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Chaque vendredi, samedi et dimanche, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Stéphanie de Muru pour débattre des actualités du jour.

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00:00Messieurs, je voudrais qu'on parle de cette séquence, vous le disiez, cette semaine, évidemment, il y a une semaine,
00:06Quentin de Ranc perdait la vie en marge de cette conférence de Rima Hassan à Sciences Po.
00:13Aujourd'hui, plusieurs membres proches de LFI sont en garde à vue et même en détention provisoire.
00:21Sept suspects qui sont en détention provisoire, dont deux proches assistants de Raphaël Arnaud, le fondateur de la Jeune Garde.
00:30Je vous propose d'écouter Mathilde Panot aujourd'hui, qui persiste et signe, c'est incroyable, il faut tendre l
00:36'oreille, écouter la députée insoumise.
00:38Jeudi 12 février, il était à l'Assemblée Nationale jusqu'à minuit.
00:42Raphaël Arnaud n'a rien à faire dans cette histoire.
00:45Raphaël Arnaud n'a pas de responsabilité dans ce qui s'est passé et donc Raphaël Arnaud doit rester dans
00:50notre groupe.
00:51Mais ce n'est pas de démission de Raphaël Arnaud ?
00:53Certainement pas.
00:54Ni de suspension du groupe de la France Insoumise ?
00:56Et il sera réinvesti aux prochaines élections administratives ?
00:59Oui, il sera réinvesti en 2027, s'il y a dissolution après élection présidentielle, il sera réinvesti.
01:04Mais s'il le souhaite, oui.
01:05S'il le souhaite, oui.
01:05Vous le souhaitez, vous ?
01:07Oui, mais je suis fière d'avoir Raphaël Arnaud dans mon groupe.
01:09Raphaël Arnaud n'a rien à voir là-dedans.
01:12Elle est fière d'avoir Raphaël Arnaud dans son groupe fondateur de la Jeune Garde,
01:16lié donc au meurtre de Quentin de Rente, même si l'enquête est en cours et confirmera.
01:21Bon, il y a de fortes présomptions tout de même.
01:23Oui, mais il ne faut pas oublier que la France Insoumise, ce n'est pas un parti démocratique.
01:28Donc, il y a un chef.
01:30Le chef, c'est Mélenchon.
01:31Mélenchon a donné le ton immédiatement en disant on ne recule pas, on tient la ligne.
01:37Il n'est pas trop schiste pour rien.
01:39Donc, à partir de là, tout le monde doit répéter les mêmes éléments de langage.
01:44Et donc, Mathilde Panot, quoi qu'elle en pense, elle est arrivée chez nos confrères de BFM TV
01:49avec ces éléments de langage qu'elle répète comme un perroquet.
01:52Parce que ça marche comme ça.
01:54Et souvenez-vous que quand il y a eu l'affaire Quatennens, c'est vrai que là, dans l'affaire
01:59Quatennens,
02:00c'était une affaire totalement différente, où Adrien Quatennens avait battu sa femme.
02:07Mélenchon l'avait défendu dès le début.
02:10Et ce qui s'était passé, c'est qu'à l'intérieur du groupe LFI, vous aviez un certain nombre
02:14de députés
02:15qui s'étaient désolidarisés.
02:16Rachel Garrigaud, Rémi Cécordière.
02:18Et on voit ce qui leur est arrivé.
02:20Ils ont été exclus.
02:21Et donc là, je pense que tout ce petit monde à LFI se souvient de cet épisode.
02:27Et donc, malheur à celui qui ne tiendra pas la ligne arrêtée par Jean-Luc Mélenchon.
02:32Et la ligne de Jean-Luc Mélenchon, c'est on maintient, on ne recule en rien,
02:40Raphaël Arnaud, est absolument intenable.
02:42Vous imaginez, c'est un petit peu comme si, dans le groupe du Rassemblement National,
02:47vous aviez le patron du GUD qui était député.
02:51Bon, donc c'est absolument intenable.
02:53Enfin, c'est surtout que le GUD, on peut ne pas partager les idées, bien évidemment.
02:58Mais enfin, là, en l'occurrence, ils sont quand même liés à un potentiel meurtre.
03:01C'est la milice, enfin, il faut appeler les choses par leur nom, c'est la milice de la France
03:07Insoumise.
03:08Et donc là, à partir du moment où Mélenchon a dit, on soutient Arnaud, ils soutiennent Arnaud.
03:12Oui, et alors vous avez vu que Jean-Luc Mélenchon persiste et signe aujourd'hui,
03:16chez nos confrères de la tribune.
03:17Jean-Luc Mélenchon qui qualifie ce meurtre comme une bataille de rue qui aurait mal tourné.
03:23Bon, Mélenchon qui dénonce donc une déferlante pour interdire LFI.
03:27C'est toujours la même chose avec lui.
03:29En plus, avec une morgue, il vous explique que c'est une inversion accusatoire, en réalité, Alexandre Malafaille.
03:36Ce n'est pas une bataille de rue, parce qu'une bataille de rue, bien sûr qu'elle peut conduire
03:39à la mort de quelqu'un.
03:40Bien sûr que non, c'était un lynchage, on l'a vu sur les images.
03:42Une bataille de rue peut conduire à un lynchage et peut conduire à mort d'homme.
03:45Ce n'est pas le sujet.
03:46Le sujet, c'est l'arme, les armes que vous avez mis dans la tête de ceux qui, les mots,
03:50de ceux qui se livrent à ce combat.
03:52C'est-à-dire que vous les avez formatés, vous leur avez donné une espèce de légitimité, de blanc-seing
03:57pour agir.
03:58C'est ça le sujet, ce n'est pas la bataille de rue.
04:00C'est tout ce qui est en amont et tout ce qui sera effectivement au niveau du procès qui viendra
04:04par rapport aux collaborateurs de Raphaël Lerner et aux autres,
04:07qui sera mis sur la table pour essayer de démontrer quels sont les liens qu'il y a entre les
04:11personnes qui ont commis l'irréparable
04:13et l'autorité politique qui se dissimule derrière.
04:16Pour le reste, Jean-Luc Mélenchon, de toute façon, elle est fille, c'est une secte, il est le chef
04:21de la secte.
04:22Un gourou ne se trompe jamais.
04:24Il attaque, il nie quand il est attaqué et il invente et il a son propre récit.
04:28Et là-dessus, il ne changera pas.
04:30Donc, il est dans une espèce de jusqu'au-boutisme forcené.
04:33Et donc, de fait, et là où il est malheureusement très fort, mais c'est le propre des gourous,
04:36il est très fort, c'est qu'il a une capacité à retourner les arguments, mais ça, c'est sa
04:42technique de base.
04:43Effectivement, c'est ce qu'on apprend quand on fait du trotskisme, c'est des ressorts, non, j'en connais
04:49bien ou trois.
04:50Ils sont tous avec cette espèce de câblage et de capacité à inverser et toujours, de toute façon, avec une
04:55détermination.
04:56Et je vous dis, il ne reniera pas ses convictions parce que s'il venait à dire « je me
05:00suis trompé », ce serait catastrophique.
05:01Mais le tribunal qui passera forcément à un moment donné sur cette affaire révélera des choses intéressantes,
05:05sauf que ce sera sans doute après les élections présidentielles, malheureusement.
05:08Jean-Michel, c'est toujours très sournois la manière dont il influence les choses.
05:14Oui, on l'a vu sur Gaza, etc.
05:15Mais moi, je trouve qu'en plus, le problème, si vous voulez, c'est que non seulement Mélenchon tient cette
05:19ligne,
05:20mais que ses ex-alliés vont finalement faire alliance avec lui lors des élections municipales,
05:28s'ils n'ont pas moyen de faire autrement.
05:31Est-ce que vous êtes surpris ? Moi, je vois dès le début, quand on...
05:34Regardez, même Jérôme Gage, c'est terrible.
05:37Jérôme Gage, qu'on n'attendait pas forcément là, qui préfère en effet plutôt soutenir LFI
05:43plutôt que d'avoir un RN qui gagne une élection municipale.
05:46C'est dramatique.
05:48Oui, mais alors les électeurs, il y a des sondages qui ont été faits,
05:50il y a un sondage du Figaro qui a été fait qui montre que 81% des électeurs socialistes
05:55sont contre une alliance avec LFI.
05:57La seule chose, c'est que s'il n'y a pas d'alliance avec LFI,
06:00vous avez une grande partie des députés socialistes qui ne seront pas réélus aux législatives de 2027.
06:08Et aux municipales, vous avez, par exemple, Valérie Pécresse donnait ce chiffre l'autre jour sur l'île de France.
06:14Elle évalue à une quarantaine le nombre de villes dans lesquelles il y aura, au second tour,
06:20une alliance entre la France insoumise et le Parti socialiste,
06:25parce que le Parti socialiste est en situation de faiblesse.
06:28Évidemment que la France insoumise a beaucoup plus d'électeurs.
06:31Et donc, finalement, s'ils veulent survivre dans certaines municipalités et lors des législatives de 2027...
06:38Mais parfois, il vaut mieux mourir avec honneur que survivre dans les disgraces.
06:42C'est le contraire. Je ne sais pas si vous vous souvenez,
06:43mais Michel Noir, le maire de Lyon, il y a quelques années, disait
06:48« Il vaut mieux perdre une élection que de perdre son âme. »
06:50C'est ça. Et son âme.
06:51À gauche, plus personne ne le pense.
06:53Mais ça, Jean-Michel, il faut du courage pour ça.
06:56Le drame pour le PS vient du nouveau Front populaire et de cette alliance avec LFI.
07:01Ils ont fait une erreur.
07:02On va continuer à en parler parce qu'Aurore Berger, elle appelle la gauche à rompre avec LFI
07:06et le RN à faire barrage.
07:08On en parle dans quelques instants et j'en profite pour donner le résultat de la question du jour.
07:13LFI a-t-elle toujours sa place dans l'arc républicain ?
07:16Eh bien, c'est non pour 98% d'entre vous, chers auditeurs.
07:19On se retrouve dans quelques instants.
07:22Europe 1 Soir Week-end, 19h, 21h, Stéphanie Demureux.
07:26Toujours avec Jean-Michel Savator et Alexandre Malafaille.
07:28On parlait de ces accointances, décidément, ces liaisons dangereuses LFI-PS.
07:34Alors Mathilde Panot, qu'on entendait tout à l'heure défendre Corseam,
07:38Raphaël Arnaud, proposera des accords de rassemblement à la gauche
07:43au second tour des municipales, enfin son parti, LFI bien sûr.
07:47Le PS a déjà dit qu'il se dirait ouvert, évidemment, à des rapprochements
07:50avec certains candidats qui clarifieraient leur position sur la violence politique.
07:56Ça, c'est ce qu'a dit Olivier Faure cette semaine.
07:58Je vous propose d'écouter Aurore Berger qui a appelé la gauche à rompre
08:00avec, justement, LFI et le RN à lui faire barrage.
08:03C'était au micro de Europe 1 C News, les échos, ce matin.
08:06Je le dis d'un côté, au camp de gauche qui veut être à nouveau
08:11une gauche républicaine et de gouvernement,
08:14est-ce que, enfin, vous allez, de manière définitive,
08:18rompre avec la France insoumise ?
08:20J'entends ces derniers jours des voix qui disent l'inverse.
08:22Des voix qui disent l'inverse.
08:24Finalement, s'il y a un risque, on peut reconsidérer des alliances,
08:27on peut fusionner des listes, on peut se désister.
08:30Non.
08:30Si c'est une question de valeur et une question de principe,
08:33ça veut dire qu'il n'y a aucune raison, à un moment,
08:36de remettre en cause ces principes-là.
08:38Et je le dis aussi au Rassemblement National à Jordan Bardella,
08:41il a parlé de cordon sanitaire avec LFI,
08:44qu'il le montre aussi au moment des élections municipales.
08:46Pourquoi maintiendrait-il des candidats dans des villes
08:49où ils savent que le RN n'a aucune chance de gagner ?
08:52Voilà, Aurore Berger, bon, c'est l'appel de ses voeux.
08:56Ce sont des voeux pieux, peut-être, Jean-Michel Salvatore.
08:58– Oui, je pense que la logique électorale aura le dernier mot.
09:03Je pense quand même que la France insoumise
09:06et les listes d'union risquent quand même de le payer un peu
09:10lors des élections municipales.
09:12– Il faut quand même l'espérer.
09:13– Je pense que le choc est tellement important dans l'opinion,
09:15on parlait tout à l'heure du sondage du Figaro,
09:19je pense que là, il y aura forcément un effet,
09:21mais cet effet s'amoindrira, je pense, avec le temps,
09:25et lorsqu'on en sera aux élections législatives post-présidentielles,
09:30à mon avis, tout ça sera oublié.
09:32Il faut quand même bien voir que les électeurs…
09:35– C'est ce que pense Jean-Luc Mélenchon, d'ailleurs.
09:36Vous êtes d'accord avec lui ?
09:38– Non, mais regardez, si vous voulez, le discours…
09:40– C'est triste.
09:40– Regardez la bordélisation de l'Assemblée nationale
09:44depuis plusieurs mois, regardez les propos
09:46qui frisent l'antisémitisme depuis des années et des années,
09:50et tout ça n'a aucun effet, les socialistes et les verts
09:52continuent à faire alliance.
09:54Donc, malheureusement, je pense que l'affaire Quentin
09:57ne les fera pas changer d'avis.
10:00– Oui, oui, non, mais les logiques électorales
10:02et les sujets d'appareil politiques
10:06sont toujours prégnants et souvent passent devant
10:10l'intérêt du pays et surtout la clarté des accords.
10:15– Et les valeurs ?
10:16– Et des valeurs.
10:17Après, moi, je me demande quand même
10:18s'il ne va pas y avoir un moment de vérité,
10:20à un moment ou à un autre, avec les municipales,
10:23sans doute pas, parce que c'est trop diffus,
10:26il y a trop d'élections, il y a trop de cas particuliers.
10:29C'est un peu plus compliqué de lire les choses
10:30de manière aussi précise qu'avec une présidentielle
10:33et surtout avec des législatives où là,
10:34on est sur 577 cas particuliers
10:37sur lesquels on va pouvoir voir très précisément
10:38ce qui se passe.
10:39Et je me demande quand même si, à un moment ou à un autre,
10:41ça va être vrai pour le Parti Socialiste,
10:43ça va être vrai pour les Républicains,
10:44il va y avoir un vrai problème.
10:45Il n'est pas impossible que des formations comme le PS
10:47soient amenées à un moment donné à se remettre en question.
10:49Il y a peut-être une imposition du PS.
10:51Je le disais tout à l'heure,
10:53l'erreur fondamentale pour le PS,
10:54c'est d'avoir cru que l'alliance avec les Insoumis
10:58et le nouveau Front Populaire était une bonne idée.
11:00C'était peut-être une bonne idée de circonstance.
11:01Électoralement, c'est une bonne idée.
11:03Mais ils n'ont pas le choix.
11:04Je veux dire juste qu'ils ne pensaient jamais
11:05avoir autant de sièges
11:07et donc d'avoir été aussi récompensés par cette alliance.
11:09Vous avez vu, ils ont fait le budget.
11:11Ils n'arrivent pas à s'en sortir de ça.
11:13Olivier Faure ne sera pas réélu député en 2027
11:15s'il n'a pas des Insoumis.
11:17Mais on est d'accord.
11:19Sauf qu'Olivier Faure, dans ces cas,
11:20devrait rejoindre les Insoumis.
11:23Idéologiquement parlant,
11:23il est plus proche d'eux
11:24que d'une gauche social-démocrate.
11:26C'est lui qui a appelé à mettre des drapeaux palestiniens
11:27sur les mairies.
11:30Ce parti pourrait peut-être être amené à exploser.
11:31Mais c'est vrai qu'il n'y a pas de différence de nature
11:33entre LFI et LPS.
11:34Il y a une différence de degré.
11:35Mais il n'y a pas de différence de nature.
11:36C'est une gauche assez radicale.
11:38Et c'est le grand changement d'aujourd'hui.
11:41À part peut-être Jérôme Gage et Raphaël Glucksmann,
11:42mais on le voit devant les voix et les élections prochaines.
11:47Bon, c'est toujours la même chose.
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