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Chaque vendredi, samedi et dimanche, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Stéphanie de Muru pour débattre des actualités du jour.
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00:00En compagnie de Jean-Michel Salvatore et Alexandre Malafaille,
00:04on parle évidemment de la mort de Quentin en marge d'une conférence de Rima Hassan à l'IEP de
00:08Lyon.
00:09Alors je le dis franchement, hier à la même heure j'étais pas mal à l'aise,
00:13mais c'était compliqué de traiter cette actualité parce qu'il y avait beaucoup de zones d'ombre
00:17et on a toujours peur d'instrumentaliser les choses, en tout cas d'être accusé de le faire,
00:23de donner des informations qui ne sont pas précises.
00:27Là les choses quand même s'éclaircissent clairement.
00:30Sur des images filmées par des témoins, on distingue l'étudiant venu protéger,
00:34on a mis en tout cas le collectif identitaire Némésis.
00:37Il est mis à terre, il est lynché par une douzaine de personnes cagoulées.
00:42Le parquet de Lyon affirme avancer sur l'enquête ce soir, l'identification des auteurs.
00:48Je vous propose d'écouter Gérald Darmanin suivi ce soir de Laurent Nunez
00:53qui était dans un JT me semble France 2, France Télévisions,
00:56qui vise clairement l'ultra-gauche. Écoutez.
01:00Je pense qu'il y a une complaisance de la France insoumise pour la violence politique
01:04et de faire semblant de ne pas voir que les mots tuent.
01:08Au commencement était le verbe, mais les mots peuvent tuer.
01:11Des esprits simples, des esprits radicalisés peuvent utiliser ces mots pour intervenir
01:16dans le champ physique et assassiner, violenter, menacer.
01:21Aujourd'hui, c'est l'ultra-gauche qui a tué. C'est incontestable.
01:25Et il ne faut pas nier la réalité.
01:28La Jeune Garde, c'est un groupe qui appelle à la violence.
01:30C'est d'ailleurs pour ça que nous avons engagé une procédure de dissolution
01:33qui avait été engagée d'ailleurs par Bruno Retailleau.
01:35Évidemment, je poursuis en ce moment.
01:36Ce sont des groupes qui appellent à la violence.
01:38Les policiers travaillent ardemment sous l'autorité du parquet.
01:42Je veux saluer d'ailleurs leur travail.
01:43Et ils sont en cours d'identification des personnes.
01:45Évidemment, ils les identifieront.
01:47Je n'ai aucun doute là-dessus.
01:48On a des vidéos.
01:49On travaille évidemment aussi sur la téléphonie.
01:51Ils les identifieront.
01:52Je n'ai aucun doute là-dessus.
01:53Et on verra si on confirme ou on affirme la thèse selon laquelle c'est l'ultra-gauche.
01:57Mais manifestement, c'est l'ultra-gauche qui était à la manœuvre.
01:59Manifestement.
02:00Gérald Darmanin, ce matin, suivi ce soir de Laurent Nunez.
02:04Gérald Darmanin, il nomme les choses.
02:06Un petit peu plus de prudence pour le ministre de l'Intérieur.
02:09Mais il n'empêche, l'ultra-gauche a tué.
02:12Manifestement, nous disent ces deux ministres, Jean-Michel Salvatore.
02:16Oui, c'est important parce que je pense que ces deux ministres ne parlent pas à la légère.
02:20On n'accuse pas comme ça.
02:22Donc je pense qu'ils ont des éléments qui sont assez probants.
02:26Et c'est vrai que ce n'est pas très étonnant.
02:29Parce que finalement, l'ultra-gauche est très présente dans les manifestations,
02:38surtout lorsque les groupements de droite ou extrême droite sont là.
02:43Donc il y a forcément beaucoup d'affrontements.
02:44Ce que je trouve intéressant là-dedans, si vous voulez,
02:47c'est la réaction de la France insoumise
02:49qui explique que l'extrême-gauche, France insoumise,
02:53n'a rien à voir avec l'ultra-gauche.
02:54Et là, je pense que c'est un secret de polychinelle.
02:58Tout le monde sait très bien qu'il y a une très grande porosité
03:01entre l'ultra-gauche et l'extrême-gauche.
03:04A commencer par Raphaël Arnaud.
03:07Raphaël Arnaud, il est fiché S, il est député,
03:11il a eu l'investiture de la France insoumise,
03:13et il est le fondateur de la Jeune Garde,
03:15qui est un mouvement qui a d'ailleurs été interdit,
03:18mais qui n'est toujours pas interdit,
03:19parce qu'il y a des contre-feux devant le Conseil d'État.
03:24Et puis il bénéficie, vous avez vu, de la Ligue des Droits de l'Homme.
03:26De la Ligue des Droits de l'Homme.
03:28Mais si vous voulez, Raphaël Arnaud,
03:30il a été condamné pour violences volontaires,
03:32et ce que je trouve intéressant dans l'histoire de Quentin,
03:35c'est qu'un des amis de Quentin a expliqué,
03:37a témoigné pour dire qu'il y avait là des collaborateurs de Raphaël Arnaud
03:41qui étaient présents à Lyon et qui auraient participé à l'agression.
03:45Alors, on va voir si c'est vrai,
03:47mais en tout cas ce sont des témoignages qui sont quand même assez convergents,
03:50et on voit bien que la France insoumise se défend immédiatement,
03:52parce que, évidemment, c'est ce que je vous ai dit hier.
03:58C'est vrai qu'on avait du mal à y voir clair,
03:59parce qu'il y avait vraiment une forme de confusion orchestrée par la gauche,
04:03et notamment LFI, qui a tout sauf envie de se voir lié à la mort d'un jeune de 23
04:08ans.
04:09Et alors ce soir, Jean-Luc Mélenchon, lui, il ose tout.
04:12Selon l'AFP, Quentin aurait été atteint de coups de couteau,
04:15dit Jean-Luc Mélenchon, elle-même relayant une source proche de l'enquête.
04:19Qui ment ? Point d'interrogation.
04:20Il n'a pas l'ombre d'un couteau dans cette histoire.
04:22Ces éléments ont nourri la haine, l'esprit de revanche.
04:25Monsieur Retailleau, ce programme du côté de l'ordre,
04:27non, mais vous incarnez l'appel au désordre, à la haine, à la division.
04:32Vous n'êtes pas digne de la République.
04:33Jean-Luc Mélenchon qui instrumentalise la mort de ce jeune,
04:36tout comme d'ailleurs c'est le lieutenant LFI qui rejette toute forme de violence et d'implication.
04:41D'ailleurs, je vous propose d'écouter Éric Coquerel,
04:43qui était ce matin l'invité du grand rendez-vous au CNews Europe 1 Les Échos.
04:52Nous n'avons rien à voir avec les gens hier qui ont agi sur ce jeu.
04:56Est-ce que vous avez quelque chose à voir avec la jeune garde ?
04:58La jeune garde est concernée par ce qui s'est passé hier ?
05:01Elle est dissoute la jeune garde.
05:03Donc moi je vous dis par rapport aux événements que nous avons eu hier,
05:06c'est-à-dire les événements 1, les RICS globales, d'accord ?
05:11Que je condamne par principe parce que je condamne les violences policières.
05:13Qu'est-ce que vous appelez une RICS, Éric Coquerel ?
05:15Ça c'est la police qui a utilisé le terme de RICS.
05:17C'est pas moi, un RICS c'est un affrontement entre deux groupes.
05:19Mais 20 contre 3, c'est pas...
05:21Non, justement, 20 contre 3, ça c'est...
05:24C'est vous dire, ce que je dis, c'est que je regarde les vidéos,
05:26la seule chose qu'on ait, d'accord ?
05:28Et je vois la police.
05:29La police aujourd'hui parle de RICS entre deux groupes.
05:31Donc je dis que sur le principe de la violence, nous nous condamnons.
05:35Et en plus de ça, il y a des images qui se terminent à la fin,
05:37où on voit un jeune sur lequel il y a quelques personnes qui s'acharment.
05:41Je le condamne encore plus fortement.
05:42Voilà, je ne peux pas vous dire plus, et ça n'a aucun rapport avec nous.
05:45Ça n'a aucun rapport avec vous, Alexandre Malafaille ?
05:47Chez Jean-Luc Mélenchon et chez ses sbires, il y a toujours les mêmes logiques.
05:52Attaquer, contester, inventer, mentir.
05:55C'est leur logiciel, c'est comme ça qu'ils fonctionnent,
05:58c'est comme ça qu'ils prospèrent.
05:59Et on l'a souvent dit ici, et on a raison de le dire,
06:03il y a une irresponsabilité de la part d'un certain nombre de responsables politiques
06:07sur l'usage de la parole publique, qui est extrêmement dangereuse.
06:11On en a une fois de plus la preuve,
06:13parce qu'en effet, comme ça a été très bien dit par Gérald Darmanin,
06:16on a affaire à des populations qui sont soit vulnérables,
06:19soit déterminées, soit les deux, soit en plus manipulées,
06:23et on en arrive à des extrémités,
06:24comme par exemple ce qui s'est passé à Lyon avec Quentin.
06:27Mais regardez tout le fond d'antisémitisme
06:30qui prospère malheureusement dans ce pays,
06:33il est entretenu par cette parole publique
06:35qui joue avec le feu de manière permanente.
06:37C'est extrêmement sournois en plus leur manière de faire.
06:39C'est non seulement très sournois, mais ça participe en plus,
06:41c'est ça qui est redoutable,
06:42de toute cette espèce de manipulation, d'ingérence,
06:46parce qu'on peut très bien imaginer que derrière les uns ou derrière les autres,
06:49là encore volontairement ou volontairement,
06:51ils soient utilisés par des intérêts étrangers
06:52qui cherchent aujourd'hui à nous fragiliser de l'intérieur.
06:55Donc moi je crois qu'aujourd'hui à un moment donné,
06:57parce qu'on voit les réactions politiques des uns et des autres,
06:59mais tant qu'on n'attaquera pas à la base
07:01ces hommes politiques-là pour les déclarer hors la loi,
07:04hors la loi, je suis très clair,
07:06on ne peut pas continuer à tolérer l'intolérable
07:08avec tout ce que ça emporte comme conséquence à la fois dramatique
07:11à court terme quand il y a une mort d'homme,
07:13mais également plus sévèrement parce que ça fracute la nation.
07:15– Je voulais arrêter, mais regardez Rima Hassan
07:17qui avait le tapis rouge à Sciences Po Lyon
07:21et qui essaie de vous expliquer,
07:22moi je regardais sur les réseaux sociaux
07:23parce que c'est intéressant quand même,
07:25on essaie de vous faire croire que la mort de ce jeune homme
07:28n'a rien à voir que c'était à l'autre bout de Lyon,
07:30alors qu'en réalité c'était très proche.
07:34Ça interroge, d'ailleurs il y a eu la même Rima Hassan
07:37qui appelait à dissoudre Némésis,
07:38ce fameux collectif qui était venu manifester
07:41contre sa présence pacifiquement devant Sciences Po
07:43qui appelait à dissoudre Némésis à l'acide.
07:47Vous savez c'est toujours pernicieux,
07:48ça s'ouvre sur les braises et après on s'étonne,
07:50on fait les innocents.
07:51– Ce qui me frappe c'est que la France insoumise
07:54est vraiment sur la défensive dans cette histoire.
07:57Au début de l'affaire,
08:00ils ont essayé de décrédibiliser Quentin.
08:03En disant, bon en fait il n'a pas le bon CV,
08:05il est patriote, il est catholique traditionnaliste,
08:08il est blanc.
08:09Donc ils ont commencé par ça,
08:10en disant c'est un militant d'extrême droite, etc.
08:13Et puis finalement, devant l'accumulation de preuves,
08:19on va voir, mais devant l'accumulation d'éléments
08:22qui plaident pour une culpabilité de jeune garde,
08:25là ils se font évidemment beaucoup plus agressifs
08:27parce qu'ils voient bien qu'ils sont un petit peu démasqués.
08:30Et c'est vrai que les images qu'on a vues,
08:32qui ont été diffusées hier sur TF1,
08:35sont absolument incroyables de violences et d'acharnements.
08:39– Et puis de l'acheter,
08:4012 personnes sur ce garçon au sol avec des cagoules.
08:44– Et là c'est vrai que les déclarations des deux ministres
08:47laissent penser qu'ils ont des éléments
08:49qui peuvent incriminer jeune garde.
08:52Donc ensuite on verra, il y a une enquête à faire, etc.
08:54Mais enfin on voit bien que là,
08:55ils sont vraiment sur une posture très défensive
08:57et tout le monde y va pour défendre,
08:59parce que là il y a un vrai risque.
09:00– C'est vrai qu'on a du mal à imaginer
09:02Laurent Nunez s'exprimer ainsi
09:04s'il n'a pas des raisons valables de le faire,
09:07Alexandre Malafaille.
09:08– D'autant plus que Laurent Nunez,
09:09il a un passé qui plaît dans sa faveur,
09:11c'est un grand serviteur de l'État,
09:13il a été patron de la DGSI,
09:14donc il connaît l'envers…
09:15– On l'a connu très prudent,
09:18sur l'immigration, sur…
09:20– Je pense qu'il parle parce qu'il sait,
09:22et d'autant plus qu'il connaît les sujets
09:24des mouvements de l'ultra-gauche en France,
09:26il les connaît très bien,
09:27parce que cette mouvance ultra-gauchiste en France,
09:29elle est développée pas uniquement
09:31dans le cadre de l'association en question,
09:33il y a des milliers de personnes
09:34qui font partie de ces différentes mouvances,
09:35elles peuvent être climatiques,
09:36elles peuvent être politiques,
09:37elles peuvent être en tout cas très radicales,
09:39et elles ont régulièrement l'occasion
09:40de passer à l'acte.
09:41On a beaucoup de mal à les combattre,
09:43parce qu'évidemment le cadre de l'État de droit
09:44ne donne pas tant de possibilités que ça,
09:46parce qu'il faut que les faits soient commis
09:48pour qu'on puisse les réprimer,
09:49donc il va falloir encore, je pense,
09:51travailler sur l'arsenal législatif,
09:52mais surtout il faut prendre la menace
09:53très au sérieux,
09:54et je pense que là il y a une montée de cran
09:56sur la prise en compte de la menace,
09:58parce qu'en effet à la fois
09:59on est dans un contexte politique pré-électoral,
10:01donc les municipales sont un premier terrain de jeu,
10:03les présidentielles sont un deuxième terrain de jeu,
10:05et on voit bien qu'il y a beaucoup d'intérêt
10:07à monter les uns contre les autres
10:08pour justement essayer de récupérer des électeurs,
10:12là les insoumis vont bien sûr se défendre,
10:14là pour le coup ils sont sur la défensive en effet,
10:15à juste titre,
10:16parce qu'on voit bien qu'on les a à câble,
10:18en plus ça tombe mal pour eux,
10:19parce qu'au même moment,
10:20quelques semaines plus tôt,
10:21on les classe à l'extrême gauche,
10:23donc tout d'un coup on les désigne mieux,
10:24on les positionne mieux,
10:25et maintenant on fait le lien avec l'ultra gauche,
10:27donc tout ça commence à raconter une histoire
10:28qui leur est pas favorable,
10:29mais en même temps qui va durcir leur camp,
10:30qui va durcir leur camp.
10:32Malheureusement je pense que ça ne changera rien,
10:34ça va durcir leur camp,
10:35ils ont leurs militants,
10:37et c'est...
10:39Ah vous croyez...
10:39Non ?
10:40Vous n'êtes pas d'accord Jean-Michel Savator ?
10:41Moi je pense quand même que...
10:43Vous avez vu, regardez la mort de ce jeune homme,
10:45enfin à gauche,
10:46on voit bien le récit,
10:47il n'y a pas une unité dans l'émotion,
10:50je suis désolée.
10:50Ce qui me fait un peu peur,
10:52c'est que Quentin soit le premier,
10:53et qu'il y en ait beaucoup d'autres.
10:55Et pas le dernier.
10:55Parce que ce qu'il faut quand même bien voir,
10:56si vous voulez,
10:57c'est que la violence verbale,
10:58elle n'est pas sans conséquences.
11:00Quand vous pratiquez une politique extrêmement...
11:03Enfin, une expression politique extrêmement violente
11:06à l'Assemblée, dans les médias,
11:08que vous passez votre vie à injurier,
11:10à intimider, etc., etc.,
11:12finalement cette violence politique,
11:14cette violence verbale,
11:15devient une violence tout court.
11:17Et là, moi ce qui me fait un petit peu peur,
11:19c'est qu'on assiste à ça,
11:21et si on assiste vraiment à ça,
11:22et si on doit s'attendre
11:24à de nouvelles agressions
11:26et à de nouveaux affrontements
11:27très violents
11:28à l'occasion de meetings, etc.,
11:30je pense que vous avez quand même
11:32toute une partie de l'électorat
11:34de Jean-Luc Mélenchon
11:35qui peut-être réfléchira
11:37si on arrive,
11:38si on arrive
11:39à faire la jonction évidente
11:40entre l'extrême-gauche
11:42et l'ultra-gauche.
11:43Oui, d'ailleurs l'extrême-gauche,
11:44on va en parler
11:45parce que vous avez entendu
11:46certainement l'interview
11:47d'Emmanuel Macron hier
11:48chez nos confrères de Radio-J
11:49qui affirmait à son tour
11:52que LFI était un parti d'extrême-gauche.
11:55On en parle dans quelques instants
11:56sur Europe 1.
11:57Europe 1 soir week-end
11:58en compagnie de Jean-Michel Salvatore
11:59et Alexandre Malafaille.
12:01Emmanuel Macron était ce matin
12:03chez nos confrères de Radio-J.
12:04Il y avait beaucoup de questions
12:06que lui a posées Frédéric Azizac.
12:10On se posait nous-mêmes
12:11la marche contre l'antisémitisme
12:13à laquelle il n'a pas participé.
12:15On en parlera dans quelques instants
12:16mais aussi,
12:17et on l'évoquait il y a quelques secondes,
12:20l'LFI,
12:21extrême-gauche,
12:22eh bien,
12:22pour Emmanuel Macron,
12:23c'est oui.
12:24Je ne fais pas les classements
12:25de sensibilité.
12:26C'est au ministère de l'Intérieur
12:27de le faire pour les élections
12:28mais je crois qu'il n'y a pas
12:29tellement de mystère
12:30pour dire qu'ils sont
12:31à l'extrême-gauche.
12:32L'extrême-gauche,
12:32c'est ce qu'ils font partie
12:33toujours de l'axe républicain.
12:34Sur cette formule,
12:35il faut regarder les choses.
12:37Quand des Françaises
12:38et des Français
12:39élisent et mettent
12:40à l'Assemblée
12:41des parlementaires,
12:42mettent des gens
12:43dans les institutions
12:44de la République
12:44et donc,
12:45on ne peut pas par un discours
12:46les en exclure.
12:47Mais je constate
12:48que dans les positions
12:50qu'ils prennent,
12:51en particulier
12:52sur l'antisémitisme,
12:53ils contreviennent
12:55à des principes fondamentaux
12:56de la République
12:57et à des valeurs de la République.
12:58Vous diriez comme
12:58Raphaël Entowen,
12:59c'est un mouvement
13:00passionnément antisémite ?
13:01C'est normal
13:03que les intellectuels
13:04respectent beaucoup
13:05comme sur Entowen
13:06qui travaillent
13:07et s'engagent
13:07et leur propre formule.
13:10Il ne m'appartient pas
13:11de qualifier cela.
13:13Mais en tout cas,
13:13il y a clairement
13:14des expressions antisémites
13:16qui émergent
13:17et qui doivent être combattues.
13:18Il y va du bout des lèvres
13:19mais il y va quand même
13:21Jean-Michel Salvatore,
13:22même si ce n'est pas
13:24franchement tranché non plus.
13:26Évidemment,
13:27il a raison
13:27et je pense que
13:28même s'il y va
13:29du bout des lèvres,
13:30il dit quand même
13:30des choses extrêmement fortes.
13:32Quand ils disent
13:33qu'il y a des discours
13:36de l'FI
13:37en matière d'antisémitisme
13:38qui contreviennent
13:39aux lois de la République,
13:40c'est quand même
13:40une accusation très lourde.
13:42Mais moi,
13:42ce qui me surprend,
13:43c'est qu'ils ne le disent
13:44que maintenant.
13:46On a l'impression
13:47qu'il revient de voyage,
13:50qu'il a été hors de France
13:51pendant plusieurs années
13:52et puis qu'il découvre
13:53que le pays
13:55a un parti politique important,
13:57qui a une forte représentativité
13:58et qui joue avec l'antisémitisme.
14:01Mais si c'est si grave,
14:02si c'est si important,
14:04pourquoi ne la tripathie plus tôt ?
14:06Moi, c'est ça qui me frappe.
14:07Sinon, sur le fond,
14:08il a raison,
14:09mais pourquoi le dit-il maintenant
14:10et pourquoi cette accusation
14:12aussi grave,
14:13aussi tard ?
14:14En l'occurrence,
14:14on lui posait la question
14:15sur Radio-J,
14:16Alexandre Malafaille,
14:17c'est votre approche aussi ?
14:19Je le trouve mou.
14:21Oui,
14:22on ne reconnaît pas sa voix.
14:23La voix est une croyure.
14:24C'est à chaque fois.
14:25Après, c'est peut-être
14:26les lunettes.
14:27Il a envie de parler anglais,
14:29peut-être.
14:30Mais je le trouve mou,
14:32quand même.
14:34Il choisit une fois de plus
14:36des formules
14:36qui se veulent intellectuelles.
14:38Alors, certes,
14:38il est prudent,
14:39certes,
14:39il est chef de l'État,
14:40mais pardon,
14:41on ne peut pas avoir dit
14:42ce qu'on a dit avant
14:44et constater,
14:45comme nous tous,
14:45qu'il y a quand même
14:45un usage de la parole politique
14:47qui devient extrêmement dangereux
14:49et mortel,
14:50comme on est en train de le voir,
14:52et avoir des mots
14:53comme ça
14:53qui tournent un peu autour,
14:55qui nomment sans vraiment nommer,
14:56qui disent,
14:56alors d'accord,
14:57c'est précis,
14:57mais ok,
14:58mais on voit bien
15:00qu'il y a un vrai problème.
15:02Il est le premier à dire
15:03qu'il y a des ingérences,
15:04il y a des gens
15:05qui font des choses
15:05pour que le pays
15:06soit fragilisé,
15:08fracturé, etc.
15:08Qu'est-ce qui se passe là ?
15:09Est-ce qu'il le dit précisément ?
15:10Parce que tout ça joue clairement
15:12contre nous,
15:12tout ça nous fragilise,
15:13tout ça nous affaiblit.
15:14Il ne le dit pas.
15:15Il intellectualise les choses,
15:16il veut prendre de la hauteur,
15:18mais peut-être...
15:18Il a mis plus d'énergie
15:19à reconnaître
15:20l'état de Palestine,
15:21un moment quand même
15:23vraiment difficile
15:24et douloureux
15:25pour le peuple juif
15:26qui venait quand même
15:28de subir ce 7 octobre
15:30et qui a été
15:31extrêmement mal perçu.
15:32D'ailleurs,
15:33Frédéric Aziza
15:33de Radio Gilles
15:34pose la question
15:35pourquoi n'avez-vous pas
15:36été présent
15:36à la marche
15:37contre l'antisémitisme
15:38le 12 novembre 2023 ?
15:40Écoutez sa réponse.
15:41Je ne prends pas mes décisions
15:42sous influence
15:42de qui que ce soit
15:43et ça c'est des ragons
15:44c'est totalement faux.
15:46Je ne l'ai jamais fait de marche
15:47depuis que je suis président
15:48de la République.
15:49Je considère que
15:50ma fonction,
15:51ma mission,
15:52c'est d'abord de mettre
15:52des mots et de dire
15:54au don de la nation.
15:55C'est pour ça que
15:55le jour même de la marche
15:56j'ai pris ma plume
15:59et j'ai écrit un texte
16:00sur l'antisémitisme
16:01et ensuite c'est d'agir
16:02et de décider.
16:03Mais vous avez raison
16:04de rappeler ça
16:04et moi je veux ici dire
16:05combien les gouvernements
16:06successifs ont agi.
16:08Sur la monnaie de fait.
16:09Sur la marche,
16:09une question quand même.
16:11Est-ce que vous regrettez
16:12de ne pas y avoir participé ?
16:13J'ai décidé à refaire
16:14est-ce que vous participez
16:15à une telle marche ?
16:15Je l'expliquerai sans doute mieux
16:16pourquoi je ne le fais pas
16:17parce que manifestement
16:18chez certains
16:19ça n'a pas été compris
16:20mais j'espère que
16:20toute l'action qu'il y a eu ensuite
16:22en particulier le fait
16:23que le 7 février
16:24qui a suivi la France
16:26a non seulement rendu hommage
16:27à ses victimes
16:28mais à toutes les victimes
16:29du monde entier
16:30aux familles d'otages
16:30et nous avons été
16:31le seul pays au monde à le faire.
16:32Je pense que c'est plus ça mon rôle.
16:34Vous avez compris quelque chose
16:35parce que franchement...
16:36Si, ce qu'on comprend
16:38c'est qu'il a commis une énorme erreur
16:40en ne participant pas
16:41à cette manifestation
16:42et ce n'est même pas une erreur
16:43c'est une faute politique majeure
16:45avec en plus un argument
16:46qui est quand même assez étrange
16:47de dire
16:48moi je ne marche pas.
16:49Pourtant il est en marche.
16:50Oui c'est ça.
16:51François Mitterrand
16:53il avait participé
16:54à la grande manifestation
16:56après les attentats
17:00contre le cimetière de Carpentras
17:02c'était en 1990 je crois.
17:04donc il n'avait pas participé
17:06à la totalité de la manifestation
17:08mais il était venu saluer
17:09les organisateurs
17:11à la fin du défilé
17:13Place de la Bastille.
17:15Qu'est-ce qui l'empêchait
17:16d'aller saluer
17:17à la fois Gérard Larcher
17:19et Yael Brown-Pivet
17:20qui étaient donc
17:21le président du Sénat
17:22et le président de l'Assemblée nationale
17:23qui étaient les deux organisateurs
17:25de cette manifestation.
17:26C'est quand même quelque chose
17:27de très étrange
17:28et je pense que la rue...
17:29Vous posez la question
17:30mais est-ce que vous avez la réponse
17:31une forme de lâcheté
17:35de peur
17:36par rapport peut-être
17:37à certaines communautés en France
17:39je n'en sais rien
17:39mais posons la question
17:40et apportons une réponse.
17:42On n'est pas dans ça
17:43je pense qu'il veut toujours
17:44faire les choses
17:45tellement différemment des autres
17:47parce qu'il se considère
17:48comme beaucoup plus intelligent
17:50que tout le monde
17:50il finit par faire des bêtises.
17:52Et puis il y a peut-être aussi
17:53on l'a dit aussi
17:54une certaine peur
17:55de la réaction
17:56des quartiers
17:58mais en fait on ne sait pas
18:00mais c'est quand même
18:00c'est faire injure
18:02pardon
18:02c'est faire injure
18:03même
18:04peut-être aux personnes
18:05qui habitent dans les quartiers
18:07je ne vois pas en quoi
18:08ça les gênerait
18:08qu'on manifeste
18:09contre l'antisémitisme
18:11au lendemain d'un massacre
18:12du 7 octobre
18:13vous voyez
18:13c'est pas ma position
18:14oui oui
18:15non évidemment
18:15j'ai pas dit que c'était la vôtre
18:17mais j'ai du mal à comprendre
18:18oui
18:18Alexandre Malafaille
18:19c'est très difficile à comprendre
18:20mais depuis le départ
18:21de toute façon
18:21il est en même temps
18:22il est nulle part
18:23à la fois sur la question
18:24de l'antisémitisme
18:25sur les questions d'Israël
18:27il a voulu jouer
18:28aux plus intelligents
18:29et au bout du compte
18:30on n'y est pas
18:31mais ce qui est fou
18:32c'est qu'il est capable
18:33d'avoir comme ça
18:34des saillies
18:35absolument invraisemblables
18:36de dire
18:36on est en guerre
18:37on est en guerre
18:37contre le Covid
18:38on est en guerre
18:38contre la Russie
18:40on est en guerre
18:41de déclarer l'état de guerre
18:42l'économie de guerre
18:43voilà il a toujours
18:43des capacités de formule
18:44comme ça
18:45quand il veut vraiment montrer
18:45qu'il est en pointe
18:46sur un combat
18:47là il n'est pas en pointe
18:48sur le combat
18:48parce que s'il était en pointe
18:49sur le combat
18:49contre l'antisémitisme
18:50il utiliserait les bombes
18:51il sait les utiliser
18:52il sait poser les bombes
18:53quand il faut
18:53et je trouve que c'est
18:54extrêmement dommage
18:55parce que je crois
18:56que la nation
18:57dans sa très grande majorité
18:58très très large majorité
18:59aimerait entendre
19:00des mots forts
19:01et signifiants
19:01par rapport à ça
19:02il a plus été en pointe
19:02en effet
19:03pour reconnaître
19:03l'état de Palestine
19:05à propos d'antisémitisme
19:07je voulais quand même
19:07vous faire réagir
19:08à cette polémique
19:09autour de la vente
19:10d'un t-shirt controversé
19:11sur
19:12je ne sais pas
19:12si vous avez vu ça
19:13sur le site
19:14de la boutique
19:14du comité international
19:15olympique
19:16en ce moment
19:16il y a les JO
19:17à Milan
19:18ils représentent
19:19les JO de Berlin
19:20en 1936
19:22on le sait
19:23je le rappelle
19:24évidemment
19:25ont été
19:25une vitrine
19:27pour Hitler
19:28et le régime nazi
19:29c'est quoi ?
19:29c'est du mauvais goût
19:30c'est bizarre
19:31le CIO
19:32qui se justifie
19:33la raison principale
19:34est de protéger
19:35nos droits d'auteur
19:36afin qu'ils ne puissent pas
19:37être utilisés
19:38à mauvaise science
19:40moi j'ai un peu peur
19:41que ce soit de l'ignorance
19:42de l'ignorance de l'histoire
19:43on en a quand même
19:43si
19:45oui c'est le mauvais goût
19:46c'est très curieux
19:48de se justifier
19:49comme ça d'une part
19:50il y a une faute
19:50qui a été commise
19:51à un moment donné
19:52on n'a pas besoin
19:52de se souvenir
19:53de cette séquence-là
19:54sur un plan sportif
19:55si on veut
19:55parce que les sportifs
19:56eux
19:57ils n'ont pas
19:58à être effacés
19:58mais les Jeux
19:59en l'occurrence
20:00ceux-là
20:00ils méritent
20:01effectivement d'être oubliés
20:02on aurait peut-être
20:03dû sauter
20:04ils auraient été inspirés
20:05de sauter cette année
20:06d'autant plus
20:06qu'ils ont été les premiers
20:07le CIO
20:08à disqualifier
20:08un athlète ukrainien
20:10qui a voulu
20:11commémorer
20:11si je puis dire
20:11le souvenir
20:12de ses copains
20:13qui sont meurs au front
20:14on le disqualifie
20:15lui en disant
20:15tiens non
20:16t'as pas le droit
20:16de faire deux
20:16et de l'autre côté
20:18ils vont comme ça
20:18faire référence
20:19à un moment de l'histoire
20:20qui n'est pas très chouette
20:21il reste vraiment
20:22une petite minute
20:23je ne sais pas
20:23si l'un ou l'autre
20:24veut réagir
20:25vous en attendez
20:26quelque chose
20:26de la petite visite
20:27de Laurent Nunez
20:28en Algérie
20:28demain
20:29Jean-Michel Savator
20:30ah oui
20:31moi ce que j'en attends
20:32c'est la libération
20:34de Christophe Gleiz
20:35honnêtement
20:36s'il va
20:37en Algérie
20:39il faut quand même
20:40voir les choses
20:40Christophe
20:41il est quasiment
20:42otage
20:43enfin il est vraiment
20:44otage
20:44du régime
20:46algérien
20:46moi je suis très gêné
20:48de voir un ministre
20:49de la République française
20:50aller en Algérie
20:51dans ces conditions là
20:52donc je pense que
20:53s'il y va
20:53et s'il prend ce risque là
20:55c'est pour nous ramener
20:57et puis s'il nous récupère
20:58tous les OQTF de France
21:00on dira
21:00bravo et merci
21:01il est invité
21:02par son homologue
21:03ministre de l'Intérieur
21:05algérien
21:05donc il répond à l'invitation
21:06et ensuite en effet
21:07il y a un somme de dossiers
21:08qui sont sur l'adapté
21:09si on peut relancer
21:09un début de quelque chose
21:11avant que la présidentielle
21:12ne passe
21:12et qu'une autre équipe
21:13arrive aux affaires
21:13ce serait bien
21:14si on pouvait éviter
21:15de faire encore un an
21:15sur ce sujet
21:17on verra bien
21:18mais enfin vous êtes bien naïf
21:19mon cher Alexandre Malafaille
21:21non non non
21:21je veux encore voir
21:22que des gens sérieux
21:23non non mais Laurent Nunez
21:24est quelqu'un de sérieux
21:24vous êtes optimiste
21:25allez
21:25il est sérieux
21:26il connait bien l'Algérie
21:26je le dis
21:27il a été partant de la DGC
21:28avec un peu de chance
21:29merci Alexandre Malafaille
21:30merci à Jean-Michel Salvatore
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