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L'actualité du jour décryptée en plateau par Thomas Bonnet avec les journalistes et les invités de #60MinutesInfo

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00:01Bonjour à tous, ravi de vous retrouver pour 60 minutes info, on est ensemble jusqu'à midi pour décrypter l
00:07'actualité.
00:08Il sera notamment question de cette marche en hommage demain à Quentin, ça se passe à Lyon.
00:13Et vous le verrez, il y a énormément de réactions politiques qui vont susciter le débat en plateau.
00:17J'en suis sûr, je vous présenterai mes invités dans quelques instants.
00:20Mais d'abord, il est 11h, l'heure de faire le point sur l'actualité avec Félicité Kindoki.
00:24Bonjour, chère Félicité.
00:28Bonjour Thomas, bonjour à tous.
00:30Et oui, Thomas, vous en parliez il y a quelques instants.
00:32Mais Jordan Bardella, président du Rassemblement national, recommande dans une lettre à ses cadres
00:37de ne pas se rendre demain à tous les rassemblements d'hommage à Quentin de Ranque.
00:41Malgré l'important dispositif de sécurité prévu, il ne souhaite pas non plus que son parti politique y soit associé.
00:47Il estime que les organisateurs de ces rassemblements sont multiples et incertains,
00:51les proches de la victime n'étant pas à l'initiative.
00:54L'immobilier neuf connaît une grave crise depuis trois ans.
00:59La vente des logements neufs est en baisse.
01:00Le ministère de la Ville et du Logement a dévoilé son rapport,
01:03selon lequel le nombre d'habitants neufs réservés par des particuliers en 2025
01:07a reculé de 6% sur un an et a touché son niveau le plus bas.
01:12Logements inondés, personnes évacuées, transports interrompus,
01:16les crues exceptionnelles continuent de perturber la vie des habitants de l'ouest de la France.
01:20La Loire-Atlantique, la Charente-Maritime et la Maine-et-Loire sont maintenus en vigilance rouge au cru.
01:26Le premier ministre Sébastien Lecornu a promis une indemnisation au plus vite pour les victimes.
01:31Et puis un point sur l'actualité à l'étranger avec ce bras de fer qui se poursuit entre l
01:36'Iran et les Etats-Unis.
01:37Après les déclarations hier de Donald Trump indiquant se donner 10 à 15 jours
01:41pour décider si un accord avec l'Iran est possible ou s'il recourra au contraire à la force contre
01:46Téhéran,
01:47il ajoute que sans accord pertinent, de mauvaises choses arriveront en Iran.
01:51L'ambassadeur iranien a réagi en réitérant ses menaces envers les bases américaines
01:55présentes au Moyen-Orient en cas d'attaque militaire.
01:58Test général réussi pour la NASA avec l'envoi d'astronautes autour de la lune très inéminemment.
02:05Pour la première fois depuis plus de 50 ans, l'agence spatiale américaine prévoit son lancement
02:09avec son énorme fusée SLS dans le cadre de la mission Artemis 2.
02:13Après les difficultés rencontrées il y a un mois, cette répétition générale s'est effectuée comme prévu
02:18dans des conditions du réel.
02:21Trois américains et un canadien prendront part à la mission.
02:24Et puis nous apprenons la mort d'Eric Dan, l'acteur américain connu pour son célèbre rôle
02:29dans la série Grey's Anatomy.
02:30Il s'est éteint hier à l'âge de 53 ans.
02:33Il avait annoncé l'année dernière le diagnostic d'un trouble neurologique
02:36et c'est à l'issue d'un combat courageux contre la maladie qu'Eric Dan a soutenu.
02:43Merci beaucoup, félicité.
02:44On vous retrouve à midi pour un nouveau tour de l'actualité.
02:47Ce sera dans Midi News avec Thierry Cabane puisqu'on est vendredi.
02:50Je vous présente les invités qui vont m'accompagner pendant cette heure de débat.
02:53Sabrina Birlin-Bouillet, bonjour.
02:55Bonjour Thomas.
02:55Journaliste au service police-justice de CNews.
02:57Hélène Roy est avec nous.
02:58Bonjour chère Hélène, ravie de vous retrouver.
03:00Karim Maloum, bonjour.
03:01Bonjour à tous.
03:01Merci également d'être là.
03:02Mathias Leboeuf, comme tous les vendredis, bonjour.
03:04Bonjour Thomas.
03:05Pierre Mathias et Jean-Christophe Gallien, bonjour.
03:07Merci également d'être présent.
03:08On va parler de cette marche en hommage à Quentin parce que c'est très intéressant.
03:13Cette marche, c'est le vecteur des crispations en France à plusieurs égards.
03:16Et on va prendre le temps justement de toutes les explorer de ces crispations.
03:20D'abord, crispations de la part du RN.
03:22Jordan Bardella, président du RN, recommande de ne pas se rendre aux différentes marches.
03:26Il recommande notamment aux membres de son parti.
03:29Il vient de le dire il y a quelques instants, on va l'écouter, Jordan Bardella,
03:32qui donc appelle à ne pas se rendre à ces marches en hommage à Quentin.
03:37Au vu des menaces qui sont celles de l'ultra-gauche et compte tenu de la volonté de la famille
03:40de ne pas politiser ces rassemblements, j'ai pris la responsabilité d'appeler nos parlementaires
03:46à la plus grande prudence.
03:47Je crois que c'est nécessaire et c'est normal.
03:49Et puis notre rôle, si vous voulez, n'est pas tant d'être dans la rue que d'être
03:52ceux qui allons porter demain au pouvoir une réponse politique.
03:55Et donc, comme nous l'avons toujours fait, le RN ne participe pas à des manifestations
04:01avec lesquelles nous n'avons pas de lien direct avec les organisateurs.
04:04Et nous allons évidemment maintenant mener un combat qui est un combat politique
04:07pour faire en sorte que l'ultra-gauche soit mise hors d'état de nuire
04:11parce qu'elle est responsable aujourd'hui d'une dégradation sans précédent
04:14du climat politique dans notre pays.
04:16L'extrême-gauche a tué.
04:17Et il y a aussi une responsabilité morale de la part de mouvements politiques,
04:21ceux du Nouveau Front Populaire, qui pendant les dernières élections législatives
04:24ont fait campagne aux côtés de la milice de la Jeune Garde.
04:27Karim Maloum, est-ce qu'il a raison, Jordan Bardella,
04:29de recommander de ne pas se rendre à ses marches ?
04:32J'ai eu l'occasion de lire ce courrier ce matin,
04:35dont je l'ai même publié un article dans Rupture.
04:38Effectivement, il recommande à ses cadres de ne pas insister
04:42et de ne pas associer même le cycle de Rassemblement National à cette manifestation,
04:48sauf, il rajoute une indication pour être précis,
04:51que sauf les gens à Lyon, voilà, pour des raisons de proximité,
04:56et ils seront à côté.
04:57Nous sommes un pays de liberté.
05:00Nous avons le droit de manifester, de protester.
05:03Mais ça, on va en parler, Karim Maloum.
05:04On va en parler avec Laurent Nunez qui a parlé.
05:06Et sur Jordan Bardella, est-ce qu'il a raison, lui, de dire qu'on va y aller ?
05:10Le ministre de l'Intérieur l'a précisé.
05:12Je suis garant des libertés.
05:15Est-ce que Jordan Bardella a raison ?
05:17C'est tactique de sa part.
05:19C'est très tactique.
05:20Il laisse le monopole de la violence à la France insoumise.
05:23Parce qu'il a peur aussi.
05:25Parce qu'il faut rappeler que le Rassemblement National,
05:28que Mme Le Pen a été énormément critiqué,
05:30ça fait une dizaine d'années, d'avoir fait le ménage au sein de son mouvement,
05:34d'écarter un certain nombre de groupuscules d'extrême droite.
05:37Et aujourd'hui, il a peur que, tout d'un coup,
05:40ça bascule de la France insoumise vers la Rassemblement National.
05:44Donc, pour terminer, c'est tactique de sa part.
05:46Il laisse le monopole à ceux qui veulent conflictualiser le débat politique.
05:50C'est l'extrême gauche.
05:51Il a peur, Jordan Bardella, Jean-Christophe Gallien ?
05:53Il a peur, c'est de la prudence de sa part ?
05:55Non, moi, je pense que c'est...
05:56Vous savez, on est dans des périodes offensives de tous les côtés.
05:59C'est-à-dire qu'on n'est pas en défense.
06:00Peut-être que la France insoumise pourrait être en défense,
06:02mais ce n'est pas une organisation qui a vocation à être défensive.
06:05C'est une organisation qui est, avec ses proxys, d'ailleurs,
06:07fabriquée pour être offensive.
06:09Jordan Bardella, là, c'est une position assez offensive d'un point de vue.
06:11Ce n'est pas une position de peur, c'est une position de maîtrise.
06:14De maîtrise de l'agenda.
06:15C'est-à-dire qu'évidemment, tout concourrait à l'idée
06:18presque d'obliger l'organisation du Rassemblement National
06:23d'aller se mêler à la manifestation, d'être présent.
06:25Parce que, voilà, dire qu'on est contre cette violence politique.
06:28Il n'y a pas besoin, forcément, d'être dans une manifestation.
06:31Et ça a été très bien dit, pour exprimer politiquement
06:33ce qui est à son niveau de président de parti politique,
06:37son opposition à ce qui s'est passé, évidemment,
06:40et à ce qui pourrait se passer encore demain.
06:42Donc, je pense que ce n'est pas une position de peur,
06:44c'est une position de maîtrise de l'agenda.
06:45Ce qui est plutôt une preuve de maturité,
06:48lorsqu'on lui fait reproche d'être immature politiquement,
06:50en tout cas, de ne pas avoir assez de maturité et d'expérience politique.
06:53Rappelons qu'il est tout seul, là, au commandant.
06:55Que Marine Le Pen a un peu disparu des radars, pour le coup, sur cette affaire.
06:59Ce qui veut dire que, là, il fait face à un premier vrai enjeu politique.
07:04Rappelons que c'est un basculement politique, cette affaire, triste affaire.
07:08Celui qui est aux manettes.
07:09Et il est aux manettes.
07:09Et il fait face, donc, à la première véritable épreuve
07:11qui devient une opportunité aussi, quelque part, et pas une menace.
07:14C'est une ligne de crête pour Jordan Bardella.
07:17Parce que, comme le disait Jean-Christophe Gallien,
07:18on imagine que beaucoup de militants, sympathisants RN,
07:21pourquoi pas des élus, spontanément se sont dit
07:24on va aller participer à ces marches.
07:25Lui, il dit non, il ne faut pas y aller.
07:26Et parce qu'effectivement, s'il y a le moindre débordement,
07:29la faute va nous être imputée, forcément.
07:32Justement, d'ailleurs, ce matin, Alexandre Dupalais,
07:34vous savez, qui est candidat à RN-UDR à Lyon pour les municipales,
07:38n'ira pas, évidemment.
07:39Parce que Jordan Bardella a donné cette consigne-là.
07:42Je pense que cette marche, de toute façon,
07:43elle part d'un sentiment qui est extrêmement noble.
07:45À savoir rendre hommage à Quentin.
07:46Ça, c'est sûr.
07:47On est tous d'accord sur le constat.
07:48Maintenant, Jordan Bardella, je pense, a raison de faire ça,
07:51de prendre cette décision-là,
07:53notamment en termes de stratégie,
07:54mais également en termes, en fait,
07:56à la seconde où les parents de Quentin ont signalé
07:58qu'il n'y allait pas,
07:59où il y a beaucoup de proches de Quentin
08:00qui ne seront pas forcément à cette manifestation-là.
08:03C'est vrai que c'est toujours un peu difficile
08:05d'appeler justement à la marche,
08:06alors que même les parents ne sont pas là.
08:09Donc, effectivement, on ne pourra jamais imputer ça
08:10à Jordan Bardella.
08:11Et je rejoins effectivement ce que vous avez tous les deux dit.
08:13S'il y a le moindre débordement,
08:15on sait à quel point la classe médiatique,
08:16la classe politique peut être plus dure
08:18vis-à-vis du Rassemblement national.
08:20S'il y a le moindre débordement,
08:21on l'imputerait à Jordan Bardella.
08:23Et je pense qu'effectivement,
08:24il ne veut absolument pas être responsable de ça.
08:26C'est très intéressant, je le disais, cette marche,
08:27parce qu'on est vraiment au cœur des crispations
08:29de la polarisation du débat politique.
08:32Je vous propose de découvrir ce qu'a dit Manuel Bompard,
08:34donc le coordinateur de la France Insoumise,
08:36au sujet justement de cette marche hommage.
08:38La marche prévue samedi à Lyon
08:39est loin d'être seulement un hommage à la victime, dit-il.
08:42Elle est prévue pour être, écoutez bien,
08:43une véritable démonstration fasciste dans les rues.
08:46Plus de 1000 néonazis de toute l'Europe
08:48sont annoncés dans une volonté de vengeance mortifère.
08:50Cela représente une véritable menace pour les habitants.
08:53Elle doit être interdite,
08:54comme cela a été le cas dans d'autres villes comme à Toulouse.
08:56Mathias Leboeuf, quand Manuel Bompard
08:58dit que c'est une véritable démonstration fasciste,
09:01est-ce que vous pensez qu'il a raison ?
09:02Qu'il a raison sur le terme de fasciste ?
09:04Démonstration fasciste.
09:05Ça va être une démonstration, oui,
09:07de force de tous les mouvements d'ultra-droite.
09:11Le fasciste, vous savez, se jeter des grands mots à la tête.
09:15Le mot est important parce que, en fait,
09:17quand vous dites que c'est des fascistes,
09:19indirectement, vous appelez les antifascistes
09:20parce que c'est comme ça qu'il vous présente,
09:21il faut se mobiliser contre eux.
09:24La dénomination est importante, effectivement.
09:26On peut parler d'ultra-droite, d'ultra-gauche.
09:28Je rappelle quand même que Quentin
09:31était cofondateur d'un mouvement
09:34qui est classé comme néofasciste.
09:36Et après ?
09:38Et après, rien, c'est la vérité, c'est factuel, point.
09:41Et après, on peut imaginer
09:43que tous les mouvements néofascistes
09:45veulent rendre hommage à Quentin,
09:47qui est un des leurs,
09:48mais comme ça aurait pu se faire pareil à gauche,
09:51moi, ça ne justifie en rien, bien évidemment,
09:53la mort de Quentin,
09:54mais il appartenait à cette mouvance politique-là.
09:57Et on peut imaginer que cette mouvance politique-là,
10:01comment dire,
10:02fera une démonstration de force, au passage.
10:04Parce que vous ne m'avez pas interrogé sur Jordan Bardella.
10:07C'est pour ça que Jordan Bardella n'y va pas.
10:10Et Jordan Bardella est très malin là-dessus.
10:13Il a bien compris qu'on ne peut pas lutter
10:15contre l'ultra-gauche
10:16en se rangeant derrière l'ultra-droite.
10:19Et il s'autorise, effectivement,
10:21des parents de, comment dire, de Quentin.
10:23Mais aussi, il dit une chose très importante.
10:26Il dit, notre vocation n'est pas de descendre dans la rue,
10:29mais de gouverner.
10:30D'ailleurs, il a rappelé que c'était
10:32sous l'impulsion du parti d'Éric Sotti allié au RN
10:35qui a eu une minute de silence à l'Assemblée nationale pour Quentin.
10:38D'une certaine façon, alors là, on peut discuter les mots de Manuel Bompard,
10:42mais d'une certaine façon,
10:45Jordan Bardella valide quasiment l'analyse.
10:48Ce n'est pas certain.
10:49C'est une marche fasciste, vous allez un peu loin dans l'analyse.
10:52Mais en gros...
10:52Parce que là, ce qu'il faut comprendre, à mon avis,
10:54dans le tweet de Manuel Bompard,
10:56c'est que si ce sont des fascistes,
10:57ça autorise les antifascistes, et je mets des guillemets,
11:00à intervenir.
11:00C'est ça que ça veut dire.
11:01Parce que ce qui manque dans votre résumé, Mathias, à mon avis,
11:04c'est que la violence,
11:05s'il y avait une violence, s'il y avait des débordements,
11:07elle viendrait sûrement de groupes d'ultra-gauche
11:08qui iraient perturber la marche...
11:11Quand on dit que l'EFI est une organisation qui est à l'attaque,
11:16oui, elle est à l'attaque.
11:17Et la preuve, cette déclaration,
11:18comme leur déclaration depuis quasiment
11:22le fait qu'on connaisse la mort de Quentin,
11:24qu'on l'apprenne et qu'elle soit validée
11:26dans les conditions dans lesquelles ça s'est déroulé,
11:29il y a une volonté d'attaque.
11:31Il y a une volonté non pas de se replier,
11:33il n'y a pas du tout de regrets,
11:34il n'y a pas de...
11:35Ils assument tout.
11:35Mais on assume et on pousse encore.
11:37Mais pourquoi ils vont en récupérer ?
11:37Parce que véritablement, l'idée, c'est quoi ?
11:41C'est que dans ce contexte de violence, effectivement,
11:44vous reprenez encore le discours de la violence
11:45et vous réinterprétez ce qui va se passer à votre manière.
11:49Et soyons clairs, il y a, à travers le pays,
11:52et c'est évident en termes de...
11:54Quand on fait des calis ou des travaux encore plus en profondeur,
11:57il y a un écho très favorable à ce discours de LFI,
12:01notamment au niveau de la jeunesse.
12:02Quand vous rencontrez les amphi dont on parlait,
12:05c'est Rima Hassan comme une rockstar,
12:07les autres aussi, donc on est...
12:08On rappelle que tout ça part d'une conférence d'ailleurs
12:10qui est donnée à Sciences Po Lyon
12:11où elle est accueillie comme une rockstar,
12:12Rima Hassan en l'occurrence.
12:13Exactement.
12:14Dans un pays qui se respecte,
12:15quand une organisation politique
12:17est impliquée directement ou indirectement
12:19dans la mort d'une personne,
12:21on fait profil bas.
12:23Eh bien non,
12:24la France Insoumise ne fait pas profil bas.
12:25Je vous rappelle une phrase de Guy Mollet
12:27qui a qualifié la droite à son époque
12:30de la droite la plus bête du monde.
12:33Aujourd'hui, en 2026, on peut dire,
12:35je vais reprendre une phrase de Bertolt Brasch,
12:37c'est la bête immonde.
12:39Et la bête immonde aujourd'hui,
12:41elle est représentée par la France Insoumise,
12:43par Jean-Luc Mélenchon
12:44qui veut tout conflictualiser,
12:46qui a commencé depuis 2012.
12:48C'est historique.
12:50Il a dit,
12:50les peuples en colère
12:52ont besoin d'un discours
12:53cru,
12:54drus.
12:54Il faut tout conflictualiser.
12:56Le résultat,
12:5715 ans après,
12:58il y a un mort à Lyon,
13:00la mort de Quentin,
13:01la responsabilité morale
13:03de ce qu'on appelle les antifascistes.
13:05En réalité,
13:07ceux, les vrais fascistes,
13:08c'est quoi un fasciste ?
13:09C'est celui qui tue des personnes.
13:11On peut revenir des années 30, 40, 50,
13:14qui mettait des cagoules,
13:15qui tuait des personnes.
13:16Aujourd'hui,
13:16la vraie extrême droite
13:18est devenue l'extrême droite.
13:19C'est l'extrême gauche
13:20qui est devenue
13:21la vraie extrême droite.
13:22On va écouter Laurent Nouniez,
13:23ministre de l'Intérieur,
13:24qui dit, lui,
13:25qu'il ne veut pas interdire
13:26cette marche,
13:27qu'elle sera encadrée, bien sûr,
13:28mais qu'elle doit pouvoir
13:29se tenir demain à Lyon.
13:31Écoutez.
13:31D'abord, il y a effectivement
13:32une manifestation
13:33qui a été déclarée,
13:34comme vous l'avez rappelé,
13:36en hommage à Quentin
13:37par un particulier,
13:40mais il y a effectivement
13:41un certain nombre de structures
13:42qui appellent à ce rassemblement.
13:44Vous savez, moi,
13:44je suis ministre à la fois,
13:46je suis le garant de l'ordre public
13:47et aussi je protège
13:48la liberté d'expression.
13:49Donc, voilà,
13:50je ne peux interdire
13:51une manifestation
13:51quand il y a des risques
13:52majeurs de troubles
13:53à l'ordre public
13:53et que je ne suis pas
13:54en mesure de le contenir.
13:55Donc, j'en ai évidemment
13:56discuté avec la madame
13:58la préfète du Rhône
13:59et donc, je ne demande pas
14:00l'interdiction de cette manifestation.
14:01Donc, elle se déroulera ?
14:03Elle sera encadrée
14:04pour éviter tout trouble
14:05à l'ordre public,
14:06à la fois autour du cortège,
14:07puisque c'est d'un cortège
14:08dont il s'agit.
14:09C'est une marche
14:09qui fera quoi ?
14:10Un kilomètre à peu près ?
14:11Un kilomètre quatre.
14:11Un kilomètre quatre.
14:12Qui sera encadrée
14:13par des forces de l'ordre
14:14et forces de l'ordre
14:15qui rayonneront évidemment
14:17à la périphérie de ce cortège
14:18pour éviter
14:18toute trouble à l'ordre public
14:19et toute provocation.
14:21Laurent Nunez,
14:22qui est ciblé désormais
14:23par la France Insoumise,
14:24justement pour ne pas avoir
14:25interdit cette marche,
14:26Hélène Ré.
14:26Oui, mais c'est fou.
14:27Laurent Nunez,
14:28il faut comprendre quand même,
14:28c'est probablement
14:29l'homme le mieux informé
14:31de France
14:31avec le président de la République.
14:33Donc, s'il prend la décision
14:34d'autoriser cette marche,
14:35c'est parce qu'il sait,
14:36contrairement à Emmanuel Bompard,
14:37qu'il n'y a pas
14:38mille néo-nazis
14:39qui vont débarquer
14:39à Lyon demain.
14:40C'est qu'il le sait,
14:41c'est qu'il pense
14:41qu'il peut ne pas y avoir
14:43de débordement
14:44grâce justement à...
14:45Alors oui,
14:45il y aura effectivement
14:46un effectif policier
14:47qui sera lourd,
14:48c'est absolument normal.
14:49Maintenant,
14:50si Laurent Nunez
14:50prend la décision
14:51d'autoriser cette marche,
14:52c'est qu'a priori,
14:52il pense que ça ira.
14:53Voilà.
14:54Et on avait l'organisatrice
14:55de cette marche
14:55qui était en direct
14:56avec nous hier,
14:57pour ceux qui ne l'ont pas entendue,
14:58je vous propose de réécouter.
14:59Elle dit
15:00quel est l'objectif
15:01qui est derrière
15:02cet hommage
15:03qui se veut pacifique.
15:04Elle a insisté lourdement
15:05sur le terme de pacifique.
15:07C'est ça l'objectif
15:08pour les organisateurs.
15:09Écoutez.
15:10Je suis profondément déçue
15:11à vrai dire
15:11parce que le maire de Lyon,
15:12nous ne l'avons pas
15:13beaucoup entendu
15:14par rapport
15:15à ce qui s'est passé
15:16ou aux différentes découvertes
15:18par rapport aux liens
15:19entre la jeune garde
15:20et la FI,
15:21par rapport aux liens
15:22entre la jeune garde
15:23et la mairie.
15:24Par contre,
15:25nous l'entendons
15:27rugir
15:27pour tenter d'interdire
15:28un hommage
15:31qui n'aura rien
15:32d'un rassemblement
15:34tel que les ultra-gauches
15:37tentent de le décrire.
15:38On parle d'un hommage
15:40qui sera calme,
15:42pacifique.
15:42Vous entendez
15:43les arguments
15:44Mathias Pebeuf
15:44de l'organisatrice
15:45qui dit
15:45oui,
15:45ça va être un hommage
15:46qui se veut calme,
15:47pacifique,
15:47il n'y a aucune raison
15:48qu'il y ait de l'attention
15:48sauf s'il y avait
15:49des éléments d'ultra-gauche
15:50qui voulaient perturber
15:51l'événement.
15:51C'est de là
15:52d'où pourrait venir
15:52le danger en fait.
15:53Moi,
15:54je ne suis pas pour l'interdiction
15:55ou je suis un libertaire
15:57de gauche.
15:59pour moi une bonne solution.
16:01En revanche,
16:02il y a quelque chose
16:03qui me choque énormément,
16:05c'est que M. Nunez
16:06explique qu'il n'y aura
16:07pas de problème de sécurité,
16:09que les forces publiques
16:11peuvent,
16:11les forces de l'ordre
16:12peuvent encadrer
16:14cette marche sans problème.
16:16Mais pourquoi n'a-t-il pas
16:19assuré à ce moment
16:20la sécurité de la conférence
16:23de Rima Hassan ?
16:24Parce que si...
16:26Laissez-moi terminer.
16:28s'il avait assuré
16:30la sécurité
16:31de la conférence
16:32de Rima Hassan
16:33à Sciences Po,
16:34il n'y aurait pas eu
16:35un mort sur le pavé.
16:35Il y avait 300 policiers
16:36qui étaient déployés.
16:37Alors,
16:38ils sont mauvais.
16:38Parce que si 300 policiers...
16:41Mais non,
16:42mais enfin,
16:42il y a une instrumentalisation
16:43du pouvoir...
16:45Il y a Sciences Po
16:45qui se passe à 1,4 km.
16:48Si vous connaissez...
16:49Enfin,
16:49vous rigolez ou quoi ?
16:50Expliquez-moi...
16:51Si vous connaissez...
16:52Expliquez-moi...
16:53Je vais vous expliquer.
16:55Expliquez-moi comment
16:56300 policiers
16:57mobilisés
16:58autour d'une conférence
16:59d'une députée européenne,
17:01quelle que soit son parti,
17:03n'arrivent pas
17:04à maîtriser
17:04une situation
17:05de guérilla de rue.
17:07Expliquez-moi pourquoi
17:08il faut 300 policiers
17:09pour aller sécuriser
17:10le moindre déplacement
17:11de Rima Hassan ?
17:11Si vous permettez...
17:13Si vous permettez...
17:15Pourquoi ?
17:15Je vais vous expliquer.
17:16Pourquoi ?
17:16Parce qu'il y a un collectif
17:18qui acquise...
17:20C'est dangereux ce que vous dites.
17:22On parle de 7 jeunes femmes
17:23avec un drap.
17:247 jeunes femmes
17:25avec un drap
17:26qui sont entourées
17:27par 17 garçons
17:28qui sont...
17:28Mathias,
17:28vous ne pouvez pas
17:30ne pas voir
17:31que Rima Hassan,
17:32partout où elle va,
17:33elle anime les tensions
17:34partout où elle va.
17:34Ça vient de sa personnalité,
17:36ça vient de son discours.
17:37Ça vient de son discours,
17:38vous le savez pertinemment.
17:39Juste pour...
17:39Rima Hassan...
17:41Donc on encadre
17:41300 policiers.
17:42Karim Maloum,
17:43vous voulez le voir ?
17:44Je veux vous rappeler...
17:45Vous êtes pour...
17:46Il ne faut pas interdire
17:47d'un côté,
17:48mais vous êtes pour...
17:48Je n'ai pas dit
17:49qu'il fallait interdire.
17:49Je dis,
17:51à chaque fois que Rima Hassan
17:53va quelque part.
17:53Mais bien sûr que Rima Hassan
17:55acquise le...
17:56Karim Maloum,
17:57à vous.
17:57Juste pour vous rappeler
17:59vos classiques.
18:00Comme disait Lénine,
18:01les filles sont titus.
18:02Ils sont là.
18:03D'accord ?
18:04Et qu'un jeune homme
18:05de 23 ans...
18:06Je ne suis pas
18:07un fan de Lénine.
18:08Non, mais c'est des classiques.
18:10C'est très important.
18:11Je ne dis pas
18:12que Lénine...
18:12Non, non, non.
18:13C'est le même pédéalité.
18:14Proski, au moins.
18:15De mettre...
18:16Comme il a dit
18:17le Premier ministre,
18:18je ne vous accuse pas de ça,
18:19c'est vraiment abject
18:20et indigne
18:21de mettre sur le même pédéalité
18:23des gens
18:24qui viennent pour tuer
18:25et des gens
18:26qui viennent pour protester.
18:28L'association Numésis
18:30a le droit,
18:31nous sommes dans un pays
18:31de liberté,
18:33de se rassembler.
18:34Je ne conteste pas
18:35à Numésis...
18:36Je ne vous ai pas compris.
18:36Elle a le droit
18:37de se rassembler,
18:38mettre sur le même pédéalité
18:40une protestation démocratique.
18:42Vous êtes pour ou contre
18:42l'association
18:43si le sujet n'est pas là.
18:44Un homme a été assassiné
18:46par des fascistes.
18:47Ces fascistes
18:48font partie de l'extrême droite
18:49et je viens de dire
18:50de l'extrême droite.
18:51C'est l'ultra-gauche.
18:52On ne va pas...
18:54Non, non, non.
18:54Je l'ai compris,
18:55vous l'avez dit tout à l'heure.
18:56Aujourd'hui,
18:56j'assume mes responsabilités
18:58et je peux aller loin.
18:59La nouvelle extrême droite
19:01aujourd'hui,
19:02c'est l'extrême gauche.
19:03fasciste pas de gauche.
19:04Non, mais l'extrême gauche,
19:05à la limite,
19:05c'est l'extrême droite.
19:07Non, mais l'extrême gauche,
19:08elle n'a pas attendu
19:08cette triste affaire
19:10pour tuer en Europe.
19:11Nous avons hébergé
19:12sur notre pays,
19:13ça a été rappelé
19:14par Madame Mélanie,
19:16les brigades rouges
19:17qui ont commis
19:19des attentats,
19:20des kidnappes...
19:20L'action d'Irak ?
19:21Alors, il y avait
19:22la fraction armée rouge
19:23en Allemagne,
19:23l'extrême gauche,
19:24elle n'a pas attendu
19:25la France insoumise
19:27et la jeune garde
19:27pour...
19:28La France insoumise,
19:29évidemment,
19:30n'est pas responsable
19:30en direct
19:31de ce qui s'est passé,
19:32évidemment,
19:32on fait bien attention
19:33de le dire,
19:33mais la jeune garde
19:34ou certains de ses membres
19:35pourraient arriver
19:36à tuer des gens
19:38politiques morts.
19:39Elle n'a pas besoin
19:40de qualifier
19:40d'extrême droite
19:41d'aujourd'hui
19:41ou d'extrême gauche.
19:43Non, mais soyons
19:46encore prudents
19:46sur la manière
19:47de gérer.
19:48C'est trop important
19:50pour que derrière
19:50on ne puisse pas
19:51tirer le fil
19:51une fois qu'on a
19:52à être certain.
19:53Donc, on n'a pas
19:54attendu ça.
19:55Je pense qu'il y a
19:56aujourd'hui
19:57un risque
19:57de violence politique.
19:58J'en reviens
19:58aux déclarations
19:59de Bonpart.
19:59Dire que cette manifestation
20:01est une manifestation
20:03fasciste,
20:03si vous voulez,
20:04et une démonstration,
20:05c'est pire qu'une manifestation.
20:06Il aurait pu dire
20:06de force fasciste.
20:08On est dans un contexte
20:09où on continue.
20:10Là, pour le coup,
20:10on tire le fil.
20:11Là, la responsabilité
20:12de la FI
20:12est directement appliquée.
20:13C'est-à-dire que,
20:14pour le coup,
20:14on voit bien
20:15qu'on est dans un dispositif
20:16stratégique
20:17avec des tactiques
20:18qui sont celles de
20:18oui, il y a eu un drame.
20:21Ce drame,
20:21on va l'exploiter.
20:22D'ailleurs,
20:22leurs verbatimes
20:22ne sont que ceux-là.
20:24Et d'ailleurs,
20:24aujourd'hui,
20:24ça met une pression
20:25terrible sur les autres.
20:27C'est quoi les autres ?
20:28C'est les gens
20:28qui vivent autour d'eux,
20:29à gauche,
20:30qui sont embarqués
20:30avec eux ou contre eux
20:32sur les aspects municipaux.
20:33C'est devenu très compliqué.
20:35Mais le silence
20:36est quand même
20:36assez important
20:37et assourissant.
20:38Ce que vous disiez,
20:38ces hommages,
20:39c'est très intéressant
20:40là encore
20:40parce qu'on voit
20:41les crispations,
20:42les divisions politiques.
20:43Et donc,
20:44à l'échelle de la ville de Lyon,
20:45vous avez deux candidats
20:46notamment qui sont favoris
20:47pour les municipales
20:48dans trois semaines.
20:49C'est Grégory Doucet,
20:50le maire sortant
20:51qui est écologiste
20:51et puis Jean-Michel Olas
20:52qui est le candidat
20:53de la droite
20:53et du centre à Lyon.
20:55Alors,
20:55Jean-Michel Olas,
20:56lui,
20:56il réclame que sur l'hôtel de ville,
20:58on brandit son affiche
20:59le portrait de Quentin.
21:00C'est ce qu'il a demandé.
21:01J'appelle solennellement
21:02le maire à afficher
21:03le portrait de Quentin
21:04au fronton
21:04de notre hôtel de ville.
21:05Par ce symbole,
21:06Lyon n'en aura pas seulement
21:08la mémoire d'un de ses fils
21:09et le marquera son refus
21:10implacable de la violence
21:11et de la haine
21:12car nous ne pouvons pas
21:13simplement tourner la page
21:14comme on refermerait un dossier.
21:15Il doit y avoir
21:15un avant et un après.
21:16Et alors,
21:17là,
21:17ce qui est vraiment frappant
21:19et fascinant,
21:19c'est la réponse
21:20de Grégory Doucet,
21:22le maire de Lyon
21:22qui non seulement
21:23voulait interdire, lui,
21:24la marche qui va se tenir demain
21:25mais qui, en plus,
21:26ne veut pas de cette affiche.
21:28Et voilà la raison
21:29et je voulais votre sentiment
21:31par rapport à ça.
21:31Mettre le portrait
21:32de quelqu'un
21:32qui ne me semble pas,
21:34du fait de ses affiliations,
21:36représenter l'histoire humaniste
21:37de Lyon
21:37ne me semble pas approprié.
21:39On est là encore
21:40dans,
21:41eh bien,
21:42une forme,
21:42on est en train de salir
21:43la mémoire de Quentin
21:44d'une certaine manière
21:45quand on dit qu'il a,
21:46finalement,
21:46par ses prises de position
21:47politique,
21:48il ne mérite pas
21:49qu'on honore sa mémoire.
21:50C'est ça que ça veut dire,
21:51en fait.
21:51Oui, mais ce n'est absolument
21:52pas surprenant
21:52de la part des écologistes,
21:54que ce soit au niveau local
21:54ou au niveau national.
21:56Effectivement,
21:56ils sont aujourd'hui
21:57incapables de rompre avec LFI.
21:58On l'a vu dans le message
21:59de Mariton Delier hier
22:00et Grégory Doucet,
22:01d'ailleurs,
22:01et l'intégralité
22:02de son équipe municipale
22:03dit toujours aujourd'hui
22:04s'il doit y avoir
22:05une alliance
22:05avec la candidate LFI
22:07qui est aujourd'hui
22:08autour de 9-10%
22:09dans les sondages,
22:09il y aura.
22:10Donc, en fait,
22:11ils disent,
22:11si vous voulez,
22:12ils arrivent tout de suite
22:12sur le non,
22:13il n'y a pas d'amalgame,
22:13il n'y a pas d'amalgame.
22:14Donc, ça n'est absolument
22:15pas surprenant
22:16de la part des écologistes.
22:17En revanche,
22:18l'autre versant
22:18de cette histoire,
22:19et je trouve que c'est
22:19quand même très intéressant,
22:21la Macronie est quand même
22:22exemplaire
22:22depuis le début
22:23de cette histoire.
22:24Même là,
22:24Jean-Michel Aulas,
22:25quand on voit
22:25le centre et le droit...
22:27On va écouter
22:27le président de la République
22:28dans un instant,
22:28je ne suis pas certain
22:29que ce soit l'idée
22:30que je me fais
22:30de l'exemplarité,
22:31mais on aura l'occasion
22:32de reparler.
22:33Le fond de la question,
22:35on parle beaucoup
22:36de la France insoumise,
22:37de la jeune garde
22:38que j'appelle fasciste,
22:40de leur montrer
22:41quand le Premier ministre
22:42leur demandait
22:43faites le ménage
22:43dans vos rangs,
22:44tout ça.
22:45Mais non,
22:45ils ne feront pas le ménage.
22:46Mais pourquoi
22:46ils feront le ménage ?
22:47Non, pas du tout.
22:48Jean-Luc Mélenchon,
22:49depuis 2012,
22:50il fait la voiture balée
22:51et ramasse
22:52les wokistes,
22:53les antisémites,
22:54les racistes,
22:58les antisémites,
22:59etc.
22:59Tout ce que vous voulez,
23:00il les ramasse
23:00pour faire une force.
23:01Il a toujours voulu faire ça.
23:02Vous dites
23:03qu'il les ramasse,
23:03je rappelle que c'est une image
23:04parce que vous faites
23:04la voiture balée.
23:06Le modérateur que je suis
23:07est obligé de vous ramener.
23:08Il fait la voiture balée.
23:09Le terme existe
23:10dans la langue française
23:10c'est la voiture balée.
23:11C'est de ramasser.
23:12Donc voilà,
23:13de ramasser du voie,
23:13de récupérer du voie.
23:14Je suis d'accord avec vous
23:15et vous avez bien fait
23:18Merci de valider mes propos.
23:20Le deuxième point,
23:21le plus grand danger
23:23aujourd'hui,
23:23c'est ne pas demander
23:24à la France insoumiste
23:25de changer,
23:25ils ne changeront pas.
23:26C'est ne pas demander
23:27à l'extrême gauche
23:27de venir un parti démocratique,
23:29ils ne changeront pas.
23:30La question de fond,
23:31ce que vous venez de dire,
23:33quelle est la position
23:35des organisations de gauche,
23:37à savoir le parti socialiste,
23:38le parti communiste
23:39et les écologistes.
23:40Est-ce qu'ils vont se démarquer ?
23:42Définitivement.
23:42Parce qu'il faut corneriser
23:44la France insoumise.
23:45Il faut la mettre
23:46dans un coin.
23:46Et s'il n'y a pas
23:47un cordon sanitaire
23:48contre la France insoumise,
23:50la violence va continuer
23:51et la gauche va s'enterrer.
23:53On verra tout à l'heure
23:54les réactions.
23:55On verra dans un instant
23:56les réactions justement
23:57de la gauche.
23:58Mais simplement
23:58sur les propos
23:59de Grégory Doucet,
24:01Mathias Leboeuf,
24:01quand il dit
24:02du fait de ses affiliations,
24:04Quentin ne représente pas
24:06l'histoire humaniste de Lyon.
24:08Est-ce que vous partagez
24:08ces propos
24:09ou est-ce que ça vous choque
24:10vous aussi ?
24:11Non, ça ne me choque pas.
24:12Je les comprends.
24:13Je vais vous dire pourquoi.
24:14parce que Quentin, encore une fois,
24:16est une victime.
24:18Une victime
24:19à déplorer
24:19aucune ambiguïté
24:22à avoir là-dessus.
24:22Mais c'était aussi
24:24un militant politique,
24:25un militant politique
24:27extrêmement engagé.
24:28Et c'était un militant politique
24:29qui justement
24:30n'avait pas refusé
24:32la violence
24:33et la haine.
24:35Vous dites qu'il n'avait pas
24:36refusé la violence.
24:36Il n'a jamais été condamné,
24:37il n'a jamais été porté.
24:38Il n'a jamais eu
24:39d'enquête sur lui.
24:40Il n'a même pas
24:41de garde à vue.
24:43Il appartenait
24:44à des mouvements
24:45qui étaient quand même
24:46des mouvements violents.
24:47Donc ça, ça disqualifie
24:48pour avoir un hommage.
24:49Qui décide de ça ?
24:50Qui décide de ce qui est acceptable ?
24:50Il appartenait
24:51à des mouvements
24:52qui étaient des mouvements violents.
24:53Et pardonnez-moi,
24:55je redis une chose,
24:56c'est que ce groupe
24:57qui est venu
24:58pour soutenir
24:59ou défendre
25:01Némésis
25:01est arrivé
25:02armé de barres de fer.
25:06Après, c'est l'enquête
25:06qui le dira.
25:07C'est un drôle de Sabrina.
25:11Encore une fois,
25:12en attendant,
25:12les deux premières
25:13victimes avant le temps,
25:14c'est deux militantes
25:16de Némésis
25:17qui ont été prises à partie.
25:18L'une a été tombée,
25:19l'autre frappée.
25:19Elles ont deux et cinq
25:20l'hôpit étaient.
25:21C'est absolument inacceptable.
25:23Je suis entièrement d'accord.
25:24Mais encore une fois,
25:26pour qu'il y ait affrontement,
25:27il faut qu'il y ait deux...
25:28Mais là, je pense que
25:29vous vous trompez, Mathias.
25:30Il n'y a pas de la description.
25:32Attendez, s'il vous plaît,
25:33pas tous en même temps.
25:35Regardez les vidéos.
25:36Il n'y a eu aucun blessé
25:37de l'homme, Mathias.
25:38Sur les vidéos,
25:39on voit que les hommes
25:40cagoulés et armés
25:41étaient du côté
25:42des militants.
25:43Non, non, on n'a pas
25:44vu le milieu.
25:45La seule version officielle,
25:46Mathias.
25:47La seule version officielle
25:48aujourd'hui,
25:49c'est celle du procureur
25:49de la République.
25:50On a tous reproché lundi
25:51qu'il soit resté
25:52sur la description des faits.
25:53Mais il a décrit les faits.
25:54Il a bien dit
25:55qu'il n'y avait aucun affrontement,
25:57que les filles
25:58ont été prises à partie,
25:59que les garçons
26:00qui entouraient les filles,
26:01dont ce pauvre Quentin,
26:03ne sont pas du tout intervenus
26:05pour essayer de protéger
26:06les filles.
26:06Ils n'ont même pas tenté
26:07avec quelque arme
26:08que ce soit leur point
26:09ou quoi que ce soit.
26:10Et qu'ensuite,
26:11il y a eu une prise à partie
26:12directe.
26:12Il n'y a pas eu d'affrontement.
26:13Il l'a décrit noir sur blanc.
26:14Ce qui lui permet
26:15de requalifier complètement
26:16le processus
26:17et de dire qu'il y a
26:17une tentative de meurtre.
26:19Voir demain,
26:19on verra si on ne va pas
26:20autre chose.
26:21Donc en fait,
26:21en réalité,
26:22on est face à une réalité
26:23qui a été très bien décrite,
26:24qui n'a aucune ambiguïté là-dessus.
26:25Il n'a pas été bien analysé
26:26par un certain nombre
26:27de médias.
26:28C'est pour ça aujourd'hui
26:28que vous dites qu'il n'y a pas eu
26:29d'affrontement.
26:29Mathias, peut-être que vous informez
26:31auprès de médias
26:31qui ont déformé la réalité
26:33quand vous dites
26:33qu'il y a une réaction d'affrontement.
26:34Vous n'êtes pas dans la réalité
26:35telle qu'elle a été décrite
26:36par les procureurs.
26:36Je ne vois pas comment on peut dire
26:38qu'il n'y a pas eu d'affrontement
26:40au vu des vidéos,
26:41des deux principales vidéos
26:43qui sont dans la rue.
26:44On voit deux groupes,
26:45très clairement,
26:46chacun d'ailleurs armé.
26:49Moi, je ne suis pas à la justice.
26:52Vous n'êtes pas à la justice, Mathias.
26:53Vous n'êtes pas à la justice.
26:54Je ne suis pas à la justice.
26:55Je ne vous contredisie
26:57le procureur.
26:58On va justement faire un point
26:59sur l'enquête très précis.
27:00Comme ça, ça va permettre
27:01de repartir des bases.
27:01Avec vous, Sabrina Berlin-Bouillet.
27:03Revenons d'abord
27:04sur l'état des investigations.
27:06Où en sont les personnes
27:07qui ont été interpellées ?
27:08Il y a six personnes
27:09qui ont dormi en prison
27:10la nuit dernière.
27:10Voilà, il y a eu
27:11une information judiciaire
27:12qui a été ouverte hier.
27:13Sept suspects ont été mis en examen
27:15à ce stade
27:16dans l'affaire de la mort de Quentin.
27:17Six d'entre eux
27:18sont désormais placés en détention,
27:21donc en prison.
27:22Un septième, lui, a été placé
27:24sous contrôle judiciaire
27:25assorti d'une interdiction
27:26de participer à des manifestations
27:28ainsi qu'une mesure d'éloignement
27:29de la ville de Lyon.
27:31Dans le détail,
27:31eh bien, de ces six suspects,
27:33ils ont été mis en examen
27:35pour homicide volontaire.
27:36Un autre pour complicité
27:38de meurtre par instigation.
27:40Ici, il s'agit de Jacques-Élie Favreau,
27:4225 ans,
27:42qui était l'assistant parlementaire
27:44du député LFI, Raphaël Arnaud.
27:46Par cette qualification
27:47de complicité de meurtre,
27:49Jacques-Élie Favreau,
27:50en fait, n'est pas soupçonné
27:51d'avoir porté les coups mortels
27:53à Quentin,
27:54mais d'être le donneur d'ordre.
27:55Voilà ce que l'on sait.
27:57Alors, un autre très proche
27:58de Raphaël Arnaud,
27:58du député LFI,
28:00a été mis en examen
28:01dans cette affaire.
28:01Il s'agit d'Adrien Besser,
28:0425 ans.
28:05Il travaillait dans l'équipe
28:06du député LFI
28:07encore quelques jours
28:08avant les faits.
28:09Le jeune homme est donc,
28:10lui, aussi mis en examen
28:11pour homicide volontaire.
28:13Et donc, le procureur
28:14de la République
28:15a expliqué que l'enquête,
28:16elle continue,
28:17parce qu'il cherche encore
28:18à identifier d'autres individus
28:20qui ont porté des coups
28:22et d'autres interpellations
28:23devraient suivre.
28:24Moi, j'ai entendu aussi,
28:25et je parle là encore
28:25sous votre contrôle,
28:26l'avocat de la famille
28:27de Quentin dire
28:27qu'il s'agit d'un guet-apens.
28:29Il y a eu la volonté
28:30d'aller chercher
28:31les individus comme Quentin
28:32et de les frapper.
28:34Et pour Quentin,
28:35en l'occurrence,
28:35de tabasser à mort.
28:37En revanche,
28:37le procureur a pris
28:38la parole là-dessus.
28:39Il dit qu'à ce stade,
28:40rien ne lui permet
28:41de dire que c'est un guet-apens.
28:42Et c'est sans doute pour ça
28:42qu'il a gardé la qualification
28:44d'homicide volontaire
28:45et non pas d'assassinat.
28:47Donc, pour l'instant,
28:48guet-apens, non.
28:49Ça peut être qualifié
28:50dans un second temps.
28:52Selon l'enquête,
28:53effectivement,
28:54moi, j'écoute ce qu'il dit
28:54le procureur de la République.
28:56Il est en contact
28:57avec la police judiciaire.
28:58Il est en contact
28:59avec beaucoup de témoins.
29:00Et c'est ce qu'il dit.
29:01Je pense qu'on reste
29:01sur son récit.
29:03Par contre,
29:04pour la première fois,
29:05dans la Ve République,
29:06on a un député
29:07de la République
29:08élu par des Français.
29:10Il a le droit
29:11à quatre attachés parlementaires.
29:13Il se retrouve avec
29:14deux attachés parlementaires
29:16impliqués dans la mort.
29:17De près ou de loin.
29:18Je ne sais pas.
29:19Je viens de dire impliqués.
29:20Et deux fichiers S.
29:22Et deux fichiers S.
29:22Non mais comment ?
29:23Et plus,
29:24vous avez un attaché parlementaire
29:25à l'Assemblée nationale
29:26qui t'enregistrait
29:27avec un faux nom.
29:28C'est incroyable.
29:29On est dans une République.
29:30Un nom d'emprunt, en tout cas.
29:30On est dans une République.
29:32On a un député.
29:32Mais c'est très important.
29:33Ça se donne l'idée
29:34de la violence.
29:35Je l'ai toujours dénoncé
29:36la violence sur ce plateau
29:37qui est à tous les étages.
29:39Maintenant,
29:39elle arrive même
29:40au niveau des députés.
29:42Ils ont des attachés parlementaires
29:43qui organisent la violence.
29:44Moi, la question que je me pose,
29:45Jean-Christophe Gallien,
29:46peut-être que vous allez pouvoir
29:46me répondre.
29:47C'est-à-dire que les affaires
29:48n'ont rien à voir,
29:49vous allez me dire.
29:49Mais quand, d'un côté,
29:50vous allez peut-être
29:52empêcher Marine Le Pen
29:53d'être candidate
29:53pour justement le rôle
29:54de ses assistants parlementaires
29:55au Parlement européen.
29:57Là, on a quand même
29:57deux assistants parlementaires
29:58qui étaient à Lyon.
29:59Il va falloir quand même
30:00démontrer pourquoi
30:00ils étaient à Lyon.
30:01Est-ce qu'ils étaient d'ailleurs
30:02sous...
30:02Est-ce qu'ils travaillaient
30:03à ce moment-là ?
30:04Est-ce qu'ils étaient
30:04sous l'autorité de Raphaël Arnaud ?
30:06Ça pose aussi la question
30:07de l'utilisation
30:08des assistants parlementaires,
30:09en l'occurrence,
30:10par Raphaël Arnaud.
30:11Et en plus,
30:11ça finit par un mort.
30:12Donc, c'est d'autant plus grave.
30:14L'affaire du Rassemblement national
30:16au Parlement européen,
30:17c'est une affaire
30:17qui, effectivement,
30:18ne concernait pas,
30:19à l'époque,
30:20que le Rassemblement national.
30:21C'était pour bien connaître
30:22le Parlement européen
30:23et l'ensemble
30:24des institutions européennes
30:24de l'intérieur.
30:26Vous aviez, effectivement,
30:28parfois une définition
30:29au sein même
30:29du Parlement européen
30:30par le droit interne
30:31du Parlement,
30:32en l'occurrence,
30:32le Parlement
30:32et pas la Commission
30:33et d'autres institutions.
30:35Les géographies
30:36d'intervention
30:36des assistants parlementaires
30:38étaient quand même
30:38très peu définies.
30:40Donc, ce qui veut dire
30:40que certains partis politiques,
30:42dont ça a été reconnu,
30:43d'ailleurs,
30:43par le mouvement lui-même,
30:44ont pu utiliser des gens,
30:46alors à 100%,
30:4880%,
30:4820%,
30:49pour pratiquer
30:50dans les circonscriptions
30:51électorales
30:52qui étaient celles des pires.
30:52Rappelons-nous
30:53qu'à ce moment-là,
30:53il y avait des grandes régions
30:54ou des pays,
30:55selon les pays.
30:56Et en France,
30:57il y avait des grandes régions
30:57et on pouvait travailler,
31:00des députés européens
31:01dans une région donnée.
31:02Donc, c'était compliqué.
31:03D'ailleurs,
31:03le travail qui a été fait
31:04par le tribunal
31:05sur cette affaire
31:06aurait pu simplifier
31:07si le Rassemblement National
31:08avait été un peu plus clair
31:09dans la description
31:11de cette affaire-là,
31:11en tout cas en première instance.
31:12Après, c'est différent.
31:13Donc, pour venir à cette affaire,
31:14oui, bien sûr,
31:15il faudrait que l'Assemblée Nationale,
31:17il faudrait que l'ensemble
31:17de l'organisation
31:18de l'Assemblée Nationale,
31:19présidence y compris,
31:21si on va plus loin
31:22et s'il est démontré
31:24que dans le cas
31:26des deux assistants parlementaires,
31:27ils ont participé
31:28à la définition,
31:29à la préparation,
31:30à l'éventuelle même prise
31:32de rôle physique
31:33à l'intérieur
31:34de ce qui s'est passé.
31:34Et je reviens quand même
31:35sur les images,
31:36parce que vous parlez des images.
31:38Moi, je voudrais quand même
31:39que la personne
31:39qui met le dernier coup de pied
31:41dans la tête
31:42de ce pauvre garçon,
31:43et là, on est en plein jour,
31:45il n'est même pas cagoulé.
31:47Celui-là,
31:48parce que c'est un celui,
31:49j'espère que celui-là,
31:50il sera durement
31:51et plus que sévèrement condamné
31:52parce que ce qui s'est passé là
31:53donne, je vous le redis,
31:55une inscription dans l'état d'esprit
31:57d'une partie de la jeunesse,
31:58que tout ça est possible.
31:59Finir quelqu'un à terre
32:00avec un coup de pied
32:01aussi lâchement donné
32:02qui certainement lui donne
32:03le coup mortel
32:04avec un cerveau
32:05dont on a décrit
32:05qu'il n'était plus
32:06dans l'état de fonctionner
32:07en tout cas.
32:08Donc là,
32:08il y a quelque chose
32:08qui se passe.
32:09Donc ça veut dire,
32:09oui,
32:09que l'Assemblée nationale
32:10doit se retourner
32:11contre les députés,
32:12contre le groupe politique
32:13et pourquoi pas contre le parti.
32:15On est au bout.
32:15On va tirer une ficelle,
32:16si vous voulez,
32:17qui là, pour le coup,
32:18va être à mon avis
32:19beaucoup plus puissante
32:19que ce qu'on croit aujourd'hui.
32:20Cette ficelle, Sabrina,
32:21c'est parce qu'il y a
32:22association de malfaiteurs,
32:23ce qui veut dire
32:24qu'on peut explorer
32:25les différentes ramifications.
32:27Est-ce qu'il y a eu
32:27des échanges de messages,
32:28par exemple,
32:29entre Jacques-Élie Favreau
32:30et Raphaël Arnaud ?
32:31Est-ce que le député
32:32savait que son assistant
32:33parlementaire était à Lyon ?
32:34Tout ça,
32:35ça va être exploré
32:35par l'information judiciaire.
32:36En fait,
32:37cette qualification
32:38d'association de malfaiteurs
32:39permet d'étendre,
32:40si vous voulez,
32:40le champ des responsabilités
32:42dans cette affaire.
32:43Et donc,
32:43c'est là que ça peut aller
32:44sur le terrain politique
32:44et toucher notamment
32:45Raphaël Arnaud,
32:46puisqu'il a un lien,
32:47ne serait-ce que par la jeune garde,
32:49ne serait-ce que par le fait
32:49qu'il était en lien,
32:51en collaboration
32:52avec ses assistants parlementaires.
32:54Et c'est là
32:54qu'il va être très intéressant
32:56de voir s'il était au courant,
32:57s'il a donné,
32:58ne serait-ce qu'un échange,
32:59vous l'avez dit,
33:00d'un SMS,
33:01un échange.
33:02Est-ce qu'il était au courant
33:03de cette organisation ?
33:05Quels sont les éléments
33:06qui ont été en amont
33:08et qui ont conduit
33:10à cette situation
33:10à retrouver ces individus
33:12suspectés,
33:13mis en examen
33:13dans cette situation
33:14face à Quentin
33:15et qui commettent
33:17ces violences ?
33:17Est-ce que vous pensez
33:18que Raphaël Arnaud
33:18peut être entendu,
33:20selon votre expérience,
33:22dans les jours qui viennent
33:23par la justice ?
33:24Il va être entendu,
33:25c'est une certitude.
33:26Il doit être entendu.
33:27Il doit être entendu.
33:28La question peut-être,
33:28c'est est-ce que Jean-Luc Mélenchon,
33:30lui, le saura ?
33:30Ça pourrait remonter
33:31jusqu'à Jean-Luc Mélenchon.
33:32Et ça serait tout de même
33:33assez exceptionnel
33:35dans une affaire comme ça,
33:36mais c'est tout à fait possible.
33:37Hélène Ré,
33:38sur le plan politique aussi,
33:39ça pose quand même la question
33:40de la démission
33:40de Raphaël Arnaud.
33:41On verra tout à l'heure
33:42parce que disent la France insoumise,
33:43pour l'instant,
33:43ils ne le lâchent pas d'une semelle.
33:44Ils disent,
33:45il est avec nous,
33:45il n'a rien à voir avec ça.
33:46Ils vont continuer de le faire.
33:47Vous savez très bien
33:48les méthodes de la France insoumise.
33:49On peut leur mettre
33:50la preuve sous le nez,
33:51ils vont continuer de nier.
33:52C'est la spécificité
33:53de la France insoumise.
33:54Donc voilà,
33:54moi je voulais revenir
33:55sur Raphaël Arnaud.
33:57C'est quasiment impossible.
33:58Bon, évidemment,
33:59l'enquête le dira,
33:59ce n'est pas à moi de le dire,
34:00mais c'est rarissime
34:02qu'un député ne sache pas
34:03où se trouvent
34:04ses collaborateurs parlementaires.
34:05Pour prendre un exemple
34:06plus personnel,
34:06c'est comme si vous disiez
34:07qu'un chef de service,
34:11un directeur de rédaction
34:12ne sait pas
34:12où ses journalistes
34:13sont en reportage.
34:13Ça n'a aucun sens.
34:14Vous savez très bien
34:15ce que font vos collaborateurs
34:16tous les jours.
34:17Donc ça paraît fou
34:18que Raphaël Arnaud
34:19n'ait pas su,
34:20en tout cas,
34:20que Jacques Elifavreau
34:21ait été là-bas.
34:21L'enquête le dira mieux que moi.
34:23Et on s'est arrêté très vite,
34:24pardonnez-moi,
34:24sur le problème.
34:25Je trouve que la comparaison,
34:26elle est édifiante
34:27sur la situation
34:29de Marine Le Pen.
34:30Aujourd'hui,
34:31comment on explique
34:34qu'il y a la favorite
34:34de l'élection présidentielle
34:36qui va potentiellement
34:37ne pas pouvoir se présenter
34:38en 2027
34:38parce qu'il y a
34:39des assistants parlementaires
34:40qui auraient travaillé
34:41pour les deux,
34:42donc en substance
34:43contre-bosser,
34:44parce qu'ils ont bossé
34:44pour le Parlement européen
34:45et pour le parti en même temps.
34:47Non, mais ça peut être un problème.
34:50C'est une présentation des faits.
34:53Il y a juste du détournement
34:54au fond public.
34:55Non, mais attendez.
34:58C'est le pensé
34:59qui l'a déjà dit.
35:00La raison pour laquelle
35:00Marine Le Pen
35:01pourrait être empêchée
35:02de concourir
35:03à l'élection présidentielle,
35:03c'est précisément
35:04l'affectation politique
35:06des assistants parlementaires
35:07et des eurodéputés.
35:08Mais à côté de Thomas,
35:09il y a à côté de Thomas.
35:09Mais c'est fini à l'élection.
35:10Il y a les assistants parlementaires
35:11de la France.
35:11C'est pas la même chose.
35:13Non, mais juste de vous préparer
35:18ce qui vient d'être dit.
35:19Pour répondre à votre question
35:21sur comment ça s'est passé.
35:22Oui, c'est le Parlement européen
35:24qui a intenté une action.
35:25Non, mais c'est important.
35:26C'est pas le sujet.
35:27Non, non, non, c'est important.
35:28C'est pas le sujet.
35:39Non, non, non, non, c'est important.
35:52On participait à tuer Samuel Paty.
35:55Oui, c'est pas encore tout à fait la même chose.
35:57Non, je donne un exemple.
35:58Si vous me coupez, j'ai pas fini.
36:00C'est à tout d'aujourd'hui.
36:01Est-ce que je trouve votre exemple
36:01pas hyper approprié ?
36:02Non, mais si les gens qui tuent,
36:04les gens qui passent à l'action,
36:05parce qu'il y a un débat politique,
36:08il y a tout le temps.
36:09Non, mais il y a un débat idéologique
36:10qui pousse les gens à l'action.
36:11Et tout d'un coup,
36:13la justice s'intéresse uniquement à...
36:14C'est un débat, je lance un débat.
36:16Sauf la personne qui passe à l'action.
36:18Et ceux qui poussent les gens
36:19à passer à l'action,
36:20ils sont aussi moralement responsables.
36:22Mathias, je vous donne la parole
36:23juste après la pause.
36:24On marque une très courte fois.
36:2522 minutes.
36:25Je vous donne la parole.
36:26On écoutera aussi le président de la République,
36:28Emmanuel Macron,
36:29qui a renvoyé dos à dos les extrêmes,
36:31les parties extrêmes,
36:32comme il les a qualifiés.
36:32Et puis il s'est aussi mis à dos,
36:34pour le coup, Georgia Meloni.
36:35Donc on verra comment analyser
36:37cette crise diplomatique
36:38ouverte par le président de la République.
36:39On revient dans quelques instants,
36:40dans quelques secondes,
36:41dans 60 minutes.
36:46De retour dans 60 minutes.
36:48On continue de parler
36:49des répercussions politiques
36:50de la mort de Quentin.
36:51On a parlé de l'hommage,
36:52des marches qui vont se dérouler demain,
36:55des crispations que ça génère,
36:56notamment du côté de la France insoumise
36:58et des écologistes.
36:59On va maintenant parler
37:00du président de la République,
37:01Emmanuel Macron,
37:01qui a pris la parole pour la première fois,
37:03j'allais dire,
37:03de manière télévisée sur ce drame.
37:06Il l'avait fait via un tweet.
37:07Alors là, il était en Inde
37:08et c'est là-bas qu'il a été interrogé
37:10par les journalistes
37:11qui l'accompagnent.
37:12Et voilà la réponse
37:12du président de la République
37:13qui appelle tous les partis extrêmes
37:15pour reprendre sa formule
37:16à faire le ménage.
37:18Rien ne saurait justifier
37:19ni chez les uns
37:20ni chez les autres
37:21et ni même dans un face-à-face
37:23qui est mortifère pour la République.
37:25Rien ne saurait justifier
37:27l'action violente.
37:29Rien.
37:29Et donc à chaque fois
37:30qu'il y a des gens
37:31qui vous expliquent
37:32qu'ils ont mis en place
37:33des milices
37:34pour faire de l'autoprotection,
37:35qu'il y a telle ou telle chose
37:36parce qu'il y aurait
37:37de l'autre côté
37:38un discours de violence
37:40et qu'il la légitime,
37:41ils ne commettent pas simplement
37:43une faute politique,
37:43ils commettent une faute morale
37:44et ils créent les conditions
37:46de ce qui arrive.
37:46Donc tout le monde, partout,
37:48doit faire en effet le ménage.
37:49En République,
37:50il n'y a pas de place
37:51pour les mouvements
37:52qui adoptent la violence,
37:54qui légitiment la violence
37:55parce que la démocratie
37:57repose sur le respect et la paix.
37:59Au-delà du fait
38:00qu'il renvoie les extrêmes
38:02pour reprendre sa qualification
38:03d'os à dos,
38:04il y a quand même,
38:05pour moi,
38:05un mot qui manque
38:06dans tout son argumentaire,
38:08c'est LFI.
38:09Jamais il ne cite le parti,
38:10le mouvement de Jean-Luc Mélenchon.
38:11Or, c'est de ce parti-là
38:13dont on parle
38:14quand il dit
38:14ces gens
38:15qui frayent
38:16avec des milices,
38:17etc.
38:17Il parle de LFI.
38:18Et pourquoi il ne le dit pas, Mathias ?
38:19Pourquoi il ne prononce pas
38:20le mot LFI ?
38:21Parce qu'encore une fois,
38:22toute violence
38:23d'où qu'elle est même
38:24est condamnable.
38:25Moi, les propos,
38:26franchement,
38:27vous allez lui chercher
38:29des poux dans la tête
38:30et je vous rappelle une chose,
38:32vous allez lui chercher des poux,
38:33c'est difficile de contester
38:35et de ne pas être d'accord
38:36avec ce qu'il dit là.
38:38Je ne suis pas d'accord
38:38avec ce qu'il dit.
38:38Moi, je ne suis pas d'accord.
38:39Pourquoi il ne va pas plus loin
38:41et qu'il ne dénonce pas directement
38:42tout simplement parce qu'une enquête
38:43est en cours
38:44et que les responsabilités
38:46seront à déterminer.
38:47Quand tu dis les mouvements
38:48qui frayent avec des milices,
38:49ils parlent de LFI
38:49avec la jeune garde.
38:50Disons les termes.
38:51Pourquoi ils s'empêchent de le dire ?
38:52Des milices,
38:53il n'y en a pas
38:54qu'à l'ultra-gauche
38:55et toutes sont éminemment condamnées.
38:56Mais le RN a des milices
38:57frayées avec des milices ?
38:59Le RN, je ne sais pas.
39:01Il y a des milices d'extrême droite.
39:04Parmi les partis politiques,
39:05c'est le seul parti
39:06qui fraye aujourd'hui
39:07avec ce qu'on peut appeler
39:08une milice,
39:09c'est LFI
39:09et avec la jeune garde.
39:10Ça n'existe pas ailleurs.
39:11Aucun autre parti,
39:12tout le monde se dit.
39:13En réalité,
39:1425 ans,
39:15j'aime bien l'histoire,
39:1725 ans en France
39:18qu'après 25 ans
39:20d'attentats terroristes
39:22en France,
39:23aucun président,
39:24aucun premier ministre,
39:25aucun ministre
39:26n'a eu le courage
39:27de dire
39:28que c'est un attentat
39:30terroriste islamiste.
39:31Il faut aller attendre
39:32jusqu'à 2020
39:33pour rencontrer quelqu'un.
39:35Non, je ne vous ai pas coupé.
39:36C'est-à-dire,
39:37quand on dit à Berkami...
39:39Qu'est-ce que viennent faire
39:39les islamistes-là ?
39:40Non, non,
39:40je vous donne
39:41le temps de ton nom.
39:42Pour mal nommer les choses.
39:43Comme il dit à Berkami,
39:44j'aurai ensuite
39:44une quatrième référence historique
39:46aujourd'hui
39:46pour toi,
39:47cher Mathieu,
39:48quand on ne met pas les mots
39:49sur les mots
39:50M-A-U-X,
39:52on rajoute
39:52le malheur au monde.
39:54Au fait,
39:54si on ne dit pas
39:55l'antisémitisme,
39:56d'où il vient,
39:57vous ne condamnez pas.
39:58Je peux même vous dire,
40:00moi j'ai vu des islamistes
40:01condamner les attentats terroristes.
40:03Juste une chose,
40:04vous voulez mal nommer...
40:06Très bien,
40:07mal nommer les choses,
40:08c'est rajouter du malheur au monde.
40:09Vous parlez d'antisémitisme
40:10depuis tout à l'heure.
40:11Oui.
40:12Parfait.
40:12Vous voulez être véridique,
40:15vérité,
40:16pourquoi vous ne dites pas
40:17à ce moment
40:17que Quentin
40:18était proche
40:19de l'action française
40:20qui est un mouvement
40:22antisémite ?
40:23Pourquoi ?
40:23Il a le droit
40:24de avoir ses idées.
40:25Il a le droit.
40:26Ce n'est pas le débat,
40:27mais d'accord,
40:28mais à un moment donné,
40:29si vous voulez dresser
40:30un portrait juste des choses,
40:31il faut tout dire.
40:33Ce qui m'intéresse,
40:34Jean-Christophe,
40:34c'est pourquoi Emmanuel Macron
40:36renvoie dos à dos
40:37les extrêmes
40:38là où, par exemple,
40:39Sébastien Lecornu
40:40a été très direct
40:41lorsqu'il a répondu
40:42à Mathilde Panot,
40:43Gérald Darmanin aussi,
40:44Maude Bréjeon,
40:44on pourrait la citer aussi.
40:46Emmanuel Macron
40:46n'est pas tout à fait
40:47sur la même ligne
40:48et ça m'intéresse
40:48de savoir pourquoi,
40:49à votre avis.
40:50Je ne peux pas le défendre.
40:51Il est président de la République,
40:52il est à l'étranger,
40:53entre parenthèses,
40:53il est dans un État
40:55où même le Premier ministre indien
40:57qu'il pratique
40:58et qu'il vient visiter
40:59à ses propres milices.
41:00Les milices maudites,
41:01ça existe.
41:01Vous voyez,
41:01dans une République,
41:02contrairement à ce qu'il dit,
41:03une République indienne,
41:04il y a aussi des milices
41:04et il fréquente
41:05et il fraye lui aussi
41:06avec des gens
41:07qui ont des milices politiques
41:08qui font d'autres dégâts
41:09que celles dont nous parlons
41:10en France,
41:11bien heureusement.
41:12Donc, je pense que oui,
41:13là aussi,
41:13là pour le coup,
41:14il y a une prudence.
41:15Là pour le coup,
41:15on parlait tout à l'heure
41:16de Jordan Bardella,
41:17là c'est une prudence,
41:18c'est-à-dire que je pense
41:18que émis depuis l'étranger
41:21par le Président de la République,
41:23le mot même
41:24de la France insoumise,
41:25si vous voulez,
41:25qu'on pourrait attendre,
41:26en effet,
41:28deviendrait un événement politique
41:29à l'intérieur de ce moment
41:30qui est d'abord un moment...
41:30Oui, c'est parce qu'on va
41:31d'aller si loin dans l'analyse.
41:32Je pense qu'il pourra le faire
41:33peut-être après,
41:34j'espère qu'il le fera.
41:35C'est un moment politique particulier
41:36parce qu'il est lié
41:37à un moment de deuil
41:39très important,
41:40un moment de basculement politique
41:41et ensuite,
41:42il y a une enquête judiciaire
41:43qui est à l'œuvre.
41:43Je pense qu'il ne se privera pas,
41:45mais alors pour le coup,
41:46il ne se privera pas du tout,
41:46il le fera évidemment après,
41:48si tant est qu'on ait
41:48le commencement de la preuve,
41:50ce qui va venir peut-être ou pas,
41:52du lien avec la France insoumise direct,
41:53j'entends bien,
41:54et pas simplement parce qu'on a donné
41:55un ordre à un proxy
41:56qui n'existe plus
41:57et qui existe comme un fantôme
41:58de le faire.
41:58Je suis d'accord avec vous,
41:59il ne s'agit pas de dire
42:00que le président de la République
42:00doit dire LFI est coupable
42:02dans cette affaire,
42:03mais simplement quand il dit
42:04précisément la phrase
42:04qu'on a entendue...
42:05Non mais attendez,
42:06quand il dit...
42:08Karim, s'il vous plaît,
42:09quand il dit la phrase
42:10« ces gens »,
42:11je crois qu'il dit
42:12« les gens qui frayent »,
42:13« ces mouvements qui frayent »
42:14avec des milices,
42:15ils parlent de LFI,
42:16pourquoi ne pas dire
42:16le mot LFI ?
42:17Parce que le propos
42:18du président de la République
42:20porte sur la violence,
42:22ne porte pas sur LFI
42:23et toute violence politique,
42:25d'où...
42:25Mais d'accord,
42:26là-dessus on va être d'accord.
42:27C'est pas ça la question,
42:28la question c'est que
42:29vous avez un mouvement
42:29qui potentiellement
42:30comporte en son sein
42:31des gens qui vont...
42:32On est d'accord !
42:33Là où on peut le critiquer,
42:34Thomas,
42:34c'est là où on peut le critiquer,
42:36c'est sur le fait
42:37qu'il soit obligé,
42:39alors qu'il ne note pas LFI,
42:40mais qu'il soit obligé
42:41d'élargir à l'autre bord.
42:43Là pour le coup,
42:43c'est embêtant.
42:44Pourquoi ça critiquer ?
42:45Qui sont mis en examen
42:46pour homicide volontaire,
42:47mais pas que,
42:48parce que quand on voit
42:49qui sont ces hommes
42:50mis en examen,
42:51pour la plupart,
42:52il y a déjà des antécédents
42:53judiciaires assez costauds.
42:54Il y en a un pour violence
42:55et usage de stupéfiants
42:56étant mineurs,
42:57un autre pour vol
42:57et port d'armes,
42:58et un dernier
42:58qui est sous contrôle judiciaire
43:01pour une affaire d'agression
43:02liée à la religion.
43:04Il aurait apparemment
43:05participé à agresser
43:07un jeune homme mineur
43:08dans le métro
43:09en lui forçant à dire
43:10vive la Palestine
43:11et en le traitant
43:13de salsioniste.
43:14Donc c'est des affaires
43:14très violentes,
43:15très dures.
43:16On parle de gens
43:16qui sont aussi fichés S
43:17par ailleurs.
43:18On parlait de Quentin
43:19en attendant factuellement
43:21non pas les idées
43:22mais au niveau de la violence.
43:23Quentin n'a jamais fait
43:25une heure,
43:26une minute
43:26en garde à vue.
43:27Il n'a pas d'antécédents
43:28judiciaires
43:29et il n'a concrètement,
43:31factuellement commis
43:32aucune violence.
43:33Écoutons Emmanuel Macron
43:34sur Georgia Meloni
43:35qui a envoyé
43:37un message de compassion
43:38par rapport à la mort de Quentin
43:40en disant que c'était
43:40une fracture
43:40pour l'Europe entière
43:41et Emmanuel Macron
43:42lui a répondu
43:42là encore depuis l'Inde.
43:44Quant aux autres
43:45commentaires politiques
43:45que je vois,
43:46je suis toujours frappé
43:47de voir que les gens
43:47qui sont nationalistes,
43:48qui ne veulent pas
43:49qu'on les embête
43:49chez eux,
43:50sont toujours les premiers
43:51à commenter
43:51ce qui se passe
43:51chez les autres.
43:52Que chacun reste chez soi
43:53et les moutons
43:54seront bien gardés.
43:58les moutons seront bien gardés
43:59chacun
43:59chez eux.
44:00Alors Georgia Meloni
44:01a répondu,
44:02il y a eu des précédents
44:03où la France
44:03justement s'était
44:05permise
44:05d'interférer
44:06dans les affaires italiennes
44:07de manière d'ailleurs
44:07bien plus prononcée.
44:09Pas que dans les affaires italiennes.
44:11Emmanuel Macron
44:12parle en permanence
44:12de ce qui se passe
44:13partout ailleurs
44:14sauf en France.
44:15Moi ce qui me choque
44:16dans cette phrase
44:16c'est que les moutons
44:17sont bien gardés.
44:18C'est la désinvolture
44:20et la légèreté
44:21avec laquelle
44:21le président parle.
44:22Au-delà même
44:23de Georgia Meloni
44:23je trouve que le ton
44:25qui est employé
44:25alors même
44:26on parle quand même
44:26du lynchage
44:27d'un homme de 23 ans.
44:28Il faut quand même rappeler aussi
44:30l'essentiel.
44:31Emmanuel Macron
44:31moi ce qui me choque
44:32c'est vraiment
44:33la désinvolture
44:34la légèreté
44:34avec laquelle
44:35il a parlé de ça
44:35mais c'est vrai
44:36que les déplacements
44:37à l'étranger
44:37ça ne lui réussit pas.
44:38A chaque fois qu'il est à l'étranger
44:39alors déjà qu'en France
44:40c'est compliqué
44:40mais à chaque fois
44:41qu'il est à l'étranger
44:42pardon mais il dit
44:43quelque chose
44:43qui est vraiment compliqué.
44:44Georgia Meloni
44:45en fait c'est sa rivale
44:46politique en Europe
44:46En réalité là il a un homme
44:47par contre.
44:48Un homme.
44:49Un homme.
44:49Si vous le disiez
44:50il nomme bien.
44:51Non en l'occurrence
44:51il nomme pas.
44:52Non à la fois
44:52il y a un journaliste
44:53qui dit vous parlez
44:53de Georgia Meloni
44:54et vous l'avez bien compris.
44:55Un homme.
44:56Nationaliste.
44:57Un homme.
44:57On est d'accord
44:58mais par contre
44:59la violence en France
45:00ils n'ont personne.
45:01C'est la main invisible
45:01qui est.
45:02Je ne sais pas
45:02c'est la main invisible
45:03c'est les martiens
45:04qui font la violence en France.
45:05Là c'est une double peine
45:07parce qu'effectivement
45:08il est à l'étranger
45:09je suis assez d'accord
45:09dès qu'il l'émet
45:10depuis l'étranger
45:11il y a un vrai souci.
45:12Est-ce que c'est le rythme
45:13est-ce que c'est le manque
45:14de sommeil
45:14est-ce que je ne sais quoi
45:15voilà.
45:15Il passe à côté.
45:16Mais en tout cas
45:16là c'est grave à deux reprises
45:18je suis assez d'accord
45:19sur la tonalité.
45:21Là pour le coup
45:21autant il commet une erreur
45:23de vouloir élargir
45:24politiquement
45:25la violence dans ce pays
45:26ce qui n'est pas vrai.
45:27Aujourd'hui il y a un bord
45:28qui s'en occupe
45:28et qui le fait.
45:29Après il y a des groupuscules
45:31c'est très vrai.
45:31À d'autres parties
45:32on est bien d'accord.
45:33Qu'ils le font
45:33ça c'est très clair
45:34mais ce n'est pas lié
45:34à un parti politique
45:35et même pas revendiqué.
45:36De l'autre côté
45:37c'est revendiqué.
45:37Il y a plus.
45:38Attends juste pour finir.
45:39Après deuxième point
45:40cette désinvolture
45:41on est bien d'accord
45:41là pour le coup
45:42est hallucinante.
45:43On parle d'un crime politique
45:45qui est un basculement.
45:46Ensuite il vient
45:48géopolitiquement
45:48et diplomatiquement
45:50dire à l'Italie
45:51qu'elle ne doit pas intervenir
45:52alors que lui
45:53le fait en permanence
45:53et que la France
45:54à une époque
45:55qui n'est pas si lointaine
45:56que ça je le redis
45:57a hébergé chez elle
45:58les brigades rouges
46:00elle les a protégées
46:01des gens qui avaient
46:02commis des attentats
46:02et à l'époque
46:03l'Italie était une démocratie
46:05parlementaire
46:06aussi forte que la France
46:07et donc à partir de là
46:08on se retrouve face
46:09à quelque chose
46:09qui devient un enjeu européen
46:11international
46:11parce qu'il y a des repercussions
46:12plus larges
46:12c'est n'importe quoi.
46:14Là pour le coup
46:14c'est n'importe quoi.
46:14Alors pour finir
46:15il nous reste quelques minutes
46:16je voulais quand même
46:16qu'on écoute la déclaration
46:18de ces dernières heures
46:18celle de Jérôme Gage
46:19Jérôme Gage
46:20qui a traité Jean-Luc Mélenchon
46:22de salopard antisémite
46:23c'était lors d'un congrès
46:24du Parti Socialiste
46:25qui a pris ses distances
46:26nous disait-on
46:27avec Jean-Luc Mélenchon
46:29et pourtant
46:30et pourtant
46:30si demain il y avait
46:31un duel RN-LFI
46:33il voterait Jean-Luc Mélenchon.
46:35Quand je vous dis
46:36que je refuserai toujours
46:37que l'extrême droite
46:39arrive au pouvoir
46:39dans une ville
46:40ou dans le pays
46:41je vais au bout de
46:42voilà
46:43mais cette situation-là
46:44cette situation-là
46:45je veux l'éviter
46:46par-dessus tout
46:47vous savez quoi ?
46:48Pourquoi vous ne le dites pas
46:49vraiment explicitement ?
46:51Je préfère voter
46:53pour le candidat
46:53quel qu'il soit
46:54face au Rassemblement National
46:56même s'il est LFI ?
46:58Mathias Leboeuf
46:59est-ce que je me trompe
46:59si je dis que vous appartenez
47:00à une gauche
47:01qui est plutôt celle de Jérôme Gage
47:02vous êtes plutôt dans ce courant-là
47:03à gauche
47:04Jérôme Gage
47:04Raphaël Glucksmann
47:05François Hollande
47:06c'est plutôt la gauche
47:07de laquelle vous revendiquez ?
47:09Oui
47:09la mienne est plus libertaire
47:12que l'alors
47:13disons que c'est plutôt celle-là
47:14et pas LFI
47:14vous avez plusieurs fois
47:15pris vos distances avec LFI
47:16malgré tout
47:18duel RN LFI
47:19vous faites quoi vous ?
47:22Vous avez une demi-heure
47:24trois quarts d'heure ?
47:24C'est simple
47:25il y a deux candidats
47:26je ne voterai pas
47:31LFI
47:33je ne voterai pas
47:35pour un candidat
47:35LFI
47:37pourquoi ?
47:38parce que je pense
47:38effectivement
47:39qu'aujourd'hui
47:41LFI
47:42est un
47:43comment dire
47:43un
47:44parti politique
47:46toxique
47:47pour la République
47:47tout simplement
47:48ils sont
47:49ce qui est fou
47:50c'est que Jérôme Gage
47:51n'a pas choisi
47:51la troisième voie
47:52à savoir l'abstention
47:53c'est la solution évidente
47:56Jérôme Gage
47:56quand même
47:57le 1er mai
47:58la dernière fois
47:59le 1er mai
47:59il a eu des insultes
48:00antisémites
48:01de proches
48:01de la France insoumise
48:02Marine Tondelier
48:03avait limite dit
48:04avant de s'excuser
48:04d'ailleurs je le précise
48:05elle avait limite dit
48:06qu'il l'avait plus ou moins
48:07cherché
48:07parce qu'il s'était mis en scène
48:08etc
48:08c'est incompréhensible
48:11ça dit le réel
48:13exactement
48:14ça dit le réel
48:15de ce qui se passera
48:15pendant le municipal
48:16il n'y a pas de rupture
48:17en fait
48:17mélangeant
48:18après on otage
48:19toute la gauche
48:20la gauche est prise en otage
48:22elle y retourne
48:23de mon coeur
48:24elle va se détruire
48:26elle va se détruire
48:27parce que
48:28pour parler de la gauche
48:29la gauche
48:30ne se résume pas
48:31au parti socialiste
48:33et à LFI
48:34il y a plein de choses
48:35on va compter sur les écologistes
48:36et les communistes
48:37pour dire pareil
48:37juste
48:38lisez le communiqué
48:39du parti communiste
48:40qui vient d'être
48:41qui a été
48:42c'est pour ça qu'ils vont
48:43faire des lises communes
48:43au municipal
48:44c'est fini
48:45c'est fini
48:47merci
48:48merci
48:48merci à tous les 5
48:50de m'avoir accompagné
48:51pour cette émission
48:51merci aux équipes
48:52qui m'ont aidé
48:53à préparer cette émission
48:54merci particulier
48:55à Benjamin
48:55qui m'a accompagné
48:56dans quelques instants
48:57c'est Midi News
48:57avec Thierry Cabane
48:59l'information continue
49:00sur CNews
49:01à très vite
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