en Ukraine, c'est une « violation du droit international » ; quand les États-Unis et Israël frappent l'Iran, ce sont des « opérations légitimes ». Le narratif néoconservateur s'impose sans partage, jusqu'au choix du mot « frappes » soigneusement sélectionné pour éviter celui, plus juste, de « guerre ».
Macron et la dissuasion nucléaire avancée :
Le chef de l'État a livré un discours contradictoire, tiraillé entre l'affirmation de la souveraineté française et une dérive vers l'« européanisation » de notre dissuasion. La création d'un groupe de pilotage nucléaire franco-allemand interroge légitimement : assiste-t-on à un partage discret de notre outil de frappe ? Pendant ce temps, les médias tentent désespérément de présenter cette évolution comme « rassurante ».
Les César de l'entre-soi et du malaise bourgeois
L'hommage à Brigitte Bardot lors de la 51e cérémonie des César a été sali par des huées et des sifflets. Une illustration parfaite du mépris de la caste médiatique et culturelle pour les icônes populaires. Même Paris Match dénonce un "scandale", tandis que Camille Cottin vante une "exception culturelle française" qui finance des films comme "L'Histoire de Souleymane" grâce aux recettes de blockbusters étrangers. La préférence nationale aurait-elle du bon ?
Analyse.
Les pastilles de l’info :
L'indécence commerciale : "L'Abandon", le film sur le meurtre de Samuel Paty
Commission d'enquête parlementaire : Le rapport risque-t-il d'être enterré ?
Libération campe dans son rôle d’arbitre et de juge
🔴 Conclusion
Portrait piquant : Pierre Plottu (Libération), le spécialiste autoproclamé de l'extrême droite
🏷️ Lien utile :
https://www.elysee.fr/charles-de-gaulle/1966/02/21/conference-de-presse-du-general-de-gaulle-president-de-la-republique-palais-de-lelysee-paris-21-fevrier-1966
📡 Restez informés :
🚨 Abonnez-vous et activez la cloche !
👍 Cliquez sur le pouce en l’air
💬 Commentez
🔗 Relayez cette vidéo et diffusez une autre vision de l’info
👉 Rdv chaque semaine, à très vite sur I-Média !
📌Introduction I-Média
Guerre en Iran : agression ou frappes ? Le double standard permanent
Totalement dépendants des images fournies par le Pentagone et Israël, nos « généraux de plateau » commentent en boucle les informations officielles sans le moindre recul critique. Résultat : un scandaleux double standard médiatique s'impose. Quand la Russie intervient en Ukraine, c'est une « violation du droit international » ; quand les États-Unis et Israël frappent l'Iran, ce sont des « opérations légitimes ». Le narratif néoconservateur s'impose sans partage, jusqu'au choix du mot « frappes » soigneusement sélectionné pour éviter celui, plus juste, de « guerre ».
Macron et la dissuasion nucléaire avancée :
Le chef de l'État a livré un discours contradictoire, tiraillé entre l'affirmation de la souveraineté française et une dérive vers l'« européanisation » de notre dissuasion. La création d'un groupe de pilotage nucléaire franco-allemand interroge légitimement : assiste-t-on à un partage discret de notre outil de frappe ? Pendant ce temps, les médias tentent désespérément de présenter cette évolution comme « rassurante ».
Les César de l'entre-soi et du malaise bourgeois
L'hommage à Brigitte Bardot lors de la 51e cérémonie des César a été sali par des huées et des sifflets. Une illustration parfaite du mépris de la caste médiatique et culturelle pour les icônes populaires. Même Paris Match dénonce un "scandale", tandis que Camille Cottin vante une "exception culturelle française" qui finance des films comme "L'Histoire de Souleymane" grâce aux recettes de blockbusters étrangers. La préférence nationale aurait-elle du bon ?
Analyse.
Les pastilles de l’info :
L'indécence commerciale : "L'Abandon", le film sur le meurtre de Samuel Paty
Commission d'enquête parlementaire : Le rapport risque-t-il d'être enterré ?
Libération campe dans son rôle d’arbitre et de juge
🔴 Conclusion
Portrait piquant : Pierre Plottu (Libération), le spécialiste autoproclamé de l'extrême droite
🏷️ Lien utile :
https://www.elysee.fr/charles-de-gaulle/1966/02/21/conference-de-presse-du-general-de-gaulle-president-de-la-republique-palais-de-lelysee-paris-21-fevrier-1966
📡 Restez informés :
🚨 Abonnez-vous et activez la cloche !
👍 Cliquez sur le pouce en l’air
💬 Commentez
🔗 Relayez cette vidéo et diffusez une autre vision de l’info
👉 Rdv chaque semaine, à très vite sur I-Média !
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:22Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver pour ce nouveau numéro d'Immédiat en compagnie de Michel Joffroy cette
00:28semaine.
00:28Bonjour Michel.
00:29Bonjour Florian.
00:30On est ravis de vous retrouver sur le plateau d'Immédiat.
00:32Et puis ça tombe bien parce que vous aimez la géopolitique.
00:34On a évidemment l'actualité de la guerre en Iran que l'on va évoquer au programme de cette semaine.
00:40Nous reviendrons également aussi sur la dissuasion nucléaire qui est en cours de discussion avec Emmanuel Macron et ses partenaires
00:48européens.
00:49On n'oubliera pas aussi les pastilles de l'information et le portrépiquant comme à notre habitude.
00:54Je vous le rappelle, avant de démarrer, si vous voulez qu'Immédiat réussisse sa petite vie sur YouTube,
01:01eh bien il est nécessaire de cliquer sur le pouce en l'air.
01:04Laissez un commentaire améliore aussi considérablement le référencement.
01:08Et puis bien sûr, vous pouvez partager cette vidéo.
01:10Vérifiez que vous êtes toujours abonné à la chaîne de TV Liberté.
01:13Et une fois que vous aurez fait tous ces gestes, eh bien ma foi, nous sommes prêts.
01:16On commence.
01:20L'image de la semaine, Michel, c'est cet avion présidentiel qui se dirige vers l'île Longue.
01:29Et il est accompagné, c'est un peu une première, par quatre rafales à ses côtés.
01:36Une photo assez extraordinaire qui aura déployé quand même beaucoup de moyens pour faire de la communication.
01:46Alors, qu'est-ce que ça vous évoque, ce déplacement d'Emmanuel Macron,
01:50pour aller discuter justement de la dissuasion nucléaire européenne à l'île Longue ?
01:54Il y a une belle scénarisation.
01:56C'est du théâtre.
02:00Effectivement, c'est assez extraordinaire.
02:01Je pense qu'il n'y a pas de précédent.
02:03Je ne crois pas que des présidents de la République française aient fait ça.
02:07Avant, ils étaient en voiture et il y avait des motards.
02:10Mais là, c'est quand même une autre dimension.
02:14Bon, moi, je dirais que ça met un peu mal à l'aise.
02:18Ça met un peu mal à l'aise ce souci.
02:24Je pense qu'Emmanuel Macron a une relation un peu pathologique à l'égard de l'armée.
02:31Peut-être que dans sa jeunesse, on n'a pas dû lui donner des petits soldats de plomb.
02:34Encore que j'ai vu que sur son bureau, il y avait des figurines napoléoniennes.
02:41Bon, tout ça, il a fait quand même plein de choses.
02:44Vous vous souvenez-vous, il s'est déguisé.
02:46Il s'est déguisé, exactement.
02:47Il aime bien se déguiser.
02:48Il a décidé même d'inspecter tout seul les troupes.
02:53De passer en revue tout seul les troupes.
02:55Ce qui est contraire à toutes les traditions.
02:58En général, il y a toujours un officier, etc.
03:02Rappelez-vous ces propos de 2017 où il disait « je suis votre chef ».
03:07Voilà, donc il y a ça.
03:08Et puis, il y a quand même une mise en scène un peu dramatique.
03:13Les chasseurs, alors je n'ai pas bien vu s'ils étaient armés ou pas.
03:17Bon, non seulement il y a une sorte de relation particulière avec les armées,
03:23mais il y a aussi, on a l'impression qu'il y a une certaine relation avec la guerre.
03:27On a l'impression qu'il aime bien la guerre.
03:29Rappelez-vous, lors du Covid, nous sommes en guerre.
03:33On a l'impression que ça le démange.
03:35L'esprit français, ou du moins l'esprit d'Emmanuel Macron avec les armées,
03:39place maintenant à notre dossier du jour.
03:43Le dossier du jour, il est bien sûr consacré à la guerre en Iran.
03:49Et vous allez voir, on nous refait un peu tout le narratif médiatique
03:54qu'on a pu observer déjà dans toutes les guerres au Moyen-Orient.
03:58C'est-à-dire qu'il y a les gentils d'un côté, mais il y a aussi les méchants
04:02de l'autre.
04:03Il y a les peuples libérés, bien sûr, et puis les peuples libérateurs.
04:10Et finalement, en fait, moi je me pose une question déjà,
04:13c'est que les médias, dans un premier temps, ne reprennent que les images qu'on leur donne.
04:18Je ne crois pas que nous ayons beaucoup d'envoyés spéciaux là-bas, en Iran.
04:22– Oui, c'est le syndrome, je dirais, de la guerre du Golfe.
04:26C'est-à-dire que nous avons, notamment sur les plateaux télévisés,
04:30des tas d'experts qui parlent pendant des heures.
04:33Mais en fait, les images, c'est les images que le Pentagone veut bien donner
04:39ou c'est les images que l'armée israélienne veut bien donner.
04:43Et donc, il n'y a pas vraiment de source totalement autonome.
04:47En plus, maintenant, comme les vols sont devenus de plus en plus difficiles,
04:53ça ne facilite pas le déplacement des journalistes.
04:56Donc, c'est une manière de voir les choses au travers du prisme
05:00qu'on veut bien nous donner.
05:02Et je crois qu'effectivement, moi, ce qui me frappe beaucoup dans…
05:06Je pense qu'on va le voir, la façon dont les médias traitent cette affaire,
05:13cette guerre, c'est la technique classique du narratif applicable
05:22aux interventions américaines ou occidentales au Proche-Orient.
05:28C'est toujours la même chose. C'est-à-dire, l'ennemi, c'est le diable.
05:33Il a tous les défauts. C'est horrible.
05:35Et donc, puisque c'est le diable, on a le droit de tout faire.
05:38Et nous, au contraire, nous sommes le camp du bien.
05:40Et donc, là, on mène une guerre juste.
05:42Voilà.
05:43– C'est ce qu'on va voir, oui.
05:44– Et on nous présente toujours.
05:46C'est assez frappant.
05:48Les seules images de pertes qu'on nous présente,
05:51c'est évidemment les pertes du camp du bien.
05:53On est beaucoup plus discret sur les pertes, notamment, bien sûr,
06:00de la population iranienne.
06:02– Alors, évidemment, on va s'intéresser aux termes que la presse emploie.
06:07On a l'Express qui parle de 50 ans de conflits inextricables.
06:11On a presque l'impression que ça devait se finir comme ça.
06:14On a beaucoup, le Figaro qui a parlé de frappes.
06:18Donc, il y a des Iraniens tués dans les frappes,
06:21des responsables iraniens tués dans les frappes, aussi des civils.
06:24– C'est dans les frappes.
06:25– Dans les frappes, oui.
06:26– Ce n'est pas par les frappes.
06:27– Ce n'est pas par les frappes, oui.
06:28– Tout est dans la nuance.
06:31Le terme frappe est très révélateur.
06:35On ne veut pas utiliser le terme guerre,
06:37parce que le camp du bien ne fait pas la guerre.
06:38Il fait éventuellement des frappes, mais pas la guerre.
06:41Alors, on a vu, maintenant, les frappes ont quand même tendance à s'élargir,
06:44puisque maintenant, on coule, des sous-marins coulent,
06:47enfin, un sous-marin a coulé un bateau de guerre iranien.
06:51Là, c'est quand même un degré de frappe, un peu…
06:53Alors, on va me dire, la torpille, c'est une frappe.
06:55Enfin, bon.
06:56– En tout cas, donc, il y a les attaques, les frappes,
06:59mais personne n'aura employé le mot agression,
07:03agression israélo-américaine vis-à-vis de l'Iran, en tout cas.
07:05– Non, non.
07:06– Les pays qui ont le droit de bombarder, de toute façon.
07:09Et il y a cet article du Figaro qui est vraiment extraordinaire.
07:14Renseignement extraordinaire, précision redoutable,
07:16comment Israël a saisi l'opportunité unique d'assassiner Raménaï.
07:20Et là, je voudrais que vous fassiez un petit commentaire aussi, Michel,
07:24sur cette belle opportunité d'assassiner Raménaï.
07:27– Ce qui est assez frappant, c'est que les médias font de Kaménaï
07:33une sorte de génie du mal, de dictateur,
07:37c'est un dictateur sanglant.
07:38– Sanglinaire, oui, on l'a vu.
07:40– Alors que, sauf erreur, il me semble que c'est une personnalité religieuse.
07:45Ce n'est pas tout à fait la même chose.
07:47En plus, c'est un dictateur qui a 86 ans.
07:50Bon, ce n'est quand même pas un tout jeune homme qui ne s'est manifestement pas caché,
07:56qui s'est plutôt même sacrifié, plus ou moins.
08:00Bon, donc, il est évident qu'on banalise ça.
08:07Alors, c'est bien, c'est un méchant, donc c'était normal de le tuer.
08:11Bon, c'est un petit…
08:13Pour l'ensemble de la population chiite,
08:16qui représente quand même aux alentours de 170 millions dans le monde de personnes,
08:21ce n'est pas vu comme ça.
08:22C'est vu comme une agression contre la religion,
08:25puisque c'est une personnalité religieuse.
08:27Donc, vous voyez, les médias, tout ça, c'est banalisé,
08:29mais c'est normal, puisque c'est un méchant.
08:31Donc, on a le droit de tout faire avec un méchant.
08:33On a le droit de tuer les gens, sans procès.
08:35C'est normal.
08:36C'est normal.
08:37Puis on dit, vous savez, votre successeur, on le tuera aussi.
08:39Ah bon ?
08:40C'est normal.
08:41Les médias trouvent ça normal.
08:43D'ailleurs, cette guerre, elle est décrite comme juste dans la presse.
08:46L'expresse pourquoi l'Europe doit s'impliquer en Iran,
08:50parce que ça y est, il faut y aller.
08:51Donc, on devrait avoir un devoir moral d'aider les Iraniens
08:55à se libérer de la tyrannie.
08:57On a BHL, évidemment, dans Le Point,
09:01qui dit que la guerre en Iran est juste selon tous les critères de la guerre juste.
09:06Alors, est-ce que c'est juste une guerre ou une guerre juste, Michel ?
09:09– Ah ben ça, le problème, ça c'est un vieux débat.
09:13C'est très dangereux, la notion de guerre juste.
09:15Parce que la notion de guerre juste signifie que le bien,
09:20jusqu'à présent, si vous voulez, dans la tradition européenne,
09:23la guerre est peut-être une calamité, mais c'est un mode normal.
09:28Et dans ces cas-là, on considère que les deux combattants,
09:31en général, il y en a deux, chacun ont de bonnes raisons pour faire la guerre.
09:36Donc, la guerre, la continuation de la politique par d'autres moyens.
09:42Dès lors qu'on commence à mettre un jugement moral,
09:46qu'on commence à considérer qu'il y a des guerres justes
09:49et donc des combattants injustes, par définition,
09:52là, nous commençons à entrer dans un monde différent,
09:54où l'adversaire, ce n'est plus quelqu'un d'honorable,
09:57c'est quelqu'un qu'il faut détruire parce qu'il incarne le mal.
10:01Et ça, c'est typiquement, ce concept est typiquement anglo-saxon.
10:05D'ailleurs, regardez les films américains,
10:09dans les films américains, les méchants, à la fin,
10:11ils meurent toujours, si possible dans une grande explosion.
10:14Bon, eh bien, c'est ça.
10:15C'est-à-dire qu'il n'y a pas de bon adversaire.
10:18L'adversaire, on doit le détruire, il faut qu'il capitule sans condition,
10:23il faut le détruire quand même, parce qu'on détruit le mal,
10:26on ne peut pas cohabiter avec le mal.
10:28C'est ça qu'il y a derrière ces thèmes.
10:30Mais bon, moi, j'aime bien, je vous ai déjà dit, j'aime bien BHL,
10:34parce que c'est la boussole qui indique le Sud.
10:36Quand il nous dit quelque chose, on peut être certain
10:38qu'il faut prendre le contraire de ce qu'il a dit.
10:41– Alors, le monde, quand même, s'est posé un peu cette question
10:45du droit international sur l'attaque israélo-américaine sur l'Iran.
10:50et ils disent qu'il y a quelques experts, quand même,
10:54qui s'interrogent sur la légalité de ce qu'ils appellent
10:58soit une agression, soit de la légitime défense,
11:00soit une frappe préventive.
11:01Ils ne s'engagent pas trop, mais ils soulèvent un peu des questionnements.
11:05Pendant que Le Point, eux, font la promotion de Reza Palavi,
11:11alors ils ont une interview exclusive avec lui,
11:14où il déclare qu'il faut en finir avec les mots-là.
11:18C'est effectivement un peu son intérêt, puisqu'il est en exil.
11:22Il y a un article qui s'appelle « Retrouver le pays perdu »
11:25par Abnous Chalami, et le sous-titre de l'article est extraordinaire.
11:31« Peut-être faut-il être perçant pour mesurer le baume consolateur
11:35que représente ce prince désireux d'assurer la concorde civile ».
11:40On nous vend un romantisme assez incroyable.
11:42D'ailleurs, il y a même des articles people sur Reza Palavi.
11:45Sept choses à savoir sur Reza Palavi, le prétendant au trône d'Iran.
11:50Iran, qui est cette famille Palavi, cette dynastie qui espère revenir sur le trône ?
11:56Ensemble, nous atteindrons la victoire ultime.
11:59Ça, c'est un propos de Reza Palavi, puisque, bien sûr, c'est son intérêt à lui.
12:03Mais est-ce vraiment le nôtre ? C'est une vraie question.
12:07C'est amusant, cette promotion de la monarchie.
12:10– Oui, c'est original.
12:12– La monarchie, c'est très bien pour l'Iran.
12:14En vérité, tous ces brageons ont légèrement oublié
12:18qu'une des raisons de la révolution de 1979,
12:22c'est le rejet de la monarchie iranienne,
12:26et en particulier de son alignement sur les États-Unis,
12:29de sa violence à l'égard des opposants,
12:32avec la police secrète, la SAVAC, qui faisait peur à tout le monde, etc.
12:36Enfin, qui faisait plus que faire peur, d'ailleurs.
12:38Donc, là, maintenant, c'est merveilleux.
12:41Bon, la vérité, c'est que M. Palavi, il vit aux États-Unis,
12:44et donc, effectivement, c'est le bon agent américain, si je puis me permettre.
12:49– C'est un proche de Benjamin Netanyahou.
12:50– Je ne suis pas du tout certain.
12:51Bon, il a très certainement des soutiens en Iran, c'est possible,
12:56mais je doute qu'il ait des soutiens majoritaires.
12:59Ça me paraît… Bon, mais ça ne fait rien.
13:01Ça fait partie de… – On vend l'héritier du trône.
13:06– Bah oui, bah oui.
13:07– Alors, en tout cas, ça y est, visiblement,
13:09nous sommes engagés dans cette guerre,
13:12parce qu'Emmanuel Macron a annoncé des renforts militaires au Moyen-Orient,
13:16et toujours dans cette voie de communication qu'il a prise,
13:22il a fait un tweet avec une belle image du Charles de Gaulle.
13:26J'ai donné ordre au porte-avions Charles de Gaulle
13:29de faire route vers la Méditerranée, c'est une annonce très solennelle.
13:34Alors, Le Monde a fait un article en titrant
13:36« Les Européens entraînés dans la guerre au Moyen-Orient malgré eux »,
13:40ce qui est quand même une formule assez étonnante et inattendue.
13:44Et on a le général Vincent Deportes,
13:48qui s'est exprimé aussi pour dire que la France était en guerre
13:52depuis le début de la matinée, il y a deux jours,
13:56et je vous propose qu'on l'écoute.
13:57– On est dans une guerre régionale, oui,
13:59mais on est dans une guerre beaucoup plus large que ça.
14:03En fait, on doit bien comprendre que la France est en guerre
14:05depuis ce matin, puisque la France a décidé,
14:09dans une posture défensive, d'aller réduire les armes
14:15qui tirent depuis l'Iran.
14:16Ce qui veut dire de manière très concrète
14:18que nos avions vont monter en l'air
14:20et puis aller tirer leurs missiles,
14:22scalp en particulier en Irak.
14:24C'est-à-dire que pour nous défendre,
14:26nous allons prendre part à cette guerre.
14:29– Pour nous défendre, nous allons prendre part à cette guerre.
14:31– Oui, oui, oui, oui.
14:34Alors moi, je ne sais pas ce que ça veut dire,
14:37être en guerre malgré soi.
14:39Je vais dire que ça me paraît bizarre.
14:44– Bon, mais en fait, aujourd'hui, on voit,
14:48moi, je croyais que dans la Constitution,
14:50c'était marqué que la déclaration de guerre
14:52est autorisée par le Parlement.
14:55La guerre, ce n'est pas un état de fait.
14:59Il y a un moment où il faut la déclarer.
15:01Envoyer des avions en l'air, comme il dit le général,
15:04ben oui, j'espère que les avions sont en l'air plutôt qu'au sol,
15:06mais c'est quand même…
15:08– On ne sait jamais avec les armées françaises.
15:09– Oui, oui, enfin bref, on a des bons avions,
15:12mais enfin bref, tout ça est quand même…
15:14On a l'impression qu'il y a un certain nombre de gens
15:16qui voudraient, qui veulent nous pousser à faire la guerre.
15:20– L'instar d'Hervé Morin qui dit que notre place
15:23est d'être aux côtés des Américains et des Israéliens.
15:26– Enfin moi, dans tous ces discours, ce qui me paraît…
15:29J'ai deux interrogations, si vous voulez.
15:33La première, d'abord on nous dit, il faut faire la guerre
15:38parce qu'il ne faut pas que l'Iran ait l'arme nucléaire.
15:41Tous ces généraux semblent avoir oublié leur cours
15:44à l'école de guerre parce qu'on apprend que l'arme nucléaire,
15:50c'est une arme de souveraineté, c'est une arme qui pacifie.
15:53C'est-à-dire, pour une raison dramatique mais réelle,
15:57c'est qu'il ne peut pas y avoir de guerre
15:59entre nations dotées de l'arme nucléaire.
16:01Sinon, c'est la destruction mutuelle, la MAD,
16:04comme on disait dans les années 60, la destruction mutuelle.
16:09Donc, on nous présente évidemment le fait
16:11qu'un pays accède à l'arme nucléaire
16:13comme évidemment une source de conflits.
16:16Ce qui ne s'est absolument pas passé depuis les 80 ans,
16:19les plus de 80 ans au cours desquels,
16:21depuis la dernière utilisation de l'arme nucléaire,
16:25d'un État nucléaire contre un État non nucléaire.
16:28Or, il se trouve qu'Israël a l'arme nucléaire.
16:31C'est d'ailleurs pour ça qu'un certain nombre de pays
16:35se sont dotés de l'arme nucléaire pour se protéger.
16:37Pour se protéger.
16:38Donc, s'il y a deux États nucléaires,
16:41normalement, il ne devrait pas y avoir de guerre.
16:43Mais tout ça est oublié de nos plateaux télé.
16:48Et nos grands experts font grand silence là-dessus.
16:54– Et par ailleurs, les journalistes ne font pas trop la comparaison
16:57ici avec la guerre en Ukraine.
17:00Parce que là, pour la guerre en Ukraine,
17:02il y avait un agresseur qui a été désigné largement par la presse.
17:06C'était la Russie.
17:08Mais dans ce cas-là, il n'y a pas d'agression pour l'Iran.
17:10– Oui, mais vous avez raison.
17:13C'est intéressant de faire une petite comparaison.
17:18La Russie ne mène pas de guerre.
17:21Elle mène une opération militaire spéciale.
17:24Quel est le but de l'opération ?
17:25Afficher de l'opération militaire spéciale, il est double.
17:28Empêcher que l'Ukraine rentre dans l'OTAN
17:30pour empêcher que l'Ukraine ait des armes nucléaires
17:34à la frontière russe.
17:36Deuxièmement, changer le régime ukrainien
17:38que les Russes accusent d'être nazis.
17:41Bon, très bien.
17:42Et donc, là, on nous dit, non, non, ça, ce n'est pas bien.
17:44C'est une violation du droit international
17:46et donc, il faut aider l'Ukraine.
17:48Et là, qu'est-ce qu'on nous dit sur l'Iran ?
17:50On nous dit, il faut empêcher l'Iran d'avoir l'arme nucléaire
17:53et puis, il faut changer le régime des MOLA.
17:57Et là, là, c'est bien.
17:59Ah, c'est curieux.
18:01– La géométrie variable.
18:03– Ça s'appelle le double standard
18:04qui est la maladie occidentale
18:06et une des raisons pour lesquelles les Occidentaux,
18:09aujourd'hui, personne ne fait confiance aux Occidentaux
18:11dans le monde,
18:12c'est-à-dire pour la majorité de la population mondiale,
18:15je le rappelle,
18:15parce que nous avons des doubles standards permanents.
18:18C'est normal parce qu'on considère
18:19qu'il y a des bons et des méchants.
18:22– Alors là, en tout cas,
18:23il y a des pauvres petits influenceurs,
18:26Michel, actuellement,
18:27qui sont bien embêtés
18:28et qui réclament de la part de la France
18:30des protections, des rapatriements.
18:33– Oui, parce que les influenceurs à Dubaï,
18:35là, se sont retrouvés un peu coincés
18:37et c'était la panique.
18:39Et on a notamment Maïva Guénam
18:42qui avait fait une vidéo en disant
18:43« Mais il faut me ramener,
18:45moi je paye mes impôts ! »
18:47– Voilà, avec ces énormes arguments
18:49qui sont bien visibles dans le cadre de son téléphone.
18:52Mais Nabila Veraga aussi s'est exprimé.
18:55On a également Benjamin Samat
18:57qui a demandé le rapatriement.
19:00Et ils ont été largement accusés d'hypocrisie.
19:03D'ailleurs, il y a eu une belle vague de critiques
19:05suite à leur réaction.
19:07D'ailleurs aussi, parfois,
19:09de la part d'autres influenceurs,
19:10mais qui, eux, sont restés en France.
19:11Enfin, tout ça est un peu un événement dans l'événement.
19:16On a, pour les Français quand même,
19:18un très léger point sur les Français.
19:20Maude Bréjon a dit qu'il fallait s'attendre
19:22à une petite hausse de quelques centimes
19:25du prix du carburant,
19:26sans trop parler du prix du gaz
19:28qui est déjà en train d'exploser.
19:29Enfin, voilà, il y a des pauvres petits oubliés de la guerre.
19:35– Nous sommes en guerre.
19:36– Nous sommes en guerre.
19:37Non, non, bon, enfin, c'est évidemment un peu…
19:41On peut comprendre qu'effectivement,
19:43des gens qui sont à l'étranger
19:45se retrouvent bloqués dans le cadre d'opérations militaires.
19:48C'est certainement pas très drôle.
19:51Les trafics aériens sont plus ou moins interrompus.
19:53Bon, le trafic maritime est devenu très dangereux.
19:57Bon, donc, effectivement, ça peut se comprendre.
19:59Bon, cela étant, certains feraient bien
20:02d'être quand même un peu discrets.
20:04– Pourtant, on s'est installé à Dubaï
20:06quand on ne peut payer d'impôt en France.
20:07– Voilà, voilà, voilà, bon, mais bref, enfin.
20:09– Un peu limite.
20:10– La France est bon enfant.
20:12– Place maintenant à la deuxième partie de notre dossier,
20:16à un dossier sur la dissuasion nucléaire.
20:18– Le nucléaire fait grand bruit en cette période de guerre.
20:25Est-ce que c'est vraiment judicieux, d'ailleurs,
20:29d'avoir gardé cet agenda-là ? Je ne sais pas.
20:32Toujours est-il que la doctrine nucléaire française
20:35est en plein changement.
20:37Et que semble-t-il, notre nucléaire va s'adapter,
20:41enfin, en tout cas, le monde dit que c'est bienvenu,
20:43va s'adapter à l'échelle de l'Europe,
20:45que c'est le principe d'une dissuasion avancée.
20:48Voilà, c'est le terme employé.
20:50Et que ça ne peut que être soutenu,
20:52que c'est merveilleux.
20:54Le monde, toujours, l'européanisation
20:56du parapluie nucléaire français,
20:58un projet de moins en moins tabou
21:01chez beaucoup d'alliés.
21:03Les Allemands sont évidemment, selon le point,
21:05prêts à s'abriter sous le parapluie nucléaire français,
21:08avec une belle tête de Mertz,
21:11un peu interrogative tout de même sur la photo.
21:13– Mais il n'a pas l'air très souriant.
21:14– Oui, je suppose qu'il est très souriant
21:15de notre parapluie, mais bon, bref.
21:18On a l'offre nucléaire d'Emmanuel Macron
21:22qui est saluée par l'Europe, selon le Figaro.
21:25Alors, voilà, on offre notre nucléaire,
21:27on empêche les uns de l'obtenir
21:29et puis on l'offre à d'autres.
21:31Et je vous propose peut-être d'écouter
21:33un petit bout du discours d'Emmanuel Macron
21:36sur cette dissuasion nucléaire avancée.
21:39– L'indépendance ne peut être la solitude.
21:45Dans le domaine nucléaire,
21:47cela a été reconnu par tous mes prédécesseurs
21:49sans distinction.
21:51Mais aujourd'hui, les conditions
21:53sont désormais véritablement réunies
21:56pour en tirer les conséquences concrètes
22:01et formuler pour notre époque
22:03ce dont le général de Gaulle
22:04avait déjà l'intuition.
22:09Je crois pouvoir affirmer
22:10que nos partenaires y sont prêts.
22:13Il n'y aura aucun partage
22:15de la décision ultime,
22:17ni de sa planification,
22:19ni de sa mise en oeuvre.
22:22En vertu de notre Constitution,
22:25elle appartient au seul président de la République,
22:28comptable devant le peuple français.
22:32En conséquence,
22:33il n'y aura pas non plus de partage
22:35de la définition des intérêts vitaux
22:37qui restera d'appréciation souveraine
22:40pour notre pays.
22:41La France
22:43assumera donc toujours seule,
22:45en intégrant à sa réflexion
22:46les intérêts de nos alliés,
22:48le franchissement délibéré
22:50du seuil nucléaire.
22:52Vous imaginez quatre rafales
22:54pour dire que rien ne va changer.
22:56C'est fou.
22:57Tout de même,
22:57alors on a le point qui est content.
22:58– C'est surtout faux.
22:59– C'est surtout faux.
23:01– Oui, oui.
23:02Et le point est quand même très content
23:03de ces déclarations de Macron
23:05parce qu'ils ont titré
23:06« La France, enfin un pays de guerre »,
23:09donc pas en guerre,
23:10mais de guerre,
23:11avec cette dissuasion avancée.
23:13L'auteur de l'article,
23:14quand même,
23:15je crois qu'il faut s'arrêter un instant,
23:16s'appelle Arthur Chevalier,
23:17il n'a sans doute de guerrier que le nom,
23:19mais je vous laisse juge sur la photo.
23:22On a le discours de Macron
23:24qui est bien sûr commenté dans la presse.
23:26Le Figaro dit qu'il y a une réaction
23:29très mesurée des nationalistes français.
23:31Alors, est-ce qu'ils sont vraiment unanimes ?
23:35Michel, qu'est-ce que c'est que cette affirmation ?
23:37– Ce titre est extraordinaire.
23:39Je crois que c'est la première fois depuis longtemps
23:41qu'on parle des nationalistes.
23:43– Absolument.
23:43– On visait en fait le RN.
23:46Jusqu'à présent, on disait l'extrême droite.
23:49Alors évidemment, si on avait dit
23:50l'extrême droite est d'accord avec Macron,
23:53là, ça aurait été un peu gênant.
23:55Donc, on change, on prend le mot nationaliste.
23:58Et alors, on le fait exprès.
24:00On suggère que les nationalistes, par définition,
24:03ils défendent la nation, donc ils ne peuvent pas.
24:06Alors, ce qu'on peut dire, c'est que peut-être
24:09qu'il y a des nationalistes qui sont d'accord,
24:11mais les souverainistes, eux, ils ne sont pas d'accord.
24:14Donc, on voit bien que ce titre…
24:16– C'est beau, il y a Dupont-Aignan.
24:17– Ce titre, en plus, c'est quand même extravagant
24:19comme argument.
24:20Ça consiste à dire, ah mais même l'opposition est d'accord,
24:24alors donc on peut y aller, quoi.
24:25Enfin, c'est quand même un argument absolument étonnant.
24:30Bon, je pense que tout ça n'est pas très sérieux.
24:34Et en fait, quand on lit certaines analyses,
24:38je pense aux analyses de Dupont-Aignan ou de Philippot,
24:43on s'aperçoit quand même qu'il y a de bonnes raisons
24:45de s'inquiéter.
24:48Parce qu'on voit bien, les médias…
24:51En fait, dans le discours du président de la République,
24:54il y a deux parties.
24:55La première partie, classique, la France, la souveraineté,
24:59c'est moi qui décide, ne vous inquiétez pas, etc.
25:02Et puis il y a la deuxième partie,
25:04ce qu'il appelle la dissuasion élargie.
25:08Alors, les médias se sont surtout concentrés sur la première partie,
25:11sur le thème circuler, il n'y a rien à voir.
25:14Il ne faut pas vous inquiéter, d'ailleurs.
25:16Les nationalistes sont d'accord.
25:18Ils ne sont pas trop contre.
25:19Bref, ils ont une réaction mesurée.
25:22Mais en vérité, on devrait se poser,
25:24si les médias faisaient leur boulot,
25:26ils devraient se poser un certain nombre de bonnes questions.
25:29Ce qu'ils ne se posent pas.
25:32Première bonne question, pourquoi ?
25:34Alors, même qu'on constate que les États-Unis ne volent pas,
25:39volent de moins en moins courir le risque d'un affrontement nucléaire
25:43pour défendre l'Europe,
25:44pourquoi la France serait en mesure de faire mieux qu'eux ?
25:48Alors que la superpuissance, elle, ne le fait pas,
25:51nous, on serait capable de le faire.
25:53Et puis surtout, qu'est-ce que c'est que ce discours contradictoire ?
25:58Puisque d'un côté, on nous dit,
25:59ah non, mais vous inquiétez pas, je continuerai de décider.
26:01Et en même temps, on dit, on va mettre en place une coordination stratégique
26:05avec l'Allemagne, dès le départ.
26:08Bon, mais alors, à quoi sert cette coordination stratégique
26:11si, de toute façon, nous décidons, nous ?
26:14Les Allemands vont accepter d'abandonner une protection américaine
26:21au prétexte qu'on leur proposerait une protection
26:23dont, de toute façon, on garderait la clé.
26:26C'est quand même assez extravagant.
26:27D'ailleurs, je rappelle que le Président de la République a dit
26:30ça ne remplace pas la protection de l'OTAN.
26:33Alors, qu'est-ce que c'est que cette dissuasion ?
26:36Bon, et puis en plus, quand vous écoutez M. Mertz,
26:39lui, il ne parle pas de dissuasion française.
26:41Il parle de dissuasion européenne.
26:44Ce qui n'est pas du tout la même chose.
26:46Enfin, dernier point, on a oublié,
26:49quels sont les contreparties que le Président de la République
26:52demande à nos chers, à huit pays,
26:55qui sont prêts à répondre positivement.
26:57Je rappelle que les États-Unis, quand ils protègent un pays,
27:01derrière, ils disent, ok, mais on vous protège,
27:03mais on vous prévient, vous achetez notre matériel américain.
27:06Je rappelle que ni l'Allemagne, ni la Pologne n'achètent français.
27:10Ils achètent américains.
27:12La Grèce aussi achète allemand,
27:13mais elle n'achète pas beaucoup français.
27:17Et ça, puis en plus, ils disent, on vous prévient,
27:21aux Nations Unies, vous votez comme nous.
27:22C'est ça, c'est comme ça, ça marche.
27:27Quels sont les contreparties de la grande annonce française ?
27:30On ne les connaît pas.
27:32– D'ailleurs, à propos de coordination européenne,
27:35ça tourne un petit peu au vinaigre,
27:37parce que Donald Trump avait menacé mardi
27:40de rompre les relations commerciales avec l'Espagne,
27:43après le refus de Madrid de laisser ses bases militaires
27:47être utilisées en Andalousie,
27:49être utilisées par l'armée américaine.
27:51– C'est bien parti la dissuasion européenne, du coup, vu tout ça.
27:55– Écoutez, moi ce que j'aime bien, c'est que les médias n'ont pas réagi
28:00au fait qu'Emmanuel Macron invoque les mannes du général de Gaulle.
28:06Alors, moi, j'invite nos spectateurs à aller sur Internet regarder la conférence de presse du 21 février 1966,
28:16qui est l'époque, le moment où le général de Gaulle annonce le retrait de la France
28:21de l'organisation militaire intégrée de l'OTAN.
28:25– Et qu'est-ce que dit le général de Gaulle ?
28:27Il dit trois choses dans son très court entretien,
28:31on peut le trouver sur le site de l'INA.
28:33– Je vous mettrai le lien là juste en dessous.
28:34– On peut le trouver sur l'INA.
28:36Il dit trois choses.
28:37La première chose, c'est qu'il dit, vous savez, il ne faut pas vous faire d'illusions,
28:40compte tenu de la dissémination nucléaire,
28:43et notamment à l'époque le fait que l'Union soviétique a l'arme nucléaire,
28:47maintenant les États-Unis n'accepteront jamais de se faire vitrifier
28:50pour protéger l'Europe.
28:52Nous y sommes.
28:54Deuxièmement, il dit, méfiez-vous des organisations supranationales
28:58parce qu'inéluctablement, on nous conduira à des guerres
29:02qui ne seront pas les nôtres.
29:04Il dit ce qui se passe.
29:05Et puis troisièmement, il dit, chose que M. Macron a peut-être oublié,
29:10il dit, compte tenu de sa nature extraordinairement destructrice,
29:17l'arme nucléaire, la décision nucléaire ne peut pas se partager.
29:20Ce n'est pas possible.
29:21On ne peut pas mutualiser une décision nucléaire,
29:25ne serait-ce qu'au point de vue technologique.
29:28Aujourd'hui, les missiles vont très très vite.
29:30Ça veut dire qu'on doit décider dans les dix minutes qui viennent.
29:33Sinon, c'est trop tard.
29:35Donc, si vous voulez, cet avertissement, il n'a pas été oublié.
29:41Il a été oublié.
29:42On ne peut pas, encore une fois, le nucléaire, c'est une arme de souveraineté.
29:47On ne peut pas partager la souveraineté.
29:49On ne peut pas être à moitié enceinte, comme on disait.
29:52Ce n'est pas possible.
29:53On est souverain ou on ne l'est pas.
29:55Si on commence à dépendre de l'un ou de l'autre, ça veut dire qu'on n'est plus
29:59souverain.
30:00Et donc, c'est ça l'extraordinaire faiblesse de ce concept très flou,
30:04parce qu'il ne l'a absolument pas explicité,
30:07et aucun de nos médias n'est capable de l'expliquer.
30:09Qu'est-ce que ça veut dire, la dissuasion avancée ?
30:13Il y avait le libéralisme avancé, il y aura la dissuasion avancée.
30:16Bon, ça augure mal de l'avenir.
30:19– C'est une avancée vers la fédéralisation.
30:20– Oui, c'est ça.
30:21Mais même la fédéralisation ne change pas le problème,
30:24sauf s'il y a un décideur unique.
30:26Alors, c'est ce que certains pensent.
30:28Certains étudient ça.
30:29– C'est la suite de la carrière d'Emmanuel Macron.
30:31– Peut-être.
30:32– On verra, on verra.
30:33– Le pire n'est jamais sûr.
30:35Bon.
30:35– Place maintenant au passif de l'information.
30:40– La semaine dernière avait lieu la cérémonie des Césars,
30:44et durant cette cérémonie était prévu un hommage à Brigitte Bardot,
30:49qui a disparu dans l'année.
30:52C'était la 51e cérémonie, et voilà, cet hommage a été sali.
30:57Et je vous propose d'écouter ce qui s'est passé,
30:59justement, après l'hommage à Brigitte.
31:01– Des sifflets, un raciste dans la salle,
31:21et on aurait pu s'en passer.
31:24Voilà, alors Le Figaro parle d'une farce prévisible et anachronique.
31:29Même Paris Match a trouvé les sifflets scandaleux, c'est pour dire.
31:33Vous avez un commentaire rapide à faire sur…
31:36– Je dirais les bobos qui participent à ce genre d'émissions,
31:41qui font du cinéma financé par le contribuable,
31:45évidemment insultent Brigitte Bardot, mais au travers de Brigitte Bardot,
31:48ils insultent l'âge d'or du cinéma français, tout simplement.
31:51Mais eux, ils ne sont plus capables de faire ça.
31:53– De produire.
31:54– Ils insultent une personne qui a fait, je ne sais pas, 45 films, etc.,
31:59qui a été aussi une chanteuse.
32:01Bon, on peut penser tout ce qu'on veut.
32:03Mais enfin, c'est ça qu'ils sont en train de…
32:06Ils oublient.
32:07La révolution dévore toujours ses enfants.
32:10Tous ces gens qui se prétendent progressistes
32:13oublient qu'à l'époque, elle était visible.
32:15– C'était une icône du progressisme.
32:16– C'était une icône de la libération de la femme.
32:20La nouvelle vague, c'était une nouvelle manière de faire du cinéma.
32:24Il y a des tas de gens extraordinaires, les Truffaut, etc.
32:27Bon, maintenant, ce n'est pas bien pour les…
32:31Parce qu'effectivement, Brigitte Bardot,
32:34elle n'avait pas sa langue dans sa poche
32:35et elle tenait effectivement des positions politiquement incorrectes.
32:39Et donc, aujourd'hui, ce qui compte, ce n'est pas le talent,
32:42ce qui compte, c'est la conformité idéologique.
32:44C'est ça, c'est ça.
32:45Les sifflements, c'est ça.
32:47« Ah, mon Dieu, elle n'était pas favorable à l'islamisation.
32:50Ah, mon Dieu, elle critiquait Emmanuel Macron.
32:52Ah, mon Dieu, elle a même critiqué les féministes. »
32:56Vous voyez ? Bon, donc, c'est ça.
32:57– C'est vraiment ça.
32:58Alors, on a eu aussi une petite explication
33:01de comment fonctionnait le cinéma français
33:04par la présidente de cette cérémonie.
33:06Camille Cotin, je vous propose qu'on écoute
33:08quelques secondes de cette explication.
33:10– En France, on a un système de financement unique au monde.
33:15Aux côtés des diffuseurs, il y a le CNC, le Centre national du cinéma.
33:20Et c'est grâce à lui, en partie, qu'on a cette incroyable variété de films.
33:24Alors, vous ne le savez peut-être pas, vous, qui nous regardez ce soir,
33:27mais quand vous allez au cinéma, quand vous achetez un ticket de cinéma,
33:31vous financez de futurs films français.
33:33Vous devenez acteur de la création.
33:36Et quand vous allez voir Dune,
33:38eh bien, vous financez l'histoire de Souleymane.
33:41Ce modèle, c'est l'une de nos fiertés nationales,
33:44comme la gastronomie, la mode et la sécurité sociale.
33:49– Applaudissements
33:51– Alors, ils sont tous en train d'applaudir, évidemment.
33:55– Oui, alors moi, je suis désolé, je préfère Dune à l'histoire de Souleymane.
33:59– Moi aussi.
33:59– Bon, bref.
34:00– J'ai mieux aimé regarder.
34:02On rappelle, l'histoire de Souleymane, quand même,
34:03c'est un thriller à couper le souffle,
34:06un audit télérama dans la peau d'un livreur sans papier.
34:11C'est un film qui est sorti en 2024,
34:13qui se met dans l'impôt d'un Guinéen
34:16qui va mentir pour obtenir des papiers.
34:19– Le problème, c'est qu'aujourd'hui,
34:20la plupart de ces canaux de financement sont détournés
34:23pour promouvoir des nanars politiquement incorrects
34:27qui n'intéressent personne, en fait.
34:29En vérité, personne n'y va.
34:30Enfin, bon, bref.
34:31Sauf les bobos.
34:33– Film toujours, l'abandon, un film qui va sortir
34:39et l'annonce a été faite juste après le procès
34:44en appel de l'affaire Samuel Paty
34:47parce que c'est un film qui va revenir sur les 11 jours précédents,
34:53la décapitation de Samuel Paty.
34:56On rappelle quand même que ce choix est un peu étonnant
35:00parce que le verdict du procès a produit une réduction de peine
35:06pour deux des intéressés dans cette affaire,
35:08c'est-à-dire Epsir Kavanov et Boudaoud,
35:12qui sont passés de 16 ans de prison à respectivement 6 et 7 ans de prison
35:17puisque la justice a retiré de l'association de malfaiteurs terroristes
35:24préalablement retenue.
35:25Elle a retenu l'association de malfaiteurs terroristes.
35:28Elle a retenu le terrorisme.
35:30Donc, ils étaient juste en association de malfaiteurs.
35:33Ils ont juste transporté le tueur de Samuel Paty dans leur camionnette.
35:39C'est un timing qui interroge tout de même.
35:42C'est prodigieux de honte, en fait.
35:44– Bon, moi, je trouve ça assez indécent de faire un film
35:48sur ce genre de massacre.
35:52Enfin, je veux dire, c'est…
35:53Enfin, là, c'est ça la création culturelle française, c'est ça ?
35:58– Un point sur la commission d'enquête parlementaire.
36:03Mi-avril, le rapport de la commission d'enquête parlementaire
36:08aura enfin ses conclusions.
36:11Il semblerait qu'actuellement,
36:15eh bien, ce rapport soit menacé d'être enterré
36:18et effacé puisqu'il y aura un débat en salle close
36:23avec tous les membres de la commission
36:25qui sont au nombre de 31
36:27qui devront se prononcer sur l'opportunité de la publication.
36:32Voilà, la transparence, ce n'est pas toujours facile.
36:34Ça risque de nous échapper.
36:36C'est très dommage parce que si jamais il était voté positivement,
36:39puis ensuite à l'Assemblée, parce qu'il y a deux étapes,
36:42on aurait enfin accès à des chiffres intéressants
36:44comme le salaire de Mme Lucet, le salaire complet,
36:47le salaire aussi de productrice et réalisatrice de Mme Salamé,
36:51enfin, etc., etc., avec notre argent.
36:54– Oui, mais attention, le problème, c'est que la commission d'enquête,
36:58le problème, c'est quelles conclusions on en tire.
37:00– Un point sur Libération maintenant qui campe dans son rôle d'arbitre et de juge
37:09avec quelques exemples éparses, vous allez voir.
37:12Pierre Plotu a réussi à produire un article pour Libération 72 heures après le dépôt des listes
37:18et ils ont identifié, nous annonce-t-il, une centaine de brebis galeuses en lice
37:23pour le Rassemblement national au municipal.
37:26Alors, voilà, on a vraiment des gens qui sont payés,
37:29et d'ailleurs Libération, c'est sous subvention publique aussi,
37:32qui sont donc financés pour éplucher toutes les listes déposées par le Front national
37:37et vérifier s'ils ne sont ni racistes, ni homophobes, ni complotistes.
37:41Oui, parce que les complotistes aussi rentrent dans les brebis galeuses du Rassemblement national.
37:46– Non mais je dirais, la chasse à la brebis, c'est un sport pas trop dangereux.
37:51– Oui, voilà.
37:52– La chasse aux brebis sur les listes et les filles, ça doit être plus intéressant.
37:56Mais là, je ne sais pas si M. Plotu a travaillé là-dessus.
37:58– Il y en a quelques-uns pourtant, effectivement.
38:02Alors, Logime aussi nous fait la mention de Nicolas Massol,
38:06qui sur Twitter a réussi à se vanter d'avoir mis au chômage
38:11le militant identitaire Raphaël Emma,
38:13qui était en effet assistant parlementaire du Rassemblement national
38:16avant qu'un article de Libération ne fasse tomber le coup près pour lui.
38:21Et puis, un dernier point sur Libération,
38:24sauf si vous avez une remarque à faire sur M. Plassol.
38:27– Je dirais que ce n'est pas nouveau.
38:28Ce n'est pas nouveau.
38:29L'utilisation de la presse comme moyen de faire des listes de suspects,
38:34ce n'est pas nouveau du tout.
38:38Rappelons à la Libération, beaucoup de gens apprenaient qu'ils étaient rentrés
38:44dans la liste des personnes épurables parce que leur nom figurait
38:48dans un article de l'humanité.
38:50Je veux dire, ce n'est pas nouveau cette procédure.
38:52C'est simplement, on voit que là, ce n'est pas du journaliste,
38:55c'est du flicage.
38:56C'est différent.
38:57Mais les journalistes, certains journalistes se comportent
39:01comme des policiers, ça c'est clair, on le voit bien.
39:04– On lien avec eux d'ailleurs bien souvent.
39:07Et enfin, un dernier point sur l'affaire Crépole,
39:11dont Libération reparle, parce qu'il y a eu une mise en demeure
39:14de l'Arcom pour CNews, pour un traitement univoque
39:19qui a été, ça a déclenché une saisine de Reporters sans frontières,
39:23parce que lors du traitement sur l'affaire Crépole,
39:26les intervenants ont systématiquement soutenu de manière péremptoire,
39:31je cite, qu'il s'agissait d'un meurtre raciste.
39:35Et donc là, ça posait un vrai problème à l'Arcom.
39:40Donc Libération, évidemment, nous a pondu son habituel article
39:45en partenariat avec l'AFP, cette fois-ci, ça a été repris partout.
39:49– Oui, enfin, il y a deux choses sur l'Arcom,
39:54qui, une nouvelle fois, on voit bien sa vision des choses,
40:00et on voit bien que c'est un instrument destiné à censurer.
40:03Alors, il y a le terme de traitement univoque,
40:07parce que ça revient à dire qu'on n'a pas le droit d'affirmer quelque chose.
40:13Alors, ils disent, oui, parce que la procédure judiciaire est en cours,
40:17donc on n'a pas le droit de dire les choses.
40:20Ça veut dire que, pour l'Arcom, il n'y a pas de vérité.
40:25Il n'y a que des points de vue.
40:27Et si on dit qu'il fait chaud, il faut qu'il y ait quelqu'un
40:29qui dise qu'il fait froid.
40:30Enfin, non, parce qu'il y a le réchauffement climatique,
40:33donc c'est le contraire.
40:33– Pour ça, on n'a pas le droit.
40:34– Si quelqu'un dit qu'il fait froid,
40:35il faut qu'il y ait quelqu'un qui dise qu'il fait chaud.
40:38Bon, cette manière assez curieuse de concevoir l'information,
40:43ce n'est qu'une question de point de vue, il n'y a pas de réalité.
40:45Il n'y a pas d'insécurité, il n'y a qu'un sentiment d'insécurité.
40:48C'est une question de point de vue.
40:50Et alors, derrière ça, le vrai sujet,
40:52c'est la notion de racisme anti-blanc.
40:55Ce qu'on ne veut pas, c'est qu'on fasse avancer ce concept.
41:01Et on nous dit, on va attendre la justice,
41:03mais on sait que pour la justice, le racisme anti-blanc n'existe pas quasiment.
41:07Ça n'existe pas, puisqu'on part du principe que le racisme,
41:10c'est forcément un comportement majoritaire,
41:13et donc que les minorités ne peuvent pas être racistes par définition,
41:16parce qu'elles sont minorités.
41:17Donc les racistes, c'est forcément des Français.
41:19Et donc il ne peut pas y avoir de racisme anti-blanc.
41:22Je rappelle le livre de François Bousquet,
41:25oui, le racisme anti-blanc, l'enquête interdite.
41:28Eh bien, c'est ça, on y est là.
41:29C'est-à-dire qu'on n'a pas le droit de faire avancer ce concept.
41:33Mais on n'a pas le droit non plus de faire avancer d'autres concepts.
41:36C'est ça, le gendarme de l'audiovisuel,
41:38c'est ça qu'il vise en fait dans cette affaire.
41:43Et voilà, on est arrivé à la fin de cette édition d'E-Média.
41:46Merci à tous de nous avoir suivis.
41:49Je vous le rappelle, si ce n'est pas déjà fait,
41:51il est temps de cliquer sur le pouce en l'air.
41:54Vous pouvez également laisser un commentaire juste en dessous.
41:57Certains n'écrivent que référencement,
41:58et c'est parfaitement suffisant pour l'algorithme de YouTube.
42:01Je vous lis.
42:02Et bien sûr, on se retrouve la semaine prochaine.
42:04On ne se quitte pas sans le portrait piquant
42:07qui est consacré assez fortuitement à Pierre Plotu de Libération,
42:11puisqu'il fait des articles.
42:13Eh bien, nous, on s'intéresse à sa personnalité.
42:16Merci à tous.
42:17À très vite sur TV Liberté.
42:20Aujourd'hui, nous allons parler d'un journalisme d'un type très particulier.
42:26Le journalisme de délation.
42:29Délation, dit le litré, je cite.
42:32Dénonciation, mais toujours, toujours en mauvaise part.
42:35Le journaliste de délation, spécialité en plein développement,
42:40n'est pas là pour informer.
42:41Il est là comme un inspecteur de police intellectuelle,
42:45un magistrat moral, à la fois détective privé, flic et juge.
42:51Il recherche les contrevenants au désordre établi libéral-libertaire.
42:57Le contrevenant, le coupable, sera épinglé, dénoncé à son employeur ou à son école.
43:03Ce qui est recherché, c'est, si possible, la mort sociale du coupable
43:08ou à minima, qu'il soit frappé d'un saut infamant
43:12et qu'il ne puisse pas se réclamer d'une parole légitime.
43:17Nous avions un grand choix de candidats pour ce portrait.
43:21La quasi-totalité de Check News de Libération,
43:24nous avons pris un petit poisson.
43:27Non pour ces nageoires encore fragiles,
43:29mais parce qu'ils représentent un archétype intéressant
43:32d'une certaine typologie de jeunes journalistes.
43:36Il s'agit du très peu connu Pierre Plotu de Libération.
43:40Un parcours et un environnement qui ont valeur de démonstration.
43:45Pierre Plotu, que j'appellerais familièrement Pépé,
43:48obtient une licence de journalisme en alternance
43:51dans une petite école privée.
43:53Parcours professionnel, il effectue son stage de fin d'études
43:56au Courrier de Mantes, l'hebdomadaire de sa ville natale.
44:00En juin 2013, il rentre chez François,
44:03où il est journaliste multitâche.
44:05Chef de service en 2016,
44:08il se spécialise dans le journalisme politique
44:10avec un tropisme pour l'extrême droite au sens large.
44:15C'est à cette période que Xavier Hazalbert reprend le contrôle du journal.
44:20Des dissensions surviennent.
44:21Avec une grève en août 2019,
44:24la direction licencie l'intégralité de la rédaction pour motif économique.
44:28Il est tout de suite récupéré par Libération à partir de janvier 2020.
44:33Il contribue aussi à un petit média, libéral-libertaire, street press,
44:37et intervient parfois sur Slate.
44:40À compter de cette date,
44:41il se consacre entièrement à la cartographie des mouvements dits d'extrême droite
44:45et à leur dangerosité.
44:48La stratégie, c'est de mettre en exergue un pendant à l'extrémisme islamiste.
44:53En l'espèce, un suprémacisme blanc,
44:57quitte à exagérer son influence,
45:00réalisant la classique symétrie des fausses fenêtres.
45:04Pour quelques mois en 2022,
45:06Pépé est le principal contributeur
45:07de l'Observatoire de l'influence des radicalités en ligne du journal.
45:12Ce portrait d'un poisson minuscule n'aurait pas d'intérêt en soi.
45:16Mais il est un concentré de ce que produisent une partie des écoles de journalisme.
45:22Certains pensent qu'il ne faut pas leur parler ou les recevoir.
45:26Mais je suis persuadé du contraire.
45:28Mais ils doivent alors venir en uniforme de policier,
45:31avec casquette et un signe,
45:33simplement pour être fidèles à leur fonction et au fond, à leur vocation.
45:38Donc...
45:38...
Commentaires