- il y a 6 heures
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).
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00:0011h30, 13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:08Ravie de vous voir, Gabriel Cluzel et Eric Tegner aujourd'hui.
00:12Bonjour Christine, on croyait être oublié.
00:14Oui, oui, la révolution des oubliés.
00:17On va faire notre révolution du coup.
00:18On va faire notre révolution avec Yvan Youffel.
00:21Tout à l'heure, on va parler de Marine Le Pen.
00:22On va essayer de comprendre un petit peu les scénarios possibles,
00:26en quoi ces réquisitions peuvent être importants ou pas.
00:30On aura Gilbert Collard dans un instant.
00:31Rappelons les faits.
00:32Mardi, hier, 3 février, au procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens,
00:38le parquet général a présenté ses réquisitions.
00:41Le point qui a été très commenté, c'est que le parquet a demandé 50 inéligibilités,
00:45mais sans demander l'exécution promisoire, donc l'application immédiate.
00:49La décision de la cour d'appel est attendue d'ici l'été 2026.
00:54Quelles ont été les réquisitions ?
00:56Rappelons-les, 4 ans de prison, dont 3 ans avec suencier et un ferme,
01:00100 000 euros d'amende, 5 ans d'inéligibilité, donc je disais sans exécution provisoire.
01:06Si les réquisitions sont suivies, que risque-t-elle ?
01:09Peut-elle être candidate ?
01:11On va se poser tout de suite la question avec Gilbert Collard.
01:13Ensuite, on fait un tour de table avec vous.
01:15Bonjour Gilbert Collard.
01:17Oui, bonjour.
01:18Bonjour.
01:18Bonjour.
01:19Alors, si les réquisitions sont suivies, que risque-t-elle ?
01:23Peut-elle être candidate, Marine Le Pen ?
01:26Bon, d'abord, rien ne dira que les réquisitions soient suivies.
01:31Tout à fait.
01:32La cour d'appel, il faut le rappeler quand même, est libre de juger comme elle le veut,
01:37en fonction à la fois de ce que le parquet général peut dire et la défense peut plaider.
01:42Bon, imaginons que la cour d'appel prononce sans exécution provisoire l'inéligibilité.
01:51À ce moment-là, si Marine Le Pen fait un pourvoi en cassation, l'inéligibilité ne s'applique pas.
01:58Mais une campagne électorale, elle l'a dit, avec cette épée de Damoclès sur la tête, est impossible.
02:04Donc, s'il y avait inéligibilité, même sans exécution provisoire, ça serait très difficile pour Marine Le Pen de mener une campagne présidentielle.
02:16Et ça nous ramène à la question qui est lancinante qu'on se pose depuis le début.
02:22Comment des juges peuvent-ils, dans une décision, finalement, éliminer une candidate ?
02:28Les juges ne sont pas là pour gommer une candidate ou un candidat.
02:35Mais ce sont les parlementaires, quand même, qui ont donné ce pouvoir, qui violent la séparation des pouvoirs aux juges.
02:43Alors, on peut espérer, en écoutant le réquisitoire, que les juges de la cour d'appel auraient une application différente.
02:52Parce que, quand même, c'est passé inaperçu, mais je crois que tous les commentateurs avisés l'ont remarqué, bien sûr.
02:59Les avocats généraux ont quand même critiqué révertement toute la philosophie du premier jugement.
03:05– C'est ça, c'est ça.
03:06– Ça, il faut bien le voir, notamment en démontrant que l'exécution provisoire n'était absolument pas fondée.
03:15– Qui n'a pas de risque de trouver un ordre public, etc. C'est assez stupéfiant.
03:19– Voilà, ce qui, quand même, nous ramène à ce qu'on disait à l'époque, à savoir que la décision de première instance était politique.
03:27Alors, les avocats généraux ont beau dire ce qu'ils veulent, mais à partir du moment où ils reconnaissent eux-mêmes
03:33que l'exécution provisoire était insensée, ce terme est de moi, pas des avocats généraux,
03:39c'est bien évident que l'interprétation faite par les premiers juges avait un caractère éminemment politique.
03:45Surtout, les avocats généraux ont dit que les premiers juges n'auraient jamais dû retenir l'idée
03:51que la manière de se défendre pouvait justifier une exécution provisoire.
03:58– Question Gilbert Collard, oui, décision politique, mais est-ce que, certains disent aussi,
04:06Marine Le Pen aurait bénéficié d'un deux poids deux mesures, d'une certaine faveur,
04:11avec justement cette audience qu'il y a eu plus tôt, avec cette non-exécution provisoire,
04:16est-ce que là aussi ce n'est pas une faveur politique pour Marine Le Pen ?
04:21– Vous parlez d'une faveur, regardez le dossier de Mélenchon,
04:27c'est une micheline judiciaire à côté du TGV qui a concerné Marine Le Pen,
04:33et regardez Bérou, relaxé parce qu'il n'y a pas d'intention,
04:37alors que tout le réquisitoire des avocats généraux a porté sur la démonstration de l'intention,
04:42c'est le deux poids des mesures, s'il existe, il est plutôt de l'autre côté.
04:48Mélenchon pas jugé, Bérou relaxé, Marine poursuivie.
04:52– Alors, Gilbert Collard, on marque une pause, restez avec nous,
04:56on va écouter Marie-Suzanne Lequéo, qui est procureure générale
05:00près de la Cour d'appel de Paris dans un instant,
05:02qui explique pourquoi il n'y a pas d'exécution provisoire demandée dans les réquisitions de la Cour.
05:06On entendra aussi comment elle détaille les faits reprocher le calendrier judiciaire de cette affaire,
05:10et Gilbert Collard, restez en ligne avec nous,
05:12parce que Gabriel Cluzel et Eric Tenner ont beaucoup de questions à vous poser,
05:15et les auditeurs d'Europe 1 aussi.
05:17On revient tout de suite avec cette question,
05:19accepteriez-vous qu'un candidat condamné dirige le pays ?
05:22– Et oui, appelez-nous au 01-80-20-39-21 pour réagir avec Christine Kelly sur Europe 1.
05:29– Europe 1, Christine Kelly et vous ?
05:31– La suite à 11h45 sur Europe 1 avec vos deux chroniqueurs,
05:34Gabriel Cluzel et Eric Tenner.
05:36Nous parlons de l'avenir politique de Marine Le Pen,
05:38suspendu au verdict de la Cour d'appel.
05:41Vous réagissez, chers auditeurs, c'est votre émission 01-80-20-39-21,
05:45et nous sommes aussi avec votre invité, Christine Gilbert Collard,
05:48ancien député et ancien avocat.
05:49– Oui, Gilbert Collard, restez en ligne avec nous pour écouter,
05:52effectivement, Marie-Suzanne Lequéo, lorsqu'elle explique...
05:57– Pardon ? – Non, c'est bon, pardon.
05:59– Ok, je croyais que j'avais mal prononcé.
06:01Elle explique pourquoi il n'y a pas d'exécution provisoire
06:04demandée dans les réquisitions de la Cour, elle était sur France Inter.
06:07– Alors, nous n'avons pas demandé, effectivement,
06:09l'exécution provisoire de la peine d'illégibilité.
06:12Je rappelle que c'est le tribunal,
06:14donc sur les magistrats du siège,
06:16qui avait prononcé cette exécution provisoire,
06:18et nous n'avons pas été pleinement, je le dis,
06:21convaincus par la motivation du jugement.
06:24D'abord, pas de risque du point de vue de réitération
06:28de ces faits qui datent d'il y a quand même plus de 10 ans.
06:32D'autre part, nous avons considéré que l'ordre public
06:35n'était pas altéré si Mme Le Pen pouvait se présenter
06:38à l'élection présidentielle.
06:40Et surtout, nous avons souhaité que le processus judiciaire
06:43se déroule donc normalement,
06:45et qu'éventuellement, au regard, si condamnations il y a,
06:49les prévenus puissent faire un pourvoi en cassation.
06:52Restez en ligne avec nous, Julien Collin.
06:54Gabrielle Cluzel, lorsque vous voyez effectivement,
06:58à la lumière de cette première instance,
07:01où il y a eu une exécution provisoire,
07:03de ce calendrier en appel,
07:05de ces réquisitions qu'on a entendues hier,
07:08quel est l'impact, selon vous,
07:10de ces réquisitions sur la présidentielle
07:12et dans l'inconscient collectif ?
07:14Le français qui écoute, qui suit tout ça ?
07:16Parce que, évidemment, ce ne sont que des réquisitions.
07:19Évidemment, c'est la Cour qui va décider.
07:21Évidemment, elle peut aller à l'encontre, à l'inverse.
07:23Mais qu'est-ce qui reste, effectivement, selon vous,
07:25de ces réquisitions dans la tête des téléspectateurs
07:30et des auditeurs qui nous écoutent ?
07:31Déjà, il faut que ceux qui nous écoutent
07:34et qui regardent la télé soient de fin juriste
07:36pour comprendre.
07:37Non, mais c'est vrai, parfois, on entend réquisitions,
07:39les gens comprennent le jugement.
07:40Il faut quand même suivre ce qui se passe pour comprendre.
07:45Tout le monde n'a pas fait de droit,
07:46ni même on regarde l'écran en passant, simplement.
07:48Donc, se dit, finalement, on n'a pas compris
07:50qu'il y avait d'abord la première instance,
07:53l'appel pour franc-cassation, l'exécution provisateur,
07:55tout ça, ça devient quand même assez flou.
07:57Donc, ce qu'on retient,
07:58et ce qui aura évidemment une influence,
08:02c'est que les gens se disent,
08:06Marine Le Pen, il n'y a pas de fumée sans feu.
08:09Vous voyez, c'est un peu toujours cette affaire-là.
08:12Il n'y a pas de contre-productif aussi.
08:14Il n'y a pas de fumée sans feu,
08:15et en même temps, ils peuvent se dire une revanche.
08:17Oui, mais alors, je dirais qu'il y a deux catégories de population,
08:19et moi, je les vois.
08:20Après François Fillon, après tout ça.
08:21Il y a les gens qui s'intéressent à la politique,
08:24qui ont un peu de mémoire,
08:25et qui se disent, là, quand même, ça commence à faire beaucoup,
08:29qui trouvent que l'exécution provisoire,
08:31et d'ailleurs, d'une certaine façon,
08:32ce qui a été dit montre que l'appel n'a pas été d'accord
08:39avec ceux qui disaient que l'exécution provisoire
08:41était assez scandaleuse et politique.
08:42C'est de la goutte d'eau supplémentaire.
08:44Donc, ceux qui suivent peuvent se dire,
08:46non, mais là, franchement, ça fait trop.
08:48Mais néanmoins, il y a une partie de la population
08:50qui, nécessairement, qui ne s'intéresse pas à la politique,
08:52qui se dit, ah, mais Marine Le Pen,
08:54en plus, ils ne connaissent pas les faits, réellement.
08:56Parfois, ils ne savent pas qu'il n'y avait pas d'enrichissement, par exemple.
08:58Vous voyez ?
08:58Donc, tout ceci compte.
09:00L'enrichissement personnel.
09:01Il n'y avait pas d'enrichissement personnel.
09:02C'est un fait.
09:03Donc, ça change quand même la donne
09:05sur le regard que l'on peut porter sur ces affaires.
09:07Non, ce qui est très grave, c'est l'incertitude.
09:10Et c'est vrai qu'en cela,
09:12on peut se dire que Marine Le Pen a raison
09:15quand elle dit, si le juge suit les réquisitions,
09:19eh bien, je ne me présenterai pas
09:21parce que le Rassemblement national ne peut pas,
09:23pour une élection aussi incarnée,
09:25ne peut pas rester dans l'incertitude
09:26durant des mois et des mois.
09:27Éric Tegner,
09:30le RN, est-ce qu'il dispose d'un plan crédible ?
09:33Si elle ne peut pas être candidate,
09:34est-ce que cette affaire a faiblité durablement
09:37à sa crédibilité auprès de son électorat ?
09:40C'est vrai que c'est les questions
09:40que nos auditeurs se posent
09:42parce que tout le monde se projette
09:43sur l'élection de 2027.
09:44Le premier élément,
09:45c'est qu'on a eu une réponse hier
09:46puisque Marine Le Pen, auprès de CNews,
09:49a informé que si les juges suivaient
09:52les réquisitions du parquet en appel,
09:54dès cet été, donc,
09:55elle déciderait de ne pas être candidate
09:57à l'élection présidentielle.
09:59Elle n'attendra pas la cour de cassation
10:01au mois de janvier 2027.
10:02Donc, dès cet été,
10:04on va savoir si c'est Marine Le Pen
10:05qui est candidate
10:06ou si c'est Jordan Bardella.
10:08C'est le premier élément.
10:09Le deuxième élément,
10:10c'est Jordan Bardella
10:11candidat à l'élection présidentielle.
10:13Quel serait l'impact
10:14d'une condamnation de Marine Le Pen ?
10:15Eh bien, on se retrouverait
10:16avec Marine Le Pen
10:17qui, potentiellement,
10:18un ou deux mois avant
10:19l'élection présidentielle,
10:20serait sous bracelet électronique chez elle.
10:22Donc, évidemment que ça va être
10:24un poison dans la campagne
10:25dans tous les cas.
10:27C'est-à-dire qu'il va y avoir
10:28des attaques,
10:29notamment contre Jordan Bardella
10:30en lui disant
10:31« Oui, mais Marine Le Pen,
10:32vous voyez,
10:32elle ne vient pas à votre meeting
10:33parce qu'elle est obligée
10:34de rester chez elle
10:36dans sa maison
10:36comme une délinquante
10:37parce qu'elle a volé l'argent.
10:39Et donc,
10:39il faut qu'elle rende l'argent. »
10:41Donc, dans tous les cas,
10:42c'est évidemment un poison.
10:44Donc, ça,
10:44c'est l'objectif.
10:45C'est-à-dire que
10:45peu importe ce qui va se passer,
10:47les juges,
10:47une partie de la gauche
10:48auront été gagnants.
10:50Mais la grande nouveauté,
10:50vous savez,
10:51c'est que c'est très rare
10:52d'avoir un homme
10:53ou une femme d'État
10:54en capacité de dire
10:55« Je ne suis pas jusqu'au boutiste.
10:57Je me retire au moment
10:58où il faut. »
10:59Et donc, ça,
10:59c'est très important
11:00parce que Jordan Bardella
11:01ne peut pas mener
11:02cette campagne
11:03s'il n'est pas certain
11:04que Marine Le Pen derrière
11:05ne prend pas sa place.
11:06Il va falloir que Jordan Bardella
11:08convainque que,
11:08dans le fond,
11:09c'est lui le meilleur plan
11:10et que ce n'est pas Marine Le Pen
11:11et il faudra qu'il le fasse
11:12dès le mois de septembre prochain.
11:13Si Marine les condamne.
11:15Gabriel,
11:16vous aviez une question.
11:17Vous ne voulez pas la poser
11:18à Gilbert Collard ?
11:19Oui, j'ai eu une discussion
11:21avec un magistrat
11:23qui me disait
11:23« De toute façon,
11:24en principe,
11:25en appel,
11:27il n'y a pas
11:28d'exécution provisoire.
11:30Ce sont les juges
11:31de première instance
11:33ou de dernière instance
11:35qui peuvent...
11:36Enfin, non,
11:37les juges de première instance,
11:38pardon,
11:38qui peuvent décider
11:39mais en appel,
11:40il n'y a pas
11:41d'exécution provisoire.
11:42Donc, c'est un faux débat.
11:43Alors, je ne sais pas,
11:44je voulais vous poser la question.
11:45Est-ce qu'il a raison ?
11:45Oui, alors...
11:46Non, non,
11:48il n'a pas tort.
11:49La décision d'appel
11:51est exécutoire.
11:53Sauf s'il y a
11:53un pourvoi en cassation.
11:57Il n'est pas nécessaire
11:58en appel
11:59d'ordonner
12:00une exécution provisoire
12:02puisqu'elle est de faite.
12:04Voilà, c'est ça.
12:04Mais le pourvoi en cassation
12:06empêche
12:07l'exécution provisoire.
12:09D'accord, d'accord.
12:10Très, très bien.
12:11Donc, la précision
12:12était presque super prise
12:13d'une certaine façon.
12:14C'est ça, finalement.
12:15Oui, absolument.
12:16Absolument, absolument.
12:17Gilbert Collard,
12:19j'ai une question également.
12:20Alors, ça va paraître
12:21un peu tordu,
12:22mais en fait, finalement,
12:23Marine Le Pen,
12:24lorsqu'en première instance,
12:25elle a été condamnée
12:26pour une exécution provisoire,
12:28là-dessus, forcément,
12:29les avocats de Marine Le Pen
12:30ont eu peur
12:30et donc ont demandé
12:31une accélération
12:32du calendrier
12:33de telle sorte
12:34que finalement,
12:35la cour de cassation
12:35se prononcera
12:36dès janvier 2027.
12:37est-ce que finalement,
12:38ça ne s'est pas retourné
12:39contre elle
12:39dans le cas où,
12:40en appel,
12:41effectivement,
12:41elle est condamnée
12:42qu'il y ait un pourvoi
12:43en cassation ?
12:43Parce que si la cour de cassation
12:44s'était prononcée,
12:46disons,
12:46au mois de juillet 2027,
12:48dans ce cas-là,
12:49elle aurait peut-être
12:49pu être candidate.
12:51Qu'est-ce que vous en pensez ?
12:52L'analyse est très juste.
12:56Ce qui fait qu'elle est piégée,
12:59c'est la rapidité
13:00avec laquelle
13:01la cour de cassation
13:02sera amenée
13:03à rendre sa décision.
13:04Parce que c'est montré
13:05comme un cadeau,
13:06c'est-à-dire que les gens
13:06donnent l'impression
13:07que c'est une façon
13:08de la favoriser, en fait.
13:10Oui, alors que
13:11ce n'est pas du tout un cadeau.
13:13C'est une sacrée vacherie,
13:14parce que c'est un moyen
13:17de la mettre judiciairement
13:18KO très vite.
13:19et de l'empêcher,
13:22finalement,
13:22elle l'a compris,
13:23Marine Le Pen,
13:24en décidant
13:25de ne pas être candidate
13:26si l'inéligibilité
13:28est prononcée.
13:29Mais ce qui serait
13:30quand même
13:32cohérent
13:33de la part
13:33de la cour d'appel,
13:34dans la mesure
13:35où il n'y a pas
13:35d'enrichissement personnel,
13:37je crois que cela,
13:38il faut le rappeler.
13:39Et dans la mesure
13:40où le Parlement européen
13:41a été remboursé,
13:43il faut aussi le rappeler.
13:45Il n'y a pas...
13:45Et rappelons aussi,
13:47Gilbert Collard,
13:47qu'il y a quand même
13:48une épée de Damocat,
13:49qui laisse aussi
13:50sur un éventuel procès,
13:52sur le même sujet
13:53pour Jordan Bardella.
13:55Voilà.
13:56Il y a aussi ça.
13:57Gilbert Collard,
13:58restez en ligne ?
13:59Oui.
14:00Et on va prendre
14:00Michael...
14:01Pardon.
14:01Je voulais terminer,
14:02Gilbert Collard.
14:03Non, non, non,
14:04on a quand même l'impression
14:05qu'il y a des mines judiciaires
14:06qui sont placées
14:07un peu partout
14:08sous les pas
14:08de certains candidats
14:10dérangeants.
14:11Oui, de certains,
14:12effectivement.
14:13Michael,
14:13restez en ligne avec nous,
14:14Gilbert Collard,
14:15Michael qui nous appelle
14:15de Bretagne
14:16et vous dites
14:17que ce jugement
14:18est une supercherie.
14:19On n'est pas encore
14:19en jugement,
14:20mais vous dites
14:21que c'est une supercherie.
14:22Pourquoi ces réquisitions
14:23du coup ?
14:23Oui, bonjour Christine.
14:25Bonjour, Nicolas.
14:28Moi, je trouve que...
14:29En fait,
14:30c'est pour bloquer
14:31vraiment Marine.
14:32Je pense que,
14:33comme tout le monde le sait,
14:34moi, après,
14:34peut-être que je vais me faire
14:35taper dessus
14:36quand je vais dire ça,
14:37mais la magistrature
14:38est très à gauche.
14:39On sait très bien.
14:40Donc, en fait,
14:41ce qui les dérange peut-être,
14:42c'est que quelqu'un
14:43de la droite
14:43arrive au pouvoir.
14:45On a bien vu,
14:45comme on l'a dit
14:46tout à l'heure,
14:47avec tous ceux
14:49qui ont été empêchés
14:50de se présenter
14:51à la présidentielle
14:51parce qu'ils étaient
14:52de droite.
14:53ou qu'ils ont toujours
14:54eu des problèmes
14:54au niveau de la justice
14:56parce que c'était
14:56des gens de droite.
14:57On attend toujours
14:58que M. Mélenchon
15:00soit un petit peu inquiété
15:01aussi pour la même
15:03des affaires
15:03que Marine Le Pen.
15:05Donc, je pense
15:06que ces gens-là,
15:06c'est une grosse supercherie.
15:08Ils ont peur
15:08que Marine Le Pen
15:09arrive au pouvoir.
15:10Peur qu'on ressorte
15:11des affaires sur eux
15:12parce qu'ils ont dit
15:13que si la droite
15:14arrive au pouvoir,
15:14nous, les pauvres gens
15:15de gauche,
15:15on va encore
15:16se faire taper dessus.
15:17Et c'est vrai
15:17que c'est peut-être
15:17le sentiment qui reste
15:19quoi que l'on fasse,
15:20quoi que l'on dise.
15:21C'est comme s'il y a
15:23peut-être un sentiment
15:25de procès politique.
15:26Mais qu'elle a une question.
15:28Si Marine Le Pen
15:29a supposé
15:30que vous votiez
15:32pour la droite nationale
15:33et si Marine Le Pen
15:34est condamnée
15:35et peut se présenter
15:36à la présidentielle,
15:38est-ce que vous oseriez
15:40voter pour quelqu'un
15:41qui a été condamné ?
15:42À 1000%.
15:43Ah oui ?
15:45Ah oui ?
15:45Pour vous,
15:46il n'y a pas d'impact ?
15:47Non.
15:48Parce que pour vous,
15:48c'est quelque chose,
15:49voilà, c'est une sorte
15:50de procès politique.
15:51C'est ce que vous expliquiez.
15:52Mais si on faisait
15:53une enquête sur tout
15:54ceux qui sont
15:55au Parlement européen,
15:57dites-moi lequel
15:57qui n'a pas fait ça.
16:00Non, mais c'est intéressant
16:01de voir effectivement
16:02qu'il faut faire des enquêtes
16:04effectivement sur tout
16:05et traiter tout le monde
16:06de la même façon
16:07et c'est effectivement
16:08toujours la même question
16:09qui se pose.
16:10Merci beaucoup,
16:10Mickaël.
16:11Par contre,
16:12si il y a eu
16:13un enrichissement personnel,
16:14peut-être que j'aurais
16:14changé d'avis.
16:15Oui, c'est ça.
16:16Mais sachant qu'il n'y en a pas.
16:17On n'est même pas
16:18sur l'emploi fictif.
16:19Oui, on n'est même pas
16:20sur l'emploi fictif,
16:21dit Eric Tegner.
16:22Gilbert Collard
16:23veut peut-être réagir
16:24au propos de Mickaël.
16:26Non, mais de toute manière,
16:28les juges sont censés juger
16:30au nom du peuple français.
16:32Donc, si la candidate est élue,
16:36c'est le peuple français
16:38qui aura parlé.
16:39Donc, c'est au nom
16:39du peuple français
16:40qu'elle sera élue.
16:42Il ne faut quand même
16:42pas oublier que le juge
16:44n'est que délégataire
16:45de la volonté populaire.
16:47En théorie.
16:48En théorie, voilà.
16:49Ah ben oui, bien sûr.
16:50En pratique, jamais.
16:51En pratique, jamais.
16:52Mais c'est l'occasion
16:53de rappeler
16:54que oui, bien sûr,
16:56comme toujours,
16:57il fait oui.
16:57Il faut bien que la Vierge
16:58apparaisse de temps en temps
16:59pour qu'on y croit.
17:00Voilà, c'est pareil
17:01pour la justice.
17:02Non, mais c'est vrai
17:03qu'elle n'est pas...
17:04En tout cas, il reste
17:05ce sentiment de justice politique
17:07mais aussi ce sentiment,
17:08peut-être, Gilbert Collat,
17:10d'impuissance.
17:11C'est-à-dire que
17:11comme si les trains
17:13passent sans la volonté
17:15du peuple.
17:15Comme si...
17:16C'est encore, voilà,
17:18la déconnexion des élites
17:20par rapport à la volonté
17:21du peuple.
17:21Mais bien sûr.
17:22Et ça aussi, voilà.
17:23C'est...
17:23Voilà.
17:24En tout cas,
17:25c'est ce qu'on pouvait dire...
17:26Mais vous vous rendez compte,
17:26vous vous rendez compte,
17:27le procureur de la République
17:29que l'on a écoutée tout à l'heure,
17:32critique la décision
17:34des premiers juges
17:35parce qu'elles sont
17:37sur l'exécution provisoire
17:38en nous disant
17:41qu'elle n'est pas fondée.
17:43Donc, c'est quand même...
17:43Je veux dire...
17:44Ça veut dire que toutes les critiques
17:45qu'on a pu formuler,
17:46qu'on nous a reprochées
17:47en indiquant que cette motivation
17:49était politique,
17:50elles sont, ces critiques,
17:52validées par le Parti Général.
17:55Incroyable.
17:55On va rester en ligne avec nous,
17:57Gilbert.
17:57Michael, un autre Michael
17:58qui nous appelle
17:59d'Île-de-France cette fois.
18:00Et pour vous,
18:01c'est un coup dur
18:02ou bien c'est un coup de pouce
18:04qui est donné finalement
18:05au Rassemblement National,
18:06Michael ?
18:07Bonjour à vous, Christine.
18:08Bonjour, Michael.
18:09Écoutez, pour moi,
18:11c'est un coup de pouce
18:12dans la mesure où
18:13chaque coup porté
18:14contre le RN
18:15le renforce
18:16de plus en plus.
18:18Je pense que les gens,
18:20au contraire,
18:20qui étaient hésitants
18:22peut-être à voter
18:23Jordan Bardella
18:23vont se dire
18:25que la ficelle
18:25est vraiment plus très grosse.
18:26Ce n'est pas une ficelle,
18:27c'est une corde,
18:28c'est un câble.
18:29Je dis,
18:29c'est un poteau.
18:32Ça se voit vraiment trop.
18:33Donc, je pense que les gens
18:34vont voter
18:34qui étaient hésitants
18:36pour Jordan Bardella
18:37et
18:38ce qui peut se passer,
18:40c'est qu'au lieu d'avoir
18:41Marine Le Pen
18:42cinq ans à la présidence,
18:44nous aurions dans ce cas-là
18:45Jordan Bardella
18:46pendant cinq ans
18:47et du coup,
18:49cinq ans après,
18:50pour dix ans,
18:51Madame Marine Le Pen.
18:52Restez en ligne avec nous,
18:53Michael,
18:54pour pouvoir analyser tout ça.
18:55Ça m'intéresse.
18:56On marque une pause.
18:57On revient.
18:57Gilbert Collat,
18:57restez avec nous.
18:58Éric Teynet,
18:59Gabriel Cluzel,
19:00on marque une pause.
19:01Appelez-nous au standard d'Europe 1.
19:02Coup dur
19:03ou coup de pouce
19:04pour Marine Le Pen.
19:05Ces réquisitions,
19:06appelez-nous pour témoigner.
19:07au 01-80-20-39-21,
19:09le numéro du standard d'Europe 1
19:11et non surtaxé.
19:12Belle journée.
19:12Il est 11h58
19:13avec Christine Kelly
19:14sur Europe 1.
19:1511h30, 13h.
19:17Christine Kelly
19:18sur Europe 1.
19:19Mickaël,
19:23vous êtes en ligne avec nous.
19:24Gilbert Collat également.
19:25Je vous propose d'écouter
19:26la réaction du ministre
19:27de la Justice,
19:28Gérald Darmanin,
19:29qui était sur RTL ce matin.
19:31Et je reviens vers vous,
19:32Mickaël et Gilbert Collat.
19:33Il y a une justice
19:34qui fait partie
19:34d'un système démocratique.
19:36Madame Le Pen a fait appel.
19:37C'est son droit le plus strict.
19:38Elle fait valoir ses droits.
19:39Et le juge du siège
19:40ne s'est toujours pas prononcé.
19:41C'est dans plusieurs semaines.
19:42Je n'ai pas de commentaire à faire.
19:44Madame Le Pen a pu,
19:45je crois,
19:46tout le monde a vu,
19:46à la fois montrer sa défense
19:48comme celle de ses co-accusés.
19:49Il y a déjà eu une première instance
19:51qui l'a condamnée.
19:52Et il y aura après ce procès
19:53que vous trouviez,
19:56je cite vos mots,
19:56choquant l'idée
19:57qu'elle puisse ne pas se présenter.
19:59Et il y aura après la cour d'appel
20:00une cour de cassation
20:01si elle souhaitait la saisir,
20:02bien évidemment.
20:03Mickaël, je reviens vers vous.
20:05Vous dites effectivement
20:05que c'est un coup de pouce
20:06pour Marie Le Pen,
20:07que c'est un citrin à voter
20:08ou bien pour Marine Le Pen
20:10si elle peut se présenter
20:12ou bien pour Jordan Bardella.
20:13Est-ce que vous avez une question
20:14à poser peut-être
20:15à Maître Gilbert Collard
20:16qui est notre spécialiste
20:17du dossier aujourd'hui ?
20:20Écoutez,
20:23je pense que M. Collard
20:24ne dirait pas
20:25la stratégie
20:27à l'antenne du RN.
20:29Mais je pense que
20:30c'est une évidence.
20:32Une évidence dans la mesure
20:33où le RN depuis des années
20:34dit que tout a été utilisé,
20:37tout a été tenté
20:38au niveau des différents partis politiques.
20:39si le parquet
20:43fait en sorte
20:44de rendre impossible
20:46la candidature
20:47de Mme Le Pen,
20:49Mme Le Pen
20:50se présentera
20:51à l'élection suivante
20:53en disant
20:53que M. Bardella
20:55n'a pas pu avoir
20:56exactement
20:56toute la plénitude
20:57nécessaire,
20:58même s'il était
20:59président de la République
21:00dans cette hypothèse-là.
21:00L'élection suivante,
21:01c'est-à-dire
21:02la France n'existera plus
21:03à l'élection suivante,
21:05c'est ça ?
21:06Non, je dis que
21:07M. Bardella,
21:08si celui-ci est élu président
21:10à la place de Mme Le Pen,
21:12il y aura 5 ans
21:13avec M. Jordan Bardella
21:14pour que par la suite
21:17Mme Le Pen
21:18candidate
21:19et éventuellement
21:20soit au pouvoir
21:22le RN
21:2210 ans
21:23et non 5 ans
21:25puisque si 5 ans
21:26Mme Le Pen
21:26avait été candidate
21:27et qu'elle n'aurait pas
21:29rempli ses engagements,
21:29les Français
21:30auraient pu dire
21:31au bout de 5 ans
21:31nous arrêtons
21:33stop,
21:34ça ne convient pas
21:34toujours avec Mme Le Pen
21:35alors que là
21:36on lui donne une carte
21:38on lui donne un joker
21:39en disant
21:40c'est parable
21:41le RN
21:42au lieu d'avoir 5 ans
21:42ça sera 10 ans.
21:45Qu'est-ce que vous en pensez
21:46à Gilbert Collard ?
21:48Moi j'en pense à ça
21:49on ne peut pas faire
21:49de la science-fiction politique
21:52c'est impossible
21:52mais ce qui est certain
21:54c'est que
21:55les Français
21:57au plus profond
21:58d'eux-mêmes
21:59et c'est vérifié
22:00à travers toute notre histoire
22:02ne serait-ce que
22:03la passion française
22:04pour le compte de Montecristo
22:05les Français n'aiment pas
22:07ce qu'ils ressentent
22:08comme une persécution judiciaire
22:10or
22:11quelle que soit
22:13l'analyse
22:13qu'on puisse faire
22:14du dossier
22:16il y a vraiment
22:17une volonté
22:19farouche
22:20du parquet financier
22:22de poursuivre le RN
22:24de le faire condamner
22:26je reprends ce que disait
22:27tout à l'heure
22:28quand on compare
22:28le traitement
22:30fait à Mélenchon
22:31le traitement
22:32fait à Bérou
22:34et le traitement
22:35fait à Marine Le Pen
22:36on se rend bien compte
22:37qu'il y a deux poids
22:38et beaucoup de démesures
22:40donc les Français
22:41le perçoivent
22:42ils s'en rendent compte
22:43et ça les indigne
22:44et ils ont raison
22:45d'être indignés
22:46et ce que je dis
22:47je le dirais
22:48de la même manière
22:48si c'était
22:49le représentant
22:50d'un autre mouvement politique
22:52c'est au fond de nous ça
22:53le sentiment de justice
22:54on l'a au fond de nous
22:55et quand on sent
22:56que quelque part
22:57la justice
22:59ne fonctionne pas
23:00comme elle devrait fonctionner
23:01ça nous révolte
23:02ça se traduit dans les urnes
23:04maintenant on a l'impression
23:05que le symbole
23:06de la justice
23:07c'est le glaive
23:08la balance
23:09et l'urne
23:10c'est friand
23:11c'est friand
23:12merci beaucoup
23:14Gilbert Collard
23:15d'avoir été en direct
23:16avec nous sur Europe 1
23:17sur les réquisitions
23:19et ce procès en appel
23:20dans l'affaire des assistants
23:21parlementaires européens
23:22merci beaucoup
23:24à Mickaël aussi
23:24de nous avoir rappelé
23:25à l'Île-de-France
23:26et d'avoir dit
23:27à quel point pour vous
23:28ça représente un coup de pouce
23:29pour le Rassemblement National
23:30Éric Thérinaire
23:31Gabriel Cluzel
23:32selon vous
23:33est-ce que cette affaire
23:33peut-elle décider
23:35elle seule
23:36de la présidentielle
23:36de 2027
23:37moi ce qui me frappe
23:40je ne sais pas
23:40je ne peux pas faire
23:42de prédiction
23:43je n'ai pas de talent
23:43devinatoire
23:44mais néanmoins
23:44je pense qu'il y a
23:46ce sentiment très fort
23:47qui étreint
23:47beaucoup de Français
23:48actuellement
23:48de glissement
23:50de notre pays
23:51vers une démocrature
23:53vous voyez
23:53ce n'est pas une dictature
23:54mais c'est une apparence
23:56de démocratie
23:56avec un déni
23:58de l'état de droit
23:59et c'est vrai
24:00que ce jugement
24:01va rajouter
24:02sur la pile
24:03alors certains
24:04je l'ai dit
24:04ceux qui ne s'occupent pas
24:05beaucoup de politique
24:06vont peut-être se dire
24:07ah bah oui
24:08elle est condamnée
24:09c'est très mal
24:10mais pour ceux
24:11qui s'intéressent
24:12un peu au sujet
24:12par exemple
24:13l'exécution provisoire
24:14moi je crois
24:14que c'était
24:14le petit coup de trop
24:16c'est ce qui a montré
24:17le caractère politique
24:20de la décision judiciaire
24:22et pareil
24:23évidemment
24:23Gilbert Collard
24:24a infiniment raison
24:24quand il dit
24:25quid de Mélenchon
24:26si vous voulez
24:26c'est un peu bizarre
24:27on a deux
24:28putatifs
24:30candidats potentiels
24:31à l'élection présidentielle
24:32il y en a un
24:32qu'on va juger
24:33à toute berzingue
24:33et l'autre
24:34que l'on laisse
24:35en l'état
24:36pardon
24:36mais il y a quand même
24:38un sujet
24:38avec ces deux affaires
24:41traitées de façon
24:42si différente
24:43donc
24:44vous avez raison
24:45de le dire
24:46Christine
24:47votre question était juste
24:48est-ce que ça va
24:49plus peser
24:50en faveur du Rassemblement
24:51national
24:51ou en sa défaveur
24:53c'est difficile à dire
24:55on suivra
24:56dernier mot là-dessus aussi
24:57Eric Tegner
24:57de toute façon
24:582027 va être pris en étau
24:59par deux choses
25:00cette condamnation
25:01potentielle de Marine Le Pen
25:03ou en tout cas ce procès
25:04et la question internationale
25:05donc évidemment
25:06ces deux éléments
25:06vont donner l'impression
25:07je le pense dans tous les cas
25:09aux français
25:09qu'à nouveau
25:10ils n'ont pas l'occasion
25:11véritablement
25:12de parler des vrais sujets
25:13qui les concernent
25:13et moi c'est ce que je trouve
25:14absolument traumatisant
25:16parce qu'on l'a déjà vécu
25:17en 2022
25:18on l'a vécu en 2017
25:19et aujourd'hui
25:20on se fait imposer
25:21finalement des hausses d'impôts
25:22on se fait imposer
25:23certaines restrictions
25:24pour essayer de rembourser
25:26une dette
25:26une charge de la dette
25:27qui va quand même
25:28toucher les 100 milliards
25:29par an
25:30d'ici 2030
25:31pour des décisions
25:32sur lesquelles
25:33nous n'avons jamais
25:34finalement tranché
25:35Eric Tegner
25:36sur Europe 1
25:37merci beaucoup
25:38Yvan
25:38Yuffel nous a rejoint
25:39dans le studio d'Europe 1
25:40pour son livre
25:41qui sort aujourd'hui
25:41chez Fayard
25:42la révolution des oubliés
25:44avant de marquer une pause
25:45Yvan Yuffel
25:46lorsque vous voyez
25:48effectivement
25:48ce procès
25:49en appel
25:50et ses réquisitions
25:51qui sont tombées
25:52hier
25:53à propos de Marine Le Pen
25:54est-ce que pour vous
25:55c'est un coup de pouce
25:56ou un coup dur
25:57pour Marine Le Pen ?
25:58Yvan Yuffel
25:59C'est en tout cas
25:59un coup dur
26:00pour la démocratie
26:01parce que cette révolution
26:02des oubliés
26:03est une révolution
26:03qui est portée
26:05par tout ce peuple
26:06qui n'a pas la parole
26:07et à qui l'on refuse
26:08la parole
26:08et singulièrement
26:09la parole démocratique
26:10si effectivement
26:11Marine Le Pen
26:11est écartée
26:12du processus électoral
26:13par une décision de justice
26:15cela alimentera
26:16encore davantage
26:16cette grande frustration
26:18populaire
26:18qui réclame
26:19que l'on démocratise
26:20la démocratie
26:21et que la démocratie
26:22ne soit pas confisquée
26:23singulièrement
26:24par une autorité judiciaire
26:25qui s'immiscerait à nouveau
26:28dans un processus électoral
26:29après celui de Fillon
26:31et donc
26:31ce serait pour moi
26:33un détonateur
26:33un détonateur supplémentaire
26:35mais un détonateur
26:36qui n'irait pas
26:36en tout cas
26:37en faveur de ce système
26:39puisque ce serait vraiment
26:40dans ce cas-là
26:41la justice
26:41viendrait corroborer
26:43cette pensée unique
26:47du système
26:47qui veut que Marine Le Pen
26:48quoi qu'il arrive
26:49ne puisse pas se présenter
26:50c'est un détonateur
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