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  • il y a 5 heures
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:0013h-14h, Europe 1 Info.
00:02La suite à 13h22 sur Europe 1 avec vous, Rudy Saada et votre chroniqueur Sébastien Ligné,
00:07chef du service politique de Valeurs Actuelles.
00:09Bonjour Sébastien Ligné.
00:11Bonjour Rudy.
00:11Soyez le bienvenu dans ce studio.
00:13Une base française touchée à Abu Dhabi, des Rafales qui mènent des missions de sécurisation aux Émirats.
00:19Une base française, on l'a dit, une France qui en premier lieu a été prudente dans ce début de
00:26conflit
00:27et qui désormais semble sommé d'agir.
00:30Alors, mis à part la France insoumise qui a pointé une violation du droit international,
00:35personne dans la classe politique ne pleure la mort du guide suprême iranien.
00:39Je propose d'écouter les réactions et les positions de la classe politique ce matin.
00:43Gabriel Attal, le chef de file des députés EPR, il était sur Europe 1.
00:48Jérôme Guest, le député PS de l'Essonne, lui sur France 2.
00:51Et Bruno Rotaillot, le président des LR, sur RTL.
00:54Quand je vois les déclarations, les réactions des insoumis, de Jean-Luc Mélenchon, de Rima Hassan et d'autres,
01:00d'ailleurs on ne les a quasiment jamais entendues défendre le peuple iranien.
01:04Et donc on voit qu'il y a toujours des doubles standards chez eux.
01:06Il semble dire qu'il y a des morts qui comptent plus que les autres.
01:08En l'espèce, il n'y a pas de condamnation portée y compris par la France,
01:11et je le comprends, de l'intervention qui a été conduite.
01:15Mais il y a...
01:15Et donc pas par vous non plus ?
01:16Il y a, non je ne la condamne pas, mais il y a le regret de l'impuissance de la
01:19communauté internationale
01:21à travers le droit international de n'avoir pas réussi à déployer une intervention
01:26ou une action qui aurait pu éviter tout cela.
01:28Mais il y a un principe de réalité.
01:30Ce n'était pas possible.
01:31La Russie et la Chine sont membres du Conseil de sécurité de l'ONU.
01:34Il faut avoir la lucidité de constater que le droit international,
01:36il est le fruit d'un rapport de force politique.
01:38On a été spectateur depuis le début.
01:40Pas d'anticipation.
01:41Qui pouvait croire que le rassemblement d'une armada était simplement pour faire des ronds dans l'eau ?
01:46Il n'y a pas eu énormément de surprises.
01:48Mais moi, président de la République, en tout cas, j'essaierais d'être non pas spectateur, mais acteur.
01:52Ça veut dire simplement honorer et défendre nos intérêts.
01:55Nos ressortissants, ce sont nos alliés, nos alliés du Golfe.
01:59Et puis il y a aussi le Liban.
02:00Donc ça veut dire s'engager dans le conflit quand même ?
02:02Pas en première ligne.
02:03Mais en tout cas, nous avons des intérêts.
02:05Voilà, on a écouté Bruno Rotaillot, Jérôme Gage et Gabriel Attal, Sébastien Lillier.
02:11Peu à peu, les politiques sortent de leur tanière et s'expriment prudemment.
02:16Est-ce que c'est le signe d'un consensus de la classe politique française ou d'un certain attentisme
02:21?
02:21Peut-être un petit peu des deux, j'ai envie de vous répondre.
02:24C'est vrai que c'est un petit peu étonnant, cette prudence de la part de la classe politique,
02:28que la France insoumise refuse de rentrer dans le rang et condamne cette art invention.
02:34Et mettre des réserves sur la politique américaine et israélienne, personne ne va être surpris.
02:39En revanche, c'est vrai que quand j'écoute à la fois les Républicains, mais aussi le Rassemblement National,
02:44notamment sur le discours d'Emmanuel Macron hier sur la dissuasion nucléaire,
02:47je trouve qu'il y a en effet un semblant de consensus qu'on n'avait pas entendu dans la
02:50classe politique depuis bien longtemps.
02:52Alors ça veut dire deux choses.
02:53Soit en effet que la classe politique, en tout cas les opposants, sont un petit peu dans l'attente
02:58et de savoir de quel côté la pièce va-t-elle retomber sur ce conflit
03:02et qu'il y a énormément d'enjeux et beaucoup de choses d'inconnus dans cette équation
03:06et que donc ils attendent pour se positionner.
03:08Soit c'est qu'ils partagent la politique d'Emmanuel Macron depuis maintenant 72 heures.
03:13Ce n'est pas non plus totalement impossible.
03:15Moi je trouve qu'Emmanuel Macron a fait un excellent discours hier.
03:18Alors effectivement consensus également sur le discours sur le nucléaire hier.
03:22Exactement.
03:22Alors pourtant sujet extrêmement touchy s'il en est,
03:26une dissuasion nucléaire, donc arme de la souveraineté française,
03:30une dissuasion européenne, en tout cas c'est ce qu'on lit entre les lignes,
03:34c'est un sujet éminemment brûlant.
03:37On aurait pu attendre de la classe politique des réactions extrêmement virulentes.
03:40Ça n'a pas été le cas à la fois parce qu'Emmanuel Macron a été assez habile dans ses
03:44annonces,
03:45dans la communication, dans la forme et dans le fond,
03:47avec cette impression de puissance derrière le sous-marin,
03:51son avion présidentiel qui est escorté par deux rafales.
03:54Enfin il y avait un côté très mis en scène de puissance qui a peut-être plu.
03:58Et aussi dans les mots, c'est-à-dire qu'Emmanuel Macron est resté flou
04:01sur concrètement qu'elle ait donné cette dissuasion renforcée,
04:05quelle serait la contrepartie des Européens
04:08qui gagneraient ce parapluie nucléaire français.
04:11Et puis comment on l'avait financé également.
04:13Comment ça va être financé évidemment.
04:14Donc bon, il a gagné son pari Emmanuel Macron
04:16puisqu'il a réussi à avancer ses pions sur la question de la dissuasion renforcée
04:20et une armée européenne ou une défense européenne
04:23sans braquer l'opposition.
04:25Déjà ça c'est fort de sa part.
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