00:01Europe 1, Christine Kelly.
00:0312h43 à la suite de Christine Kelly et vous dans un instant nous recevons Marie-Lise Pellissier.
00:08Christine, porte-parole de la marche pour la vie.
00:10Mais d'abord nous avons en ligne deux auditeurs qui veulent réagir.
00:13Au 01 80 20 30 9 21, Yann et Rachel.
00:16Oui Yann et Rachel, on remercie Edouard Binat qui est directeur de la coquine d'étudiante
00:19qui nous a apporté son témoignage très fort.
00:22Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin direct sur Europe 1.
00:25On revient avec Yann.
00:26Yann, vous nous appelez d'Occitanie et vous dites alors qu'il y avait eu une alerte à Montpellier.
00:31Dites-nous tout.
00:32Oui, en mars 2018, il y avait eu des manifestations contre une loi, il me semble, la loi Or.
00:43Et les amphithéâtres avaient été bien évidemment occupés par des gentils méditants humanistes de la comédale de gauche.
00:53Et je crois que c'était le directeur de campus qui avait fait le nécessaire pour les faire évacuer.
00:59Et bien évidemment, l'évacuation a été jugée brutale.
01:08Et ça avait fait une petite polémique autour de tout ça.
01:14Et c'était des militants, des étudiants, ils sont apolitiques mais de gauche.
01:20Donc en fait, c'est l'évacuation qui a été jugée brutale.
01:23C'est-à-dire que celui qui essaie effectivement...
01:26Oui, parce que les élèves qui occupaient devaient certainement être pacifiques et ils ont dû se laisser faire.
01:31Donc à mon avis, il a dû un peu forcer la dose pour les faire dégager.
01:35Et qu'est-ce qui s'est passé pour lui finalement ?
01:37Alors je crois qu'il a gardé son poste.
01:39Je crois qu'il était patron du campus.
01:42Il n'y a pas eu de sanctions pour lui.
01:44Mais à l'époque, ça avait réagi.
01:50Et lui avait dit que ce ne sont pas des manifestants au sens propre du terme.
01:55Ce sont des militants de gauche.
01:56Ce sont des militants de gauche.
01:58Yann, merci infiniment d'avoir témoigné en direct sur Europe 1,
02:02sur cette alerte qu'il y avait déjà eu à Montpellier,
02:04sur ces antifas qui entraient dans les universités.
02:07Rachel, vous nous appelez de Rhône-Alpes.
02:09Bonjour Rachel.
02:10Vous dites qu'on laisse la violence s'installer.
02:12C'est ce qu'on voit un peu partout avec le témoignage d'Edouard Bina,
02:15avec tous les témoignages qu'on a eus.
02:17Comme si effectivement, on laisse cette violence s'installer.
02:19Dites-nous pourquoi.
02:22Bonjour, merci de m'accueillir.
02:24Merci pour vos questions et tout ce que vous faites.
02:26C'est très chouette.
02:27Merci ma chère Rachel.
02:28Dites-nous si vous êtes à Lyon précisément,
02:30vous êtes en Rhône-Alpes, mais vous êtes à où précisément ?
02:32Non, je suis en Rhône-Alpes, je suis en Haute-Tavoie.
02:34D'accord.
02:34Il y a 25 ans, je me suis retrouvée avec des jeunes enfants
02:37qui ont jeté un caillou sur ma voiture.
02:39J'étais le passager de cette voiture,
02:41mon conjoint s'est arrêté,
02:42il a attrapé des enfants qui avaient jeté le caillou
02:44et j'ai envoyé tout.
02:45Ma jolie chérie, Rachel, je ne comprends pas très bien
02:48ce que vous dites, tout bien.
02:49Je ne sais pas, il y a un petit problème de connexion.
02:52Désolée.
02:52Qu'est-ce qu'il y a ?
02:53Un haut-parleur, peut-être que vous êtes sur haut-parleur ?
02:55Est-ce que là, vous entendez mieux ?
02:57Est-ce que vous m'entendez mieux ?
02:58Tentons, tentons.
02:58Alors dites-nous, racontez-nous Rachel.
03:01Il y a 25 ans, j'ai reçu un caillou sur ma voiture
03:05dans une zone, on va dire, de logement défavorisé
03:09et j'ai réussi à attraper des enfants
03:12qui avaient jeté le caillou sur la voiture
03:14et envoyé d'autres enfants chercher leurs parents.
03:18Et en fait, le message des parents à leurs enfants
03:21a été, oh, ce n'est pas grave, ça arrive.
03:25Alors ce sur quoi, j'ai dit, non, ce n'est pas acceptable,
03:27ce n'est pas le message envoyé aux enfants.
03:29Je suis allée porter plainte en gendarmerie.
03:31En gendarmerie, on m'a dit, vous n'allez pas porter plainte pour ça.
03:35Et si vous voulez, ce que je vois là,
03:37c'est que la violence, on la laisse s'installer
03:39en répondant comme ça.
03:41C'est ça.
03:41Et qu'elle soit de gauche, qu'elle soit de droite,
03:44peu importe de quel système.
03:45La violence reste à la violence.
03:48Et la société doit envoyer le message
03:50que la violence n'est pas acceptable.
03:52Pour moi, c'est vraiment le cœur du message.
03:55Et on ne donne pas assez, je pense,
03:57des moyens à nos forces de l'ordre
03:59de réagir et de gérer cette violence.
04:01Excellent témoignage, Masha.
04:02Excellent témoignage, Masha Rachel, en direct sur Europe.
04:05Merci beaucoup d'avoir expliqué comment, effectivement,
04:08la violence reste la violence,
04:10quelle qu'elle soit, d'où qu'elle vienne.
04:11Et donnons des signes
04:13que la société n'accepte pas la violence,
04:17d'où qu'elle vienne.
04:18On terminera avec ces mots de Rachel
04:20qui nous a appelés, de Ronalp, en direct sur Europe 1.
04:23Merci infiniment à tous pour ce gros dossier.
04:26Merci à tous ceux qui ont témoigné en direct sur Europe 1.
04:28Merci à tous ceux qui ont témoigné en direct sur Europe 1.
04:28Merci.
Commentaires