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  • il y a 3 semaines
Ce jeudi 5 mars, les convictions de Keler Unigestion ont été abordées par Joachim Hermann, analyste chez Kepler Unigestion, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Et Joachim Herrmann qui nous accompagne ce matin, Annalise chez Kepler Unigestion.
00:05Bonjour Joachim, merci de nous accompagner ce matin pour nous ouvrir un petit peu les portes,
00:09les convictions de Kepler Unigestion avec notamment des valeurs défensives européennes
00:14au vu du contexte assez chahuté, des investisseurs qui sont bien sûr dans le brouillard,
00:18on le voit notamment sur les dernières séances.
00:21Vous regardez notamment le secteur de la distribution qui est bien sûr un secteur très défensif
00:26avec Aold Elez qui est du côté des Pays-Bas.
00:30Alors c'est un acteur qui affiche notamment des marges, contrairement à la France,
00:35qui sont largement au-delà des concurrents européens.
00:40Oui, bonjour Etienne.
00:42Oui, effectivement Aold bénéficie d'un profil assez différent de ce qu'on peut voir en Europe
00:47dans le secteur de la grande distribution.
00:48C'est une des dernières grandes entreprises qui peut tenir si on pense par rapport à un carrefour par exemple.
00:58La résilience de ces marges en fait tient du fait que c'est un groupe qui est très implanté aux
01:02Etats-Unis.
01:03Ça représente environ 60% du chiffre d'affaires et plus des deux tiers du résultat.
01:08Et donc cette implantation aux Etats-Unis bénéficie clairement au groupe
01:13qui n'est pas menacée par les barrières commerciales imposées par M. Trump
01:17car la plupart des choses sont sourcées sur place aux Etats-Unis.
01:23Et donc oui, Aold bénéficie également de la digitalisation.
01:28Ils sont très forts pour les ventes en ligne
01:29et ce qui leur permet de maintenir une croissance assez impressionnante
01:33que ce soit aux Etats-Unis mais également en Europe
01:36où ils sont un pilier du Benelux avec une super assise aux Pays-Bas
01:42et en Belgique également.
01:44Ils sont au numéro 2 là-bas.
01:47Un titre qui a bien performé depuis le début de l'année.
01:50Aold a gagné 18%.
01:51On est au-delà des 41 euros ce matin.
01:54Quand vous regardez les niveaux de valorisation,
01:56là aussi on est au-dessus du panier par rapport à d'autres concurrents.
02:00Est-ce que vous pensez que toutes les bonnes nouvelles ne sont pas déjà intégrées ?
02:06Alors je suis d'accord avec vous qu'en termes de valorisation,
02:09on est sur un titre de la grande distribution qui est assez cher
02:12mais ça renvoie aussi à ce que je venais de dire,
02:15c'est que son implantation aux Etats-Unis le différencie clairement
02:17si on regarde les niveaux de valorisation des entreprises européennes.
02:20Oui, Aold se traite aujourd'hui un léger premium
02:23par rapport aux compétiteurs européens.
02:27Un PI de 13,6, un IVI-Ebida presque de 7.
02:31mais si on regarde les valeurs avec lesquelles se traident les valeurs américaines,
02:38Walmart, Target, Costco,
02:40on est sur des valorisations qui n'ont plus rien à voir avec ça.
02:43Donc je pense que déjà d'un point de vue de la valorisation,
02:45Aold peut encore bénéficier de sa présence aux Etats-Unis.
02:49Ensuite, en termes des bonnes nouvelles,
02:50il ne faut pas oublier que l'exposition dollar
02:53est quelque chose de positif pour Aold.
02:55Alors, en 2025, ça n'a clairement pas été le cas
02:57et ça a même joué en défaveur du titre
03:00qui n'a pas très bien performé pour une bonne partie de l'année.
03:03Maintenant, on arrive presque à la date anniversaire
03:05où ces mouvements de FX, de monnaie,
03:09ont pesé sur les résultats d'Aold.
03:11Potentiellement, on va avoir déjà une amélioration à ce niveau-là.
03:15Et deuxièmement, dans ce contexte chahuté
03:18où les investisseurs internationaux vont rechercher plutôt le dollar,
03:21on pourrait même voir un renforcement du dollar
03:23par rapport à l'euro et qui pourrait encore plus bénéficier à Aold.
03:26Anotex, c'est également une valeur de rendement
03:28avec un coupon de plus de 3% au cours actuel.
03:3141,24 euros ce matin pour ce titre Aold-Eles
03:33qui est sur des plus hauts de 2001.
03:36Autre conviction, là aussi une valeur défensive.
03:39Dans le secteur des télécoms, il s'agit de KPN.
03:42Alors, c'est un acteur qui n'est pas connu en France
03:44et pour cause principale activité,
03:46aujourd'hui, c'est sur le segment néerlandais aux Pays-Bas.
03:52Oui, alors KPN a eu une histoire plus internationale que ça
03:56pendant les années 2000,
03:57mais ils en sont revenus et ils ont décidé de se concentrer vraiment
04:01sur leur pays domestique,
04:03qui est un marché rationnel avec trois opérateurs,
04:06donc on peut dire une sorte d'oligopole rationnel.
04:09C'est une histoire peu spectaculaire,
04:12c'est un dossier peu spectaculaire,
04:13mais qui offre un profil très lisible.
04:15Alors, le management a présenté un plan stratégique pluriannuel,
04:172024-2027, ils s'y tiennent.
04:20L'exécution est plutôt disciplinée,
04:24tout n'est pas parfait,
04:25notamment sur le déploiement de la fibre,
04:26mais on est à la moitié de ce plan.
04:28Pour l'instant, il n'y a pas d'ombre au tableau
04:31et ça permet au groupe de réaliser
04:34la génération de trésorerie régulière
04:36qu'ils avaient promise
04:37et qui devrait même encore s'améliorer en 2027
04:39avec justement des projets d'investissement,
04:41donc des CAPEX un peu moins importants dans la fibre,
04:44ce qui fait qu'au final,
04:46CAPEX permet un retour aux actionnaires lisibles.
04:49Ils ont annoncé déjà leurs dividendes pour l'année 2027,
04:51donc ils paieront sans doute en 2028.
04:53Ils font en parallèle de ça
04:55un programme de buyback,
04:56de rachat d'actions qui est robuste.
04:58Donc voilà, une histoire simple
05:01qui fait ce qu'on attend d'une telco.
05:03Elle génère du cash,
05:04elle augmente son dividende.
05:05C'est un profil très défensif
05:07qui fait du bien dans cette période
05:09de chahuter sur les marchés.
05:10Plus 19% là aussi depuis le début de l'année,
05:124,74 euros pour ce titre KPN.
05:15Enfin, un dernier mot sur Netflix.
05:17Alors là, on est bien sûr aux Etats-Unis,
05:20on est sur une autre dimension,
05:21c'est plus de 400 milliards de capitalisation boursière.
05:24Le titre avait été chahuté ces derniers mois
05:26avec notamment la bataille autour de Warner Bros.
05:29La semaine dernière,
05:30le groupe a annoncé que finalement,
05:32non, il n'allait pas faire une OPA sur Warner Bros.
05:35Et alors ça, ça a plu aux actionnaires
05:36au point même que là, sur une semaine,
05:38le titre a repris près de 20%.
05:42Oui, comme vous le soulignez,
05:43Netflix a été chahuté.
05:45Ils ont connu 8 mois vraiment très difficiles.
05:47À partir du moment où ils ont annoncé leur intention
05:48de rentrer dans ce deal faramineux
05:50de l'ordre de 100 milliards de dollars
05:52pour récupérer les actifs de Warner Bros.
05:56Depuis, la direction a changé d'avis.
05:57La bataille boursière s'était engagée
05:59avec Paramount Skydance,
06:00qui est un autre acteur du marché aux Etats-Unis,
06:02qui était soutenu par la famille Ellison,
06:05le clan Ellison,
06:05puisque le fils et le CEO avaient obtenu
06:09un financement par son père
06:10en cas de rachat.
06:12Donc Netflix a décidé de ne pas y aller
06:14et c'était plutôt une bonne nouvelle.
06:17J'avais calculé qu'en pro-format,
06:19on aurait pu aller sur un endettement
06:20d'Ebidda au-dessus de 4 fois,
06:22voire plus,
06:23ce qui commençait à poser problème.
06:24D'ailleurs, les agences de notation
06:26sont tombées sur Paramount
06:28dans les quelques jours
06:29qui ont suivi l'annonce.
06:30Paramount s'est pu dégrader, lui,
06:32en catégorie spéculative.
06:33Donc Netflix a évité ce scénario-là.
06:35Ça va permettre au groupe
06:37de se recentrer vraiment
06:38sur son cœur de métier,
06:39le streaming.
06:40On sait que Netflix a disposé
06:41d'un réel pouvoir
06:42de fixation des prix.
06:43Ils vont sans doute retester
06:44ce pouvoir-là
06:46dans les prochains mois.
06:47Et ils ont aussi
06:48des endroits
06:49où ils peuvent se développer
06:50pour continuer la croissance.
06:51La publicité,
06:52ça fait seulement depuis 2022
06:54qu'ils ont mis de la publicité
06:55sur leur chaîne,
06:57sur leur réseau.
06:57Et ils sont encore loin
06:59d'avoir maximisé
07:01ce qu'ils pouvaient faire
07:01de ce côté-là.
07:02Netflix évoque également
07:03le fait de se lancer
07:04dans des activités plus live
07:06autour du sport, par exemple.
07:07Alors, ils n'ont rien
07:08de majeur encore
07:09en termes de droits
07:10à diffuser.
07:11Mais on sait que c'est un endroit
07:13où ils vont pouvoir aller.
07:17Au-delà de ces considérations
07:18opérationnelles,
07:19l'autre bonne nouvelle,
07:20ça va être le retour
07:20du buy-back,
07:22donc du rachat d'actions.
07:23Ils ont promis déjà
07:24aux actionnaires
07:24qu'ils allaient reverser
07:25l'indemnité compensatoire
07:27qu'ils vont toucher
07:28puisque le deal
07:29ne se fait pas
07:29avec Warner Bros.
07:30On parle de presque
07:313 milliards de dollars.
07:33Et puis, rien n'empêche
07:34qu'ils continuent ensuite
07:35le déploiement
07:36du buy-back plus traditionnel,
07:37plus standard,
07:38environ 2% par an,
07:39ce qui représenterait
07:40quand même
07:40dans les 15 milliards
07:41par an
07:41de retour aux actionnaires.
07:43Et donc, en dernier point,
07:44comme vous mentionniez,
07:45Étienne,
07:45effectivement,
07:46Netflix présente
07:46un beau profil
07:47de croissance,
07:49que ce soit le revenu,
07:50que ce soit les BPA,
07:51mais ne fait plus partie
07:53du groupe
07:53des Magnificent Seven
07:54alors qu'il faisait partie
07:56des FANG,
07:56si on s'en souvient,
07:57à la fin des années 2010,
07:59qu'on voit le profil
08:01de croissance
08:02de ce groupe.
08:03On a tout raison
08:03de croire
08:04que c'est encore
08:04le moment
08:05de rentrer dedans.
08:06Le modèle aime bien
08:07Netflix
08:08car, effectivement,
08:09on est encore
08:09sur une décote
08:10suite à ce qui s'est passé
08:11à la bataille boursière
08:13avec la bataille boursière
08:13autour de Warner.
08:15Au point même
08:15que malgré la hausse
08:16de 18%
08:17en l'espace d'une semaine,
08:17le titre ne revient
08:19que sur ses niveaux
08:20de décembre
08:20et perd toujours
08:21plus de 30%
08:22par rapport
08:23à ses plus hauts
08:23de l'été dernier.
08:24Merci beaucoup
08:25Joachim Herrmann
08:25de nous raccompagner ce matin.
08:26Je rappelle que vous êtes
08:27Annalise chez Kepler
08:28Unigestion.
08:29Merci de nous avoir partagé
08:30trois dossiers,
08:31trois convictions.
08:32Netflix
08:33à Wall Street,
08:34KPN
08:34aux Pays-Bas,
08:35à Oldélez également
08:36du côté d'Amsterdam.
08:38Trois sociétés
08:39qui ont des revenus
08:40visibles,
08:41des bilans robustes,
08:42des dossiers
08:42qui sont bien sûr
08:43recherchés
08:44dans ces temps
08:45très instables
08:46sur les marchés financiers.
08:48très cliqués.
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