00:00Europe 1, Christine Kelly.
00:02Suite F1 sur Europe 1 à 12h44, F.A.I.M.
00:07Oui, c'est F.A.I.M. exactement, c'est bientôt l'heure de la cantine.
00:11Vous écoutez Christine Kelly, vous réagissez au 0, 1, 80, 20, 39, 21
00:15et nous parlons des propos d'Emmanuel Macron, chère Christine.
00:19Eh bien, écoutez Géraldine, on va l'écouter Emmanuel Macron
00:23et Gabriel Cluzel va réagir, ensuite on parle du carême.
00:27Les parties extrêmes doivent faire leur ménage.
00:29L'extrême-gauche en l'occurrence, mais les autres parties extrêmes
00:32et l'extrême-droite aussi, qui a dans ses rangs parfois
00:34des militants qui justifient l'action violente.
00:37Et je le dis avec beaucoup de force, je l'ai toujours dit.
00:39C'est ce pourquoi je me suis toujours opposé aux extrêmes.
00:42Et donc à chaque fois qu'il y a des gens qui vous expliquent
00:44qu'ils ont mis en place des milices pour faire de l'autoprotection,
00:48qu'il y a telle ou telle chose parce qu'il y aurait de l'autre côté
00:50un discours de violence et qu'il la légitime,
00:54ils ne commettent pas simplement une faute politique,
00:56ils commettent une faute morale et ils créent les conditions de ce qui arrive.
00:58Mais il y a aussi une responsabilité de tous ceux qui légitiment l'action
01:02de groupes violents.
01:03Il n'y a pas de place à la violence.
01:05Il a raison Emmanuel Macron, il n'y a pas de place pour la violence.
01:09En revanche, on peut s'interroger, là on est devant un flagrant délit grave
01:14de l'extrême-gauche qui est à l'origine de mort, d'un mort d'Armanin l'a dit,
01:20tout le monde l'a dit, l'extrême-gauche tue.
01:22Emmanuel Macron, il dit, il rejette la faute sur toutes les extrêmes.
01:25Il fait une espèce de fausse équivalence, j'allais dire bancale,
01:29mais mensongère, entre les partis extrêmes.
01:32Donc c'est des partis, il parle de partis institutionnels,
01:35qui visent-ils évidemment à droite le Rassemblement National.
01:37Comme ça, il se donne le borot, lui il est au centre,
01:39il est le cercle de la raison, pas violent, tout va bien.
01:43Et c'est évidemment profondément malhonnête,
01:46parce que le Rassemblement National n'a jamais eu de lien
01:50avec des groupuscules d'extrême-droite.
01:52À chaque fois que l'un d'entre eux, un militant ou autre, a été repéré dans son parti,
01:57il a été expulsé.
01:58On n'a jamais vu un bulletin du Rassemblement National
02:00avec le nom d'un parti d'extrême-droite inscrit en soutien.
02:05Enfin, ça paraît même ahurissant.
02:07Vous voyez, ça vous fait sourire rien que de l'évoquer,
02:09parce que ça paraît fou.
02:10Donc évidemment, cette équivalence est parfaitement fausse.
02:14Et vous voyez, je trouve ça assez tragique,
02:17parce qu'en réalité, il se sert du drame de Quentin à des fins électorales,
02:21alors que lui-même pourrait se regarder dans le miroir.
02:24Pardon, je voulais juste terminer là-dessus cette infographie de France Inter.
02:27Je dis qu'elle est de France Inter parce que ce n'est pas moi qui l'ai bricolé.
02:30Si jamais certains pouvaient le penser.
02:34Durant son règne, il y a eu 17 groupuscules d'extrême-droite
02:39qui ont été dissous, 2 d'extrême-gauche.
02:43Il y a peut-être des questions à se poser, non ?
02:44Elles sont où les responsabilités ?
02:46Gabriel Cusin sur Europe 1.
02:48Éric Teynet, rapidement, ensuite on prend deux auditeurs d'Europe 1.
02:50Oui, c'est vrai qu'il faut passer à l'action très vite.
02:52Et moi, le premier acte que j'aimerais voir, par exemple,
02:55c'est la mise sous protection policière du collectif Némésis.
02:58Parce que si dans quelques jours, dans quelques semaines,
03:01il y a une militante du collectif Némésis qui est tuée par des groupes antifas,
03:04là, ça sera véritablement la responsabilité du ministère de l'Intérieur.
03:08Quand on attend des actes, c'est très facile.
03:10Donner des protections policières, vous savez, jusqu'à récemment,
03:12Edith Cresson en avait une.
03:14Il y a des personnalités qui ont une protection policière
03:16alors qu'elles ne sont absolument pas menacées,
03:18juste c'est des histoires de copains et de services.
03:21Merci beaucoup.
03:22Je vais vous faire une petite révélation.
03:26Gabriel Cusin, je crois que vous étiez avec moi
03:28lorsqu'on nous a...
03:29Quelqu'un nous a révélé
03:31que Quentin ne voulait pas se rendre sur place ce genre-là.
03:35Il hésitait et il a été tué.
03:38Et ça, on l'a appris, ça nous a ému.
03:41Pensez à Quentin, pensez à sa famille
03:43qui a perdu la vie en voulant rendre service.
03:47Sous-titrage Société Radio-Canada
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