Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 10 minutes
Chaque dimanche, Émilie Broussouloux vous accompagne de 14h à 16h dans BFM Week-end.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:0114h35 sur BFM TV, bonjour et bienvenue, ravi de vous accompagner cet après-midi.
00:00:05A la une, des flammes et des détonations en plein vol.
00:00:09Grosse frayeur pour les passagers d'un vol Air France relu en Fort-de-France en Martinique à Paris.
00:00:15L'avion a dû faire demi-tour juste après avoir décollé.
00:00:19Nous sommes avec l'un des passagers du vol.
00:00:21Il raconte le cauchemar qu'il a vécu.
00:00:273200 personnes, des saluts nazis et des propos racistes.
00:00:30La marche pour Quentin Durand qui, hier à Lyon, fait l'objet de signalements.
00:00:34Cet après-midi, un nouveau rassemblement est organisé devant Sciences Po à Strasbourg.
00:00:38La municipalité se dit très inquiète. Nous sommes sur place.
00:00:44Et puis dans l'ouest du pays, des milliers d'habitations sont toujours inondées.
00:00:49Trois départements en vigilance rouge, cinq en orange encore aujourd'hui.
00:00:53Dans certaines communes, on appréhende la rentrée des classes demain.
00:00:56Nos reporters sont aux côtés des habitants qui n'en peuvent plus.
00:01:08Certains ont cru mourir.
00:01:09Les 489 passagers d'un vol Air France venaient de décoller de Fort-de-France en Martinique
00:01:15lorsque l'un des réacteurs de l'avion a pris feu.
00:01:17L'appareil a été contraint de faire demi-tour en urgence.
00:01:20Le récit de Zoé Lamarche.
00:01:25L'appareil vient à peine de quitter le sol lorsque plusieurs flashs surprennent les passagers.
00:01:30Les yeux rivés vers l'extérieur dans un calme apparent.
00:01:35Ce passager qui filme ces images nous raconte ces longues minutes d'angoisse.
00:01:39Il y a eu une explosion avec une énorme flamme.
00:01:41Vu qu'on ne savait pas ce qui se passait, on avait vraiment l'impression qu'on allait tous mourir.
00:01:45Et du coup, on a tous profité des derniers instants avec nos familles.
00:01:49Et c'est donc ce qui était le plus dur.
00:01:53Après avoir tourné plusieurs minutes à proximité de l'aéroport,
00:01:56l'avion fait finalement demi-tour à cause d'un problème moteur.
00:02:00Rien d'alarmant selon le commandant de bord.
00:02:02Nous avons décollé normalement.
00:02:04Au bout d'à peine une minute de vol, le moteur droit a commencé à pomper.
00:02:08Mauvaise circulation de l'air dans le moteur.
00:02:10Nous avons immédiatement lancé les procédures et préparé l'équipage à un retour.
00:02:14L'atterrissage s'est passé parfaitement bien.
00:02:17On regarde, on regarde !
00:02:19Au sol, la panique gagne les témoins.
00:02:23Ils pensent voir l'avion s'embraser.
00:02:24Après un atterrissage maîtrisé, les passagers sont accueillis par les pompiers et la police.
00:02:30Ils passent la nuit à l'aéroport.
00:02:32Le pilote rassure.
00:02:34Les commandants de bord sont formés pour gérer ce genre de situation.
00:02:37Tous les six mois, nous effectuons deux séances de simulateurs.
00:02:41Nous sommes entraînés au pompage, aux dommages graves, aux feux moteurs, à toutes les situations possibles.
00:02:46Les 469 passagers vont pouvoir regagner la capitale à partir de demain.
00:02:51Un vol est prévu à 23h, heure locale.
00:02:56Et pour en parler, on est avec l'un des témoins de cet événement.
00:02:59Bonjour Raphaël Barrier.
00:03:01Merci d'être avec nous.
00:03:02Vous étiez à bord de ce vol Air France avec votre père.
00:03:05Vous êtes en ce moment à l'aéroport de Fort-de-France.
00:03:08Racontez-nous ce que vous avez vu et entendu Raphaël.
00:03:11Alors j'étais dans l'avion du Martinique pour aller jusqu'à Charles de Gaulle.
00:03:17Et peut-être moins d'une minute après avoir décollé, on a entendu un gros bruit.
00:03:23Alors on a vu une grosse lumière jaune avec le gros bruit.
00:03:26Donc on a tout de suite compris que c'était une flamme qui se propageait dans le moteur.
00:03:34Et ensuite, on a commencé à paniquer.
00:03:37On a tous eu peur dans l'avion.
00:03:38Donc on s'est tous regardés.
00:03:40Vraiment, on a cru mourir.
00:03:41On a essayé de passer nos derniers instants avec la famille et profiter.
00:03:47Et ensuite, quelques minutes après, il y a le pilote qui nous a fait un message
00:03:53pour nous expliquer ce qui passait, qu'il y avait un moteur en moins,
00:03:58qu'il allait faire les procédures pour faire un atterrissage en urgence.
00:04:06Du coup, on a fait quelques tours.
00:04:07On a fait, je crois, trois tours.
00:04:09Et ensuite, on est redescendu sur la piste.
00:04:12Donc le pilote a été très rare, je crois, qu'il nous plaît.
00:04:15Oui, on le rappelle, il n'y a pas eu de victime.
00:04:17Mais racontez-nous plus précisément, quelle était l'ambiance à bord de l'avion ?
00:04:20Vous dites que beaucoup se sont vus mourir.
00:04:23Alors dans l'avion, ça restait une ambiance très calme.
00:04:28Alors tout le monde avait très, très peur.
00:04:30Tout le monde était très, très stressé.
00:04:31Mais dans l'ensemble, en fait, c'était calme parce qu'on était tellement choqués
00:04:35de la situation, de ce qui était en train de se passer.
00:04:37Donc on n'avait même pas les mots pour réagir de ce qui était en train de se passer.
00:04:41Donc tout le monde avait peur.
00:04:43Mais on restait calme.
00:04:45Il n'y avait pas vraiment de cris.
00:04:47Merci beaucoup, Raphaël Barrier, d'avoir accepté de témoigner sur BFM TV.
00:04:52On va tenter d'en savoir plus avec vous, Jean Serra.
00:04:55Vous êtes notre spécialiste.
00:04:57Je vous propose d'aller juste devant le grand écran pour mieux comprendre précisément ce qui s'est passé.
00:05:02On va d'abord revoir cette image qui est assez impressionnante depuis le sol.
00:05:06Ce sont des témoins qui ont pu filmer la scène avec cet avion qui, semble-t-il, depuis le sol,
00:05:13a commencé à prendre feu.
00:05:15Expliquez-nous exactement ce qu'on voit sur ces images.
00:05:17Voilà. Donc là, ce que vous voyez, c'est un pompage réacteur.
00:05:20C'est-à-dire que la flamme, elle est après le réacteur.
00:05:23C'est ce que l'on voit là.
00:05:23Vous voyez, à l'arrière, sur le moteur droit.
00:05:26Donc je vous expliquerai après ce qu'est un pompage.
00:05:28Alors c'est vrai que c'est impressionnant pour ceux qui sont dans l'avion parce qu'ils voient une
00:05:31flamme gigantesque.
00:05:32Regardez, ça va pratiquement jusqu'à la queue de l'avion.
00:05:35Ce qui est logique puisque l'intérieur du moteur a été détruit et donc il n'y a plus la
00:05:39sortie classique de l'air qui pousse.
00:05:43Donc voilà, on va essayer d'expliquer tout cela.
00:05:45Alors d'où est parti l'incident, si on peut dire ?
00:05:48Donc vous avez l'entrée du réacteur qui est ici.
00:05:51Là, vous avez, on appelle ça les obdefan, qui vont compresser l'air à l'intérieur de la chambre de
00:05:58combustion.
00:05:59Là, il y a le carburant. L'air est très compressé.
00:06:02On mélange avec du carburant, on allume.
00:06:05Ça fait une flamme qui va pousser, c'est pour ça qu'on appelle ça un réacteur, ça va pousser
00:06:09le réacteur vers l'avant.
00:06:11Et derrière, vous avez des turbines qui, elles, vont être entraînées par ce souffle très rapide et vont entraîner le
00:06:17compresseur qui est devant.
00:06:19Si jamais il y a un problème, ici avec des ailettes d'un seul coup qui se cassent,
00:06:23d'un seul coup il n'y a plus suffisamment de pression d'air qui arrive là et il y
00:06:27a des retours vers l'avant.
00:06:28C'est là qu'on entend ces fameuses détonations.
00:06:31Ces fameuses détonations qui font peur aux gens.
00:06:33Il peut y en avoir plusieurs de suite.
00:06:34On entend les boum, boum, vraiment des choses qui font vibrer l'avion et tout.
00:06:38Et puis bien sûr, comme l'air n'a plus une circulation normale,
00:06:43derrière, bouf, il y a une grosse flamme de la chambre de combustion qui sort vers l'extérieur comme un
00:06:48chalumeau.
00:06:49Oui, et c'est pour ça qu'on a eu le sentiment qu'une partie de l'appareil était en
00:06:53train de s'enflammer.
00:06:54Alors, je rassure les gens, déjà, première chose, c'est un avion avec deux moteurs.
00:06:59On peut voler sans aucun problème avec un moteur.
00:07:02Ça vous est déjà arrivé à vous d'ailleurs.
00:07:04Voilà, donc il n'y a absolument aucun problème là-dessus.
00:07:07Donc qu'est-ce qu'il se passe ?
00:07:08Il se passe que...
00:07:09Voyons sur la carte justement le trajet.
00:07:11Puisqu'on le sait, l'avion a décollé depuis Fort-de-France.
00:07:15Voilà.
00:07:16Direction l'aéroport Charles-de-Gaulle à Paris, sauf qu'il a fait très rapidement demi-tour pour réatterrir.
00:07:23En plus, il fait plusieurs tours. Je vais vous expliquer pourquoi.
00:07:25C'est ce que Raphaël nous expliquait d'ailleurs.
00:07:27Il décolle. Ici, là, c'est là qu'il fait le pompage, juste après le décollage.
00:07:31Tout de suite, il fait la procédure coupure du moteur qui est touché, puisqu'il a les alarmes feu-moteur.
00:07:37Il réduit sa manette de gaz.
00:07:38Il coupe le carburant.
00:07:40Il déclenche l'extincteur.
00:07:41Tout de suite, il avertit la tour.
00:07:43M'aider, m'aider, m'aider.
00:07:44C'est-à-dire un truc très grave.
00:07:47Je fais demi-tour.
00:07:48Il revient.
00:07:48Le problème, c'est qu'il décollait pour aller à Charles-de-Gaulle.
00:07:51Donc, il était avec le plein de carburant.
00:07:54Donc, trop lourd pour se poser.
00:07:56Parce que la masse à l'atterrissage est nettement inférieure à la masse au décollage.
00:08:02Donc, qu'est-ce qu'il fait, là ?
00:08:03Il a commencé à tourner pour faire ce qu'on appelle du « fuel jettison ».
00:08:06C'est-à-dire qu'il a ouvert les réservoirs de carburant pour balancer à l'extérieur un maximum de
00:08:14tonnes de carburant.
00:08:15D'où le temps que ça a pris.
00:08:16Voilà pourquoi il a tourné plusieurs fois.
00:08:18Et dès qu'il est arrivé à la masse qui était voulue, là, il est allé se présenter pour se
00:08:23poser sur l'aéroport de Fort-de-France.
00:08:26Mais il n'y avait aucun risque, là.
00:08:27Soyons bien clairs.
00:08:28Je comprends qu'ils aient eu peur.
00:08:30Merci beaucoup.
00:08:31Pour toutes ces explications, on va pouvoir partir à Lyon pour évoquer la marche pour Quentin Deranque.
00:08:40Hier, il y avait 3200 personnes réunies.
00:08:43La marche a été aussi marquée par des saluts nazis, des propos racistes.
00:08:47Cela fait l'objet de signalements.
00:08:49C'est ce qu'annonce la préfète du Rhône ce matin.
00:08:51Alizé Boissin et Julie Roser, vous avez suivi cette marche hier pour BFM TV.
00:08:56Qu'avez-vous constaté sur place ?
00:09:00Malgré les consignes données par l'organisatrice aux participants de se montrer le plus neutre possible ou encore le plus
00:09:06passif possible,
00:09:07certains n'ont pas pu s'empêcher de scander des propos racistes, des propos homophobes.
00:09:12D'autres ont fait des saluts nazis à plusieurs reprises lors de la marche hier.
00:09:18C'est ce qu'on a pu observer avec les journalistes sur place.
00:09:21Une marche organisée par une ancienne porte-parole d'une association anti-avortement
00:09:25qui se défend de toute récupération politique.
00:09:28Mais pourtant, ce qu'on a observé, c'est la présence de certains leaders de l'extrême droite radicale français.
00:09:35Notamment la présence, par exemple, de Marc de Cacré-Valmenier, leader néo-nazi ou encore d'Yvan Benedetti,
00:09:42qui est une figure de l'extrême droite identitaire français.
00:09:45Il y avait en majorité des hommes assez jeunes.
00:09:48Il y avait aussi quelques familles catholiques avec des enfants ou encore certaines femmes,
00:09:53notamment, qui représentaient le collectif Némésis, collectif dit féministe d'extrême droite radicale.
00:09:59Ça, c'est pour la participation.
00:10:01Donc, il y a eu une interpellation en queue de cortège à la fin de la marche.
00:10:06Au total, selon la préfecture, 3200 personnes ont participé à l'hommage.
00:10:10Merci beaucoup, Alizé Boissin et Julie Rosière.
00:10:13LFI dans la tourmente depuis la mort de Quentin de Ranque.
00:10:16Mathilde Panot, la présidente du groupe LFI, à l'Assemblée nationale, était ce midi l'invité de BFM Politique.
00:10:23Elle le répète, nous sommes et resterons antifascistes.
00:10:27L'antifascisme est un principe cardinal de la République.
00:10:30La République a été construite contre le fascisme.
00:10:33Et je le rappelle, au long de notre histoire, c'est par exemple la construction du Front populaire.
00:10:38C'est la résistance au nazisme dans ce pays.
00:10:40Et donc, tout le monde dans ce pays, je rappelle que même des hommes de droite, se définissaient comme antifascistes.
00:10:46Je pense à Raymond Aron.
00:10:47Nous allons bientôt panthéoniser, cette fois-ci, Marc Bloch, qui lui-même était antifasciste.
00:10:51En juin prochain.
00:10:52Et donc, nous, nous sommes antifascistes et nous resterons antifascistes, parce que ce sont des valeurs cardinales de la République.
00:10:58Et sur ce même sujet, Gabriel Attal a lui aussi pris la parole.
00:11:02C'était au Salon de l'Agriculture ce matin.
00:11:04Il interpelle le PS sur ses positions vis-à-vis de LFI.
00:11:08J'appelle le PS à clarifier cette situation.
00:11:12Ils ne peuvent pas, d'un côté, dire qu'on se sépare de la France insoumise
00:11:15et, en même temps, en catimini, préparer des accords avec la France insoumise sur les municipales.
00:11:20Et de la même manière, j'appelle les LR à couper net avec le Rassemblement national.
00:11:25Ils ne peuvent pas dire qu'on lutte contre un extrême, la France insoumise,
00:11:29et pas contre le Rassemblement national.
00:11:31Et il y aura un moment de vérité le soir du premier tour des élections municipales.
00:11:35Pour le PS, effectivement, est-ce qu'ils auront un barrage avec la France insoumise
00:11:39ou est-ce qu'ils feront des accords avec eux ?
00:11:41Et pour les Républicains, est-ce qu'il y aura un barrage avec le Rassemblement national,
00:11:44avec le parti d'Éric Zemmour, ou est-ce qu'ils feront des accords avec eux ?
00:11:47Et on reste à Lyon avec la campagne des élections municipales qui est bel et bien lancée.
00:11:52Écoutez Georges Képénékian, candidat d'Hivercentre à la mairie de Lyon.
00:11:56Pour faire un projet dans une campagne, il faut une vision, il faut un idéal et des objectifs.
00:12:02C'est ce que je m'efforce de faire avec mon équipe.
00:12:07Notre vision aujourd'hui, c'est une ville dans laquelle nous voulons créer une démocratie active à nouveau,
00:12:17avec une réconciliation de tous et toutes.
00:12:20Notre ville s'est fracturée au fil de ces dernières années et notre souci, c'est de créer de nouvelles
00:12:28conditions.
00:12:29Pour ça, ça veut dire que nous devons relancer une vraie pratique démocratique
00:12:36et l'idéal pour nous qui va nous guider, c'est le prendre soin.
00:12:42Prendre soin de la ville qui elle-même prend soin des habitants.
00:12:45C'est ça le premier rôle du maire et de la collectivité, c'est de créer des conditions pour tous
00:12:52les habitants de notre ville.
00:12:54Alors, pour ça, prendre soin, ça veut dire une approche qui repose sur tous les corps intermédiaires.
00:13:02Nous voulons nous appuyer, vous le savez bien, j'ai lancé le concept de Lyon qui a l'énergie.
00:13:08C'est que les énergies sont dans la ville, elles sont présentes et c'est d'être en capacité de
00:13:14les mobiliser.
00:13:15Le maire, contrairement à ce qu'on pense, ne fait pas tout, mais il permet les choses de se faire.
00:13:21Je prends quelques exemples de se prendre soin.
00:13:24Par exemple, nous avons retenu l'idée de proposer 10 000 logements pour les étudiants et les jeunes travailleurs,
00:13:31parce que nous avons besoin de cette jeunesse dans notre ville pour relancer à la fois la création,
00:13:39à la fois les jeunes entreprises, les start-up et la recherche dans notre ville.
00:13:45Pour que notre ville soit à nouveau attractive et rayonnante, elle doit avoir une grande capacité à l'innovation.
00:13:52C'est ça qui est la clé de demain.
00:13:54Mais c'est aussi nous occuper de la médecine générale.
00:13:59Vous savez bien qu'on a du mal à trouver des généralistes qui manquera de médecins pour les années à
00:14:03venir.
00:14:04Et notre projet, c'est de travailler avec les médecins généralistes installés aujourd'hui pour voir avec eux
00:14:10et l'union des représentants de professions de santé pour voir comment on peut améliorer
00:14:16et créer les conditions de leur propre succession et qu'on travaille à cela.
00:14:23C'est aussi pour la sécurité, en dehors de l'effectif qu'on doit atteindre, qui n'est pas atteint
00:14:29aujourd'hui,
00:14:31c'est de créer là aussi des conditions favorables à la fidélisation de nos policiers.
00:14:37En dehors de leur donner des missions claires et stabilisées, c'est de permettre qu'ils restent à Lyon.
00:14:44Et nous avons proposé pour les policiers qui en auraient besoin de leur créer des logements de fonction.
00:14:51Allez, on revient dans un instant sur BFM TV. Merci d'être avec nous.
00:14:56Il est 15h sur BFM TV. Bienvenue à vous si vous nous rejoignez.
00:14:59À la une, dans l'ouest du pays, des milliers d'habitations sont toujours inondées.
00:15:05Trois départements en vigilance rouge, cinq en orange encore aujourd'hui.
00:15:09Dans certaines communes, on appréhende la rentrée des classes demain.
00:15:13Nos reporters sont aux côtés des habitants qui n'en peuvent plus.
00:15:213200 personnes, des saluts nazis et des propos racistes.
00:15:24La marche pour Quentin de Ranc, hier à Lyon, a fait l'objet de signalements.
00:15:28Cet après-midi, de nouveaux rassemblements sont organisés, notamment devant Sciences Po à Strasbourg.
00:15:34La municipalité se dit très inquiète. Nous sommes là aussi sur place.
00:15:40Donald Trump envisage toujours de frapper l'Iran.
00:15:44L'armée iranienne se dit en état d'alerte maximale et déploie des systèmes de missiles sur des positions stratégiques.
00:15:50Nous sommes à la fois aux Etats-Unis, en Iran et en Israël pour comprendre les enjeux sur place.
00:16:03Des milliers d'habitations sont donc toujours sous les eaux.
00:16:06Trois départements en vigilance rouge, cinq en orange encore aujourd'hui.
00:16:12Partons d'abord en Charente-Maritime.
00:16:14Retrouvez Thomas Girard. Bonjour.
00:16:16Vous êtes à Sainte. Les habitants vivent un cauchemar.
00:16:21Tout à fait. Écoutez, c'est compliqué dans le secteur.
00:16:24On a toujours les pieds dans l'eau ici du côté de Sainte-en-Charente-Maritime.
00:16:28La hauteur de la Charente est actuellement de 6,53 mètres.
00:16:32Regardez juste derrière moi ce parking souterrain, mais également cette rue du centre-ville qui est complètement inondée, impraticable.
00:16:40Les agents municipaux ont installé des planches de bois pour tenter de circuler au mieux.
00:16:45Alors, cette décrue a des répercussions directes.
00:16:492500 maisons sont impactées, dont 1380 inondées.
00:16:55Plus près de 550 habitations sont actuellement privées d'électricité.
00:17:00Et ce que je peux vous dire, c'est qu'ici à Sainte, une solidarité s'organise.
00:17:04Un groupe Facebook a même été créé à l'occasion pour aider les propriétaires ayant perdu leurs animaux dans la
00:17:12crue.
00:17:12Car en effet, certains ont évacué leur logement sans leur chat, sans leur chien.
00:17:17Il va donc falloir être très prudent dans les prochaines heures et être très vigilant.
00:17:22Un pic de crue qui est attendu normalement ce soir.
00:17:27Merci beaucoup Thomas Girard pour toutes ces explications.
00:17:31On va aller aussi retrouver notre autre reporter Mathéo Frommi.
00:17:35Bonjour, vous êtes à Loire-Auxence, en Loire-Atlantique, qui est littéralement sous les eaux.
00:17:40Certains habitants doivent même utiliser un bateau pour rejoindre leurs habitations.
00:17:47Oui, vous l'avez dit, certains habitants ont dû troquer leur voiture pour des bateaux.
00:17:50C'est assez insolite et c'est ce qui est notamment arrivé à la personne qui habite juste derrière moi.
00:17:54Il est parti à l'instant avec un pédalo.
00:17:56Vous le voyez, sa maison qui est comme une île déserte, une île au milieu de l'océan.
00:18:00C'est arrivé notamment à d'autres habitants, notamment ceux d'un quartier à côté de Loire-Auxence,
00:18:06qui ont les rues, les routes complètement inondées.
00:18:09Ils ne peuvent circuler qu'avec des canoës, des bateaux, voire même à pied avec des cuissardes et des bottes.
00:18:14D'autres habitants en face de ce quartier, au niveau de l'île du Buzet, eux, ne peuvent utiliser que
00:18:18le bateau
00:18:19puisque l'île a complètement disparu.
00:18:21Les seuls témoins de l'existence de cette île, ce sont les maisons et les arbres.
00:18:26Donc des habitants qui surveillent avec grande attention Vigicru,
00:18:31puisqu'on est monté à 5,86 m et on espère descendre d'ici mardi.
00:18:36Notamment, Vigicru annonce une descente à 5,42 m.
00:18:39Donc on surveille Vigicru, mais on reste quand même très vigilants.
00:18:42Merci beaucoup Mathéo Fromi.
00:18:44Et puis on vous le disait, toutes nos équipes sont déployées sur le terrain.
00:18:48On est aussi avec Clémence Renard.
00:18:49Bonjour, vous, vous êtes chef sur Sarthe, dans le Maine-et-Loire, avec Tandiguille-Tricouard.
00:18:53L'eau est parfois montée jusqu'à 1,30 m dans les maisons.
00:18:57Et ce que vous constatez, c'est que le village est désert et il ne reste plus qu'une poignée
00:19:00d'habitants.
00:19:04Complètement, parce qu'il y a un arrêté qui a été pris vendredi matin par le maire, un ordre d
00:19:09'évacuer.
00:19:10Je ne sais pas si vous allez voir, il y a beaucoup d'eau dans les rues.
00:19:12Il y a plus d'un mètre d'eau dans les rues.
00:19:14Nous, on est chez vous, Magali, avec votre mari Laurent.
00:19:18Vous avez-vous acheté un kayak mercredi spécialement pour cette crue ?
00:19:22Vous faites partie des privilégiés parce que votre maison est en hauteur, donc pas d'eau à l'intérieur,
00:19:26juste une vingtaine de centimètres dans votre garage.
00:19:28Comment vous vivez ? Parce que vous êtes presque en autarcie depuis 48 heures.
00:19:32Comment ça se passe ?
00:19:32Nous, ça se passe bien, dans le sens où on a nos voisins qui habitent dans la maison derrière,
00:19:39qui nous ravitaillent en eau, en essence.
00:19:44En essence, parce qu'il y a un groupe électrogène que Tandiguille-Tricouard va vous montrer juste derrière.
00:19:47C'est ça qui vous permet de vivre avec un peu d'électricité.
00:19:51Il faut 15 litres pour que ça tienne 8 heures, c'est ça ?
00:19:52Donc, il faut quand même changer assez régulièrement.
00:19:55Ça nous permet de prendre des douches, d'avoir de l'eau chaude, mais pour notre cafetière.
00:20:03Et puis, heureusement qu'on a nos voisins.
00:20:06On surveille un peu les maisons.
00:20:11Il y a eu cet arrêté, je l'ai dit, vendredi matin, cet ordre d'évacuer.
00:20:15Pourquoi vous, vous avez pris la décision de rester ici malgré tout ?
00:20:17Pour sauver nos biens.
00:20:19Parce que, fur et à mesure que l'eau est montée, on a monté les meubles fur et à mesure.
00:20:24Et on reste parce que c'est notre maison.
00:20:28Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
00:20:31Et la décrue s'annonce très très lente.
00:20:32Le pic, lui, est arrivé dans la nuit de vendredi à samedi à 6,75 m pour la Sarthe.
00:20:36On est à 6,72 m.
00:20:38Donc, ça va être très très lent avec, vous le voyez, ces rues qui sont toujours submergées d'eau.
00:20:42Et donc, cette poignée d'habitants qui vit en quasi autonomie depuis maintenant 48 heures.
00:20:48Merci beaucoup à toutes nos équipes qui sont déployées en ce moment même sur le terrain.
00:20:52Et merci aux habitants qui acceptent de témoigner pour BFM TV.
00:20:56Eléonore Boccarat, vous êtes notre journaliste météo.
00:20:58On va tenter d'en savoir plus sur ces images extrêmement impressionnantes qu'on a vues dans certaines communes.
00:21:03C'est vrai que c'est du jamais vu.
00:21:05On a des records, on a des niveaux qui sont extrêmement hauts.
00:21:09C'est bien ce qu'il faut avoir en tête.
00:21:11Du côté de Sainte, par exemple, avec la Charente, on est à 6,54 m.
00:21:15On est proche des crues historiques de janvier 1961, de 1994.
00:21:21Donc, ça fait écho pour les gens du côté d'Angers.
00:21:24On est proche de la crue de décembre 82 et du côté de Chefs-sur-Sarthe.
00:21:28Alors là, vraiment, on a des niveaux qui sont supérieurs à la crue historique qui était en janvier 2000.
00:21:33Alors, l'heure est en général à la stabilisation.
00:21:35C'est ce qu'il faut avoir à l'esprit.
00:21:38Mais la décrue promet d'être très lente derrière.
00:21:40On a des points positifs, à la fois un temps plus sec et calme grâce à l'anticyclone ces jours
00:21:44-ci.
00:21:45Les coefficients de marée sont en baisse.
00:21:47Mais, mais, mais, il y a un mais.
00:21:49Ces niveaux sont très hauts.
00:21:50Les sols sont saturés.
00:21:51Ça, on l'a bien compris.
00:21:52On a aussi un phénomène de propagation de l'amont vers l'aval.
00:21:55Il y a la topographie des lieux qui est en question.
00:21:58Par exemple, en Charente-Maritime, c'est extrêmement plat.
00:22:00Donc, l'écoulement est forcément ralenti.
00:22:02Il peut aussi être perturbé, cet écoulement, au niveau de certains estuaires, aux heures de pleine mer.
00:22:08Donc, on n'en a pas encore fini.
00:22:10Et cette stabilisation peut durer plusieurs jours avant de décroître.
00:22:13Merci beaucoup, Hélénor Boccarat.
00:22:15On en vient maintenant à cette marche pour Quentin de Ranck.
00:22:183 200 personnes, des saluts nazis, des propos racistes.
00:22:23La marche hier à Lyon a fait l'obligé de signalement.
00:22:26Et puis, cet après-midi, un nouveau rassemblement est organisé devant Sciences Po Strasbourg.
00:22:30La municipalité se dit très inquiète.
00:22:33Alizé Boissin et Julie Roser, vous avez suivi la marche d'hier à Lyon pour BFM TV.
00:22:37Qu'avez-vous constaté sur place ?
00:22:40Malgré les consignes données par l'organisatrice aux participants de se montrer le plus neutre possible ou encore le plus
00:22:46passif possible,
00:22:47certains n'ont pas pu s'empêcher de scander des propos racistes, des propos homophobes.
00:22:53D'autres ont fait des saluts nazis à plusieurs reprises lors de la marche hier.
00:22:58C'est ce qu'on a pu observer avec les journalistes sur place.
00:23:01Une marche organisée par une ancienne porte-parole d'une association anti-avortement
00:23:05qui se défend de toute récupération politique.
00:23:09Mais pourtant, ce qu'on a observé, c'est la présence de certains leaders de l'extrême droite radicale français.
00:23:15Notamment la présence, par exemple, de Marc de Cacré-Valmenier, leader néo-nazi ou encore d'Yvan Benedetti,
00:23:22qui est une figure de l'extrême droite identitaire français.
00:23:25Il y avait en majorité des hommes assez jeunes.
00:23:29Il y avait aussi quelques familles catholiques avec des enfants ou encore certaines femmes,
00:23:33notamment, qui représentaient le collectif Némésis, collectif dit féministe d'extrême droite radicale.
00:23:40Ça, c'est pour la participation.
00:23:41Donc, il y a eu une interpellation en queue de cortège à la fin de la marche.
00:23:46Au total, selon la préfecture, 3200 personnes ont participé à l'hommage.
00:23:50Et la fille est dans la tourmente depuis la mort de Quentin Deranque.
00:23:53Mathilde Panot, la présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, était ce midi l'invité de BFM Politique.
00:24:00Elle était au micro de Léopold Houdbert.
00:24:01Elle proposera des accords de rassemblement aux autres formations de gauche
00:24:05si la France insoumise arrive en tête au premier tour des élections municipales.
00:24:10Lorsque les insoumis arriveront en tête au premier tour,
00:24:14ils proposeront le rassemblement et ils créeront les conditions pour le rassemblement,
00:24:18notamment avec les autres listes de gauche.
00:24:20Ça, c'est ce que nous, nous avons dit.
00:24:22Par contre, ceux qui ne sont pas clairs, c'est justement les socialistes
00:24:25qui, eux, expliquent que ça serait peut-être au cas par cas.
00:24:28D'autres disent jamais.
00:24:30Et nous avons entendu, notamment, des candidats à Paris expliquer
00:24:34qu'il n'y aurait jamais d'alliance avec les insoumis.
00:24:37Donc, c'est à eux de répondre à la question.
00:24:38Ce n'est pas à nous. Nous avons répondu à la question.
00:24:40Et pour en parler, Alexis Cubillier, vous nous avez rejoint.
00:24:43Bonjour.
00:24:44Bonjour, Émile.
00:24:44C'est vrai que la mort de Quentin Deranque a de nombreuses conséquences,
00:24:48mais notamment des conséquences sur les élections municipales
00:24:51et sur la relation entre le PS et LFI.
00:24:53Et oui, c'est un sujet qui émaille le débat politique depuis plusieurs jours maintenant.
00:24:59Depuis qu'il y a eu un certain nombre de prises de parole au Parti Socialiste
00:25:03ou d'autres personnalités de gauche,
00:25:05le député Jérôme Gage, Raphaël Glucksmann,
00:25:08l'ancien président François Hollande,
00:25:09qui vont demander, qui ont demandé
00:25:12que le PS rompe complètement ses liens avec la France insoumise
00:25:18et ce, aussi, en prévision de questions
00:25:21qui vont forcément exister au moment des élections municipales
00:25:25dans un peu moins de trois semaines désormais.
00:25:29Le PS s'est exprimé vendredi
00:25:31pour rappeler, par la voix de son patron, Olivier Faure,
00:25:35qu'il n'y avait pas d'accord national pour ces élections municipales
00:25:39entre les socialistes et les insoumis.
00:25:41Mais dans un deuxième temps,
00:25:43le secrétaire général du parti, Pierre Jouvet,
00:25:46a expliqué, tout de même,
00:25:47c'est ce que Mathilde Panot estimait,
00:25:50elle jugeait qu'il s'agissait là d'une forme d'hypocrisie,
00:25:52eh bien, ce secrétaire général du PS disait,
00:25:55peut-être, dans certaines situations,
00:25:57lorsque les élus insoumis auront dit
00:26:01leur refus de la violence en politique,
00:26:02eh bien, peut-être, nous pourrons nous entendre,
00:26:05notamment dans la perspective de l'entre-deux-tours.
00:26:07Parce que c'est bien de ça dont on parle.
00:26:09Qu'est-ce qu'il se passera après le premier tour,
00:26:12lorsque la gauche, pour espérer l'emporter
00:26:15au second tour des élections municipales,
00:26:18devra rassembler le plus possible ?
00:26:20D'ores et déjà, il y a d'autres questions
00:26:22qui se posent sur certaines situations
00:26:24avant même ce premier tour,
00:26:26des cas, des zones grises, des villes,
00:26:28où, au final, l'union de la gauche, déjà,
00:26:31existe d'une certaine façon.
00:26:32Ça témoigne d'un certain embarras,
00:26:34notamment du côté des socialistes.
00:26:36Merci beaucoup, Alexis Cuvillier.
00:26:38Toujours sur cette affaire,
00:26:40cette déclaration de l'ambassadeur américain
00:26:42sur les réseaux sociaux.
00:26:43Regardez ce qu'il écrit.
00:26:44Il se dit préoccupé.
00:26:46L'extrémisme violent de gauche est en hausse
00:26:49et son rôle dans la mort de Quentin de Ranck
00:26:51démontre la menace qu'il représente
00:26:53pour la sécurité publique.
00:26:55C'est ce qu'il écrit.
00:26:56Et après la publication de ce message,
00:26:57l'ambassadeur américain a été convoqué
00:26:59par Jean-Noël Barraud,
00:27:01le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères,
00:27:03qui dit stop.
00:27:04Nous refusons toute instrumentalisation
00:27:07de ce drame qui endeuille une famille française
00:27:11à des fins politiques.
00:27:14Nous n'avons aucune leçon,
00:27:16s'agissant de la violence en particulier,
00:27:18à recevoir de l'international réactionnaire
00:27:20et les analyses de la vie politique,
00:27:24de la place qui occupe la violence
00:27:26et des violences plus généralement.
00:27:28Nous nous les servons nous-mêmes
00:27:29avec assez de verbes
00:27:30et nous ne permettons pas
00:27:31que d'autres nous les servent.
00:27:33Et puis dans l'actualité internationale,
00:27:37Donald Trump qui envisage toujours
00:27:38de frapper l'Iran.
00:27:40L'armée iranienne se dit
00:27:41en état d'alerte maximale
00:27:43et déploie des systèmes de missiles
00:27:44à des positions stratégiques.
00:27:47On va aller retrouver dans un instant
00:27:49notre correspondant sur place.
00:27:50Mais d'abord, écoutez le président américain
00:27:52qui s'est exprimé ces dernières heures.
00:27:55Notre armée est plus puissante que jamais
00:27:57et nous sommes respectés dans le monde entier
00:27:59comme nous ne l'avons peut-être jamais été.
00:28:01En tout cas, certainement pas
00:28:03depuis de nombreuses décennies.
00:28:06Les frappes sont-elles imminentes ?
00:28:08Israël est en alerte.
00:28:10On apprend que Tsaal renforce ses positions
00:28:12à la frontière avec le Liban.
00:28:14Bonjour Igor Saheri,
00:28:15vous êtes à Tel Aviv avec Philippine David
00:28:17pour BFM TV.
00:28:19La crainte sur place,
00:28:20c'est notamment une attaque du Hezbollah.
00:28:24En réalité, l'armée israélienne
00:28:26se tient prête à intervenir au Liban
00:28:29contre le Hezbollah
00:28:30si effectivement le groupe terroriste
00:28:32était amené à participer
00:28:33à une opération conjointe avec l'Iran
00:28:36en cas d'attaque américaine,
00:28:38évidemment, sur le sol iranien.
00:28:41Un commandant israélien a déclaré mercredi
00:28:43que les forces israéliennes étaient présentes
00:28:45tout le long de la frontière
00:28:47entre Israël et le Liban,
00:28:48donc au nord de l'État hébreu
00:28:50et même à l'intérieur du Liban
00:28:53au niveau de la frontière
00:28:55et les plans opérationnels sont prêts.
00:28:57D'ailleurs, ça s'est vérifié deux jours après
00:28:59puisqu'on a appris hier
00:29:01par l'intermédiaire d'un média saoudien
00:29:04à l'Arabia
00:29:05que vendredi, des frappes israéliennes
00:29:07ont ciblé trois postes de commandement
00:29:09du Hezbollah dans la vallée de la Beka
00:29:11qui est le fief historique du Hezbollah.
00:29:14Trois postes de commandement
00:29:15dans lesquels se trouve un site
00:29:17et des unités de missiles
00:29:19et de roquettes
00:29:22faisant plusieurs dizaines de blessés
00:29:24et au moins une dizaine de morts
00:29:26parmi des combattants du Hezbollah
00:29:28et notamment un haut gradé.
00:29:30Donc voilà, Israël se tient bel et bien prêt
00:29:32à intervenir contre le Hezbollah.
00:29:34Maintenant, la question, c'est de savoir
00:29:35si le Hezbollah est en capacité d'intervenir.
00:29:38Ce que l'on sait aussi
00:29:39de la part de ce média saoudien,
00:29:41c'est qu'il y a depuis maintenant plusieurs jours
00:29:44des officiers iraniens
00:29:45du corps des gardiens de la Révolution
00:29:47présents pour reprendre en main le Hezbollah,
00:29:50prendre un petit peu de l'influence
00:29:53pour pousser le Hezbollah
00:29:54à reconstituer ses capacités militaires
00:29:57pour pouvoir attaquer Israël.
00:30:00Mais pour le moment,
00:30:01on ne sait pas dans quelle mesure
00:30:02le Hezbollah a suffisamment de missiles
00:30:05et de roquettes
00:30:06pour pouvoir intervenir efficacement
00:30:07contre Israël,
00:30:08sachant que le Liban
00:30:09et le gouvernement libanais
00:30:10ne veulent absolument pas
00:30:12retourner dans un éventuel conflit
00:30:13avec Israël.
00:30:15Merci beaucoup,
00:30:16Igor Saheri,
00:30:17en direct pour BFM TV.
00:30:19Pour continuer d'en parler,
00:30:20nous sommes avec le général
00:30:21Vincent Desportes.
00:30:23Bonjour, général.
00:30:23Merci d'être avec nous.
00:30:25On le rappelle,
00:30:25vous êtes ancien directeur
00:30:26de l'école de guerre
00:30:27et professeur des universités
00:30:29associées à Sciences Po.
00:30:31C'est vrai que cela fait des semaines
00:30:32que l'on s'attend
00:30:33à une attaque américaine en Iran.
00:30:35Pourquoi, d'après vous,
00:30:36Donald Trump
00:30:36n'a-t-il toujours pas frappé ?
00:30:38Moi, je pense qu'il n'a pas frappé
00:30:41parce qu'il a toujours espéré
00:30:42que la puissance accumulée,
00:30:45qu'il a doublée,
00:30:45on le sait,
00:30:46avec l'arrivée
00:30:47du porte-avions Gérald Ford
00:30:48en Méditerranée,
00:30:49que la puissance accumulée
00:30:51suffirait à faire plier l'Iran.
00:30:55Pourquoi n'est-il toujours pas décidé ?
00:30:57Parce qu'il sait que,
00:30:59évidemment,
00:31:00il peut détruire
00:31:01un certain nombre de cibles en Iran,
00:31:02mais il sait aussi
00:31:04qu'il y aura des contre-coups
00:31:06et que ces contre-coups
00:31:07pourraient être
00:31:08tout à fait dommageables
00:31:11pour les élections
00:31:13de mid-terme.
00:31:15Au fond,
00:31:16il n'a pas encore...
00:31:18Son problème
00:31:19est de ne pas avoir imaginé
00:31:21le coup d'après,
00:31:22de ne pas s'être posé la question
00:31:23si j'accumule de la force
00:31:25et que l'Iran ne cède pas,
00:31:27qu'est-ce que je fais ?
00:31:29Au fond,
00:31:29il était persuadé,
00:31:31c'est exactement ce qu'a dit
00:31:32son envoyé spécial
00:31:33Wittkopf hier.
00:31:35Il pensait que ça allait suffire.
00:31:37Or, ça ne suffit pas.
00:31:39La difficulté,
00:31:40vous le savez,
00:31:41c'est que
00:31:42les États-Unis
00:31:44vont être contraints
00:31:45de frapper
00:31:45parce que
00:31:46Trump ne pourra pas
00:31:49remporter
00:31:50ou ramener
00:31:51sa flotte
00:31:52de la mer d'Omaine
00:31:54et de la Méditerranée
00:31:56sans qu'il ne se soit
00:31:57rien passé.
00:31:58Les États-Unis,
00:31:59Trump,
00:32:00sont dans un piège.
00:32:02ils sont dans un piège
00:32:03et je ne vois pas
00:32:04d'autres solutions
00:32:05pour en sortir
00:32:06qu'une frappe,
00:32:07qu'une frappe
00:32:08extrêmement violente
00:32:09dont les résultats
00:32:11pourraient être
00:32:11très divers.
00:32:14Merci beaucoup,
00:32:15général Vincent Desportes
00:32:16pour votre analyse
00:32:18et cette information
00:32:19de dernière minute
00:32:20que l'on vient juste
00:32:21d'apprendre
00:32:21et qui nous vient
00:32:22des États-Unis.
00:32:23Un homme armé
00:32:25a été tué
00:32:26après s'être introduit
00:32:27dans la résidence
00:32:28de Donald Trump
00:32:28en Floride.
00:32:30On va tenter
00:32:30d'en savoir plus
00:32:31avec notre correspondant
00:32:32aux États-Unis.
00:32:33Bonjour,
00:32:34Axel Monnier.
00:32:35Que sait-on
00:32:35à l'heure
00:32:36où l'on se parle ?
00:32:37Bonjour.
00:32:40Alors, ce qu'on sait,
00:32:41c'est que ça a été
00:32:41officiellement confirmé
00:32:42par un communiqué
00:32:44de presse
00:32:44des agents
00:32:45du Secret Service.
00:32:46Vous savez,
00:32:47cette agence
00:32:48qui s'occupe
00:32:49de la protection
00:32:49présidentielle
00:32:50et un shérif adjoint
00:32:52du comté
00:32:53de Palmitch
00:32:54où se trouve
00:32:54Mar-a-Lago
00:32:55ont réussi
00:32:56à neutraliser
00:32:57un homme
00:32:58qui avait tenté
00:32:58de s'introduire
00:32:59par le portail nord
00:33:00de la résidence
00:33:01de Donald Trump
00:33:02en Floride.
00:33:03Cet homme
00:33:04était âgé
00:33:05de 20 ans.
00:33:06Il a donc été tué
00:33:07par balle.
00:33:07Il était âgé
00:33:09de 20 ans.
00:33:09Son identité
00:33:10n'a pas été révélée
00:33:11encore parce que
00:33:11l'enquête est en cours.
00:33:12On ne connaît pas
00:33:13ses intentions.
00:33:14On ne sait pas
00:33:14ce qu'il voulait
00:33:15venir faire
00:33:15à l'intérieur
00:33:16de Mar-a-Lago.
00:33:17Mais cette histoire
00:33:18en rappelle une autre.
00:33:19En septembre 2024,
00:33:20deux mois avant
00:33:21l'élection présidentielle,
00:33:23un homme s'était caché
00:33:24pendant toute une nuit
00:33:26dans des buissons
00:33:27près du parcours de golf
00:33:29où Donald Trump
00:33:30était en train de jouer.
00:33:31Il était armé.
00:33:32Il avait clairement
00:33:33l'intention
00:33:33de tuer Donald Trump
00:33:35à l'époque
00:33:35mais il avait été repéré
00:33:36là encore
00:33:37par un agent
00:33:37du Secret Service
00:33:38qui avait pu l'arrêter.
00:33:40La question
00:33:41de la sécurité
00:33:42autour de Donald Trump
00:33:43est un sujet récurrent.
00:33:44On sait que sa radicalité
00:33:46et sa polarisation
00:33:47dans le paysage politique
00:33:48américain
00:33:49sont un sujet
00:33:51même s'il y a eu
00:33:52aussi beaucoup
00:33:53d'efforts faits
00:33:54justement pendant
00:33:55la présidence
00:33:56et la campagne présidentielle
00:33:57et depuis qu'il est au pouvoir.
00:33:59Bref,
00:33:59on va essayer
00:34:00d'en savoir un peu plus
00:34:01avec plus d'informations
00:34:02dans les prochaines heures
00:34:03sur cette information
00:34:04qui vient tout juste
00:34:04de nous parvenir.
00:34:05Donc l'homme a été tué.
00:34:06Il était âgé
00:34:07d'une vingtaine d'années.
00:34:09Axel Moigné,
00:34:09une autre question
00:34:10s'il vous plaît.
00:34:11Vous nous confirmez bien
00:34:12que Donald Trump
00:34:13n'était pas dans sa résidence
00:34:15à Mar-a-Lago
00:34:16au moment où l'homme
00:34:17s'est introduit
00:34:17dans la résidence.
00:34:20Non.
00:34:22Non, effectivement,
00:34:23une fois n'est pas coutume.
00:34:24Donald Trump
00:34:24qui va quasiment
00:34:25tous les week-ends
00:34:26en Floride
00:34:26dans cette résidence
00:34:27de Mar-a-Lago
00:34:28ne s'y trouvait pas
00:34:29ce week-end.
00:34:29Il avait un agendage
00:34:30assez chargé.
00:34:31Hier,
00:34:32il était à la Maison Blanche
00:34:33avec plusieurs réunions politiques
00:34:35toute la journée
00:34:35et le soir,
00:34:36il recevait
00:34:38un dîner de gala.
00:34:39Il organisait
00:34:39un dîner de gala
00:34:40avec de nombreux gouverneurs,
00:34:42des gouverneurs républicains
00:34:43qui se trouvaient
00:34:44autour de lui.
00:34:45Il a pris la parole.
00:34:46Bref,
00:34:46il se trouve ici
00:34:47à Washington.
00:34:48La résidence
00:34:49de Mar-a-Lago
00:34:49n'était pas occupée
00:34:51donc par le couple
00:34:51prévidentiel
00:34:52ce week-end.
00:34:54Merci beaucoup
00:34:55pour toutes ces précisions.
00:34:57Axel Meunier,
00:34:58évidemment,
00:34:59on sera toujours
00:34:59en direct avec vous
00:35:00dans quelques instants
00:35:02pour tenter
00:35:02d'en savoir plus
00:35:03sur cette toute dernière
00:35:04information
00:35:05que l'on vient
00:35:06d'obtenir.
00:35:07Un homme armé
00:35:09qui a été tué
00:35:10après s'être introduit
00:35:11dans la résidence
00:35:12de Donald Trump
00:35:14en Floride.
00:35:14On le rappelle,
00:35:15c'est sa résidence
00:35:16à Mar-a-Lago.
00:35:17Nous serons en direct
00:35:18de Washington
00:35:18dans un instant.
00:35:20A tout de suite
00:35:20sur BFM TV.
00:35:24Il est presque 15h30
00:35:26sur BFM TV.
00:35:27Bonjour et bienvenue.
00:35:28Et on commence
00:35:29par cette information
00:35:30de dernière minute.
00:35:31Il s'agit peut-être
00:35:32d'une nouvelle tentative
00:35:34d'assassinat
00:35:34sur Donald Trump.
00:35:35Un homme armé
00:35:37a été tué
00:35:38après s'être introduit
00:35:39dans la résidence
00:35:40du président américain
00:35:42en Floride.
00:35:43On va tenter
00:35:44de comprendre
00:35:44tout ce qui s'est passé
00:35:45sur place.
00:35:46Nous partons
00:35:47avec notre correspondant
00:35:49aux Etats-Unis.
00:35:50Bonjour,
00:35:50Axel Monnier.
00:35:51C'est une information
00:35:52que l'on vient juste
00:35:53d'apprendre.
00:35:54Que sait-on précisément
00:35:55sur ce qui s'est passé,
00:35:56Axel ?
00:35:59Alors, ça s'est passé
00:36:00dans la nuit
00:36:01de samedi à dimanche.
00:36:02Un homme est entré
00:36:04en voiture
00:36:04par l'entrée nord
00:36:05de Mar-a-Lago.
00:36:06Il a en fait suivi
00:36:07un autre véhicule
00:36:08qui était lui autorisé
00:36:10à entrer.
00:36:10Et il a été très vite
00:36:12confronté à la fois
00:36:13par les agents
00:36:14du secret de Servite.
00:36:15Vous savez,
00:36:15ce détachement
00:36:16spécifiquement
00:36:17pour la protection
00:36:18de la présidence
00:36:19des Etats-Unis
00:36:20et par un shérif adjoint
00:36:22du comté de Palm Beach
00:36:24où se trouve
00:36:24la résidence de Floride.
00:36:25L'homme était armé
00:36:26d'un fusil à pompe.
00:36:27Il avait aussi
00:36:29un bidon d'essence
00:36:30avec lui.
00:36:31On ne connaît pas
00:36:31ses intentions
00:36:32mais il a donc été
00:36:33visé par des tirs.
00:36:35Il est mort
00:36:35et l'enquête
00:36:36est désormais en cours
00:36:37pour essayer de comprendre
00:36:38qui il était
00:36:39et surtout
00:36:39ce qu'il faisait là.
00:36:41Alors justement,
00:36:42Axel Moinier,
00:36:43que sait-on
00:36:44sur le profil
00:36:45de cet homme
00:36:45pour le moment ?
00:36:48Alors d'après
00:36:49les premières informations
00:36:50qui émanent
00:36:51directement du secret
00:36:52de service,
00:36:53donc elles sont
00:36:54très sérieuses,
00:36:54c'est un homme
00:36:55d'une vingtaine
00:36:56d'années
00:36:56qui vient de
00:36:57Caroline du Nord.
00:36:58Justement,
00:36:59sa famille avait signalé
00:37:00sa disparition
00:37:01depuis plusieurs jours
00:37:02donc il semble
00:37:02qu'il ait pris sa voiture
00:37:03depuis la Caroline du Nord
00:37:05pour aller jusqu'en Floride.
00:37:07C'est un long trajet,
00:37:08à mon avis,
00:37:09d'une dizaine,
00:37:09douzaine d'heures environ.
00:37:11Il était donc parti
00:37:12tout seul
00:37:13vers la Floride
00:37:15avec des intentions
00:37:16que personne ne lui connaît
00:37:17pour l'instant.
00:37:18C'est pour ça
00:37:18que son identité
00:37:20n'a pas encore été révélée
00:37:21parce que
00:37:21les enquêteurs
00:37:22sont toujours en train
00:37:24d'essayer de comprendre
00:37:24qui il était,
00:37:25ce qu'il faisait là-bas
00:37:27et pourquoi il avait
00:37:27l'intention d'entrer
00:37:29dans la résidence
00:37:30de Donald Trump
00:37:31à Mar-a-Lago
00:37:33avec une arme.
00:37:34Alors il faut quand même
00:37:35rappeler une chose importante,
00:37:36c'est que même si
00:37:37Donald Trump passe
00:37:38beaucoup,
00:37:38beaucoup de temps
00:37:39dans cette résidence
00:37:40floridienne,
00:37:41il ne s'y trouvait pas
00:37:42exceptionnellement ce week-end.
00:37:43Il était à la Maison-Blanche.
00:37:44Il avait notamment hier
00:37:46une longue journée
00:37:47de réunion politique
00:37:48ainsi qu'un dîner de gala
00:37:49avec des gouverneurs.
00:37:51Son épouse,
00:37:52Mélania,
00:37:53se trouvait également
00:37:54à ses côtés
00:37:55à la Maison-Blanche.
00:37:56Donc Donald Trump
00:37:56n'était pas sur place.
00:37:57Est-ce que le jeune homme
00:37:58le savait ou pas ?
00:37:59Ça, c'est difficile à dire
00:38:00pour l'instant
00:38:01et c'est l'enquête
00:38:01qui le prouvera.
00:38:02Alors Axel Moignet,
00:38:03c'est vrai que les informations
00:38:05nous parviennent
00:38:05au compte-gouttes
00:38:07mais c'est vrai
00:38:07que ce n'est pas
00:38:08la première fois
00:38:09que Donald Trump
00:38:10est pris pour cible
00:38:11puisqu'il a déjà échappé
00:38:12à plusieurs tentatives
00:38:13d'assassinat.
00:38:16Et notamment une
00:38:18effectivement
00:38:18du côté de Mar-a-Lago
00:38:19justement.
00:38:20C'était en septembre 2024,
00:38:22deux mois seulement
00:38:22avant la présidentielle.
00:38:24Un homme s'était caché
00:38:25dans un buisson
00:38:27près du parcours de golf
00:38:28où Donald Trump
00:38:29était justement
00:38:30en train de jouer
00:38:31mais l'homme
00:38:32a été aperçu,
00:38:33repéré
00:38:33par un agent
00:38:34du Secret Service.
00:38:35C'est son arme
00:38:36en fait
00:38:36qui se reflétait
00:38:38avec le soleil
00:38:38et c'est comme ça
00:38:39qu'il a été arrêté,
00:38:40appréhendé
00:38:41par la police
00:38:42et par les agents
00:38:42du Secret Service.
00:38:43Il n'a pas eu le temps
00:38:44de tirer
00:38:45mais lui,
00:38:45son intention
00:38:46était clairement
00:38:46de viser Donald Trump,
00:38:48de tuer Donald Trump.
00:38:49Il a depuis été inculpé
00:38:51justement
00:38:51mais il y avait
00:38:53avant cela,
00:38:54on se souvient
00:38:54de cette image
00:38:55en pleine campagne
00:38:56au mois de juillet
00:38:57en Pennsylvanie,
00:38:58un homme qui
00:38:59sur un toit
00:39:00pendant un meeting
00:39:01de Donald Trump
00:39:02avait visé
00:39:03celui qui était alors
00:39:04le candidat républicain
00:39:05à la présidence
00:39:06des Etats-Unis.
00:39:08Il avait touché
00:39:09son oreille
00:39:10parce que Donald Trump
00:39:11au dernier moment
00:39:12avait fini par
00:39:13bouger la tête
00:39:14mais c'est vrai
00:39:15que la polarisation,
00:39:16la radicalité,
00:39:17les propos parfois
00:39:18extrêmes tenus
00:39:19par Donald Trump
00:39:20créent énormément
00:39:21de tensions
00:39:22ici aux Etats-Unis
00:39:23mais on va quand même
00:39:24se prémunir
00:39:24de tout jugement
00:39:25parce qu'on ne sait pas
00:39:26quelles étaient
00:39:27les intentions
00:39:27de ce jeune homme
00:39:28qui s'est introduit
00:39:29donc en pleine nuit
00:39:30à Mar-a-Lago
00:39:31par l'entrée nord
00:39:33vers 1h30 du matin.
00:39:35Il était en voiture
00:39:35et il a essayé
00:39:36en fait de suivre
00:39:37un véhicule qui lui
00:39:38était autorisé à entrer.
00:39:39Il était armé
00:39:40encore une fois
00:39:41d'un fusil à pompe
00:39:41et d'un bidon d'essence.
00:39:43Merci beaucoup
00:39:44Axel Moignet.
00:39:45Pendant que vous parlez,
00:39:47une conférence de presse
00:39:49est en train de se tenir
00:39:50en ce moment même
00:39:51à Mar-a-Lago
00:39:52en Floride.
00:39:53On le rappelle,
00:39:54c'est là où se trouve
00:39:55la résidence
00:39:56de Donald Trump
00:39:57et c'est dans cette résidence
00:39:59qu'un homme armé
00:40:00a été tué
00:40:01après s'être introduit
00:40:03dans cette résidence.
00:40:04on va tenter
00:40:05d'en savoir plus
00:40:06et évidemment
00:40:07on est aussi avec vous
00:40:08Bruno Pommard,
00:40:09bonjour,
00:40:10vous êtes ancien instructeur
00:40:12du RAID,
00:40:13vous venez d'apprendre
00:40:13cette information
00:40:14tout comme nous
00:40:15mais d'après vous,
00:40:17est-ce qu'il s'agissait
00:40:18peut-être
00:40:19d'une nouvelle tentative
00:40:20d'assassinat
00:40:20sur Donald Trump
00:40:21quand on sait
00:40:21que l'homme était armé,
00:40:22qu'il avait un fusil
00:40:24à pompe
00:40:24et un bidon d'essence ?
00:40:27possiblement même
00:40:29de préméditer,
00:40:30un acte prémédité
00:40:31puisque votre reporter
00:40:32l'expliquait à l'instant,
00:40:34l'individu s'est déplacé,
00:40:35a fait 12 heures de route
00:40:37avec un véhicule,
00:40:39un véhicule dans lequel
00:40:40il y avait de l'armement,
00:40:41effectivement il était déterminé
00:40:42à vouloir effectivement
00:40:45neutraliser ou tuer
00:40:46le président américain,
00:40:48bon ce qui n'a,
00:40:48je dirais rien d'étonnant
00:40:49compte tenu du contexte
00:40:51général et des griefs
00:40:53que peuvent avoir certains
00:40:54vis-à-vis du président Trump,
00:40:55donc effectivement
00:40:56le secteur de Mar-a-Lago
00:40:58est particulièrement sécurisé
00:41:00puisque c'est le fief
00:41:01je dirais
00:41:02de personnel
00:41:03du président Trump
00:41:04et effectivement
00:41:05dans ces dispositifs-là
00:41:07vous avez la sécurité
00:41:08du président de la République
00:41:09qui assure
00:41:10sa sécurité rapprochée
00:41:12comme on dit
00:41:12et ensuite
00:41:13toute la sécurité
00:41:14périmétrique
00:41:15qui est mise en place
00:41:15sur ces lieux
00:41:17de villégiature
00:41:18donc effectivement
00:41:19on a encore affaire
00:41:20à une fois
00:41:21à des risques évidents
00:41:23de terrorisme
00:41:24ou tout simplement
00:41:26de risques
00:41:26de vouloir abattre
00:41:27le président américain
00:41:28on l'a déjà vu
00:41:29vous l'avez dit tout à l'heure
00:41:31on l'a vu sur un meeting
00:41:32on le voit encore une fois là
00:41:34on l'a vu
00:41:34il y a peu de temps
00:41:35sur le golfe
00:41:36effectivement
00:41:36où le président américain
00:41:38a été la cible
00:41:40je dirais
00:41:41de tueur potentiel
00:41:42Bruno Pommard
00:41:44vous nous dites
00:41:45que ce secteur
00:41:46de Mar-a-Lago
00:41:47est particulièrement
00:41:48sécurisé
00:41:49néanmoins
00:41:49on est tout de même
00:41:50frappé
00:41:51quand on entend
00:41:52qu'un homme
00:41:53a réussi
00:41:54à s'introduire
00:41:55dans cette résidence
00:41:56de Donald Trump
00:41:58oui tout à fait
00:41:59alors d'abord
00:41:59il faut savoir
00:42:00que ce secteur là
00:42:02est très vaste
00:42:03donc la sécurisation
00:42:04est sûrement compliquée
00:42:05pour les forces
00:42:06du secret service
00:42:07et tout ce qui assure
00:42:08la sécurité périmétrique
00:42:10du domaine
00:42:11qui appartient
00:42:12à Donald Trump
00:42:12donc effectivement
00:42:14parfois vous savez
00:42:15les choses
00:42:15ne sont pas aussi simples
00:42:17que ça
00:42:17et la preuve
00:42:18on l'a vu
00:42:18avec cet individu
00:42:20qui a réussi
00:42:20je dirais
00:42:21à pénétrer
00:42:22pas au contact direct
00:42:23de la résidence
00:42:24du président américain
00:42:26évidemment
00:42:26mais qui a réussi
00:42:26à rentrer
00:42:27sur une partie
00:42:28du périmètre
00:42:29qui est sécurisé
00:42:30mais bon
00:42:30on l'a vu
00:42:31il a été immédiatement
00:42:32neutralisé
00:42:32par le secret service
00:42:35oui est-ce que
00:42:36d'après vous
00:42:36ça veut dire
00:42:37qu'il y a eu
00:42:37une faille
00:42:38dans le système
00:42:39de sécurité
00:42:40si on sait
00:42:41qu'un homme
00:42:41a réussi à pénétrer
00:42:42dans la ville là
00:42:43c'est qu'il y a eu
00:42:43un problème quelque part
00:42:46légitimement
00:42:46on peut se poser la question
00:42:47vous avez raison
00:42:48est-ce qu'il y a eu
00:42:48une faille ou pas
00:42:49on va le savoir
00:42:50à travers évidemment
00:42:50l'enquête
00:42:51qu'il y aura
00:42:51parce que dans ces cas-là
00:42:52effectivement
00:42:53le secret service
00:42:54et les services
00:42:55de police
00:42:56du secteur
00:42:57vont enquêter
00:42:58pour savoir
00:42:58ce qui s'est réellement passé
00:43:00mais effectivement
00:43:01on pourrait penser
00:43:01qu'il y a eu
00:43:02une faille
00:43:03dans le service
00:43:03de sécurité
00:43:05du président Trump
00:43:07oui
00:43:08alors
00:43:08est-ce que les services
00:43:10de renseignement
00:43:10auraient pu jouer
00:43:11un rôle là-dedans
00:43:13et anticiper justement
00:43:14ce qui s'est passé
00:43:15dans la mesure
00:43:16où on sait
00:43:16que l'homme
00:43:17a fait des kilomètres
00:43:18en tout cas
00:43:18les parties de Caroline du Nord
00:43:19en voiture
00:43:20il a roulé
00:43:21une dizaine d'heures
00:43:22jusqu'à la résidence
00:43:23de Donald Trump
00:43:24parce que les services
00:43:24de renseignement
00:43:25n'auraient pas pu
00:43:26jouer un rôle
00:43:28vous savez
00:43:29on va le savoir
00:43:30à travers l'enquête
00:43:30encore une fois
00:43:31vous savez
00:43:31vous avez des individus
00:43:32qui sont capables
00:43:33du pire
00:43:34est-ce que cet individu
00:43:36fait partie d'un groupe
00:43:37est-ce que ça a été
00:43:37vraiment prémédité
00:43:38à travers un groupe
00:43:40je pense
00:43:40à un acte terroriste
00:43:42potentiel
00:43:42terrorisme potentiel
00:43:43pourquoi pas
00:43:44est-ce que c'est un individu
00:43:45qui a décidé
00:43:46de partir
00:43:47dans un parcours
00:43:48meurtrier
00:43:48comme on dit
00:43:49et puis qui a
00:43:50évidemment fait
00:43:50ce qu'on a vu là
00:43:51c'est-à-dire
00:43:52a décidé
00:43:53un beau jour
00:43:53de dire
00:43:54tiens je vais aller
00:43:54jusqu'à Maran Lago
00:43:56abattre le président Trump
00:43:57pourquoi pas
00:43:58tout est possible
00:43:58vous savez
00:43:58dans nos sociétés actuelles
00:44:00on a des éléments
00:44:01parfois que même
00:44:02les services de renseignement
00:44:03ne peuvent pas
00:44:04je dirais
00:44:04maîtriser
00:44:05ou avoir anticipé
00:44:06dans les actes potentiels
00:44:08qui peuvent mener
00:44:08donc tout est possible
00:44:09dans ce cadre-là
00:44:10et je crois que l'enquête
00:44:11permettra de déterminer
00:44:13ce qui s'est passé réellement
00:44:14merci beaucoup
00:44:15Bruno Pommard
00:44:16nos équipes sont déployées
00:44:18un peu partout
00:44:19aux Etats-Unis
00:44:20nous irons à Washington
00:44:21mais aussi à Los Angeles
00:44:23dans un instant
00:44:24on vous rappelle
00:44:24l'information
00:44:25de dernière minute
00:44:27il s'agit donc peut-être
00:44:28d'une nouvelle tentative
00:44:29d'assassinat
00:44:30sur Donald Trump
00:44:31un homme armé
00:44:32a été tué
00:44:33après s'être introduit
00:44:35dans la résidence
00:44:36du président américain
00:44:37en Floride
00:44:38les faits se sont déroulés
00:44:39cette nuit
00:44:39vers 1h30 du matin
00:44:41pour en parler
00:44:42nous sommes avec
00:44:43Stéphane Bureau
00:44:43bonjour Stéphane
00:44:44vous êtes évidemment
00:44:45notre spécialiste
00:44:46des Etats-Unis
00:44:47êtes-vous frappé
00:44:48par cette dernière information ?
00:44:50on l'est toujours évidemment
00:44:52sinon que dans le cas
00:44:53du président Trump
00:44:54ça devient inquiétant
00:44:55parce que ce n'est pas
00:44:56la première fois
00:44:56alors dans le cas
00:44:57qui nous intéresse
00:44:57il n'était pas dans les parages
00:44:59donc il n'y avait aucun danger
00:45:00sur sa vie
00:45:01sinon que c'est la protection
00:45:03du périmètre
00:45:03qui pose des questions
00:45:04il faut se rappeler
00:45:05qu'il est passé à un cheveu
00:45:07de prendre une balle
00:45:09dans la tête
00:45:09le 13 juillet 2024
00:45:10alors qu'il était en campagne
00:45:12ça avait posé
00:45:13de sérieuses questions
00:45:14sur l'efficacité
00:45:15du système de sécurité
00:45:16autour de ce qu'était alors
00:45:17non pas le président
00:45:18mais le candidat
00:45:20Donald Trump
00:45:21avec un examen de conscience
00:45:23très sérieux
00:45:23pour les services secrets
00:45:24qui dans leur histoire
00:45:26disons-le
00:45:26ont perdu des présidents
00:45:27il y en a eu 4
00:45:28qui sont morts
00:45:29alors qu'ils servaient
00:45:30et il y a eu
00:45:31un autre incident
00:45:32pas très loin
00:45:33de là où s'est passé
00:45:34l'incident de la nuit dernière
00:45:36c'est-à-dire au club de golf
00:45:37où Donald Trump jouait
00:45:39et on a identifié
00:45:41mais quelques secondes
00:45:42avant qu'il ne se retrouve
00:45:43en joue
00:45:45on a identifié
00:45:47un tueur
00:45:47qui était dans des bosquets
00:45:48et il a été arrêté
00:45:50et puis on soupçonne
00:45:51qu'il y a peut-être eu
00:45:52lors d'un événement
00:45:53de campagne
00:45:54à New York
00:45:55ou en banlieue de New York
00:45:56une voiture
00:45:57dans laquelle
00:45:57on aurait retrouvé
00:45:59des explosifs
00:46:00donc ça fait
00:46:01trois possibles
00:46:02tentatives
00:46:02d'assassinat
00:46:04sur la personne
00:46:04de Donald Trump
00:46:05dans un court laps de temps
00:46:08et il faut imaginer
00:46:09est-ce qu'on peut imaginer
00:46:10qu'il y a une faille
00:46:11au niveau de ses équipes
00:46:12de sécurité
00:46:13puisque vous le dites
00:46:14ce n'est pas la première fois
00:46:15qu'il est pris pour cible
00:46:16et qu'il passe potentiellement
00:46:18à côté de la mort
00:46:18alors la réponse courte
00:46:20c'est oui
00:46:21il y a eu des failles
00:46:22particulièrement à Butler
00:46:23en Pennsylvanie
00:46:23lorsque un tireur
00:46:25a pu monter sur un toit
00:46:27mettre en joue
00:46:28le président
00:46:28le candidat
00:46:29et tirer
00:46:30à plusieurs reprises
00:46:31sur lui
00:46:31donc des failles
00:46:33et que d'ailleurs
00:46:33le secret service
00:46:35a été obligé
00:46:36de reconnaître
00:46:36parce que c'était
00:46:37c'est lamentable
00:46:38ce qui s'est passé là-bas
00:46:39depuis les choses
00:46:40se sont resserrées
00:46:40mais il faut voir
00:46:41que Mar-a-Lago
00:46:41c'est la maison blanche
00:46:43d'été
00:46:44c'est la maison blanche
00:46:46en Floride
00:46:46le quartier général
00:46:47du président
00:46:48c'est sa résidence
00:46:49mais c'est aussi
00:46:50un club privé
00:46:50où plein de gens
00:46:52tous les jours
00:46:53circulent
00:46:53ça rend la sécurité
00:46:55des lieux
00:46:55très très très difficile
00:46:56et puis c'est un énorme
00:46:58périmètre
00:46:58c'est 8 hectares
00:46:59de propriété
00:46:59c'est des chambres
00:47:01dans lesquelles
00:47:02logent des gens
00:47:03qui résident
00:47:04à Mar-a-Lago
00:47:05c'est des événements
00:47:06mondains
00:47:06c'est beaucoup
00:47:07d'activités
00:47:08même quand le président
00:47:09n'y est pas
00:47:09donc comment faire
00:47:11en sorte
00:47:11que ça reste fluide
00:47:13tout en protégeant
00:47:14parfaitement
00:47:15le périmètre
00:47:16c'est le casse-tête
00:47:17de la police
00:47:18mais aussi
00:47:18des services secrets
00:47:20américains
00:47:20il faut voir
00:47:21qu'il y a plein de mesures
00:47:22qui ont été mises en place
00:47:22depuis qu'il est président
00:47:24déjà la circulation aérienne
00:47:26à Palm Beach
00:47:27est perturbée
00:47:28parce que souvent
00:47:29des corridors sont fermés
00:47:30pour faire en sorte
00:47:31qu'au-dessus
00:47:31de Mar-a-Lago
00:47:32rien ne vole
00:47:33il y a eu
00:47:34des alertes
00:47:36aux drones
00:47:36à plusieurs reprises
00:47:38donc on a mis en place
00:47:39aussi des systèmes
00:47:40pour empêcher
00:47:41le vol de drones
00:47:42au-dessus
00:47:43de la propriété
00:47:44il y a des policiers
00:47:45qui sont à bord
00:47:46de bateaux
00:47:47dans la mer
00:47:48qui fait face
00:47:48à Mar-a-Lago
00:47:49et puis il faut voir
00:47:50que derrière
00:47:50il y a
00:47:51l'intracostale
00:47:52c'est
00:47:53une espèce
00:47:54de passage
00:47:56où les bateaux
00:47:57circulent
00:47:57tout juste
00:47:58derrière
00:47:58Mar-a-Lago
00:47:59donc il y a
00:48:00là aussi
00:48:00des policiers
00:48:00quand on se promène
00:48:01en Floride
00:48:02près de la propriété
00:48:03on peut prendre
00:48:03la mesure
00:48:04du déploiement
00:48:05ce n'est plus du tout
00:48:06la même géographie
00:48:07parce que je dirais
00:48:07le paysage a changé
00:48:08c'est pour ça
00:48:09que ça semble
00:48:09complètement fou
00:48:10que cet homme
00:48:11ait pu s'introduire
00:48:11dans la ville
00:48:12ils ne disent pas
00:48:13qu'il a été abattu
00:48:15alors qu'il tentait
00:48:16de s'introduire
00:48:17il était déjà
00:48:19dans l'enceinte
00:48:20et c'est pas la première fois
00:48:21c'est-à-dire
00:48:22qu'il y a eu aussi
00:48:23des gens
00:48:23qui sont entrés
00:48:25alors pas armés
00:48:25alors qu'ils n'étaient pas invités
00:48:27sous de fausses identités
00:48:29c'est arrivé en 2020
00:48:30en 2021
00:48:30alors est-ce qu'il y avait
00:48:32une intention hostile
00:48:33on n'en sait rien
00:48:33mais des gens
00:48:34qui voulaient s'inviter
00:48:35par exemple
00:48:35à des réceptions
00:48:36voulaient être présents
00:48:37et se sont rendus
00:48:38jusqu'à l'intérieur
00:48:39du périmètre
00:48:40c'est pas la première fois
00:48:41c'était en 2021
00:48:43on est aujourd'hui
00:48:44en 2026
00:48:45avec un président
00:48:46qui on le sait
00:48:47plus d'une fois
00:48:48a été menacé
00:48:49donc a priori
00:48:50la sécurité
00:48:51a été renforcée
00:48:52plusieurs fois
00:48:53peut-être pas assez
00:48:55et il faut aussi imaginer
00:48:56que le degré de vigilance
00:48:58n'est probablement pas le même
00:48:59peut-être à géométrie variable
00:49:01selon que le président
00:49:02est sur les lieux
00:49:03ou non
00:49:04il était en l'occurrence
00:49:05hier soir
00:49:05je pense à Washington
00:49:06pour une réception
00:49:07à la Maison-Blanche
00:49:08on rappelle cette information
00:49:09de dernière minute
00:49:11si vous nous rejoignez
00:49:12sur BFM TV
00:49:13nous sommes donc
00:49:14aux Etats-Unis
00:49:15il s'agit peut-être
00:49:16d'une nouvelle tentative
00:49:17d'assassinat
00:49:18sur Donald Trump
00:49:19un homme armé
00:49:20a été tué
00:49:21c'est ce que l'on apprend
00:49:22après s'être introduit
00:49:23dans la résidence
00:49:24du président américain
00:49:25en Floride
00:49:26c'était cette nuit
00:49:26vers 1h30 du matin
00:49:28je vous propose d'écouter
00:49:29le point presse
00:49:31qui vient de se dérouler
00:49:32avec le service
00:49:33d'ordre américain
00:49:43bon quelques règles de base
00:49:45je vais vous donner
00:49:47toute l'information
00:49:48que je peux vous donner
00:49:49que j'ai le droit
00:49:49de vous donner
00:49:53mon voisin commissaire
00:49:54vous donnera également
00:49:55quelques informations
00:49:56après quoi
00:49:58nous poserons
00:49:59quelques questions
00:50:01pas beaucoup
00:50:01on peut pas répondre
00:50:02à beaucoup de questions
00:50:05ne poser des questions
00:50:06que sur ce qui nous concerne
00:50:09ne changeons pas de sujet
00:50:11parce qu'on ne répondra
00:50:13que sur les points
00:50:13que nous connaissons
00:50:15dans la mesure
00:50:15où nous sommes en mesure
00:50:18de vous répondre
00:50:21voilà
00:50:21je suis le shérif
00:50:24du comté de Palm Beach
00:50:26à côté de moi
00:50:27j'ai l'agence spéciale
00:50:29Brett Scott du FBI
00:50:30l'agence spéciale
00:50:31Raphaël Burroughs
00:50:33des services secrets
00:50:35mais j'ai également
00:50:36à mes côtés
00:50:39David Clancy
00:50:40est chargé de l'enquête
00:50:41à la 1h30 du matin
00:50:43les services de sécurité
00:50:45ont détecté la présence
00:50:47d'un individu
00:50:48qui était entré
00:50:51dans le périmètre
00:50:52de Mar-a-Lago
00:50:54un officier
00:50:55et deux agents
00:50:56du service secret
00:50:57se sont rendus sur place
00:50:59pour voir ce qu'il en était
00:51:00ils ont rencontré
00:51:01un homme blanc
00:51:01porteur
00:51:03d'une
00:51:05canette de gaz
00:51:07et d'une arme à feu
00:51:10il a reçu l'injonction
00:51:12de poser
00:51:13ses armes
00:51:15il a posé
00:51:18la canette de gaz
00:51:20mais par contre
00:51:20il a
00:51:23raqué son arme
00:51:24sur les agents
00:51:26qui ont riposté
00:51:28en légitimité France
00:51:30il est mort sous le coup
00:51:31je vous montrerai
00:51:33une photo
00:51:33de cette
00:51:36canette de gaz
00:51:37c'est le FBI
00:51:41qui mène l'enquête
00:51:42sur ce dossier
00:51:42nous allons
00:51:43les accompagner
00:51:45dans cette enquête
00:51:47ce sera donc le FBI
00:51:48qui sera également chargé
00:51:50de répondre
00:51:51à vos questions
00:51:55de l'agence
00:51:57de l'agence
00:51:57du FBI
00:51:59je suis chargé
00:52:01de cette enquête
00:52:02je tiens à remercier
00:52:03d'abord les services secrets
00:52:05et le shérif
00:52:07l'équipe du shérif
00:52:07pour leur collaboration
00:52:09très rapide
00:52:12l'agence
00:52:13était sous la protection
00:52:14des services secrets
00:52:16l'équipe de réponses rapides
00:52:19s'est rendue sur place
00:52:20pour collecter
00:52:21tous les éléments
00:52:24pertinents
00:52:25ce que nous demanderons
00:52:27au public
00:52:27ce que c'est
00:52:28si
00:52:30vous
00:52:31résidez
00:52:32dans les alentours
00:52:33de la résidence
00:52:34si vous avez pris des photos
00:52:35autour de ce moment
00:52:37vers une heure du matin
00:52:39transmettez vos photos
00:52:41au bureau du shérif
00:52:43je vous remercie
00:52:44bonjour à tous
00:52:45je suis Raphaël Laurels
00:52:47je suis l'agence spéciale
00:52:48chargée des opérations
00:52:50du service secret
00:52:51ce matin
00:52:52deux agents spéciaux
00:52:53des services secrets
00:52:55et un officier
00:52:56du bureau du shérif
00:52:58de Palm Beach
00:52:59ont été impliqués
00:53:01dans
00:53:03un échange de feu
00:53:04qui s'est produit
00:53:05à Mar-a-Lago
00:53:07l'individu en question
00:53:08était armé
00:53:09d'un fusil
00:53:12et
00:53:12d'une
00:53:14lettre de gaz
00:53:18un officier
00:53:19n'a été brissé
00:53:20dans l'échange
00:53:21il se précisait
00:53:22que le président
00:53:23des États-Unis
00:53:24n'était pas
00:53:24dans l'état
00:53:25de l'enquête
00:53:28du FBI
00:53:30reste tout
00:53:32voici la photo
00:53:33que je vais diffuser
00:53:34donc ça c'était
00:53:35l'arme
00:53:36à feu
00:53:37ainsi que
00:53:38la
00:53:42la
00:53:42la
00:53:42la
00:53:45la
00:53:45la
00:53:45la
00:53:45la
00:53:45la
00:53:45la
00:53:45la
00:53:46la
00:53:46la
00:53:46la
00:53:46la
00:53:46la
00:53:46le FBI
00:53:47a pourçu
00:53:48l'enquête
00:53:48heureusement
00:53:50personne n'était
00:53:51menacé
00:53:52dans le périmètre
00:53:54grâce à l'action rapide
00:53:55des services secrets
00:53:56y a-t-il des questions
00:53:59pertinentes au dossier
00:54:04oui
00:54:05oui
00:54:05nous distribuons
00:54:06la photo
00:54:06des armes
00:54:08écoutez
00:54:08c'est tout
00:54:11pardon
00:54:16la question
00:54:17il y avait
00:54:18deux agences
00:54:19le bureau
00:54:20du shérif
00:54:21de
00:54:21Green Beach
00:54:22et les services secrets
00:54:25qui mènent l'enquête
00:54:30la police
00:54:31est-elle intervenue
00:54:33non
00:54:33pas dans l'immédiat
00:54:36cela se passait
00:54:38du côté nord
00:54:39du périmètre
00:54:40cela se passait
00:54:41juste à l'intérieur
00:54:42du périmètre
00:54:45est-ce que
00:54:48les agents
00:54:49concernés
00:54:49portaient
00:54:50des caméras
00:54:51pour filmer
00:54:52les lieux
00:54:52la réponse est
00:54:53oui
00:54:53comme toujours
00:54:57nous demandions
00:54:58à l'individu
00:55:02de lâcher
00:55:03son arme
00:55:04ainsi que
00:55:05cette
00:55:06canette de gaz
00:55:08pas bien
00:55:09de
00:55:10tir
00:55:11ont été
00:55:14échangés
00:55:15ou
00:55:15on n'a pas
00:55:15le nombre
00:55:16exact
00:55:16écoutez
00:55:16merci
00:55:17merci
00:55:17de votre attention
00:55:19voilà
00:55:20pour la conférence
00:55:21de presse
00:55:22des services
00:55:22de police
00:55:23américain
00:55:24que vous avez pu
00:55:24suivre
00:55:24sur BFM TV
00:55:26on va aller retrouver
00:55:27l'un de nos correspondants
00:55:28aux Etats-Unis
00:55:29Henri Arnaud
00:55:30bonjour
00:55:31merci d'être avec nous
00:55:32vous êtes à Los Angeles
00:55:34on est sidéré
00:55:35par cette toute nouvelle
00:55:36information
00:55:37cet homme armé
00:55:39qui a été tué
00:55:40après s'être introduit
00:55:41dans la résidence
00:55:42de Donald Trump
00:55:43en Floride
00:55:44en Floride
00:55:44on en sait un peu plus
00:55:45grâce à cette
00:55:46dernière conférence
00:55:47de presse
00:55:47on est notamment
00:55:49frappé par cette photo
00:55:50qui a été brandie
00:55:51par le shérif du comté
00:55:52où il montre
00:55:53les armes
00:55:54qui étaient en possession
00:55:55de l'homme
00:55:57qui a pénétré
00:55:57dans la résidence
00:55:59oui
00:56:00ce qu'il faut dire
00:56:01surtout
00:56:01c'est
00:56:02comment est-il
00:56:03arrivé
00:56:03aussi près
00:56:04on sait que
00:56:06Mar-au-Lago
00:56:06est probablement
00:56:07après la Maison Blanche
00:56:08et le Pentagone
00:56:09l'endroit
00:56:09le plus protégé
00:56:11d'Amérique
00:56:12actuellement
00:56:13qu'il ait pu pénétrer
00:56:15par l'entrée
00:56:16nord
00:56:17du domaine
00:56:18qu'il ait pu
00:56:19littéralement
00:56:19se trouver
00:56:20en face
00:56:21des agents secrets
00:56:22et de ce
00:56:23de ce shérif
00:56:24c'est quelque chose
00:56:25qui interroge
00:56:26énormément
00:56:27aux Etats-Unis
00:56:28car on pensait
00:56:29que l'endroit
00:56:30était tellement
00:56:30protégé
00:56:31qu'on ne pouvait pas
00:56:32s'approcher
00:56:33ne serait-ce qu'à
00:56:34100 mètres même
00:56:35de l'extérieur
00:56:36de la propriété
00:56:37il y a
00:56:38beaucoup de questions
00:56:39qui vont se poser
00:56:40dans les prochaines
00:56:41heures ici
00:56:42vous l'avez entendu
00:56:43l'enquête ne fait
00:56:44que démarrer
00:56:45car une des questions
00:56:46qui se pose
00:56:47c'est pourquoi
00:56:47avoir attendu
00:56:49j'allais dire
00:56:50aussi longtemps
00:56:51avant de divulguer
00:56:53cette photo
00:56:53et les premières
00:56:54informations
00:56:55durant la nuit
00:56:56on nous a dit
00:56:57que cette personne
00:56:59âgée d'une vingtaine
00:57:00d'années
00:57:00était probablement
00:57:01en possession
00:57:02d'une arme
00:57:03on nous a dit
00:57:04durant la nuit
00:57:05qu'il y avait
00:57:06probablement
00:57:06un objet à gaz
00:57:08en sa possession
00:57:09mais c'est littéralement
00:57:10tout
00:57:10alors je sais
00:57:12qu'avec le jour
00:57:13qui se lève
00:57:14ici sur la côte ouest
00:57:15et il est
00:57:15près de 10 heures
00:57:17sur la côte est
00:57:17des Etats-Unis
00:57:18tout ça s'emballe
00:57:20et c'est pour ça
00:57:20que cette conférence
00:57:21de presse
00:57:22était quelque part
00:57:23indispensable
00:57:24de la part
00:57:25des autorités
00:57:25pour essayer
00:57:26d'éviter
00:57:27les questions
00:57:28sans réponse
00:57:29l'enquête
00:57:30va durer
00:57:31je peux vous le promettre
00:57:32de nombreuses
00:57:33journées
00:57:34heureusement
00:57:34comme on l'a entendu
00:57:35que les caméras
00:57:37étaient en action
00:57:38puisque tout ce personnel
00:57:40est obligé maintenant
00:57:41de porter
00:57:42vous le savez
00:57:42des caméras
00:57:43qui enregistrent
00:57:44sur leur poitrine
00:57:46on a hâte
00:57:47de voir les images
00:57:48pour avoir
00:57:49exactement
00:57:50toutes les réponses
00:57:52aux questions
00:57:52qui se posent
00:57:53ça va certainement
00:57:54être l'information
00:57:56du jour
00:57:56aux Etats-Unis
00:57:57on le sait
00:57:58le président
00:57:58Trump n'était pas
00:57:59présent à Mar-O-Lago
00:58:01il va vraiment
00:58:02falloir savoir
00:58:02à présent
00:58:03connaître
00:58:03l'identité
00:58:04de ce jeune homme
00:58:05et quelles étaient
00:58:06réellement
00:58:07ses intentions
00:58:08et probablement
00:58:09savoir aussi
00:58:09à quel groupe
00:58:10il appartenait
00:58:11Merci beaucoup
00:58:12Henri Arnaud
00:58:13en direct
00:58:13de Los Angeles
00:58:14nous partirons
00:58:15dans un instant
00:58:15à Washington
00:58:16pour retrouver
00:58:17notre autre
00:58:17correspondant
00:58:18Axel Meunier
00:58:19Stéphane Bureau
00:58:20c'est vrai
00:58:20qu'on est dans
00:58:21un moment
00:58:22qui sidère
00:58:23Henri Arnaud
00:58:25le disait
00:58:25c'est complètement fou
00:58:26de réaliser
00:58:28qu'un homme
00:58:28a réussi à pénétrer
00:58:29dans cette résidence
00:58:30de Mar-A-Lago
00:58:32il le disait
00:58:33c'est l'endroit
00:58:33le plus protégé
00:58:34des Etats-Unis
00:58:35c'est un des endroits
00:58:37les mieux protégés
00:58:39surtout
00:58:39quand le président
00:58:40est sur place
00:58:41et je rappelle
00:58:42encore une fois
00:58:43que c'est
00:58:44un lieu
00:58:45qui est
00:58:46à géométrie variable
00:58:47selon que le président
00:58:48y est
00:58:49et en tout temps
00:58:50occupé
00:58:51par des membres
00:58:52de ce club
00:58:52qui est aussi
00:58:53un club privé
00:58:53donc il y a toujours
00:58:54beaucoup de va-et-vient
00:58:55on ne peut pas
00:58:56absolument sécuriser
00:58:57Est-ce qu'il est déjà arrivé
00:58:58que quelqu'un
00:58:59réussisse à s'introduire
00:59:01de façon illégale
00:59:02dans cette résidence ?
00:59:03Alors la réponse
00:59:03c'est oui
00:59:04en 2021
00:59:05on en parlait
00:59:05un peu plus tôt
00:59:06alors ils n'étaient pas armés
00:59:07mais des gens
00:59:07sous de fausses identités
00:59:08ont réussi à s'introduire
00:59:10alors qu'ils n'étaient pas invités
00:59:11ils ont réussi à passer
00:59:13je dirais
00:59:14ce qui sont
00:59:14les périmètres
00:59:15les plus éloignés
00:59:16pour rentrer
00:59:17jusque à l'intérieur
00:59:19de Mar-A-Lago
00:59:20mais c'est le principe
00:59:21de la sécurité
00:59:22autour d'un président
00:59:23ce sont des cercles
00:59:24concentriques
00:59:25donc il y a une sécurité
00:59:26un périmètre
00:59:27à l'extérieur
00:59:28sur mer
00:59:29dans ce petit lagon
00:59:31qui est tout juste
00:59:31derrière la propriété
00:59:32il y a évidemment
00:59:34directement autour
00:59:35de la propriété
00:59:35de la surveillance
00:59:37au-dessus
00:59:38on s'assure
00:59:38qu'aucun drone
00:59:39et même des avions
00:59:40ne puissent pas circuler
00:59:41et puis ensuite
00:59:42il y a
00:59:43selon les pièces
00:59:44parce qu'il y a des endroits
00:59:45qui sont plus sécurisés
00:59:46que d'autres
00:59:46qu'il y ait une sécurité
00:59:47que personne ne puisse y entrer
00:59:48et enfin
00:59:49c'est ce qu'on appelle
00:59:50la boîte
00:59:50ce sont les agents
00:59:52qui sont autour du président
00:59:53en temps réel
00:59:54et qui peuvent s'assurer
00:59:56s'il le faut même
00:59:57de sauter sur le président
00:59:59pour le couvrir
01:00:00littéralement
01:00:01de leur corps
01:00:01c'est ce qu'on avait vu
01:00:02ce à quoi on avait assisté
01:00:03le 13 juillet 2024
01:00:05à Butler
01:00:06après qu'on ait eu
01:00:07entendu les coups de feu
01:00:08et on a vu
01:00:09les agents se précipiter
01:00:10couvrir le président
01:00:12faire bouclier
01:00:13entre le tireur
01:00:15et le président
01:00:16donc encore une fois
01:00:17le président
01:00:17n'était pas là hier
01:00:19on peut imaginer
01:00:19que le dispositif
01:00:21de sécurité
01:00:21ne soit pas
01:00:22exactement le même
01:00:23on sait que le week-end
01:00:24il est régulièrement
01:00:25il y est souvent
01:00:26alors apparemment
01:00:28cette personne
01:00:29était peut-être
01:00:30mal informée
01:00:31sur les va-et-vient
01:00:32du président
01:00:32mais ça interroge
01:00:34évidemment
01:00:34je rappelle quand même
01:00:35qu'après
01:00:36la tentative
01:00:37d'attentat raté
01:00:39le 13 juillet 2024
01:00:40la patronne
01:00:42des services secrets
01:00:43avait dû démissionner
01:00:44on est aussi avec
01:00:45Jérôme Villalagot-Godefroy
01:00:47spécialiste
01:00:48des États-Unis
01:00:49bonjour
01:00:49merci d'être avec nous
01:00:51est-ce que
01:00:52Donald Trump
01:00:52a des raisons
01:00:53aujourd'hui
01:00:54c'est vrai
01:00:54de s'inquiéter
01:00:54pour sa sécurité
01:00:55quand on sait
01:00:56que ce n'est pas
01:00:56la première fois
01:00:57qu'il est pris pour cible
01:00:58et qu'il a déjà
01:00:59échappé à plusieurs
01:01:00tentatives d'assassinat
01:01:03alors c'est
01:01:04difficile à dire
01:01:05oui effectivement
01:01:05il y a une montée
01:01:07en tout cas
01:01:08des menaces
01:01:09pas forcément
01:01:11de la violence
01:01:12en elle-même
01:01:14en termes de chiffres
01:01:16mais il y a
01:01:17en tout cas
01:01:17des menaces
01:01:18qui augmentent
01:01:20envers tous les élus
01:01:20donc Donald Trump
01:01:21n'échappe pas
01:01:22à cette logique
01:01:23d'autant qu'il a
01:01:25une rhétorique
01:01:26qui amène aussi
01:01:29une forme de violence
01:01:30je dirais
01:01:30et donc effectivement
01:01:32c'est quelque chose
01:01:33de forcément inquiétant
01:01:34mais qui est inquiétant
01:01:36pour l'ensemble
01:01:36des élus
01:01:37y compris d'ailleurs
01:01:38de gens qui sont
01:01:40à des niveaux
01:01:41des petits niveaux
01:01:42je dirais
01:01:42qui sont par exemple
01:01:44dans les bureaux de vote
01:01:46par exemple
01:01:46qui sont régulièrement menacés
01:01:48donc on voit
01:01:49que c'est vraiment
01:01:50à tous les niveaux
01:01:50c'est les juges fédéraux
01:01:52c'est les membres
01:01:53élus du congrès
01:01:54donc il y a cette ambiance
01:01:56en fait en ce moment
01:01:57depuis quelques années
01:01:58aux Etats-Unis
01:01:59Stéphane Bureau
01:02:00vous nous disiez aussi
01:02:02qu'il est arrivé
01:02:03que des hommes
01:02:04pénètrent
01:02:05dans le centre
01:02:06de la Maison-Blanche
01:02:06pas à la Maison-Blanche
01:02:08mais sur le jardin
01:02:10dans le secteur
01:02:11qu'on rentre
01:02:12dans le périmètre sécurisé
01:02:14oui c'est arrivé
01:02:14qu'on arrête des gens
01:02:15qui sont passés
01:02:16par-dessus les barrières
01:02:17arrêtés donc dans le jardin
01:02:19qui est à l'arrière
01:02:19de la Maison-Blanche
01:02:20qui fait face
01:02:21au balcon Truman
01:02:22oui c'est arrivé
01:02:24époque sous Trump
01:02:25en fait sous Trump
01:02:26ce n'est pas arrivé
01:02:26mais dans le passé
01:02:27il y a eu ce genre d'incident
01:02:28et on a souvent arrêté
01:02:30des gens
01:02:31menaçants ou armés
01:02:32dans le périmètre immédiat
01:02:33de la Maison-Blanche
01:02:34donc ce genre
01:02:35de raté
01:02:37c'est pas nouveau non plus
01:02:40on sait que Donald Trump
01:02:41ne s'est pas encore
01:02:42exprimé sur le sujet
01:02:44mais a priori
01:02:45il ne manquera pas
01:02:46de le faire
01:02:46et les autres fois
01:02:47où c'est arrivé
01:02:48il s'est très vite
01:02:49emparé de ce sujet
01:02:50il n'a pas l'habitude
01:02:51de rester inactif
01:02:53en de pareilles circonstances
01:02:54je fais le pari
01:02:55que sur son réseau social
01:02:57Truth
01:02:57il y aura une communication
01:02:58bientôt
01:02:59qu'est-ce qui vous marque
01:03:00le plus dans cette information
01:03:02Jérôme Viala-Godefroy
01:03:03c'est vrai
01:03:04on le disait
01:03:05que Donald Trump
01:03:06est régulièrement
01:03:07la cible
01:03:08de tentatives
01:03:09d'assassinats
01:03:10néanmoins
01:03:11est-ce que vous pensez
01:03:12qu'il pourrait y avoir
01:03:13encore une fois
01:03:13une montée des violences
01:03:15dans ce climat
01:03:15qui est extrêmement tendu
01:03:17aux Etats-Unis
01:03:19Oui enfin
01:03:20il y a des
01:03:22une polarisation
01:03:23qui est extrêmement
01:03:24importante
01:03:25et on voit que
01:03:26c'est un vrai problème
01:03:28au niveau de la démocratie
01:03:29parce que
01:03:30certaines personnes
01:03:31n'osent plus
01:03:32se présenter
01:03:33à des élections
01:03:34parce que tous
01:03:35n'ont pas forcément
01:03:35les moyens
01:03:37d'avoir la sécurité
01:03:38nécessaire
01:03:38que peut avoir
01:03:39un président
01:03:39par exemple
01:03:40donc c'est un problème
01:03:42à tous les niveaux
01:03:44et disons
01:03:45que la rhétorique
01:03:47générale
01:03:48de Donald Trump
01:03:48n'amène pas
01:03:49de l'apaisement
01:03:50il n'a pas
01:03:51de capacité
01:03:53généralement
01:03:54à avoir
01:03:55une rhétorique
01:03:56qui va unir
01:03:57le peuple
01:03:57et on l'a vu
01:03:58même
01:03:58à la suite
01:03:59de la première
01:04:02tentative
01:04:02d'assassinat
01:04:03l'été dernier
01:04:04finalement
01:04:05on est tout de suite
01:04:06retourné
01:04:07dans une rhétorique
01:04:08partisane
01:04:09où Donald Trump
01:04:09s'est présenté
01:04:10comme victime
01:04:11de l'ultra-gauche
01:04:13on l'a aussi vu
01:04:13à la suite
01:04:14de l'assassinat
01:04:14de Charlie Kirk
01:04:15qui a été très
01:04:18instrumentalisé
01:04:19par les hommes
01:04:21et les femmes
01:04:22politiques aux Etats-Unis
01:04:23notamment du parti
01:04:24républicain
01:04:25Merci beaucoup
01:04:26d'avoir été
01:04:26avec nous
01:04:27nous partons
01:04:28tout de suite
01:04:29aux Etats-Unis
01:04:29pour tenter
01:04:30d'en savoir plus
01:04:31on vous rappelle
01:04:31l'information principale
01:04:32cet après-midi
01:04:33c'est cet homme
01:04:34armé
01:04:35qui a été tué
01:04:36après s'être introduit
01:04:37dans la résidence
01:04:37de Donald Trump
01:04:38en Floride
01:04:39le président américain
01:04:40n'était pas sur les lieux
01:04:41on va tenter d'en savoir plus
01:04:43avec vous
01:04:44Axel Monnier
01:04:44bonjour
01:04:45vous êtes notre correspondant
01:04:46aux Etats-Unis
01:04:47on sait que
01:04:48les services de police
01:04:49américains
01:04:49ont pris la parole
01:04:50tout à l'heure
01:04:51lors d'une conférence de presse
01:04:52que sait-on
01:04:53à l'heure où l'on se parle
01:04:54Axel
01:04:57alors d'abord les faits
01:04:58ça s'est passé
01:04:59dans la nuit dernière
01:05:00vers 1h30 du matin
01:05:02en heure locale
01:05:02en Floride
01:05:03un homme
01:05:04a tenté de pénétrer
01:05:06dans Mar-a-Lago
01:05:07par la porte nord
01:05:09par l'entrée nord
01:05:10il a en fait suivi
01:05:11un véhicule
01:05:12qui était autorisé
01:05:13il a réussi à entrer
01:05:14il était armé
01:05:15d'un fusil à pompe
01:05:17et d'un bidon d'essence
01:05:18il a été tout de suite
01:05:20appréhendé par
01:05:21un agent du Secret Service
01:05:23vous savez
01:05:23cette agence
01:05:24qui a en charge
01:05:24la protection
01:05:25des hautes personnalités
01:05:26états-uniennes
01:05:27et notamment
01:05:27de la présidence américaine
01:05:29et il a
01:05:30il était accompagné
01:05:32d'un
01:05:33shérif adjoint
01:05:34du comté
01:05:35de West Palm Beach
01:05:36où se trouve
01:05:37la résidence
01:05:38de Mar-a-Lago
01:05:39l'homme n'a pas voulu
01:05:40a bien voulu poser
01:05:41son bidon d'essence
01:05:42mais a gardé son arme
01:05:44il a
01:05:45semble-t-il
01:05:45essayé de viser
01:05:47les agents
01:05:48et c'est là
01:05:48que les tirs ont commencé
01:05:50il a donc été tué
01:05:51sur place
01:05:52pas de blessé
01:05:53du côté
01:05:53des forces
01:05:54de l'ordre
01:05:55c'est ce que nous précise
01:05:56le Secret Service
01:05:57lors de cette conférence
01:05:59de presse
01:06:00quant à cet homme
01:06:00et bien
01:06:01l'enquête est en cours
01:06:02c'est le FBI
01:06:02qui est en charge
01:06:03et qui va essayer
01:06:04de faire toute la lumière
01:06:06sur cette affaire
01:06:06mais il en a
01:06:07quelques petits éléments
01:06:08on sait que c'est un homme
01:06:08blanc d'une vingtaine d'années
01:06:10qui résidait
01:06:11en Caroline du Nord
01:06:12il a fait toute la route
01:06:13jusqu'en Floride
01:06:14c'est une longue route
01:06:15à peu près
01:06:1510-12 heures
01:06:17de trajet
01:06:18sa famille
01:06:19avait signalé
01:06:20sa disparition
01:06:21depuis quelques jours
01:06:22elle ne savait pas
01:06:23où il se trouvait
01:06:24il avait donc pris la route
01:06:25pour Mar-a-Lago
01:06:26on ne connaît pas
01:06:27ses intentions
01:06:27pour l'instant
01:06:28on sait que
01:06:30c'est un jeune homme
01:06:31qui a essayé
01:06:32donc de s'introduire
01:06:34dans Mar-a-Lago
01:06:34mais on ne connaît pas
01:06:35son intention
01:06:36on ne connaît pas
01:06:37son mobile
01:06:37et c'est ce que
01:06:37l'enquête
01:06:38essaiera de trouver
01:06:41Merci beaucoup Axel Monnier
01:06:42en direct de Washington
01:06:44il est 16h
01:06:44si vous nous rejoignez
01:06:46bienvenue dans le non-stop
01:06:47et cette information
01:06:49aux Etats-Unis
01:06:49un homme armé
01:06:51a été abattu
01:06:52après cet introduit
01:06:53dans la résidence
01:06:54de Donald Trump
01:06:55en Floride
01:06:56il y a eu une conférence
01:06:57de presse
01:06:57des services secrets
01:06:58on va vous faire écouter
01:06:59ces toutes dernières informations
01:07:00pour une fois
01:07:01le président des Etats-Unis
01:07:03n'était pas ce week-end
01:07:04à Mar-a-Lago
01:07:05mais il était bien
01:07:06à Washington
01:07:06à la Maison-Blanche
01:07:08que sait-on sur cet homme
01:07:09à quel groupe
01:07:10appartenait-il
01:07:11quelles étaient
01:07:12ses intentions
01:07:13on va faire le point
01:07:14sur ce plateau
01:07:15avec nos spécialistes
01:07:16mais tout d'abord
01:07:16on écoute
01:07:17Eric Bracho
01:07:18shérif du comté
01:07:19de Palm Beach
01:07:20il revient sur
01:07:21les circonstances
01:07:22de ce qui s'est passé
01:07:22il était une heure et demie
01:07:23en Floride
01:07:25à une heure et demie
01:07:26du matin
01:07:26les services de sécurité
01:07:28ont détecté
01:07:30la présence
01:07:30d'un individu
01:07:31qui était
01:07:34entré dans le périmètre
01:07:36de Mar-a-Lago
01:07:37un officier
01:07:39et deux agents
01:07:40du service secret
01:07:40se sont rendus
01:07:42sur place
01:07:42pour voir ce qu'il en était
01:07:43ils ont rencontré
01:07:44un homme blanc
01:07:46porteur
01:07:47d'une
01:07:49canette de gaz
01:07:50et d'une arme à feu
01:07:53il a reçu
01:07:55l'injonction
01:07:55de poser
01:07:57ses armes
01:07:58il a posé
01:08:02la canette de gaz
01:08:03mais par contre
01:08:04il a
01:08:06raqué son arme
01:08:08sur les agents
01:08:09qui ont riposté
01:08:11en légitime défense
01:08:13il est mort
01:08:14sous le coup
01:08:15et on en parle
01:08:16avec nos invités
01:08:17en plateau
01:08:17Thierry Arnaud
01:08:18éditorialiste politique
01:08:19internationale
01:08:19BFM TV
01:08:20bonjour Thierry
01:08:21et Stéphane Bureau
01:08:22consultant Etats-Unis
01:08:23BFM TV
01:08:24je commence avec vous
01:08:25Stéphane
01:08:25une intrusion
01:08:26à Mar-a-Lago
01:08:27on le voit
01:08:28donc un jeune
01:08:29d'une vingtaine d'années
01:08:30qui a été abattu
01:08:31ça n'est pourtant pas
01:08:32la première fois
01:08:33qu'il y a eu des intrusions
01:08:35dans cette résidence
01:08:36en Floride
01:08:36du président des Etats-Unis
01:08:37et des menaces
01:08:38sur la vie du président
01:08:39à commencer par
01:08:40l'attentat raté
01:08:41du 13 juillet
01:08:41on est passé vraiment
01:08:42à un cheveu
01:08:43de perdre ce qui était
01:08:44à l'époque
01:08:44le candidat républicain
01:08:46Donald Trump
01:08:47il n'était pas président
01:08:48le 13 juillet 2024
01:08:49il y a eu un autre incident
01:08:51pas très loin
01:08:52de Mar-a-Lago
01:08:53quelques semaines plus tard
01:08:54sur un terrain de golf
01:08:55qu'il possède
01:08:56Donald Trump
01:08:57c'était quelqu'un
01:08:58un tireur embusqué
01:08:59dans un bosquet
01:09:00et c'est tout juste
01:09:02avant d'être
01:09:03dans le périmètre
01:09:04de ce tireur
01:09:05que ces agents
01:09:06ont pu repérer
01:09:07un reflet
01:09:08dans le bosquet
01:09:09ont pu repérer
01:09:10le tireur
01:09:10et l'arrêter
01:09:11un peu plus tard
01:09:12on pense
01:09:13qu'il y a peut-être
01:09:14aussi eu
01:09:15une autre tentative
01:09:16d'attentat
01:09:17près de New York
01:09:18on a retrouvé
01:09:18une voiture
01:09:19dans laquelle
01:09:19il y avait
01:09:20des explosifs
01:09:20alors que Donald Trump
01:09:22faisait un discours
01:09:23pas très loin
01:09:23et puis des gens
01:09:25qui sont entrés
01:09:26sous de fausses identités
01:09:27à Mar-a-Lago
01:09:28en 20-21
01:09:29il y en a eu
01:09:30alors pas des gens armés
01:09:31pour autant
01:09:31des curieux peut-être
01:09:32mais ça dit quelque chose
01:09:34c'est que c'est pas optimal
01:09:35du point de vue
01:09:36de ce que sont les standards
01:09:37des services secrets
01:09:38parce que ça reste
01:09:39un lieu public
01:09:40Donald Trump
01:09:41vit dans un club
01:09:43privé
01:09:43mais pas privé
01:09:44au point de faire en sorte
01:09:45qu'il ne soit le seul
01:09:46il y a des membres
01:09:47à ce club
01:09:48qui viennent y déjeuner
01:09:49qui viennent y dîner
01:09:50il y a des événements mondains
01:09:52il y a des gens qui couchent là
01:09:53il y a des chambres
01:09:53donc il y a toujours
01:09:54beaucoup de va-et-vient
01:09:55c'est le casse-tête
01:09:57de ceux qui le protègent
01:09:58la police de Palm Beach
01:10:00et d'ailleurs
01:10:01pour ceux qui habitent
01:10:01Palm Beach
01:10:02c'est probablement
01:10:03une des villes
01:10:03les plus riches
01:10:04per capita aux États-Unis
01:10:05c'est aussi un cauchemar
01:10:07parce que la vie
01:10:07n'est pas facile
01:10:08quand le président
01:10:09est sur place
01:10:10il y a des interdictions
01:10:12de vol au-dessus
01:10:13de Mar-a-Lago
01:10:15donc le trafic aérien
01:10:16est souvent perturbé
01:10:17il y a évidemment
01:10:18un souci avec les drones
01:10:19aujourd'hui
01:10:20on le sait depuis
01:10:20le début de la guerre
01:10:21en Ukraine
01:10:22alors il y a
01:10:23beaucoup de mesures
01:10:24anti-drones
01:10:24qui ont été déployées
01:10:25il y a des policiers
01:10:26qui sont dans l'Atlantique
01:10:28en face de la propriété
01:10:29et derrière
01:10:30dans ce petit lagon
01:10:31Lake Worth
01:10:32là aussi
01:10:33sur des embarcations
01:10:34des policiers
01:10:35et tout autour
01:10:37de la propriété
01:10:38des policiers
01:10:39les services secrets
01:10:40qui sont déployés
01:10:42avec beaucoup d'entraves
01:10:43aussi à la circulation
01:10:44quand le président
01:10:45dort à Mar-a-Lago
01:10:46Thierry Arnon
01:10:47on a vu ces images
01:10:48bien évidemment
01:10:48des services secrets
01:10:49qui étaient déployés
01:10:50à Mar-a-Lago
01:10:51on attend forcément
01:10:52aussi une prise de parole
01:10:53qu'elle soit
01:10:53via son réseau social
01:10:55de Donald Trump
01:10:56et je le disais
01:10:57en introduction
01:10:57Donald Trump
01:10:58exceptionnellement
01:10:59pour un week-end
01:11:00n'était pas dans cette
01:11:01résidence de Floride
01:11:02où il a ses habitudes
01:11:03pour un week-end d'hiver
01:11:04en particulier
01:11:05évidemment
01:11:05parce que c'est là
01:11:06où il fait beau
01:11:07et c'est là
01:11:07où on peut aller jouer
01:11:08au golf le week-end
01:11:08ce qui est évidemment
01:11:09l'activité favorite
01:11:10du président américain
01:11:12de manière générale
01:11:13et en cette saison
01:11:14il joue beaucoup
01:11:15effectivement à Mar-a-Lago
01:11:16et d'ailleurs
01:11:16vous vous souvenez
01:11:17il y avait une tentative
01:11:17d'assassinat
01:11:18sur un des golfs
01:11:18de Palm Beach
01:11:19également contre le
01:11:21contre le président
01:11:21des Etats-Unis
01:11:22donc c'est vrai
01:11:23qu'à cette époque de l'année
01:11:24on est toujours
01:11:24au mois de février
01:11:25le fait qu'il ne soit pas présent
01:11:28est évidemment
01:11:28plutôt l'exception
01:11:29que la règle
01:11:30alors on ne saura pas exactement
01:11:33j'imagine
01:11:34vu que le suspect
01:11:36a été abattu
01:11:36si lui pensait
01:11:37lorsqu'il s'est introduit
01:11:38dans ce complexe
01:11:40que le président
01:11:41était éventuellement présent
01:11:43comme Stéphane
01:11:43a eu l'occasion de le dire
01:11:44évidemment
01:11:44selon que Donald Trump
01:11:45est présent ou pas sur place
01:11:47le dispositif de sécurité
01:11:48n'est naturellement
01:11:49pas du tout
01:11:50le même
01:11:51bien entendu
01:11:52mais c'est vrai
01:11:53que c'est aujourd'hui
01:11:54la résidence principale
01:11:55de Donald Trump
01:11:57en dehors
01:11:58de la Maison-Blanche
01:11:59il est d'origine
01:12:00new-yorkais
01:12:01il est désormais
01:12:02un résident
01:12:02de Floride
01:12:04vous savez qu'on a rebaptisé
01:12:05un boulevard
01:12:06qui conduit de l'aéroport
01:12:07jusqu'à cette résidence
01:12:08de Marellago
01:12:08du nom de Donald Trump
01:12:10il est même question
01:12:11qu'on donne à l'aéroport
01:12:12le nom de l'actuel
01:12:13président américain
01:12:15donc il est là-bas
01:12:16chez lui
01:12:17évidemment
01:12:17et dans ce complexe
01:12:18de Marellago
01:12:19en particulier
01:12:20où il réside
01:12:21mais c'est très particulier
01:12:22parce que comme le disait
01:12:23Stéphane à juste titre
01:12:25il habite
01:12:26dans un espèce
01:12:27d'immense
01:12:27cloud privé
01:12:28qui est à la fin
01:12:29un parcours de golf
01:12:30et aussi un hôtel
01:12:33où il y a
01:12:33une centaine de chambres
01:12:35donc c'est effectivement
01:12:36plus compliqué
01:12:37en termes
01:12:38de sécurisation
01:12:39que ne peut l'être
01:12:40une maison
01:12:42une demeure
01:12:42qui appartiendrait
01:12:44aux présidents
01:12:44des États-Unis
01:12:45parce que c'est toujours
01:12:45évidemment
01:12:46le problème
01:12:47des forces
01:12:48qui protègent
01:12:48un président
01:12:49c'est qu'ils ont aussi
01:12:50des résidences privées
01:12:51je pense à George Bush
01:12:52sa Summer White House
01:12:53c'était la maison
01:12:54qu'il a dans le Maine
01:12:55à Kennebunk
01:12:56avec l'avantage
01:12:57que c'était très isolé
01:12:59pour avoir couvert
01:12:59la présidence Bush
01:13:00à l'époque
01:13:01je parle du père
01:13:01et non pas du fils
01:13:02alors un énorme terrain
01:13:04en front de mer
01:13:05mais totalement
01:13:08enfin protégeable
01:13:09oui parce que
01:13:10sur une route
01:13:10très peu fréquentée
01:13:11avec évidemment
01:13:12personne d'autre
01:13:13que les invités
01:13:14qui sont désignés
01:13:15qui se rendent
01:13:16sur place
01:13:17George Bush
01:13:18fils avait son ranch
01:13:19au Texas
01:13:19mais dans un lieu
01:13:20que personne ne fréquente
01:13:22parfaitement isolé
01:13:22donc on peut sécuriser
01:13:24beaucoup plus facilement
01:13:25et on va retourner
01:13:25tout de suite à Washington
01:13:26retrouver notre correspondant
01:13:27Axel Monnier
01:13:29Axel on commence
01:13:29à y voir un peu plus clair
01:13:30sur ce qui s'est passé
01:13:31à Palm Beach
01:13:32la nuit dernière
01:13:331h30
01:13:33heure locale
01:13:35la nuit dernière
01:13:36quels sont les derniers éléments
01:13:38les faits précis
01:13:42alors en fait
01:13:43à 1h30
01:13:43un homme a essayé
01:13:45d'entrer
01:13:46avec son véhicule
01:13:48par l'entrée nord
01:13:49de Mar-a-Lago
01:13:49en fait pour ce faire
01:13:51il a suivi
01:13:52une autre voiture
01:13:52qui elle était autorisée
01:13:54à entrer
01:13:54mais il a été tout de suite
01:13:55appréhendé par
01:13:57un agent du secret de service
01:13:58ainsi qu'un shérif
01:13:59adjoint du comté
01:14:00de Palm Beach
01:14:01qui est la région
01:14:02dans laquelle se trouve
01:14:03la résidence de Mar-a-Lago
01:14:05il a accepté
01:14:06tout de suite
01:14:07sous la menace
01:14:07des deux agents
01:14:08de poser son bidon d'essence
01:14:10mais il n'a pas voulu
01:14:11baisser son arme
01:14:12et c'est pour cela
01:14:13qu'à ce moment là
01:14:14les deux agents
01:14:15ont fait
01:14:16ont fait marcher
01:14:18leurs armes
01:14:19ils ont donc tiré
01:14:20et ont abattu
01:14:20le jeune homme
01:14:22d'une vingtaine d'années
01:14:23ils n'ont pas été blessés
01:14:24dans cette intervention
01:14:26ce qu'on sait aussi
01:14:28c'est que ce jeune homme
01:14:28était originaire
01:14:30de Caroline du Nord
01:14:31et que depuis plusieurs jours
01:14:32sa famille avait
01:14:32semble-t-il
01:14:33signalé sa disparition
01:14:35il était en fait
01:14:36parti avec sa voiture
01:14:37vers le sud
01:14:38un long trajet
01:14:39d'une dizaine
01:14:40douzaine d'heures environ
01:14:41pour rejoindre Mar-a-Lago
01:14:43on ne connaît évidemment
01:14:44pas ses intentions
01:14:45pour le moment
01:14:45mais ce qu'on sait
01:14:47c'est que le FBI
01:14:48est déjà en train
01:14:49d'enquêter sur lui
01:14:50c'est pour cela aussi
01:14:51que son identité
01:14:52n'a pas été révélée
01:14:52ils ont besoin
01:14:53de travailler
01:14:54de travailler sereinement
01:14:55et de comprendre
01:14:55qui était ce jeune homme
01:14:57et ce qu'il venait faire
01:14:58à Mar-a-Lago
01:14:59surtout que Mar-a-Lago
01:15:01était vide du président
01:15:03puisqu'il se trouvait
01:15:04à Washington
01:15:05notamment pour une soirée
01:15:06de gala
01:15:06avec des gouverneurs
01:15:08tous républicains
01:15:09c'était hier soir
01:15:10auparavant
01:15:10il avait eu de nombreuses
01:15:12réunions politiques
01:15:12toute la journée
01:15:13bref ce jeune homme
01:15:15s'il venait
01:15:15pour s'en prendre
01:15:16à Donald Trump
01:15:17n'était pas bien informé
01:15:18parce que c'est une information
01:15:19qui peut se trouver
01:15:20ça en général
01:15:21donc il faut voir
01:15:22quelles étaient ses intentions
01:15:23pourquoi il avait fait
01:15:24tout ce trajet
01:15:25pourquoi il avait disparu
01:15:27du sein de sa famille
01:15:28pour aller jusqu'à Mar-a-Lago
01:15:30avec une arme
01:15:31et avec son véhicule
01:15:32c'est beaucoup
01:15:33Axel Meunier
01:15:34en direct de Washington
01:15:35et on va à nouveau écouter
01:15:37Eric Bradshaw
01:15:37ce shérif du comté
01:15:38de Palm Beach
01:15:39parce que ça s'est joué
01:15:40à l'américaine
01:15:41c'est à dire
01:15:41qu'il y a une conférence
01:15:42de presse
01:15:42extrêmement rapide
01:15:44une fois que l'incident
01:15:45a été dévoilé
01:15:46et il a montré
01:15:48une photo
01:15:48une photo
01:15:49de l'arme
01:15:50que tenait le suspect
01:15:51regardez
01:15:52voici la photo
01:15:53que je vais diffuser
01:15:54donc ça c'était
01:15:55l'arme
01:15:56à feu
01:15:57ainsi que la
01:16:04la canette de gaz
01:16:06qui a été utilisée
01:16:07le FBI a pourçu
01:16:08l'enquête
01:16:08heureusement
01:16:10personne n'était
01:16:12menacé
01:16:12dans le périmètre
01:16:14grâce à l'action rapide
01:16:15des services secrets
01:16:17alors Thierry
01:16:18si la police
01:16:20a montré cette arme
01:16:21c'est bien
01:16:22pour que ça évoque
01:16:23quelque chose
01:16:24chez des personnes
01:16:25c'est un fusil
01:16:25en l'occurrence
01:16:26et apparemment
01:16:27la police fédérale
01:16:28le FBI a aussi demandé
01:16:29aux résidents de la zone
01:16:30de vérifier
01:16:30les images
01:16:31de leurs caméras extérieures
01:16:32oui effectivement
01:16:33parce que l'idée
01:16:34c'est de reconstituer
01:16:35le parcours
01:16:36de l'homme
01:16:38qui a été abattu
01:16:39pour voir exactement
01:16:39par où il est passé
01:16:40parce que s'il est
01:16:41arrivé jusque là
01:16:42s'il est arrivé à l'entrée
01:16:43s'il a réussi à pénétrer
01:16:45alors de ce que l'on comprend
01:16:46à ce stade
01:16:47de ce qui nous est rapporté
01:16:48il n'est pas allé très loin
01:16:49à l'intérieur
01:16:50de ce périmètre sécurisé
01:16:52mais il a quand même
01:16:53il est quand même parvenu
01:16:54à y rentrer
01:16:55il faut essayer d'obtenir
01:16:56le maximum d'informations
01:16:57possibles
01:16:58sur les circonstances
01:16:59dans lesquelles
01:17:00il a pu se présenter là
01:17:01et entrer
01:17:02et donc effectivement
01:17:03tout ce qui pourrait
01:17:04être apporté
01:17:05comme information
01:17:06par les gens
01:17:08alentour
01:17:08évidemment
01:17:09sera extrêmement
01:17:10précieux
01:17:11on est toujours surpris
01:17:12de voir
01:17:12qu'un tel incident
01:17:13est possible
01:17:15Stéphane comme moi
01:17:17depuis des décennies
01:17:18on a assisté
01:17:19à d'innombrables événements
01:17:21où il y avait
01:17:21un président des Etats-Unis
01:17:22que ce soit à l'intérieur
01:17:23de la Maison-Blanche
01:17:24que ce soit ailleurs
01:17:24que ce soit dans une campagne électorale
01:17:26et à chaque fois
01:17:28les conditions de sécurité
01:17:30sont absolument draconiennes
01:17:31et non seulement
01:17:32à son draconienne
01:17:33mais je ne sais pas
01:17:34si tu partageras cet avis
01:17:35mais à mesure que le temps
01:17:36est passé
01:17:36elles le sont devenues
01:17:37évidemment
01:17:38de plus en plus
01:17:39on ne peut plus circuler
01:17:40autour de la Maison-Blanche
01:17:41alors que
01:17:41je parlais de Georges Pouch
01:17:43père
01:17:43quand moi j'étais
01:17:44je vais dire président
01:17:45voilà
01:17:46correspondant
01:17:47l'accès à la Maison-Blanche
01:17:50était archi facile
01:17:50même entrer comme journaliste
01:17:52était très facile
01:17:53aujourd'hui c'est un bancaire
01:17:54en fait
01:17:55pas que la Maison-Blanche
01:17:56tout ce qui est autour
01:17:57a été sécurisé
01:17:59en fait même l'Elysée
01:18:00ça ne ressemble pas
01:18:00tout à fait
01:18:01comme configuration
01:18:02c'est davantage aujourd'hui
01:18:04banquerisé
01:18:04et donc il y a eu
01:18:05quelque part
01:18:06une faille dans le système
01:18:07puisqu'il est parvenu
01:18:08à entrer
01:18:10et il ne fait absolument
01:18:11aucun doute
01:18:12le niveau d'incident
01:18:13si on peut parler
01:18:13d'incident autour
01:18:14de Donald Trump
01:18:16il y a celui-ci
01:18:17ce n'est pas la première fois
01:18:18on a dit
01:18:18ce n'est pas la première
01:18:18intrusion en Floride
01:18:20il y a aussi eu
01:18:21les menaces en 2024
01:18:22avec celle du 13 juillet 2024
01:18:24lors de son édition
01:18:25mais c'est vrai
01:18:25qu'à ce moment-là
01:18:25il est candidat
01:18:26alors il est déjà
01:18:27un candidat évidemment
01:18:28très protégé
01:18:29on se souvient tous
01:18:29des images
01:18:30où lorsqu'on fait feu sur lui
01:18:32et qu'il tourne la tête
01:18:33on voit des agents
01:18:33de secret service
01:18:34se précipiter sur lui
01:18:36et essayer de le protéger
01:18:38même si encore une fois
01:18:40en l'occurrence
01:18:40il a été défaillant
01:18:42et au bout du compte
01:18:43la tête de la chef
01:18:44du secret service
01:18:45finira par tomber
01:18:46dans la foulée
01:18:47de cette affaire
01:18:47mais à ce moment-là
01:18:48il n'est que candidat
01:18:50si j'ose dire
01:18:50mais protégé quand même
01:18:52par les secret service
01:18:52mais protégé quand même
01:18:53par le secret service
01:18:55à un niveau de protection
01:18:56quand même
01:18:57qui n'a aucun rapport
01:18:58avec celui du président
01:18:59des Etats-Unis
01:19:00même s'il est déjà
01:19:01très important
01:19:02je précise d'ailleurs
01:19:03qu'au passage
01:19:04le secret service
01:19:05a fait savoir
01:19:05qu'aucune des personnalités
01:19:07protégées
01:19:08ce qu'ils appellent
01:19:08les protectees
01:19:09de la famille Trump
01:19:10ne se trouvait
01:19:11à Marillago
01:19:12à ce moment-là
01:19:14la famille
01:19:15l'épouse du président
01:19:17n'était pas là
01:19:18non plus
01:19:18au moment
01:19:19où l'intrus
01:19:20a essayé
01:19:20de rentrer
01:19:21dans ce club privé
01:19:23parce que les services secrets
01:19:24ne protègent pas
01:19:25tellement d'individus
01:19:26en fait
01:19:26on protège
01:19:27le président
01:19:27sa famille
01:19:29d'ex-présidents
01:19:30des dignitaires étrangers
01:19:32qui sont
01:19:32aux Etats-Unis
01:19:33mais c'est à peu près
01:19:35l'essentiel
01:19:35et en période
01:19:36de campagne électorale
01:19:37le candidat
01:19:38du parti
01:19:39qui fait campagne
01:19:40contre le président
01:19:41c'est les seuls
01:19:42qui sont protégés
01:19:43le secrétaire à la défense
01:19:44ou le secrétaire d'Etat
01:19:45ils sont protégés
01:19:46par les services
01:19:47de sécurité
01:19:48du Pentagone
01:19:48ou du département d'Etat
01:19:49le secrétaire d'Etat
01:19:50c'est vraiment
01:19:51une petite bulle
01:19:51une petite unité
01:19:52qui relève d'ailleurs
01:19:53du trésor
01:19:54parce qu'ils font aussi
01:19:55la lutte à la contrefaçon
01:19:56ça ne fonctionne pas
01:19:57comme la protection
01:19:58des personnalités
01:19:59en France
01:19:59tout à fait non
01:20:00et il faut voir
01:20:01qu'un président
01:20:02quand il se déplace
01:20:03le cortège
01:20:04la circulation
01:20:05est interrompue
01:20:06sur à peu près
01:20:07toute la distance
01:20:08si le président
01:20:10sort de New York
01:20:10par exemple
01:20:11ce sont les voies rapides
01:20:13qui mènent à l'aéroport
01:20:14qui sont toutes fermées
01:20:15bloquées à la circulation
01:20:16on ne badine pas
01:20:18avec l'avis
01:20:19du président
01:20:20pour autant
01:20:21c'est pas parfaitement
01:20:22hermétique
01:20:23alors bien évidemment
01:20:24c'est un choc
01:20:25aux Etats-Unis
01:20:26un homme armé
01:20:26qui s'introduit
01:20:27chez Donald Trump
01:20:28et qui est abattu
01:20:29à l'intérieur
01:20:30de cette résidence
01:20:31de Floride
01:20:31tous les médias américains
01:20:33bien évidemment
01:20:34tentent d'avoir
01:20:35des informations
01:20:35sur le profil
01:20:37de l'homme
01:20:37à qui était-il affilié
01:20:39d'où vient cette arme
01:20:40quel était son objectif
01:20:41on vous retrouve
01:20:41Henri Arnaud
01:20:42vous êtes notre correspondant
01:20:44à Los Angeles
01:20:44quelles sont
01:20:45les dernières informations
01:20:47ce qui est très intéressant
01:20:48de voir
01:20:49c'est à quel point
01:20:50la vie politique américaine
01:20:52n'a pratiquement plus
01:20:54que deux extrêmes
01:20:55parce qu'en seulement
01:20:56quelques minutes
01:20:57on commence à avoir
01:20:58déjà des informations
01:21:00sur du complotisme
01:21:01sur pourquoi
01:21:02est-ce qu'il a été tué
01:21:03est-ce que réellement
01:21:04il n'aurait pas pu
01:21:05juste être blessé
01:21:07être intercepté
01:21:08pourquoi a-t-il fallu
01:21:09tuer ce jeune homme
01:21:10de 20 ans
01:21:12il y a beaucoup
01:21:13de questions
01:21:13qui se posent
01:21:14et qui restent
01:21:15sans réponse
01:21:16l'agent secret
01:21:17qui a priori
01:21:18est celui
01:21:19qui a tué
01:21:19l'individu
01:21:20a été mis
01:21:21en ce qu'on appelle
01:21:22un congé administratif
01:21:23durant l'enquête
01:21:25on attend la photo
01:21:26de cette personne
01:21:27et là
01:21:27les questions
01:21:28qui se posent
01:21:29surtout chez les démocrates
01:21:30étaient-ils dérangés
01:21:31étaient-ils là
01:21:32pour faire
01:21:33un geste politique
01:21:35il faut savoir
01:21:36que sur la côte
01:21:36ouest américaine
01:21:37il y a seulement
01:21:38quelques jours
01:21:39un individu
01:21:40a foncé
01:21:41sur une centrale
01:21:43électrique
01:21:44qui appartient
01:21:45à la Californie
01:21:46à la frontière
01:21:46avec le Nevada
01:21:47pour faire
01:21:48un acte terroriste
01:21:49mais ce jeune homme
01:21:50s'est tué
01:21:51dans sa voiture
01:21:51sur les grilles
01:21:52de protection
01:21:53donc littéralement
01:21:54on a de plus en plus
01:21:56de questions
01:21:56sur ce qui se passe
01:21:58depuis l'arrivée
01:21:59du président Trump
01:22:00à la Maison-Blanche
01:22:01on a réellement
01:22:01l'impression
01:22:02que la violence
01:22:03n'est pas montée
01:22:04d'un cran
01:22:04mais de plusieurs crans
01:22:06depuis qu'il est arrivé
01:22:07à la présidence
01:22:08et c'est pour ça
01:22:09que la manière
01:22:10dont l'enquête
01:22:11va se dérouler
01:22:12à Palm Beach
01:22:13en Floride
01:22:14est quelque chose
01:22:15qui est crucial
01:22:16aussi bien
01:22:17pour les services secrets
01:22:18que pour le FBI
01:22:19car il va falloir
01:22:20répondre
01:22:21à une multitude
01:22:22de questions
01:22:23qui se posent
01:22:24depuis que cette conférence
01:22:26de presse
01:22:26c'est terminé
01:22:27Merci Henri Arnaud
01:22:29Stéphane Bureau
01:22:31Henri le disait à l'instant
01:22:32la polarisation politique
01:22:33aux Etats-Unis
01:22:34c'est vrai que vu de France
01:22:35ça nous frappe
01:22:36la mort de Charlie Kerr
01:22:38qui a aussi eu récemment
01:22:40les affrontements
01:22:41à Minneapolis
01:22:42autour de la police
01:22:43de l'immigration
01:22:44il y a une forme
01:22:45de violence politique
01:22:46assez forte
01:22:46je vous vois gré
01:22:47je vous rappellerai
01:22:48la marche blanche
01:22:49de Lyon hier
01:22:49donc c'est pas un phénomène
01:22:50qui est étatsunier
01:22:51cette polarisation
01:22:53L'ampleur est pas forcément
01:22:54le...
01:22:55Évidemment
01:22:56et les français
01:22:56ne sont pas armés
01:22:57comme les américains
01:22:58le sont
01:22:58il y a plus d'armes
01:22:59de poing
01:23:00en circulation
01:23:01aux Etats-Unis
01:23:01qu'il y a d'américains
01:23:02donc évidemment
01:23:03c'est une configuration
01:23:04différente
01:23:05il y a eu une mort
01:23:05très traumatisante
01:23:06dans la thrombosphère
01:23:07qui est celle de Charlie Kerr
01:23:09qui a été abattu
01:23:10alors qu'il était
01:23:10à prononcer une conférence
01:23:12dans une université
01:23:14en Utah
01:23:14en septembre dernier
01:23:16abattu par un tireur
01:23:17qui s'était embusqué
01:23:18sur un toit adjacent
01:23:19ça a beaucoup
01:23:21beaucoup secoué
01:23:21et il faut voir
01:23:22que cet influenceur
01:23:23très influent
01:23:24était toujours
01:23:26accompagné
01:23:26de plusieurs gardes
01:23:28du corps
01:23:28alors c'était pas
01:23:29des policiers
01:23:30ce n'était pas
01:23:31des secret service
01:23:32mais parce que
01:23:33sa parole
01:23:33était considérée
01:23:34comme toxique
01:23:36clivante
01:23:36appelons-le
01:23:37ou appelons-la
01:23:38comme on le veut
01:23:39il était toujours
01:23:40sous protection
01:23:40et on parle
01:23:42d'ex-militaire
01:23:43d'ex-agent
01:23:44qui accompagnaient
01:23:45ce jeune homme
01:23:46aujourd'hui mort
01:23:47très influent
01:23:48mais qui en tout temps
01:23:49avait autour de lui
01:23:49une dizaine
01:23:50d'agent de sécurité
01:23:51pour le protéger
01:23:52ça vous donne
01:23:52une idée du contexte
01:23:53et son objectif
01:23:55à lui
01:23:55c'était justement
01:23:56d'aller au contact
01:23:58de ces contradicteurs
01:24:00et d'animer
01:24:01par la parole
01:24:01le débat
01:24:02ça s'est terminé
01:24:03avec une balle
01:24:05dans le front
01:24:06donc quand vous disiez
01:24:07oui
01:24:07est-ce que
01:24:08cette polarisation
01:24:09est dangereuse
01:24:11et mortifère
01:24:12aux États-Unis
01:24:13oui
01:24:13et des présidents
01:24:15morts
01:24:16il y en a eu plusieurs
01:24:17mais des tentatives
01:24:18aussi ratées
01:24:20sur Ronald Reagan
01:24:21au début des années 80
01:24:23donc c'est pas nouveau
01:24:24non plus
01:24:25Thierry Arnon
01:24:26suit de près
01:24:27bien évidemment
01:24:27toute réaction
01:24:28de la Maison Blanche
01:24:29on est aussi
01:24:30dans un moment
01:24:30politique important
01:24:31tout de même
01:24:32puisque mardi
01:24:33c'est le discours
01:24:33sur l'État de l'Union
01:24:34oui et c'est sans doute
01:24:35la raison pour laquelle
01:24:35le Président n'a pas
01:24:37passé son week-end
01:24:37à jouer au golf
01:24:38mais plutôt à préparer
01:24:39son discours
01:24:39dans un contexte politique
01:24:40qui est très particulier
01:24:41pour lui
01:24:42et pas forcément
01:24:42très simple
01:24:43puisqu'il y a eu
01:24:44cette décision
01:24:45de la Cour suprême
01:24:45qui a prononcé
01:24:47comme illégaux
01:24:48les droits de douane
01:24:49qu'il a mis en place
01:24:50en mars dernier
01:24:52vous souvenez de cette image
01:24:53sur la Maison Blanche
01:24:53du grand tableau
01:24:54présenté
01:24:55et de l'instauration
01:24:55de ces droits de douane
01:24:57et le jour
01:24:57de la libération
01:24:58avait dit le Président
01:24:59à l'époque
01:25:00donc c'est un revers politique
01:25:01très important
01:25:02pour lui
01:25:03mais ça n'est pas le seul
01:25:04on voit que
01:25:05l'impopularité
01:25:07de Donald Trump
01:25:07commence à monter
01:25:09de manière assez importante
01:25:10il y a eu un sondage
01:25:11publié aujourd'hui
01:25:12qui dit que 60%
01:25:13des Américains
01:25:14désapprouve l'action
01:25:15du Président des Etats-Unis
01:25:16aujourd'hui
01:25:17sa base est toujours
01:25:18derrière lui
01:25:19globalement
01:25:20mais les indépendants
01:25:21ont beaucoup moins
01:25:22les démocrates
01:25:23tout en n'ayant pas
01:25:25forcément de solution
01:25:26de rechange
01:25:26et visant
01:25:27commencent à retrouver
01:25:28des couleurs
01:25:29donc c'est un moment
01:25:29politique délicat
01:25:31pour lui
01:25:31et il avait pour cette raison
01:25:32choisi de se concentrer
01:25:33ce week-end à Washington
01:25:35sur la préparation
01:25:35de ce discours
01:25:36qui sera donc prononcé
01:25:37mardi soir
01:25:38dans ce contexte
01:25:38pas évident pour lui
01:25:39et donc évidemment
01:25:41très attendu
01:25:42et c'est la raison
01:25:43pour laquelle
01:25:43il n'était pas
01:25:44à Maré Largo
01:25:44ce week-end
01:25:45avec des élections
01:25:45de mi-mandat
01:25:46évidemment très risquées
01:25:47on est en allée électorale
01:25:48et c'est important
01:25:48évidemment de le rappeler
01:25:50vous avez raison
01:25:51on renouvelle
01:25:52rappelons-le
01:25:52l'intégralité
01:25:53de la Chambre des représentants
01:25:54le tiers du Sénat
01:25:56il y a un grand nombre
01:25:57d'élections locales
01:25:58aujourd'hui
01:25:58à ce stade
01:26:00les sondages
01:26:01ne sont pas bons
01:26:01pour le parti républicain
01:26:03de Donald Trump
01:26:05traditionnellement
01:26:05c'est toujours
01:26:06une élection difficile
01:26:07pour le pouvoir en place
01:26:08et pour le président
01:26:09des Etats-Unis
01:26:09mais là c'est vrai
01:26:10que les signaux
01:26:11commencent à être alarmants
01:26:12il y a eu notamment
01:26:13toute une série
01:26:14d'élections locales
01:26:15dans des Etats
01:26:16très républicains
01:26:17comme la Louisiane
01:26:18l'Oklahoma
01:26:19ou même le Texas
01:26:20où on a vu
01:26:21les républicains
01:26:22reculer en moyenne
01:26:23de 30 points
01:26:24par rapport au score
01:26:25que Donald Trump
01:26:25avait réalisé
01:26:26à l'élection présidentielle
01:26:27de 2024
01:26:28donc tout ça
01:26:28vous voyez ça
01:26:29ça crée un paysage politique
01:26:30qui n'est pas forcément facile
01:26:32pour le président américain
01:26:34dans le contexte
01:26:34de la préparation
01:26:35de ce discours
01:26:36Merci
01:26:36on continue à en parler
01:26:37dans les toutes prochaines minutes
01:26:39on attend de nouvelles informations
01:26:40sur cet homme
01:26:41d'une vingtaine d'années
01:26:43qui a été abattu
01:26:44il s'est introduit
01:26:46armé
01:26:46avec un bidon
01:26:47d'essence
01:26:48et un fusil
01:26:48chez Donald Trump
01:26:49dans sa résidence de Floride
01:26:51il a été abattu
01:26:52par les forces de l'ordre
01:26:54on ignore pour le moment
01:26:55quelles étaient
01:26:56les motivations
01:26:57de son acte
01:26:57Donald Trump
01:26:58n'était pas présent
01:26:59en Floride
01:26:59il était à Washington
01:27:00à la Maison Blanche
01:27:01à la Maison Blanche
01:27:03à la Maison Blanche
Commentaires

Recommandations