- il y a 1 jour
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:0011h30, 13h, Christine Kelly sur Europa.
00:06Comment vont Éric Tegner, Gabriel Cluzel, Fabrice Laffitte, Alexandre Doma et compagnie ?
00:12Très bien !
00:13En pleine forme. En tout cas, ravie, ravie, ravie de vous accueillir ce matin.
00:20Caroline Parmentier, vous êtes députée RN du Pas-de-Calais.
00:23On va parler de la transparence pour les autres et de l'opacité pour soi
00:27en parlant de cette commission d'enquête sur l'audiovisuel public,
00:31sur la neutralité, le financement de l'audiovisuel public.
00:34Vous étiez sur place, vous avez interpellé Élise Lucet.
00:38Avant de vous donner la parole, Caroline Parmentier, on va vous entendre.
00:42Ça dure deux minutes, c'est long, mais chaque mot compte.
00:45Et c'est très important de vous écouter et d'écouter votre question
00:50lorsque vous avez interpellé Élise Lucet hier,
00:53lors de la commission d'enquête à l'Assemblée nationale.
00:56On se pose, on écoute et on réagit après.
00:59Élise Lucet, est-ce que vous avez pensé à tout le montage que vous auriez pu faire
01:03si vous n'aviez pas été aussi obsédé par le Rassemblement national,
01:07Marine Le Pen et Jordan Bardella ?
01:09Vous auriez pu aller dans les banlieues françaises, par exemple,
01:12demander des comptes aux salafistes sur les droits des femmes ?
01:15Vous auriez pu enquêter sur la gabgie de l'audiovisuel public ?
01:17Nous venons d'en parler.
01:18Les notes de frais ahurissantes, les utilisations excessives
01:21de cartes de crédit professionnelles, les suites à 1700 euros de Delphine Ernotte
01:25pendant le Festival de Cannes, le déficit chronique de France Télévisions.
01:29Mais surtout depuis 40 ans, vous auriez pu enquêter sur Jack Lang.
01:34Oui, ses liens avec Epstein, mais aussi les raisons du maintien à vie
01:39de cet intouchable à son poste prestigieux.
01:41Le fait que depuis 40 ans, il était soupçonné d'avoir trempé dans plusieurs affaires
01:46ou bien qu'il soutenait avec d'autres intellectuels de gauche
01:49une tribune appelant à dépénaliser les rapports sexuels avec les enfants.
01:54Mais cette référence morale et culturelle de la gauche était une icône.
01:58Et Lise Lucet, je pense que vous ne vous attaquez pas aux vaches sacrées de la gauche.
02:02Beaucoup de responsables culturels, d'artistes et d'institutions
02:06doivent leur carrière et leur financement à Jack Lang, et vous le savez très bien.
02:11Et tous les ministres de la culture ont dû aller embrasser la bague de Jack Lang.
02:16Est-ce que la rebelle Lise Lucet, qui court en imperméable derrière les méchants,
02:20derrière les riches, n'est pas en réalité une fonctionnaire du service public,
02:24militante de gauche, avec une vérité subordonnée à sa cause ?
02:28Une militante très chère payée par nos impôts, par les impôts des Français,
02:32pour un salaire de plus de 25 000 euros par mois, ce n'est pas un secret.
02:36Ça avait été révélé par Télestar en 2018.
02:39Peut-être est-ce que ça a changé.
02:40Pour des émissions qui coûtent 400 000 euros chacune.
02:44Les Français se demandent, comment choisissez-vous vos sujets ?
02:47Votre angle est-il journalistique, idéologique, sensationnaliste ?
02:52Qu'est-ce qui préside à ce choix ?
02:53Et est-ce que votre direction intervient dans ces choix ?
02:56Enfin, est-ce que vous n'avez pas le sentiment,
02:58quand vous vous regardez dans la glace le matin,
03:00qu'avec vous les méchants sont toujours les mêmes,
03:02quitte à verser parfois dans la manipulation ?
03:04Vous avez entendu Caroline Parmentier, députée Rennes du Pas-de-Calais,
03:09qui interpellait Élise Lucet.
03:11Bonjour Caroline Parmentier, vous êtes dans le studio d'Europe.
03:14Merci d'être notre invitée avant de donner la parole à Gabriel Cluzel et Éric Tegner.
03:19Que vous a-t-elle répondu ?
03:21Alors, elle a été assez vasouillarde,
03:23comme elle l'a été tout au long de cette commission, d'ailleurs, je trouve.
03:27Élise Lucet, moi ça fait 40 ans que je la suis, en fait.
03:29On a à peu près le même âge.
03:32Ça fait 40 ans qu'elle s'évit dans le service public,
03:35effectivement, d'abord au JT,
03:37d'abord à France 3, puis après au JT de 13h,
03:41où elle avait d'ailleurs déploré de se retrouver en face de Pernault.
03:44Elle voulait quitter cette tranche qu'elle trouvait beaucoup trop populaire.
03:47Finalement, elle avait envie d'en partir pour après faire de l'investigation.
03:52Elle n'a pas répondu grand-chose, je dois dire.
03:55Surtout sur le fait qu'encore une fois,
03:57déjà en 2020, elle aurait pu investiguer sur Epstein et Lang.
04:01En 2020, on savait très bien que la fondation Epstein
04:03avait déjà versé 58 000 euros à une association qui était en lien avec Jack Lang.
04:08Elle aurait pu chercher un peu plus.
04:10Pourquoi, à 80 ans, Jack Lang était toujours à ce poste prestigieux, finalement,
04:15et indéboulonnable, ce poste à vie.
04:17dans lequel il pouvait rester.
04:19Il y avait eu l'affaire des costumes smalto à 500 000 euros.
04:22Il y avait eu l'affaire gratuite, pour lui.
04:24Il y avait eu l'affaire des suites d'hôtels à Cannes.
04:27Jamais payé, laisse-cure.
04:29Parce que maintenant, bien sûr, c'est la curée, tout le monde peut parler.
04:31Mais pendant 20 ans, ils se sont tus.
04:33Pendant 40 ans, ils se sont tus.
04:35Vache sacrée de la gauche, vraiment.
04:36Et Élise Lucet, bien évidemment,
04:38savait qu'elle ne pouvait pas s'attaquer à Jack Lang.
04:40De même, je vous rappelle quand même qu'en 2023,
04:43concernant France Télévisions,
04:44elle a répondu à Sonia Mabrouk,
04:46dans l'émission « Quelle époque ? » de Léa Salamé.
04:48Sonia Mabrouk lui a dit « Mais il faut enquêter sur eux.
04:50Pourquoi est-ce que Cash Investigation n'enquête pas sur France Télévisions ? »
04:54Elle a répondu « J'y suis, moi, à France Télévisions.
04:57Je regarde ce qu'il se passe sur France Télévisions.
04:59Il n'y a pas grand-chose à dire, à voir sur France Télévisions.
05:02Et croyez-moi que s'il y avait quelque chose à dire, je le dirais. »
05:06Ce sont ses propres paroles.
05:07Caroline Parmentier en direct sur Europe 1.
05:08S'il y avait quelque chose à dire, je le dirais.
05:11Effectivement, il y a quand même,
05:12on reprend le tweet de Charles Lalonde,
05:14déficit de 81 millions d'euros,
05:16chambre de Télacan facturée à 1700 euros la nuit,
05:19hyper-concentration des contraintes de production,
05:22soupçons d'emplois fictifs, etc.
05:24On vous sent pugnace et courageuse, Caroline Parmentier.
05:28Et je suis quand même, et comme beaucoup de Français,
05:31peut-être déçue du fait qu'il n'y ait pas de réponse,
05:33alors que c'est l'argent des Français.
05:36À quoi ça sert, finalement, cette commission d'enquête ?
05:38Alors, juste une petite parenthèse.
05:41Quand je lui parle des suites à 1700 euros,
05:43elle me répond « Mais je déjeune à la cantine de France TV tous les jours, »
05:45me dit-elle.
05:46Ah oui, très bien.
05:47Les Français, je pense, vont être absolument admiratifs de cette réponse.
05:50D'abord, c'est très utile.
05:52Voilà. Les Français sont derrière nous.
05:54Et je peux vous dire que même dans ma circonscription du Pas-de-Calais,
05:57à Lillère, à Béthune, on me parle de cette commission d'enquête.
06:00On me dit « Continuez le boulot ».
06:02C'est 4 milliards par an, c'est notre argent.
06:05C'est la moitié du budget de la culture, encore une fois.
06:08Donc, 4 milliards par an, pour ce genre de reportage.
06:12Cette commission est utile.
06:14Elle est vraiment salvatrice, même, je dirais,
06:19parce qu'elle permet de dire des choses qu'on n'a jamais dites.
06:22Caroline Parmentier, en direct sur Europe 1.
06:26Vous êtes députée Rennes du Pas-de-Calais.
06:27On marque une pause, on revient avec Gabriel Cusel qui veut réagir.
06:30Eric Tegner également.
06:31Myriam qui nous appelle du VAR.
06:33Rappelez-nous, si vous voulez, si vous êtes choquée par le fait que
06:36Élise Lucet, la spécialiste qui demande, exige des salaires,
06:41les comptes, des chiffres de la part des autres,
06:43n'a pas répondu en commission d'enquête si vous êtes choquée ou pas.
06:46Et pour nous appeler, un seul numéro, le 01-80-20-39-21.
06:50Et ce numéro est non surtaxé.
06:51Les 11h42, vous êtes bien sur Europe 1.
06:54Et avec Christine Kelly, à tout de suite.
06:55Europe 1, Christine Kelly.
06:57La suite à 11h44 sur Europe 1.
06:59Élise Lucet, la spécialiste de la transparence et des questions cash dans ses émissions,
07:03refuse de donner le montant de son salaire payé par le contribuable français.
07:08Cela vous choque qu'il, chers auditeurs d'Europe 1.
07:09Vous nous appelez au 01-80-20-39-21.
07:12Et nous en parlons, chère Christine, avec Caroline Parmentier,
07:15députée Rassemblement National du Pas-de-Calais.
07:17Oui, Caroline Parmentier, avant de lui donner la parole,
07:20peut-être une réaction de Gabriel Cluzel, Éric Tegner,
07:23ensuite on aura Myriam qui nous appelle du va.
07:25Vous êtes choquée, vous, par cette nouvelle question ?
07:26Évidemment, mais parce que nous le disons,
07:29à chaque fois que nous évoquons cette question,
07:31la commission d'enquête, c'est que
07:33tous les Français sont des actionnaires, finalement,
07:36du service public.
07:37Donc c'est la moindre des choses.
07:39Qu'ils aient des réponses à leurs questions
07:41et qu'ils sachent, je répète,
07:43qu'il y a deux volets, un volet idéologique
07:45et un volet gabegi financier, économique,
07:48qui sont imbriqués,
07:49et qu'ils sachent exactement ce qu'il en est.
07:51Moi, je suis extrêmement choquée
07:52qu'elles ne répondent pas à ces questions.
07:54Élise Lucet, dans l'imaginaire collectif,
07:56ça rime avec intransigeance, transparence.
07:59Moi, je me rends compte que maintenant,
08:00ça rime avec suffisance et arrogance.
08:02Et c'est d'ailleurs ce qui me frappe
08:03dans cette commission d'enquête.
08:04On a vu d'autres commissions d'enquête
08:05où les gens répondaient avec une forme d'humilité
08:08et de précision.
08:09Là, on a l'impression que déjà,
08:11ils se sont déplacés.
08:13Et ils se drapent dans leur dignité
08:16dès qu'on leur pose une question.
08:18Je trouve ça vraiment un contre-témoignage.
08:21Je pense que les Français sont édifiés
08:23par ce qui se passe.
08:25Charles Aloncle a tweeté
08:26qu'un récent article du Parisien
08:29révélait l'existence d'une véritable
08:30cellule de préparation
08:32mise en place par France Télévisions
08:34en amont des auditions de cette commission d'enquête.
08:37Oui, totalement.
08:38C'est-à-dire qu'ils se sont organisés
08:40à nouveau aux frais des Français.
08:41Parce que Charles Aloncle leur a dit
08:43« Voilà, vous vous êtes fait en fait
08:44des grosses séances de médiatraining.
08:46Vous avez mobilisé des spécialistes du marketing.
08:48Vous avez finalement tout coordonné. »
08:50Ça paraît quand même surprenant.
08:51D'une certaine façon,
08:52on a l'impression qu'il y a effectivement
08:53quelque chose à cacher.
08:54On peut imaginer que la consigne a été donnée
08:57ne révélait pas votre rémunération.
08:59Ce qui fait qu'Élise Lucet
09:01peut se permettre de ne pas le faire.
09:02C'est parce que ça n'est pas la première.
09:04Elle peut donner l'impression
09:05« Oui, mais les autres ne l'ont pas fait.
09:06Pourquoi est-ce que moi, je le ferais ? »
09:08C'est une logique, pardonnez-moi,
09:09c'est une logique de mafia.
09:10On essaye de se protéger.
09:11Derrière, effectivement,
09:12on nous vante la transparence.
09:13Et Charles Aloncle a eu raison.
09:14Il l'a questionné.
09:15Mais en attendant,
09:16ce sont les Français
09:17qui ont payé ces formations.
09:19Est-ce que vraiment
09:20ce responsable du marketing,
09:21est-ce que ces gens du médiatraining
09:22sont payés pour vous préparer
09:24à une commission d'enquête ?
09:25C'est ça qui est absolument lunaire.
09:26Pour vous préparer à ne pas répondre
09:27à une commission d'enquête.
09:28Il faut comprendre un élément
09:29sur Élise Lucet.
09:30Élise Lucet
09:31ne répond pas uniquement
09:33parce qu'elle a peur
09:33de choquer les Français,
09:34mais parce qu'elle a peur également
09:35de déranger en interne.
09:37Parce que, vous savez,
09:38Tristan Wallek,
09:39un autre journaliste
09:40présentateur de compléments d'enquête,
09:42touche 4 à 5 fois moins qu'elle.
09:44Donc c'est ça qui est amusant.
09:46Elle est là toujours pour dire
09:47qu'il faut l'égalité
09:48devant les salaires, etc.
09:50Et au sein même
09:51de France Télévisions,
09:52elle sait pertinemment
09:52que ça choquerait
09:53de nombreux de ses collaborateurs.
09:55Parce qu'il faut quand même penser
09:56que si en 2018
09:56elle était à 25 000 euros,
09:58c'est une évidence aujourd'hui
09:59qu'elle est bien plus haut.
10:00Tegner, inarrêtable ce matin.
10:03Alors Myriam,
10:04ensuite Alain,
10:05et ensuite on revient
10:06avec Caroline Parmenty.
10:07Myriam, vous nous appelez Duvar
10:08et vous dites, vous,
10:09directement,
10:10c'est une honte.
10:12Ah ben carrément.
10:13Bonjour, bonjour,
10:14bonjour à toute l'équipe.
10:16Bonjour.
10:16Ben oui.
10:18Ben oui, c'est une honte.
10:19Je suis...
10:20On est...
10:21Il n'y a pas que moi.
10:22On est outrés.
10:23Alors jusqu'à quel point...
10:24Je voudrais savoir
10:25jusqu'à quel point...
10:27Étant donné que
10:29Éric Tegner vient de dire
10:31que c'est...
10:33Pour moi,
10:33c'est le détournement
10:34de l'argent public.
10:35Ah oui.
10:36Et que nous sommes actionnaires,
10:38je me demande jusqu'à quel point
10:40les Français ne sont pas...
10:42ne peuvent pas porter plainte
10:44pour détournement d'argent public.
10:46J'aimerais savoir
10:48si nous avons...
10:49Éric Tegner veut vous répondre.
10:50Vous dites.
10:51Il y a une association
10:52qui a porté plainte
10:53il y a quelques mois
10:53contre justement Delphine Arnaud
10:55pour la question des suites
10:57à Cannes
10:57qui avait été donnée.
10:58On a appris ces dernières heures
11:00qu'une enquête avait été ouverte
11:01par le tribunal judiciaire de Paris.
11:02C'est en justice.
11:03C'est en justice.
11:05Les notes de frais
11:06du festival de Cannes,
11:08les suites à 1700 euros,
11:09c'est en justice.
11:10Et Myriam,
11:10restez en ligne avec nous.
11:11C'est une des raisons pour lesquelles...
11:12Certains s'interrogent aussi
11:14sur le fait que même
11:14le parquet national financier
11:16peut se saisir.
11:17Alors,
11:17on va attendre la fin
11:18de cette commission d'enquête
11:19qui encore une fois
11:19est extrêmement utile.
11:21Charles Alon
11:21subit des pressions
11:23sans arrêt.
11:25Vous en êtes tous conscients,
11:26bien sûr.
11:27Le jour même
11:28où Delphine Arnaud
11:28est auditionnée
11:29par notre commission,
11:30la présidente
11:31de l'Assemblée nationale
11:32et Elbron Pivet,
11:32le matin,
11:33dit qu'il exagère,
11:35qu'il dépasse les bornes,
11:36qu'elle va le rappeler à l'ordre
11:37le matin sur France Inter.
11:39Je précise ça.
11:40Sur France Inter
11:41qui est auditionnée.
11:42Lors de nos réunions du bureau...
11:43C'est l'objet
11:43de la commission d'enquête.
11:45Lors de nos réunions de bureau,
11:46je fais partie du bureau
11:48de cette commission d'enquête,
11:50beaucoup de députés de gauche
11:51essaient de saboter,
11:53bien évidemment,
11:54la commission.
11:55Ils demandent
11:56sans arrêt des suspensions,
11:57ils mettent une énorme pression
11:58sur le président,
11:59Jérémy Patrier-Létu.
12:00Ils mettent une pression énorme
12:03sur le rapporteur.
12:04Voilà,
12:05on essaie de saboter
12:06ce travail.
12:07Ils essaient,
12:07mais on tiendra bon.
12:08On tiendra bon
12:08parce que les Français
12:09sont derrière nous
12:10et veulent savoir la vérité.
12:11On l'a vu dans votre podcast,
12:14Christine Kelly,
12:14quand vous interviewez
12:15Charles Aloncle,
12:16effectivement,
12:17on voit à quel point
12:18il est solide.
12:18C'est-à-dire,
12:19ce qui est génial avec lui,
12:20c'est qu'il a une capacité
12:21d'être en transparence.
12:22C'est-à-dire qu'il ne cache rien,
12:24il explique tout.
12:24Pour l'instant,
12:25il n'a jamais été prêt en défaut
12:26sur les chiffres.
12:27En fait,
12:27il fait ce que les Français
12:28attendent de leur député.
12:30Vous pouvez écouter,
12:30effectivement,
12:31le podcast sur YouTube,
12:32c'est vrai,
12:32une heure avec Charles Aloncle
12:33et où il me raconte
12:34comment il tient.
12:35Comment il tient par sa famille,
12:36comment il ne lâchera pas,
12:38comment des Français,
12:39comme vous dites Caroline Parmentier,
12:40le soutiennent à fond.
12:42Lui,
12:42on voit des informations,
12:43le soutiennent,
12:44des lettres incroyables.
12:46Avant de vous donner un point,
12:46Gabriel Cluzel,
12:47je reviens avec vous,
12:48Myriam.
12:48Effectivement,
12:49vous nous disiez que c'était une honte
12:50et vous étiez un peu surpris
12:51du fait que,
12:52pour vous,
12:53c'est comme du détournement
12:54de l'argent public,
12:55c'est ce que vous me disiez.
12:55Pour moi,
12:56ce n'est pas comme,
12:57c'est du détournement
12:58de l'argent public.
12:58Et que ça fait 50 ans
12:59de sa vie,
12:59en vous disant.
13:00Et ce que nous devons faire,
13:01parce qu'il ne faut pas lâcher
13:03cette histoire,
13:04ça fait 40 ans
13:05que la gauche nous berne,
13:08nous fait avaler des couleuvres
13:10avec leur soi-disant impartialité,
13:14c'est une honte.
13:15C'est une honte.
13:17Alors maintenant,
13:18il faut que ce genre de personnes,
13:20vous savez,
13:21quand je les vois,
13:22les Cohen,
13:23les Lucé,
13:24je ne vais plus avoir de,
13:26comment dire,
13:27je ne peux plus avoir de respect
13:28pour ces gens-là.
13:29Quand je les vois,
13:30ça me fait penser
13:31à la phrase de Nietzsche
13:32qui disait
13:33« Encore un siècle de journalisme
13:35et tous les mots pueront. »
13:37Ils nous baladent depuis,
13:39je vais vous dire,
13:40ils nous baladent depuis 40,
13:42voire 50 ans.
13:43Merci beaucoup,
13:44Myriam,
13:44pour votre regard,
13:45effectivement,
13:46la critique des Français,
13:48du journalisme,
13:49des journalistes,
13:50pas tous.
13:50Même sur la France Télévisions,
13:52certains,
13:53il y a des journalistes
13:54qui font bien leur travail,
13:54Charles Harlonk me le dit,
13:55d'ailleurs,
13:56dans la vidéo YouTube podcast
13:59où il me fait des confidences.
14:00Mais c'est vrai
14:01que ça jette le discrédit
14:02un peu sur tout le monde.
14:03Bonjour Alain,
14:04vous nous appelez de Saône-et-Loire
14:05et vous êtes choqués ou pas
14:08par cette non-transparence
14:10de la part d'Élise Lucé
14:11qui exige, elle,
14:12de la transparence des autres.
14:14Oui, bonjour à toute l'équipe.
14:16Oui, je suis profondément choqué
14:18et comme disait l'auditrice d'avant,
14:21c'est une honte,
14:21c'est une honte
14:22parce qu'il ne faut pas oublier
14:24que ces gens-là,
14:26avec des salaires mirobolants
14:27comme ils ont,
14:28plus le déficit,
14:30c'est quand même avec nos impôts
14:31qu'on paye tous ces gens-là.
14:32Mais moi, je ne voudrais pas seulement
14:34le salaire de Mme Dusset,
14:35j'aimerais savoir
14:36de tous les journalistes
14:37qui passent à l'antenne,
14:38qui se prennent pour des stars,
14:40j'aimerais savoir
14:41tous les salaires qu'ils ont aussi.
14:45Parce que c'est nos impôts,
14:46c'est notre argent.
14:47Il ne faut pas oublier de plus,
14:48ils ont 14 semaines de vacances.
14:51Alors qu'on ne réduise déjà
14:52en moins 10 ou 9 semaines de vacances,
14:54ce serait déjà pas mal.
14:56Mais moi, je pense que la meilleure des choses
14:59qu'il faudrait,
15:00puisque l'État veut faire des économies,
15:02c'est de privatiser France Télévisions,
15:05et comme ça,
15:05ça prête 40 milliards en 10 ans
15:07d'économiser.
15:09Merci beaucoup, mon cher Alain,
15:11que vous nous appelez de Saône-et-Loire,
15:13et vous dites que vous êtes d'accord
15:14sur la transparence,
15:15et que vous êtes choqués,
15:16c'est une honte.
15:17Merci pour votre appel.
15:18Dans un instant,
15:18on prendra un caïs,
15:19car en ligne parmentier,
15:20député RN du Pas-de-Calais,
15:21vous êtes dans le studio avec nous,
15:22lorsque vous entendez ces Français,
15:24et lorsqu'on entend ces Français
15:25qui appellent aux standards de repas,
15:27on se dit qu'on a créé
15:28une commission d'enquête,
15:29pour avoir des informations,
15:31et c'est quand même incroyable
15:32de voir que malgré
15:34la commission d'enquête,
15:35beaucoup d'informations
15:36restent cachées,
15:37la non-révélation des informations
15:38est une information.
15:40Ça, c'est sûr.
15:41Mais je veux dire
15:42qu'on a l'impression
15:43qu'il y a toute une machine
15:44en place
15:45qui empêche aux Français
15:47d'avoir la vérité.
15:49C'est assez stupéfiant.
15:50J'ai l'impression
15:51que ça déconnecte
15:52encore une fois de plus
15:53les élites et les Français.
15:54Mais c'est bien sûr,
15:55le système se défend bien,
15:56le pouvoir,
15:57c'est vraiment le pouvoir,
15:58France Télévisions.
15:59Mais l'intérêt de cette commission,
16:01encore une fois,
16:01c'est que pour la première fois,
16:03on révèle des choses
16:04que les gens savaient plus ou moins,
16:05mais qui sont cette fois-ci prouvées.
16:07Il va y avoir un rapport.
16:08Il y a beaucoup de choses
16:09qu'ils ont reconnues quand même,
16:10les uns et les autres.
16:11Delphine Ernotte, la première.
16:12Il va y avoir un rapport
16:13qui sera voté
16:14par les députés de cette commission,
16:17puis qui sera publié.
16:18Donc dans ce rapport publié,
16:19il y aura énormément d'informations
16:21sur France Télévisions.
16:22Et à partir de là,
16:23on verra
16:23comment est-ce qu'on peut faire
16:24des économies
16:25sur ce mammouth indégressable
16:28qui fait que les Français
16:30ne supportent plus.
16:31Un mammouth indégressable
16:32et on voit qu'à chaque fois,
16:33c'est stupéfiant.
16:34Plus on tient,
16:35c'est comme Abtine,
16:37plus on tient,
16:38plus on a des informations,
16:39plus on est stupéfait,
16:40plus on est surpris.
16:41Et on touche le fond.
16:42On ne peut pas imaginer
16:43le minimum de cela
16:44dans une autre entreprise.
16:46Gabriel Cluzel.
16:47Oui, mais précisément,
16:48c'est la question
16:48que je voulais poser à Caroline,
16:49parce que c'est une question
16:50qu'on me pose beaucoup.
16:52C'est-à-dire,
16:53à quoi va servir
16:54concrètement cette commission ?
16:55C'est vrai que ce qui heurte,
16:56par exemple,
16:57je le sais,
16:58c'est qu'il n'y ait pas
16:59de réponse à vos questions.
17:00Il n'y a pas de contrainte,
17:01en fait.
17:01Les gens viennent,
17:02mais ils peuvent rester
17:03bras croisés et ne pas répondre.
17:04Donc c'est assez stupéfiant.
17:05Et quel va être le résultat ?
17:07Certes, ça a levé
17:08un coin du voile,
17:09mais après,
17:10vous savez,
17:10on est un peu dans une période
17:11d'aquabonnisme.
17:12Les gens se disent
17:12à quoi bon ?
17:13Alors les Français
17:13le voient déjà.
17:15Ils ont vu
17:15quelques-unes des réponses
17:16et des non-réponses.
17:18Je dois dire
17:18que certaines non-réponses
17:19sont tout à fait indignes.
17:21Alors que c'est
17:22de l'argent public,
17:23encore une fois,
17:24et que c'est l'argent
17:24des Français.
17:25Mais le but
17:26de cette commission,
17:27c'est qu'il y ait
17:27un rapport à la fin.
17:29Un rapport
17:29qui est une sorte d'audit,
17:31si vous voulez.
17:31On peut le mettre
17:32pour caler une armoire
17:33à la fin.
17:33Ah non, mais justement.
17:35C'est comme ça
17:36qu'il finit
17:36la plupart des commissions.
17:37Oui, c'est ça.
17:37Ce ne sera pas le cas
17:40de celui-là.
17:41Vous pouvez compter
17:41sur Charles Aloncle,
17:43sur moi-même,
17:43sur Philippe Ballard,
17:44sur les députés
17:45de cette commission,
17:46sur Anne Sicard,
17:47sur Jacobelli.
17:48Nous sommes là
17:49pour précisément
17:51que ça ne soit plus
17:51comme avant.
17:52Il y a des économies
17:53à faire sur le service public
17:53et on en fera
17:54et on verra
17:55si ça mènera
17:56à une privatisation
17:57de l'audiovisuel public.
17:58Caroline Parmentier,
17:59députée,
17:59reine du Pas-de-Calais,
18:00qui a posé des questions
18:01chocs hier,
18:02notamment à la commission
18:04d'enquête.
18:04Caïs, vous nous appelez
18:05de la Manche
18:05et vous dites
18:06que vous ne comprenez pas
18:07pourquoi, effectivement,
18:09ils ne donnent pas
18:10leur salaire ?
18:11Tout simplement.
18:12Une question simple.
18:14Oui, effectivement,
18:15je ne comprends pas
18:15parce qu'en fait,
18:16ce sont bien
18:17des entreprises publiques
18:18qui sont gérées
18:20par des commissaires aux comptes.
18:22Donc, toutes ces personnes,
18:23normalement,
18:24on devrait bénéficier
18:25de la transparence
18:26totale des comptes
18:27à savoir
18:28où vont les dépenses.
18:30Par exemple,
18:31vous parliez
18:31d'Élise Lucet,
18:32Élise Lucet,
18:33vous parliez
18:33de 25 000 euros
18:34de salaire,
18:34mais c'est de la rigolade, ça.
18:35La plupart ont des sociétés
18:37de production
18:37comme Nagui ou autres.
18:39Elle n'en a pas.
18:39Elle n'en a pas,
18:40elle, précisément.
18:42Alors, Nagui, par exemple,
18:43pour ne pas le citer,
18:45lui, il se donne un salaire,
18:46mais à côté de ça,
18:47en fin d'année,
18:48il réalise des bénéfices,
18:49il touche des dividendes
18:50sur ces entreprises
18:52qu'il a aujourd'hui.
18:53Donc, c'est là
18:54qui cache la forêt.
18:56Je ne comprends pas
18:56pourquoi il n'y a pas
18:57de commissaire aux comptes
18:58qui donne les comptes réels
18:59des entreprises publiques.
19:01Il y a un réel problème
19:01de démocratique en France.
19:03Alors, on va marquer une pause,
19:04on revient dans un instant,
19:06mais c'est vrai qu'on est
19:07quand même dans une société
19:08de transparence,
19:09Caroline Parmentier.
19:11On est dans une société
19:12de transparence.
19:12Moi, je me rappelle,
19:13il y a longtemps,
19:14lorsque je suis arrivée
19:15au Conseil supérieur
19:16de l'audiovisuel,
19:17il fallait absolument déclarer
19:18tout ce qu'on avait,
19:19ces actions de la moindre
19:20entreprise de l'audiovisuel
19:22pour pouvoir être membre
19:23de l'ARCOM,
19:24membre du CSA.
19:25La transparence totale,
19:26combien d'argent on a
19:27si on a une voiture,
19:29combien elle coûte
19:29si on a une maison,
19:30combien elle coûte.
19:31On est dans une société
19:32d'hyper-transparence
19:33et pour autant,
19:34certains sont protégés
19:35de cette transparence.
19:36On marque une pause,
19:37Caroline Parmentier,
19:38et on revient sur cette question.
19:39J'ai envie de vous entendre,
19:40effectivement,
19:41Caroline Parmentier
19:42en direct d'Europe.
19:4611h30, 13h,
19:48Christine Kelly et vous.
19:50Si vous nous rejoignez à l'instant,
19:51il est 12h03 sur Europe 1.
19:54Nous allons parler dans un instant
19:55avec une femme
19:57qui était un homme
19:58et qui est redevenue une femme
19:59de la détransition
20:00de son parcours.
20:01Pourquoi elle a transitionné ?
20:04Pourquoi elle a détransitionné ?
20:05On en parle dans un instant.
20:06Appelez-nous si vous avez envie
20:07de réagir sur ce sujet.
20:09Au 0 1 80 20 30 9 21.
20:11On parlera dans un instant
20:12de Karine Lemarchand,
20:13à aller sur les réseaux sociaux
20:15pour avoir partagé son ressenti
20:16lors de la promotion
20:17d'un documentaire
20:18sur l'immigration en France.
20:20Le racisme a-t-il changé de sens ?
20:21Karine Lemarchand
20:22était le raciste, selon vous ?
20:24Expliquez-nous
20:25ce que vous entendez,
20:26ce que vous comprenez
20:27par cette polémique
20:28contre Karine Lemarchand
20:30en prenant cet extrait
20:31de vidéo,
20:32le sortant,
20:33cet extrait
20:34de son contexte
20:35et en incriminant
20:36cette animatrice.
20:37J'aurais peut-être
20:38quelque chose à vous dire,
20:38peut-être une révélation,
20:39quelque chose
20:40dont je n'ai jamais parlé,
20:42que j'ai sur le cœur,
20:42mais je ne sais pas,
20:43je réfléchis encore
20:44pour savoir si je vous le dis
20:44ou pas,
20:45ça dépend de mon humeur.
20:48Et puis maintenant,
20:48nous sommes en train
20:49de parler avec Élise Lucet,
20:51ce qui s'est passé
20:52sur Élise Lucet,
20:53qui a été entendue
20:55par la commission
20:56d'enquête parlementaire
20:57hier,
20:58la commission d'enquête
20:59dont le rapporteur
20:59est Charles Aloncle.
21:00N'oubliez pas
21:01d'aller écouter
21:02mon podcast
21:03sur YouTube
21:03où Charles Aloncle
21:04me fait des révélations
21:05sur comment il vit
21:06cette commission d'enquête,
21:08mais dans le studio,
21:08nous avons Caroline Parmentier
21:10qui nous fait l'honneur
21:11d'être dans le studio,
21:12députée reine du Pas-de-Calais
21:13qui a osé interpeller
21:15Élise Lucet
21:16avec peu de réponses.
21:17On parle de tous ces sujets.
21:18Êtes-vous choqués
21:19par la non-révélation
21:21du salaire d'Élise Lucet
21:22alors qu'elle existe
21:23la transparence des autres ?
21:24Vous nous appelez dès maintenant
21:25au 0-1-80-20-39-21.
21:27Il est 12h04.
21:28Bienvenue sur Europe 1.
21:29Vous écoutez Christine Kelly.
21:3211h30-13h.
21:33Christine Kelly
21:33sur Europe 1.
21:37Caroline Parmentier,
21:38je vous donne la parole
21:39avant d'avoir Martine,
21:41William qui nous appelle,
21:42qui a envie de réagir.
21:43Parce que ce que vous dites,
21:44Caroline Parmentier,
21:45c'est que les Français réagissent.
21:47Les Français sont révoltés.
21:48Les Français demandent
21:49de la transparence.
21:50Et je racontais comment.
21:51Effectivement,
21:52on est dans une ère de transparence.
21:53Transparence sur les prix,
21:54transparence sur les salaires,
21:55transparence sur toute personne
21:57qui vient être nommée ministre,
21:59qui vient être payée par l'État.
22:01On a cette haute autorité
22:03de la transparence
22:04sur la vie publique,
22:05etc.
22:05Et là, ça choque les Français,
22:07ce mur,
22:08ce barrage de non-réponse.
22:10Alors, sachez néanmoins
22:11que tous ces salariés
22:13de France Télévisions
22:14sont tenus d'envoyer
22:15leur salaire
22:16aux rapporteurs
22:17et à la commission
22:18par écrit.
22:19Ils ne veulent pas le dire
22:20par oral,
22:21on le sait très bien
22:21et vous l'avez très bien expliqué,
22:22Éric,
22:23parce que d'abord,
22:24ils ont honte
22:25et ensuite,
22:26ils sont gênés
22:26par rapport à leurs collègues.
22:28Mais,
22:30sachez aussi
22:31qu'il y a un frein
22:32de la part de France Télévisions
22:34pour envoyer les informations.
22:36À plusieurs reprises,
22:38Jérémy Patry-Laitu
22:39et Charles Laloncle
22:39ont relancé.
22:41Les administrateurs
22:41de l'Assemblée nationale
22:42s'arrachent les cheveux
22:43parce qu'on leur envoie
22:44en masse
22:45des choses
22:46qui n'ont rien à voir
22:47les unes avec les autres.
22:48Il y a vraiment
22:48de la mauvaise volonté
22:49et de la mauvaise foi
22:50évidente.
22:51Mais c'est la première fois
22:52que ça leur arrive.
22:53C'est la première fois,
22:54si vous voulez,
22:55qu'ils sont tenus
22:56de s'expliquer.
22:57Avant,
22:57tout était impuni.
22:58Ils faisaient exactement
22:59ce qu'ils voulaient.
22:59Un silence copable.
23:01Et c'est en ça
23:01que cette commission
23:02est précieuse
23:03et qu'elle est nouvelle
23:04et que ça change les choses.
23:05C'est que ça n'a
23:06jamais été fait,
23:07jamais été dit.
23:08Ils étaient tout puissants.
23:09Je pense que c'est
23:11une catégorie de personnes
23:12qui a tellement peu
23:14l'habitude de la contradiction
23:15auquel on ne demande jamais
23:18de se justifier finalement
23:19qu'est sortie une tribune
23:21chez vous.
23:21Vous avez dû la voir
23:22dans Le Monde
23:23pour dénoncer
23:24les méthodes de tribunal
23:26de Charles Lalonc.
23:27Donc,
23:27ils sont dans une commission
23:28d'enquête.
23:30Ils ne répondent pas aux questions
23:31mais ils trouvent ça
23:32quand même absolument terrible.
23:33Il y a Christiane Taubira,
23:34l'Orange Afrin,
23:35il y a tout vraiment
23:36le gratin que du beau monde.
23:37La gauche morale.
23:39Eric Tegner,
23:40ensuite on prend nos auditeurs.
23:42Ses copains
23:42à la tête des institutions,
23:44la nomination d'Amélie de Montchalin
23:45à la tête de la commission des côtes
23:46posent question
23:47parce que c'est quand même
23:48deux bases.
23:49Ça serait censé être le rôle
23:50de la Cour des Comptes
23:51aujourd'hui également
23:52de suivre les rapports
23:53qu'elle fait.
23:54Et ça,
23:54c'est un énorme problème
23:55qu'on a.
23:55C'est grâce au rapport
23:56de la Cour des Comptes
23:57qu'on a su
23:58qu'il y avait 80 millions
24:00de déficits
24:00à France Télévisions.
24:01C'est-à-dire qu'ils peuvent constater
24:02qu'il y a un budget insincère
24:04et dans le même temps,
24:05mais rien n'est fait.
24:06Et Élise Dussé hier a contesté
24:07ce rapport de la Cour des Comptes.
24:08Elle a dit
24:09mais pas du tout.
24:10J'en ai assez
24:10qu'on nous accuse
24:11de prendre les cartes bleues
24:13et de faire des dépassements,
24:14ce que dit la Cour des Comptes
24:15encore une fois,
24:16à but excessif
24:17des cartes professionnelles.
24:18Et elle dit
24:19pas du tout,
24:19c'est de l'avance.
24:20Caroline Parmentier,
24:21députée reine du Pas-de-Calais
24:22en direct sur Europe.
24:23On va prendre quelques auditeurs
24:24puisqu'il y a beaucoup appellent
24:25et sont révoltés.
24:25Martine,
24:26vous nous appelez de Renalp
24:27et vous dites que vous êtes indignée.
24:28Indignée
24:29vu le nombre de Français
24:31qui n'arrivent pas
24:32à finir leur mois.
24:35Et Martine,
24:35je suis d'accord avec vous
24:36parce que moi,
24:37je suis présidente
24:38d'une association
24:38de familles monoparentales.
24:40Ces familles
24:42qui sont dans la souffrance totale
24:43et qui entendent ça
24:44sont choquées.
24:46Bien sûr.
24:47Bien sûr.
24:48Bonjour Madame Kili.
24:49Je suis très heureuse
24:50de vous avoir.
24:51Bonjour Messieurs, Dames.
24:52Bonjour.
24:53Je vous remercie
24:54de parler
24:56de tout ça,
24:57de dévoiler
24:58ces injustices
24:59parce que personne
25:01ne le fait
25:01ailleurs.
25:03Je suis...
25:04Voilà.
25:04Donc je suis outrée,
25:06évidemment,
25:08parce que,
25:09étant donné
25:09ce que vivent
25:11enfin les Français
25:12qui n'arrivent
25:12au 15,
25:13ça se dit,
25:14bien sûr,
25:15je sais que ça se dit,
25:16mais je le répète encore,
25:18au 15 du mois,
25:18il n'y a plus rien.
25:19Et quand on voit
25:20qu'une chambre d'hôtel
25:23à 1 700 euros,
25:24mais comment voulez-vous
25:25qu'on ne soit pas indigné ?
25:27Et puis,
25:28je voulais surtout rajouter
25:29que,
25:30bon,
25:31moi,
25:32j'écoute
25:33et je suis d'accord
25:34pour dire
25:35que c'est
25:35à géométrie variable,
25:36c'est-à-dire que,
25:37suivant,
25:38on va dire,
25:39l'orientation politique,
25:41on dévoile
25:41ou on ne dévoile pas.
25:43Parce que,
25:43quand même,
25:44Madame Kili,
25:46comme vous disiez
25:46tout à l'heure,
25:48vous,
25:49on vous demandait
25:49de rendre des comptes
25:50absolument
25:51sur tout ce que vous avez dit.
25:52On m'a donné trois mois
25:54avant d'entrer
25:55au CSA à l'Arcom
25:56pour enlever
25:57toutes mes actions,
25:59dont toutes les chaînes
26:00où j'ai travaillé.
26:01C'était à l'époque
26:01Canal+,
26:02la chaîne météo,
26:03la chaîne voyage,
26:03toutes mes actions
26:04pour être clean,
26:06si vous permettez l'expression,
26:07pour arriver au CSA.
26:08Et je comprends.
26:11Oui,
26:11oui,
26:12c'est compréhensible,
26:13mais c'est compréhensible
26:14quand ça s'applique
26:15à tout le monde.
26:16Quand ça s'applique
26:17à tout le monde.
26:18Voilà,
26:18parce que suivant
26:19les orientations politiques
26:20et on devine,
26:22bon,
26:22ça,
26:22c'est de la politique,
26:23chacun pense ce qu'il veut,
26:25mais pour les Français,
26:26vous vous rendez compte,
26:27c'est notre argent,
26:28on le dit mille fois,
26:29mais c'est vrai,
26:30c'est notre argent,
26:32il faudrait que Mme Lucet
26:33rembourse tout ça.
26:34Je suis désolée.
26:35Je ne sais pas
26:36si ça peut se faire,
26:37mais...
26:38C'est notre argent,
26:38il faudrait que Mme Lucet
26:39rembourse tout ça.
26:40Merci Martine
26:41pour votre appel.
26:43Et on est là,
26:43effectivement,
26:44pour entendre votre cri.
26:46Merci beaucoup,
26:46on aura
26:47William dans un instant.
26:48Merci Martine,
26:49restez en contact avec nous,
26:50en tout cas,
26:51en direct sur Europe 1.
26:52Caroline Parmentier,
26:53vous entendez ce que disait Martine,
26:54elle dit que,
26:55en fonction du bord politique...
26:57Je comprends très bien
26:58qu'elle soit terriblement choquée,
27:00vraiment beaucoup de Français le sont
27:01et nous le disent.
27:02On reçoit énormément de messages
27:03sur cette commission d'enquête.
27:05Nous avons auditionné
27:06les services de médiation
27:09et de contrôle de déontologie
27:10de France Télévisions
27:11et de France Radio.
27:12Ils sont totalement inexistants.
27:15C'était même à se gondoler,
27:16et c'est vraiment un comité...
27:17La déontologie,
27:18le comité d'éthique...
27:19Le comité d'éthique,
27:20exactement.
27:20Un comité théodule,
27:22vraiment,
27:23qui ne sert à rien,
27:23qui n'a pas de moyens,
27:24d'ailleurs,
27:26et qui n'agit en rien,
27:28jamais,
27:29sur les dérapages
27:30ou les excès
27:31de France Télévisions
27:32et de Radio France.
27:33Caroline Parmentier,
27:34députée Rennes du Pas-de-Calais.
27:35Bonjour William,
27:36vous nous appelez Dudou
27:37et vous trouvez,
27:38vous aussi,
27:39choquant et symptomatique,
27:40en fait,
27:40de ce qui se passe en France,
27:42c'est-à-dire ?
27:43Bonjour à toutes et à tous.
27:45Bonjour à la moitié.
27:46Oui,
27:46je trouve ça symptomatique
27:47et c'est significatif
27:49du pouvoir français,
27:50en fait.
27:51On a les élus
27:52et les élites
27:53qui sont au-dessus,
27:55qui peuvent faire
27:56ce qu'ils veulent
27:56avec l'argent
27:57des Français,
27:58des contribuables.
27:59On est de plus en plus nombreux
28:00à être pris à la gorge.
28:01On parle du 15,
28:02mais maintenant,
28:02on est directement
28:03au 7, 8,
28:04voire 10 du mois,
28:05on est pris à la gorge.
28:07Et ces gens-là
28:08qui nous expliquent
28:09que, oui,
28:10j'ai 40 ans de carrière,
28:11oui, d'accord,
28:12mais ça n'empêche pas
28:13qu'on n'est pas obligé
28:14de prendre,
28:15effectivement,
28:16des chambres d'hôtel
28:16à 1 700 euros
28:17qui sont pratiquement
28:18l'équivalent
28:18d'un SMIC français.
28:19Mais oui.
28:20Et je trouve ça,
28:22je veux dire,
28:22ces commissions d'enquête
28:25sont faites,
28:27c'est de la poudre aux yeux
28:28puisque dans tous les cas,
28:29la preuve,
28:31elle ne répond pas.
28:32Elle ne répond pas.
28:33Merci beaucoup,
28:34William,
28:34pour votre regard.
28:35Effectivement,
28:35elle ne répond pas.
28:37Mais ça donne une information,
28:38le fait de ne pas répondre.
28:39Merci de nous avoir appelé
28:40en direct sur Europe 1,
28:42mon cher William.
28:43Rappelons que le tribunal judiciaire
28:44de Paris vient d'ouvrir
28:45une enquête
28:45contre la PDG de France Télévisions
28:47dans le cadre d'investigations
28:49sur les frais de séjour
28:50des dirigeants,
28:51justement,
28:51à Cannes,
28:52ce dont nous parlions
28:53tout à l'heure.
28:54On marque une pause,
28:55on revient pour le dernier mot
28:56à Caroline Parmentier
28:57sur ce sujet.
28:58Et ensuite,
28:59on abordera
28:59Karine Lemarchand,
29:01harcelée sur les réseaux sociaux
29:02après avoir partagé
29:03son ressenti
29:04trop de noir,
29:06d'arabes,
29:07de musulmans.
29:08Est-ce que ça vous choque
29:09de parler comme ça ?
29:11A-t-on encore la possibilité
29:12de dire son ressenti ?
29:13A-t-elle été piégée ?
29:15A-t-elle été sabotée ?
29:16Que pensez-vous
29:17de ce qui arrive
29:18à Karine Lemarchand ?
29:19On marque une pause,
29:19on revient,
29:19mais d'abord,
29:20on terminera avec
29:21Caroline Parmentier
29:22sur Élise Lucet.
29:25Et toujours avec
29:27notre invitée,
29:28chère Christine,
29:28Caroline Parmentier,
29:29députée Rassemblement
29:30National du Pas-de-Calais.
29:32Ah oui,
29:32avant de parler
29:33de Karine Lemarchand,
29:35effectivement,
29:35si elle est victime
29:37de racisme,
29:38ou est-ce qu'elle est raciste ?
29:39Peut-on parler
29:40de tout ça ?
29:41Est-ce qu'on a à dire
29:41de noirs et arabes
29:43sans être critiqués
29:44de racistes ?
29:45Moi, j'ai envie
29:46de vous entendre
29:47sur ce sujet.
29:47D'abord,
29:48Caroline Parmentier,
29:50donc appelez-nous
29:50si vous voulez réagir
29:51à Karine Lemarchand.
29:5101,
29:5280,
29:5220,
29:5339,
29:5321.
29:54Et Caroline Parmentier,
29:55vous êtes députée
29:56Rennes du Pas-de-Calais,
29:57vous avez interpellé
29:58Élise Lucet hier
29:59lors de cette commission
29:59d'enquête.
30:00Je vous donne peut-être
30:01le dernier mot
30:01pour conclure un peu
30:02pour aujourd'hui
30:03sur ce manque de transparence
30:04de quelqu'un
30:05qui existe de la transparence
30:06des autres
30:07et avec l'argent des Français.
30:08C'est ce qu'on a vu
30:10qui choque les Français.
30:11Mais oui,
30:11j'ai beaucoup regretté
30:12que la reine de l'investigation
30:13et de la transparence
30:14effectivement
30:14ne crache jamais son salaire.
30:16Je suis désolée,
30:16on a le droit de le savoir.
30:18Elle a répété 20 fois
30:1942 ans de carrière,
30:2042 ans de carrière.
30:21Vous comprenez bien
30:22que ça fait 42 ans
30:23que je suis là.
30:24Bah ok,
30:24alors vas-y,
30:24dis le chiffre.
30:25Donc voilà,
30:27on le saura
30:27ou on ne le saura pas.
30:28Les Français imaginent bien.
30:30Encore une fois,
30:30cette commission
30:31est extrêmement utile.
30:32Six mois d'audition,
30:34on terminera début avril
30:35avec un rapport.
30:36Il nous reste encore
30:38Maggie, peut-être Patrick Sébastien.
30:41On attend aussi,
30:42la toute dernière sera
30:43à nouveau Delphine Ernotte
30:45qui repassera en audition
30:46pour le mot de la fin
30:47si je puis dire.
30:48Parce qu'on aura
30:49entre-temps eu des éléments
30:50sur lesquels on peut
30:51à nouveau l'interroger.
30:52Et cette commission
30:53encore une fois est utile
30:54et vous en aurez le rapport
30:55car le rapport sortira.
30:57Alors jusqu'à début avril
30:59se tient donc
31:00cette commission d'enquête
31:01et je termine
31:02avec ce tweet
31:03de Charles Aloncle
31:03qui résume tout.
31:05Peut-être déficit
31:06de 80 millions d'euros,
31:07chambre d'hôtel à Cannes,
31:08facturée jusqu'à mai
31:09700 euros la nuit,
31:10hyperconcentration
31:11des contraintes de production,
31:12soupçon d'emploi fictif,
31:13pression d'un ancien président
31:15de la République
31:15dans le processus
31:16de nomination
31:17de l'infinière note,
31:18entrave répétée
31:19à la transmission
31:19de documents essentiels,
31:21conflit d'intérêt,
31:21communication officielle
31:22mensongère.
31:23Voilà une liste encore
31:24loin d'être exhaustive
31:25des constats
31:26adressés par cette commission
31:27d'enquête.
31:28Merci à tous.
31:29Merci encore
31:29Caroline Parmentier
31:30d'être venue en direct
31:32dans le studio
31:32d'Europe 1.
31:33de la République 1.
Commentaires