- il y a 2 jours
Autour d'Augustin Arrivée, les informés débattent de l’actualité du jour.
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00:00Tout de suite, c'est Augustin Arrivé qui vous accompagne toute cette semaine autour des informés.
00:2020h, 21h, France Info, les informés, Augustin Arrivé.
00:26Bonsoir à toutes et à tous. Ils n'ont pas ramené la coupe à la maison, il n'y avait
00:29pas de coupe en jeu, mais bon c'est tout comme les champions français de Milan-Cortina font la fête
00:34en ce moment même,
00:34ce soir du côté d'Annecy en Savoie et c'est au lendemain bien sûr de la fin de ces
00:41Jeux 2026 où ils ont brillé qu'est organisé cette célébration.
00:45Essayons d'en profiter parce que pour ce qui est des Jeux 2030 en France pour l'instant, ça pourrait
00:51se profiler mieux, on va dire ça comme ça.
00:53Nous parlerons ce soir également du trafic de drogue, surtout pour évoquer le volet consommation de ce dossier.
00:58Les Français consomment toujours plus de cocaïne et de MDMA et ça représente beaucoup d'argent, c'est souvent le
01:04nerf de la guerre.
01:05Dans cet épisode désinformé, l'Ukraine, 4 ans de conflits et des sanctions européennes impossibles à prendre.
01:12La Hongrie et la Slovaquie bloquent en ce moment toute décision en mettant en avant leurs intérêts nationaux.
01:18Ils disent avoir besoin du pétrole russe, qu'est-ce qui peut naître de ces difficultés-là ?
01:22Et puis nous évoquerons l'intelligence artificielle générative, on ne compte plus ces détracteurs parmi les artistes.
01:28Après les doubleurs, beaucoup de musiciens, voilà la tribune des acteurs juste avant les Césars.
01:334000 d'entre eux exigent comme aux Etats-Unis un encadrement de cette pratique.
01:38On en parle ce soir avec nos informés.
01:41Bonsoir Stéphane Vernet.
01:42Bonsoir.
01:43Du quotidien Ouest France, rédacteur en chef délégué à Paris, Jonathan Boucher-Pétersen.
01:47Bonsoir.
01:48Bonsoir.
01:48Éditorialiste politique à Libération.
01:50À vos côtés, Sylvie-Pierre Brossolette.
01:52Bonsoir.
01:53Bonsoir.
01:53Éditorialiste pour l'hebdomadaire Le Point.
01:56Bonsoir Benjamin-Louis.
01:58Bonsoir Augustin.
01:59Correspondant à Paris pour la RTS Radio Télévision Suisse.
02:02Et bonsoir Nathalie Yaneta.
02:03Bonsoir Augustin.
02:04Directrice des sports de Radio France.
02:06Merci à tous d'être avec nous et bienvenue sur France Info.
02:12C'est la fête ce soir à Albertville.
02:14D'abord pour célébrer les sportifs français de Milan-Cortina.
02:18La cérémonie de clôture des Jeux, c'était hier soir.
02:20Je ne doute pas que vous avez tous ici sur le plateau dansé en fin de soirée hier sur la
02:24musique de Major Lazer.
02:26La délégation française a ensuite retraversé la frontière comme c'est habituel.
02:30Petit comité d'accueil donc en Savoie aujourd'hui.
02:33C'est là qu'auront lieu les prochains Jeux d'hiver.
02:37Normalement, le fondeur Théo Shelley est un enfant du pays.
02:40Il vient de décrocher l'argent sur le relais du ski de fond et il a déjà hâte d'être
02:44en 2030.
02:46C'est à la maison à la Clusa.
02:47C'est notre station, on vient de là-bas.
02:49Bien sûr pour tous les autres français, ça sera à la maison aussi.
02:52Mais nous encore un petit peu plus, c'est notre club.
02:54Ça va être sur notre terrain de jeu où on s'entraîne tous les jours.
02:57Donc ouais, on y pense déjà.
02:58Théo Shelley, donc médaillé d'argent à Milan-Cortina.
03:02On va parler de 2030 dans un instant, mais vous les avez suivis de très très près.
03:06Nathalie, ces Jeux, vous nous les avez fait vivre sur France Info.
03:10Ils ont été à la hauteur des attentes, les Français ?
03:12Plus que ça.
03:13Franchement, avant les Jeux Olympiques, les patrons du sport français avaient fixé un objectif de médaille.
03:19C'est traditionnel.
03:20C'était plus de 50% de plus qu'à Pékin et top 5.
03:26La marche, elle était haute parce qu'à Pékin, c'était 15 médailles et top 10.
03:29Donc ça veut dire vraiment gagner beaucoup, beaucoup plus de médailles pour le faire.
03:32Ils l'ont fait parce qu'en gros, il fallait gagner 21 médailles.
03:35Vous l'avez dit, c'est 23 médailles.
03:37C'est presque le top 5.
03:39Bah, top 6.
03:40Ça s'est joué à une luge allemande.
03:43Donc dimanche, dans la dernière journée.
03:45Les autres, est-ce que nos champions vous ont fait vibrer ?
03:50Est-ce qu'ils vous ont peut-être amené à vous intéresser à des disciplines sportives
03:54moins médiatisées le reste du temps, Sylvie-Pierre Brossolette ?
03:57En tout cas, ça a eu du succès auprès du public.
03:59Il y a des records d'audience de France Télévisions qui dépassent toutes les attentes.
04:05Et si l'audience est là, c'est que c'est en tout cas une bonne chose.
04:08Moi, j'aime surtout le ski alpin.
04:10Donc, je n'aime pas forcément autant toutes les nouvelles spécialités que je connais moins bien.
04:14Mais enfin, on en découvre et c'est très intéressant.
04:16On multiplie d'ailleurs le nombre de disciplines.
04:18Je me demande jusqu'à quel point on va étendre la sissiparité des disciplines.
04:22Mais enfin, pourquoi pas ?
04:25Le débat, c'est de savoir est-ce qu'on a les Jeux ou pas.
04:27À partir du moment où on les a, autant qu'on réussisse comme on l'a fait
04:31et que l'audience soit là, que tout le monde est heureux.
04:36Après, je pense qu'on va en reparler.
04:37Il y a un débat sur l'opportunité de tenir des Jeux d'hiver
04:42dans une période où la neige est compliquée à retenir
04:48et où les dommages environnementaux de ce genre de manifestations
04:52sont toujours sujets à discussion.
04:55Là, on peut peut-être plus s'interroger.
04:57En revanche, les Jeux eux-mêmes étaient réussis.
05:00Effectivement, on va y venir à ce débat-là.
05:03Mais avant d'y venir, on essaie de célébrer un petit peu ces Jeux qui viennent de s'achever.
05:07Jonathan Boucher-Pétersen, est-ce que la magie olympique, elle fonctionne encore ?
05:12Oui, elle fonctionne même pour les Jeux d'hiver.
05:14Parce que quand même, si on est honnête, il y a un petit peu une hiérarchie
05:16entre les Jeux d'été et les Jeux d'hiver.
05:18Même si on a tous le souvenir d'Alberville.
05:20Et comment ça se passe en France, ça change de nature pour le regard des Français.
05:22Moi, j'ai plutôt été surpris d'ailleurs du niveau de succès.
05:25Je ne pensais pas que ce serait à ce point-là.
05:26Parce qu'on ne brille pas non plus, cette fois-ci, dans les disciplines alpines les plus classiques.
05:32Celles où on a eu les Luc Alphand, les Muriel Montillet ou autres par le passé.
05:36Et en revanche, je trouve qu'il y a quelque chose d'assez symptomatique.
05:39On a l'impression que tous les sports autour du ski de fond, le biathlon et autres,
05:43il y a un rapport à l'abnégation et aux petits champions quand même.
05:46C'est un gros sportif, mais qui ne sont pas dans le sport business.
05:50On va dire très très loin du sport business.
05:52Comme d'autres sports qu'on peut voir l'été.
05:54Moi, j'ai plutôt été surpris.
05:58Forcément, quand on compare à ce qu'on a pu vivre en tant que Français au moment des Jeux de
06:01Paris,
06:02c'est une petite redescente parce que ça ne se passait pas chez nous.
06:05Après, je pense qu'on peut se satisfaire des belles performances des Français.
06:11C'est très bien.
06:13Après, on a l'impression quand même qu'on continue d'esquiver les vrais sujets de l'avenir de ce
06:17type de jeu
06:17dans le monde tel qu'il est, dans l'environnement tel qu'il est.
06:20Alors, ça ne se passait pas chez nous, ça se passait quand même dans des fuseaux horaires correspondants.
06:24Donc ça, ça aide.
06:25Ça fait 20 ans qu'on n'avait pas vécu des Jeux avec des fuseaux horaires peu européens.
06:30Parce que les derniers, c'était ceux de Turin en 2006.
06:33En revanche, la comparaison avec Paris,
06:35peut-être à Paris, il y avait peut-être plus de gens en vacances
06:38qui avaient plus de temps pour suivre ce qui se passait du côté de l'Italie.
06:44Benjamin-Louis, vous, vous avez vibré au contact du ski-alpinisme et du ski-athlon aussi.
06:50Pour les Français, vous me demandez vraiment ça ?
06:52Non, peut-être pour les Suisses, il y a eu de très bonnes médailles.
06:54Je rappelle que la Suisse se classe juste deux rangs en dessous de la France dans le classement général.
06:59Non, franchement, c'est intéressant.
07:00Et chaque année, enfin chaque année, non, à chaque compétition de sport d'hiver,
07:05d'ampleur comme les Jeux Olympiques,
07:07je suis assez fasciné de voir mes collègues français
07:09qui sont hypnotisés par le curling à chaque fois
07:12ou qui, cette année, par exemple, découvrent le ski-alpinisme
07:15qui est un truc qui est très très répandu en Suisse, en fait.
07:17Le ski de randonnée et les pots de phoques.
07:19Et alors, à tel point que sur Radio France, par exemple,
07:22on précise à la fois, ça n'est pas des vrais phoques.
07:25Attention, c'est interdit de tuer des phoques.
07:26C'est du synthétique, grâce à Brigitte Bardot, etc.
07:29Bon, bref.
07:30Non, oui, c'était des jeux qui étaient de belles factures.
07:33Et puis, pour redevenir un peu plus sérieux,
07:35c'est des jeux qui ont quand même marqué un tournant.
07:37Et je pense que Nathalie Nata sera d'accord.
07:39D'abord, ce n'était pas une ville.
07:42C'était plusieurs sites.
07:43Et c'est une des grandes demandes maintenant du CIO
07:45d'avoir plusieurs sites éclater les lieux de compétition,
07:49aussi pour que ça coûte moins cher.
07:51Et puis, c'était des jeux qui, justement,
07:54ont peut-être un peu moins suscité de ferveur populaire au même endroit.
07:57Mais on se rend compte qu'en tout cas, en télé,
07:59qui est un peu le nerf de la guerre quand même pour les JO,
08:01ça fonctionne quand même plutôt bien.
08:02Et il y a eu de l'engouement, en tout cas, au niveau des audiences télé.
08:04Et il y a eu une Suissesse sur un dernier podium
08:06pendant la cérémonie de clôture hier,
08:08ce qui a dû vous réjouir.
08:10Et surtout, fréquemment, en Allemagne,
08:12le grand skieur suisse qui a un triple médaillé dans ses JO.
08:17Stéphane Vernet, effectivement,
08:18ce modèle géographiquement un peu plus éclaté,
08:21un petit peu plus étalé,
08:22qui est finalement ce qu'on connaît davantage
08:25du côté des compétitions de football,
08:27l'Euro, la prochaine Coupe du Monde,
08:29qui sera sur trois pays,
08:31sur un continent entier aussi.
08:32Oui, ça marche bien, cette technique-là ?
08:35Complètement, ça fonctionne, oui.
08:37Pas de problème, au contraire.
08:38Moi, je pense que tout dépend si vous êtes sur place
08:41et si vous voulez suivre les épreuves sur place.
08:44Ce n'est pas la même chose que si vous êtes derrière votre télé.
08:46Moi, j'ai suivi les JO depuis ma télé.
08:48Que ce soit sur plusieurs sites,
08:50ça ne m'a pas dérangé du tout.
08:52Je trouve qu'au contraire, ça fonctionne très bien.
08:54Là, il y a le retour à la maison,
08:56le retour des sportifs qu'on acclame.
08:58Bien sûr, ce sont les héros de la nation,
09:00comme tous les deux ou tous les quatre ans,
09:02selon ce qu'on voit.
09:03Et Sébastien Lecornu,
09:04qui se faufile au milieu de ce groupe-là,
09:08il capitalise sur l'émotion populaire,
09:10Sylvie-Pierre Brossolet ?
09:11Bien sûr, c'est un homme politique avisé,
09:14il aime le terrain,
09:16il sait très bien qu'on a tout intérêt,
09:18quand on est un homme politique,
09:19à capter la popularité d'un événement.
09:23Donc, il se coule dedans,
09:24alors que je ne suis pas sûr
09:25qu'il ait été très passionné par ce spectacle.
09:28Ou d'ailleurs, on peut faire un petit bémol,
09:30quand même plus de la moitié des médailles
09:31ont été remportées par le biathlon.
09:33D'autres disciplines ou sous-disciplines
09:37n'ont pas été aussi successfoles,
09:39comme on dit en français.
09:41Et donc, c'est une parenthèse,
09:42mais enfin, ça valait peut-être le coup d'être dit,
09:45le ski alpin que j'aime tellement
09:46n'a pas tellement brillé, par exemple.
09:48Mais bref, pour Lecornu,
09:50il ne voit que le bon côté des choses,
09:51et surtout, il va essayer de calmer le jeu,
09:53parce que dans la perspective d'Albertville,
09:54où il y a déjà des tas de polémiques,
09:57de démissions, de problèmes à régler,
10:00ça a l'air d'être mal parti.
10:01Et donc, il essaye de repositiver l'événement
10:05en partant du succès de Cortina
10:07pour qu'Albertville puisse reprendre le flambeau
10:10dans des bonnes conditions,
10:11parce que c'est horriblement compliqué à démêler.
10:15Jonathan Boucher-Pétersen.
10:16Non, je pense qu'il ne faut pas se faire de l'illusion.
10:17C'est-à-dire que quand on est avec des dirigeants
10:18qui sont aussi impopulaires,
10:20évidemment que c'est normal qu'il soit présent
10:22quand il y a un moment de célébration,
10:23il faut bien qu'il y ait un officiel,
10:24si possible, assez haut,
10:25qui vienne faire le job.
10:26Mais après les JO de 2024,
10:28ça n'a pas rétabli la popularité d'Emmanuel Macron,
10:30qui pourtant était aux premières loges
10:32et même était un des artisans,
10:33de cette organisation.
10:35Donc, je pense que le temps
10:36de cette mécanique vertueuse
10:38où il suffit que les équipes nationales
10:39ou les sportifs nationaux
10:41brillent dans une compétition
10:42pour que ce soit l'union sacrée
10:44et le retour des beaux jours
10:46pour les politiques,
10:47moi, je n'y crois pas.
10:47En revanche, ça crée un sentiment
10:48dans la population
10:50sûrement de satisfaction,
10:51de fierté.
10:51On aime vivre ces moments
10:52mais ça vaut pour le rugby,
10:54le tournoi de destination,
10:55ça vaut pour beaucoup de sport
10:56et je pense particulièrement
10:57d'ailleurs dans des sociétés fragmentées,
10:59dans des sociétés
11:00où on n'a plus grand-chose
11:00de commun à partager
11:02dans la triste actualité quotidienne.
11:04Ces moments qui sont par nature
11:05des moments de joie,
11:06qui ne sont pas forcément d'ailleurs
11:07que des joies ultra-chauvines.
11:09Parfois, on peut s'enthousiasmer
11:10pour la performance d'un Suisse,
11:12ça arrive,
11:12quand on est Français.
11:13Je confirme, ça arrive.
11:14Voilà, et après,
11:15la passion curling,
11:16je pense qu'elle n'aura qu'un temps.
11:18Eh bien...
11:18Ah, pardon,
11:19mais Sébastien Lecornu,
11:20il n'est pas juste venu
11:21saluer les athlètes.
11:22Il est revenu
11:23parce qu'il y a le feu
11:24à la maison
11:24et qu'il fallait absolument
11:26que l'État se fasse entendre.
11:29Jusqu'ici,
11:30il n'y a que la ministre
11:31Marina Ferrari
11:33qui était dans la boucle
11:35de communication
11:35autour d'Alpes 2030.
11:37Là, il est mandaté clairement
11:39par le président de la République.
11:40La commission enchaîne
11:41au comité d'organisation.
11:43Le président Edgar Gros-Piron
11:45tient toujours,
11:46pour l'instant.
11:47Je ne sais pas
11:47ce que vous en pensez.
11:48Est-ce qu'il peut rester ?
11:50Mais effectivement,
11:50son directeur général,
11:51par exemple,
11:52à l'émission...
11:52Quand vous avez perdu
11:52tout autour de vous,
11:53votre directeur de la communication,
11:55votre directeur général,
11:56votre directrice des opérations
11:59et que le directeur
12:00du comité de rémunération
12:01a claqué la porte,
12:02à un moment donné,
12:03vous êtes un peu tout seul
12:04en première ligne.
12:04Donc, c'est un peu
12:06ce qui arrive à Edgar Gros-Piron
12:08qui sera entendu au Sénat
12:09dans deux jours
12:11avec le délégué interministériel
12:13à l'organisation des Jeux
12:14Olympiques et Paralympiques
12:16parce que c'est vrai
12:17que ce désordre
12:18qui plus est devant le CIO
12:20au moment où on allait entrer
12:24dans cette 25e Olympiade d'hiver
12:27a fait désordre
12:28et les sénateurs
12:30s'en sont emparés
12:30pour demander une audition
12:32de Molina.
12:34et de Gros-Piron
12:35qui aura lieu donc
12:36mercredi au Sénat.
12:37Et on va l'entendre
12:38le Premier ministre
12:38parce qu'effectivement
12:39il est venu aussi
12:40pour dire ça,
12:41pour dire on arrête
12:42la récréation,
12:43on arrête les disputes
12:44et maintenant
12:44on se remet à travailler
12:47sérieusement.
12:48Voilà ce qu'il a répondu
12:48au journaliste
12:49qui lui signalait légitimement
12:51que ça semblait
12:51un peu mal engagé
12:52cette affaire.
12:54Et tout simplement
12:54parce qu'il y a une continuité
12:55de l'envie de réussir
12:57et d'organiser convenablement
12:58ses voeux en 2030.
12:59Et donc,
13:00laissons les dépressifs de côté,
13:02laissons les persifleurs de côté,
13:04laissons les mauvais coucheurs
13:05de côté
13:06et une bonne fois pour toutes,
13:08tout le monde
13:08a son poste de combat
13:09et tirons tous
13:10dans le bon sens
13:11et dans le même sens
13:11pour y arriver en 2030.
13:13Bravo à toutes et à tous.
13:14Alors je ne sais pas
13:15qui sont les mauvais coucheurs
13:16si ce sont ceux
13:16qui ont démissionné
13:20ou si ce sont
13:21les observateurs,
13:22les commentateurs
13:22de tout ce marasme
13:24autour des JO 2030.
13:27Benjamin Lewis,
13:28est-ce qu'il peut y avoir
13:30effectivement
13:30ce réveil
13:32pour remettre
13:33tout le monde
13:34en ordre de marche
13:34et que tout se passe bien ?
13:36En tout cas,
13:36je note le vocabulaire guerrier
13:38de l'ex-ministre de la Défense
13:40et même que vous empruntez aussi.
13:42Tout le monde
13:42en ordre de marche,
13:43il faut qu'on tire tous
13:43dans le même sens.
13:44Il a dit aussi
13:45chacun à son poste de combat.
13:48Je ne sais pas trop
13:49si c'est avec ce genre
13:50d'expression
13:51qu'on va emporter
13:51la ferveur populaire,
13:52d'autant qu'on est quand même
13:53dans une région
13:54où la conscience écologique
13:56est quand même très forte.
13:57Et oui,
13:59je ne sais pas,
14:00c'est peut-être un peu tard
14:00pour capitaliser
14:01sur l'engouement
14:02notamment des JO
14:03de Paris
14:04de l'été dernier.
14:06Il y a peut-être
14:07quelque chose là
14:08qui commence
14:09à pêcher un peu
14:10et puis on le voit aussi
14:11avec ces démissions en chaîne
14:12dans le comité,
14:14c'est quand même
14:14pas très rassurant.
14:15Je rappelle juste
14:16que lorsque l'on soumet
14:17à la population
14:18l'approbation
14:19pour des Jeux olympiques
14:21d'hiver notamment,
14:22on a cette expérience-là
14:23en Suisse,
14:24les Jeux de 2026
14:25devaient a priori
14:26se tenir à Sion.
14:26Il y avait dans le canton du Valais
14:27qu'on connaît
14:28pour d'autres raisons
14:29dernièrement.
14:31Sion devait accueillir
14:32donc ce grand projet
14:33de Jeux suisses.
14:35On a soumis à la population
14:36par votation populaire
14:37est-ce que vous acceptez
14:38que les Jeux olympiques
14:39se tiennent ou non
14:40dans votre ville,
14:41dans notre canton ?
14:42Et ça a été un non
14:43à largement plus de 52%.
14:46Je crois,
14:46je ne sais plus exactement
14:47le...
14:48Je crois que c'était 53% environ.
14:49Est-ce qu'on sait pourquoi ?
14:49Parce qu'il y a
14:50l'enjeu environnemental
14:51mais il y a aussi
14:51tout simplement
14:52la dépense
14:52que ça représente.
14:53Tout bêtement,
14:56parce que ça engageait
14:57des dépenses énormes
14:58et puis parce qu'aussi
14:59il y avait la question
15:00de la préservation
15:02du paysage,
15:03l'enjeu écologique.
15:05Ça a été exactement
15:06la même chose
15:06avec aussi dans le canton
15:07des Grisons.
15:08Ça s'est fait à plusieurs niveaux.
15:09Alors il y avait la ville,
15:10ça c'était pour le Valais.
15:11Dans le canton des Grisons
15:11il y a quelques années,
15:12c'était aussi le cas
15:13et là c'est tout
15:15le canton qui a refusé.
15:17Et puis là,
15:17on se tourne maintenant
15:18nous pour la Suisse
15:19vers 2038
15:20parce qu'il y a un projet
15:21de jeu
15:22et ce serait la première fois
15:23qu'un pays tout entier
15:25accueillerait
15:25les Jeux Olympiques d'hiver
15:27et pas seulement
15:27une ville ou une région
15:28comme c'est le cas
15:29pour la France,
15:30les Alpes
15:30ou c'était le cas
15:31pour Albertville.
15:32Ce sera toute la Suisse
15:33parce qu'il faut éclater
15:34sur du multi-sites
15:35et puis pour rendre ça...
15:36Et ça, ça peut aider
15:36pour rendre ça
15:38comestible pour tout le monde ?
15:39Ça peut aider
15:40pour rendre ça
15:40un peu comestible
15:41pour peut-être éviter
15:42le risque de référendum populaire
15:44de rendre ça
15:44fédéral, national
15:46de faire en sorte
15:47que les sponsorings
15:49soient principalement privés
15:50que ça ne coûte pas trop cher
15:51et puis justement
15:52qu'on éclate un petit peu
15:53la responsabilité
15:54et l'embouteillage
15:56en fait populaire
15:58que ça peut créer
15:59sur tout un pays,
16:00sur plusieurs grandes villes
16:01et aussi pour rendre ça écologique
16:03parce qu'on a en tout cas
16:04cette qualité-là en Suisse
16:05c'est qu'on relie
16:06les grandes villes
16:07et toutes les régions
16:08même de montagne
16:09par les trains.
16:10Donc on permettrait
16:11à l'inverse
16:12de Milan-Cortina
16:13de ne pas
16:15encombrer les routes
16:16et de ne pas émettre
16:17énormément de pollution.
16:18Nathalie Yannetta,
16:19ces arguments,
16:20on les a déjà entendus
16:21avant Paris 2024.
16:23J'en fuyais Paris
16:24pour ne pas y assister
16:25et puis finalement
16:26ça a été la grande fête
16:27populaire.
16:28Oui mais c'est vraiment
16:28franchement c'est pas
16:29la même chose
16:30des jeux d'été
16:31et des jeux d'hiver.
16:33Là vous aviez
16:3522 000 km²
16:37pour Milan-Cortina.
16:39Vous aviez 4h30
16:39de distance
16:40entre Milan et Cortina.
16:42C'est presque
16:43la superficie
16:44de la Suisse
16:45sur laquelle
16:45les Italiens
16:46ont organisé
16:47ces jeux
16:48et c'est
16:49sur la superficie
16:50de la Suisse
16:51que la France
16:51organisera
16:52ces Alpes 2030.
16:54Aujourd'hui
16:55l'agenda
16:562020
16:56de l'ancien
16:57président du CIO
16:58Thomas Barr
17:00préconisait
17:00effectivement
17:01de faire
17:02soit de la réhabilité
17:04de l'existence
17:05soit de faire
17:05de l'éphémère
17:06ce que Paris 2024
17:07avait fait
17:07quasiment parfaitement
17:09à part la piscine olympique
17:10le centre aquatique olympique
17:12pardon
17:12qui a été construit
17:13en face du Stade de France
17:15et qui n'était pas
17:16la piscine de Léon Marchand
17:17la piscine olympique
17:17qui elle était
17:18une piscine démontable
17:19on n'a rien construit
17:20donc ce modèle-là
17:22est sûrement
17:23le meilleur modèle
17:23surtout dans des pays
17:25comme la Suisse
17:26ou comme en France
17:27aussi dans les Alpes
17:28où d'une certaine manière
17:29la pratique sportive
17:31elle existe
17:31vous parliez du biathlon
17:34tout à l'heure
17:35c'est le site d'Anterselva
17:36qui avait été choisi
17:37en Italie
17:38franchement
17:38les biathlètes
17:39je ne suis pas sûre
17:39qu'ils aient eu l'impression
17:40de vivre des Jeux olympiques
17:42ils ont eu l'impression
17:42de vivre une étape
17:43de Coupe du Monde
17:44ils connaissent
17:45très bien ce site
17:46c'est comme le Grand Bornand
17:47le Grand Bornand
17:48c'est une étape
17:49de Coupe du Monde
17:50mythique
17:50ils seront là
17:51en 2030
17:52ils connaissent
17:53tous les biathlètes
17:54d'ailleurs
17:54de la planète entière
17:56qui participent
17:57à la Coupe du Monde
17:58participent
17:58et vont sur ces sites-là
18:00donc vous ne construisez pas
18:01en revanche
18:02ce que vous allez construire
18:03ce sont des infrastructures
18:04plutôt
18:04pour les villes
18:06organisatrices
18:07pourquoi deux régions
18:08se sont unies
18:09pour le faire
18:10parce qu'il y a
18:10des routes
18:11à financer
18:12et que quand vous êtes
18:13financé dans le projet olympique
18:15on sait que ça n'est pas
18:16la même chose
18:17que quand vous êtes financé
18:18hors projet olympique
18:20par ailleurs
18:20il y a l'accélération
18:21des travaux
18:22c'est la fameuse loi olympique
18:23qui permet d'aller
18:24beaucoup plus vite
18:25lorsque vous devez
18:27enclencher ce genre de truc
18:28il y a la sécurisation
18:29de la montagne
18:29c'est vrai que la patinoire à Nice
18:30ça peut s'interroger
18:31il y a que la patinoire
18:32voilà
18:32il y a la patinoire à Nice
18:33mais par exemple
18:34l'anneau de vitesse
18:35pour le patinage de vitesse
18:37ne sera pas dans les Alpes
18:38on ira probablement
18:40aux Pays-Bas
18:41qui on l'a vu
18:41la spécialité
18:43c'est leur spécialité
18:44il n'y a pas de montagne
18:45aux Pays-Bas
18:45donc ils ont trouvé
18:47le patinage de vitesse
18:48pour aller faire ces épreuves-là
18:50on ne construira pas
18:51d'anneau de vitesse
18:51là où ça pêche
18:53c'est les villages olympiques
18:54c'est de déplacer
18:55effectivement
18:56tout un tas
18:57des délégations
18:58tout entières
18:59j'ai l'habitude de dire
19:00qu'un grand événement
19:02sportif écologique
19:03c'est un événement sportif
19:05qui n'a pas lieu
19:05parce que ça n'est pas vrai
19:07que ça ne pollue pas
19:09la plus grande dépollution
19:10c'est le transfert
19:11des populations
19:12quels que soient
19:12les événements
19:13que vous organisez
19:14les supporters
19:15et des délégations
19:16et des staffs
19:17du monde entier
19:18qui se déplacent
19:19dans un endroit donné
19:20pendant très peu de jours
19:22réunis
19:22forcément
19:23ça pollue
19:24après c'est vrai
19:24quand il n'y a pas de concurrence
19:25ça ne pousse pas non plus
19:26au mieux disant
19:27environnemental
19:28sauf si j'ai mal suivi
19:29mais j'avais le sentiment
19:30que les Alpes
19:30on l'a eu
19:31il n'y avait personne en face
19:32c'est vrai
19:32c'est vrai que l'idée
19:33est de dire
19:33il y aurait une exigence
19:35bien sûr
19:35et on le voit
19:36qu'à chaque fois
19:36il y a de moins en moins
19:38de candidats
19:39parce qu'ils veulent
19:40éviter justement
19:41ces référendums
19:42il y a eu la même chose
19:43sur des jeux d'été
19:44il y a des villes
19:45qui ont dit non
19:45Boston avait dit non
19:46au moment où Paris
19:47était candidat
19:48on s'en souvient
19:49et Boston était une ville
19:50olympique absolument
19:52merveilleuse
19:52sur le papier
19:53donc aujourd'hui
19:55un très très grand
19:56événement sportif
19:57que ce soit la coupe du monde
19:58et que ce soit
19:58les jeux d'été
19:59ou d'hiver
20:00pose question
20:01et c'est un débat
20:02philosophique
20:03qu'on peut avoir
20:03mais à un moment donné
20:04le faire
20:05de manière écolo
20:06responsable
20:07et durable
20:08c'est pas vrai
20:08ça marche pas
20:09mais c'est impossible
20:10c'est pour ça
20:10que c'est complètement
20:11incohérent
20:11on peut d'un côté
20:12se réjouir
20:13qu'il y a enfin
20:15un moment de consensus
20:16pendant deux semaines
20:17dans ce pays
20:18que le spectacle
20:20soit formidable
20:21que les audiences
20:22soient là
20:22que bravo les athlètes
20:24qui sont comblés
20:26d'années d'efforts
20:27d'entraînement
20:28mais d'un autre côté
20:29on peut pas en même temps
20:30dire qu'on combat
20:31pour l'environnement
20:33on fait moins pire qu'avant
20:34on va dire qu'on fait
20:35moins pire qu'avant
20:35on fait des progrès
20:36mais comme les événements
20:37sont de plus en plus gigantesques
20:39extraordinaires
20:40étendus
20:41on vient quand même
20:42de Souchi
20:43franchement
20:44c'était la quintessence
20:45de tout ce qu'il ne faut plus faire
20:47Pékin
20:47les derniers jeux d'hiver
20:49c'était terrible
20:49tout le monde se souvient
20:50de ces images
20:51où on avait cette langue
20:52de neige
20:53là au milieu
20:54des échafaudages
20:55c'est vrai que dans les Alpes
20:56pour l'instant
20:56il y a encore de la neige
20:57et puis c'est un pays de montagne
20:59ce sont des
21:00les sportifs
21:01qui émanent de là
21:02c'est leur vie en fait
21:03les jeux olympiques
21:04vraiment
21:05et on l'a dit
21:05c'est pas des gens
21:06qui gagnent des milles
21:07et des cents
21:08grâce à leur sport
21:09ils ont le droit
21:10tous les 4 ans
21:10de se dire
21:11à un moment donné
21:12c'est mon moment
21:13dans des paysages
21:14qui sont les leurs
21:15et que de toute façon
21:16ils investissent
21:17donc il y a une autre
21:18manière de regarder
21:20et de peut-être
21:21faire et produire
21:22il ne faut pas dire
21:23qu'on va faire quelque chose
21:24d'écolo
21:24mais néanmoins
21:25ça n'a plus rien à voir
21:26avec le gigantisme
21:27et les éléphants blancs
21:29dont on a longtemps parlé
21:30pour des jeux d'été
21:31comme d'hiver
21:31et on les reverra
21:32la semaine prochaine
21:33ces paysages d'ailleurs
21:34fin de semaine
21:35avec les jeux paralympiques
21:36il n'y aura plus que deux sites
21:37pour les jeux paralympiques
21:39celui de Cortina
21:40et celui de Tessero
21:41près d'Adzo
21:42mais ce seront aussi
21:43des beaux jeux
21:44et notamment pour la délégation française
21:46ils sont très peu nombreux
21:47et c'est aussi pour ça
21:48que les jeux paralympiques
21:50pour le coup
21:50dans les Alpes
21:51dans 4 ans
21:52on le sait
21:53les jeux paralympiques
21:53dans un pays haute
21:55ça accélère la pratique
21:56pour tout un tas
21:58de personnes
21:58et notamment de jeunes
21:59qui sont en situation
22:01de handicap
22:01et qui ne s'autorisent pas
22:03à aller faire du sport
22:04d'abord c'est difficile
22:05de faire du sport
22:06parce qu'il faut trouver
22:07des clubs qui vous accueillent
22:08mais en tout cas
22:09le fait de voir
22:10des grands champions
22:11et des grandes championnes
22:12paralympiques
22:13on le sait
22:14que ça débloque toujours
22:15à la fois le regard
22:16de l'autre
22:16c'est-à-dire
22:17les nôtres
22:18de regard
22:18et puis surtout
22:19la manière dont eux
22:20se sentent considérés
22:21dans la société
22:22les champions paralympiques
22:23ils ont un rôle
22:25citoyen
22:25ambassadeur
22:26qui dépasse
22:28celui même
22:29des valides
22:30qui sont certes
22:31des grands champions
22:31mais qui n'incarnent pas
22:33ce côté
22:34c'est possible
22:36voilà
22:36on vivra ça en tout cas
22:37avec vous bien sûr
22:38sur France Info
22:40avec toutes les équipes
22:40de la direction
22:41des sports mobilisés
22:42sur cet événement
22:44à partir de la fin
22:45de la semaine prochaine
22:46merci beaucoup
22:47Nathalie Aneta
22:47je vous libère
22:48directrice des sports
22:49de Radio France
22:50toute autre thématique
22:51maintenant avec
22:52l'interminable lutte
22:53contre le narcotrafic
22:54peut-être pourrait-on dire
22:55irrésoluble
22:56la consommation d'ecstasie
22:58a bondi en France
22:59ces dernières années
23:00c'est l'OFDT
23:01qu'il dit dans son rapport annuel
23:02l'OFDT c'est l'observatoire français
23:04des drogues
23:05et des tendances addictives
23:06les statistiques
23:07sont celles de 2023
23:08plus de 65 millions
23:10de comprimés d'ecstasie
23:11consommés cette année-là
23:12dans notre pays
23:13Solène Lehen
23:14va nous expliquer
23:15ça représente
23:16une hausse
23:16de près de 500%
23:18en 13 ans
23:19oui l'état français
23:20saisit de plus en plus
23:21ce que les autorités
23:22qualifient de stimulants
23:24de type amphétaminique
23:26en clair
23:27des drogues de synthèse
23:28comme les amphétamines
23:29et la MDMA
23:30qu'on appelle aussi
23:31extasie
23:32quand elle est sous forme
23:33de comprimés
23:34ce sont des drogues
23:35consommées généralement
23:36dans des contextes festifs
23:38et un marché
23:39en expansion
23:40avec un prix
23:41abordable
23:42dirons-nous
23:4210-12 euros le gramme
23:44le chiffre d'affaires
23:45de la consommation française
23:47est estimé
23:47à 312 millions
23:49d'euros par an
23:50donc ça rapporte
23:51ça rapporte
23:52notamment à des trafiquants
23:53basés au Pays-Bas
23:54le pays d'Europe
23:55où l'on trouve
23:56les principaux laboratoires
23:58clandestins de fabrication
23:59donc on en consomme
24:01de plus en plus
24:01en France
24:02nous sommes aussi
24:03une sorte de pays
24:05de transit
24:05car la plupart
24:07des produits saisis
24:08par les policiers français
24:09en 2024
24:109 millions de comprimés
24:11n'étaient qu'en transit
24:13et devaient ensuite
24:14partir vers le Royaume-Uni
24:15et l'Afrique du Nord
24:16et ce rapport annuel
24:18de l'observatoire
24:19des drogues
24:19donc et bien
24:20il détaille aussi
24:20les autres consommations
24:22de drogue
24:23oui plus de cocaïne
24:24saisie aussi
24:25une cocaïne
24:26de moins en moins
24:27chère sur le marché
24:28sur les plus
24:29de 3700 tonnes
24:31de cocaïne
24:32produite en 2023
24:33dans le monde
24:34les policiers français
24:35en ont saisi
24:3653 tonnes
24:38ça paraît peu
24:38une goutte d'eau
24:39mais c'est un record
24:40le port du Havre
24:41semble le point d'entrée
24:43numéro 1
24:43de ce trafic
24:44de manière générale
24:45les principales voies d'entrée
24:46ce sont les ports maritimes
24:48et désormais
24:49des ports plus petits
24:50comme celui
24:50de Montoir de Bretagne
24:52qui dépend de Saint-Nazaire
24:53ou encore le port fluvial
24:54de Gennevilliers
24:55en région parisienne
24:56Merci Solène Lehen
24:57pour ces explications
24:58lorsqu'on évoque
24:59le narcotrafic
25:01la lutte contre le narcotrafic
25:02souvent on parle d'abord
25:04des trafiquants
25:05des réseaux
25:06du recrutement
25:07de la violence
25:08générée par ce trafic
25:10il y a cette autre réalité
25:11dont peut-être
25:12on parle un peu
25:13mais à laquelle
25:14il faudrait s'attacher
25:17contre laquelle
25:17il faudrait se battre
25:19davantage peut-être
25:20c'est la demande
25:21qui on le voit
25:23augmente
25:23la consommation
25:24est toujours plus forte
25:25Stéphane Vernet
25:26c'est ça
25:27le nerf de la guerre aussi
25:29c'est-à-dire que oui
25:30à partir du moment
25:31où vous avez des consommateurs
25:31il y a une demande
25:32il y a un marché
25:32donc voilà
25:33et en face
25:34vous avez des trafiquants
25:35de drogue
25:35en fait
25:36qui sont très organisés
25:37mais qui sont
25:38dans des business plans
25:39en fait
25:39qui font des affaires
25:41autour de ces ventes
25:42et de cette consommation
25:43donc oui
25:45les deux aspects
25:46sont fondamentaux
25:48après
25:49on parle
25:50d'une explosion
25:52des consommations
25:53de certains types
25:53de drogues
25:54il ne faut pas oublier
25:55qu'en fait
25:55on mesure
25:56ces choses-là
25:57ou ces consommations
25:58sur la base
25:59de ce qu'on arrive
25:59à saisir
26:00mais il y a tout
26:00ce qu'on ne saisit pas
26:01et qu'on ne voit pas
26:01transiter
26:02et qui est diffusé
26:04et donc si vous avez
26:05une augmentation
26:05de la consommation
26:06de cocaïne notamment
26:08c'est un type de drogue
26:11qui était réservé
26:12à des tout petits milieux
26:13il y a quelques années
26:14aujourd'hui
26:14cette consommation
26:16s'est démocratisée
26:17entre guillemets
26:17la drogue est moins chère
26:19elle touche
26:19toutes les classes sociales
26:20donc oui
26:23le marché évolue
26:25parce que la demande évolue
26:26et parce que les propositions évoluent
26:29pour répondre à votre question
26:30si votre question porte
26:32sur les consommateurs
26:33on voit que dans la lutte
26:34contre le trafic de drogue
26:36en France
26:36et la consommation
26:37de drogue en France
26:37il y a eu toute une série
26:40d'actions qui ont été
26:40mises en place
26:41pour essayer de culpabiliser
26:43les consommateurs
26:43pour verbaliser
26:44les acheteurs
26:45etc
26:46et ça en fait
26:47si vous voulez
26:48ça peut avoir un impact
26:49sur ce que j'appelle
26:51le trouble à l'ordre public
26:52vous pouvez essayer
26:53de lutter contre
26:54des points de deal
26:55etc
26:55mais c'est pareil
26:56il y a ce que vous voyez pas
26:57ce que vous percevez pas
26:58aujourd'hui
26:59vous avez toute
27:00une chaîne logistique
27:02de distribution
27:02de drogue
27:03qui ne passe plus
27:04par des points de deal
27:05physique
27:06où vous n'avez pas
27:07des gens qui descendent
27:08dans la rue
27:08pour aller rencontrer
27:09un dealer
27:09et faire leur course
27:10vous avez toute
27:11une ubérisation
27:12de la distribution
27:13de la drogue
27:14dans notre pays
27:14mais ça ne change rien
27:15au volume consommé
27:17non mais
27:17c'est à dire que
27:18ça fait partie des choses
27:19qui ne se voient pas
27:20mais qui font que le marché
27:21est énorme
27:22qu'on brasse énormément
27:23d'argent
27:24que les trafiquants de drogue
27:25aujourd'hui ont des moyens
27:26considérables par rapport
27:27à ce qu'ils avaient peut-être
27:28il y a quelques années
27:28et que la lutte
27:30contre ces consommations
27:31et ce trafic
27:32est beaucoup plus dure
27:33à organiser
27:34et les consommations
27:36sont beaucoup plus dures
27:38à endiguer
27:39je pense qu'il y a aussi
27:40tout un volet de prévention
27:41qui serait indispensable
27:42par rapport
27:43à un certain nombre
27:44de produits stupéfiants
27:46qui sont particulièrement
27:47dangereux
27:48pour la santé
27:49on parle de la cocaïne
27:50mais tout ce qui est
27:51MDMA
27:53je ne vais pas arriver
27:54à le dire
27:54ecstasy et compagnie
27:55c'est plutôt bon signe
27:56que vous n'allez pas le dire
27:58ou alors
28:00mais non
28:01c'est particulièrement
28:02c'est particulièrement
28:03c'est particulièrement
28:03dangereux
28:04et il y a des problématiques
28:05de santé publique
28:06il y a peut-être aussi
28:06beaucoup de travail
28:07à faire auprès des jeunes
28:09par rapport
28:10aux risques
28:11que représentent
28:13ces prises de drogue
28:14qui ne sont pas du tout
28:15des drogues récréatives
28:16on va continuer d'en parler
28:17je vais vous laisser répondre
28:18Sylvie-Pierre Brossolette
28:19dans un instant
28:19mais il est déjà
28:2120h32
28:21le fil info
28:23c'est avec Stéphane Milhomme
28:30et le ministre
28:31des affaires étrangères
28:32demande que
28:33l'ambassadeur
28:33des Etats-Unis
28:34n'ait plus
28:35d'accès direct
28:36au gouvernement français
28:37une sanction
28:38en tout cas
28:38un avertissement
28:39de Jean-Noël Barraud
28:40alors que ce diplomate
28:41en poste à Paris
28:42ne s'est pas présenté
28:43à sa convocation
28:44au Quai d'Orsay
28:45on apprend à l'instant
28:46qu'un agent
28:47de l'ambassade
28:48en fait
28:48s'est présenté
28:49à sa place
28:50après la mort
28:51de Quentin Derang
28:52cet étudiant lyonnais
28:53violemment agressé
28:54à Lyon
28:55l'ambassadeur
28:56avait fustigé
28:57l'extrémisme
28:58violent de gauche
28:58en France
28:59provoquant ce rappel
29:00à l'ordre
29:01du gouvernement français
29:02en Grande-Bretagne
29:03où la reine Camilla
29:05a reçu aujourd'hui
29:06Gisèle Pellicot
29:07la souveraine
29:08se dit choquée
29:09par le calvaire
29:10de cette française
29:10victime de plusieurs viols
29:12sous la soumission chimique
29:13imposée par son mari
29:14la reine Camilla
29:16est très impliquée
29:16contre les violences
29:18faites aux femmes
29:19depuis plusieurs années
29:19cette nouvelle déflagration
29:22dans le cadre
29:22de l'affaire Epstein
29:23est toujours en Grande-Bretagne
29:24l'ex-ministre
29:26et ambassadeur
29:27Peter Mandelson
29:28a été arrêté
29:28à son tour
29:29par la police de Londres
29:30aujourd'hui
29:30comme l'ex-prince Andrew
29:32il y a quelques jours
29:32Mandelson
29:33est soupçonné
29:34d'avoir transmis
29:35des informations sensibles
29:36au financier criminel
29:38sexuel américain
29:39Jeffrey Epstein
29:40en Iran
29:41le régime des Mollah
29:42met en garde
29:43contre le risque
29:44d'escalade régionale
29:45en cas d'attaque
29:46contre son territoire
29:47nouvelle menace
29:48alors que Donald Trump
29:49et les Etats-Unis
29:50évoquent toujours
29:51une telle option
29:52en cas d'échec
29:53des pourparlers
29:54avec Téhéran
29:55une troisième rencontre
29:56est toujours attendue
29:57d'ici quelques jours
29:5834 ans
30:00après les Jeux Olympiques
30:01d'hiver en Savoie
30:02Albertville accueille
30:03ce soir encore
30:04une cérémonie
30:05rassemblant cette fois
30:06des médaillés
30:07de Milan-Cortina
30:08ou d'ancienne gloire
30:09mais aussi et surtout
30:10le drapeau olympique
30:11qui a été remis hier
30:12par les responsables
30:13italiens
30:14aux représentants
30:15des Alpes françaises
30:15avant les Jeux Olympiques
30:17de 2030 en France
30:19et puis après
30:20les débordements
30:21pendant le match
30:22de Ligue 2
30:22Nancy-Grenoble
30:23vendredi dernier
30:24la métropole
30:25du Grand Nancy
30:26décide de porter
30:27plainte contre X
30:28des supporters ultra
30:29des deux équipes
30:30s'étaient livrés
30:31des violences
30:32avec utilisation
30:33de flumigènes
30:34émaillées
30:35de propos racistes
30:36et homophobes
30:39France Info
30:4120h-21h
30:43France Info
30:44Les informés
30:45Augustin Arrivée
30:47Les informés
30:48toujours ce soir
30:48avec Jonathan Boucher-Pétersen
30:50de Libération
30:51Stéphane Vernet
30:52de Ouest France
30:53Benjamin Louis
30:54de la RTS
30:55et Sylvie Pierre-Brossolette
30:57de l'hebdomadaire Le Point
30:59on évoque ce narcotrafic
31:01cette consommation
31:02de drogue
31:03en éthéos
31:04notamment pour ce qui est
31:05de l'ecstasie
31:06et de la MDMA
31:07et on parlait
31:08avec Stéphane Vernet
31:10de l'évolution
31:10du profil type
31:12du consommateur
31:13notamment
31:14maintenant
31:14ça touche
31:15toutes les catégories sociales
31:17tous les lieux de France
31:19finalement
31:19Sylvie Pierre-Brossolette
31:20c'est aussi ça
31:21qui est inquiétant
31:22c'est cette démocratisation
31:24et cette expansion
31:26des réseaux de drogue
31:27mais tout est là
31:28pour la favoriser
31:29malheureusement
31:30cette expansion
31:30il y a effectivement
31:31ce que Stéphane a appelé
31:33l'ubérisation
31:34enfin les réseaux sociaux
31:36internet
31:37favorisent
31:38la vente très facile
31:40c'est vrai que du coup
31:41ça a pénétré
31:42jusque dans les milieux ruraux
31:43les campagnes
31:44les petites villes
31:45et qu'il y a des maires
31:46qui sont absolument terrifiés
31:47de voir ce qui se passe
31:48chez eux
31:50on a envie
31:51de leur venir en aide
31:53et de dire
31:53comment est-ce qu'on peut
31:54arrêter ça
31:55je pense qu'il faut
31:57d'abord essayer
31:57d'empêcher l'entrée
31:59sur le territoire français
32:00la France est une plaque
32:01tournante
32:02importante
32:0375% d'ailleurs
32:05de ce qui est livré ici
32:05repart ailleurs
32:06c'est pas toujours
32:07consommé sur place
32:08mais c'est énorme
32:09c'est des quantités
32:10industrielles
32:11de drogue
32:12et de drogue
32:12beaucoup plus dure
32:13que le cannabis
32:14qui est d'ailleurs
32:15plutôt en baisse
32:17de consommation
32:18et quand on pensait
32:21qu'il y avait peut-être
32:21une solution
32:22qui était la légalisation
32:23du cannabis
32:23c'est plus du tout
32:24à l'échelle du problème
32:26il faut sans doute
32:27réprimer plus
32:28et sans doute
32:29quand même réprimer plus
32:30le consommateur
32:31parce que tant qu'il y a
32:32des consommateurs
32:33il y aura une offre
32:35et mettre le paquet
32:37pour empêcher
32:38l'entrée
32:38sur le territoire
32:39c'est vrai que nos ports
32:40si on mettait
32:41les équipes nécessaires
32:42met tout ça
32:43est coûteux
32:44en contrôle
32:45mais quand on met
32:46les contrôles
32:47on réussit
32:48des opérations
32:50d'empêchement
32:51d'arrivée
32:51il y a une autre évolution
32:52qui est notable
32:53notamment pour les drogues
32:54de synthèse
32:54comme la MDMA
32:55c'est qu'on a l'image
32:56d'épinal
32:57qui est toujours vraie
32:58en partie
32:58de l'arrivée de drogues
33:00venues d'Afghanistan
33:01ou d'Amérique du Sud
33:02les drogues de synthèse
33:04elles sont produites
33:04principalement en Europe
33:06aujourd'hui
33:06notamment au Pays-Bas
33:09Benjamin-Louis
33:10oui mais moi
33:11ce qui me surprend
33:12quand même beaucoup
33:13depuis qu'on a commencé
33:14d'en parler
33:14c'est qu'on ne parle
33:14que du volet répressif
33:16et de en fait
33:16en gros
33:17c'est un problème
33:17de criminalité
33:19pourquoi est-ce qu'aujourd'hui
33:20il y a une explosion
33:20de la consommation
33:21d'un psychostimulant
33:23comme la cocaïne
33:24dans toutes
33:25les franges
33:26de la population
33:27Stéphane le disait
33:28c'est plus seulement
33:28pour les youpi
33:29des années 80
33:30maintenant c'est n'importe qui
33:31des mecs sur les chantiers
33:33qui n'arrivent pas à tenir
33:34qui vont prendre
33:34un rail de coke
33:35pour réussir
33:36à terminer leur journée
33:38la MDMA
33:38qui est une drogue
33:39qui est un peu plus
33:40pour le côté festif
33:41qui est prise par des tas
33:42de jeunes
33:43qui en fait autrefois
33:44ne se seraient pas tournés
33:45vers ce genre de produit
33:45il y a un vrai problème
33:47de santé publique
33:48énorme
33:48et pourquoi est-ce que
33:50aujourd'hui
33:50toute cette population-là
33:52est poussée
33:53vers ce genre de consommation
33:54c'est quoi l'explication
33:55selon vous ?
33:55mais on parle beaucoup
33:56aujourd'hui
33:57de la santé mentale
33:58du problème
33:58la grande cause
33:59de la santé mentale
34:01des jeunes
34:01peut-être que c'est aussi
34:02une des questions
34:03qu'il faudrait en parallèle
34:04bien sûr
34:04du répressif
34:06et du fait qu'en plus
34:07les laboratoires
34:08de production de ces drogues
34:09sont en Belgique
34:09et en Hollande
34:10bon bah c'est à l'intérieur
34:11de l'Union Européenne
34:11on devrait quand même
34:12savoir quoi faire
34:13pour essayer de les assécher
34:14mais il y a quand même
34:15aussi toute la question
34:16de la santé publique
34:17de la santé mentale
34:18des jeunes
34:19des moins jeunes
34:20de la pénibilité du travail
34:21je veux pas être angélique
34:23et dire c'est parce que
34:23le travail est devenu dur
34:24que les gens prennent
34:25plus de coke aujourd'hui
34:26mais malgré tout
34:27c'est quelque chose
34:27dont on ne peut pas
34:29aujourd'hui faire l'économie
34:30dans la grande équation
34:32de la lutte
34:33contre les stupéfiants
34:35et contre la drogue
34:36c'est vraiment pas juste
34:37une question répressive
34:38on voit bien
34:38que ça marche pas
34:39on est de plus en plus
34:40répressif
34:40et on consomme
34:42de plus en plus de drogue
34:42donc il y a quand même
34:43un truc
34:43il n'y a pas besoin
34:45d'être un génie
34:45d'avoir fait Polytechnique
34:46il y a un truc
34:47qui ne fonctionne pas
34:47Jonathan Boucher-Péterson
34:48je pense que
34:49de toute façon
34:50c'est pluridimensionnel
34:50donc il y a évidemment
34:51la dimension judiciaire
34:53c'est pour ça que
34:53dans ces lois
34:54il y a ce que la loi revêt
34:56dans la loi narcotrafic
34:57il y a beaucoup de choses
34:57qui concernent
34:58la lutte spécifique
34:59contre le narcotrafic
35:00mais la façon
35:00dont une société
35:01doit aborder ce genre
35:02de sujet
35:03ça ne peut pas être que ça
35:04c'est-à-dire qu'on a aussi
35:05certes on a déshabillé
35:06la police judiciaire
35:07la capacité d'enquêter
35:08la capacité de démanteler
35:09des réseaux
35:09on a sous-dimensionné
35:11sûrement la dimension financière
35:12aussi de réseaux
35:13qui aujourd'hui sont
35:14des organisations tentaculaires
35:17autour desquelles
35:17il y a un enjeu
35:18à aller attraper
35:19les actifs
35:20qui financent ce trafic
35:21mais quand une société
35:22est consommatrice
35:23à ce point-là
35:24certes des produits illicites
35:25mais aussi de tous
35:26les produits illicites
35:27quand on voit
35:27la consommation
35:27d'antidépresseurs
35:28de psychotropes légaux
35:29dans la société française
35:30ça doit questionner
35:32au-delà de simplement
35:33le consommateur
35:34qui a une posture morale
35:35qui est inefficace
35:36depuis 30 ans
35:37on monte les curseurs
35:38dans tous ces domaines-là
35:40depuis 30-40 ans
35:41je ne dis pas que la légalisation
35:42est par nature
35:43une solution plus vertueuse
35:44parce que les questions
35:45se posent de façon
35:45très différente
35:46quand on parle du cannabis
35:47et de quel cannabis
35:48quand on parle de la cocaïne
35:49quand on parle
35:49des drogues de synthèse
35:51type MDMA
35:52mais je pense
35:52prendre en compte
35:53l'idée que le consommateur
35:54avant d'être un coupable
35:56c'est quelqu'un
35:56qui est en souffrance
35:57d'une manière ou d'une autre
35:58certes il y a la dimension festive
35:59certes il y a une partie
36:00de consommateurs
36:01qui sont très bien insérés
36:02dans la société
36:02et qui viennent trouver là-dedans
36:04une sorte de supplément de vie
36:06mais quand ça prend
36:07ces proportions-là
36:07quand ça touche
36:08ces populations-là
36:09il y a un livre
36:09qui était passionnant
36:10de Philippe Pujol
36:10qui racontait
36:11le narcotrafic à Marseille
36:12il disait que les dealers
36:14s'étaient adaptés
36:15à ce que vous évoquiez
36:16justement
36:16c'est-à-dire la demande
36:17d'une classe ouvrière
36:18d'un monde ouvrier
36:19avec des points de deal
36:20qui ouvrent désormais
36:21à 6h-7h du matin
36:22pour que les mecs
36:22puissent faire le détour
36:23avant d'aller sur le chantier
36:24donc ça ne veut pas dire
36:25que le travail
36:25n'était pas dur avant
36:26mais le rapport à l'alcoolisme
36:27était peut-être aussi
36:28une autre façon
36:29de digérer
36:30ce genre de souffrance
36:31et je trouve
36:32qu'il y a une stigmatisation
36:34qui se...
36:35en gros
36:35l'interdit moral
36:36la stigmatisation
36:37du consommateur
36:38comme étant le responsable
36:39des règlements de compte
36:40et une grande déresponsabilisation
36:42et parfois
36:42une grande méconnaissance
36:43des acteurs politiques
36:44qui prennent la parole
36:45sur le sujet
36:45C'est une grande hypocrisie
36:46aussi quand même
36:46de certains acteurs politiques
36:48Stéphane Vernet
36:49ça doit être aussi
36:49une partie de la réponse
36:50cet accompagnement
36:52des consommateurs
36:53ou de ceux
36:54qui seraient susceptibles
36:55de le devenir
36:55Non mais ce qui vient d'être dit
36:57est tout à fait vrai
36:57vous avez des secteurs
36:59par exemple
36:59des métiers
37:00qui sont particulièrement durs
37:03comme on parlait
37:04à l'instant des chantiers
37:06mais il n'y a pas que ça
37:06par exemple
37:07dans tout ce qui est pêche
37:08etc
37:09enfin c'est...
37:09voilà
37:10il y a l'usage
37:12d'un certain nombre
37:12de psychotropes
37:14qui servent à tenir
37:15aussi des cadences infernales
37:16des métiers très durs
37:17enfin voilà
37:18mais le truc
37:19si vous voulez
37:19moi ce que je vois
37:20c'est que
37:20le grand paradoxe
37:22c'est qu'on observe
37:23en parallèle
37:24notamment chez les jeunes
37:25une baisse notoire
37:27de la consommation
37:27d'alcool
37:28une baisse notoire
37:28du tabac
37:29une baisse notoire
37:30du cannabis
37:31et en fait
37:32je pense qu'il y a
37:32moi c'est pour ça
37:34que je parlais de prévention
37:35je pense qu'il faut aussi
37:35s'adresser
37:37à ces jeunes là
37:39qui prennent soin
37:40de leur santé
37:40et qui diminuent
37:41leur consommation
37:42de produits
37:42comme ils identifient
37:43comme néfaste
37:44il faudrait peut-être
37:44leur expliquer aussi
37:45que la chenouf
37:46les petites pilules bleues
37:47et le protoxyde d'azote
37:49c'est particulièrement délétère
37:51et particulièrement dangereux
37:53pour leur santé
37:53ça n'est pas moins
37:54que l'alcool
37:55le tabac
37:55etc
37:56donc il y a
37:58le volet répression
37:59il y a aussi
38:00le volet prévention
38:01et puis oui
38:02il y a aussi
38:02cette dimension
38:04cette dimension
38:04d'une société
38:05qui va peut-être
38:06pas très bien
38:08et pour lesquelles
38:09on aurait besoin
38:10d'autres réponses
38:11que la consommation
38:12de drogue
38:12on va s'éloigner
38:13un peu de France
38:13maintenant
38:14avec un tout autre sujet
38:15géopolitique
38:16la Hongrie
38:16qui s'est opposée
38:18cet après-midi
38:19à de nouvelles sanctions
38:20contre la Russie
38:21veto de Viktor Orban
38:23France Info sera demain
38:24je le précise
38:26en direct de Kiev
38:27pour le quatrième anniversaire
38:28de l'invasion russe
38:29en Ukraine
38:30et l'Union Européenne
38:31et bien
38:31paraît bloquée
38:32par certains de ses membres
38:34il y a la Hongrie
38:35il y a la Slovaquie
38:36également
38:37il est peut-être
38:38moins connu
38:38que le Hongrois
38:39le premier ministre slovaque
38:40il s'appelle
38:40Robert Fico
38:42il a décidé aujourd'hui
38:43de couper l'approvisionnement
38:44de l'Ukraine
38:45en électricité
38:46comme pour Budapest
38:47ce qui se met en colère
38:49Bratislava
38:50et bien c'est que
38:50le pétrole russe
38:51n'arrive plus
38:52jusqu'à eux
38:53l'oléodique a été coupé
38:55par les Ukrainiens
38:56voilà ce que disait
38:57Robert Fico
38:57la semaine dernière
39:04la Slovaquie fournit
39:05ce que nous appelons
39:06les besoins d'urgence
39:07en cas de panne de réseau
39:09en Ukraine
39:09quand ils en ont besoin
39:11pour stabiliser leur système
39:12en janvier
39:14il y a eu tant
39:14d'électricité envoyée
39:16en Ukraine
39:16que ça a représenté
39:17le double
39:18de tout ce qui a été
39:19consommé l'an dernier
39:20donc ça signifie
39:22probablement
39:22quelque chose
39:23d'important
39:23pour l'Ukraine
39:24mais si le président
39:26Zelensky
39:26considère
39:27que ça n'a aucune valeur
39:28qu'il n'en a pas besoin
39:30on pourra parfaitement
39:31se retirer
39:32de ces accords énergétiques
39:33et qu'il n'y a pas besoin
39:35de ces accords
39:36pour qu'il y a eu
39:36d'électricité
39:37d'électricité
39:38énergie
39:38voilà Robert Fico
39:39le premier ministre slovac
39:40qui a donc mis en application
39:42ces menaces
39:42cet après-midi
39:43et on sait que l'électricité
39:45est précieuse
39:45pour les Ukrainiens
39:47en ces mois d'hiver
39:48le quai d'Orsay
39:49promet de ne pas en rester là
39:50même s'il y a eu
39:52donc ce veto
39:53hongrois
39:54par ailleurs
39:54mais bon
39:55Sylvie-Pierre Brossolette
39:56on peut dire que l'Union Européenne
39:57traverse
39:58plutôt une mauvaise passe
39:59il y a un vrai problème
40:01de ces votes
40:01à l'unanimité
40:02pour des sujets
40:03de ce type
40:05que la Hongrie puisse bloquer
40:09un paquet de sanctions
40:11contre la Russie
40:12et le prêt
40:13qui a été décidé
40:14à Bruxelles
40:16que la Slovaquie
40:19puisse menacer l'Ukraine
40:21de ne pas la provisionner
40:23en électricité
40:23alors que le fautif
40:25c'est la Russie
40:25qui a bombardé
40:26l'oléoduc
40:27qui sert à fournir
40:31en pétrole
40:35la Slovaquie
40:36et la Hongrie
40:37c'est quand même un comble
40:38que ce soit eux
40:39qui bloquent la situation
40:40en accusant l'Ukraine
40:42qui est la victime
40:42dans cette affaire
40:43c'est vraiment
40:44ça conduit à se demander
40:46s'il ne faut pas faire
40:47une Europe
40:48avec des cercles
40:49concentriques différents
40:50et que de même
40:51qu'il y a un cercle
40:51des volontaires
40:52pour éventuellement
40:53faire une force
40:54d'interposition en Ukraine
40:55faire un cercle
40:56des volontaires
40:56pour aider à ceux-ci
40:58ou décréter
40:59des sanctions de ceux-là
41:00parce que si on attend
41:01qu'avec la cinquième colonne
41:03qui existe en Europe
41:04de ces pays
41:05qui sont pro-russes
41:06et des ennemis
41:07déclarés finalement
41:08de l'Europe
41:09qu'ils contribuent
41:10à construire théoriquement
41:11on va être bloqués
41:13tout le temps
41:13et il y a un vrai problème
41:15parce qu'il y a
41:16de plus en plus
41:16de pays menacés
41:17de tomber dans l'escarcelle
41:18d'une droite extrême
41:19sinon de l'extrême droite
41:20qui fait le jeu
41:21de Moscou
41:22de plus en plus
41:24donc il faudra
41:25peut-être réfléchir
41:26à une autre structuration
41:27des décisions
41:28un jour en Europe
41:29Qu'est-ce qu'on en pense
41:29en dehors de l'Union Européenne
41:31Benjamin-Louis ?
41:32Est-ce que vous voyez
41:33dans ce genre
41:34de difficultés
41:36l'Europe
41:36comme une machine
41:38difficile
41:38à mettre en branle ?
41:40Oui mais enfin
41:40je vais parler en mon nom
41:41pas en nom d'une nation
41:43qui n'est pas membre
41:44de l'Union Européenne
41:44effectivement
41:45mais simplement
41:46c'est ce que disait
41:47Sylvie-Pierre Brossolette
41:48on se rend quand même compte
41:49qu'il y a peut-être
41:49un petit défaut de fabrication
41:50dans nos démocraties
41:53supranationales
41:53donc l'Union Européenne
41:55a un problème
41:57de décision
41:59on disait
42:00vous disiez tout à l'heure
42:01l'Union Européenne
42:02traverse une mauvaise passe
42:03j'ai l'impression
42:03que ça fait 4 ans de guerre
42:04que l'Union Européenne
42:05traverse une mauvaise passe
42:06on se bute tout le temps
42:07au même problème
42:08mais c'est quelque chose
42:09qu'on voit
42:09donc quand je dis
42:10défaut de construction
42:10on le voit aussi
42:11au niveau des Nations Unies
42:12avec le Conseil de Sécurité
42:13c'est-à-dire qu'on est face
42:15quand on veut vraiment
42:16quand on s'attache
42:17à la démocratie
42:17et à donner une voix égale
42:19à tous
42:19et bien on se retrouve souvent
42:21dans ce genre
42:22de situation
42:23rare a priori
42:24on se retrouve face
42:25à ces blocages-là
42:27alors effectivement
42:28là encore
42:28comme disait tout à l'heure
42:29de Nathalie Neta
42:29il y a une question philosophique
42:30qui se pose
42:31c'est jusqu'où
42:32est-ce que l'on doit
42:32s'accrocher
42:33au processus démocratique
42:35pour lutter contre la barbarie
42:36qui veut effacer la démocratie
42:38c'est très compliqué
42:39à résoudre
42:40est-ce qu'il faudrait
42:41effectivement
42:42refonder le modèle décisionnel
42:44dans l'Union Européenne
42:44en cercle concentrique
42:45comme vous l'avez dit
42:46est-ce qu'il faudrait
42:47qu'il y ait
42:47je sais pas
42:48certaines voix
42:49qui pèsent plus
42:50que d'autres
42:51pourquoi est-ce que
42:52la France et l'Allemagne
42:53ont autant de poids
42:54que la Slovaquie
42:55qui est pourtant
42:57un membre récent
42:59voilà
42:59c'est des questions
43:00auxquelles moi
43:01ce soir là
43:01je peux pas répondre
43:01Jonathan Boucher-Pétersen
43:03est-ce que vous
43:03vous pouvez répondre
43:04est-ce que des opinions
43:05minoritaires au sein de l'Union
43:06doivent être regardées
43:08avec un petit peu plus
43:09de dédain qu'aujourd'hui
43:10de dédain
43:11surtout parce que
43:12c'est rarement efficace
43:13le dédain en politique
43:14mais en tout cas
43:14avec plus de lucidité
43:15sur les limites
43:16que ça pose
43:16à l'action
43:18et à la volonté
43:18même des peuples européens
43:19majoritairement
43:20je pense que ça abîme
43:22évidemment la capacité
43:23d'action
43:23ça abîme la capacité
43:24de l'Europe
43:25à parler d'une seule voix
43:26et à avoir des résultats
43:27l'idée d'une Europe
43:28à plusieurs vitesses
43:30oui ça plane
43:31depuis quand même
43:32longtemps
43:32parce que c'est pas la première fois
43:33qu'on se retrouve confronté
43:34à ou des intérêts divergents
43:36ou des valeurs divergentes
43:37selon les moments
43:39après quand on évoque
43:40il y a quand même
43:41des choses qui ont été faites
43:41depuis 4 ans
43:42c'est-à-dire
43:42le cadre de l'Union Européenne
43:44avec le vote majoritaire
43:44est clairement
43:45un boulet
43:46pour dire les choses
43:48simplement
43:48d'autant plus
43:49qu'il y a des agents russes
43:50à la tête
43:51d'un certain nombre de pays
43:52donc c'est vrai
43:52que ça complique
43:53mais quand on dit
43:54la coalition des volontaires
43:55ça s'est fait au-delà
43:56de l'Union Européenne
43:57d'ailleurs ça concerne
43:58bien d'autres pays
43:58que le simple noyau dur
44:00des pays européens
44:01les plus mobilisés
44:02donc on voit bien
44:03qu'il y a des choses
44:03à avancer
44:05après effectivement
44:05je pense que ça doit
44:06aussi nous interroger
44:07je ne veux pas faire
44:08du franco-français
44:09et ramener
44:10aux perspectives électorales
44:11mais c'est vrai
44:11qu'il y a un certain
44:12nombre de camps politiques
44:13qui vont à des obstacles
44:15on envoie les prémices
44:16au Parlement européen
44:16je rappelle que le groupe
44:17de Jordan Bardella
44:18s'est abstenu
44:19ou en tout cas
44:19n'a pas accompagné
44:21près de 90 milliards
44:22décrétés
44:23pour accompagner l'Ukraine
44:24donc on est
44:25face à une question
44:26démocratique majeure
44:27c'est comment on élargit
44:28sans perdre la capacité
44:30à être efficace
44:31en même temps
44:31élargir
44:32c'était aussi ce pari
44:33de dire
44:34on attire
44:35dans le cadre
44:36des valeurs européennes
44:37et là on est un peu
44:38à rebours
44:38c'est-à-dire que c'est
44:39les dernières entrées
44:40qui sont les plus éloignées
44:41des pères fondateurs
44:42donc bon
44:42on est effectivement
44:43dans un moment compliqué
44:44on se rend compte
44:44qu'au sein du groupe
44:45franco-allemand
44:46c'est pas toujours
44:46très fluide non plus
44:47si on prend l'exemple
44:48de l'avion
44:49le SCAF
44:49l'avion de 6ème génération
44:51voilà
44:51tous ces pays aussi
44:52qui disent
44:53il faut qu'il y ait
44:53une défense européenne
44:54et qu'ils achètent
44:55des F-35
44:55ou qu'ils réachètent
44:56des F-35 américains
44:57voilà c'est compliqué
44:59pour
44:59les cultures
45:00ne sont pas les mêmes
45:01quand même
45:01on a ce bien commun
45:03qu'est l'Union européenne
45:04mais
45:04on n'a pas tous
45:06le même rapport
45:07à l'oncle américain
45:09on va dire
45:10quand on est en Pologne
45:11ou dans un Pays-Balte
45:12ou même en Allemagne
45:13c'est pas le même rapport
45:14de dépendance
45:16même morale et intellectuelle
45:17à l'égard des Etats-Unis
45:18et que
45:19après on peut
45:21on dit toujours
45:22que c'est dans les périodes
45:22de crise
45:22que l'Europe finit par avancer
45:24que ce soit pendant le Covid
45:26ou que ce soit
45:26à certains moments
45:27pendant la guerre en Ukraine
45:28c'est aussi parfois
45:29dans des périodes de crise
45:30où l'urgence s'impose
45:31qu'on se recoute
45:32de confronter
45:32à des limites
45:33d'un certain nombre
45:34de points de gouvernance
45:34qui n'ont pas été réglés
45:35qu'est-ce qui peut naître
45:36de tout ça
45:37Stéphane Vernet
45:38qu'est-ce que vous en pensez
45:39est-ce qu'on va finir
45:40par revoir
45:42la constitution européenne
45:43pour que ce soit
45:44plus fluide
45:45il n'y a pas
45:47de constitution européenne
45:48il y avait un projet
45:48de traité constitutionnel
45:50qui a été rejeté
45:50je vous rappelle
45:51en 2005
45:51les règles de l'Europe
45:53voilà
45:53alors ceci étant
45:55si vous voulez
45:55toute la difficulté
45:56c'est qu'on a une entité
45:57qui est une entité
45:58extrêmement puissante
45:59extrêmement grande
46:00l'Europe
46:01c'est un marché
46:03enfin vraiment
46:04c'est une grande puissance
46:06mais c'est une grande puissance
46:07dans laquelle vous avez
46:08une alliance
46:09de 27 états membres
46:11qui sont
46:11qui gardent chacun
46:12leur souveraineté
46:13donc on n'est pas
46:14c'est pas une construction fédérale
46:16c'est pas des états unis
46:17d'Europe
46:18c'est
46:19voilà
46:19et toute la difficulté
46:20c'est de faire vivre
46:21la démocratie
46:23sur ce principe là
46:24qui peut paraître contradictoire
46:25il n'empêche
46:26qu'il ne fonctionne pas si mal
46:27je veux dire
46:28enfin voilà
46:28vous avez
46:28la commission européenne
46:30vous avez le conseil
46:34le conseil européen
46:35le conseil de l'union européenne
46:36qui regroupe
46:37les chefs d'état
46:38et de gouvernement
46:38et vous avez
46:39vous avez le parlement européen
46:41avec des gens
46:42qui sont élus directement
46:43dans chaque état
46:44c'est le parlement européen
46:46vous avez
46:47une espèce de super gouvernement
46:49qui est la commission européenne
46:50avec une répartition
46:51des commissaires
46:52en fonction des états
46:53et vous avez
46:54en réalité
46:55dans le processus
46:56de décision
46:58le conseil
46:59de l'union européenne
46:59où vous avez
47:00les chefs d'état
47:01et de gouvernement
47:01qui ne cessent
47:02de s'entendre
47:03de discuter
47:04et tout ça
47:05en fait
47:06fonctionne
47:06avec des prises
47:08de décision
47:08parfois
47:09avec des votes
47:10à la majorité qualifiée
47:11avec des minorités
47:12de blocage
47:12ou dans certains cas
47:15la majorité
47:18absolue
47:18et
47:23la possibilité
47:24de droits de veto
47:25sur certains points
47:27en l'occurrence
47:27là ça bloque
47:28et oui
47:29mais c'est là
47:29que ça bloque
47:29mais en fait
47:30si vous voulez
47:30le problème
47:31c'est que vous ne pouvez pas
47:31faire table rase
47:32de tout ça
47:32en disant
47:33on va passer
47:34à autre chose
47:34si vous voulez
47:35garder
47:36si vous voulez
47:36faire en sorte
47:37que chaque état
47:38et chaque nation
47:39au sein de l'union européenne
47:40continue à avoir une voix
47:41et une voix
47:42qui potentiellement
47:42porte dans les prises
47:44de décision
47:44c'est là qu'on a un souci
47:46à partir du moment
47:48où vous vous retrouvez
47:48avec des chefs d'état
47:49ou de gouvernement
47:49qui ne jouent pas le jeu
47:50et le grand paradoxe
47:52dans cette histoire
47:52si je peux me permettre
47:53c'est que
47:53en fait regardez
47:54là où on parle
47:56de qui
47:56on parle de la Hongrie
47:58et on parle
47:58de la Slovaquie
48:02excusez-moi
48:03mais dans un passé récent
48:04ce sont deux états
48:05entre la Hongrie
48:06et la Tchécoslovaquie
48:07qui ont eu énormément
48:08à souffrir
48:09du joug de la Russie
48:12c'est pas si vieux
48:13en fait
48:13je vous rappelle
48:14que le pacte de Varsovie
48:16c'était quand même
48:16une union militaire
48:17c'est la seule union militaire
48:19au monde
48:20qui s'en prenait
48:21exclusivement aux membres
48:22de cette union
48:24donc voilà
48:25le printemps de Prague
48:27Tchécoslovaquie
48:30Budapest en 56
48:31il y a pour autant
48:32des nostalgies
48:33qui renaissent
48:33c'est là
48:35c'est là
48:35si vous voulez
48:36qu'il y a quelque chose
48:36d'assez
48:37moi j'ai toujours
48:38du mal à comprendre
48:40je comprends
48:41qu'en fait
48:41vous avez ces états
48:42ou ces dirigeants
48:43qui jouent leur partition
48:44notamment eux
48:45aujourd'hui
48:45entre Fico et Orban
48:47ils ont un problème
48:48avec le
48:49notamment avec
48:50le pétrole
48:51et le gaz russe
48:52qui était une source
48:53d'énergie
48:53à très bon marché
48:54qui veulent conserver
48:56et je pense
48:56qu'il y a aussi
48:57quelque part
48:58dans leur positionnement
48:59peut-être
49:00une espèce de volonté
49:01de ménager
49:02la chèvre et le chou
49:03je pense qu'il reste
49:04une peur
49:04de voisins russes
49:06et que dans leur comportement
49:08il y a aussi
49:09une politique
49:10qui consiste
49:11à essayer
49:12d'acheter
49:12ou de négocier
49:14une paix
49:14avec un voisin
49:16donc ils ont la couille
49:17leur peur
49:17les conduit
49:18avec des collabos
49:19entre guillemets
49:19donc c'est ça
49:20qui est effrayant
49:21ils ont peur
49:22mais ils ont beaucoup
49:22de valeurs communes
49:23ils sont persuadés
49:25que la civilisation
49:26est décadente
49:27quand même
49:27on peut se poser
49:29la question
49:29de la nouvelle géographie
49:31des pays
49:31qui veulent résister
49:32à la fois la Russie
49:33et aux Etats-Unis
49:34et donc cette Europe
49:36qui n'est pas vraiment
49:36puissance
49:37vous dites puissance
49:38mais c'est lui faire
49:39bien de l'honneur
49:39elle est plus marché
49:40que puissance
49:41c'est le premier marché
49:42d'accord
49:42mais c'est pas
49:43la plus grande puissance
49:44parce que justement
49:45si vous prenez
49:45le produit
49:46d'ailleurs brut
49:47de l'ensemble
49:48de l'Union Européenne
49:48et vous comparez
49:49avec le PIB
49:49de la Russie
49:50il n'y a pas photo
49:51ça c'est économique
49:53mais la puissance politique
49:54de décision
49:56diplomatique
49:57et politique
49:58malheureusement
49:58on n'a pas
49:59la même puissance
49:59de feu
50:00il n'y a pas
50:00un seul type
50:01qui décide
50:02à la tête
50:02de l'Europe
50:02alors c'est parce
50:03que c'est construit
50:04comme ça
50:04mais en plus
50:06on a des divergences
50:07d'intérêts profondes
50:08et c'est vrai
50:09qu'il y a une nouvelle
50:10géographie des intérêts
50:11qui s'est dessinée
50:12au moment
50:14de l'aide à l'Ukraine
50:15ou d'autres problèmes
50:17de ce type
50:17où il y a à la fois
50:18le Canada
50:19quelquefois même
50:20l'Australie
50:21qui se joint
50:22aux pays
50:23les plus à l'ouest
50:24de l'Europe
50:25pour faire une géographie
50:26de ceux qui veulent résister
50:27à la fois aux Etats-Unis
50:28et à la Russie
50:29et ça
50:30cet ensemble
50:31est en train d'émerger
50:32doucement
50:32peut-être qu'il prendra
50:33un jour la place
50:34de ce qu'a été
50:35l'Union Européenne
50:36qui paraît
50:37par instant
50:39plus du tout adaptée
50:40à la situation
50:41des deux nouveaux empires
50:42mais on est entre
50:43deux périodes
50:44ce qui rend les choses
50:45difficiles
50:46c'est qu'on est dans
50:46un temps nationaliste
50:47dans beaucoup de pays
50:48un repli nationaliste
50:49alors que l'exigence fédérale
50:51semble s'imposer
50:51sur beaucoup de sujets
50:53donc ça ne veut pas dire
50:53que c'est simple
50:53un Etat fédéral
50:54et effectivement
50:55on sent qu'il n'y a pas
50:57vraiment le ferment
50:58pour ça
50:58mais si on veut
50:59une Europe puissance
51:00ça passe évidemment
51:01par un saut fédéral
51:02supplémentaire
51:02sauf que ça se heurte
51:04à un côté un peu plus
51:05un repli nationaliste
51:07qui est souvent
51:07le fantasme
51:08de vendre
51:09une puissance alternative
51:10parce que la Hongrie
51:11a beau partager
51:12des valeurs
51:12avec la Russie
51:13c'est surtout
51:13des euros
51:14qu'elle partage
51:14avec l'Union Européenne
51:15ce qui a d'ailleurs
51:16parfois conduit Orban
51:17à avoir une position
51:18moins pro-russe
51:19que ce qu'on pouvait attendre
51:20ou même une Georgia Meloni
51:22par exemple
51:23être moins pro-Trump
51:24que ce qu'on pouvait croire
51:24parce que quand même
51:25cette puissance économique
51:26elle sert bien des pays
51:28elle sert la France
51:29en partie
51:30dans un certain nombre
51:31de secteurs
51:32mais elle sert d'abord
51:32les pays pour qui l'Europe
51:34a été une occasion
51:35de rattrapage économique
51:36donc avec les questions
51:37de dumping
51:37ça pose mille sujets
51:39mais voilà
51:40l'abandon de cette ambition-là
51:42même si c'est
51:42dans notre temps compliqué
51:43puis je rappelle
51:44que l'Europe
51:44aussi foireuse soit-elle
51:46ça reste quand même
51:47aujourd'hui
51:48le premier bloc
51:49en termes d'aide à l'Ukraine
51:50donc évidemment
51:51qu'on n'a pas
51:51l'armée américaine
51:53du tac au tac
51:54le fantasme
51:55du parapluie américain
51:56fait qu'on n'est pas
51:57en situation
51:57de prendre la place
51:58du jour au lendemain
51:59mais voilà
52:00en termes de mobilisation
52:01un des populations
52:02parce que moi
52:03j'ai fait des dizaines
52:04d'émissions depuis 4 ans
52:05où on nous expliquait
52:06là après l'hiver
52:07ça va décrocher
52:09et quand même
52:09on se rend compte
52:10qu'il y a quelque chose
52:11qui se joue sur la question
52:12des valeurs
52:12ça ne veut pas dire
52:13qu'on est très clair
52:14nous-mêmes
52:14les Européens de l'Ouest
52:15sur le gaz russe
52:17il faut quand même être
52:18Lucille
52:18pas de plus qu'on est clair
52:19sur le gaz liquéfié
52:22américain
52:23donc voilà
52:23ces sujets sont complexes
52:25mais peut-être que
52:26voilà
52:27on peut se dire
52:27que dans 5 ans
52:28on se retournera
52:28et on se dira
52:29que le saut fédéral
52:29il a eu lieu
52:30en espérant qu'on puisse
52:31se retourner dans 5 ans
52:32effectivement
52:33mais il y a cette urgence
52:35et puis comme vous le disiez
52:36des incertitudes politiques
52:38dans d'autres pays
52:40européens
52:40y compris
52:41est-ce qu'il peut y avoir
52:42d'autres Hongries
52:43d'autres Slovaquies
52:45dans les années qui viennent
52:46qu'est-ce que vous en pensez
52:47Benjamin Louis ?
52:48Peut-être
52:49effectivement
52:50c'est un des grands risques
52:51que l'on commence tous
52:53à entrevoir
52:54et peut-être bien moins
52:55à l'Est
52:56que ce que vous venez
52:57de citer
52:59je pense que là
52:59honnêtement
53:00on a cité assez de problèmes
53:01dans l'immédiat
53:02donc prenons chaque chose
53:03en son temps
53:04on verra bien
53:04Bon et je signale
53:06que Jean-Noël Barraud
53:07le ministre des Affaires étrangères
53:08sera demain
53:09l'invité de France Info
53:10à 8h30
53:10avec Paul Larouturou
53:12et Agathe Lambret
53:12à l'occasion
53:13de ce quatrième anniversaire
53:15de l'invasion russe
53:17je vous remercie
53:17tous les quatre
53:18d'avoir été avec nous
53:20dans Les Informés
53:21ce soir
53:22on fait peut-être
53:23un petit tour des unes
53:24Jonathan Boucher-Pétersen
53:26en une de Libération
53:27Un numéro spécial
53:27sur les quatre ans
53:28de l'invasion russe
53:29en Ukraine
53:30avec du reportage
53:31de l'enquête
53:32et des prises de position
53:33notamment de la prix Nobel
53:35ukrainienne
53:36Sylvie Pierre-Brossolette
53:37pour Le Point
53:38c'est vaincre l'insomnie
53:39voyez si l'actualité
53:40vous déprime
53:41et vous empêche de dormir
53:42vous trouverez les solutions
53:44dans Le Point cette semaine
53:45Stéphane Vernet
53:46en une de Ouest France
53:47après quatre ans
53:48de guerre
53:49les Ukrainiens ont survit
53:50et puis donc
53:51merci aussi
53:52Benjamin Louis
53:53de la RTS
53:54la radio
53:55télévision suisse
53:56vous écoutiez
53:57Les Informés
53:58merci d'avoir été avec nous
54:02merci d'avoir regardé cette vidéo
54:03Merci d'avoir regardé cette vidéo
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