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Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##VV_PARLER_FRANCE-2026-02-17##

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News
Transcription
00:00Avec moi, comme tous les soirs du lundi au jeudi, François-Louis Bourneau.
00:03Bonsoir François-Louis.
00:05Bonsoir Philippe David, j'espère que vous allez bien.
00:06Au menu ce soir, des vraies voix font parler la France.
00:09Ce sont les sujets que vous nous soumettez et vous êtes bien évidemment les bienvenus pour nous les soumettre.
00:15Pour nous en soumettre d'autres bien sûr et ce, tous les soirs de la semaine.
00:19Absolument et on reparlera dans quelques instants de la mort de Quentin de Ranque.
00:22Quatre suspects ont été interpellés mardi, donc aujourd'hui, à annoncer le parquet de Lyon.
00:27Cette mort vous choque, la violence politique vous inquiète.
00:30Dites-le-nous 0826 300 300, on reçoit déjà des appels pour en parler.
00:36Et juste, on va parler ensuite des inondations je crois.
00:39Absolument, les inondations en Charente.
00:42Vous êtes très nombreux parmi les auditeurs de Sud Radio à être très durement frappés par les inondations.
00:47Et vraiment, je dois le dire, on pense à vous.
00:48Voilà, beaucoup de départements restent placés en alerte orange, notamment pour les crues.
00:53Si vous êtes touché par ces inondations ou alors que vous vivez des crues difficiles,
00:58et bien pareil, dites-le-nous 0826 300 300 pour témoigner.
01:02On prend vos appels et même vos SMS au 728.
01:05Donc la parole est à vous.
01:07Dans les vraies voix, il faut me parler la France avec Philippe David.
01:09Et vous voulez réagir ?
01:10C'est Zach, qu'on aime beaucoup d'ailleurs.
01:12Qui est au standard.
01:13Qui est au standard.
01:14Et qui prendra vos appels au 0826 300 300.
01:17Revenons justement sur la mort de Quentin.
01:21Une minute de silence a été observée justement cet après-midi à l'Assemblée nationale.
01:25Quatre interpellations ont eu lieu.
01:27C'est le parquet de Lyon qui l'a annoncé.
01:29Nous sommes avec Nora d'Ile-de-France.
01:31Bonsoir Nora.
01:31Bonsoir Nora.
01:32Oui, bonsoir.
01:34Et merci de m'accueillir sur vos ondes.
01:36Merci beaucoup.
01:37Avec plaisir.
01:38Vous avez voulu, vous souhaitez donc réagir sur cette mort de Quentin.
01:43Un jeune militant tué avec des coups dans la tête.
01:47Notamment des coups portés au visage.
01:49Est-ce que ça vous choque ? Dites-nous tout.
01:51Alors oui, ça me choque bien sûr énormément.
01:54Et ça me choque d'autant plus que l'on voit derrière la récupération politique.
02:00Parce qu'il y aura encore des morts.
02:01Il y aura encore, il y a eu des éborgnés, des mutilés pendant l'épisode des Gilets jaunes.
02:07Et on continue dans la violence.
02:08Alors là, je vous coupe, c'était par les forces de l'ordre, ce qui s'est passé pendant les
02:11Gilets jaunes.
02:12C'était totalement différent.
02:14Mais j'ai quand même l'impression que depuis, moi je ne mâche pas mes mots,
02:19depuis que ce gouvernement est en place, nous sommes en plein dans l'anarchie, dans la violence.
02:24Et c'est déplorable parce qu'il y a des vies humaines derrière, comme Quentin, comme d'autres.
02:29Et bien sûr que c'est déplorable et que ce n'est pas tolérable.
02:33Et là, bien sûr, ils sont dans la course à l'échalote aux présidentielles.
02:37Donc ils vont récupérer ce tragique événement pour se faire valoir.
02:42Et c'est toujours comme ça.
02:43Et ce sont des personnes que les contribuables payent vraiment de leur denier très cher
02:50pour, on se croirait dans une cour d'école, au lieu d'être humble,
02:55de reconnaître qu'il faut arrêter la violence politique
02:58parce que c'est au détriment toujours des citoyens qui sont derrière à soutenir.
03:02On se croirait dans un match de foot, des supporters, des hooligans
03:05qui soutiennent leur équipe de foot.
03:07Et l'équipe de foot, là, ce sont les partis politiques.
03:10Et c'est eux qui entretiennent.
03:12C'est tous.
03:13Moi, je ne suis ni de gauche, ni de droite, ni des extrêmes.
03:16Ce sont tous ces gens-là, toutes ces personnes qui siègent,
03:19qui entretiennent ce climat.
03:21Il faut que ça cesse.
03:22Alors Nora, restez avec nous parce que le sujet fait beaucoup réagir.
03:26On le comprend, François, et on en a parlé aujourd'hui dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale
03:31lors des questions au gouvernement, avec une minute de silence, etc.
03:34Et ça réagit beaucoup et nous avons Baptiste.
03:37On continue de vous donner la parole, justement.
03:38Je crois qu'on a Johan.
03:40C'est Johan Demalmort qui est avec nous.
03:42Bonsoir, Johan.
03:44Bonsoir.
03:44Il me sent que vous n'êtes pas tout à fait d'accord avec la technique et les filles.
03:48Dites-nous tout.
03:50Ce qui est très gênant, en fait, c'est que c'est les personnes qui, malheureusement,
03:57qui sont présentes sur la vidéo, en tout cas, où on voit Quentin se faire molester.
04:03On peut dire lynché, parce que quand on entend, j'ai écouté en intégralité la conférence
04:11de presse du procureur hier, qui dit que tous les coups ont été portés à la tête,
04:15c'est pire que tout.
04:17Oui, oui.
04:18Et ce qui est embêtant, c'est que ce sont des groupes, comme disait tout à l'heure
04:23Noura, qui ont été supportés, qui ont été même adoubés, on va dire, par LFI et
04:32Jean-Luc Mélenchon, qui s'appelle l'arrière-garde.
04:37Non, la jeune garde.
04:39La jeune garde, pardon, la jeune garde.
04:42Que quand on leur en parle, ah ben non, non, c'est pas nous, et puis vous avez vu les
04:46autres, ce qu'ils font.
04:48À ce moment-là, c'est pas les autres, c'est qu'il y a quelqu'un qui est mort,
04:51quoi, à ce
04:52moment-là.
04:52Et que LFI ne l'est pas un franc du collier là-dessus.
04:57C'est-à-dire que j'ai écouté l'interview de Manuel Bompard, qui l'a donnée sur notre
05:05radio.
05:06C'est pas franc du collier.
05:08On supporte l'auto...
05:09Je suis pour l'autodéfense, mais en même temps, je soutiens quand même la jeune
05:15garde, et c'est pas normal qu'elle ait été dissolue parce que c'est parce que ça.
05:18Non, mais à un moment donné, il faut se positionner.
05:22Ce sont des gens qui ont la volonté, une volonté politique forte d'arriver au pouvoir,
05:28d'accéder à la position suprême de président de la République.
05:31Sauf qu'à un moment donné, sur ce genre de choses-là, c'est juste intolérable.
05:35Faut pas faire diverser, faut pas avoir de demi-mont, quoi, là-dessus.
05:37Il n'y a pas de nuance à avoir.
05:41Et moi, je leur reproche beaucoup d'être toujours dans ce flou entre il faut, il faut
05:48pas, on peut, on peut pas, pas de violence, mais la violence policière, mais pas de violence
05:52policière, mais il faut plus de policiers.
05:54C'est à n'y rien comprendre, et ça floute complètement le message, et je trouve ça
05:59vraiment, comme je disais tout à l'heure, d'ailleurs, votre neural, votre auditrice,
06:04c'est vous qui vous écoute, Joël ?
06:06C'est pas normal.
06:08C'est pas normal que les responsables politiques font autant leur message.
06:12Joël, restez avec nous.
06:14On a Baptiste de Boulogne-Biancourt qui souhaite réagir.
06:17Bonsoir Baptiste.
06:18Bonsoir Baptiste.
06:19Bonsoir, bonsoir à tous.
06:20Je me permets juste de rappeler que dans l'affaire de Quentin Deran, qu'un, quatre suspects
06:24ont été interpellés, notamment l'assistant parlementaire de Raphaël Arnaud, Jacques
06:29Elifavreau, voilà, c'était confirmé par le parquet de Lyon.
06:32À l'instant, donc.
06:33Voilà.
06:34Allez-y, Baptiste, pardon, je voulais juste rappeler ça à nos éditeurs.
06:37Eh bien, non, mais simplement, moi, ce que j'ai entendu de Joël à l'instant, je ne partage
06:41pas du tout ce qu'il vient de dire.
06:42Moi, je ne suis pas du tout électeur LFI, je suis plutôt électeur de gauche, mais
06:45pas LFI.
06:46Je sais que j'ai beaucoup de problèmes stratégiques avec le comportement d'Elefi au sein de la
06:52gauche, mais par contre, il se trompe.
06:54LFI, il n'y a rien qui est flou, et LFI n'a jamais appelé à la violence, et LFI
06:57n'a
06:57jamais cautionné la violence, et LFI, j'ai l'impression, dénoncent toutes les violences.
07:02Donc, les violences policières sont une forme de violence, elles sont dénoncées.
07:06Je ne me souviens pas avoir entendu un quelconque leader politique insolite appeler à la violence
07:11ou cautionner la violence.
07:12Donc, non, moi, je suis désolé, ce n'est pas flou.
07:14Et de la même façon que ce qui n'est pas flou, c'est que depuis 2022, les seules personnes
07:19qui sont mortes à cause de leur vie en France l'ont été sous les coups des fachos
07:23et de certains responsables politiques de l'extrême droite.
07:27Voilà, ça, ce n'est pas flou non plus.
07:28Il n'y a pas de mort de l'antifascisme en France comparé aux morts de l'antifascisme
07:34en France.
07:34Voilà, c'est pas fait.
07:35Donnez-moi un exemple.
07:36Donnez-moi un exemple des gens qui sont morts à cause de l'antifascisme.
07:39Dites-moi.
07:40Demain, si vous enlevez l'antifascisme, vous la saurez.
07:43Vous ne pouvez pas...
07:44Alors, chacun son tour.
07:46Johan.
07:47Pardon.
07:47Non, je suis...
07:48Pardon, excusez-moi.
07:49J'ai dit que c'est vous.
07:50Pardon, excusez-moi.
07:52Vous ne pouvez pas dire que la fille ne cautionne pas la violence.
07:55C'est juste factuellement faux.
07:57Quand vous avez...
07:59Je vous donne un exemple.
08:01Quand vous avez, dans les manifestations, quelqu'un avec une pancarte qui affiche un mort,
08:07c'est un vote de moins pour le RN, et que vous avez le responsable, j'ai vu que
08:11il y a un chien qui dit « Ah ben, on peut rigoler », il y a un problème.
08:16Il y a le discours officiel devant les caméras, et puis il y a les tweets, il y a les
08:24discours
08:24en off aux journalistes qui sont captés au passage.
08:27Il y a un problème.
08:29Il y a un problème vis-à-vis de la violence, vis-à-vis de la violence, qu'elle soit
08:32légitime
08:32ou pas.
08:33Vous ne pouvez pas dire qu'il ne cautionne pas.
08:36Alors, on doit faire une courte pause.
08:38Le débat va continuer entre vous trois, Baptiste, Nora et Johan, mais il faut bien vivre,
08:42et donc on se retrouve dans quelques instants, puisqu'on doit faire une courte pause publicitaire.
08:46Et puis si vous voulez réagir, il y a le 08126 300 300 qui vous est ouvert.
08:49On parle bien sûr de la mort de Quentin.
08:51Si cette violence vous choque, vous fait réagir, dites-le nous.
08:5508126 300 300, je le rappelle, on prend tous vos appels.
09:10Et puis aussi, vous nous écrivez par mail, puisque je le rappelle, vous pouvez nous écrire
09:15à jeparticipe-sudradio.fr.
09:18On a un auditeur qui nous écrit concernant la violence justement qu'a subie Quentin,
09:23puisqu'il en est mort.
09:24Cette violence traduit surtout un effondrement culturel de notre société.
09:28La bêtise et le manque de repères entraînent la montée de la haine,
09:32car les mots et le dialogue font défaut.
09:34La violence parle, Philippe.
09:35Voilà ce qu'on nous dit quand on nous écrit par mail.
09:37Alors, on a avec nous Baptiste, qui défend LFI,
09:41Johan qui est contre LFI,
09:43on a Nora qui est plus neutre.
09:45Nora, quand vous entendez nos auditeurs débattre et vous en faites partie,
09:49qu'est-ce que vous avez envie de leur dire ?
09:50Est-ce que vous n'auriez pas envie de leur dire, comme moi ?
09:52Est-ce que ce ne serait pas le moment, pour utiliser un terme un peu simple,
09:57de mettre le pied sur le ballon et que des responsables politiques dignes de ce nom
10:01devraient appeler au calme et surtout à calmer les choses
10:04et pas mettre des bidons d'huile sur le feu ?
10:06Mais complètement. Mais c'est leur fonds de commerce.
10:09Mais complètement. Mais je vous dis,
10:122027 arrive, donc bien sûr,
10:14ça tombe à point nommé, ce tragique fait.
10:18Là, ce n'est pas un fait divers.
10:19C'est de la violence qui perdure.
10:22Oui, bien sûr qu'ils devraient apaiser les choses.
10:24Mais non, mais ça continue encore et encore et toujours.
10:27Et nous sommes, nous, citoyens, comme Quentin, comme tant d'autres,
10:32victimes et nous tomberons sous les coups de leurs bêtises.
10:35C'est vraiment pathétique, ce qui se passe au niveau politique dans notre pays.
10:39Pathétique. De toute façon, il faut bien le dire,
10:41et je ne vais pas mâcher mes mots, je vais être assez cru,
10:44c'est un bordel sans nom.
10:45Voilà, c'est un bordel sans nom.
10:47C'est l'anarchie totale, c'est le chaos sur fonds d'affaires internationales,
10:51si vous voyez ce que je veux dire.
10:53Donc nous, on ne sait plus où donner de la tête.
10:54Et franchement, en plus, quand vous voyez la liste de courses,
10:58qui est la liste de tous ceux qui se présentent à l'élection,
11:01on voit bien qu'ils ne sont pas là, quand même, pour la paix sociale.
11:04Ils sont là pour mettre de l'huile sur le feu.
11:06Et c'est ça qui est surtout à dénoncer.
11:09Et bien sûr, des décès tels que celui d'un jeune homme de 23 ans
11:14qui était là pour, bien sûr, aux abords d'un événement politique.
11:18Mais bon, il y en aura encore, je le crains.
11:20Nora, restez avec nous.
11:21On a d'autres appels, mais non, une auditrice qui n'est pas encore garée.
11:24Donc on l'apprendra un peu après.
11:26Baptiste, qu'est-ce que vous voulez répondre ?
11:28Notamment à Johan et à Nora.
11:32Baptiste, vous êtes avec nous ?
11:33Oui, oui.
11:34Écoutez, à Johan, pas grand-chose.
11:37S'il veut parler des pancartes qui sont brandies en maïf par deux blaireaux,
11:42très bien, on peut parler des croix gammées
11:44qui sont tatouées sur les torses des manifs
11:46qui apparemment semblent avoir sa validation.
11:50Non, je ne pense pas que Johan valide ça.
11:52Mais excusez-moi, vous parlez de tatouage,
11:54c'était dans mon édito hier matin,
11:56quand on dit que Raphaël Arnaud, le député de la jeune garde,
11:59LFI, n'est pas violent,
12:01qu'il a été condamné pour violence volontaire en Réunion
12:03et qu'il ait un tatouage de poids américain sur la main.
12:07Est-ce que le tatouage de poids américain sur la main,
12:09c'est un symbole de non-violence ?
12:11Est-ce que vous m'avez entendu parler de Raphaël Arnaud ?
12:14Est-ce que vous m'avez entendu défendre Raphaël Arnaud ?
12:16Ah non, non, non, mais vous parlez de tatouage, c'est pour ça ?
12:20D'accord, mais très bien, libre à vous.
12:22Vous pouvez comparer des tatouages anti-safis à des croix gammées.
12:26Libre à vous de le faire.
12:27Moi, je n'ai pas de problème avec ça.
12:28Chacun pense exactement ce qu'il veut,
12:29je n'ai aucun problème avec ça.
12:31Moi, je veux juste...
12:32En plus, vous êtes en train de m'énerver
12:34alors qu'il n'y avait aucune raison.
12:35Moi, je ne suis même pas électeur et LFI.
12:37C'est juste que je vous trouve absolument incroyable.
12:40Je me souviens, il se trouve qu'on est en plein tournoi des 6 nations,
12:43il se trouve qu'il y a quelques années en plein tournoi des 6 nations,
12:45il y a un militant fasciste qui est, après une bagarre,
12:50qui est allé chercher des armes pour tuer un ancien joueur de rugby.
12:54Je ne vous ai pas entendu, ni vu, déclencher des éditions spéciales, etc.
12:57C'est scandaleux.
12:58Alors, ce n'était pas dans le cadre d'un événement politique.
13:01Et alors, pour...
13:02Alors là, aucune des...
13:03Attendez, je termine.
13:04Attendez, aucune des...
13:05Vous ne dites pas la vérité.
13:06Vous ne dites pas la vérité.
13:07Quentin n'est pas agressé devant un meeting politique.
13:11C'est faux.
13:11Vous ne pouvez pas dire ça.
13:12Maintenant, le procureur a parlé.
13:14Le procureur a donné les éléments.
13:16C'est faux.
13:16Mais il n'était pas en train de faire le...
13:18Il n'a rien à voir.
13:19Mais il n'était pas en train de faire le service d'ordre pour Némésis ?
13:22Les parents de la victime ont contesté ça.
13:25Aujourd'hui, l'avocat des parents de la victime a contesté ça.
13:28Il dit qu'il n'était pas du tout en train de faire le service d'ordre.
13:31Il est allé avec des amis à lui pour aller à la cartagne.
13:35Je suis navré et triste qu'il soit mort.
13:38Voilà.
13:38Vous ne m'entendrez jamais me réjouir une fois que ce soit.
13:40Ah ben ça, on ne s'en solliciterait pas.
13:41Ça, ça va de soi.
13:42Donc, je trouve ça tragique ce qui est arrivé à Quentin.
13:45Mais vous n'avez pas le droit...
13:47Johan a le droit de le penser.
13:48Nora a le droit de le penser aussi.
13:49Mais vous, vous avez un devoir moral de ne pas laisser dire que c'est le meeting de Rima
13:54Hassan qui est à la base.
13:55Je n'ai pas dit ça.
13:56Je n'ai pas dit ça.
13:57Vous avez dit qu'il avait été tué en marge d'un meeting politique.
13:59C'est faux.
14:00Attendez, je peux en placer une.
14:01Vous avez dit lors d'une bagarre.
14:02Mais placez-en l'une, mais placez-en l'une correcte.
14:04Attendez, vous permettez que je réponde.
14:06Dans une bagarre, alors qu'il faisait le service d'ordre a priori pour un collectif qui s'appelle Némésis...
14:12J'ai menti, Patrick, concentrez-vous.
14:14Non, moi, ce n'est pas Patrick.
14:16Excusez-moi, peu importe votre prénom.
14:17Regardez les déclarations des parents de Quentin.
14:20Philippe, regardez les déclarations des parents de Quentin.
14:22Ils contestent que Quentin était là pour faire un quelconque service d'ordre.
14:27Maintenant, si votre organe de presse et si vos sources, c'est le collectif Némésis...
14:31Ah non, non, ce n'est pas ça.
14:32Ah non, ce n'est pas ça.
14:33Alors, parce que vous parliez de Fédérico Martin à Ramburu.
14:37Alors, évidemment, j'espère, moi, je le dis franchement,
14:41que celui qui l'a tué prendra la peine maximale, mais vraiment maximale.
14:45Je n'ai aucun doute là-dessus.
14:46Et tout comme celui qui a tué Quentin, et tout comme celui qui a tué Quentin,
14:49il prendra super cher.
14:50Moi aussi.
14:51Par contre, rappelons un truc.
14:52Le Priol, qui est l'assassin présumé de Fédérico Martin à Ramburu,
14:56avait déjà un lourd passif à son égard.
14:59Il avait même eu des problèmes avec la justice pour avoir torturé un des responsables du GUD.
15:04Ce qui en dit long sur le personnage, soit dit en passant.
15:07On est d'accord.
15:08Mais ça n'avait pas...
15:09Reconnaissez au moins avec moi, et ce n'est pas une critique,
15:11reconnaissez au moins avec moi que ça n'a pas eu la même résonance médiatique
15:15que l'affaire de Quentin, pour ça, ce sont deux tragédies, de la même façon.
15:19Il y a deux personnes qui sont mortes pour des convictions politiques.
15:24Alors, il a été tué par un type qui est ouvertement d'extrême droite, ça c'est clair.
15:29Je n'ai pas le moindre de commandement de doute là-dessus.
15:31Mais il n'y avait aucun truc politique.
15:34Alors, d'après ce que je fais de mémoire, il y a eu une altercation.
15:38Il est allé chercher un flingue et il a tué ce pauvre Fédérico Martin à Ramburu,
15:43à qui on pense évidemment.
15:44Mais ce n'était pas pour motif politique.
15:46Vous avez raison, mais l'origine de la bagarre entre nous, ou de la dispute en tout cas,
15:51c'est que Le Priol et ses amis ont tenu des propos absolument délirants
15:54sur des gens qui étaient présents en terrasse,
15:56et qu'A Ramburu s'est opposé à ses propos.
15:58C'est ça.
15:58Voilà.
15:59C'est ça.
15:59Donc, ce n'est pas politique, vous avez raison, mais je suis désolé.
16:03Je vous en prie, Philippe, écoutez les déclarations de la propre famille de Quentin.
16:07Mais moi, j'écoute toutes les sources que l'on reçoit.
16:10C'est pas un service d'ordre.
16:11Mais écoutez un peu moins Némésis, parce qu'en fait...
16:14Ah non, mais j'écoute pas Némésis, mais qu'autre chose.
16:16Et qu'il y a son rond de serviette chez vous, en fait, ça suffit à un moment donné.
16:19Elle est en train de se couvrir.
16:20Moi, j'espère que les assassins de Quentin vont prendre la peine maximale,
16:24et que s'ils sont reconnus coupables, ils prendront la peine maximale,
16:27et que s'il y a des assistants parlementaires, j'espère qu'ils prendront la peine maximale aussi,
16:31parce qu'il y en a qui foutent la merde.
16:32Et à un moment donné, à gauche, il faut aussi qu'on fasse le ménage,
16:35mais il ne faut pas exagérer.
16:37Là, franchement, je me réfugie derrière les propos de gens comme Michel-Édouard Leclerc ou Alain Jamel,
16:42qui quand même ont un peu de raison.
16:43Ils disent, là, le bashing anti-éléphi sur cette histoire, il est quand même grossier.
16:48Baptiste, restez avec nous, parce que ça réagit beaucoup.
16:51Nous avons Marc avec nous.
16:52Bonsoir, Marc.
16:53Bonsoir, Marc.
16:55Oui, bonsoir.
16:56Merci de me donner la parole.
16:57Eh bien, on vous la donne, on vous écoute, vous appelez d'Occitanie.
17:00Vous voulez dénoncer les violences, justement, qui, pour vous, sont inacceptables ?
17:05Mais moi, il n'est pas inacceptable.
17:06C'est qu'une intercation, à un moment donné, dont apparemment l'origine est contestée,
17:12tourne à un fait divers tragique, c'est-à-dire la mort d'un homme.
17:16Après, ce qui me paraît acceptable aussi, dans une société démocratique,
17:19c'est tout le mouvement de récupération qu'il y a,
17:22et ce n'est pas la première fois que ça se produit par des députés de l'Assemblée nationale,
17:25qui, à un angle des présidentielles, est très proche des municipales,
17:32essaie de récupérer ce fait divers.
17:37Ensuite, ce qui m'interpelle aussi, c'est que la violence, effectivement,
17:41cette fois, c'est un pseudo militant de droite qui verrouille,
17:46et qui, malheureusement, je regrette pour sa famille,
17:51je leur présente toutes les condoléances qu'on peut leur présenter.
17:53Et la prochaine fois, ça peut être un militant communiste, un militant socialiste,
17:58ça peut être quelqu'un d'LSI,
17:59c'est tout ce climat de violence qu'il y a dans notre société,
18:04et qui, à un moment donné, je rejoins un petit peu la dame qui a donné un petit peu cet
18:09avis,
18:09qui est récupérée par des politiques pour se faire un petit matelas.
18:17Après, cette dérive sociétale que je l'ai vu,
18:19non, moi, ça peut ne pas être partagé.
18:22Mais quand je vois un pays, par exemple,
18:25qui vote, dernière législative, à 30% pour un parti néofasciste,
18:30un parti qui est né directement du gouvernement créé par le FN,
18:38à l'émanation d'un gouvernement, d'un gouvernement de collaborateurs,
18:42qui, ensuite, s'est transformé avec le parti de l'Ordre d'Orient.
18:49Vous parlez du Front National ?
18:51Je parle du Front National, oui, qui émanation d'Ordre Nouveau.
18:55Et Ordre Nouveau, bon, personnellement,
18:57j'ai subi, moi, des matraquages à l'époque, dans les années 70,
19:00des militants d'Ordre Nouveau qui rentraient dans un lycée en grève,
19:04en matraquant tout ce qui se passe,
19:05tout ce qui passait à leur portée.
19:07Quand on voit, maintenant, ce parti qui, effectivement,
19:10s'est refait une petite virginité, qu'on met en exergue,
19:13qu'on a fait tout pour faire monter,
19:16et représente actuellement 36% de nos votants,
19:20ce phénomène de montée de violences ne m'étourne plus.
19:25Quand, tout à l'heure, dans l'émission,
19:27j'ai écouté votre émission à 14h,
19:29quand j'entends dire qu'effectivement,
19:31une partie de l'électorat qui, par qui là,
19:35émane, effectivement, de gens déçus de la gauche,
19:39qui n'ont pas fait une politique de gauche,
19:41de toute façon,
19:44ces gens-là, on l'a la voie recourte.
19:46Moi, je leur demande à ces gens-là d'aller sur Internet,
19:49d'aller prendre toutes les revues,
19:51voir les historiques des partis qu'il y a actuellement
19:55à choisir dans nos prochaines élections,
19:58de revenir également sur toutes les avancées sociales
20:01qu'il y a eues, et regarder sous quel gouvernement
20:05ces avancées sociales se sont faites.
20:07Et essayer de reprendre un petit peu de retenue,
20:10et un petit peu de recul par rapport à ces idées.
20:13On peut défendre des idées,
20:15défendons-les verbalement, allons aux élections,
20:17mais arrêtons, et nos politiques,
20:20et une certaine partie de nos médias,
20:22parce que, moi, je n'écoute quasiment plus les informations,
20:25quand je vois tout ce qui est déformé sur BFM,
20:27mais sur CNews, on est dégoûtés de l'information actuellement.
20:32Et c'est en ce sens que je vous remercie de nous donner la parole.
20:34On vous donne la parole, et on a d'autres auditeurs qui appellent,
20:37mais on doit faire une pause, François-Louis ?
20:38Une courte pause, effectivement, mais 0826 300 300,
20:41c'est le numéro à composer si vous voulez prendre la parole.
20:43Je le rappelle, on parle de la mort de Quentin,
20:46ce jeune militant, une autre terre de 23 ans,
20:48qui a été frappé jusqu'à la mort par au moins 6 individus.
20:51Quatre ont été interpellés aujourd'hui.
20:53Aujourd'hui, ce soir.
20:54Voilà, donc si vous voulez réagir à 0826 300 300,
20:57on se retrouve juste après.
20:58Sud Radio.
20:59Sud Radio.
21:00Parlons vrai.
21:01Parlons vrai.
21:01Sud Radio.
21:02Parlons vrai.
21:03Ponce.
21:03Philippe David.
21:05Les vraies voix font parler la France avec François-Louis Bourneau.
21:08On parle évidemment de la mort de Quentin,
21:10de la minute de silence à l'Assemblée nationale aujourd'hui,
21:12et le sujet fait énormément réagir au 0826 300 300,
21:17que je pouvais appeler, bien évidemment.
21:18Et je le rappelle à nos auditeurs qui n'ont peut-être pas suivi,
21:20où simplement, voilà, quatre suspects ont été interpellés dans l'affaire Quentin de Rankin,
21:25parmi lesquels l'assistant parlementaire du député LFI,
21:29Raphaël Arnaud.
21:30Philippe David.
21:31Absolument.
21:31Et on a Cécile, qui est arrivée à se garer,
21:34qui nous appelle de Marseille.
21:36Bonsoir Cécile.
21:38Allez-y, la parole est à vous.
21:39Dans les vraies voix, ils font parler la France.
21:40Manifestement, ça a été un peu difficile de se garer.
21:43Il y avait un peu des embouteillages malgré les vacances scolaires.
21:47Donc, en fait, je ne suis pas certaine...
21:48Alors, le sujet, bien sûr, fait réagir,
21:50et heureusement que le sujet fait réagir,
21:52mais je pense que l'auditeur qui a fait le plus réagir,
21:54ça doit être Baptiste, je crois.
21:56Oui, absolument, Baptiste.
21:57C'est ce qui m'a fait le plus réagir,
22:00parce que je pense que tu as un peu oublié l'histoire
22:02quand on dit que LFI ne pousse pas à la violence.
22:06La gauche, d'une manière générale,
22:08dans les années 80, il y avait Action Directe.
22:10On ne peut pas dire que c'était un mouvement qui était pacifiste
22:13et qui n'engageait pas à la violence.
22:15Donc, pour moi, ça n'a arrêté.
22:19Donc, l'extrême droite, il y a peut-être, en effet, des événements.
22:24Il y en a beaucoup, parce que, de toute façon,
22:26les extrêmes sont toujours dans l'extrême.
22:30Mais il y a une chose avec laquelle je ne suis pas d'accord non plus,
22:33c'est quand on parle en permanence de récupération politique.
22:36Récupération politique, quand il se passe un drame comme ça,
22:39il y a des commentaires politiques.
22:41Ils sont dans leur rôle concernant les extrêmes.
22:46Moi, j'estime que l'extrême gauche et la gauche, d'une manière générale,
22:51de toute façon, ne mènent pas le combat qu'il faudrait
22:53pour cette insécurité et la violence qu'on vit à l'heure actuelle.
22:56Donc, à la limite, quitte à défendre quelqu'un,
22:59je défendrais plutôt l'extrême droite quant à la récupération politique.
23:03Et j'estime que ce n'est pas de la récupération politique,
23:06parce que tout le monde en profite.
23:08Donc, il y a de la récupération, rien du tout.
23:10L'extrême gauche est dans la violence.
23:13LFI pousse à la violence.
23:14Et de toute façon, dans leur comportement
23:16et dans leur façon de s'exprimer,
23:18ils poussent à la violence.
23:19Et quand on fait des meetings dans des écoles nationales,
23:23et en l'occurrence,
23:25si on se pose souvent,
23:26et qu'on pousse à ce genre de propagande,
23:29de toute façon, déjà, c'est engagé une violence avec la jeunesse.
23:32Donc, je suis d'accord avec Nora,
23:36pratiquement surtout,
23:37sauf sur ce terme de récupération politique.
23:40Mais alors, avec Baptiste, à 100% l'opposition.
23:43C'est le principe du débat.
23:45Mais il y a encore d'autres auditeurs
23:46qui arrivent au 0826 300 300.
23:48On était à Marseille, direction Toulouse.
23:51Bonsoir Jean-Jacques.
23:54Bonsoir.
23:54Ben voilà, moi je voulais réagir par rapport à tout ce que j'entends.
23:58Bon, je suis...
23:59Moi je suis rave national,
24:01non, là je ne m'en cache pas.
24:02Alors moi, je suis anti-violence.
24:05Que ce soit sur la gauche,
24:06extrême-gauche, droite,
24:08tout ce qu'on veut,
24:09je suis vraiment outré
24:11de voir qu'on puisse débattre
24:13de la mort d'un jeune.
24:15Parce que là, c'est de la barbarie.
24:16On a atteint des niveaux...
24:18Là, on n'est plus dans la violence.
24:19Là, on est vraiment dans la barbarie.
24:21Après, concernant l'extrême-gauche,
24:23moi je suis extrême-droite,
24:24je cautionne ni la violence
24:25sur l'extrême-droite,
24:27ni sur l'extrême-gauche.
24:28Moi, je considère qu'il y a des urnes.
24:29Il y a des urnes qui parleront.
24:31aux prochaines élections présidentielles.
24:33Bas-Baptiste, il a sûrement raison
24:34sur certains points.
24:35Pourtant, moi, je ne suis pas du tout
24:39d'accord sur d'autres points
24:41qu'il a abordés.
24:41Mais c'est vrai qu'il y a une montée
24:44en puissance,
24:45que ce soit sur l'extrême-droite
24:47ou sur l'extrême-gauche.
24:48Mais j'ai la sensation
24:49que depuis quelques années,
24:51l'extrême-gauche
24:52passe dans l'ultra-violence.
24:54Ça, c'est mon avis.
24:57Mais honnêtement,
24:58moi, ça me fait très, très peur.
25:00Je ne sais pas où on va aller.
25:02Mais je trouve que ça devient
25:04extrêmement violent.
25:06Et là, comme disait un des auditeurs,
25:08là, c'est quelqu'un
25:11extrême-droite, extrême-gauche
25:12qui est mort.
25:13En fait, il n'y a pas de...
25:14Pourquoi dire extrême-droite
25:15ou extrême-gauche ?
25:17Et alors que quelqu'un est mort,
25:18c'est aussi dramatique ?
25:20Ouais, moi, je trouve
25:21qu'on arrive à un point
25:22où ce n'est même plus
25:23l'extrême-droite
25:24ou l'extrême-droite
25:25ou l'extrême-gauche.
25:25C'est que là,
25:26on arrive à un point
25:26où c'est des affrontements
25:28qui...
25:29C'est gratuit.
25:30Je ne sais même plus
25:31si les gens
25:34deviennent violents
25:35par rapport à leur parti.
25:36Moi, je pense que
25:37c'est de la gratuité.
25:38C'est la gratuité.
25:39C'est violent,
25:39c'est gratuit.
25:40Mais Jean-Jacques,
25:41on va faire un tour de table
25:42parce qu'il nous reste
25:42à peu près 5 minutes.
25:44Vous êtes nombreux
25:44et après, on veut évidemment
25:46parce que vous avez été nombreux
25:47à nous appeler
25:48pour témoigner
25:49sur ce que vous vivez
25:50avec les inondations
25:51et il faut absolument
25:52qu'on en parle
25:52dans les vraies voix
25:53pour parler la France.
25:54Je vais vous poser
25:55une question à tous
25:56pour une réponse
25:57en à peu près
25:5730-40 secondes.
25:59On va faire dans l'ordre
26:00mais c'est vraiment...
26:01Est-ce que vous avez
26:01vraiment des craintes
26:02en pensant à la présidentielle
26:04qui aura lieu
26:05dans maintenant 14 mois ?
26:07Je vais faire du haut
26:08en bas du tableau
26:09des affichages
26:10que j'ai sous le dé.
26:11Baptiste.
26:14Je ne vais pas répondre
26:15à votre question.
26:16Je vais utiliser
26:16les 30 secondes
26:16pour dire à l'auditrice
26:17qui m'a interpellé directement
26:19que de convoquer
26:21Action Direct
26:22pour parler de la situation
26:23d'aujourd'hui,
26:23c'est absolument ridicule.
26:24Donc je considère
26:25que c'est insignifiant.
26:26Action Direct,
26:27c'est un groupe
26:28terroriste d'extrême gauche
26:29qui avait plutôt
26:30un parti politique.
26:31Donc vraiment,
26:31sa comparaison
26:33ne me touche pas
26:33parce que je la trouve
26:34complètement hors sujet.
26:35Et la deuxième chose
26:36que je veux lui dire,
26:38c'est que moi,
26:38je vais m'en réfléchir
26:39aux informations
26:39qu'on a à notre disposition
26:40au moment où on se parle.
26:41Et au moment où on se parle,
26:42les informations qu'on a
26:43révélées par le canard
26:44enchaîné,
26:45c'est qu'il y a eu
26:45deux bandes,
26:46une bande d'extrême droite
26:47et une bande d'extrême gauche
26:48qui se sont réunies
26:49avec la volonté
26:50d'en découdre,
26:51que Quentin est allé
26:52dans cette bagarre
26:53avec la volonté
26:54d'en découdre,
26:54que apparemment,
26:55selon les vidéos
26:56du canard enchaîné,
26:57ce sont les fachos
26:58qui ont commencé
26:58à porter les premiers coups,
27:00qu'il avait aussi
27:00des gants coquets,
27:01des cagoules
27:02et qu'il y a eu
27:09et les filles
27:10n'a rien à voir
27:11dans ce sujet.
27:11Maintenant,
27:12vous voulez parler
27:12de la violence
27:13d'extrême gauche,
27:14faites-le,
27:14mais là,
27:15en l'occurrence,
27:15vous ne pouvez pas
27:17attaquer à ce point-là
27:18et les filles,
27:18c'est vraiment insignifiant.
27:20Merci d'avoir laissé finir.
27:21C'est le principe,
27:22Sud Radio,
27:23parlons vraiment,
27:23donne la parole.
27:24Nora,
27:25est-ce que vous avez peur
27:26en pensant à la présidentielle
27:27qui aura lieu
27:28dans maintenant 14 mois ?
27:30Oui, oui, oui,
27:31et puis il faudrait changer.
27:32Oui, oui,
27:32j'ai très peur
27:33pour ce qui vient,
27:34pour ce qui fut,
27:36mais oui,
27:37j'ai très peur
27:38et puis de toute façon,
27:39on est dans un climat
27:41de violence
27:42et d'anarchie
27:43qui fait peur
27:44et je pense
27:45que le gouvernement
27:46en place
27:47en est responsable
27:48également
27:49car il y a
27:49une détention,
27:50il y a un mal-être
27:52en France
27:53qui perdure
27:54et qui devrait cesser
27:55et je pense
27:56qu'il va falloir
27:56changer son fusil
27:58d'épaule.
27:59Par contre,
28:00moi,
28:00je vais mettre
28:01mon d'accord
28:01un point partout
28:02au centre,
28:04je ne suis ni de droite
28:06ni de gauche
28:06ni des extrêmes,
28:07je suis écoeurée
28:08de la politique,
28:08écoeurée et pourtant
28:09j'ai toujours voté,
28:10j'ai toujours pris parti
28:11dans la vie de la cité.
28:12Mais on va rappeler
28:14quand même quelques faits.
28:15Il y eut
28:15Philippe Brocard,
28:16assassiné par des militants
28:17d'extrême droite,
28:19Ibrahim Ali,
28:21assassiné par des
28:22couleurs d'affiches FN,
28:24Clément Méric,
28:25assassiné par des militants
28:26néo-nazis,
28:28Jamel Benjabala,
28:29assassiné par un militant
28:31de brigade patriote
28:32française,
28:33Frédérico Martin
28:34Ambourou,
28:35assassiné par deux militants
28:37à Mambourou,
28:38à Rambourou,
28:38on en a parlé tout à l'heure,
28:40l'ancien régime,
28:40absolument.
28:41Voilà,
28:41assassiné par les militants
28:42du GUD,
28:43donc je pense qu'à un moment
28:44donné,
28:44il va falloir recentrer
28:45le débat au niveau humain,
28:46nous ne sommes pas des coques
28:48à mettre dans,
28:49dans,
28:50dans une basse cour,
28:52voilà,
28:52et les politiques,
28:53moi je suis désolée,
28:54je persiste et je signe,
28:55donc il y a eu des morts
28:56des deux côtés,
28:58toujours par les politiques,
28:59parce que la base
29:01de tous ces problèmes,
29:02ce sont les politiques.
29:04Alors Nora,
29:05on n'a plus beaucoup de temps,
29:06je vais faire réagir
29:06très rapidement
29:07les trois derniers auditeurs
29:09qui sont encore en ligne,
29:10Johan,
29:11en 30 secondes,
29:12vous avez peur
29:13en pensant à la prochaine
29:14présidentielle ?
29:15Oui,
29:16parce que clairement,
29:18aujourd'hui,
29:18je ne vois personne
29:19à la hauteur,
29:21ni des enjeux
29:22sociétaux qu'on a,
29:24que ce soit au niveau,
29:26également des fonctions
29:27régaliennes de l'État
29:27pour tout reprendre,
29:29il y a besoin
29:30de secouer un peu,
29:32de renouveler aussi
29:33le personnel politique
29:34qui sont des professionnels
29:36de la politique
29:36et qui se sont enlisés
29:37effectivement dans des débats
29:39stériles sans fin
29:39et qui manquent
29:40complètement d'efficacité.
29:42Donc oui,
29:43plutôt peur
29:43pour savoir
29:44qui va nous représenter.
29:45Marc,
29:46en 30 secondes,
29:47vous avez peur vous aussi ?
29:49Non,
29:50non,
29:50moi je n'ai pas peur
29:51par rapport au climat
29:52qui peut se développer,
29:54des violences,
29:56que ce soit des couleurs
29:56d'affiches
29:57ou que ce soit
29:57dans d'autres périodes,
29:59historiquement,
30:00moi j'ai 67 ans,
30:01j'en ai connu,
30:02j'ai vu des militants
30:03qui affichaient
30:05se faire assaillir,
30:07avant on en parlait,
30:08c'était un petit peu
30:09moins médiatisé je pense.
30:11Non,
30:11moi j'estime
30:12qu'il y a un fil d'hiver
30:14qui est regrettable
30:15et je le regrette
30:15encore une fois
30:16pour la famille
30:17parce que les plus malheureuses
30:18ce sont ceux-là.
30:20J'espère,
30:21et laissons faire
30:21surtout dans un climat
30:23dans un climat
30:24de calme
30:25et de sérénité,
30:27laissons faire la justice,
30:30j'estime
30:31que s'il y a un militant
30:32à un moment donné
30:33ou un groupe
30:33sur une altercation
30:35ou
30:37la ligne a été coupée,
30:39ça,
30:40oui,
30:40ça fait partie
30:41peut-être des zones blanches
30:42ou une patte de batterie.
30:43Allez,
30:43le dernier mot,
30:44Cécile de Marseille
30:45en 30 secondes,
30:46vraiment.
30:47Vous avez peur ?
30:49Peur,
30:50ce n'est pas le terme
30:51que j'emploierais,
30:52moi je suis totalement
30:52exaspérée,
30:53je rejoins Nora,
30:54je n'ai aucun parti
30:57politique véritablement
30:58et ce que je pense
30:59qui serait bien
30:59c'est qu'on arrête
31:00d'élire des hommes
31:02politiques
31:02mais il faudrait
31:03que ce soit déjà
31:04pas rémunéré,
31:05qu'il y ait des défaits,
31:06on défale que les frais
31:07mais que ce ne soit pas
31:08un métier
31:09d'être ministre,
31:11d'être président,
31:12que ce soit des gens
31:13à la retraite
31:13qui ont fait leur preuve
31:14dans leur domaine
31:15et qui agissent
31:17pour le bien du pays.
31:18Le problème
31:19c'est que des violences
31:20il y en aura
31:20de plus en plus
31:21parce que là
31:23on était 5, 6,
31:24je ne sais plus
31:25à combien on a...
31:256, on est mauvais
31:26et on n'a pas pris
31:27tout le monde
31:27parce qu'on ne pouvait pas.
31:29Non mais ce que je veux dire
31:29c'est qu'on était 6
31:30et que en fait
31:32ce débat
31:33était une violence extrême
31:34parce que...
31:35Non, c'était courtois.
31:36C'était bien violent.
31:37Non, ce n'était pas courtois
31:38du tout,
31:38c'était super agressif
31:40parce qu'on ne peut pas
31:42être d'accord,
31:42toute la population
31:43ne peut pas être d'accord
31:43avec des termes,
31:45avec des moments,
31:46avec des sentiments
31:48et le problème
31:50c'est que
31:52ces politiques-là
31:53tous, tous, tous, tous
31:55il n'y en a pas un
31:56qui ne pousse pas
31:57à la haine
31:58de son voisin.
32:02Merci beaucoup.
32:03Et tant qu'on ne change pas de ça
32:04ce n'est pas possible.
32:04Merci beaucoup Cécile,
32:06merci beaucoup à tous.
32:07On fait une pause
32:08Quentin
32:09et vous voulez beaucoup
32:10nous parler
32:11des inondations
32:12puisque vous êtes
32:12très nombreux
32:13malheureusement
32:14à être frappés
32:14parmi les auditeurs
32:15de Sud Radio.
32:16Absolument Philippe
32:17et puis justement
32:17vous l'avez dit
32:18si vous êtes touché
32:19par les inondations
32:20que quelqu'un est concerné
32:21autour de vous
32:21est-ce que vous avez
32:22les pieds dans l'eau
32:23actuellement ?
32:24Si c'est le cas
32:24dites-le nous
32:250826 300 300
32:26on prendra le temps
32:27de vous écouter
32:28de prendre vos témoignages
32:29à tout de suite.
32:31Sud Radio
32:32Parlons vrai
32:33Sud Radio
32:34Parlons vrai
32:35Beaucoup de départements
32:36sont encore en vigilance
32:37rouge, orange
32:38pour cru
32:39et bien on a des auditeurs
32:40Philippe
32:41qui sont malheureusement
32:42impactés par la montée
32:43des eaux
32:44certains ont même
32:44les pieds dans l'eau
32:45certains s'inquiètent
32:46et justement
32:46ils veulent prendre la parole
32:48au 0826 300 300
32:49donc on leur donne
32:50et on a
32:51Rogerio d'Angoulême
32:52qui est avec nous
32:53Bonsoir
32:54Rogerio
32:54Oui bonsoir à tous
32:56Alors dites-nous
32:57est-ce que vous êtes
32:59impacté justement
32:59par ces inondations ?
33:00Peut-être que vous avez
33:01de l'eau
33:01dans votre maison ?
33:02Dites-nous tout
33:03Alors moi j'ai pas
33:04j'ai eu une infiltration
33:06d'eau due à la tempête
33:08il y a quelques jours
33:08D'accord
33:09Mais j'ai la chance
33:10d'être un petit peu
33:11éloigné de la Charente
33:12donc je me suis promené
33:15un petit peu ce week-end
33:16sur les bords de Charente
33:17et c'est vrai que tout
33:18est inondé
33:19que ce soit le musée
33:20de la bande décidée
33:21ou le schéma jélisse
33:22Ah oui ?
33:23On a rarement vu
33:26des crues pareilles
33:28et c'est vraiment
33:30assez impressionnant
33:32Moi j'ai
33:33donc comme métier
33:35j'installe des mobilhommes
33:36un petit peu partout
33:37sur la côte
33:38jusqu'à la côte landaise
33:41et ce qui me choque le plus
33:43c'est de voir
33:44toutes ces pauvres bêtes
33:45qui se sont noyées
33:46dans les fossés
33:47Ah oui à ce point ?
33:48J'en ai vu aujourd'hui
33:504 ou 5
33:50Des bovins
33:52des ovins
33:53des porcins
33:53J'aime plus des bifs
33:55surtout
33:56Ah oui ?
33:56J'ai vu des bifs
33:58et c'est assez impressionnant
34:00de voir ça
34:00je n'avais jamais vu
34:02autant d'eau partout
34:03c'est assez impressionnant
34:04Et c'est vrai
34:06ce que vous racontez
34:07c'est terrifiant
34:08ça réagit beaucoup
34:10vous avez été très nombreux
34:11à nous demander
34:11à parler
34:12au 0826 300 300
34:14On va un peu plus
34:15dans le sud
34:15avec Sylvie
34:16qui est d'Agen
34:16Bonsoir Sylvie
34:17Bonsoir Sylvie
34:18Oui bonsoir
34:20En fait je suis plus
34:21Oui
34:21Non non non
34:22allez-y j'allais dire
34:23il pleut fort aussi
34:24dans votre coin
34:24et j'ose imaginer
34:25que malheureusement
34:26les sols sont
34:27gorgés d'eau
34:29Ben oui
34:29de toute façon
34:30moi je suis plus
34:31dans la ruralité
34:32je suis Nérac
34:33Henri IV
34:34voilà
34:35et nous c'est une catastrophe
34:36en fait
34:37c'est une catastrophe
34:37c'est inondé de partout
34:39moi je suis marmonde
34:41tonnasse
34:42tonnasse
34:42ils vivent en bateau
34:44Oui j'ai vu
34:45vous en avez vu
34:45c'est une catastrophe
34:47les champs
34:48c'est une catastrophe
34:49il pleut jour et nuit
34:51depuis deux semaines au moins
34:52il pleut jour et nuit
34:53Alors il y a des zones
34:54où il pleut jour
34:55où il pleut tous les jours
34:56depuis je crois
34:5736 jours
34:58ce qui fait plus d'un mois
34:59Chez moi
34:59Chez moi
35:00Chez moi c'est comme ça
35:01et puis quand il pleut
35:02je peux vous dire
35:03qu'il pleut
35:03c'est terrible
35:05bon moi ça va
35:06j'habite un petit village
35:07donc nous on n'a rien eu
35:09mais bon les alentours
35:11bon vous avez aussi
35:12les maraîchers
35:12vous avez les cerfs
35:13qui ont été dévastés
35:16qu'est-ce qu'il y a d'autre
35:17c'est heureusement
35:19moi je dis merci
35:21à tous ces maires
35:22de la ruralité
35:24pardon
35:25qui sont là
35:27qui donnent
35:28des groupes électrogènes
35:30qui ouvrent
35:30des gymnases
35:32qui franchement
35:34moi je remercie
35:35une chose
35:36moi que je regrette beaucoup
35:37et j'ai remarqué
35:38puisque je suis tout ça
35:39de près
35:39puisque je suis dans
35:40l'Oté-Garonne
35:41je trouve qu'il n'y a pas
35:42beaucoup d'aides de l'Etat
35:44à part monsieur le préfet
35:45qui s'est déplacé
35:46les mains dans les poches
35:47en costume
35:48je pensais qu'il allait venir
35:49aider
35:50mais apparemment non
35:52donc mais je trouve
35:53qu'on est quand même
35:54de toute façon
35:54on est complètement
35:55à l'abandon
35:56la ruralité toujours
35:57il y a des gens
35:58qui ont tout perdu
35:58il y a des gens
35:59qui sont complètement isolés
36:00qui n'ont pas d'électricité
36:01depuis des jours
36:02et des jours
36:03c'est une catastrophe
36:05et on va avoir
36:06du mal à s'en remettre
36:07parce que
36:08c'est pas la première fois
36:09que ça arrive déjà
36:10oui mais
36:11pleuvoir autant
36:12moi j'avais jamais vu ça
36:13j'avais jamais vu
36:14et autant
36:15autant à la fois
36:16et autant à la fois
36:17et sur une si longue durée
36:19parce que quand on pense
36:20à certaines zones
36:2036 jours
36:21c'est colossal
36:2236 jours
36:23avec de la pluie tous les jours
36:24je pense que j'ai jamais vu ça
36:25de ma vie non plus
36:25et nous
36:26on a eu quelques jours
36:28sans pluie
36:29Dieu merci
36:29restez avec nous Sylvie
36:30on reste dans le Lot et Garod
36:33François-Louis
36:33absolument
36:34alors je sais pas
36:35qui vous l'est
36:35c'est Marie-Alice
36:36bah parfait
36:37Marie-Alice
36:37bonsoir Marie-Alice
36:39bonsoir
36:39vous êtes du côté d'Agen
36:41comme Sylvie
36:42vous êtes aussi impactée
36:43justement par les inondations
36:45et vous avez voulu témoigner
36:46d'une chose
36:46complètement folle
36:47qui vous est arrivée
36:48hier
36:50oui voilà
36:51donc moi j'ai travaillé
36:52tout ce week-end
36:53en tant qu'infirmière libérale
36:54en rural
36:55et semi-rural
36:56donc je suis aux portes d'Agen
36:58d'accord
36:58et en allant chez un patient
37:01et ce week-end
37:02j'avais déjà signalé
37:03que certains arbres
37:05penchaient
37:07un peu sur le chemin
37:08et que c'était dangereux
37:09et hier je suis arrivée
37:11l'arbre était par terre
37:12donc
37:13que faire ?
37:15je me suis arrêtée
37:16j'ai escaladé le tronc d'arbre
37:17et je suis montée
37:19à pied chez mon patient
37:20faire les soins
37:21et redescendre
37:22voilà
37:23c'est pour dire que
37:24même dans l'adversité
37:26malgré les difficultés
37:28on a tenu
37:29à rester sur le terrain
37:31il y a une entraide
37:32aussi
37:33entre voisins
37:34on a vérifié
37:37pendant toutes ces périodes
37:39si les patients
37:40avaient de l'électricité
37:41beaucoup n'en ont pas
37:42encore
37:43on en a besoin
37:43pour des respirateurs
37:44etc théoriquement
37:45c'est ça
37:46c'est ça
37:47rappeler les structures
37:48qui livrent les oxygènes
37:50faire appel aux pharmaciens
37:51également
37:52proposer de l'aide
37:54et
37:54enfin
37:55qui est assez
37:56touchant
37:58enfin touchant
38:00je dis
38:00c'est la solidarité
38:02que l'on peut avoir
38:03quand on parle
38:05autour de nous
38:05et entre professionnels
38:07aussi
38:07voilà
38:08d'accord
38:09Marie-Alice
38:10vous êtes infirmière libérale
38:11depuis longtemps ?
38:13alors je suis infirmière libérale
38:14depuis 1999
38:16ah oui
38:17donc ça fait un peu plus
38:18d'un quart de siècle
38:19vous avez déjà vu
38:20non mais c'est pas du tout
38:21négatif
38:22vous avez toujours été
38:24dans la région d'Agen ?
38:26oui
38:26j'ai toujours été
38:27dans ce siècle
38:28c'est la deuxième fois
38:31mais en 2007
38:33il y avait eu
38:34une grosse inondation
38:35et là c'était la digue
38:36de Montaigu
38:37qui avait lâché
38:38il y avait énormément plu
38:39mais on n'avait pas
38:40ces pluies continues
38:42comme disait Sylvie
38:45tout à l'heure
38:45on n'avait pas
38:46cette pluie continue
38:47honnêtement ce week-end
38:49moralement
38:49c'était difficile
38:50parce que
38:51vous descendiez de voiture
38:53les pieds dans l'eau
38:54les essuie-glaces
38:56en permanence
38:57à peine vous ouvriez
38:59la porte
38:59vous preniez de plein fouet
39:00l'eau
39:01non c'est
39:02franchement
39:02c'est assez déprimant
39:03pour tout vous dire
39:04j'ai vu les reportages
39:05c'est votre département
39:06Marbande
39:07qui était vraiment
39:07les pieds dans l'eau
39:08et quand on traverse
39:09la frontière
39:10entre guillemets
39:11avec le département
39:12de la Gironde
39:12à 12 kilomètres
39:13de mémoire
39:14on arrive à l'aréole
39:15et dans les deux cas de figure
39:16c'était absolument
39:17apocalyptique
39:18c'était
39:19c'était complètement fou
39:21les champs sont pleins d'eau
39:23Rogerio
39:23vous qui êtes du côté
39:24d'Angoulême
39:25quand vous entendez
39:27nos deux auditrices
39:28du Lot et Garonne
39:29vous avez envie de vous dire
39:30je vous laisse parler
39:31tous les trois
39:32j'ai beaucoup aimé
39:33Marie-Alice
39:33qui dit ce qui fait du bien
39:34c'est la solidarité
39:35vous avez des choses
39:36à vous dire
39:36pour vous remonter le moral
39:37dans ces moments difficiles
39:38entre vous ?
39:40non déjà moi
39:41je viens d'apprendre
39:42qu'on a une autre tempête
39:43qui arrive
39:44qui est moins forte
39:45mais qui arrive aussi
39:46donc ça ne va pas aider
39:47oui
39:48et comme disait
39:50madame l'infirmière
39:51c'est vrai que le moral
39:52c'est
39:53moi je vois
39:54j'habite dans un tout petit village
39:56j'imagine
39:57les gens qui sont
39:58en pleine campagne
39:59le moral
40:00ça doit être terrible
40:01terrible
40:01les personnes âgées
40:02oui
40:03Rogerio
40:05pareil
40:05moi c'est vrai
40:06que je vois
40:07beaucoup de monde
40:08qui ont les pieds
40:09dans l'eau
40:09qui ne savent plus
40:10quoi faire
40:10et on a envie
40:12de les aider
40:13comment les aider
40:14moi si je peux le faire
40:16je le fais
40:16mes voisins
40:17qui étaient dans l'eau
40:18je suis allé les voir
40:19voir s'ils avaient besoin
40:21de quoi que ce soit
40:23après on a eu
40:24beaucoup de pompiers
40:25qui étaient là
40:26qui ont beaucoup aidé
40:27donc je le remercie beaucoup
40:29mais c'est vrai
40:30que c'est déprimant
40:31de voir toute cette pluie
40:32tous les jours
40:32à force ça commence
40:34à prendre sur le moral
40:36c'est compliqué
40:37est-ce que vous avez déjà
40:38les uns ou les autres
40:39été victimes
40:40de ce type de catastrophe
40:41naturelle ?
40:43moi j'ai eu Xantia
40:44où j'avais
40:45Sylvie ?
40:47oui Sylvie oui
40:48j'ai eu Xantia à l'époque
40:50où il a été violent
40:51moi j'ai eu carrément
40:52un mur de pierre
40:53qui s'était effondré
40:55mais là c'était plus
40:57des vents en fait
40:57là c'était plus des vents
40:59alors que là
40:59on a plus de la pluie
41:01est-ce que vous aviez
41:02été bien
41:02ça avait été déclaré
41:04comme catastrophe naturelle
41:05par l'État
41:06Xantia de mémoire ?
41:08oui oui oui
41:09vous aviez été bien
41:10indemnisé
41:10par votre compagnie
41:12d'assurance ?
41:15moi pour mon mur
41:16on m'a déclaré
41:16que les vents
41:17n'étaient pas assez forts
41:18c'est-à-dire
41:19qu'on ne vous a rien donné
41:20pour votre mur ?
41:21c'est ça
41:22on m'a dit que
41:22le vent ce jour-là
41:23n'avait pas été assez fort
41:25il avait été assez fort
41:26pour faire tomber le mur
41:27mais par rapport
41:28aux experts
41:29ils estimaient
41:30que ce n'était pas encore
41:31assez fort
41:32pour pouvoir le prendre
41:33en charge
41:34par l'assurance
41:35enfin excusez-moi
41:36mais le problème
41:36ce n'est pas que le vent
41:37soit à 140 à l'heure
41:38ou à 170 à l'heure
41:40le problème c'est que
41:40le mur est tombé
41:41et qu'il faut le réparer
41:42non ?
41:43oui mais le problème
41:44en fait quand vous avez
41:45un expert qui passe
41:46il y a par rapport
41:47au climat
41:48il vérifie
41:50la vitesse des vents
41:51et ça c'est véridique
41:52il vérifie
41:53c'est fou
41:53et ils ont un barème
41:55en fait
41:55ils ont un barème
41:56tel vent
41:56bon ben à partir
41:57de ce vent
41:59de cette vitesse
42:01on indemnise
42:04et si c'est en dessous
42:05on indemnise
42:05Paris-Cellurie
42:06il dit
42:06moi je l'ai vécu
42:07mais c'est dingue
42:08oui
42:08Rogerio
42:09Marie-Alice
42:10alors
42:10oui oui
42:12pardon
42:12allez-y
42:13Marie-Alice
42:14Marie-Alice
42:15en 99
42:15donc quand je suis arrivée
42:17dans l'Oté-Garonne
42:18tempête
42:18j'ai vu moi
42:19tout mon déménagement
42:21tout mon déménagement
42:22a pris l'eau
42:22j'avais les cartons
42:23qui flottaient
42:24et c'est vrai
42:26qu'on perd tous
42:27les souvenirs
42:29les photos
42:29bien sûr
42:30tout ce qui nous rattache
42:32voilà
42:33et je l'avais assez mal pris
42:34puisque j'avais dit
42:35à mon mari
42:35c'est bon
42:36je retourne chez mes parents
42:38ce que je n'ai pas fait
42:39mais voilà
42:41il y a ce stress
42:43et même en tant que professionnel
42:45quand on part travailler
42:47avec ces intempéries
42:49on a quand même
42:50toute une patientèle
42:52qui nous attend
42:53et on essaye
42:55de respecter
42:56les horaires
42:57et on ne sait pas
42:59comment la journée
43:00va se passer
43:00et comment on va la finir
43:02cette journée
43:02surtout
43:03vrai sujet
43:04Rogerio
43:05vous n'avez pas été victime
43:07vous avez déjà été victime
43:08parce que
43:09Marie-Alice pardon
43:09vous avez été bien indemnisée
43:11pour votre déménagement
43:11qui avait pris l'eau
43:13alors ça ne va pas
43:14vous faire sourire
43:15j'ai mis
43:16l'expert dehors
43:17parce qu'il m'a dit
43:18que les photos
43:19et tout ça
43:20ce n'était rien
43:20ça n'avait aucune valeur
43:22et voilà
43:24c'est fou ça
43:24c'est fou
43:26Rogerio
43:27moi c'est il y a trois jours
43:28puisque j'ai eu
43:29donc une infiltration
43:31par le toit
43:32j'ai fait une déclaration
43:33de tempête
43:34et on m'a dit
43:35que le vent n'était pas
43:35assez fort
43:37pour déclarer une tempête
43:39donc j'ai rappelé
43:41mon assurance
43:41ils sont en train de revoir
43:42s'ils peuvent faire quelque chose
43:43mais pour l'instant
43:44j'ai rien du tout
43:45mais l'état
43:46non mais c'est complètement fou
43:47vous êtes trois auditeurs
43:49qui avez voulu réagir
43:50à ce sujet
43:50les trois
43:51vous avez déjà été sinistrés
43:53et les trois
43:53les compagnies d'assurance
43:55vous ont dit
43:56circuler
43:56il n'y a rien à voir
43:57je trouve ça complètement dingue
43:58bah non
43:59c'est comme ça
44:01maintenant en France
44:01enfin c'est pas d'aujourd'hui
44:03vous
44:04Marie-Alice
44:05c'était en 99
44:06donc ça fait quand même
44:07ça fait quand même un peu longtemps
44:08c'est complètement fou
44:11bah en fait
44:11ce qu'ils font
44:12c'est qu'ils évitent au maximum
44:13de vous rembourser
44:14en fait
44:15c'est tout
44:15donc ils trouvent vraiment
44:16la petite bête
44:17pour ne pas vous rembourser
44:19tout simplement
44:19oui comme on dit
44:20la petite ligne
44:22au verso de la sixième page
44:24tout en bas
44:25écrite en italique
44:25c'est ça
44:26voilà c'est ça
44:27c'est ça
44:30après nous
44:31ce qui est dangereux
44:32en fait aussi
44:32c'est de prendre les routes
44:33parce qu'on a des arbres
44:35qui sont penchés
44:36on a des poteaux
44:37électriques
44:37on sait pas si on va
44:38pouvoir passer
44:39moi je sais qu'à chaque fois
44:41que je passe
44:41sur les routes
44:42ou les poteaux
44:43où il y a des arbres
44:44je donne un coup
44:45d'accélération en fait
44:46ah oui
44:47il vaut mieux
44:48parce que
44:48si après on a le pot d'échappement
44:50sauf si on est une électrique
44:51évidemment
44:52qui n'a pas de pot d'échappement
44:53qui tombe dans l'eau
44:54évidemment là
44:54on a le moteur qui cale
44:56et on ne peut plus repartir
44:57et là c'est beaucoup plus ennuyeux
44:59merci beaucoup
45:00il faut savoir
45:00juste un petit dernier mot
45:03il faut savoir que là
45:03sur les routes
45:04du Lot-et-Garonne
45:05moi j'ai des endroits
45:07où ce sont
45:08les fils
45:09qui tiennent
45:09les poteaux
45:10qui ont
45:11cédé
45:12sous le vent
45:14sous la pression
45:15de l'eau
45:15etc
45:15donc voilà
45:18et bien merci beaucoup
45:19à tous les trois
45:20d'avoir voulu témoigner
45:21merci
45:21on vous envoie évidemment
45:22tout notre soutien
45:23merci beaucoup
45:24à Sylvie
45:25Marie-Alice
45:26du Lot-et-Garonne
45:27et Rogerio
45:28de Charente
45:29d'Angoulême précisément
45:30absolument
45:30merci à vous
45:31et puis dans un instant
45:32c'est Magali
45:33qui nous dit toujours
45:35on ne vit pas dans la même France
45:36et justement
45:36le sujet du soir
45:37peut-on encore débattre
45:39sereinement en France
45:40sans gelance
45:41Philippe
45:41elle aura deux invités
45:42Bruno Attal
45:43président de l'association
45:44Touche pas à mon flic
45:45et en face de lui
45:46Jimmy Daledo
45:48syndicaliste
45:49chroniqueur international
45:50voilà pour le programme
45:51de Magali
45:51merci beaucoup
45:52François Louis
45:52on se retrouve demain
45:53à 17h
45:53bien entendu
45:54avec plein de sujets
45:55et plein de témoignages
45:56que vous allez nous offrir
45:57et à 17h
45:58avec Cécile de Ménibus
45:59et les vraies voix
46:00à demain
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