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L'actualité du jour décryptée en plateau par Thomas Bonnet avec les journalistes et les invités de #60MinutesInfo
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00:00Bienvenue sur CNews, heureux de vous retrouver exceptionnellement après cette messe du mercredi décembre,
00:06commentée à l'instant par Emric Pourbé, qu'on remercie bien évidemment.
00:10Nous on est ensemble jusqu'à 19h, on est avec Yohann Uzaï, bonjour Yohann.
00:13Bonjour Mickaël.
00:14Georges Fenech, bonjour Georges.
00:16Myriam Djabali-Lara qui est avec nous également, professeur et présidente de l'association Regards Lycéens.
00:21On est également avec Olivier Vial, directeur du Centre d'études et de recherches universitaires.
00:25Bonjour, bonsoir.
00:25Ainsi que Tanguy Hamon qui nous a rejoint du service police-justice de CNews.
00:3011 personnes interpellées dans le cadre de l'enquête sur le lynchage à mort de Quentin.
00:35On va faire le point pour commencer et avant de vous donner la parole sur le profil de ces 11
00:41personnes
00:41avec nos journalistes Thibaut Marcheteau et Sacha Robin qui se trouvent actuellement devant le commissariat du 8e arrondissement de Lyon.
00:49Bonjour Thibaut. On vient d'apprendre qu'un deuxième collaborateur et un extagiaire du député insoumis, Raphaël Arnaud, faisait partie
00:57des interpellés, Thibaut.
01:01Oui absolument Mickaël. On a appris de sources concordantes à CNews qu'un deuxième collaborateur de Raphaël Arnaud faisait partie
01:09de ces 11 personnes qui ont été interpellées, placées en garde à vue.
01:13Elles ont été interpellées entre hier en fin d'après-midi et ce matin. Deux personnes ont été également interpellées
01:19ce matin à Saint-Priès, c'est en banlieue de Lyon.
01:23Au total, vous l'avez dit, 11 personnes. 10 d'entre elles ont entre 21 et 25 ans.
01:29Leur garde à vue peut durer jusqu'à 48 heures avec également certains membres qui font partie de la jeune
01:36garde, ce groupuscule fondé par Raphaël Arnaud.
01:40On sait également que ces gardes à vue se déroulent dans trois endroits différents.
01:44Ici, dans le commissariat du 8e arrondissement de Lyon, mais également dans le commissariat central et enfin à Vénitieux.
01:51C'est une information que l'on a cette fois-ci depuis plusieurs heures que Jacques-Eli Favreau, collaborateur de
01:57Raphaël Arnaud, au moment des faits, fait partie de ces personnes également en garde à vue qui sont entendues par
02:03ces enquêteurs.
02:04Il était déjà privé d'accès au palais Bourbon par Yaël Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale.
02:11Il y a également Raphaël Arnaud qui lui-même a réagi sur X hier en affirmant qu'avant même le
02:16début de cette garde à vue, il avait pris les dispositions pour mettre fin à son contrat.
02:20Merci beaucoup Thibaut Marcheteau.
02:21Merci à Sacha Robin qui vous accompagne devant le commissariat du 8e arrondissement de Lyon.
02:26Tanguy Hamon du service polyjustice de CNUS, on a d'autres éléments complémentaires concernant l'enquête sur la mort de
02:34Quentin.
02:35Oui, donc là les enquêteurs cherchent au moment où on parle évidemment à savoir qui a fait quoi pour revenir
02:39sur le profil de ces individus interpellés.
02:43Ces 8 hommes, on sait que quasiment tous sont membres de la jeune garde et parmi les proches de Raphaël
02:48Arnaud, donc ses deux assistants parlementaires et son ancien stagiaire,
02:52ce qu'on sait c'est que ces trois-là sont des membres actifs de la jeune garde.
02:56Alors ça ne veut pas forcément dire que tous ont frappé à mort Quentin.
03:00Il semblerait que l'un d'entre eux, lui, soit plutôt mis en cause pour une aide logistique, pardon, une
03:07complicité plutôt que pour un homicide sur Quentin.
03:11Il y a trois femmes également qui sont mises en garde à vue au moment où on se parle.
03:16Elle aussi se graviterait plutôt dans la sphère de l'ultra-gauche, mais n'aurait pas participé aux violences.
03:23Et donc la question que les enquêteurs se posent actuellement, c'est de savoir qui a fait quoi, qui évidemment
03:28a porté les coups mortels à Quentin.
03:31Ces nouvelles informations, elles sont essentielles, clairement.
03:34Elles viennent aujourd'hui confirmer l'implication directe de membres actifs de la France insoumise dans la mort de Quentin.
03:42Au moins deux, puisque au moins deux collaborateurs du député insoumis Raphaël Arnaud, Yohann Uzaï.
03:48Je précise qu'hier, Mathilde Panot, la présidente du groupe LFI, a assuré devant l'Assemblée nationale qu'aucun insoumis
03:54n'était impliqué de près ou de loin dans ces violences.
03:57Alors, il semble quand même, au moment où nous parlons, que l'un de ses collaborateurs soit impliqué activement, pour
04:02reprendre le thème qui vous avez utilisé,
04:04et que l'autre soit accusé d'avoir fourni une aide logistique au meurtrier présumé à celui qui a porté
04:12les coups.
04:12Au moins un collaborateur est accusé d'avoir participé de manière active au lynchage de Quentin.
04:18Le second est accusé de l'avoir épaulé une fois l'acte commis.
04:22Mais vous avez raison de dire qu'effectivement, plus le temps passe, plus l'enquête semble se rapprocher de Jean
04:28-Luc Mélenchon.
04:29Et c'est bien cela qu'il faut retenir, naturellement.
04:31Ce que l'on retient de ces derniers jours, de ces dernières heures écoulées, c'est que Jean-Luc Mélenchon
04:36a ouvert grand les portes de l'Assemblée nationale à la jeune garde,
04:41aux membres les plus violents de l'ultra-gauche, aux nervis de l'ultra-gauche.
04:45Alors, j'entends, ici ou là, des responsables politiques demander la démission de Raphaël Arnaud.
04:50Bien sûr, il n'a plus rien à faire à l'Assemblée nationale, c'est une évidence.
04:53Mais c'est à Jean-Luc Mélenchon qu'il faut demander des comptes.
04:56Mais Raphaël Arnaud, ma foi, il a profité, il a profité de ce que lui offrait Jean-Luc Mélenchon.
05:01Mais c'est Jean-Luc Mélenchon qui doit rendre des comptes, parce que c'est lui qui, en toute connaissance
05:05de cause,
05:05en sachant que Raphaël Arnaud était un ultra-violent de l'ultra-gauche,
05:09en sachant précisément de quoi était capable la jeune garde,
05:12en sachant à quoi ils étaient formés, c'est-à-dire à l'ultra-violence,
05:16en toute connaissance de cause, Jean-Luc Mélenchon leur a ouvert grand les portes de l'Assemblée nationale.
05:21C'est vers lui que les regards doivent se tourner.
05:23Aucune excuse de la part de Jean-Luc Mélenchon.
05:25D'aucun membre, d'ailleurs, de la France Insoumise, qui font bloc derrière le député Raphaël Arnaud.
05:30Hier, Sébastien Lecornu a appelé la France Insoumise à faire le ménage, je cite,
05:33« le ménage dans ses rangs », ce sont ses mots.
05:35Cette demande, elle est évidemment légitime.
05:39Moi, ce qui me dérange, Georges Mélenchon,
05:41c'est qu'il a fallu attendre, finalement, qu'il y ait un mort
05:44pour que le gouvernement prenne la mesure du danger que représente la France Insoumise.
05:50Il a fallu qu'il y ait un mort pour réaliser que la France Insoumise est un parti violent,
05:55extrémiste, communautariste et antisémite ?
05:58Non, je pense que la prise de conscience, elle a lieu bien avant.
06:02On le sait depuis quand même un bout de temps
06:04que le mouvement LFI appelle à la violence.
06:09On le sait.
06:10C'est la première fois qu'un Premier ministre appelle à ce que la France Insoumise
06:14fasse le ménage dans ses rangs.
06:16Oui, mais enfin, ça veut dire quoi, fasse le ménage dans ses rangs ?
06:19On ne peut pas déboulonner un député, vous le savez.
06:21C'est-à-dire que le député en question, lui, il restera tant qu'il décidera de rester.
06:28Il n'y a aucun moyen institutionnel de mettre un terme à son mandat.
06:31On verra ce qu'il en...
06:32Le seul qui pourrait éventuellement l'inciter à partir, c'est Jean-Luc Mélenchon.
06:37Je crois que son intérêt à lui, parce que ça se rapproche,
06:40vous voyez comme ça se rapproche.
06:41Parce que vous comprenez bien que Fabrice Arnaud, il ne pouvait...
06:46Raphaël Arnaud, pardon, Raphaël Arnaud ne pouvait pas, de mon point de vue,
06:50ne pas savoir que deux de ses assistants parlementaires étaient à Lyon.
06:55Puisqu'il est député du Vaucluse, qu'est-ce qu'ils ont à faire à Lyon ?
06:58Sauf s'ils prennent ça sur leur jour de congé, mais ça m'étonnerait.
07:01Donc, ça se rapproche, je dirais, dangereusement de Raphaël Arnaud.
07:05Et quand vous rapprochez de Raphaël Arnaud, vous rapprochez forcément de Jean-Luc Mélenchon.
07:11Vous ne pouvez pas dissocier la jeune garde, vous ne pouvez pas le dissocier de LFI,
07:17puisque c'est le fondateur même de la jeune garde qui a été investi par le LFI,
07:22avec d'ailleurs beaucoup d'enthousiasme de Jean-Luc Mélenchon pour devenir député.
07:27Donc, tout cela est à examiner.
07:30Et je pense que les juges d'instruction qui vont être saisis d'ici un peu plus de 24 heures
07:35maintenant,
07:36les juges d'instruction vont se poser forcément la question de savoir s'il faut mettre en cause,
07:41non seulement les auteurs directs, non seulement les complices directs sur le terrain,
07:46mais peut-être aussi d'une certaine forme, puisqu'ils sont saisis du délit d'association de malfaiteurs,
07:51est-ce qu'ils ne vont pas aller chercher les responsables politiques ?
07:54Et je rappelle que Jean-Luc Mélenchon ne bénéficie d'aucune immunité parlementaire,
07:59il n'est plus député.
08:00Donc, vous voyez, ça se rapproche dangereusement.
08:02Je pose la question, Yohann Uzaï, est-ce que ça veut dire que lorsque Mathilde Panot, hier,
08:07devant l'Assemblée nationale, insiste et assure qu'aucun insoumis n'est impliqué de près ou de loin dans ces
08:12violences,
08:13est-ce que ça veut dire qu'elle est en train de mentir à ce moment-là ?
08:16Parce qu'il paraît difficile d'imaginer qu'elle ne puisse pas être au courant.
08:20Non, mais comprenez bien, la France insoumise est en train de se prendre à la réalité en pleine figure.
08:27Bon, ils sont acculés, la réalité est celle-ci.
08:30Tous les faits montrent que la France insoumise est vraisemblablement, et ça n'est pas moi qui le dise,
08:34c'est d'ailleurs le garde des Sceaux, qui est quand même l'un des hommes les plus informés de
08:37ce pays.
08:38Gérald Darmanin ne dit pas autre chose que la chose suivante,
08:41il semble que la France insoumise soit mouillée jusqu'au cou dans cette histoire,
08:44et nous en faisons la démonstration à longueur de temps sur ces plateaux.
08:47Bon, donc à partir du moment où nous savons que la France insoumise est impliquée,
08:53à partir du moment où tous les faits sont contre eux,
08:56la seule défense qui est la leur, c'est de mentir.
08:58Ils n'ont pas d'autre solution.
09:00Quand la réalité est contre vous, quand les faits sont contre vous,
09:04quand les enquêteurs ont en possession des images,
09:08des éléments qui accusent des proches collaborateurs de Raphaël Arnaud,
09:12des membres de la France insoumise,
09:14eh bien, pour vous défendre, il ne vous reste que le mensonge,
09:17et c'est ce à quoi ils se livrent depuis plusieurs jours maintenant,
09:19que ce soit Mathilde Panot, que ce soit Manuel Bompard,
09:23ce sont les deux seuls puisque les autres se planquent.
09:25Mais évidemment, ils ne peuvent que mentir,
09:27et ils vont continuer à le faire dans les prochains jours,
09:29puisqu'ils n'ont plus que cela pour se défendre.
09:31Le mensonge, voilà ce qu'ils offrent aux Français
09:34qui veulent encore croire à leur fadaise.
09:36Une toute petite partie de la gauche semble pour le moment
09:40se désolidariser pour le moment de la France insoumise.
09:43Ce matin, François Hollande a déclaré sur RMC
09:45que la relation avec LFI était terminée.
09:48L'ancien président s'était pourtant allié à la France insoumise
09:51lors des dernières élections législatives
09:53en rejoignant le nouveau front populaire.
09:58Le divorce est-il réellement prononcé
10:00ou est-ce un effet d'annonce au lendemain de la mort de Quentin ?
10:03Je vais vous donner la parole dans un instant,
10:05mais d'abord, on va regarder le sujet de Régine Delfour.
10:08Après le meurtre de Quentin,
10:10la gauche semble de plus en plus divisée.
10:12Pour l'ancien président François Hollande,
10:15la France insoumise n'a pas respecté ses engagements.
10:18C'est d'avoir accepté,
10:21pour un parti supposé dans l'arc républicain,
10:25d'avoir accepté d'avoir un lien avec un groupe,
10:29en l'occurrence la Jeune Garde,
10:31qui fait du combat physique,
10:35son but et sa méthode.
10:37Le divorce est désormais acté
10:39entre le Parti socialiste et la France insoumise.
10:42François Hollande l'affirme,
10:44il n'y aura pas d'alliance entre les deux partis
10:46lors des élections municipales
10:48ni lors de l'élection présidentielle.
10:51Pour Raphaël Glucksmann, député européen
10:54et cofondateur de Place publique,
10:57la France insoumise a une responsabilité
10:59avec une brutalisation en permanence du débat public.
11:03La violence politique, c'est la négation de la démocratie.
11:07Il n'y a rien d'antifasciste dans ce qu'il s'est passé.
11:10On ne linge pas, on ne tue pas en démocratie.
11:13Pour Raphaël Glucksmann,
11:14il est impensable que les partis de gauche
11:17puissent s'allier à nouveau avec la France insoumise.
11:21Olivier Vial, vous croyez à une rupture totale
11:24du Parti socialiste et de la France insoumise ?
11:26Faudrait-il d'abord qu'Olivier Fort s'exprime ?
11:29Pour le moment, il ne l'a pas fait déjà.
11:31Effectivement, on sent qu'aujourd'hui,
11:32c'est l'émotion qui guide leur réaction.
11:36La question, c'est de savoir si cette émotion-là va durer
11:38et comment ça va évoluer.
11:40Je suis d'accord avec Yoann.
11:42Aujourd'hui, face à la réalité des faits,
11:46ce n'est pas qu'ils mentent,
11:47c'est qu'ils inventent un narratif
11:49qui leur est positif.
11:50Ce qu'il faut avoir en tête, c'est
11:52qu'est-ce qu'il va gagner à la fin ?
11:53Cette bataille des narratifs sera très importante
11:55parce que l'enquête judiciaire risque d'être extrêmement longue.
11:59Pendant cette période-là,
12:00qui est-ce qui va gagner ?
12:02On voit que la LFI est en train de faire monter,
12:04notamment sur l'ensemble de ses réseaux sociaux,
12:06une inversion accusatoire.
12:08Ils accusent d'être eux-mêmes les victimes.
12:09Ils accusent, j'ai fait quelques plateaux
12:11face à des députés LFI,
12:13ils accusent Nemesis et la préfecture de police
12:16d'être responsables du mort
12:18et pas les gens qui ont tapé sur Quentin
12:21à coups de pied.
12:22Donc on voit qu'il y a une volonté,
12:23petit à petit, d'imposer un narratif.
12:25Ça ne fonctionnera pas dans toute opinion publique,
12:28mais dans leur cercle à eux,
12:30c'est quelque chose qui permet de rendre,
12:31refaire cohésion.
12:32Et on voit que pour l'instant, ça fonctionne.
12:34Parce que pour l'instant,
12:35et ça explique aussi la position hier
12:37de Jean-Luc Mélenchon,
12:38qui malgré toutes les informations qu'on a,
12:40Jean-Luc Mélenchon hier réaffirme son soutien,
12:43son amitié aux gens de la Jeune Garde
12:45et aux mouvements antifa.
12:46Ça veut bien dire qu'on n'est pas dans une logique
12:49où il s'adresse à l'ensemble des Français,
12:50mais il s'adresse d'abord à sa base
12:52et il a une mission,
12:54c'est de la rendre cohérente.
12:56Et donc pour ça,
12:56ils vont adapter un narratif
12:57où en gros,
12:58il y a une sorte de complot contre eux,
13:00la fascisation de la société est en marche,
13:03et si on les attaque sur le meurtre de Quentin,
13:06c'est à cause de ça.
13:06Et ça, malheureusement,
13:07ça peut fonctionner sur une grande partie
13:09de son électorat.
13:10– Myriam Diabali-Larac,
13:11vous croyez l'ancien président de la République
13:13lorsqu'il dit qu'il n'y aura plus d'alliance
13:15entre le Parti socialiste et la France insoumise ?
13:17– Jusqu'aux prochaines échéances électorales,
13:20à chaque fois en fait,
13:21là la gauche est sauvée à plusieurs reprises
13:23grâce notamment aux alliances.
13:25– Les promesses n'engagent que ceux qui y croient en fait.
13:26– Eh oui, ceux qui y croient complètement,
13:28et c'est même pas ça,
13:29parce que le sujet en fait,
13:30c'est quand même la violence.
13:31On est dans une société
13:33où la violence est devenue un élément structurel
13:35et structurant,
13:36et c'est cette violence politique également
13:39qui finalement prend le pas sur le verbe,
13:44sur le discours,
13:45on ne peut plus s'exprimer,
13:47on le retrouve.
13:47Alors moi j'ai fait deux campagnes,
13:50une législative et une municipale,
13:52et sur le terrain,
13:53moi je peux vous dire
13:53que les militants d'extrême gauche
13:56sont plus virilents
13:56que les militants d'extrême droite,
13:58parce qu'ils ont cette logique-là
14:00qui doit faire entendre
14:01ce qu'ils veulent dire,
14:02non pas par les mots,
14:03mais par la force.
14:03Sur le terrain, on le voit,
14:04sur les marchés, etc.
14:06Sur les statistiques aussi.
14:07Est-ce que c'est...
14:08Alors, c'est statistique aussi.
14:09Alors moi sur les statistiques,
14:10par contre,
14:11j'ai regardé quelques rapports parlementaires
14:12et notamment des chercheurs
14:14qui disaient aussi
14:15que les violences,
14:16aujourd'hui la cinquantaine de meurtres
14:18a été commis par l'ultra-droite
14:20et pas l'ultra-gauche.
14:21C'est justement,
14:22ces chiffres-là sont utilisés
14:23dans le narratif.
14:24Aujourd'hui,
14:25si vous regardez par exemple
14:25les chiffres d'Europol,
14:28c'est très flagrant.
14:29Il y a eu 50 attaques
14:30entre 2022 et 2023
14:32d'ultra-gauche,
14:336 d'ultra-droite.
14:34Donc effectivement,
14:35on est sur des choses
14:36qui sont réellement à relativiser.
14:38Quand on regarde aussi
14:39les chiffres de la police,
14:40on a 3500 personnes.
14:43Il faut condamner évidemment
14:44les élus.
14:443500 personnes
14:45chez S à l'ultra-gauche,
14:481300 à l'ultra-droite.
14:4915 000 personnes
14:50qui sont suivies
14:51à l'ultra-gauche
14:52pour violences.
14:53On est sur quelques centaines
14:57pour l'ultra-droite.
14:58– Et c'est d'ailleurs
15:00tout à l'heure
15:01Jordan Bardella,
15:01on l'écoutera un petit peu plus tard.
15:03Jordan Bardella
15:04qui donnait une conférence de presse
15:05depuis le siège
15:05du Rassemblement National
15:07qui a dit clairement
15:08et qui a clarifié les choses
15:10qu'il ne faisait aucune différence
15:11entre les violences politiques
15:13d'ultra-gauche
15:13et les violences politiques
15:14d'ultra-droite.
15:14– Et la vraie différence
15:15elle est là-dessus
15:16c'est que l'ultra-droite
15:17elle n'a jamais eu de lien
15:18avec l'extrême-droite
15:19ou avec le Rassemblement National.
15:21Il y a toujours eu
15:21une frontière étanche
15:22comme il y avait jusqu'à présent
15:23une frontière étanche
15:24entre l'extrême-gauche
15:25et l'ultra-gauche.
15:26C'est Jean-Luc Mélenchon
15:27qui a ouvert la fenêtre
15:29et ouvert la boîte de Pandore.
15:30– Alors,
15:32il faut condamner
15:33toute alliance politique
15:34avec la France Insoumise.
15:35Ça c'est les mots
15:35de Gérald Darmanin.
15:36Ça c'était tout à l'heure
15:37donc au Sénat
15:38des mots très forts.
15:40Il dit que le parti
15:40de Jean-Luc Mélenchon
15:41n'a pas eu de mots
15:42de compassion
15:42pour Quentin.
15:45On va écouter
15:45le ministre de la Justice.
15:46On en parle juste après.
15:48– Ceux qui ont tué
15:49ont un nom
15:49c'est l'ultra-gauche
15:50et l'extrême-gauche
15:51et il est heureux
15:52que des personnalités politiques
15:54de tous bords
15:55puissent condamner
15:57désormais
15:58toute alliance politique
15:59avec la France Insoumise
16:01qui n'a pas encore eu
16:03aujourd'hui les mots
16:04de compassion
16:05pour la famille de Quentin
16:06et constater malheureusement
16:08avec vous
16:08que M. Mélenchon
16:09n'a toujours pas pris
16:11la mesure du drame
16:13relativisant
16:14le meurtre
16:14d'un jeune homme
16:16utilisant des mots
16:17pour attaquer
16:17personnellement
16:18des journalistes.
16:19Je pense à M. Aziza
16:20je pense
16:21à ses collègues
16:22de l'AFP
16:22et je pense aux attaques
16:24adominèmes
16:26personnelles
16:26dont les propos
16:27flambon
16:29parfois
16:30à le rythme antisémite
16:31comme les attaques
16:32contre M. Glussmann
16:33lors de son meeting.
16:35– Georges Fenech
16:36il faut condamner
16:37toute alliance politique
16:38avec la France Insoumise.
16:40Si on écoute
16:41Gérald Darmanin
16:42si on écoute
16:43tout à l'heure
16:43l'ancien président
16:45François Hollande
16:46ça veut dire concrètement
16:47que pour les municipales
16:48par exemple
16:48il pourrait ne plus y avoir
16:49du tout
16:50d'alliance
16:51entre le PS
16:52et LFI
16:52pour faire barrage
16:53au RN
16:53finalement
16:54c'est ça qu'on comprend
16:55il est certain
16:56que ce crime
16:58abominable
16:59c'est une sorte
16:59de bombe à neutrons
17:00pour LFI
17:01il va y avoir
17:02en chaîne
17:03des conséquences
17:04qu'on ne mesure pas
17:05encore tout à fait
17:05aujourd'hui
17:06vous parlez
17:06des élections municipales
17:07les élections municipales
17:09il n'y a pas
17:09d'accord général
17:10si vous voulez
17:11d'association
17:12pour les élections
17:13mais il y a des accords
17:14effectivement locaux
17:14par là
17:15donc ça sera très intéressant
17:17de voir si ces accords
17:18vont se maintenir ou pas
17:19et puis derrière
17:20le municipal
17:20vous avez immédiatement
17:21nous sommes en ligne droite
17:22sur l'élection présidentielle
17:23c'est là que les masques
17:25vont tomber
17:26c'est loin
17:27l'élection présidentielle
17:28non elle est loin
17:29elle démarre
17:29elle démarre
17:30dans un mois
17:30elle démarre dans un mois
17:32dans un mois
17:32mais est-ce que vous croyez
17:34que ce qui se dit
17:35aujourd'hui
17:35sera vrai
17:36au moment
17:37de glisser son bulletin
17:39dans l'urne
17:39si on s'en réfère
17:41au passé récent
17:43et à l'expérience
17:43que nous avons
17:44c'est un jour
17:45oui il n'y aura plus d'alliance
17:46et puis au moment des élections
17:47il s'allie
17:48c'est ce que je vous dis
17:48donc attendons de voir
17:50mais là
17:50l'affaire est tellement
17:51grave
17:51je ne vois pas vraiment
17:54comment le parti socialiste
17:55pourrait continuer
17:56à s'associer
17:57ou alors
17:57c'est la fin du parti socialiste
17:59excusez-moi
17:59alors pourquoi est-ce que
18:01pour le moment
18:02Olivier Faure
18:03se fait aussi discret
18:04et silencieux
18:05Yohann Uzaï
18:06précisément
18:06parce qu'il n'a pas l'intention
18:07de rompre définitivement
18:08avec la France insoumise
18:09et si Olivier Faure
18:10avait pour volonté
18:11de dire
18:12plus jamais
18:13nous ne frérons
18:13avec la France insoumise
18:14il l'aurait déjà dit
18:15il l'aurait déjà dit
18:16naturellement
18:16si Olivier Faure
18:17et j'ajoute Marine Tondelier
18:19si ces deux-là
18:20sont silencieux aujourd'hui
18:21c'est précisément
18:21parce qu'ils ne veulent pas
18:22rompre définitivement
18:24définitivement
18:24avec la France insoumise
18:25notamment lors d'élections
18:27comme les municipales
18:27ou comme les législatives
18:28mais ce qui va se passer
18:30à l'élection présidentielle
18:31c'est écrit
18:32moi je vais vous le dire
18:32ce qui va se passer
18:34la gauche sociale-démocrate
18:36de François Hollande
18:37cette gauche-là
18:38fera tout
18:38pour avoir un candidat
18:40pour faire en sorte
18:41que ce candidat
18:41soit au second tour
18:42de l'élection présidentielle
18:43mais s'ils n'y parviennent pas
18:44si au second tour
18:46de l'élection présidentielle
18:47c'est Jean-Luc Mélenchon
18:48face à Marine Le Pen
18:50ou face à Jordan Bardella
18:51il est évident
18:52que cette gauche-là
18:53votera pour Jean-Luc Mélenchon
18:54quand il s'agira de choisir
18:55entre le RN et la RU
18:56ils feront barrage au RN
18:57mais c'est une évidence
18:59c'est dans l'ADN de la gauche
19:00cette affaire-là
19:01ne changera pas
19:02l'ADN de la gauche
19:03donc les mots de François Hollande
19:04n'ont pas de valeur
19:05alors aujourd'hui
19:05dans le cadre d'un second tour
19:07d'une élection présidentielle
19:08il est évident
19:09que François Hollande
19:10voterait pour Jean-Luc Mélenchon
19:12face au Rassemblement National
19:13ça, ça me semble évident
19:14qu'il fasse tout
19:15pour empêcher ce scénario
19:17et empêcher Jean-Luc Mélenchon
19:18d'arriver au second tour
19:19je n'ai aucun doute
19:20sur le fait qu'il le fasse
19:22c'est certain
19:22mais si la situation se présente
19:25la gauche fera barrage
19:26comme elle l'a fait
19:27ces dernières années
19:28au Rassemblement National
19:29Alors j'aimerais qu'on parle
19:30à présent de la jeune garde
19:32ce mouvement est dissous
19:33sur le plan juridique
19:35depuis le 12 juin 2025
19:37par un décret de Bruno Retailleau
19:38alors ministre de l'Intérieur
19:39Raphaël Arnaud avait à l'époque
19:41saisi le Conseil d'Etat
19:43qui doit donc rendre
19:44sa décision prochainement
19:45on regarde le sujet
19:46de Michael Dos Santos
19:48on en parle juste après
19:50En juin dernier
19:51Bruno Retailleau
19:52annonce la dissolution
19:53de la jeune garde
19:54pour motiver sa décision
19:56l'ancien ministre de l'Intérieur
19:58impute au collectif d'ultra-gauche
19:59une série d'agressions
20:01la plupart
20:02auraient visé
20:03des sympathisants
20:03supposés d'extrême droite
20:05Le 4 novembre 2023
20:06Strasbourg
20:07Trois membres de la jeune garde
20:08évidemment
20:09repèrent, suivent
20:10puis agressent un homme
20:11qu'ils soupçonnent
20:11d'appartenir à l'appartement
20:13c'est à la mouvance
20:14d'extrême droite
20:14La scène
20:15encore une fois
20:16est filmée
20:17par une sympathisante
20:18et sera diffusée
20:18sur la messagerie
20:19de Telegram
20:20Une liste de violences
20:21non exhaustives
20:22à laquelle pourrait s'ajouter
20:23le meurtre de Quentin
20:24mais aussi une attaque
20:25à caractère antisémite
20:28En mai 2024
20:29huit membres présumés
20:30du groupe antifasciste
20:31ont été mis en examen
20:33Ils sont suspectés
20:34d'avoir agressé
20:35un jeune français
20:36de confession juive
20:37en marge d'un meeting
20:38de Rima Hassan
20:39Un adolescent
20:40de 15 ans
20:40dans une rame de métro
20:42le traitant de sioniste
20:43lui assénant des juifs
20:44La victime est contente
20:46de crier
20:46« Vive Palestine ! »
20:47par les militants
20:48de la jeune garde
20:48Aujourd'hui
20:49le mouvement
20:50cofondé par Raphaël Arnaud
20:51est officiellement dissous
20:53Son recours
20:54déposé auprès du Conseil d'Etat
20:56soutenu par la Ligue des droits
20:57de l'homme
20:57ou encore la France insoumise
20:59n'a pas d'effet suspensif
21:00L'audience
21:02qui devait avoir lieu
21:02le 11 février dernier
21:04a été reportée
21:05Nul doute
21:06qu'elle sera scrutée
21:07de très près
21:09Georges Fenech
21:10ce recours
21:10auprès du Conseil d'Etat
21:12de Raphaël Arnaud
21:13est-ce qu'il a une chance
21:14d'aboutir ?
21:15On sait qu'aujourd'hui
21:16le mouvement
21:18est dissous
21:19sur le plan
21:19encore une fois
21:21juridique
21:22J'entendais
21:23l'avocat Pierre Gentillet
21:24sur Europe 1
21:24le week-end dernier
21:25qui disait
21:26qu'en pratique
21:26le Conseil d'Etat
21:27validait 9 fois sur 10
21:28les dissolutions
21:30décidées par le ministère
21:31de l'Intérieur ?
21:32On ne peut pas imaginer
21:32avec ce qui vient de se passer
21:34que le Conseil d'Etat
21:35avalide cette décision
21:36de dissolution
21:37c'est inimaginable
21:38même si on a
21:39quelques soupçons
21:40quelquefois
21:41sur les orientations
21:42au sein de la section
21:43du contentieux
21:44du Conseil d'Etat
21:45à juste titre
21:45d'ailleurs
21:46là ça me paraît exclumé
21:47vous savez
21:48ils avaient invalidé
21:49la dissolution
21:50des soulèvements
21:50de la Terre
21:51après les violences
21:52de Saint-Solide
21:52oui mais
21:53les soulèvements
21:54de la Terre
21:54n'avaient pas
21:54de consistance juridique
21:57c'était un agglomérat
21:58de différents mouvements
21:59c'est ça en fait
22:00mais en réalité
22:01vous savez
22:02que lorsqu'on dissout
22:04un mouvement
22:04il peut se reconstituer
22:05sous un autre nom
22:06ce qui est déjà fait
22:07d'ailleurs
22:07puisqu'il y a un autre
22:08organisme
22:09qui vient de naître
22:09c'est
22:11éteignons la flamme
22:11c'est ça
22:12éteignons la flamme
22:13on voit qu'il s'avise
22:14donc ça n'empêchera pas
22:16ces mouvements
22:17de se reconstituer
22:18autrement
22:18et il est de toute façon
22:20dissous
22:20et ça n'empêche pas
22:22visiblement
22:22les membres
22:23d'agir
22:23et de commettre
22:24des violences
22:24puisqu'on vient
22:25de le constater
22:26justement
22:26avec le décès de Quentin
22:28absolument
22:29ça ne réglera pas
22:30le problème
22:30ce qu'on a vu
22:32c'est qu'évidemment
22:33la jeune garde
22:34n'existe plus
22:35de manière juridique
22:37mais on voit bien
22:38que ses membres
22:39restent organisés
22:40de la même manière
22:41structurés
22:41de la même manière
22:42et que Raphaël Arnaud
22:43est resté
22:44le leader
22:45le chef
22:46de cette milice
22:47d'extrême gauche
22:47c'est manifestement
22:48ce que sont en train
22:49d'essayer de démontrer
22:50les enquêteurs
22:51et les faits
22:52l'ensemble des faits
22:52qui sont d'ores et déjà
22:53portés à notre connaissance
22:54le montrent
22:55la jeune garde
22:56n'existe plus juridiquement
22:58mais
22:58dans les faits
23:00l'organisation demeure
23:01avec à leur tête
23:02Raphaël Arnaud
23:03une milice
23:04dont entre parenthèses
23:05personne ne parle
23:06je ne sais pas
23:06si vous avez remarqué
23:07que les médias
23:09aucun média
23:09enfin à part CNews
23:10peut-être
23:11à part Europe 1
23:11aucun média
23:12aucun journaliste
23:13ne se sont jamais
23:14intéressés de près
23:15à ce mouvement
23:17là aussi on peut
23:18s'interroger
23:18là aussi on peut
23:19se poser la question
23:19Olivier Vial
23:20oui alors ça
23:21ça commence quand même
23:22parce qu'effectivement
23:22mais pendant très longtemps
23:23c'est pas qu'il ne s'y
23:24intéressait pas
23:25c'est qu'en fait
23:26il le voyait comme
23:27quelqu'un de très positif
23:28j'en parlais tout à l'heure
23:31il y a eu un reportage
23:32qui a été produit
23:33par Arte
23:34et la chaîne parlementaire
23:35sur la montée
23:36de la violence
23:36de l'ultra droite
23:37en Europe
23:38et en fait
23:39les experts
23:40qui étaient cités
23:41comme justement
23:42des experts objectifs
23:43c'était des membres
23:44de la jeune garde
23:44donc en réalité
23:46on leur donnait la parole
23:47mais on leur donnait la parole
23:48comme justement
23:49des gens
23:50qui appartenaient
23:51au camp du bien
23:51sans remettre en cause
23:53leur violence
23:53et ça effectivement
23:54c'est d'autant plus
23:56dangereux
23:57qu'ils ont
23:57tout un arsenal
23:58aujourd'hui
23:59pour continuer
24:00à faire vivre
24:02leurs actions
24:03parce que
24:03vous l'avez dit
24:04il y a un collectif
24:06qui a été créé
24:07pour remplacer
24:08la jeune garde
24:09qui s'appelle
24:09Génération Antifa
24:10et éteignons la flamme
24:11ce collectif
24:12il a été créé
24:13il y a trois semaines
24:13avec Raphaël Arnaud
24:15et Jean-Luc Mélenchon
24:16donc la proximité
24:17des deux
24:17elle est encore là
24:18il y a des groupes
24:20sur Telegram
24:20dont un
24:21qui s'appelle
24:23Antisquad
24:25Antifa
24:25qui est un groupe
24:27extrêmement violent
24:28qui met en scène
24:29toutes les vidéos
24:30des agressions
24:32commises par les Antifas
24:33elle est sur Telegram
24:34depuis longtemps
24:35elle sert de propagande
24:36et aujourd'hui
24:36l'Uni vient de déposer
24:38un recours
24:39pour attaquer ça
24:40et pour demander à Telegram
24:41d'obtenir de la justice
24:42qu'on supprime ça
24:43parce que
24:43par exemple
24:44dans les violences
24:45qui sont faites aujourd'hui
24:47ils ont mis en place
24:48un hashtag
24:48qui s'appelle
24:49salade de pénalty
24:51ça veut dire
24:51qu'il faut taper dans la tête
24:52à coups de pied
24:53et c'est exactement
24:54ce qui a tué Quentin
24:55J'aimerais qu'on écoute
24:56justement
24:57ce que disait
24:57Gérald Darmanin
24:58sur ce sujet
24:59lors des questions
25:00au gouvernement
25:01tout à l'heure
25:02au Sénat
25:03le garde des Sceaux
25:04a expliqué
25:04les difficultés
25:04qui subsistaient
25:05pour agir
25:06face à ces groupes violents
25:07il répondait
25:08à une question
25:08du sénateur
25:10Claude Maluré
25:11Cette violence
25:12elle est consubstantielle
25:13malheureusement
25:13à des groupes
25:14d'ultra droite
25:15et d'ultra gauche
25:15que ministre de l'Intérieur
25:16après ministre de l'Intérieur
25:17Bruno Retailleau
25:18pour la jeune garde
25:19et auparavant
25:20permettez-moi de dire
25:21que nous avons été nombreux
25:22ici à soutenir
25:23l'action qu'on a pu mener
25:24lorsqu'on a voulu
25:25dissoudre la génération identitaire
25:27les soulèvements de la terre
25:27le mouvement GAL
25:28qui était déjà à Lyon
25:29avec des succès
25:30parfois relatifs
25:31devant la juridiction administrative
25:32Je regrette
25:34Monsieur le Président Maluré
25:35que lorsque j'ai porté
25:35la loi séparatisme
25:36dans cet hémicycle
25:37il n'y a pas eu
25:38une unanimité
25:38et aussi à droite
25:40pour la voter
25:40qui donnait
25:41des dispositions particulières
25:43pour dissoudre
25:43des associations religieuses
25:45je pense aux islamistes radicaux
25:46mais aussi d'ultra droite
25:48et d'ultra gauche
25:48si on avait voté
25:49les dispositions
25:50de la loi séparatisme
25:51à l'Assemblée
25:51et au Sénat
25:52nous aurions eu
25:53depuis bien longtemps
25:53des dispositions juridiques
25:55qui nous permettaient
25:55d'obtenir les dissolutions
25:57de groupes d'ultra droite
25:57et d'ultra gauche
25:58créant ainsi
25:59les reconstitutions
26:00de l'Igdissoute
26:01permettant ainsi
26:02aux policiers
26:03et aux gendarmes
26:03d'intervenir
26:04et d'interpeller
26:04c'est ce qui nous a permis
26:06me semble-t-il
26:07de pouvoir lutter
26:08fortement
26:09contre l'islamisme radical
26:10mais la menace intérieure
26:11n'est pas que l'islamisme radical
26:13même si c'est la principale
26:14c'est désormais
26:14l'extrémisme
26:15qui nous touche
26:16d'ultra droite
26:16et d'ultra gauche
26:16et vous avez raison
26:17chacun dans cet hémicycle
26:19et ailleurs
26:19a une responsabilité particulière
26:21et dès les prochaines élections municipales
26:23Alors les conséquences
26:24bien sûr
26:25de conséquences directes
26:27de ce drame
26:27de ces interpellations
26:29Jordan Bardella
26:30il n'est pas le seul appel
26:31à la démission
26:31de Raphaël Arnaud
26:33le président du RN
26:35a donné une conférence de presse
26:36cet après-midi
26:37depuis le siège
26:38du Rassemblement National
26:39pour lui
26:40la mort de Quentin
26:41n'est pas un fait divers
26:42il est selon lui
26:43la résultante
26:43d'un climat de violence
26:44instauré par une partie
26:46de la gauche
26:46dont l'outrance verbale
26:48et la stratégie du chaos
26:49permanent
26:49nourrissent
26:50la violence physique
26:51dans nos rues
26:52une réaction
26:53Myriam Djabali
26:54Larac
26:55à ces mots
26:56du président
26:57du Rassemblement National
26:58Eh bien c'est des mots
26:59qui sont en tout cas
27:00de fait de circonstance
27:01il y a quand même
27:02un jeune homme
27:02qui est mort
27:03qui avait rien demandé
27:04pour des violences
27:05maintenant il essaye
27:06de se placer au-dessus
27:06il a parlé également
27:08il a ciblé très nettement
27:09la gauche radicale
27:10également complice
27:11mais moi j'ai envie de dire
27:12qu'il n'y a pas que LFI
27:13en fait
27:14c'est l'ensemble
27:15des acteurs politiques
27:17qui sont complices
27:18parce que
27:19aux dernières élections
27:20législatives
27:20quand il y a eu
27:21des acteurs électoraux
27:23entre les différents partis
27:25parce qu'il fallait faire
27:26un cordon sanitaire
27:27et cette fois
27:28pas pour LFI
27:29mais pour faire barrage
27:30au RN
27:31on ne s'est pas embarrassé
27:32et ce qui est embêtant
27:33là c'est qu'on est encore
27:34et notamment la Macronie
27:36la Macronie aujourd'hui
27:37on est à toutes les sauces
27:38quelquefois
27:38c'est un gros mot
27:41et là sur le coup
27:43exactement sur cet exemple là
27:45ce qui est embêtant aussi
27:46c'est qu'on est sous le coup
27:47de l'émotion
27:49on a un jeune homme
27:50qui est mort
27:50donc on va avoir
27:51toute la classe politique
27:52et les grands chantres
27:53et les chefs de parti
27:55proposer des choses
27:56dire voilà
27:56on aurait pu faire ci
27:57on aurait pu faire ça
27:58mais les collectifs
28:00on ne peut pas
28:02concrètement
28:03ils vont revenir
28:05ils vont renaître
28:05de leur cendre
28:06juridiquement
28:06on ne peut pas
28:07empêcher un collectif
28:08de revenir sous un nom
28:10ou X nom
28:10ce qu'il faut comprendre
28:11c'est quelle est l'origine
28:12de cette violence
28:13cette polarisation
28:14du discours politique
28:16elle vient d'en haut
28:17comment ça d'en haut
28:18elle vient d'en haut
28:19elle vient des leaders politiques
28:20mais du théâtre
28:21qu'on a aujourd'hui au parlement
28:22de l'hémicycle
28:23où il y a de la violence verbale
28:24voire presque physique
28:26on l'a vu
28:26oui complètement
28:28et que vous retrouvez
28:29sur le terrain
28:30bien sûr
28:30est-ce que vous comprenez
28:31quand les chefs donnent le signal
28:32on y va quoi
28:33le parlement nous donne un spectacle
28:34on lâche
28:34j'allais dire on lâche les chiens
28:36on les lâche
28:36voilà
28:37et je fais le parallèle
28:38de cette violence
28:39avec ce qu'on a nous
28:40dans nos villes
28:41dans nos écoles
28:42les rixes aussi
28:43entre quartiers
28:44parce que c'est exactement
28:44le même schéma
28:45que c'est un sage-là
28:46on est en groupe
28:47on déshumanise l'autre
28:49personne n'est pénalement responsable
28:51puisqu'il n'y a pas d'individu
28:53qu'on cible
28:54c'est le groupe ensemble
28:55c'est la meute
28:56et dans ces partis politiques
28:57là aujourd'hui
28:58monsieur Bardella
28:59explique
29:00il se met au-dessus
29:00il faut faire ci
29:01il faut faire ça
29:02mais quel élément structurel
29:04nous donne-t-il
29:04pour mettre fin
29:07à cette violence
29:08pour mettre fin
29:09à ces
29:10alors il a bien
29:11je suis d'accord
29:12parce qu'il parle
29:12d'ultra droite
29:13et d'ultra gauche
29:14et qu'il met ensemble
29:16l'ensemble
29:16des mouvements
29:17extrémistes
29:18pour essayer
29:19de mettre fin
29:19à cette violence
29:20mais concrètement
29:22qu'est-ce qu'on a
29:22aujourd'hui ?
29:24c'est exactement ça
29:25c'est ce que disait
29:26Jordan Bardella
29:27l'outrance
29:28verbale
29:29de la politique
29:30la stratégie
29:31du chaos
29:32permanent
29:32qui nourrisse
29:33effectivement
29:34la violence
29:34dans les quartiers
29:36et puis vous faisiez
29:36référence
29:37à d'autres partis
29:39vous faisiez
29:40notamment référence
29:42à la Macronie
29:43c'est ce qu'il dit
29:44également
29:45il pointe du doigt
29:46les macronistes
29:47qui ont appelé
29:47à voter LFI
29:48lors des dernières
29:48élections législatives
29:49pour faire barrage
29:50au RN
29:50on pense notamment
29:51à Gabriel Attal
29:52pour ne pas le citer
29:55qui ne s'est vraiment
29:56jamais vraiment
29:56expliqué là-dessus
29:58non
29:58un petit peu
30:00en disant
30:00oui je suis allé au combat
30:01ça n'était pas très clair
30:02c'était pas très clair
30:03en tout cas ça demanderait
30:03plus de précision aujourd'hui
30:05on l'aimerait bien
30:05effectivement
30:06peut-être pas
30:07ils ont une part
30:08de responsabilité
30:09selon vous aussi
30:10moi il manque
30:11de clarté
30:12moi j'ai besoin
30:13en tant que citoyen
30:14j'ai besoin de clarté
30:15de savoir où se situe
30:16effectivement maintenant
30:17Gabriel Attal
30:18vous avez raison
30:19sur le fait
30:19qu'ils bottent en touche
30:20à chaque fois
30:21qu'on les interroge
30:21sur ce sujet
30:22que ce soit lui
30:22que ce soit Prisca Tevenot
30:23toute cette partie
30:25du camp présidentiel
30:26d'abord vous dites
30:28est-ce qu'ils ont
30:29une responsabilité
30:29ils n'ont pas de responsabilité
30:30naturellement
30:31dans l'actualité dramatique
30:32non c'est parce que je dis
30:33est-ce qu'ils ont une responsabilité
30:35dans l'arrivée
30:36de la France insoumise
30:37ils ont une responsabilité
30:39dans le fait
30:40d'avoir fait élire
30:42un certain nombre
30:42de députés
30:43de la France insoumise
30:44qui au second tour
30:45des législatives
30:46de 2024
30:46étaient face
30:47à des candidats
30:48du Rassemblement national
30:49Gabriel Attal
30:50a appelé
30:51à voter
30:51pour ces candidats
30:53au second tour
30:54donc une part de responsabilité
30:55dans la montée
30:56d'une certaine violence
30:57verbale
30:57au sein de l'hémicycle
30:58notamment
30:58par voie de conséquence
31:00oui
31:01je comprends
31:03qu'on puisse faire ce lien
31:03il est évident
31:04que moi je reproche
31:05à Gabriel Attal
31:06d'avoir fait ce choix-là
31:07en 2024
31:07il est évident
31:08je comprends
31:10aujourd'hui
31:10qu'il dit
31:11si c'était à refaire
31:12je ne le referais pas
31:13bon
31:14ça n'est pas très clair
31:15comme le dit effectivement
31:16Georges Fenech
31:17moi je crois comprendre cela
31:18mais je serai lui
31:20je préciserai
31:21le choix
31:22qui est le mien
31:23aujourd'hui
31:23à la suite
31:24des événements
31:25auxquels nous venons d'assister
31:26je crois que la position
31:27des macronistes
31:27ou en tout cas
31:28de Gabriel Attal
31:29et du parti Renaissance
31:30mérite d'être clarifiée
31:31aujourd'hui
31:32compte tenu des événements
31:33auxquels nous avons assisté
31:34alors c'est l'une des conséquences
31:36aussi directes de ce drame
31:37le ministre de l'enseignement supérieur
31:39Philippe Baptiste
31:40a indiqué que les réunions politiques
31:41pourraient être interdites
31:42dans les universités
31:44en raison des risques
31:46de troubles à l'ordre public
31:47et c'est justement
31:47la question qu'on vous a posée
31:49dans notre dernier sondage
31:50CSA pour CNews Europe 1
31:52et le JDD
31:53faut-il interdire
31:54les meetings politiques
31:55dans les universités
31:56et autres établissements
31:57d'enseignement supérieur
31:5964% sont pour
32:0135% sont contre
32:02dans le détail
32:0375% des électeurs de droite
32:05sont pour cette interdiction
32:07et seulement
32:0745% des électeurs
32:09de gauche
32:10Votre avis
32:11sur la question Olivier Vial ?
32:12Clairement en fait
32:12c'est un coup de com'
32:14parce que ce que dit
32:15le ministre
32:16c'est exactement
32:17ce qui est actuellement
32:18le cas
32:18en fait
32:19interdire
32:20un meeting
32:21ou une réunion publique
32:23pour troubles à l'ordre public
32:24c'est ce que
32:25les universités
32:25c'est le prétexte
32:26qu'il utilise
32:27toutes les universités
32:29pour interdire
32:30les mobilisations
32:31de droite
32:32ça ne change rien
32:33avec ce qui est déjà
32:34en place
32:34Qu'est-ce qui provoque
32:36le trouble à l'ordre public
32:37c'est toujours
32:37la présence
32:38de militants
32:39d'ultra-gauche
32:39qui empêchent
32:40une conférence
32:40de se tenir
32:41donc c'est cette menace-là
32:42qu'il suffit
32:43au président de l'université
32:44d'interdire
32:44dans 95%
32:46quand c'est de la gauche
32:47qui organise une conférence
32:48il n'y a pas
32:48de mobilisation en face
32:50donc il n'y a pas
32:50de trouble à l'ordre public
32:51et donc elles ont lieu
32:52de faire
32:53donc en faisant ça
32:54en essayant simplement
32:55de rappeler cette règle
32:56qui est déjà
32:57la règle appliquée
32:58on donne juste caution
32:59au fait que finalement
33:01ceux qui vont décider
33:02qui a le droit
33:02de faire une conférence
33:03ou pas
33:04dans les universités
33:05ce sont les militants
33:06d'extrême-gauche
33:06ceux qui ont la capacité
33:07justement de créer
33:08du trouble à l'ordre public
33:10et donc
33:10de faire en sorte
33:11qu'on annule une conférence
33:13à cause de ça
33:13Donc d'où la question
33:14de notre sondage
33:15faut-il interdire
33:16tous les meetings politiques
33:17C'est soit on attend
33:18tous les meetings politiques
33:21je pense qu'en réalité
33:22ce n'est pas une bonne chose
33:23parce que dans les universités
33:24c'est bien
33:24qu'il puisse y avoir
33:25des conférences
33:26mais il faut absolument
33:27par contre
33:28qu'il y ait de la sécurité
33:29et que les présidents
33:30d'universités
33:30ne soient pas en capacité
33:32de se défausser
33:33c'est leur responsabilité
33:34de faire en sorte
33:35qu'il y ait du pluralisme
33:36et que tout le monde
33:37puisse le faire
33:39J'ai un avis un peu différent
33:41dans un monde idéal
33:42effectivement
33:43il serait bien
33:43qu'on puisse avoir
33:44tout type de conférences
33:45dans les universités
33:46mais le problème
33:47c'est qu'il n'y a que
33:47l'extrême-gauche
33:48qui puisse tenir
33:49ce genre de conférences
33:50si quelqu'un de droite
33:51veut aller tenir
33:52une conférence
33:53ou un meeting
33:53dans une université
33:55mais ils en sont empêchés
33:56par les militants
33:57d'extrême-gauche
33:58ils ne peuvent même pas
33:59franchir les portes
34:00des universités
34:00C'est pour ça
34:01qu'en fait c'est une question
34:02de sécurité
34:02Sur la question de la sécurité
34:05et pour répondre
34:06à Philippe Baptiste
34:07comment est-ce qu'on juge
34:09quelles conférences
34:10on autorise
34:10et quelles conférences
34:11on interdit ?
34:13On ne peut interdire
34:14des conférences
34:14que si elles portent atteinte
34:16à l'ordre public
34:16que s'il y a un trouble
34:17à l'ordre public
34:18donc ça c'est au président
34:19de l'université
34:20de l'estimer
34:21mais je crois
34:22tant qu'on ne sera pas
34:23capable en France
34:24de permettre
34:24à qui le souhaite
34:25à quiconque le souhaite
34:27de tenir une conférence
34:28il faut les interdire
34:29il n'y a pas de raison
34:30qu'il n'y ait que
34:31l'extrême-gauche
34:31aujourd'hui
34:32et en l'occurrence
34:33des personnalités
34:34comme Rima Hassan
34:35qui puissent aller cracher
34:36leur venin antisémite
34:37et islamiste
34:38dans les universités
34:39déverser ce venin
34:40sur les étudiants français
34:41non ça n'est pas possible
34:43tant que la situation
34:44et la configuration
34:45est celle-ci
34:46dans nos universités
34:47il faut interdire
34:48ces conférences
34:48On serait en droit
34:49d'attendre
34:50que M. Baptiste
34:51le nouveau ministre
34:52qu'il ressorte
34:54la mission d'inspection
34:55de Mme Frédérique Vidal
34:57sur l'entrisme
34:58et l'amologiste
34:59dans les universités
35:00enfin vous avez vu
35:01qu'il se passe
35:02à Sciences Po Lyon
35:03à Sciences Po Paris
35:03à Sciences Po Grenoble
35:04vous avez vu la manière
35:06dont elle a été accueillie
35:07Rima Hassan
35:07à Sciences Po Lyon
35:08comme une guest star
35:09vraiment
35:09c'est pas possible
35:11c'est qu'il y a bien
35:11à l'intérieur
35:12un courant prédominant
35:14qui privilégie
35:15un camp idéologique
35:16et ça c'est inacceptable
35:18C'est plus que privilégier
35:19un courant idéologique
35:20c'est interdire
35:22à ceux qui ne pensent pas
35:23à la même chose
35:23de s'y rendre
35:24Myriam Diabelli-Larac
35:25Non attention
35:25parce qu'il ne faut pas
35:27généraliser
35:27les étudiants
35:28qui étaient présents
35:28Vous avez les statistiques
35:29je les ai
35:30les votes
35:30Par exemple
35:3050% des étudiants
35:36ont voté
35:36pour la liste
35:37du point levé
35:37qui considère
35:38que Jean-Luc Mélenchon
35:39est trois droits
35:39Oui mais
35:40moi je parle
35:41de Sciences Po
35:42et des Sciences Po
35:43lors de l'intervention
35:45de Rima Hassan
35:45tous les étudiants
35:46n'étaient pas présents
35:47et heureusement
35:48tous les étudiants
35:48de Sciences Po
35:49de tous les IUP
35:50de France
35:51ne sont pas gauchistes
35:52ou ultra gauchistes
35:53absolument pas
35:53Vous avez vu
35:55la tribune
35:56sur le Figaro
35:57d'élèves
35:57et d'anciens élèves
35:58de différents IUP
36:00en France
36:00qui demandent au gouvernement
36:02de mettre en place
36:02des éléments
36:03Personne ne dit ça
36:04Non mais pardon
36:05ce que nous disons
36:06c'est que d'abord
36:07l'enfi était plein
36:07et ce que nous disons
36:09c'est que cette extrême gauche
36:10Non mais d'accord
36:11Madame
36:12laissez-moi vous expliquer
36:13que ça n'est pas
36:14ce que nous sommes
36:14en train de dire
36:15nous sommes en train de dire
36:16que cette ultra gauche
36:17qui est peut-être minoritaire
36:19dans les universités
36:19fait la loi
36:20dans les universités
36:21C'est ça qui est le problème
36:22On n'est pas en train de dire
36:24qu'ils sont ultra majoritaires
36:25On est en train de dire
36:26que c'est une minorité
36:27ultra violente
36:28qui fait la loi
36:29et qui empêche
36:30ceux qui ne sont pas d'accord
36:30avec elle
36:31de s'exprimer
36:32Donc tant que la configuration
36:34sera celle
36:34que je viens de vous décrire
36:35il faut interdire
36:36de toute urgence
36:37ces conférences
36:38qui sont des conférences
36:39de la haine en réalité
36:39Pour le coup
36:40il ne faut pas se rassurer
36:41à bon compte
36:41parce qu'effectivement
36:42ça a été l'argument
36:43qu'on a dit beaucoup
36:45sur le fait que
36:45la majorité des étudiants
36:47n'était pas
36:47dans ce cas
36:48c'est plus vrai du tout
36:49puisqu'aujourd'hui
36:50y compris il y a une étude
36:51qui est sortie la semaine dernière
36:52sur l'université ex-Marseille
36:53qui est une université
36:54qui était modérée
36:55et aujourd'hui
36:55on s'aperçoit
36:56que plus de 40%
36:58des étudiants
36:58sont dans cette obédience-là
37:00que la question
37:01et notamment
37:01ça a beaucoup changé
37:02depuis le 7 octobre
37:02que même dans une université
37:04comme ça
37:04qui était une université modérée
37:06aujourd'hui
37:06à 57%
37:07le premier combat politique
37:09de ces étudiants
37:10c'est Gaza
37:10et la lutte pour Gaza
37:11donc effectivement
37:12ça touche aujourd'hui
37:13très largement
37:14On interdit toutes
37:15les conférences politiques
37:16dans les universités ?
37:17En interdisant
37:18toutes les conférences
37:19In fine vous n'interdirez
37:20que les conférences de gauche
37:21puisqu'il n'y a que celles-ci
37:23qui soient tolérées
37:24par ces milices
37:25qui agissent à l'intérieur
37:26des universités
37:27et qui interdisent
37:28à ceux qui ne pensent pas
37:29comme eux
37:29de s'exprimer
37:32dans l'enceinte
37:34de ces universités
37:35donc oui
37:35il faut les interdire
37:36bien sûr
37:36Cette information
37:37on va se quitter
37:38dans une minute
37:39on vient d'apprendre
37:40que les gardes à vue
37:40des 9 personnes interpellées
37:42hier
37:43dans le cadre
37:43de l'enquête
37:44sur la mort de Quentin
37:45sont prolongées
37:47de 24 heures
37:47l'intégralité
37:48des 9 personnes
37:49interpellées hier
37:50leur garde à vue
37:51est prolongée
37:51de 24 heures
37:52on imagine
37:54Georges
37:54qu'évidemment
37:55il y a encore
37:55beaucoup de
37:56l'enquête se poursuit
37:57bien sûr
37:57ils vont exploiter
37:58au maximum
37:59ce délai
38:00de 24 heures
38:01pour rassembler
38:02le maximum
38:02d'éléments
38:03éventuellement
38:04faire des confrontations
38:05en garde à vue
38:06lorsqu'il y a
38:07des incohérences
38:08et puis au bout
38:09des 48 heures
38:10il y aura
38:11un défermant
38:11au parquet
38:12comme l'on dit
38:12qui va immédiatement
38:14sans saisir
38:14un ou deux
38:15moi je pense
38:16qu'il y aura
38:16une collégialité
38:17de juge
38:17d'instruction
38:18qui vont prononcer
38:19les mises en examen
38:20alors on verra
38:20qui a fait quoi
38:21à qui on peut déjà
38:23reprocher tel ou tel fait
38:24et puis ensuite
38:25il y aura le débat
38:26contradictoire
38:26à huis clos
38:27devant le juge
38:28de liberté
38:29de la détention
38:30pour toutes les réquisitions
38:31de mandat de dépôt
38:32qui seront requises
38:33Et selon vous
38:33ça peut durer
38:34combien de temps ?
38:35Quoi donc ?
38:36Toute l'enquête
38:37préliminaire
38:37L'enquête là
38:39ça va se terminer
38:39flagrant
38:40c'est au bout
38:40de 48 heures
38:41Et après il y a
38:42l'instruction
38:43L'instruction va durer
38:45des années
38:46Merci beaucoup
38:46Georges Fenech
38:47Moins un an en tout cas
38:48Oui c'est ça
38:48C'est que le début
38:50Merci beaucoup
38:50Merci à vous
38:51d'avoir été avec nous
38:52sur ce plateau
38:52Merci à Olivier Vial
38:53directeur du centre
38:54d'études et de recherche
38:56universitaire
38:57Merci à Yohan Uzaï
38:58Merci à Myriam Djabali
38:58Larac
38:59professeur d'économie
39:00présidente de l'association
39:01Regards lycéens
39:03Ne manquez pas demain
39:04la grande interview
39:05sur CNews et Europe 1
39:07C'est Bruno Retailleau
39:08président des Républicains
39:10candidat à la prochaine
39:11élection présidentielle
39:12qui sera l'invité
39:14de Laurence Ferrari
39:15donc demain matin
39:168h10 sur CNews
39:17et Europe 1
39:18Merci de nous avoir suivis
39:20Dans un instant
39:20c'est Face à l'Info
39:21présenté par Christine Kelly
39:22Bonne soirée sur CNews
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