Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 heures
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Europe 1, Christine Kelly.
00:02Merci de nous rejoindre à 12h17 sur Europe 1.
00:05Vous écoutez Christine Kelly, ses chroniqueurs aussi,
00:08Gabriel Cluzel et Eric Tegner.
00:10Et votre invité, chère Christine, avec vous aujourd'hui,
00:12Yvon Riouffol, auteur du livre La Révolution des Oubliés,
00:15paru aux éditions Fayard.
00:17Est-ce que vous vous sentez oublié ? Appelez-nous.
00:20Est-ce que vous vous sentez délaissé par cette démocratie ? Appelez-nous.
00:23Est-ce que vous sentez que vous avez besoin de faire partie de cette révolte des oubliés ?
00:28Appelez-nous et dites-nous pourquoi au 0180-3921.
00:31Dans La Révolution des Oubliés, Yvon Riouffol bouscule les élites et remet le pouvoir entre les mains de ceux qu'on n'écoute plus.
00:38Il décrit une France fracturée où le bon sens populaire gronde et pourrait bien faire vaciller le vieux monde politique face au silence des puissants.
00:47Êtes-vous prêts à rejoindre cette révolution des consciences ?
00:51Appelez-nous et dites-nous pourquoi vous vous sentez oublié, oublié de la République.
00:56Alors, Yvon Riouffol, dites-nous pourquoi vous avez voulu faire ce livre ?
01:01Question simple.
01:02Parce que je fais partie de ces oubliés, je fais partie, en tout cas je veux être le porte-parole, mais depuis longtemps, ce n'est pas d'aujourd'hui.
01:10Ça fait d'être 30 ans que je me suis assigné d'être le porte-parole de ceux qui n'ont pas la parole.
01:14Et singulièrement, de toute cette France ordinaire, de toute cette classe moyenne, mais pas seulement la classe moyenne,
01:21et de toute cette France qui, effectivement, est non seulement oubliée de la part du pouvoir, mais maltraitée et parfois violentée de la part du pouvoir.
01:28Il suffit de voir d'abord comment le président de la République s'adresse à cette France-là, en les traitant de populistes,
01:35et donc en les stigmatisant, presque en les désignant comme étant d'extrême droite et de fasciste.
01:40C'est tout à fait insupportable, parce que c'est une France qui est profondément démocratique.
01:44C'est une France qui a la caractéristique d'être enracinée, et qui s'oppose précisément à des élites qui sont, elles, déracinées.
01:50J'ai cette opposition entre les idéologies mondialistes et les idéologies souverainistes qui existent et aux Etats-Unis et en France,
02:00et je fais le constat que ce sont effectivement les enracinés, ce peuple oublié, ce peuple français, ce peuple des Français de souche,
02:08mais pas seulement, c'est également ce peuple de cœur de tous ces Français venus de l'extérieur qui ont accepté,
02:14effectivement, de s'assimiler à cette France millénaire, qui représente encore une majorité sociologique.
02:19Nous sommes à peu près 70% de la population.
02:21C'est intéressant, Yvan Youffol, majorité, alors Gabriel Kuzal-Erik-Tegner vous pose des questions aussi,
02:26c'est intéressant, majorité, mais majorité emprisonnée, majorité avec une camisole de force,
02:33majorité qui ne peut pas s'exprimer, vous dites que ça fait 30 ans que vous représentez effectivement le peuple,
02:37moi je ne comprends pas qu'on puisse être dans une démocratie, qu'on voit effectivement ce peuple qui a envie de s'exprimer,
02:44mais on le voit tous les jours dans Christine Kelly et vous, cette émission,
02:47où les gens appellent, les gens témoignent d'une certaine réalité qui n'a rien à voir avec la prise de conscience de nos élites.
02:5430 ans que ça dure, et après, qu'est-ce qui va se passer demain Yvan Youffol ?
02:58Il faut analyser, et il y a un paradoxe dans cette frustration que vous décrivez, que je décris,
03:02c'est qu'il y a effectivement cette envie de toute cette France silencieuse de prendre la parole,
03:08d'autant plus qu'aujourd'hui la révolution numérique lui permet d'amplifier encore bien davantage
03:13et de contourner le monopole des médias, mais en même temps il y a une sorte d'apathie, de découragement,
03:19je le vois comme ça, de renoncement, d'aquabonisme de la part de cette même opinion,
03:23qui depuis 30 ans a été habituée à recevoir des coups sur la tête, être insultée par le pouvoir en place
03:28et par ses médias, les médias qui la représentent, et en criminalisant ses expressions identitaires,
03:36en laissant penser que parce que ces Français se réclament d'abord d'être Français,
03:40il serait infréquentable au prétexte qu'il renverrait à des relents fascistes, encore une fois.
03:46Il y a une grande imbécilité dans les argumentations de ceux qui interdisent la parole à ceux qui veulent prendre la parole,
03:53d'autant que maintenant le fascisme il se retrouve à gauche, il n'a jamais été à droite,
03:56en tout cas pas dans cette droite que je défends, moi je suis un libéral,
03:59je déteste tous les totalitarismes, toutes les obligations de pensée,
04:03et jamais de la vie il ne me viendrait à l'idée d'avoir à avaliser ce qui pourrait être effectivement une régression totalitaire.
04:09Je vois la régression totalitaire effectivement dans ce qui se passe actuellement,
04:14mais elle est portée par le régime actuel qui effectivement tracte la parole libre sur l'internet,
04:19on va même jusqu'à maintenant perquisitionner l'ex-Twitter en France, c'est tout à fait ahurissant.
04:24Donc la révolution numérique elle a ses limites, vous voyez ?
04:27La révolution numérique inquiète le pouvoir.
04:28Elle aide, mais oui, elle inquiète le pouvoir.
04:30Oui, enfin elle inquiète le pouvoir à dessein, parce que c'est vrai que le pouvoir aujourd'hui
04:33va être contredit dans ses vérités officielles qui sont colportées par cette presse maintenant labellisée,
04:40et on voit bien que d'ailleurs le quatrième pouvoir échappe maintenant au pouvoir médiatique.
04:43Yvan Rufol est devenu le quatrième pouvoir numérique, celui de l'internet,
04:51et il appartient maintenant à tous les Français.
04:53Ce sont maintenant tous les Français qui sont amenés à prendre la parole
04:56et à bousculer ce système, ce système qui a maintenant 50 ans d'âge si je puis dire,
05:03et qui de mon point de vue ne tient plus qu'à un fil,
05:05et qui tient en tout cas par maintenant l'intimidation et l'insulte.
05:08Page 9 du livre d'Yvan Rufol qui sort aujourd'hui « La révolution des oubliés ».
05:12Page 9, la révolution qui déboule et celle des parias, des dupés, des humiliés, des fachos,
05:19dirait d'une voix aiguë la bourgeoisie macroniste et la gauche prolophobe.
05:25Il revient à ses infréquentables de promouvoir les indispensables nouvelles élites.
05:29Page 15, l'incompétence, la légèreté, la paresse,
05:32sont souvent à l'origine d'analyses erronées et de décisions graves.
05:36Je reviens vers vous, Yvan Rufol, dans un instant, sur cette révolution que vous appelez,
05:40parce que vous dites qu'il y a beaucoup d'aquabonisme, mais vous appelez à une révolution.
05:43On en vient dans un instant, d'abord Éric Tegner, ensuite Gabriel Cluzet.
05:46Oui, Yvan Rufol, c'est absolument passionnant votre regard,
05:49et c'est pour ça que j'avais une question.
05:50Qu'est-ce que vous pensez aujourd'hui de ces nouvelles élites,
05:53en tout cas de ces patrons qui ont l'air d'écouter ces oubliés,
05:56qui sont prêts par exemple à aller rencontrer Jordan Bardella, etc.,
05:59et qui se font du coup, dans le même temps, accusés par l'extrême-gauche
06:03d'être finalement dans une logique de fasciste.
06:05On se souvient comment, même sur France 5,
06:08certains expliquaient que c'était les patrons qui avaient fait accéder Adolf Hitler au pouvoir en Allemagne.
06:13Comment vous regardez un petit peu à la fois ces patrons qui évoluent,
06:16et cette diabolisation par la gauche ?
06:17Je les observe avec beaucoup d'admiration,
06:21parce qu'effectivement, ce sont ces petits signaux faibles.
06:24Il y en a beaucoup de signaux faibles d'une France qui se révolte.
06:27Il y a d'abord, il y a eu les gilets jaunes, il y a avant,
06:29il y avait eu la manif pour tous, les gilets jaunes, les paysans,
06:31les policiers dans la rue, qui réclament maintenant la protection des citoyens.
06:35Rapprochez-vous du micro, mon cher Yvan.
06:36On est dans une inversion aujourd'hui des valeurs.
06:39Et effectivement, vous avez aujourd'hui beaucoup d'esprits honnêtes,
06:42d'esprits lucides, d'honnêtes hommes.
06:44Il y en a d'autres, il y a des patrons,
06:46mais il y a aussi des animateurs de télévision,
06:49des animateurs de radio,
06:49qui se rendent compte qu'ils ont comme devoir aujourd'hui
06:53que d'amplifier ces crises étouffées de cette France silencieuse.
06:59Et donc, c'est pour ça que je suis...
07:00C'est un livre optimiste.
07:01Je vois bien, effectivement, les désastres qui ont été commis depuis 50 ans.
07:05Et je vois bien ce qui a déjà été abandonné de la France
07:08et sur lequel il sera difficile de revenir.
07:10Bien entendu, je ne suis pas naïf,
07:12mais je vois qu'il y a quand même une somme de bonne volonté,
07:16de personnalités ou d'anonymes
07:17qui sont prêts aujourd'hui à aider, effectivement,
07:20cette France, d'abord, à ce qu'elle prenne la parole...
07:22Yvan Youffold, je vais vous dire le fond de ma pensée.
07:24Oui.
07:25J'ai l'impression que vous faites partie de tout ce qui,
07:28peut-être moi aussi,
07:28on se dit qu'on est optimiste, on est optimiste,
07:30mais en réalité.
07:31On est optimiste, on se dit qu'on est optimiste,
07:34parce qu'il faut laisser un petit message d'espoir,
07:36mais en réalité.
07:37Quelle est la marge de manœuvre, Yvan Youffold ?
07:39Elle est très faible.
07:40Quelle est la marge de manœuvre ?
07:41Moi, je vois les auditeurs qui nous appellent tous les jours.
07:43Quelle est la marge de manœuvre ?
07:45Je suis optimiste parce que sinon, je ne ferai plus rien.
07:47Oui, je comprends. Vous voyez ce que je veux dire ?
07:49Moi aussi, je suis optimiste,
07:51mais néanmoins,
07:53c'est vrai que je vois deux obstacles.
07:56D'ailleurs, la révolution des oubliés
07:58ou révolution de la droite, entre guillemets,
08:01si on peut, pour faire vite.
08:02C'est vrai qu'en général, la droite,
08:03elle est plutôt dans les contre-révolutions
08:05et elle n'a pas de gain de cause.
08:07À l'aune de l'histoire, c'est ainsi que ça s'est terminé.
08:10Je vois deux obstacles.
08:12Le premier, vous avez parlé de l'aquabonnisme,
08:13mais il y a aussi le tout-est-foutuisme,
08:14c'est-à-dire qu'il y a une sorte de résistance
08:17indignation. Je vois beaucoup de gens me dire
08:18de toute façon, la France est foutue.
08:20Et ça, c'est terrible.
08:22Et puis, la bonne éducation.
08:24Vous parliez de toutes ces manifs diverses et variées
08:25de gens qui s'étaient élevés.
08:27C'est la France bien élevée.
08:28Vous savez, la France du petit matin qui travaille,
08:30la France du grand soir qui ne fout rien,
08:31qui va mettre le bazar dans les rues,
08:33elle est jusqu'au boutiste.
08:35Mais la France du petit matin,
08:37il y a un moment, les agriculteurs rentrent dans leur ferme
08:39parce qu'ils ont besoin de s'occuper de leur vache
08:40et puis en plus, ils ne détruisent pas tout.
08:42Donc, est-ce que finalement,
08:43il n'y a pas un obstacle à cette révolution des oubliés
08:46qui est inhérente aux oubliés eux-mêmes ?
08:48Je ne crois pas.
08:4930 secondes avant la pause.
08:50J'analyse effectivement cet obstacle-là
08:53et j'analyse le fait qu'il y a une réticence
08:54de la part de beaucoup de Français
08:55d'avoir à descendre dans la rue,
08:57contrairement aux Britanniques
08:58qui massivement sont descendus dans la rue à Londres
09:01très récemment.
09:01Mais oui, mais ils ne sont pas si différents.
09:03Ils descendaient pour protester
09:04contre cette immigration démente
09:06qui est en train de faire de Londres.
09:07Ils n'ont pas eu de gain de cause.
09:08Ils n'ont pas eu de gain de cause.
09:08Ils descendent dans la rue malgré tout.
09:10Ils étaient des milliers et des milliers.
09:13Ils sont dans une partie de cette France oubliée
09:16à prendre la parole pour les raisons
09:18que vous avez dites en effet.
09:19Mais moi, je pense que le temps est venu
09:21de ne plus être poli.
09:22Je crois que c'est Camus qui disait cela.
09:23Et il faut aujourd'hui accepter effectivement
09:25d'abord de désigner qui sont les maltraitants de la France
09:29et accepter de se révolter.
09:31Moi, c'est un appel à la révolte non violente.
09:35On marque une pause pour le JT
09:37et vous aurez le mot de la fin
09:38pour nous dire
09:40quelle forme peut prendre cette révolte ?
09:43On marque une pause.
09:43On revient sur Europe 1.
09:45Avec Christine Kelly au 01-80-20-39-21.
09:47Vous réagissez sur l'antenne d'Europe 1.
09:49Il est 12h27.
09:50A tout de suite.
09:50Dans un instant sur Europe 1,
09:59nous accueillons Marie-Estelle Dupont.
10:01On discutera avec elle
10:02des suètes professeurs poignardés
10:05à Saint-Narré-sur-Mer,
10:06les professeurs victimes de la santé mentale
10:08des ados.
10:09Marie-Estelle Dupont, psychologue,
10:11clinicienne, présentatrice de l'émission
10:12« Ici en parler ».
10:13Chaque jour de 15h à 16h sur Europe 1,
10:15on lui posera toutes les questions.
10:16Est-ce que nos ados ont une santé mentale
10:18tellement dégradée qu'il faut s'en méfier ?
10:21On lui posera toutes les questions
10:22dont en plus que ce jeune garçon de 14 ans
10:24était suivi par un juge pour enfants.
10:27D'abord, nous terminons avec
10:28notre ami Yvan Rufol
10:31qui sort son livre aujourd'hui
10:32« La révolution des oubliés »
10:34à chez Fayard.
10:35Page 50.
10:37« Entrée par curiosité dans la presse écrite en 76,
10:40j'avais pris initialement cette profession
10:42comme un passionnant jeu de pistes,
10:44c'est devenu un combat. »
10:45Je suis d'accord avec vous.
10:46Page 48.
10:47« Le déclin de la France a été obscurci
10:49par les bonimenteurs à cartes de presse
10:52et leur manichéisme. »
10:53Je suis d'accord avec vous.
10:54Page 45.
10:55« Les médias traditionnels,
10:57pas plus que les politiques
10:58ou les intellectuels ayant fait allégeance
11:00au système oligarchique,
11:02ne peuvent être d'une quelconque utilité
11:04pour délivrer les Français
11:05des chemins fléchés
11:07et des pensées obligées. »
11:08Je suis d'accord avec vous.
11:09Dernière question, Yvan Rufol.
11:11Oui, il y a des oubliés.
11:13Oui, les Français se sentent délaissés.
11:15Vous aimez le oui.
11:16Oui, les Français sont en souffrance.
11:18Oui, les Français ont envie de parler.
11:19Oui, les Français ont envie de voter.
11:21Quelle révolution non-violente
11:23proposez-vous concrètement ?
11:24Une révolution conservatrice ?
11:26La révolution du bon sens.
11:27J'avais appelé cette révolution
11:28il y a 13 ans
11:29la révolution des œillères
11:30car j'observais, je pressentais
11:31que les œillères idéologiques
11:33allaient tomber sous le poids
11:34du coût permanent des réalités.
11:36Et aujourd'hui,
11:36cette révolution du bon sens
11:38a été théorisée
11:38par l'administration Trump.
11:40Justement, ça a été
11:40le socle de sa réélection.
11:42Et cette révolution du bon sens,
11:44elle invite,
11:45elle oblige
11:46à voir les choses
11:47telles qu'elles sont.
11:47Elle oblige
11:48à s'intéresser à la vie des gens.
11:49Elle oblige
11:50à prendre en considération
11:51non pas le consommateur,
11:52ce qui est devenu maintenant
11:53la valeur absolue
11:55de cette société matérialiste,
11:56mais l'homme inquiet,
11:57l'homme fragile.
11:58Je ne sais pas si je citais
12:02cette phrase de Benoît XVI,
12:05chaque homme est nécessaire.
12:06Et je pense qu'aujourd'hui,
12:06il faut revenir
12:07à cette humanité,
12:08à cet humanisme
12:09oublié,
12:10dans le fond,
12:10qui est de dire
12:11qu'il faut préserver
12:12la fragilité
12:13de l'âme française.
12:15Préserver la fragilité
12:16de l'âme française,
12:18c'était Yvan Riaufol
12:19en direct sur Europe 1
12:20pour son livre
12:21qui sort aujourd'hui
12:22à Cheffaïa,
12:23La révolution des oubliés.
12:24Merci infiniment,
12:26Yvan Riaufol.
12:27Merci beaucoup.
Commentaires

Recommandations