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  • il y a 1 jour
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Nous accueillons dans le studio, je le disais, Rodeuf Carre, vous êtes auteur du livre Mélenchon, le bruit et la fureur aux éditions La Nouvelle Librairie.
00:09On va parler du fait qu'il fasse l'apologie du grand remplacement Jean-Luc Mélenchon.
00:16On va écouter d'abord Evan qui nous appelle Danger.
00:19Evan, bonjour, vous nous appelez Danger et vous dites que vous êtes sidéré par les propos de Jean-Luc Mélenchon à propos de cette apologie du grand remplacement.
00:28Absolument, quand j'ai vu ça, au début j'ai pensé à de l'intelligence artificielle.
00:34Vous savez, aujourd'hui, il y a tellement de faking sur les réseaux, on ne sait plus le vrai du faux.
00:41Mais effectivement, non, c'était bien vrai.
00:42Et puis, écoutez, moi je suis, c'est des gens, si vous voulez, qui se contrefoutent de notre culture, de notre art de vivre, de nos mœurs.
00:52Alors écoutez Evan, vous savez quoi ? On va l'écouter pour voir effectivement si c'est de l'intelligence artificielle.
00:57Parce que ce que vous dites, c'est vrai, ce que vous dites, c'est assez stupéfiant.
00:59On l'écoute et on revient.
01:01Nous avons besoin d'élections municipales qui puissent être une démonstration du niveau de conscience politique du peuple français dans sa diversité.
01:10De la capacité de nos listes à incarner la nouvelle France.
01:14Celle du grand remplacement.
01:16Celle de la génération qui remplace l'autre parce que c'est comme ça depuis la nuit des temps.
01:21et que ce n'est pas parce qu'il y a dix dingues dans un coin qui tout d'un coup ont peur d'être remplacés par leurs enfants
01:27que nous devons partager leur peur.
01:30Génération qui remplace l'autre.
01:32Evan, vous voyez, ce n'est pas de l'intelligence artificielle.
01:36Vous faites partie des deux ou trois dingues, c'est ça ?
01:40C'est ça.
01:40Et effectivement, en fait, c'est des gens que ça, c'est un parti qui méprise.
01:44C'est vrai que ce n'est même pas de l'intelligence, comme dit Fabrice Lafittier.
01:48Ce n'est pas de l'intelligence.
01:48Oui, pardon, excusez-moi, je vous ai interrompu, Evan.
01:50Non, mais c'est ça.
01:51C'est un parti qui méprise un pan d'électeurs en France qui sont contre-foutes, finalement,
02:01comme je disais, de notre art de vivre à la française.
02:04Ils veulent une civilisation mondialiste diluée, c'est ça, dans le mondialisme, sans saveur, qui n'a pas d'âme.
02:11Voilà, c'est tout ce qu'ils veulent.
02:12Et j'aime bien parce que personne ne dit qu'ils peuvent être en dehors de l'un républicain.
02:16Restez en ligne avec nous, Evan.
02:17Une réaction à Rodolphe Kert par rapport à ce qu'on vient d'entendre et ce que vient de nous dire Evan qui nous appelle d'Angers ?
02:22Alors moi, pour le coup, je ne suis absolument pas étonné de la déclaration de Jean-Luc Mélenchon dans mon livre,
02:27que j'avais fini d'écrire il y a plus d'un an.
02:30Mélenchon, le bruit et la fureur.
02:31Voilà exactement.
02:32J'avais un chapitre intitulé Mélenchon, le remplaciste, par le néologisme inventé par Renaud Camus
02:38après son concept de grand remplacement.
02:40Donc, j'étais déjà revenu sur cette apparition dans le langage mélenchonien.
02:45Alors, si vous voulez, il le cachait derrière l'expression Nouvelle-France, par exemple.
02:49Mais si vous regardez la généalogie vraiment du discours mélenchoniste,
02:53en réalité, dès 2012, vous avez les prémices de cette bascule.
02:57Petit souvenir, élection 2012, Jean-Luc Mélenchon donne un meeting au Prado, donc à Marseille.
03:03À cette époque, on est un mois après les tueries de Mohamed Merah.
03:07Vous vous en souvenez ?
03:08Alors, on va marquer une pause et puis on revient.
03:09Ah bon, j'en reviendrai de sûr.
03:10Et puis j'ai oublié de vous raconter quand je suis allée en Arabie Saoudite, mais je vous raconterai aussi.
03:14On marque une pause.
03:15Restez avec nous en ligne, Evan.
03:17Beaucoup de sujets, on marque une pause.
03:18Comme Evan, vous pouvez échanger avec notre invité, Rodolphe Caro.
03:210-1-80-20-39-21.
03:24Il est 12h42, vous êtes bien sûr Europe 1 et avec Christine Kelly.
03:27À tout de suite.
03:29Europe 1, Christine Kelly.
03:31Et toujours avec votre invitée sur Europe 1, chère Christine, à 12h45, Rodolphe Caro,
03:35auteur du livre Mélenchon, le bruit et la fureur, paru aux éditions La Nouvelle Librairie.
03:40Oui, alors très rapidement, comme j'ai promis, je racontais quand je suis allée à Jeddah,
03:44en Arabie Saoudite, il y a très très très longtemps, il y a plus de 20 ans.
03:47Mais voilà, les femmes devaient rentrer dans une voiture après les hommes.
03:52On ne devait pas regarder les hommes dans les yeux.
03:54On devait sortir de l'hôtel avec une jellaba qui couvrait les chevilles.
03:58Si jamais les chevilles n'étaient pas couvertes, c'était la prison religieuse.
04:01Il ne fallait pas avoir de parfum.
04:02Pourquoi ? Parce que dans un parfum, il y a de l'alcool.
04:04Voilà, c'était très très très strict.
04:06Et imaginez-vous un seul instant que personne n'osait se dire qu'on n'allait pas respecter les règles.
04:10En Arabie Saoudite, à Jeddah.
04:12Aujourd'hui, nous en France, voilà, il y a des règles, personne ne les respecte.
04:16Au contraire, on veut contourner les règles et on applaudit même ceux qui ne respectent pas les règles.
04:21Voilà où on en est.
04:22Evan, je reviens vers vous parce que vous étiez en train de nous expliquer à propos de Jean-Luc Mélenchon
04:26qu'il cherche juste à, vous disiez, à diluer la population française.
04:34Exactement. En fait, c'est un parti, si vous voulez, qui finalement...
04:37Mais Jean-Luc Mélenchon dit ça, mais c'est parce qu'il s'est calculé.
04:42C'est parce qu'il sait très bien que c'est pour son électorat.
04:45Il sait très bien que son électorat vient d'autres pays, principalement.
04:50Et tout ça, il le fait pour ça.
04:52Mais je ne comprends pas pourquoi est-ce que Paul, quand c'est Jean-Luc Mélenchon,
04:55il flatte son électorat, et quand c'est Éric Zemmour, c'est raciste lorsqu'on parle du grand remplacement.
05:02C'est étonnant, non, Evan ?
05:04Effectivement, en fait, il y a deux poids, deux mesures dans ce pays.
05:08C'est ça.
05:08Il y a deux poids, deux mesures.
05:10Là, Jean-Luc Mélenchon, qui s'est soulevé par rapport aux propos de Jean-Luc Mélenchon
05:14depuis qu'il les a prononcés ?
05:17Qui ?
05:18Exactement.
05:19Voilà.
05:19Qui s'est soulevé ?
05:21Qui porte plainte ?
05:22Qui saisit l'ARCOM ?
05:23Qui saisit, effectivement, l'injustice ?
05:26Pas du tout.
05:27Alors que je me rappelle que quand j'avais Éric Zemmour sur mon plateau,
05:30début en 2019, 2019, 2020,
05:33lorsque j'ai dit le mot grand remplacement,
05:35il fallait absolument qu'il revienne sur ses propos.
05:40En tout cas, merci beaucoup, Evan, pour votre appel depuis Angers.
05:43Excellente journée sur Europe.
05:44Restez avec nous, mon cher Evan,
05:46pour en tout cas brancher sur Europe 1,
05:48même si vous n'êtes plus en ligne.
05:49Rodolphe Carr, vous étiez en train de nous expliquer comment,
05:52peut-être comme nous disait Evan,
05:53qu'il y avait ce deux poids, deux mesures.
05:54Et vous disiez que les propos de Jean-Luc Mélenchon,
05:57qui aujourd'hui, il dit grand remplacement,
06:00d'ailleurs appelons directement Renaud Camus,
06:01on n'a qu'à l'inviter maintenant,
06:03puisque maintenant tout le monde reprend ses propos,
06:04alors qu'avant c'était le diable absolu,
06:06mais maintenant Jean-Luc Mélenchon reprend ses propos.
06:08Vous disiez que depuis 2012,
06:11lui, Jean-Luc Mélenchon,
06:12il parlait déjà de ce grand emplacement
06:14qu'il appelait Nouvelle-France.
06:15Mais moi, ce qui m'interpelle,
06:17c'est de voir qu'on parlait de Nouvelle-France,
06:19de créolisation, etc.
06:21Et maintenant, c'est grand emplacement,
06:22c'est-à-dire qu'on ne se cache plus.
06:23Non, il avance à visage découvert, si je puis dire.
06:27Et en 2012, se souvenir aussi
06:28qu'il y a une blessure profonde chez Jean-Luc Mélenchon,
06:31c'est qu'au lendemain des élections présidentielles,
06:33il y a les élections législatives,
06:35et il se présente contre Marine Le Pen,
06:37parce qu'il se dit, c'est le moment clé.
06:38Est-ce que cet électorat blanc, populaire,
06:41zone périphérique, peut voter encore socialiste ?
06:43Et non, il se prend une déculottée
06:44par le ressemblement national,
06:46par Marine Le Pen à l'époque,
06:47et pour lui, c'est une tragédie,
06:49où en tout cas, il se rend compte,
06:49il dit, d'accord, les classes populaires blanches,
06:51entre guillemets, ont abandonné le socialisme
06:53et sont passées à droite.
06:55Deuxième date, à mon avis, à garder en tête,
06:57c'est 2017.
06:592017, nouvelle défaite de Jean-Luc Mélenchon.
07:01Ne pas oublier quand même qu'il échoue
07:03à l'accession au second tour à 600 000 voix près,
07:05ce qui est très peu.
07:06Et justement, c'est à partir de cette élection
07:09qui va évacuer la ligne populiste,
07:11vous savez, les souverainistes
07:12qui vont être remplacés par les indigénistes.
07:14À l'époque, il y a par exemple des figures
07:15comme Taabouaf, bien connue,
07:17qui va monter dans le parti.
07:19Et enfin, la troisième date,
07:21la dernière date, je pense que c'est 2024.
07:232020 date, c'est la scission avec Ruffin.
07:25Parce que justement, Ruffin n'avait pas accepté
07:27cette ligne Terra Nova
07:28qu'incarnait dorénavant Jean-Luc Mélenchon.
07:31Et Jean-Luc Mélenchon, dans un quotidien italien,
07:33justement, crache Savalda en disant
07:35« Cet électorat qui vote rassemblement national,
07:37on aurait beau leur donner un SMIC à 2500 euros,
07:40ils voteraient toujours Marine Le Pen
07:41parce qu'ils sont racistes. »
07:43Donc déjà, vous voyez cette haine
07:44des classes populaires moyennes,
07:46on va dire, blanches,
07:47qui votent rassemblement national.
07:48Rodolf Karr, auteur du livre
07:50« Mélenchon, le brun et la fureur »
07:51aux éditions de la Nouvelle Librairie.
07:53Gabriel Cluzel,
07:55qu'est-ce que ça vous évoque
07:57lorsque vous voyez qu'effectivement,
07:58Éric Zemmour, lorsqu'il parle du grand placement,
08:00on dit que c'est raciste.
08:01Et puis pour Jean-Luc Mélenchon,
08:03on dit « Voilà, c'est progressiste. »
08:04Le président de Reconquête, pardon.
08:05Éric Zemmour, justement, ce dimanche,
08:07il a déclaré que Jean-Luc Mélenchon
08:09assume le grand remplacement
08:10et que LFI, je cite,
08:12« est le parti même du grand remplacement. »
08:14Oui, alors moi, je trouve que ça se précipite
08:16du côté de LFI,
08:17c'est que tout d'un coup,
08:17il se découvre.
08:18Voilà, ça me frappe.
08:19Tous les jours, il y a une nouvelle perle,
08:21incroyable.
08:22D'ailleurs, personne ne se désolidarise,
08:23ça veut dire que ça doit être
08:24le programme commun.
08:26Moi, je n'ai jamais entendu personne
08:28dans LFI dire
08:28« Ah oui, quand même,
08:29elle est un peu loin,
08:30Daniel Obeno, M. Bilingo
08:31ou Jean-Luc Mélenchon. »
08:33Non, personne, tout le monde est d'accord,
08:34ok, qui ne dit mon consent.
08:36Et puis, c'est vrai que ce terme
08:38de grand remplacement, c'est intéressant.
08:39Pourquoi ?
08:40Vous parlez à la fois de Zemmour
08:41et Mélenchon,
08:42c'est intéressant,
08:43parce qu'on disait de Renaud Camus,
08:46oui, il a parlé de grand remplacement,
08:47à la fois, il y a le constat
08:49et puis, il y a la stratégie organisée.
08:51Ça, ce serait complotiste,
08:53vous savez,
08:54puisqu'on parle de complotisme.
08:55Jean-Luc Mélenchon,
08:56il avait laissé entendre
08:57que les attentats de Mohamed Merah,
08:58c'était quand même louche, etc.
09:00Donc, vous voyez,
09:00mais ce complotisme de gauche,
09:01ça, il peut prospérer,
09:03ce n'est pas grave.
09:04Mais quand on écoute,
09:05par exemple,
09:06je crois que c'est M. Bilingo,
09:08qui dit,
09:08nous, on a plus d'enfants,
09:10on se dit,
09:11là, c'est de la stratégie
09:13du grand remplacement.
09:14Je me trompe ou pas ?
09:15On peut légitimement
09:16se poser la question.
09:17Voilà.
09:18Donc, en fait,
09:18c'est les deux phases,
09:19les deux exceptions
09:20du grand remplacement
09:21que LFI porte
09:23dans sa stratégie électorale.
09:24Gabriel Cléas-Europe,
09:25Eric Tegner,
09:26et ensuite Rodolphe Karr.
09:27Oui, je pense qu'aujourd'hui,
09:28Jean-Luc Mélenchon,
09:29il est dans une stratégie
09:30accélérationniste.
09:31Je pense qu'il se dit
09:32que c'est sa dernière
09:33campagne présidentielle
09:34et qu'après,
09:35il dira,
09:35je suis peut-être
09:36le dernier blanc
09:37à vouloir représenter
09:38ce camp.
09:39Et donc,
09:39il y a derrière moi
09:40des gens comme Rima Hassan
09:42et d'autres
09:42qui vont prendre le relais.
09:43C'est exactement
09:44ce qui est en train
09:45de se passer.
09:45Il est en train
09:46de décomplexer sa base.
09:48Ce qui est très important
09:49de comprendre,
09:49c'est que Jean-Luc Mélenchon,
09:50on le voit souvent
09:50comme étant à l'extrême gauche.
09:52Mais quand vous allez parler
09:53aux militants,
09:54quand vous allez parler
09:54à des gens,
09:55par exemple,
09:55de révolution permanente,
10:00centristes pour eux.
10:01Jean-Luc Mélenchon
10:02n'est pas du tout
10:03quelqu'un de radical.
10:04Encore une fois,
10:05madame, par exemple,
10:05Boutetja expliquait
10:06que Jean-Luc Mélenchon
10:07était une marionnette utile,
10:08une sorte d'ancien laïcard
10:10qui n'avait pas fait
10:11complètement sa mue
10:11et qu'il fallait absolument
10:12l'utiliser
10:13et qu'à la fin,
10:14comme les autres,
10:14de toute façon,
10:15il prendrait le leadership.
10:16Et c'est fondamental
10:17de comprendre cela,
10:18de comprendre cette radicalité
10:19de l'électorat et des militants.
10:20Justement,
10:21l'un des piliers de la pensée...
10:22Auteur du livre
10:23Mélenchon,
10:24Oui, justement,
10:25l'un des piliers
10:26que j'analyse aussi
10:27dans la pensée mélenchoniste,
10:28c'est la démographie.
10:30Jean-Luc Mélenchon
10:30connaît aussi bien
10:31l'évolution des courbes démographiques
10:33en France et en Europe
10:34qu'Éric Zemmour.
10:35Et justement,
10:35il a théorisé là-dessus.
10:37Et d'ailleurs,
10:38petit fait intéressant,
10:38aujourd'hui,
10:39vous avez deux publics
10:40qui clament,
10:41lors des meetings,
10:42on est chez nous.
10:43C'est drôle,
10:43les meetings France Insoumise
10:45et les meetings
10:46Rassemblement National.
10:47Et là,
10:47vous avez deux Frances,
10:48justement,
10:49qui se font...
10:49Les mêmes mots
10:50avec deux significations différentes.
10:52Exactement.
10:52Aujourd'hui,
10:53vous avez une revendication
10:54dans les meetings
10:55de la France Insoumise
10:56de, on est chez nous,
10:57on fait plus d'enfants,
10:58comme vous l'avez dit.
10:59Donc justement,
11:00si en face,
11:00ils font moins d'enfants,
11:01tant pis pour eux,
11:02quelque part.
11:03Donc Jean-Luc Mélenchon
11:04revient comme ça
11:05sur cette notion
11:05de nouvelle France,
11:06de gros emblacements
11:07qu'il assume dorénavant.
11:08Et aussi,
11:09toujours garder en tête
11:10que Jean-Luc Mélenchon
11:11est un enfant né à Tangier,
11:12aussi au Maroc.
11:13C'est ça.
11:14C'est quelqu'un
11:14dont les parents
11:15ne sont pas de sang français.
11:17Ils sont d'origine espagnole
11:18et italienne.
11:18Et il n'est pas né
11:19sur le territoire
11:20historique français.
11:21Et lui,
11:21il l'a toujours baigné
11:22dans le Maroc
11:23de son enfant,
11:25c'est-à-dire
11:25un paradis un peu
11:26fantasmé,
11:27multiculturel,
11:27un peu le mythe
11:28à l'Andalouse,
11:29vous savez,
11:29pour l'espagnol.
11:30Donc il baigne l'indemps.
11:31Et comme beaucoup de personnes.
11:32Mais oui, oui.
11:33Comme beaucoup de personnes
11:33qui sont en France
11:34qui sont devenues français.
11:35Pour autant,
11:36est-ce que ça incite
11:37à se retourner
11:38contre la France ?
11:39Est-ce que ça incite
11:40à détricoter la France ?
11:41Il se dit
11:44maghrébin européen.
11:45Il était quand même
11:46lui-même,
11:48ses parents.
11:48Un colon ?
11:49Ben oui.
11:49Il y a un moment,
11:50il faut arrêter
11:50de falsifier la réalité.
11:52On pourrait l'accuser
11:53de comment dire ?
11:55Justement,
11:56d'appropriation culturelle.
11:57Je ne sais pas comment dire ça.
11:57Mais justement,
11:58Christine,
11:58vous dites le mot
11:59revirement,
12:00retournement.
12:01À l'époque,
12:01Jean-Luc Mélenchon
12:02le dit clairement,
12:03il s'est constitué
12:03contre sa famille
12:04qui étaient des colons
12:05justement,
12:07qui venaient aussi
12:07d'Algérie
12:08et d'origine extérieure.
12:09Il s'est constitué
12:10contre sa famille.
12:11Il le dit vraiment
12:12dans des entretiens
12:13qu'il a faits
12:14avec Marc-Andevall
12:14dans différents livres.
12:15Il lui dit,
12:16justement,
12:16moi j'ai pris le parti
12:17des Marocains
12:18contre les Européens,
12:20les Blancs,
12:20entre guillemets,
12:21qu'avec l'onisé.
12:21Donc oui,
12:22dès sa naissance,
12:23il a fait ce revirement
12:24en réalité.
12:25Rodolf Karr,
12:25en direct sur Europe 1,
12:27auteur du livre
12:28Mélenchon,
12:29le Brouillet et la Fureur
12:30aux éditions
12:30de la Nouvelle-Lubrairie.
12:31Moi,
12:31je ne comprends pas aussi,
12:32je ne sais pas,
12:33je me pose des questions,
12:34peut-être que tout le monde
12:34se pose,
12:35il n'y a peut-être
12:35pas de réponse,
12:36mais je ne comprends pas
12:37comment on peut,
12:38dans un pays
12:39comme la France,
12:40dans quel que soit le pays,
12:41autoriser des personnes
12:44qui détricotent le pays,
12:46qui posent les uns
12:48contre les autres.
12:49On dit par exemple
12:50que c'est Éric Zemmour
12:51qui posent les uns
12:51contre les autres,
12:52mais Jean-Luc Mélenchon,
12:53c'est aussi du racisme
12:54anti-blanc,
12:55si je puis me permettre,
12:56c'est aussi incité
12:58à détester la France,
13:00c'est aussi se lever
13:01contre la France.
13:02Qui est-ce qui intervient
13:04pour en dire ça ?
13:05Moi, ça m'étonne
13:06de voir effectivement
13:06qu'il agit.
13:07Effectivement,
13:07comme vous disiez,
13:08par exemple,
13:08Nouvelle-France en 2012,
13:10et puis Nouvelle-France,
13:11créolisation,
13:12voilà, etc.
13:12Et maintenant,
13:13grand remplacement,
13:13c'est parce qu'à chaque fois
13:14qu'il a fait un pas,
13:15on lui a laissé un boulevard,
13:16il n'y a personne
13:16qui a porté plainte,
13:17il n'y a personne
13:17qui a dit attention,
13:18il va trop loin.
13:19On est trop...
13:20Moi, je me souviens
13:21d'une phrase,
13:22vous devez vous en souvenir aussi,
13:23il avait dit,
13:24il faut donner les clés
13:32aux jeunes Français,
13:33mais à raison,
13:34ils seraient tous révoltés,
13:35ben non,
13:35chez nous,
13:36ça passe crème,
13:36il n'y a pas de...
13:36Parce qu'à la limite,
13:37qu'on a un discours,
13:38qu'on est tous un peu métissés,
13:40mélangés de s'en mêler,
13:41moi, je veux bien l'entendre,
13:42mais de là,
13:42inciter les personnes
13:43de s'en mêler à se relever,
13:45à se lever contre ceux
13:46qui ne sont pas de s'en mêler
13:47et contre la France
13:48qui les a accueillis,
13:49moi, je trouve ça très choquant.
13:51Éric Tegner,
13:52ensuite Rodolf Kahn.
13:52Au jeu de la polémique,
13:53il fait un pari,
13:54ce pari,
13:54c'est celui de la démographie.
13:56Et donc lui,
13:57vous savez,
13:58il dit des choses publiquement
13:59que des centristes
14:00aujourd'hui pensent,
14:01encore une fois.
14:02Vous savez,
14:02l'immigration de masse en France,
14:04ce n'est pas la France insoumise
14:05qui a voté pour.
14:06C'est des gouvernements socialistes
14:07ou centristes
14:09ou tout comme
14:09les jeunes fillettes
14:10voilées à l'Assemblée nationale,
14:11ce n'est pas Antoine Léomand
14:13qui les a fait rentrer,
14:14c'est Marc Fénaud,
14:15député Modem,
14:16ancien ministre
14:16du gouvernement d'Emmanuel Macron.
14:17Éric Tegner,
14:18Rodolf Kahn,
14:18le mot de la fin.
14:19À mon avis,
14:20Éric dit quelque chose
14:22de fondamental,
14:23le centre en droite
14:23est à gauche.
14:25Notre centre,
14:26notre bloc central
14:26est gauchiste,
14:27en tout cas influencé
14:28par la gauche.
14:29Et sortir justement
14:30de cette culpabilisation
14:31depuis SOS Racisme,
14:32on a présenté
14:33l'histoire de la France
14:33sous l'angle de la colonisation
14:35et de la collaboration,
14:37ça met du temps à en sortir
14:38et il joue largement
14:39sur ses cordes.
14:40Rodolf Kahn,
14:41en direct sur
14:42PIN Mélenchon,
14:43le bruit et la fureur.
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