- il y a 18 heures
Chaque week-end, Anne Seften et Mathieu Coache vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Et vous avez parlé de Donald Trump justement, c'est notre prochain sujet parce qu'on revient sur ce jeune
00:04homme, là encore de la violence en politique,
00:07qui s'est introduit dans la résidence de Donald Trump à Mar-a-Lago en Floride. Il a été abattu.
00:13Le président américain n'était pas là au moment de l'incident.
00:16Bonsoir Axel Monnier, vous êtes le correspondant de BFM TV à Washington. Quels sont les tout derniers développements ?
00:22Est-ce qu'on en sait un peu plus sur les motivations de cet individu et les conditions dans lesquelles
00:26il a tué ?
00:31Alors pour l'instant, les enquêteurs sont à pied d'œuvre justement pour d'abord comprendre son profil psychologique et
00:37ensuite essayer justement d'établir de possibles motivations
00:39pour ce drôle de voyage qu'il a établi depuis la Caroline du Nord où il résidait à Cameroun jusqu
00:46'à Mar-a-Lago.
00:47Alors ce jeune homme, il était effectivement issu de cette petite ville. Sa maison, la maison où il résidait a
00:54été complètement évidemment sous le coup d'une perquisition.
00:57Les enquêteurs ont essayé de trouver des éléments. On ne sait pas ce qu'ils ont retrouvé là-bas.
01:02Mais avec les témoignages des habitants sur place et surtout de sa famille, on commence à un peu comprendre un
01:08peu mieux ce jeune homme
01:09et savoir pourquoi il a essayé de faire ça. C'est un jeune homme qui est décrit comme quelqu'un
01:13de très taciturne, qui aimait beaucoup dessiner,
01:15notamment les parcours de golf. Il est aussi jugé par son cousin qui dit qu'il a grandi avec lui
01:21comme quelqu'un de très calme,
01:23qui ne ferait pas de mal à une mouche et qui n'a jamais su manier les armes. Ce qui
01:27a été aussi dit, et ça c'est important dans le cadre de l'enquête,
01:31c'est le cousin qui le dit, c'est que toute la famille, tous les membres de la famille sont
01:35de très fervents partisans de Donald Trump.
01:37Alors pourquoi a-t-il voulu partir là-bas ? C'est difficile de le savoir pour l'instant.
01:42Il a en tout cas essayé de s'armer avec un bidon d'essence, un fusil et il est parti
01:46pour 10 heures de route depuis chez lui jusqu'à Mar-a-Lago.
01:49Il a profité d'une faille de sécurité en suivant un véhicule qui lui était autorisé à entrer sur le
01:54site de Mar-a-Lago
01:55pour ensuite essayer de se confronter aux deux agents du Secret Service et à un shérif adjoint du comté de
02:05West Palm Beach
02:05où se trouve la résidence de Donald Trump. Mais il a été immédiatement abattu au bout de quelques secondes
02:11tout simplement parce qu'il a braqué son arme sur les agents qui faisaient face à lui.
02:15C'est une enquête qui va débuter, qui pourrait aller vite. En tout cas, Cash Patel, le patron du FBI,
02:20a dit qu'il allait mettre
02:21tous les moyens possibles pour résoudre cette enquête le plus vite possible et pour comprendre pourquoi ce jeune homme
02:27de 21 ans a choisi d'aller à Mar-a-Lago qui plus est un jour où Donald Trump n
02:32'y se trouvait pas
02:32puisqu'il était à la Maison-Blanche. Il y est encore en train de travailler notamment sur son discours de
02:37mardi
02:37pour le discours sur l'état de l'Union.
02:39– Axel Monnier, le correspondant de BFM TV à Washington, on va parler de ce qui est peut-être une
02:44tentative d'assassinat,
02:46en tout cas une intrusion très inquiétante avec nos invités.
02:50Pascal Bito-Panelli, vous êtes expert en sécurité, ex-commandant fonctionnel du service de protection des hautes personnalités.
02:56Donc vous en connaissez un rayon sur la façon dont on protège un président américain ou français.
03:02D'ailleurs Didier François-Nour est avec nous, seulement il est là, il est déjà là.
03:05– Il est déjà là.
03:06– Il est déjà là, le tout.
03:06– Il est déjà là, le tout.
03:08– Thierry Arnaud est avec nous évidemment.
03:11Nicolas Conquin, vous êtes franco-américain, auteur de « Vers un Trump français »
03:15et Stéphane Bureau, qui connaît très bien les États-Unis, qui a suivi des présidents américains,
03:19notamment George Bush père.
03:22– Ça ne me rajeunit pas.
03:23– Ça ne me rajeunit pas, mais on en parlera.
03:24– C'est un petit père de la terre, Mathieu, merci beaucoup.
03:26– On en parle dans un instant.
03:27– Et c'est le shérif qui a donné les toutes premières informations sur cet individu abattu,
03:32mais aussi sur son arme.
03:33Écoutons-le.
03:36– Voici la photo que je vais diffuser.
03:39C'est l'arme à feu ainsi que le bidon d'essence utilisé.
03:43Le FBI poursuit l'enquête.
03:45Heureusement, personne n'était menacé dans le périmètre,
03:48grâce à l'action rapide des services secrets.
03:54– Pascal Bito-Panelli, on va voir exactement en détail cette photo.
03:57Il s'agit de l'arme qu'avait justement cet individu,
04:00mais aussi le bidon d'essence qu'on voit au loin.
04:03Tout d'abord, un mot sur ce qu'il s'est passé.
04:05Est-ce que ça vous étonne ?
04:06Est-ce que vous dites directement,
04:07cet homme qui fait 21 mètres avant d'être intercepté
04:11parce qu'il brandit son arme,
04:12est-ce qu'il y a eu des failles ?
04:14– Écoutez, ça fait plus que m'étonner, oui,
04:17puisque à l'évidence…
04:19– Vous connaissez les secrets de service,
04:20vous avez travaillé avec eux.
04:21– J'ai travaillé avec eux souvent,
04:24des gens d'ailleurs très haut niveau professionnel,
04:26très exigeants, même quand il venait en France d'ailleurs.
04:31C'est plus que surprenant,
04:32puisque autour du président Donald Trump
04:35et de cette résidence,
04:36on doit naturellement pratiquer ce qu'on appelle
04:39une sécurité en profondeur, dite multicouche,
04:42ce qui signifie bien sûr que cet individu
04:45n'aurait jamais dû arriver jusque là.
04:48– L'individu d'autre, on voit la photo là.
04:49– On précise qu'il n'y avait pas le président américain
04:51à l'intérieur de…
04:52– Même si il n'est pas.
04:53– Oui, mais ça change quand même un peu la donne,
04:55il y a un peu deux niveaux d'alerte, non ?
04:57– Alors, ce qui change la donne, et vous avez raison,
05:00et malheureusement, c'est que, si vous voulez,
05:03protéger une telle résidence,
05:05quand on est à Palm Beach,
05:08c'est quelque chose de très chronophage,
05:11de très inquiétant pour les autorités,
05:13avoir le président des États-Unis sous sa responsabilité.
05:16Ça veut donc dire que, quand le président n'est pas sur zone,
05:19on a tendance à diminuer beaucoup les effectifs.
05:23– C'est ça, là, on nous dit qu'il y a deux agents
05:24du secret de service seulement,
05:25et le shérif adjoint qui était là.
05:26– Voilà, et bien sûr…
05:27– Mais sur ce point d'intervention.
05:29– Sur ce point d'intervention.
05:30– Il y a tout un dispositif autour de…
05:32– Bien sûr, mais sur ce point-là, oui.
05:33– Et donc, bien sûr, dès lors qu'on diminue les effectifs
05:36quand le président n'est pas là,
05:37eh bien, on crée des points de faille exploitables.
05:40C'est ce qui s'est passé, puisque ce monsieur,
05:42non seulement a franchi tous les périmètres extérieurs…
05:45– En suivant une voiture, rappelons-le.
05:47– Voilà, ça s'appelle un collé-serré-intrusion.
05:49– Collé-serré-intrusion.
05:50– Voilà, et est arrivé jusqu'à l'endroit
05:53où les policiers d'élite ont dû le neutraliser.
05:56– Alors, on va s'intéresser, justement, Stéphane Bureau,
05:59on va aller devant l'écran pour regarder
06:02à quoi ressemble cette résidence de Mara-Lago.
06:07Propriété, c'est un endroit assez particulier.
06:09Alors, le président, il passe beaucoup de temps,
06:11environ 75 jours depuis sa réélection.
06:13– Alors, c'est la résidence.
06:14– C'est la résidence principale du président,
06:16pour des raisons fiscales, parce qu'on paie moins d'impôts
06:18en Floride, c'est pas une blague qu'à New York.
06:20Il a été longtemps à New York, il a toujours son appartement
06:22dans son penthouse à la Trump Tower.
06:24Alors là, c'est un énorme domaine,
06:26mais qui est aussi club privé.
06:28Donc, la difficulté, avec un corps de bâtiment
06:30qui est juste là, c'est là qu'est l'appartement
06:32de M. Trump, mais il y a en permanence
06:35des invités, des membres du club.
06:37– Et on voit que c'est entouré de maisons.
06:38– En fait, ce sont des suites qui sont louées.
06:42Il y a 7 hectares, donc c'est quand même pas petit.
06:46À sécuriser, c'est très complexe.
06:48Alors, on le voit, devant, c'est l'Atlantique.
06:50Derrière, c'est ce qu'on appelle l'intracostale,
06:53qui est cette route navigable qui est employée
06:56par les grands yachts, avec des policiers
06:58qui sont sur l'eau là.
06:59Zone d'exclusion de 300 mètres devant la propriété,
07:03sur la mer.
07:03Au-dessus, il y a un souci avec les drones
07:06dont on a mis des dispositifs en place.
07:08Et puis, quand le président est à Mar-a-Lago,
07:10il y a interdiction de survoler,
07:12ce qui crée un véritable casse-tête
07:14pour les riches voisins du président
07:15qui ont leur jet privé, mais qui ne peuvent pas
07:17nécessairement décoller comme et quand ils le veulent.
07:20– Et il y a beaucoup d'accès, en fait, autour.
07:22Il y a plusieurs portes.
07:22– Déjà, vous voyez ici, il y a du tourisme présidentiel
07:25qui se fait. C'est absolument ouvert à la circulation.
07:27C'est la A1.
07:28Et les gens, évidemment, curieux,
07:31ralentissent, passent devant.
07:33Sinon que quand le président est là...
07:34– Il y a des barrières ou pas, on ne les voit pas ?
07:35– Du tout, du tout, du tout.
07:36En fait, normalement, c'est circulable.
07:38Il y a par moments des entraves.
07:39Et ça peut être fermé au moment de l'arrivée
07:41ou de la sortie du cortège présidentiel.
07:44Par exemple, quand il va à son golf.
07:45Parce qu'il n'y a pas de golf.
07:46On pense qu'il y a un golf sur la propriété.
07:48C'est un peu plus loin.
07:49Et c'est là, justement, qu'à l'été 2024,
07:52on avait trouvé quelqu'un dans un bosquet
07:53prêt à tirer sur le président.
07:54– On va regarder des images maintenant
07:55à l'intérieur de Mar-a-Lago.
07:57Une image notamment qui date du 3 janvier,
07:59qui est historique, en fait,
08:00puisque c'est à ce moment-là
08:01que Donald Trump a lancé l'opération au Venezuela
08:04pour faire tomber Maduro,
08:06pour capturer Maduro.
08:07Et si on regarde,
08:08ce n'est pas du tout fait pour ce genre d'exercice.
08:10– Non, pas du tout.
08:11Parce qu'il y a un bunker sécurisé à la Maison-Blanche,
08:14la Situation Room,
08:15de laquelle les opérations militaires
08:17qui sont dirigées par le président
08:18s'organisent toujours.
08:19C'est de là qu'avaient dirigé les opérations
08:21M. Obama à l'époque
08:22où il avait mis la main à Osama Bin Laden.
08:25Et là, c'était le 3 janvier.
08:26Ce qu'ils ont créé pour mener les opérations.
08:29– On a mis des draps au mur.
08:30– Voilà, exactement.
08:31C'était vachement sécurisé.
08:33Mais dans les circonstances,
08:34c'était aussi, je pense, partie de la stratégie.
08:35C'est-à-dire que personne n'imaginait,
08:37ce soir-là, de Mar-a-Lago,
08:38que le président mette en place
08:40ce qu'il fallait pour organiser les opérations.
08:41– Dernière image d'un dîner important
08:44parce qu'il utilise aussi Mar-a-Lago
08:45comme un lieu de diplomatie.
08:47– Plus intime.
08:48Il reçoit chez lui,
08:49alors c'était Benjamin Netanyahou,
08:51c'était en décembre dernier.
08:52Puis il faut voir qu'il y a eu aussi
08:54des trucs très, très officiels
08:56avec le président chinois, Xi Jinping,
08:58qui avait été reçu en 2017.
09:01Visite officielle d'un des hommes
09:02les plus puissants de la Terre,
09:04le vis-à-vis de Donald Trump
09:06dans plein de circonstances.
09:07D'ailleurs, il le verra à Beijing
09:09dans cinq semaines.
09:10Et il l'avait reçu chez lui.
09:12C'était symboliquement très important.
09:13C'était une manière de dire.
09:14À l'époque, d'ailleurs, il le soulignait.
09:16C'est mon ami.
09:17Nous avons de très bonnes relations
09:18avec la Chine à telle enseigne
09:19que je l'ai reçu à la maison.
09:21À la maison étant chez moi.
09:24Passionnant, Stéphane Buron.
09:25On comprend mieux maintenant
09:25à quoi ressemble Mar-a-Lago.
09:27Nicolas Conquer, on le voit.
09:28C'est grand, Mar-a-Lago.
09:30Ça semble difficile aussi à sécuriser.
09:31Qu'est-ce qui se passe
09:32avec les secrets de service ?
09:34On évoquera les précédents
09:35dans un instant
09:36avec l'une de nos journalistes.
09:38Mais on se souvient
09:38que Kimberly Tchitl,
09:39qui était à la tête
09:40des secrets de service
09:41en juillet 2024,
09:42quand le président,
09:43l'actuel président
09:44qui était encore candidat,
09:46avait été visé
09:47justement par un sniper.
09:50Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
09:51Est-ce qu'ils sont défaillants,
09:52ces secrets de service ?
09:53Vous avez raison de dire
09:54qu'il y a eu des précédents
09:55et c'est la troisième fois
09:56de manière officielle
09:57qu'on attente
09:57ou qu'on puisse potentiellement
09:58attenter à la vie de Donald Trump
10:00dont une fois
10:00où ça s'est joué
10:01à quelques millimètres
10:02à Butler en Pennsylvanie
10:03en pleine campagne.
10:03On n'est rien dans ça d'un instant.
10:04Mais est-ce qu'il n'y a pas
10:05une grosse défaillance ?
10:06Il y a eu des failles précédemment
10:07qui ont été explorées.
10:08Non, là de fait,
10:09c'est quelqu'un
10:09qui a été intercepté
10:10Quelqu'un qui rentre quand même
10:11qui a le temps de faire 21 mètres.
10:12On rappelle que le président
10:13n'était pas sur place.
10:14Il n'y a personne
10:15qui a été blessé
10:16du côté de l'ordre
10:17des secrets de service.
10:18Il a été interpellé,
10:20il a été appréhendé,
10:21il a été neutralisé.
10:22Donc ça montre encore une fois
10:23que c'est des gens
10:24qui au milieu de la nuit
10:25alors que la personne
10:26qui sont censée protéger,
10:27leur protectie
10:28n'était pas sur place,
10:29ont su appréhender
10:30et dans un quart de seconde
10:32agir pour mettre
10:33en ordre d'étanuer la menace.
10:35Sinon que le patron
10:36des secrets de service
10:37est en direction
10:38de la Floride
10:39pour aller poser
10:40quelques questions.
10:41Monsieur Curran,
10:41alors ça s'est bien passé,
10:43je pense qu'il a quand même
10:44quelques questions à poser.
10:45Alors je voudrais
10:46qu'on revoie l'arme
10:47qui était en possession
10:48de ce jeune homme
10:50donc qui a failli y entrer,
10:51enfin qui est rentré
10:51quelques mètres.
10:53Pascal Bito, Panelli
10:55et d'ailleurs Didier François aussi,
10:57est-ce que vous pouvez nous dire
10:57de quelle arme il s'agit ?
10:59C'est un fusil à pompe,
11:00visiblement c'est du 12,
11:01ça ressemble à un Benelli
11:02mais c'est une arme
11:05qui pourrait être
11:08une arme de chasse
11:08mais en fait
11:08qui a ces cartouches
11:10dans le chargé.
11:11Alors on ne voit pas très bien
11:12de ce que je vois
11:13ça peut être effectivement
11:14un fusil à pompe
11:15à calibre 12 ou 16
11:16pour vous dire globalement
11:18un fusil à pompe
11:18on est sur 80 cm de longueur
11:20et on peut rentrer
11:22si on compresse un peu
11:23le ressort jusqu'à cette...
11:25Mais ça a un coup,
11:25plusieurs coups ?
11:26Plusieurs, plusieurs en armes.
11:28En fait, la pompe,
11:30ce qu'on appelle la pompe,
11:31il y a la poignée
11:32qui est en dessous
11:33sous le canon
11:34quand vous le mettez en arrière
11:36la cartouche qui a été tirée
11:37est éjectée
11:37ça fait remonter l'autre cartouche
11:38et que vous la remettez
11:39ça remette dedans.
11:40Donc en fait,
11:40en faisant dans tous les fines
11:41vous voyez ça.
11:43Mais la règle pour intervenir
11:45c'est parce qu'il n'a pas
11:45voulu lâcher son arme
11:46et qu'il l'a pointée
11:47en direction de ses officiers
11:49qu'on l'a abattue, c'est ça ?
11:50Parce qu'il a posé son bidon
11:51mais après il avait l'arme
11:52qu'il ne voulait pas poser
11:53et il l'a pointée.
11:54À partir de ce moment-là
11:55on dit on doit intervenir
11:57et abattre ?
11:58Soyons prudents.
11:58De ce que je sais,
12:01les policiers du Secret Service
12:03ont fait des sommations
12:04lorsque cet individu
12:06a été intercepté.
12:08Lors des sommations,
12:09ne bougez pas,
12:10posez votre arme,
12:11je présume.
12:12L'individu n'a accepté
12:14que de déposer
12:15un bidon d'essence
12:16qu'il tenait
12:17mais n'a non seulement
12:19pas posé son fusil
12:21mais l'a pointée
12:22dans les policiers.
12:23Donc dès lors,
12:24évidemment,
12:25des policiers d'élite
12:26dans le périmètre
12:27de la résidence
12:29du président
12:29s'estiment en légitime défense
12:32et neutralisent l'individu.
12:34Alors, on va voir,
12:35on en parlait avec vous tous
12:36qu'il y avait eu des précédents
12:38et on va voir ça avec vous
12:39Valami
12:40puisque ce n'est pas
12:41la première fois
12:41notamment des intrusions
12:43ou des tentatives d'intrusions
12:45surviennent à Maralago.
12:46Oui, tout à fait Anne.
12:47D'abord, en juin 2025,
12:50un homme,
12:50on le voit ici,
12:51de 23 ans
12:52avait été interpellé
12:53après être entré
12:54illégalement
12:55à Mar-a-Lago.
12:56En fait,
12:56il voulait rencontrer
12:57cet homme
12:58Kyle Trump,
12:59c'est la petite fille
13:00du président américain
13:01que l'on voit ici
13:02pour la demander
13:03en mariage.
13:04Et oui,
13:04pour la demander en mariage.
13:05Alors, Donald Trump
13:06à l'époque
13:06n'était pas présent
13:08et cet homme
13:09que l'on vient de voir,
13:09eh bien,
13:09ça n'était pas
13:10son premier essai.
13:12Il avait déjà tenté
13:14d'entrer à Mar-a-Lago,
13:15c'était en décembre 2024
13:17et là aussi,
13:18il avait été stoppé
13:18par les services secrets.
13:20Un autre exemple,
13:21cette fois-ci,
13:21des années auparavant,
13:23c'était une femme
13:24en mars 2019,
13:26une femme chinoise
13:26qui avait également
13:28tenté de pénétrer
13:28à l'intérieur
13:29de Mar-a-Lago.
13:30Elle était entrée
13:31dans la propriété
13:32avec des téléphones
13:33et une clé USB
13:34porteuse
13:34d'un logiciel malveillant
13:36alors que cette fois-ci,
13:37Donald Trump
13:38était présent
13:38mais elle ne s'était pas
13:40approchée du président.
13:41Alors ça,
13:41c'est pour Mar-a-Lago
13:42mais Maëva,
13:43Donald Trump
13:43a aussi été la cible
13:44de plusieurs tentatives
13:45d'assassinat.
13:46Oui,
13:47de rien que lors
13:47de la dernière
13:48campagne présidentielle,
13:49on en parlait
13:49il y a quelques instants.
13:50On se souvient,
13:51les voici de ces images
13:52historiques.
13:53C'est en juillet 2024
13:54lors d'un meeting
13:55en Pennsylvanie,
13:56Donald Trump
13:57qui avait été visé
13:58par un tir
13:58et touché à l'oreille.
14:00Vraiment,
14:00elle a été passée
14:01à quelques centimètres
14:02de sa tête
14:03et les images
14:05de Donald Trump
14:06avec justement
14:06ce sang sur le visage,
14:07le poing levé
14:08entouré par les hommes
14:09du Secret Service
14:11avait fait le tour
14:12du monde.
14:13C'était un moment
14:14clé de la campagne.
14:15On va revivre
14:15justement cette séquence
14:17avec le son
14:18que l'on va entendre.
14:46Voilà donc Anne
14:47pour ces images.
14:48Alors à l'époque,
14:49un spectateur avait été tué,
14:50le tireur lui avait été abattu
14:52et la directrice
14:53du Secret Service
14:54avait même démissionné
14:55après ces images.
14:56Donc ça,
14:56c'était la première
14:56et dans la même campagne
14:58seulement deux mois plus tard,
14:59une autre tentative
15:00d'assassinat
15:01sur un parcours
15:02de golf en Floride
15:03avait également
15:04visé Donald Trump.
15:05On voit l'auteur des faits,
15:07Ryan Rouse,
15:07qui a été depuis condamné
15:09à la prison à perpétuité.
15:10Donc deux tentatives
15:11en très peu de temps finalement.
15:12Il y en a eu d'autres,
15:13je précise.
15:14par exemple,
15:15lors de la première campagne
15:16de Donald Trump
15:17en 2016.
15:18C'était un jeune britannique,
15:20Michael Sanford,
15:21qui avait tenté
15:21de s'emparer
15:22de l'arme
15:23d'un agent
15:24des services de protection
15:25pour également
15:26tenter d'assassiner
15:27Donald Trump
15:28lors d'un meeting
15:28à Las Vegas.
15:29Donc on voit finalement
15:29que depuis des années,
15:30cette menace,
15:31elle est persistante
15:32visant Donald Trump.
15:33Merci beaucoup Maëva.
15:34Plaisir.
15:35Ces menaces contre Donald Trump,
15:37elles font presque partie
15:38du personnage.
15:39Et à chaque fois,
15:40d'ailleurs,
15:40il a réussi un peu
15:41à capitaliser dessus,
15:43même si on a bien vu
15:43qu'il a failli mourir
15:44littéralement à un centimètre.
15:45Oui, effectivement.
15:46Alors aujourd'hui,
15:46pas de réaction
15:47du président américain
15:48à ce qui s'est passé.
15:49En revanche,
15:51évidemment,
15:51on a tous en mémoire
15:52cette tentative d'assassinat
15:54à Butler en Pennsylvania
15:55en juillet 2024.
15:57Le point levé,
15:58cet appel à combattre,
16:00un fight, fight, fight,
16:00avec le point.
16:01Et là, on voit l'instinct,
16:04la bête politique,
16:05si l'on peut dire,
16:05qui voit immédiatement
16:08le potentiel
16:08qu'il y a à retirer
16:10de cette image,
16:10qui sera une des images
16:11très importantes
16:12de la campagne.
16:12Et il faut se rappeler
16:13qu'à ce moment-là,
16:14on est à quelques jours seulement
16:15du début de la convention républicaine,
16:17cette grande réunion du parti
16:19qui intronise en quelque sorte
16:21le candidat,
16:22et où quelques jours plus tard,
16:24donc, Trump arrive
16:25triomphalement
16:26avec son pansement
16:27à l'oreille
16:28et explique que
16:29Dieu l'a sauvé.
16:31Et effectivement,
16:32il a eu cette capacité
16:34à tout de suite comprendre
16:36à ce moment précis
16:38tout le bénéfice politique
16:39qu'il pouvait retirer
16:40de ce qui venait
16:42de se passer,
16:43même si ces images
16:45sont assez incroyables.
16:46Et d'ailleurs,
16:48il y a beaucoup de maladresse,
16:49nous ont expliqué
16:51les professionnels
16:51à ce moment-là,
16:52je pense que vous le confirmerez,
16:53dans la façon
16:54dont il est exfiltré
16:55après qu'on lui ait tiré dessus.
16:57Et c'est la raison pour laquelle,
16:58comme le rappelait Stéphane,
17:00quelques semaines plus tard,
17:02la patronne du Secret Service
17:05devra rendre son tablier.
17:06Et pour la petite histoire,
17:07il est tellement conscient
17:08de ce que l'histoire
17:09est en train de se jouer,
17:10il arrête l'exfiltration
17:11pour mettre sa chaussure
17:13et s'assurer de garder
17:14toute sa dignité
17:15pour les photographes
17:16et l'éternité.
17:17C'est vrai qu'à l'époque,
17:17on en avait beaucoup parlé.
17:18Certains disaient
17:19que c'est du jamais vu
17:20ce qui s'est produit là.
17:21Et on disait aussi beaucoup,
17:23on critiquait le temps
17:23qu'il avait fallu
17:24pour exfiltrer Donald Trump.
17:26Et il reste très exposé,
17:27en plus, pendant assez longtemps.
17:28Alors, si vous voulez,
17:29techniquement,
17:30les images qu'on vient de voir
17:31sur cet attentat,
17:34c'est une catastrophe.
17:36C'est très simple.
17:37Au moins, c'est clair.
17:37On ne traite pas les points hauts
17:40dans le jargon
17:41de la technique de protection.
17:42C'est-à-dire qu'on a un sniper
17:43qui est en points hauts
17:46sur un regard
17:46qui n'a pas été traité, gardé.
17:48Alors même que des policiers
17:50signalent la présence
17:52de ce sniper.
17:53Très bien.
17:53Et dès lors qu'on a
17:56une première détonation,
17:58si vous voulez,
17:59l'obligation,
18:00c'est d'évacuer le président
18:02sous malette Kevlar
18:04et de quitter le visuel
18:07et la zone de tir.
18:08On voit des gens
18:09du secret de service
18:10qui mettent leurs mains
18:12pour protéger.
18:13Mais comment vous expliquez ça ?
18:14Ce sont des hommes
18:15surentraînés ?
18:18Des mallets de Kevlar
18:19ou des parapluies Kevlar.
18:20D'ailleurs, on en voit
18:21autour de tous les présidents
18:22du monde entier
18:23pour leur déplacement.
18:24Pour avoir travaillé avec eux,
18:24je ne le comprends pas.
18:25Je pense que le président
18:27a dû leur demander
18:29de rester là
18:30parce qu'il a vu
18:31effectivement que
18:33médiatiquement,
18:33ça pourrait être
18:34quelque chose
18:35d'extraordinaire.
18:36Mais là, à ce moment-là,
18:37chef de la sécurité...
18:37Qui pourrait lui servir ?
18:38On parle quand même
18:38d'une scène qui se déroule
18:39en une fraction de seconde.
18:40Je ne pense pas qu'évidemment,
18:41c'est quelque chose
18:41de tripal et instinctif.
18:43Il y a une scène
18:43qui a sidéré tout le monde.
18:45On entend que le shooter
18:46est down,
18:47donc il y a quand même
18:48une prise en compte
18:48des menaces qui ont été
18:49neutralisées.
18:50Et derrière,
18:51il y a un temps
18:51pour l'éternité,
18:52il y a une instrumentalisation,
18:53mais ce n'est pas réfléchi.
18:55On n'est pas là
18:55en train de dire
18:55qu'on va capitaliser.
18:57Il y a des minutes
18:57qui précèdent,
18:58des minutes
18:59où on a identifié
19:00la présence de cette personne
19:01avec une arme longue,
19:02où les policiers
19:03qui assurent
19:04le périmètre externe
19:05disent qu'il y a quelqu'un
19:07qu'on a vu
19:07qui est dangereux
19:08et les services secrets
19:09jamais ne retirent
19:11ce qu'on appelle
19:11le principal,
19:12le Protective,
19:13jamais ne referment
19:14la boîte
19:14et le laissent exposer.
19:16C'est totalement
19:17inévitable.
19:18Il faut quand même
19:18souligner la différence
19:19entre ce dont on est
19:20en train de parler
19:21ce soir,
19:21cette intrusion
19:22à Maré-Lago
19:23et ce qui se passe
19:24à Butler
19:25avec cette différence
19:27fondamentale.
19:27C'est qu'en juillet 2024,
19:30il est candidat,
19:31il n'est pas président.
19:32Et ça veut dire
19:32qu'il est déjà
19:33très protégé,
19:34bien sûr.
19:34Et ancien président,
19:35quand même.
19:35Oui,
19:36ancien président et candidat.
19:37Mais il n'est pas
19:38protégé autant
19:38que le président le soir.
19:39Ça n'a rien à voir.
19:40Je veux dire,
19:40le niveau de protection
19:42entre le président
19:43en exercice
19:44et celui qui est
19:45un ancien président
19:45ou un candidat,
19:46même si ce sont
19:47des protections
19:48déjà très importantes,
19:49mais l'espèce
19:51d'armée
19:52qui est en permanence
19:53autour de lui,
19:54les différentes couches
19:55de protection,
19:56c'est incroyablement
19:58plus important.
19:59Alors,
20:00vous rappeliez,
20:00Mathieu,
20:01à juste titre
20:01qu'il n'était pas là
20:03plus qu'aucun
20:04des membres
20:05de sa famille
20:05qui, eux aussi,
20:06sont protégés
20:07par le Secret Service
20:08à ce moment-là.
20:09Mais pour autant,
20:10comme le disait Stéphane
20:11tout à l'heure
20:12devant l'image,
20:13Marellago,
20:14c'est la résidence
20:14principale
20:15de Donald Trump,
20:16c'est chez lui.
20:17Et c'est donc
20:17effectivement
20:18une enceinte
20:19qui doit être
20:21protégée
20:21de manière
20:22totalement imperméable
20:23en permanence.
20:24Nicolas Conquer,
20:25le mot de la fin
20:26sur cette partie,
20:26est-ce que ça va encore
20:27forger l'image
20:29de Donald Trump ?
20:30Est-ce que ça plaît
20:31d'ailleurs
20:31à son électorat
20:32le fait qu'à chaque fois
20:34il s'en sorte,
20:35qu'il soit une sorte
20:35de miraculé ?
20:36Jusqu'à présent,
20:37oui,
20:37et il se relève
20:38avec le point levé.
20:39Est-ce que désormais,
20:39est-ce que ça va lui donner
20:41la contrainte
20:41et l'obligation
20:42de se terrer
20:42et de ne pas faire campagne ?
20:43Parce que rappelons-le,
20:44on est dans l'année
20:44des mid-terms
20:46et il va s'engager
20:47de tout son corps
20:48et de toute sa personne
20:49dans ses meetings
20:50et malgré les tensions
20:51qui s'opèrent.
20:52Et donc,
20:52c'est encore cette image
20:53de ce candidat
20:54qui se défend pour son peuple.
20:55Et vous dites peut-être
20:56qu'il va être empêché
20:57de faire une campagne normale.
20:58C'est parce que certains
20:58voudraient lui dire
20:58tiens, c'est trop risqué,
20:59il ne faudrait pas y aller
21:00et c'est mal de connaître
21:01évidemment,
21:01lui, il va prendre ses risques,
21:03il l'assume
21:03parce qu'il a conscience
21:04de la nécessité
21:05de se mobiliser
21:06pour remporter
21:07cette bataille électorale.
21:08Et très vite,
21:08un mot Thierry sur ce profil,
21:09c'est quelqu'un
21:10dont les parents
21:11avaient voté Donald Trump,
21:12c'est ce que le shérif
21:12disait aussi cet après-midi,
21:14on connaît encore mal
21:14ses motivations.
21:15Oui,
21:16un jeune homme de 20 ans
21:17dont le profil d'ailleurs
21:17rappelle un peu celui
21:18de Thomas Crookes,
21:19ce jeune garçon
21:20d'un âge à peu près équivalent
21:22qui est sur le toit
21:22de ce bâtiment
21:24en Pennsylvanie
21:25pour tirer sur Donald Trump
21:27qui n'était pas du tout
21:29manifestement familier
21:29du maniement des armes
21:31par ailleurs.
21:31D'ailleurs,
21:32dans sa voiture,
21:33on retrouve l'étui
21:34de l'arme qu'il utilise
21:36qui peut faire supposer,
21:37encore une fois,
21:38ça reste à confirmer
21:39mais qu'il ait peut-être
21:40acheté cette arme
21:41alors qu'il était en route
21:42vers la Floride
21:44depuis la Caroline du Nord.
21:46Donc,
21:46c'est un profil
21:48de ce jeune garçon
21:51pas familier
21:51ni d'un combat politique
21:53particulier
21:54ni d'un passé violent
21:56ni du maniement des armes.
21:57Donc,
21:57il y a encore beaucoup
21:58de mystères
21:59pour comprendre
22:00comment il en est arrivé là.
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