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  • il y a 6 mois
Avec Emmanuel Grégoire - candidat de la gauche (hors LFI) à la mairie de Paris et député PS de Paris

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-02-25##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique
00:05Jean-François Aquili
00:07Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche hors
00:13LFI à la mairie de Paris et député PS de Paris.
00:17Bonjour Emmanuel Grégoire.
00:18Bonjour.
00:19La droite est-elle aux portes de l'hôtel de ville de Paris ?
00:23Vous avez lu notre sondage IFOP fiducial sur Radio L'Opinion, vous êtes en tête au premier tour, 32%
00:31contre 30% Rachid Adati, mais vous ne l'emportez au deuxième tour que dans une seule configuration, la quinquangulaire,
00:40c'est-à-dire tout le monde reste, et là vous perdez, vous gagnez, et tous les autres vous perdez.
00:46La phrase était difficile à comprendre.
00:47Oui, non, mais on a compris, il n'y a qu'un scénario, il faut que tout le monde reste,
00:51c'est là vous gagnez d'une courte tête. Inquiétant pour vous quand même.
00:54Non, pas du tout, d'abord parce que des sondages, il y en a beaucoup et ils ne sont pas
00:58tous comme celui-là, c'est d'abord des indications de dynamique de campagne, d'abord ça confirme que nous
01:04sommes en tête du premier tour et qu'il y a autour de notre union une dynamique extrêmement solide,
01:10et deuxièmement, j'allais dire à Paris comme à l'image du pays, une fragmentation qui nécessite de convaincre.
01:15Et les deux semaines et demie qui nous séparent du premier tour vont servir à cela, rentrer dans le dur
01:21de la campagne, faire les propositions, on a un programme d'une ambition historique pour Paris en matière de logement,
01:27de pouvoir d'achat, de transition écologique,
01:29et c'est ça dont il faut parler parce que je crois que c'est ça dont le débat démocratique
01:34a besoin, qu'on parle du fond et notamment des compétences des communes.
01:36Emmanuel Grégor, vous avez raison de dire que les sondages sont les photographies d'un instant, mais le sondage IFOP
01:42de notre ami Frédéric Dhabi dit une chose aussi,
01:45c'est que 8 électeurs sur 10, ça y est, ils ont fait leur choix, ça veut dire qu'il
01:49vous manque quand même une réserve de voix pour le deuxième tour,
01:52pourquoi vous ne feriez pas alliance avec Sophia Chiquirou de la France Insoumise après tout ?
01:57Parce que je ne le souhaite pas et je ne le souhaite pas, et qu'en matière de politique il
02:00faut de la cohérence sur le projet,
02:02nous n'avons pas les mêmes priorités, nous avons notamment un angle majeur qui est autour de la question de
02:09la transition écologique de la ville,
02:11du soutien au quartier populaire, la question de la sensibilité aussi aux enjeux économiques de Paris,
02:18on a besoin pour avoir des politiques sociales très fortes, on a besoin d'avoir un territoire économiquement dynamique,
02:25donc il y a des différences, je les assume.
02:26Il y a toujours des différences entre les partenaires, prenez David Béliard, le patron des écologistes de Paris,
02:32prenez même Yann Brossat, le patron des communistes à Paris, il pèse dans l'électorat,
02:38ils ne sont pas si éloignés que ça de la France Insoumise, quand viendra le soir du premier tour,
02:43il y aura bien la question qui va se poser quand même ?
02:46Non parce que moi je connais très bien David Béliard et je connais très bien Yann Brossat et tous ceux
02:50qui nous accompagnent,
02:51bien sûr ils se sont engagés dans une union qui crée une dynamique qui a vocation à être le plus
02:58haut possible au premier tour
02:59et à l'emporter au deuxième tour cette ligne, elle est très claire et elle repose sur deux choses,
03:05la première c'est l'envie de travailler ensemble autour d'un projet commun,
03:08parce que si nous avons des nuances c'est vrai et on aura encore des nuances,
03:11notre collectif c'est aussi sa force d'avoir des différences et de les mettre en cohérence.
03:18Et la deuxième chose, c'est qu'ils ont observé aussi la violence des attaques de la France Insoumise
03:23et donc on passe à autre chose.
03:24Encore une fois, nous notre seul adversaire dans cette élection c'est Rachida Dati.
03:28Ça va se jouer entre moi et mon équipe ou Rachida Dati et son équipe.
03:33Emmanuel Grégoire, vous avez publié un communiqué spectaculaire, Paris est menacé,
03:38vous dites qu'au fond c'est une vague brune qui mettrait en danger l'identité de Paris,
03:44vous évoquez une ville d'immigration, une ville écolo, une ville solidaire,
03:48une ville où on peut s'aimer librement, une vague brune,
03:53vous comparez Rachida Dati à la peste brune, vous n'y allez pas un peu fort quand même ?
03:57Non, parce que ce que nous soulignons ainsi c'est évidemment les connivences avec Sarah Knafo.
04:04Rachida Dati n'a toujours pas officiellement dit qu'elle ne s'allierait pas avec Sarah Knafo.
04:11Sarah Knafo, elle a dit à votre place lundi Union des Droites, c'est clair.
04:13Oui, je le sais bien, nous l'écoutons, nous l'entendons.
04:16Sarah Knafo tend la main à Rachida Dati et Rachida Dati, pour l'instant,
04:21reste dans un silence qui est extrêmement gênant et extrêmement coupable.
04:25Aujourd'hui on voit bien que l'alliance des droites est le seul moyen de battre la gauche
04:29et donc Rachida Dati, à dessein, entretient une ambiguïté.
04:32Et oui, je veux souligner la gravité du moment,
04:35Sarah Knafo est la candidate d'une extrême droite hyper dure, hyper dure,
04:40dans son discours anti-migration, dans les méthodes extrêmement brutales qu'elle veut promouvoir.
04:46Et ce sujet-là, il est au cœur du modèle de Paris.
04:51La question de son histoire migratoire, du fait que nous à Paris,
04:54on a un écosystème qui vit de façon cosmopolite, heureuse, il y a des problèmes.
04:58Mais on est un démonstrateur, entre guillemets,
05:01contre le modèle que propose l'extrême droite.
05:03Et je le reproche beaucoup à la droite républicaine d'entretenir à Paris cette ambiguïté.
05:07Votre rivale principale, Rachida Dati, elle ne met pas en cause l'immigration légale.
05:11Franchement, elle ne met pas en cause non plus le mariage entre gens de même sexe.
05:16On parle pas, c'est pas vrai.
05:17C'est pas vrai, pendant très longtemps, elle l'a fait.
05:19Vous dites, c'est mis librement.
05:22Pendant très longtemps, elle l'a fait.
05:24Mais aujourd'hui, non.
05:26On peut faire semblant d'oublier l'histoire, mais elle était opposée au mariage pour tous.
05:31Elle s'est opposée au Parlement, elle s'est abstenue au Parlement sur l'interdiction des thérapies de conversion.
05:36Et donc, c'est une droite dure.
05:38Et vous pouvez la masquer de grands sourires et d'une forme de modernité d'apparence.
05:43La réalité, c'est un socle idéologique réactionnaire.
05:46Et c'est un contre-modèle.
05:47Et c'est le principe de la démocratie, d'ailleurs, de les mettre en confrontation et que les électeurs tranchent.
05:53Ce que je veux dire, c'est que c'est une bataille qui est non seulement une bataille de projet
05:56politique,
05:57qui est une bataille aussi de modèles de société.
06:01Et troisièmement, une bataille d'individualité dans ce qu'on veut incarner.
06:06Moi, je veux que les Parisiens soient fiers de moi comme maire.
06:09Je ne veux pas qu'ils aient leur maire, qu'ils soient convoqués au tribunal pour corruption.
06:13Je veux un maire et je veux leur dire que je serai un maire indépendant, libre de toute influence d
06:19'argent,
06:19de toute influence étrangère, des liens qu'on a avec les uns et les autres.
06:23Moi, depuis que je fais de la politique, je m'y consacre exclusivement.
06:26Je n'ai aucune autre activité professionnelle à côté.
06:29Ma vie a été disséquée de long et en large parce que je veux incarner la probité.
06:34Je veux incarner la droiture et la responsabilité.
06:37Je vous prends au mot. C'est vrai que tout ça est à touche-touche.
06:39On a raison. Personne ne sait aujourd'hui ce qui va se passer.
06:41Mais imaginons, soir du premier tour, c'est ce que vous décrivez dans le communiqué.
06:46Mesdames, Dati et Knafo font alliance.
06:49Vous, vous allez rester les bras croisés et dire non, je ne veux pas toucher les filles, on n'y
06:53va pas ?
06:54Je ne suis pas du genre à rester les bras croisés.
06:55Vous aurez ces pudeurs-là ce soir-là ?
06:57Je crois qu'on se l'est dit ensemble à ce micro-même il y a quelques semaines.
07:02Aujourd'hui, je veux parler de la confrontation de projets sur la vision pour l'avenir de Paris.
07:08Paris est une capitale qui incarne quelque chose dans le monde.
07:10Vous n'excluz pas qu'il se passe autre chose au sort du premier tour ?
07:13Non, non, on l'exclu.
07:14Arrêtez, Jean-François Quilly, de revenir sur cette question à laquelle j'ai répondu mille fois.
07:17Et franchement, à quel moment on pense que dans le débat démocratique,
07:20ce qui intéresse les gens, c'est de parler de politique aérie, d'accord ?
07:23Ce qui est important, non vraiment, je le dis, ce qui est important, y compris pour que la démocratie serve
07:28à quelque chose...
07:28Mais ils arrivent sur des accords pour gouverner, ça n'a rien à voir.
07:31Si, si, non, pardon, l'obsession, l'obsession du commentaire politique sur les accords des uns des autres,
07:36qui aiment un tel et qui aiment l'autre, est très éloignée de ce qu'attendent les gens.
07:39Les gens, ils ont des convictions, mais ils veulent entendre leurs responsables politiques sur les projets qu'ils leur proposent
07:44pour l'avenir.
07:45Moi, je veux lutter contre les meublés touristiques, je veux protéger le pouvoir d'achat des Parisiens,
07:50je veux préparer la ville de Paris et le Grand Paris à la question du réchauffement climatique.
07:55Et je pense que pour cela, il faut des actes courageux, il faut des actes extrêmement volontaires
07:59et que Dati incarne un risque de retour en arrière spectaculaire
08:04qui laissera un peu à l'image de ce que fait Trump aux Etats-Unis.
08:07C'est mettre l'écologie de côté au risque d'y exposer les plus vulnérables, les plus fragiles,
08:14ceux qui sont exposés à la pollution, ceux qui sont exposés au risque de la vie et à la précarité
08:19économique.
08:19Notre vision, c'est cela.
08:21C'est une vision extrêmement optimiste.
08:23Vous dites toujours 40% de logements sociaux à Paris, par exemple ?
08:26Ce n'est pas 40% de logements sociaux, c'est 40% de logements publics, c'est deux choses.
08:3130% de logements sociaux et créer un nouvel outil.
08:35C'est vraiment l'originalité de notre politique du logement.
08:37C'est créer un nouveau segment de logements qui soit spécifiquement dirigé vers les classes moyennes
08:43avec la lutte contre les meublés touristiques, la lutte contre les résidences secondaires
08:46et faire en sorte que je veux interdire les meublés touristiques permanents.
08:52Que les Parisiens puissent louer leur appartement pendant qu'ils partent même en vacances,
08:57j'y suis extrêmement favorable.
08:58Mais par contre, pas de logements qui sont vides ou exclusivement réservés aux touristes.
09:03Et ça, c'est une vision de la ville.
09:06C'est-à-dire que, et c'est notre vision de gauche,
09:07c'est nous devons réguler, nous devons réguler et, entre guillemets, protéger les Parisiens
09:14des méfaits du marché non régulé et de la spéculation.
09:17Et donc, en matière de logement, nous avons un programme d'une ambition immense
09:21et avec des outils très originaux, très nouveaux pour protéger les Parisiens.
09:252 milliards d'euros pour 8000 logements sociaux, c'est un énorme coût pour les préemptions.
09:30D'ailleurs, elle dit qu'elle n'en fera pas elle-même.
09:32Les chiffres que vous citez montrent...
09:36C'est elle qui le dit.
09:36Oui, je sais, je sais, mais les chiffres que vous citez montrent à quel point
09:39elle ne connaît rien nos dossiers, sur le plan technique.
09:41Sur le plan technique, elle n'y connaît rien.
09:43Nous avons des montants qui varient en fonction des achats.
09:46On est en compte foncier plutôt entre 2 et 300 millions d'euros par an.
09:50Les chiffres qui sont évoqués sont fantasques.
09:52Et c'est un peu le problème qu'on a avec Mme Dati.
09:54Elle ne connaît rien nos dossiers.
09:56Elle refuse le débat.
09:57Et elle refuse le débat précisément parce qu'elle n'y connaît rien.
10:00Nous avons des débats.
10:01J'ai, avec les autres challengers de cette élection, eu plusieurs fois des débats.
10:06auprès de représentations de corps intermédiaires, etc.
10:09Je croise tous les jours mes adversaires lors d'exercices démocratiques
10:13où on confronte nos projets.
10:15Rachida Dati, elle est planquée dans son ministère.
10:17Je le redis, c'est d'une incongruité absolue, absolue.
10:21Et honnêtement, ça soulève des questions d'éthique majeures,
10:24mais elle n'est plus à sa prête.
10:26Et deuxième chose, le soupçon qui pèse sur elle.
10:28Il faut comprendre la gravité.
10:30Parlez de quoi ?
10:30De parjure.
10:32Mais alors, les affaires, je laisse la justice en occuper.
10:34Les médias en parlent, ce n'est pas mon sujet.
10:36Mais le parjure qu'elle a commis, accusant vos confrères, des journalistes,
10:41dont vous connaissez la charte déontologique qui s'impose à eux,
10:45les accusant d'avoir tenté de soudoyer un membre de sa famille
10:50pour une émission, en l'occurrence complément d'enquête.
10:53Le fait que la ministre ait manifestement menti,
10:57j'attends d'ailleurs avec gourmandise,
10:59que la justice en soit saisie pour démêler le vrai du faux.
11:02Après tout, elle dit non, les journalistes disent qu'elle a menti,
11:05on verra ce qu'en dit la justice.
11:07Mais le problème, c'est encore une fois la confusion.
11:09Ce n'est pas une simple justiciable.
11:11C'est la ministre de la Culture,
11:13celle qui est chargée de protéger l'indépendance des journalistes
11:17dans un monde qui les bouscule souvent.
11:19Qu'est-ce que vous demandez, d'ailleurs, vous voulez qu'elle démissionne du ministre de la Culture ?
11:22Pour vous dire, je suis indifférent à ce sujet.
11:25Elle aurait dû démissionner depuis des mois.
11:27Elle est renvoyée en correctionnelle pour corruption.
11:29Elle aurait dû être démissionnée depuis des mois.
11:32Aujourd'hui, on est à deux semaines du premier tour.
11:34Elle est encore en train d'utiliser le ministère
11:38dans une confusion des rôles entre ministre, candidate, avocate.
11:41Sur le plan démocratique, c'est extrêmement choquant.
11:43Et le président de la République a en cela une responsabilité morale et politique immense.
11:49Vous pensez qu'Emmanuel Macron devrait la démissionner là, maintenant ?
11:52Mais il aurait dû la démissionner depuis fort longtemps.
11:56Quel modèle cela donne aux Françaises et aux Français ?
11:59Notamment à la jeunesse, quand, dans une immense confusion des valeurs,
12:04on laisse en responsabilité des gens qui sont si gravement mis en cause ?
12:08Qu'elle soit présumée innocente, dont acte.
12:11Mais enfin, on n'est pas tous obligés d'être ministre.
12:13Vous-même, M. Aquili, si vous étiez renvoyé en correctionnelle pour corruption,
12:16vous ne seriez pas à l'antenne.
12:18Parce que pour l'image de Sud Radio, votre employeur aurait sans doute considéré
12:21qu'il était plus protecteur.
12:23Je rassure, Patrick Roger, tout va bien.
12:24En ce qui me concerne, je ne suis pas le sujet.
12:27Vous l'appelez à débattre.
12:29Regardez l'indulgence dont elle bénéficie, dont aucun d'entre nous n'aurait bénéficié.
12:34Et cela s'appelle...
12:34Tout cela, c'est extravagant à vos yeux.
12:36C'est une procession systémique qui abîme profondément la démocratie.
12:40Vous l'appelez à débattre, toujours Rachida Dati, Macri, tous les reproches que vous avez faites.
12:44Oui, à force de n'entendre que l'écho de ma voix, je ne demande plus rien.
12:49Simplement que chacun observe à quel point elle fuit le débat.
12:52Et elle le fuit pour une raison simple.
12:54C'est qu'elle a une relation très distanciée au dossier parisien.
12:58Elle ne connaît pas les dossiers.
13:00Et je pense qu'elle a peur de cet exercice démocratique,
13:03dans lequel, évidemment, elle sera challengée sur la connaissance du terrain
13:08pour montrer qu'elle a le moins de compétences pour être maire.
13:10Et donc, elle prive les Parisiennes et les Parisiens d'un débat démocratique auquel ils ont droit.
13:16Je trouve ça extrêmement dommage.
13:18En conclusion, Emmanuel Grégoire, par-delà le programme que vous déployez ici même dans cette interview ce matin,
13:25cordon sanitaire au final avec la France insoumise.
13:27C'est ce que vous appliquez.
13:29Non, non, non.
13:29Pardon.
13:30Puisque vous dites non.
13:31Non, non, mais...
13:32Pardon de revenir là-dessus, mais c'est important.
13:33Oui, mais vous avez raison.
13:34Pour vos électeurs.
13:34Ça me permet de le clarifier.
13:35Moi, je n'ai pas d'adversaire à gauche.
13:37Mes relations avec la LFI sont notoirement dégradées.
13:40Sophia Chikirou m'insulte en permanence.
13:43Mélenchon se met à m'insulter également.
13:45Ça me fait ni chaud ni froid.
13:46Mais moi, je ne confonds pas les adversaires.
13:48Le seul adversaire que j'ai pour cette municipale, c'est Rachida Dati.
13:52Et le seul adversaire politique que j'ai dans ma vie militante, c'est l'extrême droite.
13:57Le seul danger qui pèse sur notre pays, ce n'est pas LFI.
14:00Mélenchon ne sera jamais au pouvoir.
14:01Le seul danger qui pèse sur notre pays et qui m'occupe en permanence, c'est protéger notre pays.
14:07Et singulièrement, ma ville, Paris, 25% des gens sont à l'étranger.
14:11Un de parisiens sur deux a des ascendances immigrées.
14:13La menace du pays, c'est l'extrême droite.
14:16Et le confusionnisme et l'exercice de respectabilité, ou en tout cas de ripollinage de l'extrême droite,
14:23mais insupportable, je le dénoncerai en permanence.
14:26La seule menace qui pèse sur la France, c'est la menace fasciste.
14:30J'entends Grégory Doucet à Lyon, le maire sortant écologiste, qui dit qu'il pourrait travailler avec LFI.
14:35Vous avez embauché Lucie Casté en tête de liste.
14:38Alors j'ai embauché, c'est discours toi pour Lucie Casté.
14:40C'est une femme, elle est candidate avec nous, je ne l'ai pas embauchée.
14:43Elle est avec nous, mais elle est avec nous.
14:45Elle est FICompatible, on la voit sur les photos avec Raphaël Arnaud.
14:48Ça circule sur les réseaux sociaux.
14:49Pardon, méfiez-vous des réseaux sociaux, il y a des photos qui circulent sur moi avec Raphaël Arnaud,
14:53qui sont des images fabriquées en IA.
14:55Non, mais il faut comprendre la gravité du moment démocratique dans lequel on vit.
15:00Il y a des photos complètement bidons, enfin celles qui me concernent.
15:04Donc je dis prudence pour les autres.
15:06Deuxièmement, si Lucie Casté est à mes côtés,
15:09et qu'elle connaît mes relations notoirement mauvaises avec LFI,
15:13c'est que, un, elle pense que je serai un bon maire de Paris,
15:15et qu'elle a envie d'être dans cette équipe avec tous ceux qui m'accompagnent.
15:17Vous avez cité David Bellia, Yann Brossat,
15:20mais évidemment le soutien également de Raphaël Glussmann, de Yannick Jadot.
15:24Nous avons créé un môle, une union politique qui peut gouverner Paris,
15:30si les parisiennes et les parisiens nous font confiance.
15:32Et nous le faisons au profit des plus fragiles, des plus vulnérables,
15:36et protéger ce modèle parisien auquel on tient tant.
15:39Merci à vous, Emmanuel.
15:39Merci à vous.
15:40Merci Emmanuel.
15:41Un dernier mot, vous approuvez la démission,
15:44enfin vous approuvez, vous la recevez,
15:47avec un point de vue positif, la démission de Laurence Descartes du Louvre.
15:50D'abord j'en prends acte, pas moi d'en juger.
15:52Simplement, je trouve que c'est ce qu'on appelle un plomb.
15:57On a fait sauter un plomb.
15:58La responsabilité de la ministre et du gouvernement est immense en la matière.
16:02Des alertes du Louvre disant le sous-financement dont il bénéficiait de son actionnaire,
16:07pardon de l'expression l'État, sont évidemment extrêmement nombreux.
16:12Les alertes remontées par la direction du Louvre ont été longtemps négligées,
16:16méprisées par le gouvernement, et en l'occurrence à tutelle le ministère de la Culture.
16:20Donc c'est comme d'habitude, dans les moments où les responsabilités devraient être partagées,
16:25on fait sauter des gens.
16:28Et c'est la vie, on est à des gens qui sont nommés, ils sont dénommés.
16:31S'ils ne font pas bien le boulot non plus, peut-être...
16:34Mais en l'occurrence, pas faire le boulot, quand on ne donne pas les moyens de bien faire le boulot,
16:38c'est difficile d'en faire le reproche après.
16:40Et en l'occurrence, le ministère de la Culture a manqué et de rigueur dans la tutelle qu'il devait
16:45exercer.
16:45Et deuxièmement, n'a pas donné au Louvre les moyens de s'entretenir.
16:49C'est un bâtiment immensément complexe.
16:51Quand vous avez à la fois un vol, des inondations et un scandale de billetterie avec une fraude organisée,
16:57eh bien ça démontre que la tutelle est au moins aussi responsable que la présidente qui vient de démissionner.
17:02Merci Emmanuel Grégoire.
17:04Allez, nous poursuivons.
17:05Dans un instant, vous avez la parole.
17:06J'aimerais vous entendre sur la fin de vie, avec le débat aujourd'hui à l'Assemblée, acte 2,
17:12avant, évidemment, dans les prochaines semaines, une discussion probablement définitive.
17:17J'aimerais vous entendre pour savoir jusqu'où voudriez que les députés aillent.
17:210 826 300 300
17:22Sous-titrage Société Radio-Canada
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