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00:00Un mot peut-être du voyage quand même, Catherine, d'Emmanuel Macron en Inde.
00:03Il est là pour vendre des rafales aussi, et on a un ancien ministre de la Défense qui est avec
00:08nous.
00:09Il continue à vouloir incarner cette Europe de la Défense, selon vous ?
00:14Oui, oui, oui. Enfin là, il vient surtout...
00:16Oui, c'est le seul discours qu'il tient depuis toujours, auquel il croit vraiment.
00:26Et là, en l'occurrence, il vient surtout pour défendre d'abord les intérêts français.
00:29Et avec un certain succès, je crois.
00:32Donc, on ne peut pas lui enlever ça.
00:34Mais là, j'ai trouvé que dans sa démarche, il mêlait des choses qu'il n'aurait pas dû mêler.
00:40Je trouve que ça pollue un peu son voyage, parce que les Français ne sauront pas, d'ailleurs, les résultats
00:46de ce voyage.
00:47C'est vrai qu'on a vu quelques images où il s'exprime devant un hémicycle, devant une foule.
00:55Et donc là, ça a dû être très gratifiant pour lui, de pouvoir s'exprimer devant tout ce parterre d
01:00'Indiens, des chefs d'entreprise et tout ça.
01:03Et on ne sait pas... Il n'y a pas de retour.
01:08Enfin, la communication n'est pas faite.
01:10Et je trouve que ces déclarations sur Mme Mélanie et puis sa façon dont il appréhende cette chose, tout le
01:18monde est coupable et tout le monde va faire le ménage, moi, je trouve à polluer son voyage.
01:22Vous avez raison.
01:22Charles Millon, il y a aussi ce petit accrochage avec le chancelier Mers à propos de l'avion européen.
01:30Le chancelier Mers qui dit que les Français ont besoin, dans la prochaine génération d'avions de combat, d'un
01:34avion capable de transporter des armes nucléaires et d'opérer à partir d'un porte-avion.
01:38Ce n'est pas ce dont nous avons besoin actuellement dans l'armée allemande.
01:41Le groupe franco-allemand, il ne fonctionne pas, là, sur la défense ?
01:45Non, je ne crois pas.
01:46Il ne fonctionne pas.
01:46Il ne fonctionne pas du tout.
01:47Je crois qu'avant de parler du groupe franco-allemand, il faut parler de la défense nationale de chacun.
01:54Parce qu'aujourd'hui, ce n'est pas de la compétence de l'Europe, il faut le rappeler quand même.
02:00Madame von der Leyen essaye de tordre les traités, essaye de vouloir un vote à la majorité et non pas
02:10à l'unanimité.
02:11Or, effectivement, c'est un dossier très important puisque la souveraineté nationale, la souveraineté d'un pays, passe d'abord
02:20par sa défense qu'elle doit maîtriser.
02:23Autant je suis favorable aux coopérations, je suis favorable à la coordination, je suis favorable à l'harmonisation, je suis
02:31favorable aussi à ce qu'on rende les équipements, qu'on achète des équipements compatibles.
02:36Il y a toutes ces étapes préalables et après on verra bien.
02:41On veut absolument imiter les Etats-Unis.
02:44Les Etats-Unis, ils ont construit une nation à partir de régions qui s'étaient formées au fur et à
02:51mesure de l'histoire, mais il n'y avait pas de nation.
02:54Nous, nous sommes 27 nations qui avons une histoire millénaire et il va falloir qu'on compte sur cette histoire
03:04pour pouvoir construire la suite de l'Europe.
03:07À force de forcer les choses, on va finir par la faire éclater.
03:12On le ressent déjà.
03:13On voit déjà des pays qui disent, s'il y a telle décision est prise, nous, on ira en retrait
03:20de cette Europe-là.
03:22Donc je pense qu'il y a une responsabilité extrêmement importante des candidats aux élections présidentielles de 2027,
03:30qu'ils aient des opinions très claires sur la construction de l'Europe et sur la souveraineté nationale française.
03:37Une question d'Éric Nolot.
03:38– Mais à ce propos de la défense européenne, nous avons affaire à des pays immenses en face de nous.
03:44D'un côté, la Russie, les Etats-Unis, la Chine.
03:47Est-ce que selon vous, quand même, la bonne échelle, c'est encore l'échelle nationale ?
03:51Il faudrait ne pas se préoccuper, en fait, de la coopération européenne ou très peu ?
03:54– Je ne dis pas ça.
03:55Je dis simplement que la défense européenne ne va pas se construire comme dans un État centralisé.
04:03J'ai été amené, quand j'ai eu la responsabilité du ministère de la Défense,
04:08j'ai été amené à essayer de construire le pilier européen de l'Alliance-Atlantique.
04:14Le secrétaire d'État à la Défense américaine, qui était William Perry,
04:19m'avait proposé de réfléchir à un pilier atlantique, un pilier américain et un pilier européen.
04:26Et j'avais fait le tour de tous mes collègues, de tous les États de l'Europe,
04:32et on n'a pas pu le faire, parce qu'il y en avait deux, il y a deux pays,
04:35dont je tairai les noms,
04:37deux pays qui ont dit non, nous on préfère la référence aux Etats-Unis qui est la référence à l
04:43'Europe.
04:43– Et à l'époque, on n'était pas 27.
04:45– Oui, à l'époque, on n'était pas 27.
04:47Donc je pense qu'il faut, avant, qu'il y ait une vraie concertation sur comment construire cette défense européenne.
04:56Ça n'oblige pas à avoir une concentration, une union totale au niveau de la défense.
05:05Je n'y crois pas, et d'ailleurs, on le voit aujourd'hui à propos des rapports entre l'Allemagne
05:14et la France.
05:15On le voit aussi sur plein de sujets, et il suffit d'interroger toutes celles et tous ceux
05:21qui ont eu à porter ce dossier-là pour savoir qu'il y a quand même une histoire,
05:26et il faut tenir compte de l'histoire.
05:28– On va juste écouter quelques militaires, un lieutenant-colonel et un général
05:32qui était impliqué dans l'exercice Orion, qui est un exercice de manœuvre des armées.
05:37Et puis on se posera la question, Charles Millon, de savoir si l'armée française intimide encore,
05:42pèse encore face à l'international. Écoutons-les.
05:45– On vient travailler nos procédures, travailler notre connaissance mutuelle
05:49entre les différentes armées et avec les alliés.
05:51C'est également une opération qui permet de montrer, et à la France et à l'étranger,
05:58donc à nos alliés et à nos compétiteurs, quelles sont réellement nos capacités.
06:01– Nous cherchons à nous rapprocher le plus possible des conflits contemporains
06:07parce que c'est notre devoir de nous préparer, c'est notre devoir de préparer nos soldats
06:11et nos états-majors à faire face aux combats les plus exigeants.
06:15Aujourd'hui, l'exercice Orion, moi, il m'offre un cadre idéal pour travailler ces sujets-là.
06:22– Voilà pour ces militaires. Une question de Rachel Kahn, à Charles Millon.
06:24– Alors c'est une question parce que c'est un sujet qui revient très souvent.
06:29Vous êtes pour le service militaire, la remise en place de ce service militaire
06:32par rapport à ce qu'on vient de voir ?
06:35– J'assume complètement ce qui a été fait.
06:38Je regrette simplement qu'il n'y ait pas eu la mise en place
06:44d'une réserve telle qu'on l'avait annoncée.
06:48On ne l'a pas fait pour des raisons financières, c'est très triste et c'est très dommage
06:51parce qu'à côté de l'armée de métiers qui a montré son efficacité,
06:56car il faut dire les choses telles qu'elles sont,
06:58l'armée française est la meilleure armée d'Europe.
07:00À côté de cette armée de métiers, il est absolument indispensable,
07:04lorsqu'il y a des événements comme ceux qu'on peut connaître,
07:07qu'il y ait en fait une réserve qui soit nombreuse
07:11mais qui soit aussi en même temps formée
07:13et qu'on ait l'argent suffisant pour pouvoir indemniser les réservistes
07:19et qu'ils puissent venir ici lors de périodes de mobilisation sans restriction.
07:27Tout ça est prêt, c'est dans les cartons en fait du ministère de la Défense.
07:32Mais maintenant il faut lancer cette opération-là
07:34et je pense que cette opération de mise en œuvre d'une réserve
07:39et de l'harmonisation au niveau européen
07:41est plus importante que des élucubrations qu'on fait
07:46sur une Europe de la Défense
07:49qui exigera, j'allais dire, des mois et des années
07:53avant qu'elle puisse être mise en place,
07:55même si je pense qu'elle ne sera pas mise en place
07:59comme certains le croient,
08:01c'est-à-dire en fusionnant tout,
08:03il faudra le faire en coordonnant et en harmonisant.
08:06– Ces exercices en commun sont quand même très utiles.
08:09– Les exercices sont indispensables même,
08:11mais ils se font depuis toujours.
08:13On n'a pas attendu le séjour pour les faire.
08:17– C'est-à-dire que celle-là ?
08:17– On n'a pas attendu le séjour pour les années 1.
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