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  • il y a 5 heures
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:0013h-14h, Europe 1 Info. La suite sur Europe 1 avec vous, Aurélie Saadar et vos deux chroniqueurs.
00:07Sébastien Lignier nous a rejoint aussi en studio, Xenia Federova, journaliste et chroniqueuse sur CNews.
00:11Soyez la bienvenue à Xenia Federova. L'Iran a mis en garde ce matin les pays européens contre toute implication
00:17dans le conflit.
00:19Est-ce que la France peut être entraînée, malgré elle, dans ce conflit ?
00:23Je vous propose d'écouter Jean-Noël Barraud, le ministre des Affaires étrangères.
00:27Il a affirmé que c'est Rafale français qui ont mené des opérations de sécurité, sécurisation du ciel.
00:35Il a donc justifié cette intervention militaire française.
00:40Ces Rafales et leurs pilotes sont mobilisés pour assurer la sécurité de notre emprise.
00:47Vous n'insfirmez pas le fait qu'ils soient intervenus ce week-end ?
00:51Ils ont conduit leurs opérations de sécurisation du ciel au-dessus de nos bases.
00:57Voilà, donc Jean-Noël Barraud, c'était sur BFM TV ce matin, Xenia Federova.
01:02La France, dans un premier temps, a condamné l'attaque, puis a condamné la riposte iranienne.
01:07Est-ce que vous voyez une colonne vertébrale dans la politique française ?
01:11C'est vrai qu'au début, la France a même dit qu'il n'était pas en courant, qu'il
01:16ne s'en implique pas,
01:16même si c'est vrai qu'il a des bases dans les régions.
01:20Aujourd'hui, je pense qu'Emmanuel Macron cherche un peu sa place dans le monde, dans cette géopolitique mondiale,
01:31dans les conflits, essayer de s'imposer, et la France comme une puissance.
01:36Je trouve qu'envoyer les rafales, c'est quand même une possibilité d'une escalade,
01:41parce que, vous savez, il peut arriver, des choses comme Friendly Fire,
01:46ce qui était déjà le cas avec les avions américains.
01:51Donc, n'importe quelle situation peut mener dans une escalade plus profonde.
01:55Franchement, je ne vois pas exactement la raison pour le faire,
01:59sauf la communication et cette tentative de trouver sa place,
02:02parce que, selon ce que je vois, il n'y a pas une obligation militaire pour la France d'intervenir.
02:08Mais il y a des accords.
02:09Il y a des accords, des accords stratégiques, des accords de coopération militaire,
02:14mais, si je ne me trompe pas, il n'y a pas une obligation d'intervenir.
02:18Donc, c'est un choix, évidemment.
02:19C'est un choix, peut-être, c'est aussi pour montrer que la France est prête de participer dans ce
02:26genre d'opération,
02:28même si on a vu qu'il l'OTAN a officiellement refusé et dit qu'ils ne vont pas participer
02:32dans cette opération iranienne-américain-israélienne contre Iran.
02:38Mais, quand même, il y a des pays qui posent la question.
02:41Donc, oui, probablement, pour moi, c'est ça, plutôt.
02:43Et aussi, si on regarde la communication qu'Emmanuel Macron a dit avec les avions,
02:48quand on parle de dissuasion nucléaire, vous savez, ça montre à quel point il essaie d'exister, en fait, dans
02:54cette situation.
02:54Alors, effectivement, c'est un discours qui était prévu de longue date et qui se télescope avec l'actualité.
03:00Il tombait bien.
03:01Oui, Sébastien Ligné, est-ce que vous avez le sentiment que la France est en train de se faire entraîner
03:05dans ce conflit, malgré elle ?
03:07Non, je ne pense pas, je suis d'accord avec Zénia, je pense que le terme « chercher sa place
03:11» est assez juste.
03:12On a l'impression que la France essaye de se positionner dans le conflit,
03:17de sorte à être sur la photo avec les vainqueurs,
03:20de montrer que la France a son mot à dire,
03:21de montrer que l'Europe a son mot à dire sur ce conflit,
03:23sans trop s'investir pour éviter une escalade ou des dégâts collatéraux
03:29ou une entrée dans un conflit potentiellement armé.
03:33Il ne faut pas non plus oublier qu'en France, vous avez énormément d'incertitudes
03:37autour de la volonté réelle de Donald Trump et d'Israël.
03:41On a entendu Donald Trump, hier, nous expliquer que des forces américaines sur le sol iranien
03:47n'étaient pas totalement à exclure. Là, on entrerait dans une autre phase de la guerre
03:51et je ne suis pas certain que la France ait envie de s'engager dans une opération au sol en
03:57Iran,
03:57aux côtés des Américains.
03:58Et l'opinion publique américaine non plus.
04:00Exactement. Donc la France cherche sa place parce qu'ils ne savent pas exactement
04:03ce qui va se passer dans les 48 heures ou 72 heures.
04:06Donc ce n'est pas non plus très étonnant.
04:07Ensuite, que la France envoie des rafales et fasse un discours un petit peu plus martial
04:11quand une de nos bases a été attaquée, en l'occurrence à Abu Dhabi,
04:16je ne trouve pas ça non plus totalement scandaleux que la France réponde.
04:19Maintenant, je ne suis pas certain que la France va s'engager plus que ça.
04:22Mais en effet, il y a un petit peu l'impression qu'on cherche à se mettre sur la photo
04:25sans être totalement acteur de ce conflit.
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